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ABSALOM

1. Le troisième des fils de David nés à Hébron (2Sa 3:3). Sa mère était Maaca, fille du roi de Guésur. Les chap. 2Sa 13-18, qui narrent la révolte d'Absalom, font partie d'un ensemble de récits (2Sa 9-20), dont la valeur historique n'a d'égale que la fine et vivante pénétration psychologique, encore rehaussée par un art d'exposition à la fois sobre et sentie qui ne cesse de tenir en haleine l'intérêt et l'émotion des lecteurs.

De Maaca David avait eu aussi une fille, Tamar, dont la beauté inspire à son demi-frère Amnon, premier-né des fils du roi, une passion coupable assouvie par la violence. Absalom, usant de ruse, venge l'outrage en faisant tuer Amnon. Du même coup l'héritier présomptif du trône a disparu. Absalom passe trois ans à Guésur, en disgrâce. Mais à l'instigation de Joab, le général en faveur auprès de David, il est rappelé. Il s'applique dès lors à capter la popularité, servi par son charme physique autant que par ses habiletés d'intrigant. Bientôt il dispose d'une force armée et va jusqu'à ourdir une conspiration pour détrôner son père ; il établit son quartier général à Hébron, ancienne résidence royale apparemment jalouse de s'être vue délaissée pour Jérusalem. Le vieux roi a la douleur de voir le « coeur des Israélites se tourner vers Absalom ». Devant le danger, il quitte en hâte la capitale, où l'usurpateur entre sans coup férir et marque d'emblée sa prise des pleins pouvoirs en s'appropriant le harem paternel. Dédaignant de poursuivre la petite armée loyaliste, il laisse à David le temps de se ressaisir. Lorsqu'enfin Absalom se lance à sa poursuite, à l'instigation de Husaï, émissaire secret de David, il est vaincu, puis tué de la main de Joab, dans la forêt d'Éphraïm, à l'Est du Jourdain. La douleur paternelle l'emporte en David sur le ressentiment du monarque dépossédé (2Sa 18:33, cf. 2Sa 18:5). On montrait encore au temps de Josèphe (Ant., VII, 10:3) le tombeau qu'Absalom s'était fait construire de son vivant, mais qui attendit en vain sa dépouille, ignominieusement abandonnée sous le monceau de pierres qui seul commémora son crime (2Sa 18:17-18). Le monument monolithe qui se trouve dans la vallée du Cédron et qu'on appelle tombeau d'Absalom (en arabe tantour Firaoun =bonnet de Pharaon) ne peut pas être plus ancien que les derniers Macchabées et peut même être de l'époque d'Hérode, ainsi d'ailleurs que les autres mausolées voisins (tombeaux de Josaphat, de saint Jacques, de Zacharie).

2. Père d'un Mattathias (1Ma 11:70), peut-être le même que le père d'un Jonathan (1Ma 13:11).

3. Un des deux délégués juifs auprès du gouverneur Lysias (2Ma 11:17).

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Versets relatifs

    • 2 Samuel 3

      3 et le second, Kileab, d'Abigaïl, femme de Nabal le Carmélite ; et le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueshur ;

      2 Samuel 9

      1 Et David dit : Y a-t-il encore quelqu'un qui soit demeuré de reste de la maison de Saül ? et j'userai de bonté envers lui à cause de Jonathan.
      2 Et il y avait un serviteur de la maison de Saül, dont le nom était Tsiba ; et on l'appela auprès de David. Et le roi lui dit : Es-tu Tsiba ? Et il dit : Ton serviteur !
      3 Et le roi dit : N'y a-t-il plus personne de la maison de Saül ? et j'userai envers lui d'une bonté de Dieu. Et Tsiba dit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan, perclus des pieds.
      4 Et le roi lui dit : Où est-il ? Et Tsiba dit au roi : Voici, il est dans la maison de Makir, fils d'Ammiel, à Lodebar.
      5 Et le roi David envoya, et le prit de la maison de Makir, fils d'Ammiel, à Lodebar.
      6 Et Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, vint vers David, et il tomba sur sa face et se prosterna.
      7 Et David dit : Mephibosheth ! Et il dit : Voici ton serviteur. Et David lui dit : Ne crains point, car certainement j'userai de bonté envers toi à cause de Jonathan, ton père, et je te rendrai tous les champs de Saül, ton père, et tu mangeras continuellement le pain à ma table.
      8 Et il se prosterna, et dit : Qu'est ton serviteur, que tu aies regardé un chien mort tel que moi ?
      9 Et le roi appela Tsiba, le serviteur de Saül, et lui dit : Tout ce qui appartenait à Saül et à toute sa maison, je le donne au fils de ton seigneur ;
      10 et tu cultiveras pour lui la terre, toi et tes fils et tes serviteurs, et tu en apporteras les fruits, et le fils de ton seigneur aura du pain à manger ; et Mephibosheth, fils de ton seigneur, mangera continuellement le pain à ma table. Or Tsiba avait quinze fils et vingt serviteurs.
      11 Et Tsiba dit au roi : Ton serviteur fera selon tout ce que le roi, mon seigneur, a commandé à son serviteur. Et Mephibosheth, dit le roi, mangera à ma table comme un des fils du roi.
      12 Et Mephibosheth avait un jeune fils, et son nom était Mica ; et tous ceux qui habitaient dans la maison de Tsiba étaient serviteurs de Mephibosheth.
      13 Et Mephibosheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi ; et il était boiteux des deux pieds.

