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Deutéronome 14

    • 1

      1 à 2 Premier devoir : Respecter son propre corps en cas de deuil.

      Chez tous les peuples pa√Įens r√©gnait l'usage d'exprimer la vivacit√© de leur douleur en cas de deuil, en se faisant des incisions. Voir L√©vitique 19.28.

      Vous êtes les fils de l'Eternel, littéralement : Vous êtes des fils pour l'Eternel, des êtres que Dieu a aimés et particulièrement choisis et dont il a lui-même voulu faire l'éducation. Il est au-dessous de la dignité de tels êtres de se livrer à une douleur désordonnée ; ils doivent au contraire trouver, dans leur confiance en ce Dieu qui est leur père, la force de dominer leur chagrin.

      Entre les yeux. Il faut sans doute entendre ces mots de l'usage de tailler les cheveux sur le front, sans que nous connaissions le sens de ce rite de deuil. Cet usage pa√Įen ne doit probablement pas √™tre identifi√© avec ceux de s'arracher les cheveux ou de se raser la t√®te qui sont g√©n√©ralement en usage et qui, d'apr√®s un grand nombre de passages des proph√®tes, existaient aussi chez les Juifs (Mich√©e 1.16¬†; J√©r√©mie 16.6¬†; Ez√©chiel 7.8, etc.). Ou bien le l√©gislateur aurait-il voulu interdire ceux-ci, comme le suppose notre note sur J√©r√©mie 16.6¬†?

      3

      3 à 21 Second devoir : Se garder de tout aliment impur.

      Nous ne rel√®verons que les points o√Ļ l'on remarque quelque diff√©rence entre les donn√©es du Deut√©ronome et celles de la loi L√©vitique 11.1-47.

      4

      4 √† 5 Ces dix esp√®ces d'animaux ne sont pas √©num√©r√©es dans le L√©vitique, peut-√™tre parce que le d√©sert ne poss√®de pas plusieurs d'entre elles. Voyez, sur ces dix ruminants, Mo√Įse hygi√©niste, du Dr Suchard, dans la Revue chr√©tienne de 1890.

      5

      Le daim et le bouquetin se trouvent encore en Palestine.

      La chèvre sauvage. Selon plusieurs la girafe ; mais cet animal est étranger à la Palestine.

      6

      Ongle divisé... Voir Lévitique 11.3, note.

      7

      Lièvre. Le lièvre ne rumine qu'en apparence. Voir ibidem, versets 5 et 6, note.

      8

      Corps morts. Voir Lévitique 11.24 note.

      9

      9 et 10 Voir Lévitique 11.9-12.

      11

      11 à 18 Identique à Lévitique 11.13-19, sauf l'adjonction de l'autour.

      Tout oiseau pur (tsippor teora). On attendrait plut√īt √īph, oiseau en g√©n√©ral. Tsippor, qui d√©signe les petits oiseaux, est sans doute employ√© ici parce qu'il s'agit des oiseaux qu'on peut manger, lesquels se trouvent √™tre presque tous des petits oiseaux.

      13

      Le milan. Nous traduisons ainsi le mot ra√Ę, que nous pensons √™tre le m√™me que da√Ę, L√©vitique 11.14¬†; r et d, qui se ressemblent fort en h√©breu. sont souvent pris l'un pour l'autre.

      19

      Tout insecte ailé. Dans le passage Lévitique 11.20-22, sont mentionnées nommément quatre espèces de sauterelles dont l'usage est autorisé, et de plus (versets 29 et 30) huit espèces de reptiles dont on ne doit pas manger. Ces détails sont naturels dans le Lévitique ; ils concordent avec le séjour du désert. S'ils sont omis ici, c'est que dans le pays de Canaan le peuple jouira d'une nourriture abondante et n'aura pas l'occasion ou la tentation de se nourrir de sauterelles ou de reptiles (sauf des cas exceptionnels, comme celui de Jean-Baptiste).

      21

      Vous ne mangerez d'aucun corps mort. Dans les quatre passages qui se rapportent à ce même sujet (Exode 22.31 ; Lévitique 11.40 ; 17.15-16 et notre verset), il est interdit aux Israélites de manger des bêtes mortes, sauf certains cas prévus (de nécessité sans doute), dans lesquels une purification sera nécessaire (Lévitique 17.15). Ces cas pouvaient se présenter assez fréquemment dans le désert. Le Deutéronome ne les prévoit plus après l'entrée en Canaan. Quant aux étrangers, aucune défense expresse n'avait été formulée à leur égard dans aucun des passages cités ; il était dit seulement que s'ils avaient mangé d'un tel aliment, ils devaient se purifier comme l'israélite (Lévitique 17.15). Dans notre passage, qui suppose les étrangers, habitants ou simples passants, plus nombreux qu'ils n'étaient dans le camp au désert, il n'est même plus question pour eux de purification. La différence plus accentuée établie par là entre l'Israélite et l'étranger correspond bien à la manière dont la dignité spéciale du premier a été relevée en commençant.

