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ABRAHAM

Le plus célèbre des patriarches, appelé communément le Père des Croyants, (cf. Ro 4:12 etc.) ou encore, par Jas 2:23 et par le Coran, l'Ami de Dieu. Son nom semble avoir été primitivement Abram (cf. les noms hébreu Abiram et babyl. Abiramou). Les récits de la Genèse concernant ce grand ancêtre du peuple hébreu sont essentiellement des traditions populaires. Bien avant d'être mises par écrit, ces traditions ont été transmises oralement d'une génération à une autre ; les vieux conteurs ont amalgamé en elles des souvenirs de faits ou de personnages historiques, des notions sur les origines des peuples, des épisodes épiques, de profondes expériences religieuses ; et tout cet ensemble a traversé les siècles, conservant d'une part (grâce au sérieux des conteurs et aux exigences de leur auditoire habitué à certains traits et à certains effets toujours identiques), une remarquable fixité, et d'autre part s'enrichissant progressivement de nouveaux traits et de nouveaux effets en harmonie avec les dispositions, les goûts, les expériences des auditeurs et des conteurs. Il suit de là que les récits concernant Abraham ne doivent être considérés, ni comme des procès-verbaux minutieusement établis, ni comme des histoires inventées de toutes pièces. Il appartient aux chercheurs de mettre au jour par une étude patiente et éclairée (que les découvertes archéologiques en cours peuvent grandement faciliter) le fond historique solide qui est à la base de ces traditions. Quant aux croyants, les riches expériences religieuses contenues dans ces vieux récits les leur rendront toujours précieux et bienfaisants, quelles que puissent être à leur sujet les hypothèses changeantes des historiens.

Il pourrait sembler au premier abord qu'il y a une tradition concernant Abraham, cohérente et harmonieuse.

En réalité cette tradition est formée d'éléments de provenances diverses dont la plupart paraissent avoir eu, au cours des âges, leur existence propre, et qu'il y a avantage à considérer séparément et successivement :

Voir Atlas 2

Le départ de Babylonie (Ge 12:1-9, J). Sur l'ordre de Dieu, Abraham quitte sa patrie et se met en route « vers le pays que l'Éternel lui montrera ». Le point de départ de ce voyage est, d'après Ge 12:5, Caran (N. -O, de la Mésopotamie) et, d'après Ge 11:31, Our-Kasdim (Our des Caldéens ; voir Ur). Le point d'arrivée est la Palestine centrale (Sichem, Béthel), d'où Abraham pousse ensuite vers le sud. Le narrateur a voulu avant tout mettre en lumière la foi du patriarche. (cf. Heb 11:8)

Le séjour en Egypte (Ge 12:10-20, J). Cette tradition, où ils montraient le grand ancêtre trompant victorieusement le célèbre pharaon d'Egypte, en faisant passer Sara pour sa soeur, était particulièrement chère aux conteurs hébreux. Preuve en soit l'existence de deux doublets où réapparaît la même aventure, mais en relation alors avec Abimélec (Ge 20, E ; 26:7-11, J).

La séparation d'avec Lot (Ge 13, J). Abraham, l'homme de foi, apparaît ici comme un homme de paix. Le narrateur vante la générosité de l'Ancêtre (bientôt récompensée d'ailleurs par une belle promesse), mais il se réserve malicieusement de montrer plus tard qu'en croyant faire une bonne affaire, Lot a en réalité choisi la mauvaise part.

Abraham et les rois (Ge 14). Ce chapitre, qui ne se rattache à aucun des grands documents dont est formée la plus grande partie de la Genèse, paraît contenir, à côté de développements postérieurs, des renseignements historiques de grande valeur. En particulier le souvenir de la rencontre d'Abraham avec Melchisédec, roi de (Jéru) Salem, a dû se conserver vivant dans le cercle des Jérusalémites, (cf. Ps 110:4) et l'antiquité sémitique a connu plusieurs exemples d'individualités croyantes semblables à celle de ce prêtre d'El-Élion que la tradition jugeait digne de bénir Abraham.

Promesses à Abraham (Ge 15, JE). L'Éternel fait à Abraham la promesse inattendue d'une descendance (ici encore le narrateur exalte la foi de l'Ancêtre : Ge 15:6, cf. Ro 4:3, Ga 3:6). Et, dans le cadre d'un rituel sacrificiel très ancien, une véritable alliance est conclue entre Dieu et son serviteur fidèle.

Agar et Ismaël (Ge 16:1-14, J et 21, E). Ces deux récits, nettement parallèles, ont un caractère ethnique très marqué. En faisant d'Ismaël un bâtard d'Abraham, ils expliquent à la fois la parenté et l'hostilité entre Israélites et Ismaélites. Et, en racontant comment Agar et son fils furent chassés au désert, ils rendent compte du caractère nomade de leurs descendants.

La circoncision (Ge 17). Ce fragment appartient à P ; mais en faisant remonter la circoncision jusqu'à Abraham, il semble plus près des faits que les récits de Ex 4 et Jos 5. Ceux-ci en effet paraissent faire de la circoncision un usage spécifiquement israélite, alors qu'en réalité les peuples voisins d'Israël (les Abrahamides) la pratiquaient aussi.

Abraham reçoit une visite divine. (Ge 18:1-15), (J) Récit coloré, vivant, très ancien, mais où se montre clairement le travail de remaniement opéré sur la tradition par les âges successifs. Dans Ge 18:2,4,5,8,16 il est en effet parlé de « trois hommes » qui viennent visiter Abraham, et dans les Ge 18:8,13,14,15 c'est Dieu lui-même qui est le visiteur, sans que l'on puisse savoir si les « trois hommes » ont été introduits pour éviter l'anthropomorphisme choquant d'un Dieu qui mange et boit, ou si c'est le nom de l'Éternel qui a été substitué à la mention jugée trop polythéiste d'une pluralité de visiteurs divins.

L'intercession d'Abraham (Ge 18:16-33, J). Prévenu par l'Éternel de ses intentions à l'égard de Sodome, Abraham prie pour la ville coupable au nom de quelques justes qu'elle peut contenir. Deux grandes pensées inspirent ce récit : celle de la puissance de l'intercession, et celle de la solidarité qui permettrait à dix justes de sauver par leur justice toute une population pécheresse. A de telles hauteurs d'intuition religieuse, les questions de date n'ont plus qu'un très mince intérêt.

10° Sodome et Gomorrhe punies de leur péché, (Ge 19:1-29), (J) Dans cette tradition revivent peut-être de vieux souvenirs relatifs à un cataclysme dont aurait eu à souffrir la région au Sud de la mer Morte. Mais ce qui mérite surtout d'être relevé, c'est le motif de la catastrophe : pour la conscience israélite, bien avant les prophètes, la cause d'une calamité de cette espèce ne peut être qu'un péché.

11° Les filles de Lot (Ge 19:30-38 J). De nouveau une tradition ethnique, très ancienne. Pas plus que les Ismaélites, les Moabites et les Ammonites ne sont de purs Abrahamides : ils descendent de Lot, et de quelle manière !

12° Abraham et Abimêlec. (Ge 20:1-17 21:22-32, E) Séjournant le plus souvent dans le S. de la Palestine (Négeb), Abraham se trouve avoir affaire, à Guérar, au roi (philistin ? Ge 21:31) Abimélec avec lequel, à la suite de divers démêlés, il fait finalement alliance. Cette histoire avait pour les Israélites postérieurs un grand intérêt, parce qu'ils y voyaient la consécration de leurs droits sur Béer-Séba, localité frontière et lieu de culte réputé.

