Campagne PassLeMot janvier 2022

Proverbes Introduction

Le livre des Proverbes appartient à un genre littéraire florissant dans le Moyen-Orient ancien : les écrits de sagesse, dont font aussi partie Job et l’Ecclésiaste. Il est principalement l’œuvre de Salomon (1.10 ; 10.1 ; 25.1), le « sage » par excellence d’Israël, doté par l’Eternel d’une sagesse toute particulière (1 R 5.9-13). Mais d’autres « sages », dont la fonction était reconnue dans la société israélite au même titre que celle des prêtres ou des prophètes (Jr 18.18), ont pris part à sa rédaction (22.17 ; 24.23), en particulier Agour et Lemouel, inconnus par ailleurs (30.1 ; 31.1).

L’objet de la réflexion et de l’instruction des sages était la « sagesse », réalité qui est explicitée au moyen de divers termes : la compréhension, l’intelligence, le bon sens, la connaissance, le jugement, le savoir-faire, l’art de bien se conduire (1.1-5). Cette sagesse est donc avant tout une sagesse de la vie, une science qu’on applique. Mais il serait erroné de lui refuser tout caractère spéculatif ou philosophique : la description de la Sagesse, maître d’œuvre de la Création, l’interdit (8.22-36), sans mentionner la réflexion de l’Ecclésiaste.

Dans le livre, cette sagesse se présente sous la forme de « proverbes » ou, comme il a été traduit, de « maximes » (1.6), souvent imagées. Celles-ci se composent au minimum de deux affirmations parallèles qui se répètent, se complètent ou s’opposent. Tel est le cas de la plupart des maximes des chapitres 10 à 31. Mais, parfois, elles forment des sections beaucoup plus longues, à l’écriture très travaillée (ch. 1 à 9 ; 31.10-31).

Dès le début, le livre donne la « clé » qui gouverne tout son enseignement : la nécessité de révérer l’Eternel, le Seigneur de l’alliance (1.7). C’est cette vérité qui donne à sa « sagesse » son orientation, et cette sagesse concerne tous les domaines de l’existence — les relations humaines, la politique, l’économie, le mariage, le travail, etc. — car l’Eternel est le Créateur de tout ce qui existe (3.18-20). La nécessité de révérer l’Eternel est rappelée, comme au passage, à de nombreuses reprises (3.7 ; 8.13 ; 22.4 ; etc.), mais le livre en souligne son rôle-« clé » en concluant ses deux grandes parties sur cette « note » (9.10 ; 31.30).

Dans la première partie (ch. 1 à 9), l’auteur livre son enseignement à la manière d’un père qui instruit son fils (1.10 ; 2.1 ; 4.1 ; etc.), car c’est ainsi que l’Eternel instruit ceux qu’il aime (3.12). A la Sagesse, personnifiée (1.20 ; 8.1 ; 9.1), qui proclame le message de la vie (3.16,18,22) s’oppose la Folie (9.13) qui cherche à séduire les hommes pour les pousser à pécher et dont l’exemple-type est la prostituée (2.15 ; ch.5). Car l’homme n’a pas la sagesse en lui-même : il lui faut la demander (2.3-4). C’est Dieu qui la donne (2.6), par l’Esprit (1.23), pour qu’on s’en nourrisse comme de « pain » et de « vin » (9.5). Dans son appel à croire en lui, Jésus, Sagesse même de Dieu (Col 2.9 ; Pr 8.22-31), répétera cette invitation à se nourrir de lui-même, par ses paroles (Jn 6.53-63).

La seconde partie du livre (ch.10 à 31) se termine par le portrait de la femme vaillante, rappel de celui de la Sagesse (31.10-31).

  • versets sélectionnés
  • Vidéos et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • Hébreu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Lecteur TopMusic
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.