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ABRAHAM

Le plus célèbre des patriarches, appelé communément le Père des Croyants, (cf. Ro 4:12 etc.) ou encore, par Jas 2:23 et par le Coran, l'Ami de Dieu. Son nom semble avoir été primitivement Abram (cf. les noms hébreu Abiram et babyl. Abiramou). Les récits de la Genèse concernant ce grand ancêtre du peuple hébreu sont essentiellement des traditions populaires. Bien avant d'être mises par écrit, ces traditions ont été transmises oralement d'une génération à une autre ; les vieux conteurs ont amalgamé en elles des souvenirs de faits ou de personnages historiques, des notions sur les origines des peuples, des épisodes épiques, de profondes expériences religieuses ; et tout cet ensemble a traversé les siècles, conservant d'une part (grâce au sérieux des conteurs et aux exigences de leur auditoire habitué à certains traits et à certains effets toujours identiques), une remarquable fixité, et d'autre part s'enrichissant progressivement de nouveaux traits et de nouveaux effets en harmonie avec les dispositions, les goûts, les expériences des auditeurs et des conteurs. Il suit de là que les récits concernant Abraham ne doivent être considérés, ni comme des procès-verbaux minutieusement établis, ni comme des histoires inventées de toutes pièces. Il appartient aux chercheurs de mettre au jour par une étude patiente et éclairée (que les découvertes archéologiques en cours peuvent grandement faciliter) le fond historique solide qui est à la base de ces traditions. Quant aux croyants, les riches expériences religieuses contenues dans ces vieux récits les leur rendront toujours précieux et bienfaisants, quelles que puissent être à leur sujet les hypothèses changeantes des historiens.

Il pourrait sembler au premier abord qu'il y a une tradition concernant Abraham, cohérente et harmonieuse.

En réalité cette tradition est formée d'éléments de provenances diverses dont la plupart paraissent avoir eu, au cours des âges, leur existence propre, et qu'il y a avantage à considérer séparément et successivement :

Voir Atlas 2

Le départ de Babylonie (Ge 12:1-9, J). Sur l'ordre de Dieu, Abraham quitte sa patrie et se met en route « vers le pays que l'Éternel lui montrera ». Le point de départ de ce voyage est, d'après Ge 12:5, Caran (N. -O, de la Mésopotamie) et, d'après Ge 11:31, Our-Kasdim (Our des Caldéens ; voir Ur). Le point d'arrivée est la Palestine centrale (Sichem, Béthel), d'où Abraham pousse ensuite vers le sud. Le narrateur a voulu avant tout mettre en lumière la foi du patriarche. (cf. Heb 11:8)

Le séjour en Egypte (Ge 12:10-20, J). Cette tradition, où ils montraient le grand ancêtre trompant victorieusement le célèbre pharaon d'Egypte, en faisant passer Sara pour sa soeur, était particulièrement chère aux conteurs hébreux. Preuve en soit l'existence de deux doublets où réapparaît la même aventure, mais en relation alors avec Abimélec (Ge 20, E ; 26:7-11, J).

La séparation d'avec Lot (Ge 13, J). Abraham, l'homme de foi, apparaît ici comme un homme de paix. Le narrateur vante la générosité de l'Ancêtre (bientôt récompensée d'ailleurs par une belle promesse), mais il se réserve malicieusement de montrer plus tard qu'en croyant faire une bonne affaire, Lot a en réalité choisi la mauvaise part.

Abraham et les rois (Ge 14). Ce chapitre, qui ne se rattache à aucun des grands documents dont est formée la plus grande partie de la Genèse, paraît contenir, à côté de développements postérieurs, des renseignements historiques de grande valeur. En particulier le souvenir de la rencontre d'Abraham avec Melchisédec, roi de (Jéru) Salem, a dû se conserver vivant dans le cercle des Jérusalémites, (cf. Ps 110:4) et l'antiquité sémitique a connu plusieurs exemples d'individualités croyantes semblables à celle de ce prêtre d'El-Élion que la tradition jugeait digne de bénir Abraham.

Promesses à Abraham (Ge 15, JE). L'Éternel fait à Abraham la promesse inattendue d'une descendance (ici encore le narrateur exalte la foi de l'Ancêtre : Ge 15:6, cf. Ro 4:3, Ga 3:6). Et, dans le cadre d'un rituel sacrificiel très ancien, une véritable alliance est conclue entre Dieu et son serviteur fidèle.

Agar et Ismaël (Ge 16:1-14, J et 21, E). Ces deux récits, nettement parallèles, ont un caractère ethnique très marqué. En faisant d'Ismaël un bâtard d'Abraham, ils expliquent à la fois la parenté et l'hostilité entre Israélites et Ismaélites. Et, en racontant comment Agar et son fils furent chassés au désert, ils rendent compte du caractère nomade de leurs descendants.

La circoncision (Ge 17). Ce fragment appartient à P ; mais en faisant remonter la circoncision jusqu'à Abraham, il semble plus près des faits que les récits de Ex 4 et Jos 5. Ceux-ci en effet paraissent faire de la circoncision un usage spécifiquement israélite, alors qu'en réalité les peuples voisins d'Israël (les Abrahamides) la pratiquaient aussi.

