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ABSALOM

1. Le troisième des fils de David nés à Hébron (2Sa 3:3). Sa mère était Maaca, fille du roi de Guésur. Les chap. 2Sa 13-18, qui narrent la révolte d'Absalom, font partie d'un ensemble de récits (2Sa 9-20), dont la valeur historique n'a d'égale que la fine et vivante pénétration psychologique, encore rehaussée par un art d'exposition à la fois sobre et sentie qui ne cesse de tenir en haleine l'intérêt et l'émotion des lecteurs.

De Maaca David avait eu aussi une fille, Tamar, dont la beauté inspire à son demi-frère Amnon, premier-né des fils du roi, une passion coupable assouvie par la violence. Absalom, usant de ruse, venge l'outrage en faisant tuer Amnon. Du même coup l'héritier présomptif du trône a disparu. Absalom passe trois ans à Guésur, en disgrâce. Mais à l'instigation de Joab, le général en faveur auprès de David, il est rappelé. Il s'applique dès lors à capter la popularité, servi par son charme physique autant que par ses habiletés d'intrigant. Bientôt il dispose d'une force armée et va jusqu'à ourdir une conspiration pour détrôner son père ; il établit son quartier général à Hébron, ancienne résidence royale apparemment jalouse de s'être vue délaissée pour Jérusalem. Le vieux roi a la douleur de voir le « coeur des Israélites se tourner vers Absalom ». Devant le danger, il quitte en hâte la capitale, où l'usurpateur entre sans coup férir et marque d'emblée sa prise des pleins pouvoirs en s'appropriant le harem paternel. Dédaignant de poursuivre la petite armée loyaliste, il laisse à David le temps de se ressaisir. Lorsqu'enfin Absalom se lance à sa poursuite, à l'instigation de Husaï, émissaire secret de David, il est vaincu, puis tué de la main de Joab, dans la forêt d'Éphraïm, à l'Est du Jourdain. La douleur paternelle l'emporte en David sur le ressentiment du monarque dépossédé (2Sa 18:33, cf. 2Sa 18:5). On montrait encore au temps de Josèphe (Ant., VII, 10:3) le tombeau qu'Absalom s'était fait construire de son vivant, mais qui attendit en vain sa dépouille, ignominieusement abandonnée sous le monceau de pierres qui seul commémora son crime (2Sa 18:17-18). Le monument monolithe qui se trouve dans la vallée du Cédron et qu'on appelle tombeau d'Absalom (en arabe tantour Firaoun =bonnet de Pharaon) ne peut pas être plus ancien que les derniers Macchabées et peut même être de l'époque d'Hérode, ainsi d'ailleurs que les autres mausolées voisins (tombeaux de Josaphat, de saint Jacques, de Zacharie).

2. Père d'un Mattathias (1Ma 11:70), peut-être le même que le père d'un Jonathan (1Ma 13:11).

3. Un des deux délégués juifs auprès du gouverneur Lysias (2Ma 11:17).

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Versets relatifs

    • Cette partie de la Bible n'est pas disponible dans cette version.

      2 Samuel 3

      2 Samuel 9

      2 Samuel 10

      2 Samuel 11

      2 Samuel 12

      2 Samuel 13

    • 2 Samuel 3

      2 Samuel 9

      1

      David envoie chercher Mephibosheth. (2 Samuel 9:1-8)
      Il pourvoit à ses besoins. (2 Samuel 9:9-13)

      Parmi les nombreuses affaires que nous traitons, nous sommes susceptibles d'oublier la gratitude dont nous sommes redevables, et les engagements auxquels nous sommes soumis, non seulement envers nos amis, mais envers Dieu Lui-même.

      Certaines personnes, véritablement pieuses, ne connaîtront aucun repos avant qu'elles n'aient accompli ce devoir. Les « cibles » les plus appropriées à l'exercice de la bonté et de la charité, ne seront jamais trouvées sans enquête préalable.

      Jonathan était l'ami auquel David avait juré fidélité : ce dernier montra donc sa bonté envers le fils de son ami, Mephibosheth. Dieu nous est toujours fidèle ; ne soyons donc pas infidèles les uns envers les autres ! Si la Providence nous a élevés dans les rangs de la société, alors que nos amis et leurs familles sont restés dans l'ombre, sachons saisir l'opportunité de leur prodiguer du bien !