13° Le sacrifice d'Isaac (Ge 22, E). D'autres peuples ont des traditions analogues (Phéniciens, Grecs), mais ici le récit est particulièrement animé et émouvant. A travers le texte actuel semblent transparaître, d'une part, certaines données sur un très antique sanctuaire (l'étymologie de Morija : Ge 22 2,14 est obscure ; Gunkel conclut d'une étude très ingénieuse qu'il devait s'agir primitivement d'un lieu de culte appelé Ieruel), et d'autre part un mouvement de protestation contre les sacrifices d'enfants dont la pratique, extrêmement ancienne, s'est maintenue très longtemps en Israël (la fille de Jephté, Jug 11:34-40, cf. aussi Mic 6:7). Avec la simplicité des anciens âges, le conteur met la demande du sacrifice dans la bouche même de Dieu. Mais c'est afin de mieux montrer ensuite que Dieu lui-même refuse l'offrande contre nature. Le verset 12 est le diamant spirituel auquel tout le récit sert d'écrin : « Parce que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je reconnais que tu crains Dieu ! »

14° La caverne de Macpela (Ge 23). P, dont les données sur Abraham sont en général squelettiques, raconte ici tout au long, et avec des notations psychologiques très exactes, l'achat de cette caverne (située à Hébron) comme sépulture pour Sara. Il a évidemment trouvé ce récit dans une tradition ancienne, laquelle se plaisait à revendiquer pour Israël la légitime possession de ce lieu saint : le tombeau des grands ancêtres.

15° Le mariage d'Isaac (Ge 24, J). L'une des histoires les plus touchantes de l'A.T. On sent la joie du conteur à décrire la fidélité et la piété du serviteur (qui n'est pas forcément l'Éliézer de Ge 15:2), la bonté et la beauté de la jeune fille qui sera, après Sara, la mère du peuple d'Israël, la réussite d'une entreprise si visiblement conduite par Dieu, la réserve chaste de la fiancée arrivant en vue de son futur époux, la consolation apportée par un mariage si heureux à Isaac orphelin.

16° La mort d'Abraham (Ge 25:1-11). Après que J a mentionné quelques données, très anciennes sans doute, sur des points de détail (verset 1-6), c'est P qui donne la conclusion de l'épopée d'Abraham ; dans son langage hiératique, il montre le patriarche vivant une heureuse vieillesse, puis mourant rassasié de jours, et léguant à son fils Isaac cette bénédiction divine qui ne l'a lui-même jamais abandonné (verset 7-11). A. Ae.

Sur la personnalité d'Abraham, voir encore Genèse, période patriarcale. --Comp. A. Westphal, Jéhovah, II e p. (les Ancêtres) et, dans la Préface, I, le postulat de la foi : comme l'oeuvre des prophètes postule la personnalité de Moïse, l'oeuvre de Moïse postule la personnalité d'Abraham.

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Versets relatifs

    • Genèse 11

      31 Térah partit d’Our en Chaldée, emmenant avec lui son fils Abram, son petit-fils Loth, le fils de Harân, et Saraï, sa belle-fille, la femme d’Abram, pour se rendre au pays de Canaan, mais arrivés à Harân, ils s’y établirent.

      Genèse 12

      1 L’Eternel dit à Abram : —Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.
      2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.
      4 Abram partit donc comme l’Eternel le lui avait demandé, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harân.
      5 Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Harân, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan. Quand ils furent arrivés,
      6 Abram traversa le pays jusqu’à un lieu appelé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. A cette époque-là, les Cananéens habitaient le pays.
      7 L’Eternel apparut à Abram et lui dit : —Je donnerai ce pays à ta descendance. Abram érigea là un autel à l’Eternel qui lui était apparu.
      8 Puis il leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse à l’est de Béthel ; il établit son campement entre Béthel, à l’ouest, et Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel à l’Eternel et le pria.
      9 Ensuite Abram repartit vers le sud ; d’étape en étape, il gagna le *Néguev.
      10 Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Egypte pour y séjourner quelque temps, car la famine sévissait dans le pays.
      11 Lorsqu’il approchait de l’Egypte, il dit à Saraï sa femme : —Ecoute, je sais que tu es très belle.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils se diront : « C’est sa femme. » Ils me tueront et te laisseront en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, pour qu’on me traite bien à cause de toi. Ainsi, grâce à toi, ma vie sera épargnée.
      14 En effet, quand Abram arriva en Egypte, les Egyptiens remarquèrent la grande beauté de sa femme.
      15 Des gens de la cour du pharaon la remarquèrent et la vantèrent à leur maître, de sorte qu’elle fut enlevée et emmenée au palais royal.
      16 A cause d’elle, le pharaon traita Abram avec bonté. Il lui offrit des moutons, des chèvres, des bovins, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais l’Eternel infligea de grands maux au pharaon et aux gens de sa maison, à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Alors le pharaon fit venir Abram et lui dit : —Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas dit qu’elle était ta femme ?
      19 Pourquoi l’as-tu présentée comme ta sœur ? A cause de cela, j’en ai fait ma femme. Maintenant, voilà ta femme ; reprends-la et va-t’en !
      20 Et le pharaon chargea ses gens de le reconduire avec sa femme et avec tout ce qu’il possédait.

      Genèse 13

      1 Abram quitta donc l’Egypte avec sa femme et tout ce qu’il possédait en direction du *Néguev. Loth était avec lui.
      2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or.
      3 D’étape en étape, il retourna du Néguev jusqu’à Béthel, au lieu où il avait auparavant établi son campement, entre Béthel et Aï,
      4 c’est-à-dire à l’endroit où était l’autel qu’il avait précédemment érigé, et il y pria l’Eternel.
      5 Loth, qui accompagnait Abram, avait aussi des moutons, des chèvres, des bovins et des tentes,
      6 et le pays ne suffisait pas pour qu’ils puissent habiter ensemble, car leurs troupeaux étaient trop nombreux,
      7 et, de plus, les Cananéens et les Phéréziens habitaient alors le pays. Alors, les bergers d’Abram se disputèrent avec ceux de Loth.
      8 Abram dit à Loth : —Nous sommes de la même famille. Il ne faut donc pas qu’il y ait dispute entre moi et toi, entre mes bergers et les tiens.
      9 Séparons-nous plutôt. Tout le pays est à ta disposition. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche.
      10 Alors Loth regarda et vit toute la plaine du *Jourdain qui s’étendait jusqu’à Tsoar : avant que l’Eternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin de l’Eternel, comme la terre d’Egypte.
      11 Loth choisit donc pour lui toute la plaine du *Jourdain et il se dirigea vers l’est. Ainsi, ils se séparèrent l’un de l’autre.
      12 Abram se fixa dans le pays de Canaan, et Loth s’établit au milieu des villes de la plaine, dressant ses tentes jusqu’aux environs de Sodome.
      13 Or, les gens de Sodome étaient pervertis, ils commettaient de grands péchés contre l’Eternel.
      14 L’Eternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : —Lève les yeux et regarde depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest :
      15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours.
      16 Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre ; si l’on peut compter les grains de poussière de la terre, alors on pourra aussi compter ta descendance.
      17 Lève-toi, parcours le pays en long et en large car je te le donnerai.
      18 Alors Abram déplaça son campement et vint se fixer près des chênes de Mamré aux environs d’Hébron, et il bâtit là un autel à l’Eternel.