Abraham reçoit une visite divine. (Ge 18:1-15), (J) Récit coloré, vivant, très ancien, mais où se montre clairement le travail de remaniement opéré sur la tradition par les âges successifs. Dans Ge 18:2,4,5,8,16 il est en effet parlé de « trois hommes » qui viennent visiter Abraham, et dans les Ge 18:8,13,14,15 c'est Dieu lui-même qui est le visiteur, sans que l'on puisse savoir si les « trois hommes » ont été introduits pour éviter l'anthropomorphisme choquant d'un Dieu qui mange et boit, ou si c'est le nom de l'Éternel qui a été substitué à la mention jugée trop polythéiste d'une pluralité de visiteurs divins.

L'intercession d'Abraham (Ge 18:16-33, J). Prévenu par l'Éternel de ses intentions à l'égard de Sodome, Abraham prie pour la ville coupable au nom de quelques justes qu'elle peut contenir. Deux grandes pensées inspirent ce récit : celle de la puissance de l'intercession, et celle de la solidarité qui permettrait à dix justes de sauver par leur justice toute une population pécheresse. A de telles hauteurs d'intuition religieuse, les questions de date n'ont plus qu'un très mince intérêt.

10° Sodome et Gomorrhe punies de leur péché, (Ge 19:1-29), (J) Dans cette tradition revivent peut-être de vieux souvenirs relatifs à un cataclysme dont aurait eu à souffrir la région au Sud de la mer Morte. Mais ce qui mérite surtout d'être relevé, c'est le motif de la catastrophe : pour la conscience israélite, bien avant les prophètes, la cause d'une calamité de cette espèce ne peut être qu'un péché.

11° Les filles de Lot (Ge 19:30-38 J). De nouveau une tradition ethnique, très ancienne. Pas plus que les Ismaélites, les Moabites et les Ammonites ne sont de purs Abrahamides : ils descendent de Lot, et de quelle manière !

12° Abraham et Abimêlec. (Ge 20:1-17 21:22-32, E) Séjournant le plus souvent dans le S. de la Palestine (Négeb), Abraham se trouve avoir affaire, à Guérar, au roi (philistin ? Ge 21:31) Abimélec avec lequel, à la suite de divers démêlés, il fait finalement alliance. Cette histoire avait pour les Israélites postérieurs un grand intérêt, parce qu'ils y voyaient la consécration de leurs droits sur Béer-Séba, localité frontière et lieu de culte réputé.

13° Le sacrifice d'Isaac (Ge 22, E). D'autres peuples ont des traditions analogues (Phéniciens, Grecs), mais ici le récit est particulièrement animé et émouvant. A travers le texte actuel semblent transparaître, d'une part, certaines données sur un très antique sanctuaire (l'étymologie de Morija : Ge 22 2,14 est obscure ; Gunkel conclut d'une étude très ingénieuse qu'il devait s'agir primitivement d'un lieu de culte appelé Ieruel), et d'autre part un mouvement de protestation contre les sacrifices d'enfants dont la pratique, extrêmement ancienne, s'est maintenue très longtemps en Israël (la fille de Jephté, Jug 11:34-40, cf. aussi Mic 6:7). Avec la simplicité des anciens âges, le conteur met la demande du sacrifice dans la bouche même de Dieu. Mais c'est afin de mieux montrer ensuite que Dieu lui-même refuse l'offrande contre nature. Le verset 12 est le diamant spirituel auquel tout le récit sert d'écrin : « Parce que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je reconnais que tu crains Dieu ! »

14° La caverne de Macpela (Ge 23). P, dont les données sur Abraham sont en général squelettiques, raconte ici tout au long, et avec des notations psychologiques très exactes, l'achat de cette caverne (située à Hébron) comme sépulture pour Sara. Il a évidemment trouvé ce récit dans une tradition ancienne, laquelle se plaisait à revendiquer pour Israël la légitime possession de ce lieu saint : le tombeau des grands ancêtres.

15° Le mariage d'Isaac (Ge 24, J). L'une des histoires les plus touchantes de l'A.T. On sent la joie du conteur à décrire la fidélité et la piété du serviteur (qui n'est pas forcément l'Éliézer de Ge 15:2), la bonté et la beauté de la jeune fille qui sera, après Sara, la mère du peuple d'Israël, la réussite d'une entreprise si visiblement conduite par Dieu, la réserve chaste de la fiancée arrivant en vue de son futur époux, la consolation apportée par un mariage si heureux à Isaac orphelin.

16° La mort d'Abraham (Ge 25:1-11). Après que J a mentionné quelques données, très anciennes sans doute, sur des points de détail (verset 1-6), c'est P qui donne la conclusion de l'épopée d'Abraham ; dans son langage hiératique, il montre le patriarche vivant une heureuse vieillesse, puis mourant rassasié de jours, et léguant à son fils Isaac cette bénédiction divine qui ne l'a lui-même jamais abandonné (verset 7-11). A. Ae.

Sur la personnalité d'Abraham, voir encore Genèse, période patriarcale. --Comp. A. Westphal, Jéhovah, II e p. (les Ancêtres) et, dans la Préface, I, le postulat de la foi : comme l'oeuvre des prophètes postule la personnalité de Moïse, l'oeuvre de Moïse postule la personnalité d'Abraham.

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Versets relatifs

    • Genèse 11

      31 Terah took Abram his son, Lot the son of Haran, his son's son, and Sarai his daughter-in-law, his son Abram's wife. They went from Ur of the Chaldees, to go into the land of Canaan. They came to Haran and lived there.