      9 David était en quelque sorte, une image de Christ, le Fils de Dieu, Sa Descendance ; le fait que le roi témoigna sans obligation, sa bonté envers Mephibosheth, nous rappelle la grandeur de la Grâce et de l'Amour de Jésus, Celui qui a revêtu volontairement notre nature humaine pour nous sauver. Le Fils de Dieu est en effet venu secourir la race humaine, perdue sinon, à jamais. Il vint ici-bas pour chercher et sauver les âmes perdues !

      2 Samuel 10

      1

      Les messagers de David sont maltraités par Hanun. (2 Samuel 10:1-5)
      Les Ammonites sont battus. (2 Samuel 10:6-14)
      Les Syriens sont battus. (2 Samuel 10:15-19)

      Nakhash était un ennemi d'Israël, mais malgré cela, il témoigna d'une certaine amabilité envers David. Ce dernier résolut donc, à titre de reconnaissance, d'envoyer ses condoléances à sa famille. Si un Pharisien donne son aumône avec fierté, bien que Dieu ne récompense pas une telle attitude, celui qui bénéficie de cette générosité, doit remercier en retour, le donateur.

      Ceux qui supportent l'animosité de leurs voisins, sont persuadés que ces derniers tiennent le même raisonnement à leur égard. Cette attitude est significative de notre mauvaise nature : les hommes n'aiment personne... davantage qu'eux-mêmes ! Les personnes les mieux intentionnées, ne doivent pas s'étonner de se voir ainsi incomprises, lorsqu'elles veulent pratiquer le bien.

      La charité ne cherche aucun mal. Selon les coutumes de l'époque, Hanun traita les ambassadeurs de David avec le plus grand mépris. David se montra vraiment soucieux, en voyant l'état de ses domestiques, à leur retour.

      Apprenons à ne pas faire des reproches injustes ; ils ne pourront que se diffuser, pour finalement se retourner, vers ceux qui les auront émis, en les couvrant de honte. Une mauvaise réputation faite à tort, blesse dans l'immédiat mais subsiste et finit toujours par croître et ressurgir, comme les barbes des serviteurs de David !

      « Dieu fera paraître Sa Justice comme la lumière », attendons-Le donc patiemment, Psaume 37:6,7 !

      6 Ceux qui sont en guerre contre les puissances des ténèbres, aux côtés de Christ, le « Fils de David », sont non seulement un sujet de provocation pour leurs ennemis, mais aussi les initiateurs du conflit. Dieu possède toutes les forces nécessaires pour lutter contre ceux qui osent défier Sa colère, Esa 5:19 ; Il saura convaincre les Siens, qu'aucun de ceux qui ont endurci leur cœur contre Lui, ne pourra prospérer.

      Les « soldats » de Christ devraient se soutenir mutuellement dans leur guerre contre Satan.

      Que rien ne manque dans notre « armure spirituelle », le combat mené doit conduire à la victoire. Quand nous sommes persuadés d'accomplir notre devoir, nous pouvons, avec satisfaction, laisser Dieu conduire les événements, possédant avec assurance, l'espérance qu'Il nous sauvera, à Sa manière et au temps voulu !

      15 Ce texte décrit une nouvelle tentative de guerre, des Syriens contre Israël. Les prétextes les plus vils pour engendrer les conflits, finissent toujours par ressurgir, même s'ils sont réactivés par des motifs insignifiants ; il en est ainsi des ennemis de Christ, le « Fils de David ». Mais maintenant, prenait corps la promesse faite à Abraham, dans Ge 15:18, et répétée à Josué, dans Jos 1:4, promesse stipulant que les frontières d'Israël devaient s'étendre jusqu'à l'Euphrate. Il nous faut apprendre par conséquent, qu'il est dangereux d'aider ceux qui luttent contre Dieu, car quand ces derniers chutent, leurs associés les accompagnent inexorablement.

      2 Samuel 11

      1

      L'adultère de David. (2 Samuel 11:1-5)
      Le roi essaye de masquer son crime. (2 Samuel 11:6-13)
      Urie est assassiné. (2 Samuel 11:14-27)

      Observons les circonstances qui poussèrent David à pécher : - La négligence de ses affaires : il restait à Jérusalem, attendant que le temps passe... Quand nous nous sommes écartés de la voie de notre devoir, nous sommes alors livrés à la tentation. - La recherche du bien-être : l'oisiveté donne un grand avantage au tentateur. - Un regard errant : David ne s'est pas engagé, comme Job, à lutter contre la convoitise des yeux, ou alors il a momentanément oublié ses résolutions.