      Genèse 14

      1 Il arriva au temps d’Amraphel, roi de Chinéar, d’Aryok, roi d’Ellasar, de Kedorlaomer, roi d’Elam, et de Tideal, roi de Goyim,
      2 que ces quatre rois firent la guerre à Béra, roi de Sodome, à Bircha, roi de Gomorrhe, à Chineab, roi d’Adma, à Chémeéber, roi de Tseboïm et au roi de Béla, c’est-à-dire Tsoar.
      3 Ces derniers rassemblèrent leurs troupes dans la vallée de Siddim que recouvre aujourd’hui la mer Morte.
      4 Pendant douze ans, ils avaient été assujettis à Kedorlaomer, mais la treizième année, ils se révoltèrent.
      5 Un an plus tard, Kedorlaomer se mit en campagne avec les rois qui lui étaient alliés et ils battirent les Rephaïm à Achteroth-Qarnaïm, puis les Zouzim à Ham, et les Emim à Chavé-Qiryataïm.
      6 Ils défirent les Horiens dans leur montagne de Séir, et les poursuivirent jusqu’au chêne de Parân, aux confins du désert.
      7 En revenant sur leurs pas, ils arrivèrent à Eyn-Michpath, — c’est-à-dire Qadech — ravagèrent tout le pays des Amalécites et battirent les Amoréens qui habitaient Hatsatsôn-Tamar.
      8 C’est alors que les rois de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma, de Tseboïm et de Béla, c’est-à-dire Tsoar, s’avancèrent et se mirent en position de combat dans la vallée de Siddim
      9 pour attaquer Kedorlaomer, roi d’Elam, Tideal, roi de Goyim, Amraphel, roi de Chinéar et Aryok, roi d’Ellasar. Ils étaient quatre rois contre cinq.
      10 Les rois de Sodome et de Gomorrhe prirent la fuite. Or, il y avait dans la vallée de Siddim beaucoup de puits de bitume, et des fuyards y tombèrent ; les rescapés s’enfuirent dans la montagne.
      11 Les vainqueurs s’emparèrent de tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, ils prirent toutes leurs réserves de vivres et s’en allèrent.
      12 Ils enlevèrent aussi Loth le neveu d’Abram, avec ses biens, car il demeurait à Sodome.
      13 Un rescapé vint annoncer la nouvelle à Abram l’Hébreu qui habitait près des chênes de Mamré l’Amoréen, un frère d’Echkol et d’Aner ; ces trois frères étaient tous trois des alliés d’Abram.
      14 Quand Abram apprit que son parent avait été emmené captif, il arma trois cent dix-huit hommes bien entraînés, nés dans sa maison, et poursuivit les quatre rois jusqu’à Dan.
      15 Il divisa sa troupe et attaqua les ennemis pendant la nuit avec ses serviteurs, il les battit et les poursuivit jusqu’à Hoba au nord de Damas.
      16 Il récupéra tout le butin, il ramena aussi Loth son parent, ainsi que ses biens, les femmes et les autres prisonniers.
      17 Lorsque Abram revint après avoir battu Kedorlaomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome vint à sa rencontre dans la vallée de Chavé qui est la vallée royale.
      18 Melchisédek, roi de Salem, qui était prêtre du Dieu très-haut, apporta du pain et du vin.
      19 Il bénit Abram en ces termes : —Que le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre bénisse Abram,
      20 et béni soit le Dieu très-haut qui t’a donné la victoire sur tes ennemis ! Et Abram lui donna le dixième de tout le butin.
      21 Le roi de Sodome dit alors à Abram : —Rends-moi les personnes et garde les biens pour toi.
      22 Abram lui répondit : —Je jure à main levée vers l’Eternel, le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre,
      23 que je ne prendrai rien de ce qui t’appartient, pas même un fil ou une courroie de soulier, pour que tu ne puisses pas dire : « J’ai enrichi Abram. »
      24 Je ne veux rien si ce n’est ce qu’ont mangé les jeunes gens. De plus, la part des hommes qui m’ont accompagné, Aner, Echkol et Mamré, eux, ils la prendront.

      Genèse 15

      1 Après ces événements, l’Eternel s’adressa à Abram dans une vision : —Ne crains rien, Abram, lui dit l’Eternel, je suis ton protecteur, ta récompense sera très grande.
      2 Abram répondit : —Eternel Dieu, que me donnerais-tu ? Je n’ai pas d’enfant, et c’est Eliézer de Damas qui héritera tous mes biens.
      3 Tu ne m’as pas donné de descendance, poursuivit-il, et c’est un serviteur attaché à mon service qui sera mon héritier.
      4 Alors l’Eternel lui parla en ces termes : —Non, cet homme-là ne sera pas ton héritier : c’est celui qui naîtra de toi qui héritera de toi.
      5 Puis Dieu le fit sortir de sa tente et lui dit : —Contemple le ciel et compte les étoiles, si tu en es capable. Et il ajouta : Tes descendants seront aussi nombreux qu’elles.
      6 Abram fit confiance à l’Eternel et, à cause de cela, l’Eternel le déclara juste.
      7 Il lui dit : —Je suis l’Eternel qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en possession.
      8 —Seigneur Dieu, répondit Abram, comment aurai-je la certitude que je le posséderai ?
      9 Dieu lui dit : —Va chercher une génisse, une chèvre et un bélier ayant chacun trois ans, une tourterelle et un jeune pigeon.
      10 Abram alla prendre ces animaux, les coupa tous en deux par le milieu, excepté les oiseaux, et pour chacun d’eux disposa les deux moitiés face à face.
      11 Des oiseaux de proie fondirent sur les bêtes mortes, mais Abram les chassa.
      12 Au moment où le soleil se couchait, une grande torpeur s’empara d’Abram et, en même temps, l’angoisse le saisit dans une profonde obscurité.
      13 Le Seigneur lui dit : —Sache bien que tes descendants vivront en étrangers dans un pays qui ne leur appartiendra pas, on en fera des esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.
      14 Mais je punirai la nation qui les aura réduits en esclavage et ils quitteront le pays chargés de grandes richesses.
      15 Quant à toi, tu rejoindras en paix tes ancêtres, et tu seras enterré après une heureuse vieillesse.
      16 C’est seulement à la quatrième génération que tes descendants reviendront ici car, jusqu’à présent, les Amoréens n’ont pas encore mis le comble à leurs crimes.
      17 Lorsque le soleil fut couché et que l’obscurité fut totale, un tourbillon de fumée et une torche de feu passèrent soudain entre les animaux partagés.
      18 Ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram et lui dit : —Je promets de donner à ta descendance tout ce pays, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate,
      19 le pays des Qéniens, des Qeniziens, des Qadmonéens,
      20 des Hittites, des Phéréziens, des Rephaïm,
      21 des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Yebousiens.