      Genèse 12

      1 Now Yahweh said to Abram, "Get out of your country, and from your relatives, and from your father's house, to the land that I will show you.
      2 I will make of you a great nation. I will bless you and make your name great. You will be a blessing.
      3 I will bless those who bless you, and I will curse him who curses you. All of the families of the earth will be blessed in you."
      4 So Abram went, as Yahweh had spoken to him. Lot went with him. Abram was seventy-five years old when he departed out of Haran.
      5 Abram took Sarai his wife, Lot his brother's son, all their substance that they had gathered, and the souls whom they had gotten in Haran, and they went to go into the land of Canaan. Into the land of Canaan they came.
      6 Abram passed through the land to the place of Shechem, to the oak of Moreh. The Canaanite was then in the land.
      7 Yahweh appeared to Abram and said, "I will give this land to your seed ." He built an altar there to Yahweh, who appeared to him.
      8 He left from there to the mountain on the east of Bethel, and pitched his tent, having Bethel on the west, and Ai on the east. There he built an altar to Yahweh and called on the name of Yahweh.
      9 Abram traveled, going on still toward the South.
      10 There was a famine in the land. Abram went down into Egypt to live as a foreigner there, for the famine was severe in the land.
      11 It happened, when he had come near to enter Egypt, that he said to Sarai his wife, "See now, I know that you are a beautiful woman to look at.
      12 It will happen, when the Egyptians will see you, that they will say, 'This is his wife.' They will kill me, but they will save you alive.
      13 Please say that you are my sister, that it may be well with me for your sake, and that my soul may live because of you."
      14 It happened that when Abram had come into Egypt, the Egyptians saw that the woman was very beautiful.
      15 The princes of Pharaoh saw her, and praised her to Pharaoh; and the woman was taken into Pharaoh's house.
      16 He dealt well with Abram for her sake. He had sheep, cattle, male donkeys, male servants, female servants, female donkeys, and camels.
      17 Yahweh plagued Pharaoh and his house with great plagues because of Sarai, Abram's wife.
      18 Pharaoh called Abram and said, "What is this that you have done to me? Why didn't you tell me that she was your wife?
      19 Why did you say, 'She is my sister,' so that I took her to be my wife? Now therefore, see your wife, take her, and go your way."
      20 Pharaoh commanded men concerning him, and they brought him on the way with his wife and all that he had.

      Genèse 13

      1 Abram went up out of Egypt: he, his wife, all that he had, and Lot with him, into the South.
      2 Abram was very rich in livestock, in silver, and in gold.
      3 He went on his journeys from the South even to Bethel, to the place where his tent had been at the beginning, between Bethel and Ai,
      4 to the place of the altar, which he had made there at the first. There Abram called on the name of Yahweh.
      5 Lot also, who went with Abram, had flocks, and herds, and tents.
      6 The land was not able to bear them, that they might live together: for their substance was great, so that they could not live together.
      7 There was a strife between the herdsmen of Abram's livestock and the herdsmen of Lot's livestock: and the Canaanite and the Perizzite lived in the land at that time.
      8 Abram said to Lot, "Please, let there be no strife between me and you, and between my herdsmen and your herdsmen; for we are relatives.
      9 Isn't the whole land before you? Please separate yourself from me. If you go to the left hand, then I will go to the right. Or if you go to the right hand, then I will go to the left."
      10 Lot lifted up his eyes, and saw all the plain of the Jordan, that it was well-watered everywhere, before Yahweh destroyed Sodom and Gomorrah, like the garden of Yahweh, like the land of Egypt, as you go to Zoar.
      11 So Lot chose the Plain of the Jordan for himself. Lot traveled east, and they separated themselves the one from the other.
      12 Abram lived in the land of Canaan, and Lot lived in the cities of the plain, and moved his tent as far as Sodom.
      13 Now the men of Sodom were exceedingly wicked and sinners against Yahweh.
      14 Yahweh said to Abram, after Lot was separated from him, "Now, lift up your eyes, and look from the place where you are, northward and southward and eastward and westward,
      15 for all the land which you see, I will give to you, and to your offspring forever.
      16 I will make your offspring as the dust of the earth, so that if a man can number the dust of the earth, then your seed may also be numbered.
      17 Arise, walk through the land in its length and in its breadth; for I will give it to you."
      18 Abram moved his tent, and came and lived by the oaks of Mamre, which are in Hebron, and built an altar there to Yahweh.