      Observez les étapes du péché et à quel point la pente est douce et facile à suivre : quand les hommes commencent à pratiquer le mal, ils ne trouvent plus le moyen de s'arrêter. Remarquez également l'aggravation de situation, découlant du péché.

      Comment David pourra-t-il, plus tard, oser faire porter son péché par d'autres, alors qu'il était parfaitement conscient d'être lui-même coupable ?

      6 Favoriser les voies du péché, endurcit le cœur, et provoque l'éloignement du Saint Esprit. Déstabiliser un homme dans sa raison, est pire que de voler son argent, et l'inciter à pécher, est plus pervers que de le mener vers n'importe quelle situation périlleuse de ce monde.
      14 L'adultère pousse souvent au meurtre, et une faute est fréquemment couverte par d'autres. Les préliminaires du péché sont vraiment redoutables ! Qui peut savoir où ce dernier cessera ? Un véritable croyant sera-t-il exempt d'en prendre le chemin ? Une âme accomplissant un péché gravissime, peut-elle être vraiment digne d'un enfant de Dieu ? Bien que la Grâce ne puisse rester inefficace même dans les cas aussi terribles que celui décrit dans notre texte, l'assurance et la consolation divines sont complètement étouffées. Nous pouvons être certains que toute l'existence et le bien-être spirituels de David furent fortement compromis. Personne dans un tel cas, ne peut bénéficier des avantages évidents de la communion avec Dieu.

      Plus un homme a une haute opinion de lui-même, plus il risque de devenir méchant ; la plus grande présomption en la matière mène à l'hypocrisie. Que celui qui pourrait ressembler à David, par sa conduite et ses transgressions, puisse avoir une juste opinion de lui-même : qu'il suive l'exemple de David, dans son humiliation, son repentir, et son recours en la Grâce de l'Éternel, avant qu'il ne rechute et devienne un hypocrite. Ne laissez aucun opposant à la Vérité s'exclamer : « voici les fruits de la foi » ! En réalité, de tels agissements ne sont dictés que par notre nature corrompue. Soyons tous vigilants, veillons et luttons contre tout dérapage vers l'auto indulgence, écartons-nous de tout type de méchanceté. Mais on bénéficie toujours de la Miséricorde du Seigneur et d'une complète Rédemption. Il ne rejettera jamais, l'humble croyant repentant ; Il ne permettra pas que Satan ravisse Ses brebis de sa main.

      Bien que le Seigneur sauve les Siens de la destruction, marquant néanmoins Son horreur pour leurs iniquités commises, Il tend, par l'enseignement de Sa Parole, à les empêcher de glisser vers l'abus de Sa Miséricorde.

      2 Samuel 12

      1

      La parabole de Nathan. David confesse son péché. (2 Samuel 12:1-14)
      La naissance de Salomon. (2 Samuel 12:15-25)
      La sévérité de David envers les Ammonites. (2 Samuel 12:26-31)

      Dieu ne peut pas tolérer que les Siens perdurent à vivre dans le péché. Par cette parabole, Nathan montra à David, la conduite que ce dernier devait tenir, suite à son crime. Quand on adresse des reproches à quelqu'un, il faut être relativement prudent. Nathan resta courtois dans sa démarche. Il annonça clairement à David : « Tu es cet homme » ! Dieu montre bien à quel point Il déteste le péché, même quand il est commis par Son peuple ; quel que soit l'endroit où Il constate l'iniquité, Il ne le laisse pas son auteur impuni. David ne dit pas un mot pour tenter de se disculper ni pour faire la lumière sur son péché : il accepta le verdict du prophète. Quand David s'est écrié : « J'ai péché », Nathan comprit que le roi se repentait vraiment, il lui a assuré que son iniquité était pardonnée par l'Éternel et qu'il ne mourrait pas. Il signifiait par là, qu'il ne mourrait pas pour l'éternité, ni ne serait évincé de la présence divine, comme cela aurait pu être le cas si David avait masqué son péché. Bien que le roi soit châtié par l'Éternel, il reçut la promesse indirecte de ne pas être condamné par le monde. Les péchés de ceux qui professent leur piété et qui témoignent de leur relation avec le Seigneur, sont gravissimes, car ils fournissent aux ennemis de Dieu et de la religion, un motif de reproche et de blasphème contre le ciel.

