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ABIMÉLEC

(=le père est roi, ou le roi est père, ou Moloc est père).

1. Nom d'un roi de Guérar à l'époque des patriarches. Buhl (dict. Gesenius) admet qu'il a pu y avoir plusieurs Abimélec. La Vers. Syn. (note à propos de Ps 34:1) émet l'hypothèse qu'Abimélec était un titre que prenaient les rois de Philistie (comme pharaon était un titre des rois d'Egypte). D'après Ge 20:1 le Guérar d'Abimélec serait une oasis du désert du Sud, dans la région de Kadès. D'après Ge 26:1 (cf. Ge 21:32) Guérar se trouverait en pays philistin. Ge 20 raconte qu'Abraham fit un séjour à Guérar avec Sara. Par crainte des gens du pays, il la fit passer pour sa soeur. Ayant remarqué la beauté de la femme du patriarche, Abimélec la fit enlever pour l'introduire dans son harem. Frappé par Dieu d'une maladie, il ne commit pas l'adultère, mais apprit la vérité par un songe que l'Éternel lui envoya. Il rendit immédiatement Sara et comme compensation fit à son mari de riches présents. Il obtint la guérison grâce à l'intercession d'Abraham.

Nous retrouvons avec d'autres variantes la même anecdote dans l'histoire d'Isaac et de Rébecca (Ge 26) ; c'est une seconde version du même récit (donnée par J, alors que Ge 20 est de E). Une troisième en est fournie par Ge 12, mais là Abimélec est remplacé par un pharaon. La forme la plus récente (E) de ce récit, qui n'est en aucune de ses recensions à l'honneur du patriarche, tend à disculper ce dernier : son mensonge (cf. Ge 12:13) n'est plus qu'une restriction mentale (Ge 20:12) et ses calculs intéressés sont passés sous silence.

La Genèse nous raconte également deux fois l'alliance que conclut Abimélec, accompagné de son général Picol, avec un patriarche hébreu. Dans Ge 21 c'est avec Abraham et dans Ge 26 avec Isaac. Le lieu de l'alliance est Béer-Séba et il est question des puits que le patriarche y avait fait creuser. Le récit veut établir les droits des Israélites sur les puits de Béer-Séba, à l'époque du rédacteur (on comprend d'ailleurs l'immense valeur pour des bergers nomades comme les patriarches d'une grande oasis en plein « pays sec » du Négeb). Les traces des documents J et E y sont visibles : deux étymologies sont données du nom de Béer-Séba : puits des sept (agneaux) et puits du serment ; le serment est rapporté deux fois dans Ge 21:27 et Ge 21:31-32.

2. Fils de Gédéon et d'une Cananéenne de Sichem (Jug 8:31). Les habitants de cette ville (Israélites et Cananéens) avaient accepté la suzeraineté du héros israélite. A la mort de son père, Abimélec s'y rendit et, usant de son influence, décida les habitants à prendre parti pour lui contre les soixante-dix autres fils de Gédéon. Il fit assassiner ses frères à Ophra et fut acclamé roi par les Sichémites près du « Chêne du monument » (Jug 9:6), célèbre dans l'histoire comme lieu sacré, vénéré par les Cananéens, puis par les Israélites. (cf. Ge 12:6, Jos 24:26) Au bout de trois ans, Sichem se révolta contre son roi, trop israélite sans doute à son gré (Jug 9:28), sous l'inspiration d'un certain Gaal, fils d'Ébed. Abimélec, prévenu, anéantit ses adversaires et mit le siège devant Sichem ; puis il détruisit la ville de fond en comble. Alors qu'emporté par sa rage destructrice, il assiégeait Thébets, il fut atteint à la tête par une meule que lui lança une femme. Il commanda à son serviteur de l'achever. Toute cette histoire est intimement liée à celle de Gédéon : on y retrouve les mêmes sources, aussi inextricablement mélangées. Mention doit être faite particulièrement de la fable de Jotham, le seul des fils de Gédéon qui ait échappé au massacre d'Ophra (Jug 9:6). Cette fable (Jug 9:7-16) est un vieil apologue populaire, pittoresque et naïf de forme, mais de signification très profonde : toute royauté humaine est un mal. Cette idée se retrouve dans plusieurs livres de l'A.T. (1 Samuel, Osée) : Israël ne doit avoir qu'un seul roi, l'Éternel (ce trait est sous-entendu dans la fable de Jotham). Un rédacteur a dû attribuer ce fragment à Jotham, afin de pouvoir en appliquer la morale à Abimélec, qui brigua la royauté pour le malheur de ses sujets.

3. Fils d'Abiathar (1Ch 18:16), mais il semble qu'il faille lire Akhimélec (voir Ahimélec).

4. Ps 34:1 Le personnage auquel il est ici fait allusion s'appelle, dans 1Sa 21:10-15, Akis.

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Versets relatifs

    • Genèse 12

      1 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai.
      2 Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre. »
      4 Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur. Loth partit avec lui.
      5 Abram prit donc avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth ; ils emportaient toutes leurs richesses et emmenaient les esclaves achetés à Haran. Ils se dirigèrent vers le pays de Canaan. Lorsqu’ils arrivèrent au pays de Canaan,
      6 ils le traversèrent jusqu’au chêne sacré de Moré, à Sichem. – A cette époque, les Cananéens habitaient la région. –
      7 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Je donnerai ce pays à ta descendance. » Abram construisit un autel au Seigneur à l’endroit où il lui était apparu.
      8 De là, il passa dans la région montagneuse, à l’est de Béthel ; il installa son camp entre la ville de Béthel, à l’ouest, et celle d’Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel et il pria Dieu en l’appelant “Seigneur”.
      9 Puis de campement en campement, Abram prit la direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; elle devint si grave qu’Abram partit pour l’Égypte, afin d’y séjourner quelque temps.
      11 Au moment de pénétrer dans ce pays, il dit à sa femme Saraï : « Écoute, je sais que tu es belle.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils se diront que tu es ma femme ; ils me tueront et te garderont en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, afin qu’on me traite bien à cause de toi ; ainsi j’aurai la vie sauve grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram arriva en Égypte, les Égyptiens remarquèrent que sa femme était très belle.
      15 Des officiers du Pharaon la virent et firent son éloge à leur maître. On emmena la femme au palais du roi.
      16 A cause d’elle, le Pharaon se montra bienveillant pour Abram. Il lui donna des moutons, des chèvres et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des ânes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais le Seigneur frappa le Pharaon et sa famille de grands malheurs à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Le Pharaon convoqua Abram et lui demanda : « Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas averti que c’était ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit que c’était ta sœur, si bien que je l’ai prise pour femme ? Maintenant, voilà ta femme ; prends-la et va-t’en ! »
      20 Le Pharaon donna alors à ses serviteurs l’ordre de reconduire Abram à la frontière avec sa femme et tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 20