      Genèse 14

      1 It happened in the days of Amraphel, king of Shinar, Arioch, king of Ellasar, Chedorlaomer, king of Elam, and Tidal, king of Goiim,
      2 that they made war with Bera, king of Sodom, and with Birsha, king of Gomorrah, Shinab, king of Admah, and Shemeber, king of Zeboiim, and the king of Bela (the same is Zoar).
      3 All these joined together in the valley of Siddim (the same is the Salt Sea).
      4 Twelve years they served Chedorlaomer, and in the thirteenth year, they rebelled.
      5 In the fourteenth year Chedorlaomer came, and the kings who were with him, and struck the Rephaim in Ashteroth Karnaim, and the Zuzim in Ham, and the Emim in Shaveh Kiriathaim,
      6 and the Horites in their Mount Seir, to Elparan, which is by the wilderness.
      7 They returned, and came to En Mishpat (the same is Kadesh), and struck all the country of the Amalekites, and also the Amorites, that lived in Hazazon Tamar.
      8 The king of Sodom, and the king of Gomorrah, and the king of Admah, and the king of Zeboiim, and the king of Bela (the same is Zoar) went out; and they set the battle in array against them in the valley of Siddim;
      9 against Chedorlaomer king of Elam, and Tidal king of Goiim, and Amraphel king of Shinar, and Arioch king of Ellasar; four kings against the five.
      10 Now the valley of Siddim was full of tar pits; and the kings of Sodom and Gomorrah fled, and they fell there, and those who remained fled to the hills.
      11 They took all the goods of Sodom and Gomorrah, and all their food, and went their way.
      12 They took Lot, Abram's brother's son, who lived in Sodom, and his goods, and departed.
      13 One who had escaped came and told Abram, the Hebrew. Now he lived by the oaks of Mamre, the Amorite, brother of Eshcol, and brother of Aner; and these were allies of Abram.
      14 When Abram heard that his relative was taken captive, he led out his trained men, born in his house, three hundred and eighteen, and pursued as far as Dan.
      15 He divided himself against them by night, he and his servants, and struck them, and pursued them to Hobah, which is on the left hand of Damascus.
      16 He brought back all the goods, and also brought back his relative, Lot, and his goods, and the women also, and the people.
      17 The king of Sodom went out to meet him, after his return from the slaughter of Chedorlaomer and the kings who were with him, at the valley of Shaveh (that is, the King's Valley).
      18 Melchizedek king of Salem brought out bread and wine: and he was priest of God Most High.
      19 He blessed him, and said, "Blessed be Abram of God Most High, possessor of heaven and earth:
      20 and blessed be God Most High, who has delivered your enemies into your hand." Abram gave him a tenth of all.
      21 The king of Sodom said to Abram, "Give me the people, and take the goods to yourself."
      22 Abram said to the king of Sodom, "I have lifted up my hand to Yahweh, God Most High, possessor of heaven and earth,
      23 that I will not take a thread nor a sandal strap nor anything that is yours, lest you should say, 'I have made Abram rich.'
      24 I will accept nothing from you except that which the young men have eaten, and the portion of the men who went with me: Aner, Eshcol, and Mamre. Let them take their portion."

      Genèse 15

      1 After these things the word of Yahweh came to Abram in a vision, saying, "Don't be afraid, Abram. I am your shield, your exceedingly great reward."
      2 Abram said, "Lord Yahweh, what will you give me, since I go childless, and he who will inherit my estate is Eliezer of Damascus?"
      3 Abram said, "Behold, to me you have given no seed: and, behold, one born in my house is my heir."
      4 Behold, the word of Yahweh came to him, saying, "This man will not be your heir, but he who will come out of your own body will be your heir."
      5 Yahweh brought him outside, and said, "Look now toward the sky, and count the stars, if you are able to count them." He said to Abram, "So shall your seed be."
      6 He believed in Yahweh; and he reckoned it to him for righteousness.
      7 He said to him, "I am Yahweh who brought you out of Ur of the Chaldees, to give you this land to inherit it."
      8 He said, "Lord Yahweh, how will I know that I will inherit it?"
      9 He said to him, "Bring me a heifer three years old, a female goat three years old, a ram three years old, a turtledove, and a young pigeon."
      10 He brought him all of these, and divided them in the middle, and laid each half opposite the other; but he didn't divide the birds.
      11 The birds of prey came down on the carcasses, and Abram drove them away.
      12 When the sun was going down, a deep sleep fell on Abram. Now terror and great darkness fell on him.
      13 He said to Abram, "Know for sure that your seed will live as foreigners in a land that is not theirs, and will serve them. They will afflict them four hundred years.
      14 I will also judge that nation, whom they will serve. Afterward they will come out with great wealth,
      15 but you will go to your fathers in peace. You will be buried in a good old age.
      16 In the fourth generation they will come here again, for the iniquity of the Amorite is not yet full."
      17 It came to pass that, when the sun went down, and it was dark, behold, a smoking furnace, and a flaming torch passed between these pieces.
      18 In that day Yahweh made a covenant with Abram, saying, "To your seed I have given this land, from the river of Egypt to the great river, the river Euphrates:
      19 the Kenites, the Kenizzites, the Kadmonites,
      20 the Hittites, the Perizzites, the Rephaim,
      21 the Amorites, the Canaanites, the Girgashites, and the Jebusites."

      Genèse 16

      1 Now Sarai, Abram's wife, bore him no children. She had a handmaid, an Egyptian, whose name was Hagar.
      2 Sarai said to Abram, "See now, Yahweh has restrained me from bearing. Please go in to my handmaid. It may be that I will obtain children by her." Abram listened to the voice of Sarai.
      3 Sarai, Abram's wife, took Hagar the Egyptian, her handmaid, after Abram had lived ten years in the land of Canaan, and gave her to Abram her husband to be his wife.
      4 He went in to Hagar, and she conceived. When she saw that she had conceived, her mistress was despised in her eyes.
      5 Sarai said to Abram, "This wrong is your fault. I gave my handmaid into your bosom, and when she saw that she had conceived, I was despised in her eyes. Yahweh judge between me and you."
      6 But Abram said to Sarai, "Behold, your maid is in your hand. Do to her whatever is good in your eyes." Sarai dealt harshly with her, and she fled from her face.
      7 The angel of Yahweh found her by a fountain of water in the wilderness, by the fountain in the way to Shur.
      8 He said, "Hagar, Sarai's handmaid, where did you come from? Where are you going?" She said, "I am fleeing from the face of my mistress Sarai."
      9 The angel of Yahweh said to her, "Return to your mistress, and submit yourself under her hands."
      10 The angel of Yahweh said to her, "I will greatly multiply your seed, that they will not be numbered for multitude."
      11 The angel of Yahweh said to her, "Behold, you are with child, and will bear a son. You shall call his name Ishmael, because Yahweh has heard your affliction.
      12 He will be like a wild donkey among men. His hand will be against every man, and every man's hand against him. He will live opposite all of his brothers."
      13 She called the name of Yahweh who spoke to her, "You are a God who sees," for she said, "Have I even stayed alive after seeing him?"
      14 Therefore the well was called Beer Lahai Roi. Behold, it is between Kadesh and Bered.