      Le cas mentionné dans ce passage, illustre clairement que malgré le pardon obtenu par David, l'Éternel corrigera de Sa verge Son serviteur, pour l'iniquité qu'il a commise. Pour un plaisir bien éphémère, suite logique d'une vile convoitise, David dut supporter pendant de nombreuses années, une détresse extrême.

      15 David a maintenant rédigé le cinquante-et-unième Psaume ; bien qu'il soit assuré que son péché est pardonné, il prie avec ferveur, afin d'obtenir la bienveillance divine, en déplorant manifestement ses actes. Il était disposé à en supporter toute la honte, mais ne voulait plus être confronté en permanence à cet affreux souvenir.

      Durant l'épreuve, Dieu nous donne l'entière liberté de formuler des louanges ferventes, relatives à des bénédictions spécifiques préalables, Lui montrant par là, notre confiance en Sa Puissance et Sa Miséricorde, malgré le fait que nous n'ayons aucune promesse de réponse favorable à nos requêtes éventuelles.

      David, lors de la mort de cet enfant, s'est soumis patiemment à la volonté divine ; Dieu compensa cette perte, par le don de plusieurs naissances ultérieures. Le fait de voir sa descendance augmenter, procure la joie au cœur, mais la perte d'un être cher, conduit à la soumission à Dieu. Ce Dernier, dans Sa Grâce, a particulièrement veillé au bon déroulement de la naissance du fils suivant de David, et ordonna qu'on l'appelle Jedidia, « bien-aimé de l'Éternel ». Nos prières pour nos enfants, quand certains d'entre eux sont sur le point de « nous quitter » dans leur prime jeunesse, sont toujours perçues par Dieu avec Miséricorde ; Il sait prendre soin de telle âmes, et quand de nouvelles naissances surviennent au sein de la famille, Il les appelle : « Bien-aimé de l'Éternel » !

      26 Lors de ces faits, la conduite de David, si dure avec les fils d'Ammon, était un signe révélateur que le cœur du roi n'était pas encore remodelé par le repentir.

      Nous serons les hommes les plus compatissants, les plus aimables et les plus enclins à pardonner, quand nous serons sur le point de ressentir notre besoin de l'Amour miséricordieux du Seigneur, et que nous en aurons goûté toute la douceur, en nos âmes !

      2 Samuel 13

      1

      La violence d'Ammon envers sa sœur. (2 Samuel 13:1-20)
      Absalom tue son frère Ammon. (2 Samuel 13:21-29)
      Le chagrin de David, Absalom s'enfuit à Gueshur. (2 Samuel 13:30-39)

      Désormais pour David, les problèmes se succédaient sans cesse. L'adultère et le meurtre furent les graves péchés qu'il commit. De semblables fautes perpétrées par sa descendance, marquèrent le début de sa sentence : le roi était trop indulgent avec ses enfants. David aurait pu faire une analogie entre les péchés de ces derniers et sa propre conduite, qui ne pouvait que procurer l'angoisse de l'attente d'un châtiment des plus exemplaires.

      Il ne faut pas s'attendre à être bien traité par ceux qui ont été victimes de notre péché ; il vaut mieux par contre, malgré la difficulté, résister à la tentation, plutôt que de commettre la moindre iniquité.

    • 2 Samuel 3

      3 Le deuxième s’appelle Kilab. Sa mère, c’est Abigaïl, de Karmel, la veuve de Nabal. Le troisième s’appelle Absalom. Sa mère, c’est Maaka, fille de Talmaï, roi de Guéchour.