      Genèse 16

      1 Saraï, l’épouse d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Mais elle avait une esclave égyptienne nommée Agar.
      2 Elle dit à Abram : —Tu vois que l’Eternel m’a empêchée d’avoir des enfants. Va donc vers ma servante : peut-être aurai-je un fils par son intermédiaire. Abram suivit le conseil de sa femme.
      3 Saraï, femme d’Abram, prit donc sa servante Agar et la donna pour femme à Abram, son mari. Il y avait alors dix ans qu’Abram séjournait au pays de Canaan.
      4 Il s’unit à Agar et elle devint enceinte. Quand elle vit qu’elle attendait un enfant, elle se mit à mépriser sa maîtresse.
      5 Alors Saraï dit à Abram : —C’est toi qui es responsable de l’injure qui m’est faite. J’ai poussé ma servante dans tes bras et depuis qu’elle s’est vue enceinte, elle me méprise. Que l’Eternel soit juge entre nous.
      6 Abram lui répondit : —Ta servante est en ton pouvoir. Agis envers elle comme bon te semblera. Alors Saraï la traita si durement que celle-ci s’enfuit.
      7 L’*ange de l’Eternel la rencontra près d’une source d’eau dans le désert, celle qui se trouve sur le chemin de Chour.
      8 Il lui demanda : —Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? Elle répondit : —Je m’enfuis de chez Saraï, ma maîtresse.
      9 L’ange de l’Eternel lui dit : —Retourne auprès de ta maîtresse et humilie-toi devant elle.
      10 Et il ajouta : Je te donnerai de très nombreux descendants ; ils seront si nombreux qu’on ne pourra pas les compter.
      11 Puis il ajouta : Voici que tu attends un enfant : ce sera un garçon. Tu l’appelleras Ismaël (Dieu entend) car l’Eternel t’a entendue dans ta détresse.
      12 Ton fils sera comme un âne sauvage : il s’opposera à tous et sera en butte à l’opposition de tous, mais il assurera sa place en face de tous ses semblables.
      13 Agar se demanda : —Ai-je réellement vu ici même le Dieu qui me voit ? Et elle appela l’Eternel qui lui avait parlé du nom de Atta-El-Roï (C’est toi le Dieu qui me voit).
      14 C’est pourquoi on appelle ce puits : Beer-Lachaï-Roï (le Puits du Vivant-qui-me-voit). Il se trouve entre Qadech et Béréd.

      Genèse 17

      1 Quand Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel lui apparut et lui dit : —Je suis le Dieu tout-puissant. Conduis ta vie sous mon regard et comporte-toi de manière irréprochable !
      2 Je conclurai une alliance avec toi et je multiplierai ta descendance à l’extrême.
    • Genèse 11

      31 Téra emmena son fils Abram et son petit-fils Loth, fils de Haran. Il emmena aussi sa belle-fille Saraï, femme d’Abram. Il quitta avec eux Our en Chaldée pour aller au pays de Canaan. Ils voyagèrent jusqu’à Haran et s’y installèrent.

      Genèse 12

      1 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai.
      2 Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre. »
      4 Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur. Loth partit avec lui.
      5 Abram prit donc avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth ; ils emportaient toutes leurs richesses et emmenaient les esclaves achetés à Haran. Ils se dirigèrent vers le pays de Canaan. Lorsqu’ils arrivèrent au pays de Canaan,
      6 ils le traversèrent jusqu’au chêne sacré de Moré, à Sichem. – A cette époque, les Cananéens habitaient la région. –
      7 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Je donnerai ce pays à ta descendance. » Abram construisit un autel au Seigneur à l’endroit où il lui était apparu.
      8 De là, il passa dans la région montagneuse, à l’est de Béthel ; il installa son camp entre la ville de Béthel, à l’ouest, et celle d’Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel et il pria Dieu en l’appelant “Seigneur”.
      9 Puis de campement en campement, Abram prit la direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; elle devint si grave qu’Abram partit pour l’Égypte, afin d’y séjourner quelque temps.
      11 Au moment de pénétrer dans ce pays, il dit à sa femme Saraï : « Écoute, je sais que tu es belle.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils se diront que tu es ma femme ; ils me tueront et te garderont en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, afin qu’on me traite bien à cause de toi ; ainsi j’aurai la vie sauve grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram arriva en Égypte, les Égyptiens remarquèrent que sa femme était très belle.
      15 Des officiers du Pharaon la virent et firent son éloge à leur maître. On emmena la femme au palais du roi.
      16 A cause d’elle, le Pharaon se montra bienveillant pour Abram. Il lui donna des moutons, des chèvres et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des ânes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais le Seigneur frappa le Pharaon et sa famille de grands malheurs à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Le Pharaon convoqua Abram et lui demanda : « Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas averti que c’était ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit que c’était ta sœur, si bien que je l’ai prise pour femme ? Maintenant, voilà ta femme ; prends-la et va-t’en ! »
      20 Le Pharaon donna alors à ses serviteurs l’ordre de reconduire Abram à la frontière avec sa femme et tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 13

      1 D’Égypte, Abram retourna au Néguev avec sa femme et tout ce qui lui appartenait. Loth l’accompagnait.
      2 Abram était très riche. Il possédait de grands troupeaux ainsi que beaucoup d’argent et d’or.
      3 Il alla par étapes du Néguev jusqu’à Béthel, là où il avait déjà campé, entre Béthel et Aï,
      4 à l’endroit où il avait construit un autel. Abram y pria Dieu en l’appelant “Seigneur”.
      5 Loth, qui l’accompagnait, possédait lui aussi des troupeaux de moutons, de chèvres et de bœufs ; il avait ses propres tentes.
      6 A cause du grand nombre de personnes et d’animaux, la région ne suffisait pas pour qu’ils y restent ensemble, d’autant plus que les Cananéens et les Perizites habitaient aussi le pays. Il y eut une dispute entre les bergers d’Abram et ceux de Loth.
      8 Alors Abram dit à Loth : « Il ne doit pas y avoir de dispute entre nous, ni entre nos bergers, car nous sommes de la même famille.
      9 Tu as tout le pays devant toi. Séparons-nous : si tu vas vers le nord, j’irai vers le sud ; et si tu vas vers le sud, j’irai vers le nord. »
      10 Loth regarda ; il vit que toute la région du Jourdain était bien arrosée. Jusqu’à Soar, avant que le Seigneur détruise Sodome et Gomorrhe, elle était comme un paradis, comme la vallée du Nil.
      11 Loth choisit pour lui la région du Jourdain et déplaça son campement vers l’est ; c’est ainsi qu’ils se séparèrent.
      12 Abram resta dans le pays de Canaan. Loth campa près des villes de la région du Jourdain et alla planter ses tentes jusqu’à Sodome.
      13 Les habitants de cette ville offensaient gravement le Seigneur par leur mauvaise conduite.
      14 Après que Loth se fut séparé d’Abram, le Seigneur dit à Abram : « Porte ton regard depuis l’endroit où tu es, vers le nord et le sud, vers l’est et l’ouest.
      15 Tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à tes descendants pour toujours.
      16 Je rendrai tes descendants si nombreux que personne ne pourra les compter, pas plus qu’on ne peut compter les grains de poussière sur le sol.
      17 Va, parcours le pays en long et en large, car c’est à toi que je le donnerai. »
      18 Abram déplaça son camp et vint s’installer aux chênes de Mamré, près d’Hébron ; il y construisit un autel au Seigneur.