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      22 √† 29 Troisi√®me devoir : Acquitter les d√ģmes.

      22 √† 25 Le Deut√©ronome ordonne ici de pr√©lever une d√ģme sur les productions de la terre apr√®s la r√©colte termin√©e (verset 22) et aussi de consacrer tous les premiers-n√©s du b√©tail (verset 23). Ces produits doivent √™tre consomm√©s par l'isra√©lite lui-m√™me et sa famille dans le sanctuaire central, √† moins que ce lieu de culte ne soit trop √©loign√©. Dans ce cas les produits naturels peuvent √™tre √©chang√©s pour de l'argent, et la somme provenant de la vente sera consacr√©e dans le lieu du sanctuaire au but indiqu√© (versets 24 et 26).

      27

      L'isra√©lite devra inviter √† ces voyages et √† ces repas sacr√©s le L√©vite qui habite dans son voisinage. Cette derni√®re recommandation ne pouvait s'appliquer qu'aux habitants des villes dans lesquelles devaient √™tre r√©partis les L√©vites et de celles o√Ļ ils pouvaient avoir √©migr√© (Nombres 35.1-34). C'est √©videmment la m√™me d√ģme que celle dont il est question au 12.6-14,17-19. Seulement l√† cette ordonnance √©tait donn√©e en rapport avec la fixation du sanctuaire central, ici avec la saintet√© des individus isra√©lites.

      28

      Au bout de trois ans : c'est-√†-dire la quatri√®me ann√©e, apr√®s la troisi√®me r√©colte termin√©e. Cette d√ģme doit √™tre pr√©lev√©e sur les produits de l'ann√©e pr√©c√©dente et mang√©e par l'Isra√©lite et sa famille, non plus au sanctuaire, mais dans la ville m√™me o√Ļ il habite. Ce qui en distingue encore l'emploi de celui de la pr√©c√©dente, c'est qu'aux repas o√Ļ elle √©tait consomm√©e, il devait inviter les √©trangers et les indigents. On se demande si cette derni√®re d√ģme rempla√ßait pour cette ann√©e-l√† la d√ģme annuelle dont il vient d'√™tre parl√©, ou si c'√©tait une nouvelle d√ģme √† ajouter cette ann√©e-l√† √† la pr√©c√©dente. Le texte semble plut√īt favorable √† cette seconde interpr√©tation, puisque pas un mot n'indique qu'elle doive √™tre substitu√©e √† l'autre.

      29

      Sur la relation entre ces deux d√ģmes et celles de Nombres 18.25-32, voir l'appendice suivant.

      Appendice sur les d√ģmes.

      Le Deut√©ronome institue, comme nous venons de le voir, une d√ģme annuelle dont le montant doit √™tre employ√© aux d√©penses des voyages de f√™te et des s√©jours √† J√©rusalem, y compris les sacrifices √† offrir, puis (probablement) une autre quadrisannuelle, qui doit √™tre consomm√©e en repas de bienfaisance dans le lieu m√™me o√Ļ habite l'Isra√©lite. Dans Nombres 18.25 et suivants, nous trouvons au contraire l'institution d'une d√ģme annuelle que les L√©vites devront retirer de tous les produits de la terre (aire et cuve, verset 30), et sur laquelle ils doivent pr√©lever √† leur tour une d√ģme pour les sacrificateurs. (Le passage L√©vitique 27.30 et suivants n'institue pas une d√ģme, mais donne seulement des r√®gles sur la mani√®re de proc√©der en certains cas de d√ģme.) La question est maintenant de savoir si, comme le pense une √©cole moderne, ce sont l√† deux lois contradictoires, de sources et de dates diff√©rentes, ou si l'une doit compl√©ter l'autre, la d√ģme, (ou les d√ģmes) du Deut√©ronome devant s'ajouter √† celle des Nombres.