      2 Samuel 9

      1 Un jour, David demande : « Est-ce que quelqu’un de la famille de Saül est encore en vie ? Je voudrais agir envers lui avec bonté, à cause de Jonatan. »
      2 Or, la famille de Saül a eu un serviteur appelé Siba. On le fait venir devant le roi. David lui demande : « C’est toi, Siba ? » Il répond : « Oui, c’est moi. »
      3 Le roi dit : « Est-ce qu’il existe encore quelqu’un de la famille de Saül ? Je voudrais agir envers lui comme Dieu lui-même, avec bonté. » Siba répond au roi : « Il y a encore un fils de Jonatan. Il est handicapé des deux jambes. »
      4 Le roi demande : « Où est-il ? » Siba répond : « Il est chez Makir, le fils d’Ammiel, à Lo-Dabar. »
      5 Le roi David l’envoie chercher à Lo-Dabar.
      6 Quand Mefibaal, fils de Jonatan et petit-fils de Saül, arrive chez David, il s’incline jusqu’à terre devant lui. David lui dit : « C’est toi, Mefibaal ? » Il répond : « Oui, c’est moi. »
      7 David lui dit : « N’aie pas peur ! Je veux agir envers toi avec bonté, à cause de ton père Jonatan. Je te rendrai tous les champs de ton grand-père Saül, et toi, tu mangeras tous les jours à ma table. »
      8 Mefibaal s’incline et dit : « Je suis comme un chien mort. Pourquoi veux-tu prendre soin de moi ? »
      9 Mais le roi fait venir Siba, serviteur de Saül, et il lui dit : « Je donne à Mefibaal, le petit-fils de ton maître, tout ce qui appartenait à Saül et à toute sa famille.
      10 Toi, tes fils et tes serviteurs, vous cultiverez la terre pour lui. Ce que vous récolterez servira à nourrir sa famille, et Mefibaal mangera tous les jours à ma table. » Or, Siba avait 15 fils et 20 serviteurs.
      11 Il dit au roi : « Je ferai tout ce que tu me commandes. Mais Mefibaal a l’habitude de manger à ma table, parce qu’il est un petit-fils de Saül. »
      12 Mefibaal a un jeune fils, Mika. Tous ceux qui habitent dans la maison de Siba sont au service de Mefibaal.
      13 Comme il boite des deux pieds, il s’installe à Jérusalem. Ainsi, il peut aller manger tous les jours à la table du roi.

      2 Samuel 10

      1 Quelque temps après, Nahach, le roi des Ammonites, meurt, et son fils Hanoun devient roi à sa place.
      2 David se dit : « Je vais être bon avec Hanoun, fils de Nahach, comme son père l’a été avec moi. » David envoie alors quelques ministres pour montrer sa sympathie à Hanoun, à l’occasion de la mort de son père. Les ministres de David arrivent dans le pays des Ammonites.
      3 Mais les chefs ammonites disent à Hanoun, leur maître : « Si David t’envoie des ministres, à ton avis, est-ce que c’est vraiment pour honorer ton père et te montrer sa sympathie ? Est-ce qu’ils ne cherchent pas plutôt à se renseigner sur notre ville ? Cela leur permettra ensuite de la prendre. »
      4 Alors Hanoun fait arrêter les ministres de David : il leur fait raser la moitié de la barbe, couper la moitié de leurs vêtements jusqu’aux fesses, puis on les renvoie.
      5 David apprend cela. Il envoie des messagers à la rencontre de ses ministres qui sont couverts de honte. Le roi leur fait dire : « Restez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait repoussé, puis revenez ici. »
      6 Les Ammonites comprennent que David ne peut plus les supporter, à cause de ce qu’ils ont fait. Alors ils paient 20 000 soldats des États syriens de Beth-Rehob et de Soba, 1 000 soldats de l’armée du roi de Maaka et 12 000 hommes du pays de Tob.
      7 Quand David apprend cela, il envoie contre eux le général Joab et toute une armée de combattants courageux.
      8 Les Ammonites vont se ranger à l’entrée de leur capitale pour combattre. Les Syriens de Soba et de Beth-Rehob, ainsi que les soldats de Tob et de Maaka, se trouvent ailleurs dans la campagne.
      9 Joab voit que ses soldats et lui doivent attaquer à deux endroits, devant et derrière. Il choisit donc les meilleurs soldats d’Israël et il les place en face des Syriens.
      10 Il met son frère Abichaï à la tête du reste de l’armée, et il le place en face des Ammonites.
      11 Joab dit à son frère : « Si les Syriens sont plus forts que moi, tu viendras à mon secours. Si les Ammonites sont plus forts que toi, c’est moi qui viendrai t’aider.
      12 Sois courageux, combattons courageusement pour notre peuple et pour les villes de notre Dieu. Et que le SEIGNEUR agisse comme il le jugera bon ! »
      13 Joab avance avec les soldats qui sont avec lui. Il attaque les Syriens qui fuient devant eux.
      14 Les Ammonites voient que les Syriens ont fui. Ils fuient à leur tour devant Abichaï et ils rentrent dans leur ville. Alors Joab arrête de poursuivre les Ammonites et il revient à Jérusalem.
      15 Quand les Syriens voient que les Israélites les ont battus, ils rassemblent tous leurs soldats.
      16 Hadadézer envoie des messagers chercher les soldats syriens qui habitent de l’autre côté de l’Euphrate. Ils arrivent à Hélam. Chobak, chef de l’armée de Hadadézer, les commande.
      17 David l’apprend. Il rassemble tous les soldats d’Israël, il traverse le fleuve Jourdain et va à Hélam. Les Syriens se rangent pour le combat, en face de David. Ils attaquent,
      18 mais les Israélites les font fuir. David et ses soldats tuent 700 chevaux qui tirent les chars et 40 000 cavaliers. Ils blessent le général Chobak, qui meurt à cet endroit.
      19 Tous les rois sous le pouvoir de Hadadézer voient que les Israélites les ont battus. Alors ils font la paix avec les Israélites et se mettent sous leur pouvoir. Et les Syriens ont peur de revenir aider les Ammonites.