      Genèse 17

      1 When Abram was ninety-nine years old, Yahweh appeared to Abram, and said to him, "I am God Almighty. Walk before me, and be blameless.
      2 I will make my covenant between me and you, and will multiply you exceedingly."
    • Genèse 11

      Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 13

      1

      Abram revient d'Égypte avec de grandes richesses. (Genèse 13:1-4)
      Conflit entre les bergers d'Abram et de Lot. Abram donne à Lot le choix du pays. (Genèse 13:5-9)
      Lot choisit de demeurer à Sodome. (Genèse 13:10-13)
      Dieu renouvelle sa promesse à Abram, Lorsqu'il retourne à Hébron. (Genèse 13:14-18)

      Abram était très riche : il était très puissant, surtout en tant qu'Hébreux ; les riches traînent souvent des fardeaux qui sont collés à eux, tel l'argile, Hab 2:6.

      Quand on devient riche, on devient sujet à la crainte, à la tentation, aux abus, aux remords lors des pertes et enfin, au bout du compte, à la fatalité de tout abandonner à la fin de sa vie. Dieu, toutefois, dans Sa providence, permet à des hommes bons de devenir riches, et dans le cas d'Abram il avait l'aisance sans en supporter les inconvénients, Proverbes 10:22.

      Bien qu'il soit difficile pour un riche, d'entrer dans le royaume des cieux, cela se produit quelquefois, Marc 10:23,24. La prospérité, si elle est bien gérée peut être un ornement à la piété et une opportunité à la pratique abondante du bien.

      Abram partit pour Béthel. Il n'avait plus son autel, il ne pouvait donc plus offrir de sacrifices ; mais il implora le Nom de l'Éternel. Un homme de Dieu sans prière est comme un homme vivant sans souffle.

      5 Les richesses sont non seulement à l'origine des disputes, elles sont également souvent à l'origine de beaucoup de problèmes ; elles conduisent à des querelles en rendant les hommes orgueilleux, remplis de convoitise. Les richesses de ce monde sont bien minces et limitées. La pauvreté et le travail, le besoin et la transhumance ne pouvaient séparer Abram et Lot, mais les richesses, par contre, en furent bien capables. Les mauvais serviteurs sont souvent, par leur orgueil, leurs passions, leurs mensonges et leurs calomnies, à l'origine de discordes au sein même des familles et de leur entourage. La pire des difficultés était occasionnée par l'occupation du pays à la fois par les Cananéens et par les Phérésiens. Les querelles des professeurs sont à l'origine des reproches que l'on fait à la religion et sont l'occasion des blasphèmes que les ennemis lancent au Seigneur. Il est bon de sauvegarder la paix, de veiller à ce qu'elle ne soit pas rompue ; mais la tâche suivante consiste, une fois les disputes arrivées, à les étouffer rapidement. Abram a bien essayé d'enrayer le conflit, malgré les pouvoirs qu'il avait en tant que patriarche de cette famille. Il a montré qu'il était un homme de paix, qu'il était en phase avec ses convictions, au point de pouvoir détourner la colère naissante par des solutions pacifiques. Ceux qui veulent conserver la paix se doivent de ne pas répondre aux vaines discussions par des propos similaires. Et avec un esprit condescendant, Abram cherchait la paix, même au prix d'une certaine humilité. Quelle que soit l'attitude des autres, le peuple de Dieu se doit de rechercher la paix. Cette recherche, d'Abram était vraiment active. Sachons nous contenter de ce que nous avons ; ne tombons pas dans la convoitise des choses meilleures, où des pays qui paraissent enchanteurs. Ceux qui se vantent d'être religieux se doivent d'éviter soigneusement toute dispute. Beaucoup se targuent d'être pour la paix, mais en fait ne font rien en sa faveur : il n'en fut pas ainsi pour Abram. Si Dieu a souhaité notre propre réconciliation, recherchons, en retour, le bien des autres.

      Bien que Dieu ait promis à Abram de donner ce pays à sa semence, Il en a donné un autre à Lot, équivalent ou même meilleur, bien que ce dernier ne soit pas au bénéfice de la protection et de la promesse divines. C'est un noble sentiment que la recherche de la paix.