      Genèse 14

      1 A cette époque, les rois Amrafel de Mésopotamie, Ariok d’Ellasar, Kedor-Laomer d’Élam et Tidal de Goïm
      2 firent la guerre aux rois Béra de Sodome, Bircha de Gomorrhe, Chinab d’Adma, Chéméber de Seboïm et au roi de Béla, c’est-à-dire de Soar.
      3 Ces derniers se rassemblèrent dans la vallée de Siddim, recouverte aujourd’hui par la mer Morte.
      4 Pendant douze ans, ils avaient été soumis à Kedor-Laomer mais, la treizième année, ils s’étaient révoltés.
      5 La quatorzième année, Kedor-Laomer se mit en campagne avec les rois ses alliés. Ils battirent les Refaïtes à Achetaroth-Carnaïm, les Zouzites à Ham, les Émites dans la plaine de Quiriataïm.
      6 Quant aux Horites, ils les battirent chez eux, dans leurs montagnes, au pays de Séir, les poursuivant jusqu’à El-Paran qui est près du désert.
      7 Puis ils revinrent vers En-Michepath, c’est-à-dire Cadès. Ils ravagèrent toute la campagne amalécite et battirent aussi les Amorites qui habitaient Hassasson-Tamar.
      8 Les rois des villes de Sodome, Gomorrhe, Adma, Seboïm et de Béla, c’est-à-dire de Soar, firent sortir leurs troupes ; ils livrèrent bataille dans la vallée de Siddim
      9 aux rois Kedor-Laomer d’Élam, Tidal de Goïm, Amrafel de Mésopotamie, Ariok d’Ellasar, cinq rois contre quatre.
      10 Il y avait de nombreux puits de bitume dans la vallée de Siddim. Les rois de Sodome et Gomorrhe s’enfuirent et ils y tombèrent ; les survivants se réfugièrent dans la montagne.
      11 Les vainqueurs s’emparèrent de tous les biens de Sodome et Gomorrhe et de toutes les réserves de nourriture, puis ils s’en allèrent.
      12 Loth, le neveu d’Abram, habitait Sodome ; ils l’emmenèrent aussi avec tous ses biens.
      13 Un fuyard vint annoncer cette nouvelle à Abram l’Hébreu qui s’était installé aux chênes de l’Amorite Mamré. Mamré était frère d’Èchekol et d’Aner ; tous trois étaient les alliés d’Abram.
      14 Quand Abram apprit que son neveu avait été fait prisonnier, il mobilisa ses partisans, les trois cent dix-huit hommes de son clan, et se lança à la poursuite de l’ennemi jusqu’à Dan.
      15 Abram répartit ses serviteurs en plusieurs groupes et attaqua de nuit. Il battit les rois et les poursuivit jusqu’à Hoba, au nord de Damas.
      16 Il récupéra tout le butin, ainsi que Loth son neveu avec ses biens, les femmes et les autres prisonniers.
      17 Quand Abram revint après sa victoire sur Kedor-Laomer et les rois ses alliés, le roi de Sodome vint à sa rencontre dans la vallée de Chavé, c’est-à-dire la vallée du Roi.
      18 Melkisédec, qui était roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut, apporta du pain et du vin.
      19 Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut qui a créé le ciel et la terre !
      20 Merci au Dieu très-haut qui a livré tes ennemis en ton pouvoir ! » Alors Abram lui donna un dixième de tout le butin.
      21 Le roi de Sodome dit à Abram : « Donne-moi les gens et garde les biens matériels. »
      22 Abram lui répondit : « Je lève ma main vers le Seigneur, le Dieu très-haut qui a créé le ciel et la terre :
      23 Je jure que je ne prendrai rien de ce qui t’appartient, pas même un fil ou une courroie de sandale. Ainsi tu ne pourras pas dire : “J’ai enrichi Abram.”
      24 Je ne garderai rien pour moi. J’accepte seulement ce que mes gens ont mangé et la part de mes alliés, Aner, Èchekol et Mamré, qui ont droit à cette part. »

      Genèse 15

      1 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « N’aie pas peur, Abram ! Je suis ton protecteur et je te donnerai une grande récompense. »
      2 Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, à quoi bon me donner quelque chose ? Je suis sans enfant, tu ne m’as pas accordé de descendant. Mon héritier, celui qui recevra mes biens, c’est Éliézer de Damas, un de mes domestiques. » –
      4 « Non, dit le Seigneur, ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais un fils né de toi. »
      5 Puis il fit sortir Abram de sa tente et lui dit : « Regarde le ciel et compte les étoiles si tu le peux. » Et il ajouta : « Comme elles, tes descendants seront innombrables. »
      6 Abram eut confiance dans le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur le considéra comme juste.
      7 Il lui dit : « Je suis le Seigneur qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner en propriété ce pays où tu es. » –
      8 « Seigneur Dieu, demanda Abram, comment pourrai-je être sûr que je le posséderai ? »
      9 Le Seigneur lui dit : « Amène-moi une génisse, une chèvre et un bélier de trois ans chacun, une tourterelle et un pigeon. »
      10 Abram amena ces animaux. Il les partagea par le milieu, à l’exception des oiseaux, et plaça chaque moitié vis-à-vis de l’autre.
      11 Des vautours s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.
      12 Au coucher du soleil, Abram tomba dans un profond sommeil ; une grande et sombre terreur s’empara de lui.
      13 Le Seigneur lui dit : « Sache bien que tes descendants séjourneront dans un pays étranger ; ils y seront esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans.
      14 Mais après que j’aurai puni le peuple dont ils seront les esclaves, ils pourront partir en emportant de grands biens.
      15 Quant à toi, tu mourras en paix et tu seras enterré après une heureuse vieillesse.
      16 Tes descendants ne reviendront ici qu’à la quatrième génération, car les Amorites n’ont pas encore dépassé la mesure dans leurs crimes pour que je les chasse. »
      17 Quand le soleil fut couché et l’obscurité complète, soudain un brasier d’où s’échappaient flammes et fumée passa entre les moitiés d’animaux.
      18 Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram. Il lui dit : « A tes descendants je donne ce pays, depuis le torrent d’Égypte jusqu’à l’Euphrate, le grand fleuve :
      19 c’est le territoire des Quénites, des Quenizites, des Quadmonites,
      20 des Hittites, des Perizites, des Refaïtes,
      21 des Amorites, des Cananéens, des Guirgachites et des Jébusites. »

      Genèse 16

      1 Saraï, la femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Mais elle avait une esclave égyptienne nommée Agar.
      2 Saraï dit à son mari : « Tu vois : le Seigneur m’a empêchée d’avoir des enfants. Je pourrai peut-être avoir un fils grâce à mon esclave. Passe la nuit avec elle. » Abram accepta la proposition de Saraï.
      3 Saraï prit alors son esclave Agar et la donna comme femme à Abram son mari. Il y avait dix ans qu’Abram habitait le pays de Canaan.
      4 Abram passa la nuit avec Agar, qui devint enceinte. Quand elle sut qu’elle attendait un enfant, elle regarda sa maîtresse avec mépris.
      5 Saraï dit alors à Abram : « A toi de supporter les conséquences de l’injure qui m’est faite ! C’est bien moi qui ai mis mon esclave dans tes bras, mais depuis qu’elle s’est vue enceinte, elle s’est mise à me mépriser. Que le Seigneur soit juge entre toi et moi ! »
      6 Abram lui répondit : « C’est ton esclave, elle est en ton pouvoir. Fais-lui ce qui te plaît. » Alors Saraï maltraita tellement Agar que celle-ci s’enfuit dans le désert.
      7 L’ange du Seigneur la vit près de la source qui est sur la route de Chour
      8 et lui demanda : « Agar, esclave de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? » Elle répondit : « Je me suis enfuie de chez ma maîtresse. » –
      9 « Retourne auprès de ta maîtresse, reprit l’ange, et sois-lui soumise.
      10 Le Seigneur te donnera des descendants en si grand nombre qu’on ne pourra pas les compter.
      11 Tu vas avoir un fils. Tu l’appelleras Ismaël, car le Seigneur a entendu ton cri de détresse.
      12 Ton fils sera comme un âne sauvage. Il combattra contre tous et tous combattront contre lui. Il vivra seul, à l’écart de tous ses semblables. »
      13 Agar se demandait : « Ai-je réellement vu Celui qui me voit ? » et elle donna ce nom au Seigneur qui lui avait parlé : “Tu es El-Roï, le Dieu qui me voit.”
      14 C’est pourquoi le puits qui se trouve entre Cadès et Béred est appelé puits de Lahaï-Roï, ou puits du Vivant qui me voit.