      2 Samuel 10

      1 Et il arriva, après cela, que le roi des fils d'Ammon mourut ; et Hanun, son fils, régna à sa place.
      2 Et David dit : J'userai de bonté envers Hanun, fils de Nakhash, comme son père a usé de bonté envers moi. Et David l'envoya consoler par ses serviteurs au sujet de son père. Et les serviteurs de David arrivèrent dans le pays des fils d'Ammon.
      3 Et les chefs des fils d'Ammon dirent à Hanun, leur seigneur : Est-ce, à tes yeux, pour honorer ton père que David t'a envoyé des consolateurs ? N'est-ce pas pour reconnaître la ville, et pour l'explorer, et pour la détruire, que David t'a envoyé ses serviteurs ?
      4 Et Hanun prit les serviteurs de David, et fit raser la moitié de leur barbe, et fit couper leurs vêtements par le milieu jusqu'au bas des reins, et les renvoya.
      5 Et on le rapporta à David ; et il envoya à leur rencontre, car les hommes était très-confus. Et le roi dit : Habitez à Jéricho jusqu'à ce que votre barbe ait poussé, alors vous reviendrez.
      6 Et les fils d'Ammon virent qu'ils s'étaient mis en mauvaise odeur auprès de David ; et les fils d'Ammon envoyèrent, et prirent à leur solde des Syriens de Beth-Rehob et des Syriens de Tsoba, vingt mille hommes de pied, et le roi de Maaca avec mille hommes, et ceux de Tob, douze mille hommes.
      7 Et David l'apprit, et il envoya Joab et toute l'armée, les hommes forts.
      8 Et les fils d'Ammon sortirent et se rangèrent en bataille à l'entrée de la porte ; et les Syriens de Tsoba et de Rehob, et ceux de Tob et de Maaca, étaient à part dans la campagne.
      9 Et Joab vit que le front de la bataille était contre lui, devant et derrière ; et il choisit des hommes de toute l'élite d'Israël, et les rangea contre les Syriens ;
      10 et il plaça le reste du peuple sous la main d'Abishaï, son frère, et le rangea contre les fils d'Ammon.
      11 Et il dit : Si les Syriens sont plus forts que moi, tu me seras en aide ; et si les fils d'Ammon sont plus forts que toi, j'irai pour t'aider.
      12 Sois fort, et fortifions-nous à cause de notre peuple et à cause des villes de notre Dieu ; et que l'Éternel fasse ce qui est bon à ses yeux.
      13 Et Joab s'approcha, et le peuple qui était avec lui, pour livrer bataille aux Syriens ; et ils s'enfuirent devant lui.
      14 Et quand les fils d'Ammon virent que les Syriens s'étaient enfuis, ils s'enfuirent devant Abishaï, et rentrèrent dans la ville. Et Joab s'en retourna d'auprès des fils d'Ammon, et vint à Jérusalem.
      15 Et quand les Syriens virent qu'ils étaient battus devant Israël, ils se rassemblèrent ;
      16 et Hadarézer envoya, et fit sortir les Syriens qui étaient au delà du fleuve, et ils vinrent à Hélam ; et Shobac, chef de l'armée d'Hadarézer, était à leur tête.
      17 Et cela fut rapporté à David, et il assembla tout Israël, et passa le Jourdain, et vint à Hélam ; et les Syriens se rangèrent en bataille contre David, et se battirent avec lui.
      18 Et les Syriens s'enfuirent devant Israël ; et David tua aux Syriens sept cents chars et quarante mille cavaliers, et il frappa Shobac, chef de leur armée, et il mourut là.
      19 Et tous les rois qui étaient serviteurs d'Hadarézer virent qu'ils étaient battus devant Israël, et ils firent la paix avec Israël, et le servirent. Et les Syriens craignirent d'aider encore aux fils d'Ammon.