      10 Aussitôt qu'Abram a offert le choix à Lot, celui-ci s'empressa d'accepter. Les passions et l'égoïsme rendent les hommes grossiers. Lot a préféré la richesse de la terre, espérant ainsi prospérer. Mais qu'en advint-il ? Ceux qui, par le choix de leurs relations, de leur vocation, de leur demeure ne sont guidés que par la convoitise de la chair et des yeux et par l'orgueil, ne peuvent s'attendre à recevoir l'approbation ou la bénédiction divine. Ils finissent souvent par être désappointés, particulièrement par les choses sur lesquelles ils comptaient. Dans tous nos choix, ce principe devrait être une règle : les conditions les meilleures pour nous doivent d'abord être excellentes pour nos âmes. Lot a sous estimé la méchanceté des habitants de ce pays. Les hommes de Sodome étaient impudents et pécheurs. Cette ville se caractérisait par l'iniquité, l'orgueil, l'abondance et l'oisiveté, Eze 16:49. Dieu accorde souvent l'abondance aux pécheurs les plus pervers, ce qui peut frustrer beaucoup d'hommes pieux vivant dans leur entourage ; cela peut être d'autant plus cruel si c'est, comme pour Lot, à la suite d'un mauvais choix.
      14 Ceux qui sont le plus disposés à recevoir la visite de la Grâce divine sont ceux qui ont le cœur en paix, dépourvu de passions malsaines. Dieu désire vraiment nous bénir lorsque nous délaissons des biens au profit d'une paix avec notre entourage. Quand nos parents sont loin de nous, Dieu, lui, ne l'est jamais. Remarquez également les promesses de bénédictions que l'Éternel a faites à Abram, pour le fortifier. Il lui a promis deux choses : un pays plein de richesses et une descendance nombreuse pour réjouir son cœur. Les perspectives que peut nous montrer la foi sont plus belles et plus abondantes que celles que nous révèle notre champ de vision. Dieu a proposé à Abram de parcourir le pays, non pas dans le but de s'y fixer, mais en vue de migrer vers une meilleure destination : Canaan. Abram construit un autel, en signe de remerciement à l'Éternel. Quand Dieu vient nous rencontrer pour nous annoncer Ses promesses, Il s'attend à ce que nous l'écoutions avec un cœur humble et plein de louange. Lorsque il rencontre des difficultés, le véritable croyant doit savoir qu'il est bénéfique pour lui de s'appuyer sur l'héritage glorieux que le Seigneur lui a préparé.

      Genèse 14

      1

      La guerre des rois, Lot est fait prisonnier. (Genèse 14:1-12)
      Abram sauve Lot. (Genèse 14:13-16)
      Melchisédek bénit Abram. (Genèse 14:17-20)
      Abram restaure la paix. (Genèse 14:21-24)

      Les guerres entre les différentes nations constituent l'histoire, mais nous n'aurions eu aucun écho des faits relatés dans ce chapitre si Abram et Lot n'avaient été concernés. Le cœur plein de convoitise, Lot s'est établi dans un riche pays, gâté cependant par la méchanceté de Sodome. Ses habitants avaient le cœur rempli du désir de vengeance, comparé aux descendants de Canaan. Ces envahisseurs venaient de Chaldée et de Perse et n'avaient possédé que des royaumes relativement modestes. Ils ont vite identifié tous les biens de Lot. Bien que ce dernier soit vertueux et fils du frère d'Abram, il vivait avec les problèmes dus à ceux qu'il côtoyait. Ni notre piété, ni le fait d'être en communion avec le Ciel, ne peuvent garantir notre sécurité, si les jugements divins ne sont pas en notre faveur. Le prix à payer lorsqu'un un honnête homme se trouve parmi les méchants, peut être énorme : il est sage de se séparer, où au moins, de se distinguer de telles personnes, 2Corinthiens 6:17.

      Il eut mieux valu que ce parent d'Abram soit plutôt en sa compagnie ou à son service. Si Lot a choisi de demeurer à Sodome, il a dû en assumer tous les problèmes résultants.

      Quand nous nous écartons du chemin dicté par notre devoir, nous nous plaçons délibérément loin de la protection divine, et nous ne devons pas nous attendre à prospérer ou à être bénis. Les vainqueurs prirent tous les biens de Lot ; il est normal de recevoir la juste rétribution de notre conduite, à savoir être privé de la communion divine, quand nous nous éloignons du Seigneur.

      13 Abram profita de cette opportunité pour fournir à Lot la preuve de sa réelle amitié.

      Nous devrions être toujours prêts à secourir ceux qui sont en détresse, en particulier nos parents et nos amis. Et si les autres peuvent avoir failli à leur devoir, à notre égard, cela ne doit pas nous empêcher d'accomplir le nôtre, en les aidant.

      Abram a délivré les captifs. À chaque occasion, pratiquons le bien !

      17 On dit de Melchisédek qu'il était roi de Salem, peut-être à l'endroit même de la future ville de Jérusalem ; on dit aussi de lui qu'il n'était simplement qu'un homme. Dans le nouveau testament, Heb 7:3, il est mentionné que l'histoire biblique ne révèle aucune information sur ses ancêtres. Ce silence des Écritures est destiné à orienter nos pensées vers Christ. Le pain et le vin ont bien réconforté les serviteurs d'Abram ; il est intéressant de constater que Christ a repris les même symboles pour le mémorial de son corps et de son sang, qui représentent la chair et le breuvage de l'âme.

      Melchisédek a béni Abram, au Nom du Dieu Très-Haut. Il a également béni l'Éternel pour ce qu'Il a fait à Abram. Nous devrions rendre grâce, à la fois, pour les bénédictions que nous recevons, et pour celles que les autres reçoivent. Jésus Christ, notre Grand Prêtre, est le médiateur, à la fois pour nos prières et pour nos louanges, non seulement pour celles que nous adressons directement à Dieu mais aussi pour celles qu'Il Lui adresse en notre faveur. Abram donna le dixième de son butin, Heb 7:4. Quand Dieu nous envoie un don généreux, nous devons, en retour, exprimer rapidement notre gratitude, par des actes de piété et de charité. Jésus Christ, notre grand Melchisédek, doit recevoir notre hommage et être humblement reconnu comme notre Roi et notre Prêtre, non seulement avec notre dîme, mais aussi avec tout ce que nous devons Lui abandonner.