      1 Abraham partit pour la région du Néguev. Il s’établit entre Cadès et Chour, puis alla séjourner à Guérar.
      2 Abraham disait de sa femme Sara qu’elle était sa sœur. Abimélek, roi de Guérar, la fit enlever.
      3 Pendant la nuit, Dieu apparut en rêve à Abimélek et lui dit : « Tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle est mariée. »
      4 Abimélek, qui ne s’était pas encore approché d’elle, répondit : « Seigneur, mon peuple et moi sommes innocents ! Vas-tu nous faire mourir quand même ?
      5 Abraham m’a dit lui-même qu’elle était sa sœur et elle a affirmé de son côté qu’il était son frère. J’ai agi en toute bonne conscience et n’ai rien fait de mal. »
      6 Dans ce même rêve, Dieu reprit : « Moi aussi, je sais que tu as agi en toute bonne conscience. C’est moi qui t’ai retenu de te rendre coupable envers moi et voilà pourquoi je ne t’ai pas laissé la toucher.
      7 Maintenant rends cette femme à son mari. C’est un prophète ; il priera pour que tu aies la vie sauve. Mais si tu ne la rends pas, sache que tu mourras certainement avec tous les tiens. »
      8 Abimélek se leva de bon matin, appela les gens de son entourage et leur raconta cette affaire. Ils eurent très peur.
      9 Abimélek convoqua Abraham et lui demanda : « Que nous as-tu fait là ? De quoi me suis-je rendu coupable envers toi pour que tu nous exposes, moi et mon royaume, à commettre une faute aussi grave ? On ne doit pas se comporter comme tu l’as fait avec moi.
      10 Qu’est-ce qui t’a pris d’agir ainsi ? »
      11 Abraham répondit : « Je me suis dit que les gens d’ici n’avaient aucun respect pour Dieu et qu’ils allaient me tuer à cause de ma femme.
      12 D’ailleurs il est vrai qu’elle est ma sœur : elle a le même père que moi, mais non la même mère, c’est pourquoi elle a pu devenir ma femme.
      13 Lorsque Dieu m’a fait quitter la maison de mon père, j’ai dit à ma femme : “Partout où nous irons, fais-moi le plaisir de dire que je suis ton frère.” »
      14 Abimélek prit des moutons, des chèvres et des bœufs, des esclaves hommes et femmes, et les donna à Abraham en lui rendant sa femme Sara.
      15 Il lui dit : « Mon pays t’est ouvert. Installe-toi à l’endroit qui te convient. »
      16 Puis il dit à Sara : « Tu vois, je donne mille pièces d’argent à ton frère : c’est le signe qui doit prouver à tous tes proches que tu es innocente en cette affaire. »
      17 Or à cause de ce qui était arrivé à Sara, la femme d’Abraham, le Seigneur avait rendu stériles toutes les femmes de la maison d’Abimélek. Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélek, sa femme et ses servantes ; elles purent de nouveau avoir des enfants.