      Genèse 17

      1 Quand Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, le Seigneur lui apparut et lui déclara : « Je suis le Dieu tout-puissant. Vis toujours en ma présence et sois irréprochable.
      2 Je vais établir mon alliance entre toi et moi et te donner un très grand nombre de descendants. »
    • Genèse 11

      Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 13

      1

      Abram revient d'Égypte avec de grandes richesses. (Genèse 13:1-4)
      Conflit entre les bergers d'Abram et de Lot. Abram donne à Lot le choix du pays. (Genèse 13:5-9)
      Lot choisit de demeurer à Sodome. (Genèse 13:10-13)
      Dieu renouvelle sa promesse à Abram, Lorsqu'il retourne à Hébron. (Genèse 13:14-18)

      Abram était très riche : il était très puissant, surtout en tant qu'Hébreux ; les riches traînent souvent des fardeaux qui sont collés à eux, tel l'argile, Hab 2:6.

      Quand on devient riche, on devient sujet à la crainte, à la tentation, aux abus, aux remords lors des pertes et enfin, au bout du compte, à la fatalité de tout abandonner à la fin de sa vie. Dieu, toutefois, dans Sa providence, permet à des hommes bons de devenir riches, et dans le cas d'Abram il avait l'aisance sans en supporter les inconvénients, Proverbes 10:22.

      Bien qu'il soit difficile pour un riche, d'entrer dans le royaume des cieux, cela se produit quelquefois, Marc 10:23,24. La prospérité, si elle est bien gérée peut être un ornement à la piété et une opportunité à la pratique abondante du bien.

      Abram partit pour Béthel. Il n'avait plus son autel, il ne pouvait donc plus offrir de sacrifices ; mais il implora le Nom de l'Éternel. Un homme de Dieu sans prière est comme un homme vivant sans souffle.

      5 Les richesses sont non seulement à l'origine des disputes, elles sont également souvent à l'origine de beaucoup de problèmes ; elles conduisent à des querelles en rendant les hommes orgueilleux, remplis de convoitise. Les richesses de ce monde sont bien minces et limitées. La pauvreté et le travail, le besoin et la transhumance ne pouvaient séparer Abram et Lot, mais les richesses, par contre, en furent bien capables. Les mauvais serviteurs sont souvent, par leur orgueil, leurs passions, leurs mensonges et leurs calomnies, à l'origine de discordes au sein même des familles et de leur entourage. La pire des difficultés était occasionnée par l'occupation du pays à la fois par les Cananéens et par les Phérésiens. Les querelles des professeurs sont à l'origine des reproches que l'on fait à la religion et sont l'occasion des blasphèmes que les ennemis lancent au Seigneur. Il est bon de sauvegarder la paix, de veiller à ce qu'elle ne soit pas rompue ; mais la tâche suivante consiste, une fois les disputes arrivées, à les étouffer rapidement. Abram a bien essayé d'enrayer le conflit, malgré les pouvoirs qu'il avait en tant que patriarche de cette famille. Il a montré qu'il était un homme de paix, qu'il était en phase avec ses convictions, au point de pouvoir détourner la colère naissante par des solutions pacifiques. Ceux qui veulent conserver la paix se doivent de ne pas répondre aux vaines discussions par des propos similaires. Et avec un esprit condescendant, Abram cherchait la paix, même au prix d'une certaine humilité. Quelle que soit l'attitude des autres, le peuple de Dieu se doit de rechercher la paix. Cette recherche, d'Abram était vraiment active. Sachons nous contenter de ce que nous avons ; ne tombons pas dans la convoitise des choses meilleures, où des pays qui paraissent enchanteurs. Ceux qui se vantent d'être religieux se doivent d'éviter soigneusement toute dispute. Beaucoup se targuent d'être pour la paix, mais en fait ne font rien en sa faveur : il n'en fut pas ainsi pour Abram. Si Dieu a souhaité notre propre réconciliation, recherchons, en retour, le bien des autres.

      Bien que Dieu ait promis à Abram de donner ce pays à sa semence, Il en a donné un autre à Lot, équivalent ou même meilleur, bien que ce dernier ne soit pas au bénéfice de la protection et de la promesse divines. C'est un noble sentiment que la recherche de la paix.

      10 Aussitôt qu'Abram a offert le choix à Lot, celui-ci s'empressa d'accepter. Les passions et l'égoïsme rendent les hommes grossiers. Lot a préféré la richesse de la terre, espérant ainsi prospérer. Mais qu'en advint-il ? Ceux qui, par le choix de leurs relations, de leur vocation, de leur demeure ne sont guidés que par la convoitise de la chair et des yeux et par l'orgueil, ne peuvent s'attendre à recevoir l'approbation ou la bénédiction divine. Ils finissent souvent par être désappointés, particulièrement par les choses sur lesquelles ils comptaient. Dans tous nos choix, ce principe devrait être une règle : les conditions les meilleures pour nous doivent d'abord être excellentes pour nos âmes. Lot a sous estimé la méchanceté des habitants de ce pays. Les hommes de Sodome étaient impudents et pécheurs. Cette ville se caractérisait par l'iniquité, l'orgueil, l'abondance et l'oisiveté, Eze 16:49. Dieu accorde souvent l'abondance aux pécheurs les plus pervers, ce qui peut frustrer beaucoup d'hommes pieux vivant dans leur entourage ; cela peut être d'autant plus cruel si c'est, comme pour Lot, à la suite d'un mauvais choix.
      14 Ceux qui sont le plus disposés à recevoir la visite de la Grâce divine sont ceux qui ont le cœur en paix, dépourvu de passions malsaines. Dieu désire vraiment nous bénir lorsque nous délaissons des biens au profit d'une paix avec notre entourage. Quand nos parents sont loin de nous, Dieu, lui, ne l'est jamais. Remarquez également les promesses de bénédictions que l'Éternel a faites à Abram, pour le fortifier. Il lui a promis deux choses : un pays plein de richesses et une descendance nombreuse pour réjouir son cœur. Les perspectives que peut nous montrer la foi sont plus belles et plus abondantes que celles que nous révèle notre champ de vision. Dieu a proposé à Abram de parcourir le pays, non pas dans le but de s'y fixer, mais en vue de migrer vers une meilleure destination : Canaan. Abram construit un autel, en signe de remerciement à l'Éternel. Quand Dieu vient nous rencontrer pour nous annoncer Ses promesses, Il s'attend à ce que nous l'écoutions avec un cœur humble et plein de louange. Lorsque il rencontre des difficultés, le véritable croyant doit savoir qu'il est bénéfique pour lui de s'appuyer sur l'héritage glorieux que le Seigneur lui a préparé.