      21 L'offre du Roi de Sodome envers Abram est remarquable : « donne-moi les personnes et prends pour toi les richesses ».

      La gratitude nous enseigne de récompenser dignement ceux qui ont été au delà de toutes fatigues et de tous risques pour accomplir des services à notre égard. Abram a refusé, avec sagesse, l'offre qui lui était proposée. Son refus était motivé par une bonne raison : « Afin que tu ne dises pas : j'ai enrichi Abram ». Cela reflétait bien la promesse et la recommandation divines de ne pas s'enrichir avec le butin de Sodome. Les enfants de Dieu doivent prendre garde à ne pas jouir des biens mercantiles ou de ce qui touche à la convoitise. Abram a préféré placer sa confiance dans le Maître des cieux et de la terre.

      Genèse 15

      1

      ieu encourage Abram. (Genèse 15:1)
      La promesse divine, Abram est justifié par la foi. (Genèse 15:2-6)
      Dieu promet de donner Canaan à la descendance d'Abram. (Genèse 15:7-11)
      La promesse confirmée dans une vision. (Genèse 15:12-16)
      La promesse confirmée par un signe. (Genèse 15:17-21)

      Dieu promet pour toujours à Abram la sécurité et le bonheur. « Je suis ton bouclier » ; autrement dit, Je suis un bouclier pour toi, qui t'accompagne réellement. La prise en considération de Dieu, vu en tant que bouclier toujours disponible, place les siens en sécurité, les entoure, les protège de tout mal et de toute crainte, les prédisposant à la méditation.
      2 Bien que nous ne devions jamais nous plaindre de Dieu, nous pouvons cependant Lui exprimer nos requêtes et nos doléances. Un esprit abattu ira volontiers se confier à un ami fidèle et bienveillant. Le problème d'Abram était de ne pas avoir d'enfant ; il n'avait en réalité pratiquement aucune descendance ; ce désir si intense finissait par lui causer des soucis, à tel point qu'il rejetait tout réconfort. On pourrait reprocher à Abram de rejeter toute forme de réconfort extérieur. Mais alors, on pourrait supposer, ce qui est tout à son honneur, qu'il se référait à la Semence promise. Ne soyons pas satisfaits tant que nous n'avons pas, en Christ, de toute évidence, tous nos intérêts accomplis ; que deviendrais-je, loin de Christ ?

      Si nous persévérons dans la prière, avec humilité et en toute soumission à la volonté divine, notre démarche ne sera pas vaine.

      Dieu a fait à Abram la promesse formelle qu'i aurait un fils. Les chrétiens peuvent se confier en Dieu pour tout ce qui concerne les choses courantes de leur vie ; mais la foi par laquelle ils sont justifiés fait toujours référence à la personne et à l'œuvre de Christ. Abram crût en Christ, la Promesse ayant vécu la mort, à travers Dieu, Romains 4:24.

      Par la foi en Son sang, on obtient le pardon des péchés !

      7 Abram a reçu l'assurance qu'il hériterait du pays de Canaan. Dieu, à l'inverse des hommes, ne promet jamais davantage que ce qu'Il veut accomplir. Abram a exécuté ce que Dieu lui avait commandé de faire. Il a divisé les bêtes par le milieu, selon l'usage qui était prescrit dans la loi, Jer 34:18,19. Dès que tout fut prêt et conforme, Abram attendit le signe que Dieu devait lui donner. Une attention particulière doit être observée lors de nos sacrifices spirituels. Quand les vaines pensées, comme ces oiseaux de proie qui survinrent sur les bêtes d'Abram, assaillent nos sacrifices, nous devons les chasser et veiller à attendre Dieu, sans détourner notre attention.
      12 Un sommeil profond tomba sur Abram ; c'est alors qu'une grande frayeur et une grande obscurité tombèrent sur lui : quel changement soudain ! Les enfants de Dieu ne marchent pas toujours dans les voies de la lumière. Plusieurs événements ont été prédits à Abram.

      1. La souffrance de sa descendance pendant une longue période. Ses enfants seront alors des étrangers. Les héritiers des cieux sont également étrangers sur terre. Les Israélites serviront ; si les Cananéens ont servi sous la malédiction, les Hébreux, quant à eux, l'ont fait sous la bénédiction, malgré leurs souffrances. Ceux qui sont bénis et bien-aimés de Dieu sont souvent affligés par les méchants.

      2. Le Jugement des ennemis de la semence d'Abram. Bien que Dieu puisse permettre aux oppresseurs et aux persécuteurs du peuple d'Israël, de le bafouer pendant un certain temps, tôt ou tard Il se souviendra d'eux.

      3. Ce grand événement, la délivrance des descendants d'Abram hors d'Égypte, est ici annoncée.

      4. Le merveilleux établissement dans le pays de Canaan. Ils reviendront vers le pays promis. Le péché croît graduellement.

      Chez certaines personnes, l'état de péché augmente aussi inéluctablement. La connaissance des événements futurs peut rarement nous encourager. Dans la plupart des familles, même les plus heureuses, il y a tant d'afflictions, que Dieu, dans sa miséricorde, dissimule ce qui doit arriver aux uns et aux autres.