      2 Samuel 11

      1 Et il arriva, au retour de l'année, au temps où les rois entrent en campagne, que David envoya Joab, et ses serviteurs avec lui, et tout Israël ; et ils détruisirent les fils d'Ammon et assiégèrent Rabba ; mais David resta à Jérusalem.
      2 Et il arriva, au temps du soir, que David se leva de dessus son lit de repos et se promena sur le toit de la maison du roi, et, du toit, il vit une femme qui se lavait, et la femme était très-belle à voir.
      3 Et David envoya et s'informa de cette femme, et on lui dit : N'est-ce pas là Bath-Shéba, fille d'Éliam, femme d'Urie, le Héthien ?
      4 Et David envoya des messagers, et la prit ; et elle vint vers lui, et il coucha avec elle (et elle se purifia de son impureté) ; et elle s'en retourna dans sa maison.
      5 Et la femme conçut ; et elle envoya, et informa David et dit : Je suis enceinte.
      6 David envoya vers Joab, disant : Envoie-moi Urie, le Héthien. Et Joab envoya Urie à David.
      7 Et Urie vint vers lui ; et David s'enquit de l'état de Joab, et de l'état du peuple, et de l'état de la guerre.
      8 Et David dit à Urie : Descends dans ta maison, et lave tes pieds. Et Urie sortit de la maison du roi, et on envoya après lui un présent de la part du roi.
      9 Et Urie se coucha à l'entrée de la maison du roi avec tous les serviteurs de son seigneur, et ne descendit pas dans sa maison.
      10 Et on le rapporta à David, disant : Urie n'est pas descendu dans sa maison. Et David dit à Urie : Ne viens-tu pas de voyage ? Pourquoi n'es-tu pas descendu dans ta maison ?
      11 Et Urie dit à David : L'arche, et Israël, et Juda, habitent sous des tentes ; et mon seigneur et Joab et les serviteurs de mon seigneur campent dans les champs, et moi, j'entrerais dans ma maison pour manger et boire, et pour coucher avec ma femme ? Tu es vivant, et ton âme est vivante, si je fais une telle chose !
      12 Et David dit à Urie : Demeure ici encore aujourd'hui, et demain je te renverrai. Et Urie demeura à Jérusalem ce jour-là et le lendemain.
      13 Et David l'appela, et il mangea et but devant lui, et David l'enivra ; et il sortit le soir pour se coucher sur son lit avec les serviteurs de son seigneur, et il ne descendit pas dans sa maison.
      14 Et il arriva, le matin, que David écrivit une lettre à Joab, et l'envoya par la main d'Urie.
      15 Et il écrivit dans la lettre, disant : Placez Urie sur la première ligne au fort de la bataille, et retirez-vous d'auprès de lui, afin qu'il soit frappé et qu'il meure.
      16 Et il arriva que, comme Joab surveillait la ville, il plaça Urie à l'endroit où il savait qu'étaient de vaillants hommes.
      17 Et les hommes de la ville sortirent et se battirent contre Joab ; et il en tomba quelques-uns d'entre le peuple, d'entre les serviteurs de David, et Urie, le Héthien, mourut aussi.
      18 Et Joab envoya, et rapporta à David tous les faits du combat.
      19 Et il commanda au messager, disant : Quand tu auras achevé de dire au roi tous les faits du combat,
      20 s'il arrive que la fureur du roi monte, et qu'il te dise : Pourquoi vous êtes-vous approchés de la ville pour combattre ? Ne savez-vous pas qu'on tire de dessus la muraille ?
      21 Qui frappa Abimélec, fils de Jerubbésheth ? N'est-ce pas une femme qui jeta sur lui, de dessus la muraille, une meule tournante, et il en mourut à Thébets ? Pourquoi vous êtes-vous approchés de la muraille ? -alors tu diras : Ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.
      22 Et le messager s'en alla ; et étant arrivé, il rapporta à David tout ce pour quoi Joab l'avait envoyé.
      23 Et le messager dit à David : Les hommes ont eu l'avantage sur nous ; ils sont sortis contre nous dans la campagne, et nous les avons chargés jusqu'à l'entrée de la porte ;
      24 et les archers ont tiré sur tes serviteurs de dessus la muraille, et des serviteurs du roi sont morts, et ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.
      25 Et David dit au messager : Tu diras ainsi à Joab : Que cela ne soit pas mauvais à tes yeux, car l'épée dévore tantôt ici, tantôt là ; renforce le combat contre la ville, et détruis-la. Et toi, encourage-le.
      26 Et la femme d'Urie apprit qu'Urie, son mari, était mort, et elle se lamenta sur son mari.
      27 Et quand le deuil fut passé, David envoya, et la recueillit dans sa maison, et elle devint sa femme, et lui enfanta un fils. Mais la chose que David avait faite fut mauvaise aux yeux de l'Éternel.