      2 Samuel 11

      1 L’année suivante, à la saison où les rois ont l’habitude de partir pour la guerre, le roi David envoie contre les Ammonites le général Joab, ses officiers et toute l’armée d’Israël. Ils tuent les habitants du pays et ils organisent l’attaque de Rabba, la capitale. David est resté à Jérusalem.
      2 À la fin d’un après-midi, après la sieste, David se promène sur le toit en terrasse de son palais. Il aperçoit une femme qui se baigne. Elle est très belle.
      3 Il envoie quelqu’un demander qui est cette femme. On lui répond : « C’est Batchéba, la fille d’Éliam et la femme d’Urie, le Hittite. »
      4 David envoie des messagers la chercher. Batchéba arrive chez le roi. Elle vient juste de se purifier après ses règles. David passe la nuit avec elle, puis elle rentre chez elle.
      5 Batchéba devient enceinte. Elle envoie quelqu’un dire à David : « J’attends un enfant. »
      6 Alors David adresse cet ordre à Joab : « Envoie-moi Urie le Hittite », et Joab l’envoie à David.
      7 Quand Urie arrive devant le roi, David lui demande : « Comment va Joab ? Et l’armée ? Comment se passe la guerre ? »
      8 Puis le roi dit à Urie : « Va chez toi et repose-toi ! » Urie quitte le palais, et le roi lui fait porter un cadeau.
      9 Mais Urie ne va pas dans sa maison. Il va dormir avec les gardes du roi, à l’entrée du palais.
      10 David l’apprend. Alors il demande à Urie : « Voyons, tu viens de faire un long voyage et tu n’es pas rentré chez toi. Pourquoi donc ? »
      11 Urie répond à David : « Le coffre sacré est sous une tente. L’armée d’Israël et de Juda habitent sous des tentes. Le général Joab et tes officiers campent dans des champs. Moi, pendant ce temps, est-ce que je peux aller dans ma maison pour manger, boire et coucher avec ma femme ? Par ta vie, je le jure, je ne ferai jamais une chose pareille ! »
      12 David dit à Urie : « Reste ici encore aujourd’hui, et demain, je te laisserai partir. » Urie reste donc à Jérusalem ce jour-là et le jour suivant.
      13 David l’invite à manger et à boire à sa table. David le rend ivre. Pourtant, le soir, Urie ne rentre pas chez lui. Il va dormir avec les gardes du roi.
      14 Le matin suivant, David écrit une lettre à Joab et il la fait porter par Urie.
      15 Dans cette lettre, il dit : « Place Urie juste devant les ennemis, là où le combat est le plus violent. Ensuite, retirez-vous et laissez-le seul. De cette façon, l’ennemi le frappera, et il mourra. »
      16 Joab surveille la ville de Rabba. Il fait exprès de placer Urie à un endroit où il sait que les ennemis sont les plus forts.
      17 Les hommes sortent de la ville pour attaquer les Israélites. Ils tuent des soldats et des officiers de David. Urie le Hittite meurt aussi.
      18 Joab envoie un messager raconter à David tout ce qui s’est passé pendant le combat.
      19 Il lui donne cet ordre : « Quand tu auras fini de raconter le combat au roi,
      20 il va peut-être se mettre en colère et te dire : “Vous êtes venus trop près de la ville pour combattre. Pourquoi ? Est-ce que vous ne savez pas que quelqu’un peut tirer du haut des murs ?
      21 Qui a tué Abimélek, le fils de Yeroubaal, à Tébès ? C’est une femme ! Elle a lancé sur lui une grosse pierre du haut du mur, et il est mort ! Pourquoi est-ce que vous êtes venus si près des murs de la ville ?” Si le roi te dit cela, tu ajouteras : “L’officier Urie, le Hittite, est mort aussi.” »
      22 Le messager part. À son arrivée, il raconte à David ce que Joab l’a chargé de dire.
      23 Il dit : « Ceux qui défendaient la ville étaient plus forts que nous. Ils sont sortis contre nous dans la campagne. Nous les avons repoussés jusqu’à l’entrée de la ville.
      24 Mais les tireurs à l’arc nous ont lancé des flèches du haut des murs. Parmi les officiers, quelques-uns sont morts, en particulier Urie le Hittite. »
      25 Le roi répond au messager : « Va dire à Joab : “Ne t’en fais pas pour cette affaire. À la guerre, il y a toujours des morts, celui-ci ou celui-là. Attaque violemment la ville et détruis-la !” »
      26 Batchéba, la femme d’Urie, apprend la mort de son mari. Elle fait les cérémonies de deuil.
      27 Quand le temps du deuil est fini, David la fait venir chez lui. Elle devient sa femme et elle lui donne un fils. Mais ce que David a fait déplaît au SEIGNEUR.