      Genèse 21

      1 Le Seigneur intervint en faveur de Sara, en faisant pour elle ce qu’il avait promis.
      2 Elle devint enceinte, alors qu’Abraham était déjà un vieillard, et elle mit au monde un fils à l’époque que Dieu avait annoncée.
      3 Abraham nomma Isaac ce fils que Sara lui avait donné.
      4 Il le circoncit à l’âge de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné.
      5 Abraham avait cent ans à la naissance d’Isaac.
      6 Sara déclara : « Dieu m’a fait rire de joie. Tous ceux qui entendront parler d’Isaac riront avec moi. »
      7 Et elle ajouta : « Qui aurait pu dire à Abraham qu’un jour Sara allaiterait des enfants ? Pourtant je lui ai donné un fils dans sa vieillesse. »
      8 L’enfant grandit. Quand Sara cessa de l’allaiter, Abraham fit un grand banquet.
      9 Un jour Ismaël, l’enfant que l’Égyptienne Agar avait donné à Abraham, était en train de jouer. Sara le vit
      10 et dit à Abraham : « Chasse cette esclave et son fils. Celui-ci ne doit pas hériter avec mon fils Isaac. »
      11 Ces paroles firent beaucoup de peine à Abraham, parce qu’Ismaël était aussi son fils.
      12 Mais Dieu lui dit : « Ne sois pas contrarié au sujet de ton esclave et de son enfant. Accepte de faire tout ce que Sara t’a dit. En effet, c’est par Isaac que tu auras les descendants que je t’ai promis.
      13 Quant au fils de ton esclave, je ferai aussi naître de lui une nation, car il est ton fils. »
      14 Tôt le lendemain matin, Abraham prit du pain et une outre remplie d’eau, les donna à Agar, lui mit l’enfant sur le dos et la renvoya. Elle alla errer dans le désert de Berchéba.
      15 Quand il n’y eut plus d’eau dans l’outre, elle abandonna l’enfant sous un arbuste ;
      16 puis elle alla s’asseoir à l’écart, à la distance d’un jet de flèche, car elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir mon enfant. » Elle s’assit donc à l’écart et elle se mit à pleurer.
      17 Dieu entendit l’enfant crier, et du ciel l’ange de Dieu appela Agar : « Qu’as-tu, Agar ? lui demanda-t-il. N’aie pas peur. Dieu a entendu l’enfant crier là-bas.
      18 Debout ! Prends ton fils et tiens-le d’une main ferme, car je ferai naître de lui une grande nation. »
      19 Dieu ouvrit les yeux d’Agar et elle aperçut un puits. Elle alla y remplir l’outre et donna à boire à son fils.
      20 Protégé par Dieu, l’enfant grandit. Il habita dans le désert de Paran et devint un habile tireur à l’arc. Sa mère lui fit épouser une Égyptienne.
      22 A cette époque, Abimélek vint avec Pikol, le chef de son armée, dire à Abraham : « Dieu te protège en tout ce que tu entreprends.
      23 Maintenant donc, jure-moi par Dieu, ici même, que tu ne trahiras ni moi ni mes enfants ou mes descendants. Tout comme j’ai agi envers toi, agis avec bienveillance envers moi et envers ce pays où tu séjournes. » –
      24 « Je le jure », dit Abraham.
      25 Abraham se plaignit auprès d’Abimélek à propos d’un puits que des sujets d’Abimélek avaient accaparé.
      26 Abimélek lui répondit : « Je ne sais pas qui a fait cela. Jusqu’à aujourd’hui toi-même ne m’en avais rien dit, et je n’en avais pas entendu parler. »
      27 Abraham prit des moutons, des chèvres et des bœufs, les donna à Abimélek, et ils conclurent tous deux un accord.
      28 Abraham mit à part sept brebis.
      29 Abimélek lui demanda : « Pourquoi mets-tu ces sept brebis à part ? »
      30 Abraham répondit : « Ces sept brebis, reçois-les de ma part pour qu’elles soient un témoignage en ma faveur que c’est bien moi qui ai creusé ce puits. »
      31 C’est ainsi qu’on appela ce lieu Berchéba, car tous deux y firent un serment.
      32 Ils conclurent donc un accord à Berchéba. Puis Abimélek se mit en route avec Pikol, chef de son armée, pour retourner au pays des Philistins.
      33 Abraham planta un arbre, un tamaris, à Berchéba et il pria le Dieu éternel en l’appelant Seigneur.
      34 Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins.

      Genèse 26

      1 Il y eut une famine dans le pays – il ne s’agit pas de celle qui eut lieu du temps d’Abraham –. Isaac partit pour Guérar chez Abimélek, roi des Philistins.
      2 Le Seigneur apparut à Isaac et lui dit : « Ne va pas en Égypte, mais installe-toi dans le pays que je t’indiquerai.
      3 Séjournes-y. Je serai avec toi et je te bénirai, car c’est à toi et à tes descendants que je veux donner tous ces territoires. J’accomplirai ainsi la promesse que j’ai faite à ton père Abraham.
      4 Je rendrai tes descendants aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, et je leur donnerai tous ces territoires. A travers eux, je bénirai toutes les nations de la terre,
      5 parce qu’Abraham a obéi à mes ordres, observé mes règles, mes commandements, mes décrets et mes lois. »
      6 Isaac s’établit à Guérar.
      7 Les gens de l’endroit l’interrogèrent sur sa femme. Il répondit qu’elle était sa sœur : il n’osait pas dire que Rébecca était sa femme, car il craignait d’être tué par ces gens à cause d’elle, tellement elle était belle.
      8 Isaac était là depuis longtemps. Un jour qu’Abimélek, roi des Philistins, regardait par la fenêtre, il vit Isaac qui plaisantait tendrement avec sa femme Rébecca.
      9 Il le convoqua et lui dit : « Elle est certainement ta femme. Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur ? » – « Je l’ai dit de peur qu’on me tue à cause d’elle », répondit Isaac.
      10 Abimélek reprit : « Que nous as-tu fait là ? Un peu plus, quelqu’un de mon peuple aurait pris ta femme, et tu nous aurais ainsi rendus coupables. »
      11 Abimélek donna cet avertissement à tout le peuple : « Quiconque osera toucher à cet homme ou à sa femme sera mis à mort. »
      12 Cette année-là, Isaac fit des semailles dans le pays et il récolta cent fois ce qu’il avait semé, car le Seigneur le bénissait.
      13 Ses biens ne cessaient d’augmenter, de sorte qu’il devint très riche.
      14 Il possédait des troupeaux de moutons, de chèvres et de bœufs, et un grand nombre de serviteurs. Les Philistins furent jaloux d’Isaac.
      15 Ils comblèrent avec de la terre tous les puits que les serviteurs de son père Abraham avaient creusés du vivant de celui-ci.
      16 Abimélek dit à Isaac : « Tu es devenu beaucoup trop puissant pour nous ; va-t’en d’ici. »
      17 Isaac partit de là ; il campa dans la vallée de Guérar et s’y installa.
      18 Il fit déboucher les puits qu’on avait creusés du vivant de son père Abraham et que les Philistins avaient comblés après sa mort. Il leur redonna les noms que son père leur avait donnés.
      19 Un jour, les serviteurs d’Isaac creusèrent un puits dans la vallée et ils y découvrirent une source.
      20 Les bergers de Guérar se disputèrent avec ceux d’Isaac : « L’eau est à nous », prétendaient-ils. Isaac appela ce puits Essec – ce qui veut dire “Querelle” – parce qu’ils lui avaient cherché querelle.
      21 Les serviteurs d’Isaac creusèrent un autre puits, et il y eut encore une dispute à son sujet. Isaac appela ce puits Sitna – “Contestation” –.
      22 Il partit de là et fit creuser un troisième puits ; celui-ci ne provoqua pas de dispute. Il l’appela Rehoboth – “Elargissement” –. Il disait en effet : « Le Seigneur nous a mis au large, pour que nous puissions prospérer dans le pays. »
      23 Il partit de là pour Berchéba.
      24 Le Seigneur lui apparut la nuit suivante et lui dit : « Je suis le Dieu de ton père Abraham. Ne crains rien, car je suis avec toi et je te bénirai. Je multiplierai tes descendants pour l’amour de mon serviteur Abraham. »
      25 Isaac construisit un autel à cet endroit et il pria Dieu en l’appelant Seigneur. Il y dressa ses tentes, et ses serviteurs creusèrent un autre puits.
      26 Abimélek vint de Guérar pour le voir, en compagnie de son ami Ahouzath et de Pikol, le chef de son armée.
      27 Isaac leur demanda : « Pourquoi êtes-vous venus me voir, alors que vous me détestez et que vous m’avez chassé de chez vous ? »
      28 Ils lui répondirent : « Nous avons constaté que le Seigneur est avec toi. Qu’il y ait entre toi et nous un accord sous serment. Nous ferons alliance avec toi.
    • Genèse 12