      Genèse 14

      1

      La guerre des rois, Lot est fait prisonnier. (Genèse 14:1-12)
      Abram sauve Lot. (Genèse 14:13-16)
      Melchisédek bénit Abram. (Genèse 14:17-20)
      Abram restaure la paix. (Genèse 14:21-24)

      Les guerres entre les différentes nations constituent l'histoire, mais nous n'aurions eu aucun écho des faits relatés dans ce chapitre si Abram et Lot n'avaient été concernés. Le cœur plein de convoitise, Lot s'est établi dans un riche pays, gâté cependant par la méchanceté de Sodome. Ses habitants avaient le cœur rempli du désir de vengeance, comparé aux descendants de Canaan. Ces envahisseurs venaient de Chaldée et de Perse et n'avaient possédé que des royaumes relativement modestes. Ils ont vite identifié tous les biens de Lot. Bien que ce dernier soit vertueux et fils du frère d'Abram, il vivait avec les problèmes dus à ceux qu'il côtoyait. Ni notre piété, ni le fait d'être en communion avec le Ciel, ne peuvent garantir notre sécurité, si les jugements divins ne sont pas en notre faveur. Le prix à payer lorsqu'un un honnête homme se trouve parmi les méchants, peut être énorme : il est sage de se séparer, où au moins, de se distinguer de telles personnes, 2Corinthiens 6:17.

      Il eut mieux valu que ce parent d'Abram soit plutôt en sa compagnie ou à son service. Si Lot a choisi de demeurer à Sodome, il a dû en assumer tous les problèmes résultants.

      Quand nous nous écartons du chemin dicté par notre devoir, nous nous plaçons délibérément loin de la protection divine, et nous ne devons pas nous attendre à prospérer ou à être bénis. Les vainqueurs prirent tous les biens de Lot ; il est normal de recevoir la juste rétribution de notre conduite, à savoir être privé de la communion divine, quand nous nous éloignons du Seigneur.

      13 Abram profita de cette opportunité pour fournir à Lot la preuve de sa réelle amitié.

      Nous devrions être toujours prêts à secourir ceux qui sont en détresse, en particulier nos parents et nos amis. Et si les autres peuvent avoir failli à leur devoir, à notre égard, cela ne doit pas nous empêcher d'accomplir le nôtre, en les aidant.

      Abram a délivré les captifs. À chaque occasion, pratiquons le bien !

      17 On dit de Melchisédek qu'il était roi de Salem, peut-être à l'endroit même de la future ville de Jérusalem ; on dit aussi de lui qu'il n'était simplement qu'un homme. Dans le nouveau testament, Heb 7:3, il est mentionné que l'histoire biblique ne révèle aucune information sur ses ancêtres. Ce silence des Écritures est destiné à orienter nos pensées vers Christ. Le pain et le vin ont bien réconforté les serviteurs d'Abram ; il est intéressant de constater que Christ a repris les même symboles pour le mémorial de son corps et de son sang, qui représentent la chair et le breuvage de l'âme.

      Melchisédek a béni Abram, au Nom du Dieu Très-Haut. Il a également béni l'Éternel pour ce qu'Il a fait à Abram. Nous devrions rendre grâce, à la fois, pour les bénédictions que nous recevons, et pour celles que les autres reçoivent. Jésus Christ, notre Grand Prêtre, est le médiateur, à la fois pour nos prières et pour nos louanges, non seulement pour celles que nous adressons directement à Dieu mais aussi pour celles qu'Il Lui adresse en notre faveur. Abram donna le dixième de son butin, Heb 7:4. Quand Dieu nous envoie un don généreux, nous devons, en retour, exprimer rapidement notre gratitude, par des actes de piété et de charité. Jésus Christ, notre grand Melchisédek, doit recevoir notre hommage et être humblement reconnu comme notre Roi et notre Prêtre, non seulement avec notre dîme, mais aussi avec tout ce que nous devons Lui abandonner.

      21 L'offre du Roi de Sodome envers Abram est remarquable : « donne-moi les personnes et prends pour toi les richesses ».

      La gratitude nous enseigne de récompenser dignement ceux qui ont été au delà de toutes fatigues et de tous risques pour accomplir des services à notre égard. Abram a refusé, avec sagesse, l'offre qui lui était proposée. Son refus était motivé par une bonne raison : « Afin que tu ne dises pas : j'ai enrichi Abram ». Cela reflétait bien la promesse et la recommandation divines de ne pas s'enrichir avec le butin de Sodome. Les enfants de Dieu doivent prendre garde à ne pas jouir des biens mercantiles ou de ce qui touche à la convoitise. Abram a préféré placer sa confiance dans le Maître des cieux et de la terre.

      Genèse 15

      1

      ieu encourage Abram. (Genèse 15:1)
      La promesse divine, Abram est justifié par la foi. (Genèse 15:2-6)
      Dieu promet de donner Canaan à la descendance d'Abram. (Genèse 15:7-11)
      La promesse confirmée dans une vision. (Genèse 15:12-16)
      La promesse confirmée par un signe. (Genèse 15:17-21)

      Dieu promet pour toujours à Abram la sécurité et le bonheur. « Je suis ton bouclier » ; autrement dit, Je suis un bouclier pour toi, qui t'accompagne réellement. La prise en considération de Dieu, vu en tant que bouclier toujours disponible, place les siens en sécurité, les entoure, les protège de tout mal et de toute crainte, les prédisposant à la méditation.
      2 Bien que nous ne devions jamais nous plaindre de Dieu, nous pouvons cependant Lui exprimer nos requêtes et nos doléances. Un esprit abattu ira volontiers se confier à un ami fidèle et bienveillant. Le problème d'Abram était de ne pas avoir d'enfant ; il n'avait en réalité pratiquement aucune descendance ; ce désir si intense finissait par lui causer des soucis, à tel point qu'il rejetait tout réconfort. On pourrait reprocher à Abram de rejeter toute forme de réconfort extérieur. Mais alors, on pourrait supposer, ce qui est tout à son honneur, qu'il se référait à la Semence promise. Ne soyons pas satisfaits tant que nous n'avons pas, en Christ, de toute évidence, tous nos intérêts accomplis ; que deviendrais-je, loin de Christ ?

      Si nous persévérons dans la prière, avec humilité et en toute soumission à la volonté divine, notre démarche ne sera pas vaine.

      Dieu a fait à Abram la promesse formelle qu'i aurait un fils. Les chrétiens peuvent se confier en Dieu pour tout ce qui concerne les choses courantes de leur vie ; mais la foi par laquelle ils sont justifiés fait toujours référence à la personne et à l'œuvre de Christ. Abram crût en Christ, la Promesse ayant vécu la mort, à travers Dieu, Romains 4:24.

      Par la foi en Son sang, on obtient le pardon des péchés !

      7 Abram a reçu l'assurance qu'il hériterait du pays de Canaan. Dieu, à l'inverse des hommes, ne promet jamais davantage que ce qu'Il veut accomplir. Abram a exécuté ce que Dieu lui avait commandé de faire. Il a divisé les bêtes par le milieu, selon l'usage qui était prescrit dans la loi, Jer 34:18,19. Dès que tout fut prêt et conforme, Abram attendit le signe que Dieu devait lui donner. Une attention particulière doit être observée lors de nos sacrifices spirituels. Quand les vaines pensées, comme ces oiseaux de proie qui survinrent sur les bêtes d'Abram, assaillent nos sacrifices, nous devons les chasser et veiller à attendre Dieu, sans détourner notre attention.
      12 Un sommeil profond tomba sur Abram ; c'est alors qu'une grande frayeur et une grande obscurité tombèrent sur lui : quel changement soudain ! Les enfants de Dieu ne marchent pas toujours dans les voies de la lumière. Plusieurs événements ont été prédits à Abram.