      2 Samuel 12

      1 Alors le SEIGNEUR envoie le prophète Natan à David. Natan entre chez le roi et lui dit : « Dans une ville, il y avait deux hommes. L’un était riche, l’autre était pauvre.
      2 Le riche avait beaucoup de moutons et beaucoup de bœufs.
      3 Le pauvre n’avait rien du tout, sauf une petite brebis qu’il avait achetée. Il lui donnait à manger, et la brebis grandissait avec ses enfants. Elle mangeait la même nourriture que lui et elle buvait le même lait. La brebis dormait à côté de lui. Elle était comme sa fille.
      4 Un jour, un visiteur arrive chez l’homme riche. Celui-ci ne veut pas prendre un mouton ni un bœuf de son troupeau pour préparer le repas. Alors il prend la petite brebis du pauvre et la fait cuire pour son visiteur. »
      5 David se met dans une violente colère contre ce riche et il dit à Natan : « Aussi vrai que le SEIGNEUR est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort !
      6 Il a agi sans aucune pitié ! Il doit remplacer la brebis volée par quatre autres brebis ! »
      7 Natan dit à David : « L’homme qui a fait cela, c’est toi ! Et voici ce que le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, te dit : “Je t’ai consacré comme roi d’Israël. Je t’ai délivré de la main de Saül.
      8 Je t’ai donné autorité sur la famille de ton maître Saül. J’ai mis dans tes bras les femmes de ton maître. Je t’ai donné les peuples d’Israël et de Juda. Si ce n’est pas assez, je peux encore te donner deux fois plus.
      9 Pourtant, tu n’as pas respecté mes commandements. Pourquoi donc ? Tu as fait ce qui est mal à mes yeux. Pourquoi ? Tu as assassiné Urie le Hittite. Oui, tu l’as fait tuer par les Ammonites et tu as pris sa femme pour en faire ta femme !
      10 Eh bien, à partir de maintenant, il y aura toujours des morts violentes dans ta famille. En effet, tu t’es moqué de moi en prenant pour femme la femme d’Urie le Hittite.
      11 Écoute bien ce que je t’annonce : je vais faire venir le malheur sur toi, et ce malheur viendra de ta propre famille. Je vais prendre tes femmes sous tes yeux, pour les donner à l’un de tes parents. Et celui-ci couchera avec tes femmes en plein jour.
      12 Oui, ce que tu as fait dans le secret, moi, je le ferai arriver en plein jour, devant tout ton peuple.” »
      13 Alors David répond à Natan : « Je reconnais mon péché devant le SEIGNEUR. » Natan dit à David : « Dans ce cas, le SEIGNEUR te pardonne. Tu ne vas pas mourir.
      14 Mais dans cette affaire, tu as gravement méprisé le SEIGNEUR. C’est pourquoi ton enfant, qui vient de naître, doit mourir. »
      15 Ensuite Natan rentre chez lui. Le SEIGNEUR envoie une maladie à l’enfant que la femme d’Urie a donné à David.
      16 David supplie Dieu pour l’enfant. Il se met à jeûner, et quand il rentre chez lui pour la nuit, il couche par terre.
      17 Ses serviteurs les plus respectés viennent auprès de lui et ils l’invitent à se relever. Mais le roi refuse et ne veut rien manger avec eux.
      18 Au bout d’une semaine, l’enfant meurt. Les serviteurs ont peur de le dire à David. Ils pensent : « Quand l’enfant vivait encore, nous avons parlé au roi. Il ne voulait pas nous écouter. Comment lui annoncer maintenant que l’enfant est mort ? Il risque de réagir très mal. »
      19 David les voit parler tout bas entre eux. Il comprend que l’enfant est mort. Il demande à ses serviteurs : « Est-ce que mon fils est mort ? » Ils répondent : « Oui, il est mort. »
      20 Alors David se relève de terre. Il se lave, se parfume et change de vêtements. Puis il va dans la maison du SEIGNEUR pour l’adorer. Ensuite il rentre chez lui, il demande qu’on lui serve un repas et se met à manger.
      21 Ses serviteurs lui demandent : « Qu’est-ce que tu fais là ? Quand ton fils vivait encore, tu jeûnais et tu pleurais. Maintenant qu’il est mort, tu te relèves de terre et tu manges ! »
      22 Le roi répond : « Oui, quand l’enfant vivait encore, je jeûnais et je pleurais. Je me disais : “Qui sait ? Le SEIGNEUR aura peut-être pitié de moi, et l’enfant vivra.”
      23 Maintenant qu’il est mort, à quoi sert de jeûner ? Je ne pourrai pas le faire revenir à la vie ! Moi, j’irai vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi. »
      24 David va consoler sa femme Batchéba et il passe la nuit avec elle. Elle met au monde un fils, et David l’appelle Salomon. Le SEIGNEUR l’aime.
      25 Il le dit à David par l’intermédiaire du prophète Natan. À cause de cet amour, David donne à son fils le nom de Yedidia, ce qui veut dire « aimé du SEIGNEUR ».
      26 Pendant ce temps, le général Joab attaque Rabba, la capitale des Ammonites. Il prend le quartier où le roi habite.
      27 Il envoie des messagers à David pour lui dire : « J’ai attaqué Rabba et j’ai pris le quartier où l’eau se trouve en réserve.
      28 Maintenant, rassemble le reste de l’armée, viens attaquer la ville pour la prendre toi-même. Moi, je ne peux pas la prendre, sinon, l’honneur serait pour moi. »
      29 David rassemble le reste de l’armée, il vient attaquer la ville de Rabba et la prend.
      30 Il enlève la couronne qui est sur la tête de la statue de Molek, le dieu des Ammonites. Cette couronne pèse plus de 30 kilos et porte une pierre précieuse. On met cette pierre sur la couronne de David. De plus, David emporte de nombreuses richesses de guerre prises dans la ville.
      31 David déporte les habitants et il leur fait faire certains travaux : scier et tailler les pierres, abattre des arbres, fabriquer des briques. David traite de la même façon toutes les autres villes des Ammonites. Ensuite, il rentre à Jérusalem avec toute son armée.