      1 L'Eternel dit à Abram : « *Quitte ton pays, ta patrie et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.
      2 Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »
      4 Abram partit conformément à la parole de l'Eternel, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de 75 ans lorsqu'il quitta Charan.
      5 Il prit sa femme Saraï et Lot, le fils de son frère. Il prit aussi tous les biens et les serviteurs dont ils étaient devenus propriétaires à Charan, et ils partirent pour se rendre dans le pays de Canaan, où ils arrivèrent.
      6 Abram traversa le pays jusqu'à l'endroit appelé Sichem, jusqu'aux chênes de Moré. Les Cananéens occupaient alors le pays.
      7 L'Eternel apparut à Abram et dit : « C’est à ta descendance que je donnerai ce pays. » Abram construisit là un autel en l’honneur de l'Eternel qui lui était apparu.
      8 Il partit de là vers la région montagneuse qui se trouve à l'est de Béthel et il dressa ses tentes. Béthel était à l'ouest et Aï à l'est. Là, il construisit un autel en l’honneur de l'Eternel et fit appel au nom de l'Eternel.
      9 Puis Abram continua par étapes en direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
      11 Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï : « Ecoute-moi ! Je sais que tu es une belle femme.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : ‘C'est sa femme’et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie.
      13 Présente-toi donc comme ma sœur afin que je sois bien traité à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Egyptiens virent que la femme était très belle.
      15 Les intendants du pharaon la virent et la vantèrent au pharaon, si bien que la femme fut emmenée chez le pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Cependant, l'Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d'Abram.
      18 Alors le pharaon appela Abram et dit : « Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas informé que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur ? De ce fait, je l'ai prise pour femme ! Voici maintenant ta femme. Prends-la et va-t’en ! »
      20 Et le pharaon donna l'ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 20

      1 Abraham partit de là pour la région du Néguev. Il s’installa entre Kadès et Shur et fit un séjour à Guérar.
      2 Abraham disait à propos de sa femme Sara : « C'est ma sœur. » Abimélec, roi de Guérar, fit enlever Sara.
      3 Alors Dieu apparut à Abimélec dans un rêve pendant la nuit et lui dit : « Tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle est mariée. »
      4 Abimélec, qui ne s'était pas encore approché d'elle, répondit : « Seigneur, détruirais-tu même une nation juste ?
      5 Ne m'a-t-il pas dit qu’elle était sa sœur et elle-même n'a-t-elle pas dit qu’il était son frère ? C’est avec un cœur intègre et des mains innocentes que j’ai agi. »
      6 Dieu lui dit dans son rêve : « Je sais moi aussi que tu as agi avec un cœur intègre, si bien que je t’ai moi-même empêché de pécher contre moi. Voilà pourquoi je n'ai pas permis que tu la touches.
      7 Maintenant, rends la femme de cet homme, car c’est un prophète. Il priera pour toi et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t'appartient. »
      8 Abimélec se leva de bon matin, appela tous ses serviteurs et leur raconta toute l'affaire. Ces gens furent alors saisis d'une grande frayeur.
      9 Abimélec appela aussi Abraham et lui dit : « Qu'est-ce que tu nous as fait ? Quel péché ai-je commis contre toi pour que tu fasses venir sur moi et sur mon royaume un si grand péché ? Tu as commis envers moi des actes qui ne doivent pas se commettre. »
      10 Abimélec dit encore à Abraham : « Quelle intention avais-tu pour agir ainsi ? »
      11 Abraham répondit : « Je me disais qu'il n'y avait sans doute aucune crainte de Dieu dans ce pays et que l'on me tuerait à cause de ma femme.
      12 De plus, il est vrai qu'elle est ma sœur, puisqu'elle est la fille de mon père ; seulement, elle n'est pas la fille de ma mère et elle est devenue ma femme.
      13 Lorsque Dieu m'a fait errer loin de ma famille, j'ai dit à Sara : ‘Voici l’acte de bonté dont tu pourras faire preuve envers moi : partout où nous irons, présente-moi comme ton frère.’ »
      14 Abimélec prit des brebis et des bœufs, des serviteurs et des servantes, et il les donna à Abraham. De plus, il lui rendit sa femme Sara
      15 en disant : « Mon pays est devant toi. Installe-toi où il te plaira. »
      16 Quant à Sara, il lui dit : « Je donne à ton frère 1000 pièces d'argent. Ce sera pour toi comme un voile sur les yeux pour tous ceux qui sont avec toi. Ainsi, ton innocence sera prouvée devant tous. »
      17 Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, sa femme et ses servantes, de sorte qu'elles purent avoir des enfants.
      18 En effet, l'Eternel avait frappé de stérilité tout le foyer d'Abimélec à cause de Sara, la femme d'Abraham.