      Pour la premi√®re mani√®re de voir, on fait valoir le silence du Deut√©ronome relativement √† la d√ģme institu√©e dans les Nombres, ce qui serait √©tonnant si celle-ci existait d√©j√†. Mais au chapitre 12 nous avons vu qu'√† l'occasion de la nouvelle loi relative √† la viande de boucherie, l'ancienne loi se trouve abrog√©e sans qu'elle soit en aucune fa√ßon mentionn√©e. Le silence en cas d'abrogation n'est pas moins frappant qu'en cas d'adjonction. Dans cette premi√®re mani√®re de voir, deux cas sont possibles. Ou c'est l'ordonnance des Nombres qui est la plus ancienne et √† laquelle le Deut√©ronome en substitue une nouvelle¬†; ou bien c'est l'inverse. Mais si c'est la loi des Nombres qui est la plus ancienne, on ne se rend pas compte des motifs qui ont pu la faire abroger pour y substituer celle du Deut√©ronome¬†; car il serait peu naturel que l'on f√Ľt revenu d'un syst√®me de redevance formelle et rigoureuse, comme celui des Nombres, √† un mode de faire qui rentre √† peu pr√®s compl√®tement dans celui de la bienfaisance priv√©e et volontaire, comme celui du Deut√©ronome. Si c'√©taient les L√©vites eux-m√™mes qui avaient provoqu√© ce changement, ils auraient travaill√© contre leur int√©r√™t¬†; et si c'√©tait le peuple qui avait agi de la sorte, il n'aurait pu le faire que dans une intention astucieuse et malveillante contre les L√©vites. Si, au contraire c'est l'ordonnance du Deut√©ronome qui est la plus ancienne, le changement s'explique plus facilement : le syst√®me moins rigoureux du Deut√©ronome n'ayant pas suffi aux besoins (les L√©vites, on aura √©tabli une d√ģme r√©guli√®re, celle qui est fix√©e dans les Nombres. Mais cette mani√®re de voir heurte aussi √† une grande difficult√©. C'est de savoir comment on aurait jamais pu penser que la d√ģme √©tablie par le Deut√©ronome, d√ģme que l'Isra√©lite se payait proprement √† lui-m√™me, puisqu'il devait la mettre √† part afin de la consommer avec sa famille en invitant le pauvre et le L√©vite, suffirait √† l'entretien des L√©vites et de leurs familles pendant toute l'ann√©e. On ne peut all√©guer le territoire accord√© aux L√©vites dans le voisinage des villes l√©vitiques, car le Deut√©ronome motive pr√©cis√©ment l'obligation d'inviter le L√©vite sur ce qu'il n'a pas de part ni d'h√©ritage en Isra√ęl (voir 12.12, note).

      Si l'on admet la seconde mani√®re de voir, d'apr√®s laquelle les deux d√ģmes (ou la d√ģme) du Deut√©ronome s'ajoutent √† celle des Nombres, on objectera que l'Isra√©lite √©tait en ce cas bien charg√©. Mais il faut consid√©rer qu'elles ne sont en r√©alit√© que des pr√©l√®vements que l'Isra√©lite fait sur ses produits, pour son propre usage avant tout, puis pour pourvoir √† des Ňďuvres de charit√©. Il ne doit pas se contenter en effet de payer √† ses L√©vites la d√ģme l√©gale annuelle. Il doit encore leur t√©moigner d'une mani√®re plus libre son amour et sa reconnaissance. En usant de ce qu'il pr√©l√®ve chaque ann√©e sur ses produits pour ses voyages de f√™te et ses banquets joyeux de famille, il doit se souvenir et des n√©cessiteux qui sont pr√®s de lui et du L√©vite qui est dans son voisinage. C'est ainsi que l'on pourrait recommander √† une paroisse de manifester son amour √† son pasteur par certaines offrandes, sans qu'une telle injonction f√Ľt un motif de mettre en question le traitement r√©gulier qu'il doit recevoir.

      Nous trouvons dans des ouvrages isra√©lites post√©rieurs deux traces remarquables d'une double et m√™me triple d√ģme pr√©lev√©e par l'Isra√©lite sur ses produits.

      Dans le livre de Tobie (1.8-9), on lit :

      • De tous les produits je donnais la d√ģme aux L√©vites qui fonctionnent √† J√©rusalem. Apr√®s le retour de l'exil, le peu de L√©vites qui √©taient revenus demeuraient sans doute √† J√©susalem. Cette d√ģme r√©pond √† celle de Nombres 18.25-32.
      • Puis Tobie ajoute : La seconde d√ģme, je la vendais et allais la d√©penser annuellement √† J√©rusalem. Cette seconde d√ģme correspond √† celle de Deut√©ronome 12.6-18¬†; 14.22-27.
      • Et enfin : Quant √† la troisi√®me, je la donnais √† qui de droit, comme me l'avait enjoint la m√®re de mon p√®re, car j'√©tais rest√© orphelin. Celle-ci r√©pond √† celle de Deut√©ronome 14.28-29.
      Le livre de Tobie para√ģt avoir √©t√© √©crit sous les Ptol√©m√©es (voir Reuss), dans un temps o√Ļ les institutions l√©gales √©taient encore en vigueur. L'historien Jos√®phe (Antiquit√©s Juda√Įques 4.8.8) paraphrase ainsi l'ordonnance mosa√Įque : Que le dixi√®me des fruits soit consacr√©, en sus de la d√ģme que j'ai institu√©e en faveur des pr√™tres et des L√©vites. Qu'elle soit vendue √† la maison et employ√©e √† leurs sacrifices et √† des banquets dans la ville sainte.
      Jos√®phe distingue donc aussi express√©ment la d√ģme du livre des Nombres, de la premi√®re des deux dont parle le Deut√©ronome¬†; ses expressions ne permettent pas de d√©cider s√Ľrement s'il en trouve de plus une seconde institu√©e dans ce livre.

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