      2 Samuel 13

      1 Après cela, voici ce qui arrive. Absalom, fils de David, a une sœur très belle qui s’appelle Tamar. Amnon, un autre fils de David, en devient amoureux.
      2 Il se rend malade de chagrin à cause de Tamar, sa demi-sœur. En effet, il lui semble impossible de s’approcher d’elle, car elle n’a jamais couché avec un homme.
      3 Amnon a un ami très rusé. C’est Yonadab, fils de Chamma, et neveu de David.
      4 Yonadab demande à Amnon : « Tous les matins, tu es découragé, prince. Tu ne veux pas me dire pourquoi ? » Amnon répond : « Je suis amoureux de Tamar, la sœur de mon demi-frère Absalom. »
      5 Yonadab lui dit : « Eh bien, couche-toi sur ton lit et fais semblant d’être malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras : “Permets à ma sœur Tamar de venir me donner à manger. Elle préparera la nourriture sous mes yeux pour que je la voie faire. Elle me servira et je mangerai.” »
      6 Alors Amnon se couche et fait semblant d’être malade. Le roi va le voir, et Amnon lui dit : « Permets à ma sœur Tamar de venir préparer deux petits gâteaux sous mes yeux. Elle me les servira elle-même, et je les mangerai. »
      7 David envoie quelqu’un chez Tamar pour lui dire : « Va chez ton frère Amnon et prépare-lui à manger. »
      8 Tamar va chez Amnon et elle le trouve au lit. Elle prépare de la pâte, elle la travaille, fait des gâteaux sous ses yeux et les fait cuire.
      9 Ensuite, elle prend la poêle et présente les gâteaux pour qu’il les mange, mais il refuse. Il demande de faire sortir tout le monde, et tous sortent.
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