      Genèse 21

      1 L'Eternel intervint en faveur de Sara comme il l’avait dit, il accomplit pour elle ce qu'il avait promis :
      2 Sara tomba enceinte et donna un fils à Abraham dans sa vieillesse, au moment fixé dont Dieu lui avait parlé.
      3 Abraham appela Isaac le fils qui lui était né, que Sara lui avait donné.
      4 Il circoncit son fils Isaac lorsqu'il fut âgé de 8 jours, comme Dieu le lui avait ordonné.
      5 Abraham était âgé de 100 ans à la naissance de son fils Isaac.
      6 Sara dit : « Dieu m'a donné un sujet de rire et tous ceux qui l'apprendront riront de moi. »
      7 Elle ajouta : « Qui aurait osé dire à Abraham : ‘Sara allaitera des enfants ?’Pourtant, je lui ai donné un fils dans sa vieillesse. »
      8 L'enfant grandit et fut sevré. Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré.
      9 Sara vit rire le fils que l'Egyptienne Agar avait donné à Abraham.
      10 Alors elle dit à Abraham : * « Chasse cette esclave et son fils, car le fils de cette esclave n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac. »
      11 Cette parole déplut beaucoup à Abraham parce que c’était son fils.
      12 Cependant, Dieu dit à Abraham : « Que cela ne te déplaise pas à cause de l'enfant et de ton esclave. Quoi que te dise Sara, écoute-la, car *c'est par Isaac qu’une descendance te sera assurée.
      13 Je ferai aussi une nation du fils de l’esclave, car il est ta descendance. »
      14 Abraham se leva de bon matin. Il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule. Il lui remit aussi l'enfant et la renvoya. Elle s'en alla et se perdit dans le désert de Beer-Shéba.
      15 Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un des arbrisseaux
      16 et alla s'asseoir vis-à-vis, à la distance d'une portée d'arc, car elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir mon enfant ! » Elle s'assit donc vis-à-vis de lui et se mit à pleurer tout haut.
      17 Dieu entendit les cris de l'enfant. L'ange de Dieu appela Agar depuis le ciel et lui dit : « Qu'as-tu, Agar ? N’aie pas peur, car Dieu a entendu les cris de l'enfant là où il se trouve.
      18 Lève-toi, relève l'enfant et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. »
      19 Dieu lui ouvrit les yeux et elle vit un puits. Elle alla remplir l'outre d'eau et donna à boire à l'enfant.
      20 Dieu fut avec l'enfant. Celui-ci grandit, habita dans le désert et devint tireur à l'arc.
      21 Il s’installa dans le désert de Paran et sa mère prit pour lui une femme égyptienne.
      22 A cette époque-là, Abimélec, accompagné de Picol, le chef de son armée, dit à Abraham : « Dieu est avec toi dans tout ce que tu fais.
      23 Jure-moi maintenant ici, au nom de Dieu, que tu ne me tromperas pas, ni moi, ni mes enfants, ni mes petits-enfants, et que tu feras preuve envers moi et envers le pays où tu séjournes de la même bonté que moi envers toi. »
      24 Abraham dit : « Je le jurerai. »
      25 Il fit toutefois des reproches à Abimélec au sujet d'un puits dont les serviteurs d'Abimélec s'étaient emparés de force.
      26 Abimélec répondit : « J'ignore qui a fait cela. Tu ne m'en avais pas informé et moi-même, je n’en entends parler qu'aujourd'hui. »
      27 Abraham prit des brebis et des bœufs qu'il donna à Abimélec, et ils conclurent tous les deux une alliance.
      28 Abraham mit à part sept jeunes brebis.
      29 Abimélec dit à Abraham : « Qu'est-ce que ces sept jeunes brebis que tu as mises à part ? »
      30 Il répondit : « Tu accepteras ces sept brebis de ma part, afin que cela me serve de témoignage que j'ai creusé ce puits. »
      31 C'est pourquoi on appelle cet endroit Beer-Shéba : parce que c'est là qu'ils prêtèrent tous les deux serment.
      32 Ils conclurent donc une alliance à Beer-Shéba. Puis Abimélec se leva avec Picol, le chef de son armée, et ils retournèrent dans le pays des Philistins.
      33 Abraham planta des tamaris à Beer-Shéba, et là il fit appel au nom de l'Eternel, le Dieu d'éternité.
      34 Abraham séjourna longtemps dans le pays des Philistins.