      1. La souffrance de sa descendance pendant une longue période. Ses enfants seront alors des étrangers. Les héritiers des cieux sont également étrangers sur terre. Les Israélites serviront ; si les Cananéens ont servi sous la malédiction, les Hébreux, quant à eux, l'ont fait sous la bénédiction, malgré leurs souffrances. Ceux qui sont bénis et bien-aimés de Dieu sont souvent affligés par les méchants.

      2. Le Jugement des ennemis de la semence d'Abram. Bien que Dieu puisse permettre aux oppresseurs et aux persécuteurs du peuple d'Israël, de le bafouer pendant un certain temps, tôt ou tard Il se souviendra d'eux.

      3. Ce grand événement, la délivrance des descendants d'Abram hors d'Égypte, est ici annoncée.

      4. Le merveilleux établissement dans le pays de Canaan. Ils reviendront vers le pays promis. Le péché croît graduellement.

      Chez certaines personnes, l'état de péché augmente aussi inéluctablement. La connaissance des événements futurs peut rarement nous encourager. Dans la plupart des familles, même les plus heureuses, il y a tant d'afflictions, que Dieu, dans sa miséricorde, dissimule ce qui doit arriver aux uns et aux autres.

      17 La fournaise fumante et la flamme représentent probablement les jugements sévères et les merveilleuses délivrances qui concernèrent les Israélites dans les années qui suivirent cette vision. Ces deux symboles qui passèrent entre les animaux, les ont brûlé, accomplissant ainsi un sacrifice, attestant favorablement le sentiment divin. Cela laisse entendre que l'alliance avec Dieu est authentifiée par les sacrifices, Psaume 50:5. Et nous pouvons savoir qu'Il accepte nos sacrifices en ce qu'Il illumine nos âmes et nous anime de sentiments de piété. Les frontières de la terre promise sont définies. Plusieurs nations, ou tribus sont mentionnées et doivent partir pour laisser la place aux descendants d'Abram. Dans ce chapitre, nous pouvons remarquer, dans la foi d'Abram, la présence d'une certaine lutte, suivie d'une victoire triomphante sur l'incrédulité. Ne vous étonnez pas, chers croyants, si vous traversez des périodes sombres, pleines de détresse. Mais il n'est pas dans la volonté de Dieu de vous voir chuter : ne craignez pas, car tout ce qui a été accordé à Abram vous le sera également.

      Genèse 16

      1

      araï donne Agar à Abram. (Genèse 16:1-3)
      La mauvaise conduite d'Agar envers Saraï. (Genèse 16:4-6)
      L'Ange commande à Agar de retourner, La promesse qui lui fut faite, naissance d'Ismaël. (Genèse 16:7-16)

      Saraï, n'espérant plus avoir d'enfant, a proposé à Abram de prendre une autre épouse, afin qu'il ait une descendance ; en prenant une femme parmi ses serviteurs, ses enfants resteraient ainsi en sa propriété. Tout cela a été fait délibérément, sans demander l'avis du Seigneur. Toutes les œuvres faites sans l'approbation de la puissance divine sont vaines. Cette histoire en est un triste exemple et révèle une suite de nombreuses inquiétudes. Dans chaque situation de la vie, il y a une croix à porter : beaucoup de tests de notre foi font l'objet d'une patiente soumission, attendant l'heure prévue par le Seigneur, en nous faisant utiliser uniquement les moyens qu'Il nous a laissés sur le chemin de la croix. Les tentations folles peuvent paraître honnêtes et tout à fait convenables. La sagesse de la chair nous éloigne de la voie divine. Cela ne devrait pas être notre cas si nous demandons conseil à Dieu, par la lecture de Sa Parole et par la prière, avant d'accomplir ce qui peut nous paraître douteux.
      4 Le malheureux mariage d'Abram avec Agar a bien vite été générateur de méchanceté. Ne soyons pas étonnés lorsque les fautes et la douleur nous poursuivent, après avoir quitté la voie que nous dictait notre devoir. C'est bien ce qui est arrivé dans ce texte. Les passions des uns engendrent souvent des querelles avec les autres, au sujet des actes dont les premiers sont seuls responsables. Saraï a donné sa servante à Abram, en disant : « L'outrage qui m'est fait retombe sur toi ».

      Ce genre de propos n'est jamais tenu avec sagesse, mais plutôt avec colère et orgueil. Ceux qui ne pratiquent pas toujours l'équité et qui se vantent de suivre les voies du Seigneur sont vraiment imprudents et audacieux, ils courent à la ruine. Agar a oublié qu'elle fut la première à lancer la provocation, en méprisant sa maîtresse. Ceux qui souffrent par leurs fautes devraient savoir en endurer patiemment les conséquences, \\#1Pe 2:20\\.

      7 Lorsque l'ange apparut à Agar, celle-ci était loin de chez elle, loin du chemin qu'elle devait suivre, elle était en fait égarée. C'est une grande grâce d'être arrêté sur le chemin de notre iniquité, soit par la voix de notre conscience ou par la providence divine. « D'où viens-tu » ? L'ange continua en lui demandant de considérer quel était son véritable devoir et quels étaient ses privilèges de par son appartenance à la famille d'Abram. Il est bon de vivre au sein d'une famille religieuse et d'en considérer tous les avantages. Sais-tu où ta voie te mène ? Tu cours sur la voie du péché ; si Agar était retournée en Égypte, elle aurait retrouvé les idoles de ce pays, au travers des dangers du désert qu'elle aurait continué de traverser. Souvenons-nous qui nous sommes, où se trouve notre devoir. Regardons d'où nous venons, cela nous révélera notre péché et notre folie. Prenons conscience de notre destination, méfions-nous des dangers et de la misère encourus.

      Ceux qui quittent leur demeure, là où leur devoir est tracé, doivent rebrousser chemin rapidement. La volonté qui découle de la déclaration de l'ange nous montre qu'il s'agissait vraiment de la Parole du Fils de Dieu. Agar n'a pu qu'admirer la grâce du Seigneur, car dans son état méprisable, elle a reçu la visite de son Dieu. L'ange lui a demandé de s'humilier et de retourner vers Saraï, sa maîtresse. Puissions-nous tirer profit de cet enseignement, et nous verrons alors Dieu nous assister !

      Genèse 17

      1

      Dieu renouvelle son alliance avec Abram. (Genèse 17:1-6)
      La circoncision est instituée. (Genèse 17:7-14)
      Le nom de Saraï changé, la promesse d'Isaac. (Genèse 17:15-22)
      Abraham et sa famille sont circoncis. (Genèse 17:23-27)

      L'engagement divin s'est accompli en temps voulu. La semence promise était en réalité Christ, avec les chrétiens en Son sein. Tous ceux qui, comme Abram, marchent par la foi, sont bénis et sont participants des mêmes promesses de bénédiction qui lui ont été adressées. Pour marquer ce témoignage, son nom fut changé d'Abram, « père élevé » en Abraham, « père d'une multitude ». Toute la joie et l'amour inhérents au monde chrétien découlent en partie d'Abraham et de sa Semence.
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