      17 La fournaise fumante et la flamme représentent probablement les jugements sévères et les merveilleuses délivrances qui concernèrent les Israélites dans les années qui suivirent cette vision. Ces deux symboles qui passèrent entre les animaux, les ont brûlé, accomplissant ainsi un sacrifice, attestant favorablement le sentiment divin. Cela laisse entendre que l'alliance avec Dieu est authentifiée par les sacrifices, Psaume 50:5. Et nous pouvons savoir qu'Il accepte nos sacrifices en ce qu'Il illumine nos âmes et nous anime de sentiments de piété. Les frontières de la terre promise sont définies. Plusieurs nations, ou tribus sont mentionnées et doivent partir pour laisser la place aux descendants d'Abram. Dans ce chapitre, nous pouvons remarquer, dans la foi d'Abram, la présence d'une certaine lutte, suivie d'une victoire triomphante sur l'incrédulité. Ne vous étonnez pas, chers croyants, si vous traversez des périodes sombres, pleines de détresse. Mais il n'est pas dans la volonté de Dieu de vous voir chuter : ne craignez pas, car tout ce qui a été accordé à Abram vous le sera également.

      Genèse 16

      1

      araï donne Agar à Abram. (Genèse 16:1-3)
      La mauvaise conduite d'Agar envers Saraï. (Genèse 16:4-6)
      L'Ange commande à Agar de retourner, La promesse qui lui fut faite, naissance d'Ismaël. (Genèse 16:7-16)

      Saraï, n'espérant plus avoir d'enfant, a proposé à Abram de prendre une autre épouse, afin qu'il ait une descendance ; en prenant une femme parmi ses serviteurs, ses enfants resteraient ainsi en sa propriété. Tout cela a été fait délibérément, sans demander l'avis du Seigneur. Toutes les œuvres faites sans l'approbation de la puissance divine sont vaines. Cette histoire en est un triste exemple et révèle une suite de nombreuses inquiétudes. Dans chaque situation de la vie, il y a une croix à porter : beaucoup de tests de notre foi font l'objet d'une patiente soumission, attendant l'heure prévue par le Seigneur, en nous faisant utiliser uniquement les moyens qu'Il nous a laissés sur le chemin de la croix. Les tentations folles peuvent paraître honnêtes et tout à fait convenables. La sagesse de la chair nous éloigne de la voie divine. Cela ne devrait pas être notre cas si nous demandons conseil à Dieu, par la lecture de Sa Parole et par la prière, avant d'accomplir ce qui peut nous paraître douteux.
      4 Le malheureux mariage d'Abram avec Agar a bien vite été générateur de méchanceté. Ne soyons pas étonnés lorsque les fautes et la douleur nous poursuivent, après avoir quitté la voie que nous dictait notre devoir. C'est bien ce qui est arrivé dans ce texte. Les passions des uns engendrent souvent des querelles avec les autres, au sujet des actes dont les premiers sont seuls responsables. Saraï a donné sa servante à Abram, en disant : « L'outrage qui m'est fait retombe sur toi ».

      Ce genre de propos n'est jamais tenu avec sagesse, mais plutôt avec colère et orgueil. Ceux qui ne pratiquent pas toujours l'équité et qui se vantent de suivre les voies du Seigneur sont vraiment imprudents et audacieux, ils courent à la ruine. Agar a oublié qu'elle fut la première à lancer la provocation, en méprisant sa maîtresse. Ceux qui souffrent par leurs fautes devraient savoir en endurer patiemment les conséquences, \\#1Pe 2:20\\.

      7 Lorsque l'ange apparut à Agar, celle-ci était loin de chez elle, loin du chemin qu'elle devait suivre, elle était en fait égarée. C'est une grande grâce d'être arrêté sur le chemin de notre iniquité, soit par la voix de notre conscience ou par la providence divine. « D'où viens-tu » ? L'ange continua en lui demandant de considérer quel était son véritable devoir et quels étaient ses privilèges de par son appartenance à la famille d'Abram. Il est bon de vivre au sein d'une famille religieuse et d'en considérer tous les avantages. Sais-tu où ta voie te mène ? Tu cours sur la voie du péché ; si Agar était retournée en Égypte, elle aurait retrouvé les idoles de ce pays, au travers des dangers du désert qu'elle aurait continué de traverser. Souvenons-nous qui nous sommes, où se trouve notre devoir. Regardons d'où nous venons, cela nous révélera notre péché et notre folie. Prenons conscience de notre destination, méfions-nous des dangers et de la misère encourus.

      Ceux qui quittent leur demeure, là où leur devoir est tracé, doivent rebrousser chemin rapidement. La volonté qui découle de la déclaration de l'ange nous montre qu'il s'agissait vraiment de la Parole du Fils de Dieu. Agar n'a pu qu'admirer la grâce du Seigneur, car dans son état méprisable, elle a reçu la visite de son Dieu. L'ange lui a demandé de s'humilier et de retourner vers Saraï, sa maîtresse. Puissions-nous tirer profit de cet enseignement, et nous verrons alors Dieu nous assister !

      Genèse 17

      1

      Dieu renouvelle son alliance avec Abram. (Genèse 17:1-6)
      La circoncision est instituée. (Genèse 17:7-14)
      Le nom de Saraï changé, la promesse d'Isaac. (Genèse 17:15-22)
      Abraham et sa famille sont circoncis. (Genèse 17:23-27)

      L'engagement divin s'est accompli en temps voulu. La semence promise était en réalité Christ, avec les chrétiens en Son sein. Tous ceux qui, comme Abram, marchent par la foi, sont bénis et sont participants des mêmes promesses de bénédiction qui lui ont été adressées. Pour marquer ce témoignage, son nom fut changé d'Abram, « père élevé » en Abraham, « père d'une multitude ». Toute la joie et l'amour inhérents au monde chrétien découlent en partie d'Abraham et de sa Semence.
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