      Genèse 26

      1 Il y eut une famine dans le pays, en plus de la première famine de l’époque d'Abraham, et Isaac se rendit vers Abimélec, le roi des Philistins, à Guérar.
      2 L'Eternel lui apparut et dit : « Ne descends pas en Egypte ! Réside dans le pays que je vais t’indiquer :
      3 séjourne dans ce pays-ci. Je serai avec toi et je te bénirai, car je te donnerai toutes ces terres, à toi et à ta descendance. Je tiendrai le serment que j'ai fait à ton père Abraham :
      4 je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai toutes ces terres à ta descendance, toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance,
      5 parce qu'Abraham m’a obéi et qu'il a respecté mes ordres, mes commandements, mes prescriptions et mes lois. »
      6 Isaac resta donc à Guérar.
      7 Lorsque les habitants de l'endroit posaient des questions sur sa femme, il disait : « C'est ma sœur. » Il avait peur, en effet, qu’ils ne le tuent s'il disait « ma femme », parce que Rebecca était belle.
      8 Comme son séjour se prolongeait, Abimélec, le roi des Philistins, regardant un jour par la fenêtre, vit Isaac plaisanter avec sa femme Rebecca.
      9 Abimélec fit appeler Isaac et dit : « C’est certain, c'est ta femme. Comment as-tu pu dire : ‘C'est ma sœur’ ? » Isaac lui répondit : « J'ai dit cela pour ne pas mourir à cause d'elle. »
      10 Abimélec dit : « Qu'est-ce que tu nous as fait ? Pour un peu, quelqu'un du peuple aurait couché avec ta femme et tu nous aurais rendus coupables. »
      11 Alors Abimélec fit ce décret pour tout le peuple : « Celui qui touchera à cet homme ou à sa femme sera mis à mort. »
      12 Isaac fit des semailles dans le pays et il récolta le centuple cette année-là, car l'Eternel le bénit.
      13 Cet homme devint riche. Il s'enrichit de plus en plus, jusqu'à devenir très riche.
      14 Il avait des troupeaux de petit et de gros bétail, ainsi qu’un grand nombre de serviteurs. Les Philistins furent jaloux de lui.
      15 Tous les puits qu'avaient creusés les serviteurs de son père à l’époque de son père Abraham, les Philistins les comblèrent en les remplissant de terre.
      16 Et Abimélec dit à Isaac : « Va-t’en de chez nous, car tu es beaucoup plus puissant que nous. »
      17 Isaac partit de là et campa dans la vallée de Guérar où il s'installa.
      18 Isaac creusa de nouveau les puits qu'on avait creusés à l’époque de son père Abraham et que les Philistins avaient comblés après la mort d'Abraham. Il leur donna les noms que son père leur avait donnés.
      19 Les serviteurs d'Isaac creusèrent encore dans la vallée et y trouvèrent un puits d'eau vive.
      20 Les bergers de Guérar cherchèrent querelle aux bergers d'Isaac en disant : « L'eau est à nous. » Il appela le puits Esek parce qu'on s'était disputé avec lui.
      21 Ses serviteurs creusèrent un autre puits, au sujet duquel on chercha aussi querelle, et il l'appela Sitna.
      22 Il partit de là et creusa un autre puits, pour lequel on ne chercha pas querelle. Il l'appela Rehoboth, « car, dit-il, l'Eternel nous a maintenant mis au large et nous prospérerons dans le pays. »
      23 Il remonta de là à Beer-Shéba.
      24 L'Eternel lui apparut dans la nuit et dit : « Je suis le Dieu de ton père Abraham. N'aie pas peur, car je suis avec toi. Je te bénirai et je rendrai ta descendance nombreuse à cause de mon serviteur Abraham. »
      25 Il construisit là un autel et fit appel au nom de l'Eternel. Il y dressa sa tente et les serviteurs d'Isaac y creusèrent un puits.
      26 Abimélec vint de Guérar le trouver avec Ahuzath, son ami, et Picol, le chef de son armée.
      27 Isaac leur dit : « Pourquoi venez-vous me trouver, puisque vous me détestez et que vous m'avez renvoyé de chez vous ? »
      28 Ils répondirent : « Nous voyons que l'Eternel est avec toi. C'est pourquoi nous disons : ‘Qu'il y ait un serment entre nous, entre nous et toi. Concluons une alliance avec toi !’
    • Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 20

      1

      Le séjour d'Abraham à Guérar, Sarah est prise par Abimélec. (Genèse 20:1-8)
      Abimélec réprimande Abraham. (Genèse 20:9-13)
      Abimélec restitue Sara. (Genèse 20:14-18)

      La fausseté ne conduit jamais à la prospérité : elle ne peut mener qu'au danger de commettre un péché. Dieu avertit Abimélec du danger provoqué par le péché qu'il risque de commettre, péché qui mène à la mort. Tout homme qui pèche délibérément court à la mort, mais Abimélec, quant à lui, a plaidé l'ignorance.

      Si nos consciences, au moment de commettre un péché contre Dieu, nous rappellent à l'ordre, malgré le fait que nous puissions involontairement tomber dans un piège, nous serons alors joyeux au jour du jugement. C'est un réconfort pour ceux qui sont honnêtes de savoir que Dieu les voit personnellement et saura reconnaître leur état d'âme. C'est une grande miséricorde que d'être empêché de commettre un péché et il faut rendre gloire à Dieu pour cela.

      Si nous avons commis le mal par ignorance mais que nous persistons dans cette voie, nous n'avons aucune excuse. Celui qui pratique le mal, quel qu'il soit, prince ou paysan, devra un jour payer pour ce mal qu'i aura fait, à moins qu'il ne se repente et qu'il essaie de réparer ce mal, dans la mesure du possible.

      9 Dans ce texte, nous voyons ici que même le père de la fidélité a de quoi être blâmé. Manquer de confiance en Dieu révèle notre insouciance dans la vie et notre obstination dans la recherche de la tromperie. Abraham, en tentant de duper les autres, n'a en fait réussi qu'à les affliger, en exposant Sara à une juste réprimande ; l'histoire s'est terminée par des excuses adressées à Abimélec. Ces choses ont été écrites, non pas en exemple à imiter, mais pour nous avertir. Même Abraham n'a pas à être fier de son acte, qui ne peut que le condamner ; seule la droiture divine, qui est au-dessus de tous, sera capable de le justifier, par la foi.

      Ne cherchons pas à accuser les hypocrites si ceux-ci ne persistent pas dans leurs fautes. Que les orgueilleux et les impénitents prennent conscience de leur péché et qu'ils puissent entrevoir les vertus de la grâce qui surabonde.

      Abimélec a pris conscience de l'avertissement de Dieu ; étant vraiment effrayé par les conséquences du péché qu'il était en voie de commettre, il n'a pas tardé à se diriger dans la direction que Dieu lui avait indiquée.

      14 Lorsque nous avons des mauvaises pensées, cela finit par nous poser des problèmes intérieurs, voire nous mener vers la tentation et le péché. Nous sommes alors placés, malgré nous, face à la colère divine. La complicité dans les affaires douteuses n'apporte généralement que problèmes et honte ; le fait d'être prévenu par le Seigneur du risque de pécher, par la voie d'une éventuelle épreuve ou par la souffrance, doit nous conduire à une reconnaissance fervente envers Celui-ci.

      Ici, dans notre texte, malgré une forte réprimande de l'Éternel, Celui-ci finira par accorder son pardon et délivrera son serviteur, afin que cela serve de témoignage aux autres nations environnantes ; ce peuple verra alors ses infirmités vis-à-vis de Dieu et en sera humilié, à son grand avantage.

      Genèse 21

      1

      Naissance d'Isaac, la joie de Sara. (Genèse 21:1-8)
      Ismaël se moque d'Isaac. (Genèse 21:9-13)
      Agar et Ismaël sont chassés ; Ils sont sauvés et réconfortés par un ange. (Genèse 21:14-21)
      L'alliance d'Abimélec avec Abraham. (Genèse 21:22-34)

      Isaac a été un des rares personnages de l'Ancien Testament à être aussi désiré par ses parents. Il a été, pour ainsi dire, une image de Christ, la Semence promise par le Dieu Saint, si attendue par les hommes pieux de cette époque. Isaac est né au temps préétabli, conformément à la promesse divine.

      Les grâces promises par l'Éternel arrivent véritablement au temps qu'Il a prescrit, à savoir, au meilleur moment. Isaac signifie « celui qui rit » ; il y avait de bonnes raisons de donner un tel nom à cet enfant, chapitre \\#17:17;18:13\\. Quand la lumière, par sa force, réconforte notre âme, il est bon de se rappeler à quel point le début du jour était bien sombre. Quand Sara reçu la promesse, elle rit, à la fois parce qu'elle doute et manque de confiance en Dieu.

      Quand Celui-ci nous accorde Ses miséricordes, nous commençons quelquefois par avoir une attitude négative, au lieu de nous rappeler les douleurs et la honte qui nous assaillaient dans notre état désastreux de péché, à la poursuite de choses vaines. Cette miséricorde divine finit par donner à Sara une joie merveilleuse. Les faveurs de l'Éternel, conformes à Ses promesses envers les siens, finissent par surpasser tout ce que ceux-ci auraient pu imaginer : qui aurait pu croire que l'homme puisse recevoir de telles bénédictions au vu de son triste mérite ? Qui aurait pu dire que Dieu enverrait Son Fils, afin que Celui-ci vienne mourir pour nous, et qu'Il enverrait Son Esprit pour nous sanctifier ou Ses anges pour nous soutenir ? Qui aurait pu penser que tant de péchés seraient pardonnés, tant de bienfaits accordés et tant de promesses exaucées ? Le texte nous révèle ici quelques détails sur le début de la vie d'Isaac. L'Éternel, par la bénédiction qu'Il accorde lors de la naissance des enfants, et par la protection qu'Il leur manifeste tout au long de leur jeunesse, doit être loué pour tout le soin et la Providence qu'Il accorde. Voir Psaume 22:9,10;Ho 11:1,2.

      9 Ne négligeons pas la manière par laquelle l'affaire de cette famille nous enseigne à user de nos privilèges ou des avantages que nous apportent nos actions. Recherchons, par la foi en la Sûreté divine, les bénédictions offertes par la nouvelle alliance. Ismaël a été persécuté ; il a méprisé l'Alliance et les promesses divines et a usé de malice vis-à-vis d'Isaac.

      Dieu observe les paroles, les actes et les jeux des enfants ; Il sait entendre leurs mauvaises paroles et ce, malgré l'enseignement correct de leurs parents. Se moquer est un grand péché qui provoque Dieu. Les enfants de la promesse doivent s'attendre à subir la moquerie. Abraham était attristé par la mauvaise conduite d'Ismaël et par la sévère punition demandée par Sara. Dieu, cependant, lui a montré qu'Isaac serait le père de la Semence promise ; le fait d'éloigner Ismaël ne pouvait que l'empêcher d'usurper éventuellement les droits d'Isaac. La descendance promise à Abraham se devait d'être autonome, sans compromis avec ceux qui étaient étrangers à la Promesse. Sara ne soupçonnait pas la portée de sa décision ; mais Dieu a dirigé toutes choses.

      14 Si Agar et Ismaël s'étaient bien conduits dans la famille d'Abraham, ils auraient pu continuer à habiter dans sa maison ; ils ont été punis selon leur faute. En abusant de nos privilèges, nous finissons par les perdre. Ceux qui sont malheureux seront amenés à reconnaître tôt ou tard à quel point ils ont été bénis auparavant. Agar, avec son fils, était dans la détresse, dans le désert. Il n'est pas dit dans le texte que les provisions aient été épuisées ou qu'Abraham ait envoyé sa servante et son fils sans argent. On nous dit que l'eau était épuisée ; étant perdue, dans cette atmosphère brûlante, Ismaël a été rapidement gagné parla fatigue et la soif.

      Dieu est toujours prêt à nous aider quand nous sommes dans l'épreuve ; nous ne devons pas nous relâcher, mais au contraire, nous efforcer à aller de l'avant.

      La promesse qui avait été faite à Agar, au sujet de son fils, est ici répétée, pour l'encourager. Cela nous enseigne à quel point nous devons rester vigilants envers les enfants et les jeunes, ne sachant pas quel avenir Dieu leur a réservé. Dans ce passage, Dieu a dirigé Agar vers le puits d'eau. Beaucoup de personnes en quête de réconfort, dépérissent de jour en jour, ne discernant pas la raison de leur épreuve. Il y a un puits d'eau près d'elles : la grâce divine est a leur portée, mais elles ne prennent pas de le regarder, jusqu'à ce que Dieu leur ouvre les yeux pour remédier à leur pitoyable état.

      Paran était un endroit sauvage, idéal pour un homme qui aime l'isolement, comme Ismaël. Nous constatons dans notre texte que ceux qui sont nés en dehors d'un mariage légitime affrontent la rudesse de ce monde, alors que les enfants de la promesse se dirigent inlassablement vers le Canaan céleste. Dieu cependant était près d'Ismaël ; celui-ci était sous une complète dépendance divine.

      22 Abimélec était persuadé que les promesses divines faites à Abraham allaient s'accomplir. Il est sage d'être en relation avec les personnes bénies par Dieu ; nous devrions aussi être reconnaissants envers ceux qui nous ont manifesté leur affection. Les puits d'eau sont rares et précieux dans ces contrées désertiques. Abraham pris soin de donner un nom bien spécifique à ce puits (Beer Schéba, puits du serment), dans le soucis de prévenir toute dispute à l'avenir. On ne peut rien espérer de mieux chez un honnête homme que ce choix de la droiture dans ce contexte délicat. Abraham était maintenant en bon terme avec le voisinage, il séjourna un long moment dans ce pays. Il a non seulement pratiqué sa religion, mais de plus, il a témoigné de sa foi aux autres. Il a invoqué le nom du Seigneur, le Dieu d'Éternité ; Il se peut qu'il ait planté ce tamaris sur le lieu où il a adressé sa prière à Dieu. Il n'a pas caché son attitude d'adoration aux autres, les invitant, par là même, à l'imiter. Les hommes pieux devraient tout faire pour inciter les autres à s'approcher de Dieu. Quel que soit le lieu où nous nous trouvons, nous ne devons éprouver aucune honte à adorer l'Éternel.

      Genèse 26

      1

      Isaac, poussé par la famine, s'en va à Guérar. (Genèse 26:1-5)
      Il prétend que Rébecca n'est pas son épouse, Les réprimandes d'Abimélec. (Genèse 26:6-11)
      Isaac s'enrichit, la convoitise des Philistin. (Genèse 26:12-17)
      Isaac creuse des puits, Dieu le bénit. (Genèse 26:18-25)
      Abimélec établit une alliance avec Isaac. (Genèse 26:26-33)
      Les femmes d'Ésaü. (Genèse 26:34,35)

      Isaac a appris qu'il dépendait de la grâce divine, en ce qui concerne la possession, pour lui et sa descendance, du pays de Canaan ; et maintenant, face à cette famine dans le pays, Isaac s'appuie sur cet engagement divin. La véracité des promesses divines à l'adresse d'un croyant ne peut être compromise par aucun imprévu relatif à sa vie ici-bas. Si Dieu s'engage à être de notre côté, et si nous sommes là où Il nous demande d'être, seuls notre manque de confiance et notre méfiance pourront nuire à notre paix intérieure. L'obéissance d'Abraham à l'ordre divin reçu, était la preuve de sa foi, par laquelle, en tant que pécheur, il a été justifié par Dieu ; le résultat de cette foi authentique se manifeste par les œuvres du patriarche. Dieu a témoigné à ce dernier qu'il a approuvé cette obéissance, afin que cela puisse encourager les autres, et en particulier son fils Isaac.
      6 Il n'y a rien qui ne puisse être excusé dans le mensonge d'Isaac, relatif à son épouse ; la tentation d'Isaac se présente au moins sous deux aspects, du même genre que celle survenue à son père. C'est ce qui a donné toute la gravité au péché mentionné dans ce texte. Les chutes de ceux qui nous ont précédés représentent autant de failles dans lesquelles leurs descendants sont tombés. Tous les récits qui retracent ces événements sont autant de balises de mise en garde pour les pèlerins qui ont suivi leurs traces. L'Abimélec mentionné dans ce texte n'était pas celui qui a vécu au temps d'Abraham, mais ces personnages ont tous deux agi avec sagesse. Les péchés de nos conducteurs spirituels sont beaucoup plus montrés du doigt que ceux commis par des hommes de ce monde.
      12 Dieu a béni Isaac. Les pauvres Philistins, malgré leur honnêteté et leur esprit travailleur, ont pu observer que la bénédiction divine vis-à-vis d'Isaac allait croissant. Les Philistins enviaient Isaac. C'est un exemple de la vanité de ce monde : plus les hommes possèdent, plus ils sont envieux, et plus ils sont vulnérables. C'est une des caractéristiques de la nature humaine corrompue ; un principe regrettable incite certaines personnes à tirer profit de la persécution des autres. Les Philistins ont chassé Isaac de leur pays. La sagesse divine, nous enseigne à renoncer parfois à nos droits, pour éviter toute controverse. Si nous sommes à tort chassés d'un endroit, le Seigneur se chargera de nous trouver une place ailleurs.
      18 Isaac a rencontré beaucoup d'opposition lorsqu'il a creusé ses puits. Deux camps étaient dressés l'un contre l'autre, pleins de haine. Observez la nature de l'esprit du monde dans ces faits ; elle ne fait qu'animer des querelles, et se trouve être à l'origine de tous ces différends ; ce qui survient est souvent le sort de celui qui est le plus discret et pacifique ; ceux qui évitent les querelles, ne sont pourtant pas à l'abri des attaques des autres. Quelle grâce d'avoir de l'eau en abondance, et surtout, de l'avoir sans effort ! Plus cette grâce est abondante, plus il y a raison d'être reconnaissant. Isaac a finalement creusé un puits, afin d'obtenir de l'eau que les autres n'arrivaient pas à avoir. Ceux qui cherchent à être calmes et patients, ne parviennent que rarement au but. Quand les hommes sont fourbes et belliqueux, Dieu, de Son côté, demeure immobile, fidèle et plein de Grâce; quand nous sommes devant de telles situation, déçus par les hommes, il est alors temps de se tourner vers Lui. La nuit même où Isaac est venu à Beer Sheba, las et confus, Dieu s'est approché pour apporter à son âme tout le réconfort nécessaire. Ceux qui sont assurés de la présence de Dieu peuvent en retirer tout le réconfort.
      26 Quand la conduite d'un homme satisfait le Seigneur, ce Dernier incite même ses ennemis à être en paix avec cet homme, Proverbes 16:7. Les cœurs des rois sont entre ses mains, et quand bon lui plait, il peut les inciter à favoriser les siens. Ce n'est pas mal agir que se tenir sur ses gardes, vis-à-vis de ceux qui ont agi contre nous injustement. Isaac n'a pas rappelé à Abimélec les méchancetés que celui-ci lui avait faites ; il s'est lié d'amitié avec lui, en toute liberté.

      La religion nous enseigne à entretenir avec notre voisinage des relations amicales, et, autant que possible, à vivre en paix avec tous les hommes. Les œuvres d'Isaac ont été bénies par la Providence. Dieu a béni son travail.

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