      2 Samuel 12

      1 Et l'Éternel envoya Nathan à David ; et il vint vers lui, et lui dit : Il y avait deux hommes dans une ville, l'un riche, et l'autre pauvre.
      2 Le riche avait du menu et gros bétail en grande quantité ;
      3 mais le pauvre n'avait rien du tout qu'une seule petite brebis, qu'il avait achetée, et qu'il nourrissait, et qui grandissait auprès de lui et ensemble avec ses fils : elle mangeait de ses morceaux et buvait de sa coupe, et elle couchait dans son sein, et était pour lui comme une fille.
      4 Et un voyageur vint chez l'homme riche ; et il évita de prendre de son menu ou de son gros bétail pour en apprêter au voyageur qui était venu chez lui, et il a pris la brebis de l'homme pauvre, et l'a apprêtée pour l'homme qui était venu vers lui.
      5 Et la colère de David s'embrasa fort contre l'homme ; et il dit à Nathan : L'Éternel est vivant que l'homme qui a fait cela est digne de mort !
      6 et il rendra la brebis au quadruple, parce qu'il a fait cette chose-là et qu'il n'a pas eu pitié.
      7 Et Nathan dit à David : Tu es cet homme ! Ainsi dit l'Éternel, le Dieu d'Israël : Je t'ai oint pour roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül,
      8 et je t'ai donné la maison de ton seigneur, et les femmes de ton seigneur dans ton sein, et je t'ai donné la maison d'Israël et de Juda ; et si c'était peu, je t'eusse ajouté telle et telle chose.
      9 Pourquoi as-tu méprisé la parole de l'Éternel, en faisant ce qui est mauvais à ses yeux ? Tu as frappé avec l'épée Urie, le Héthien ; et sa femme, tu l'as prise pour en faire ta femme, et lui tu l'as tué par l'épée des fils d'Ammon.
      10 Et maintenant, l'épée ne s'éloignera pas de ta maison, à jamais, parce que tu m'as méprisé, et que tu as pris la femme d'Urie, le Héthien, pour qu'elle fût ta femme.
      11 Ainsi dit l'Éternel : Voici, je susciterai de ta propre maison un mal contre toi : je prendrai tes femmes devant tes yeux, et je les donnerai à ton compagnon, et il couchera avec tes femmes à la vue de ce soleil ;
      12 car tu l'as fait en secret, et moi, je ferai cette chose-là devant tout Israël et devant le soleil.
      13 Et David dit à Nathan : J'ai péché contre l'Éternel. Et Nathan dit à David : Aussi l'Éternel a fait passer ton péché : tu ne mourras pas ;
      14 toutefois, comme par cette chose tu as donné occasion aux ennemis de l'Éternel de blasphémer, le fils qui t'est né mourra certainement.
      15 Et Nathan s'en alla dans sa maison. Et l'Éternel frappa l'enfant que la femme d'Urie avait enfanté à David ; et il fut très-malade.
      16 Et David supplia Dieu pour l'enfant, et David jeûna ; et il alla et passa la nuit couché sur la terre.
      17 Et les anciens de sa maison se levèrent et vinrent vers lui pour le faire lever de terre ; mais il ne voulut pas, et ne mangea pas le pain avec eux.
      18 Et il arriva, le septième jour, que l'enfant mourut ; et les serviteurs de David craignirent de lui apprendre que l'enfant était mort, car ils disaient : Voici, lorsque l'enfant était en vie, nous lui avons parlé, et il n'a pas écouté notre voix ; et comment lui dirions-nous : L'enfant est-il mort ? Il fera quelque mal.
      19 Et David vit que ses serviteurs parlaient bas, et David comprit que l'enfant était mort ; et David dit à ses serviteurs : L'enfant est-il mort ? Et ils dirent : Il est mort.
      20 Et David se leva de terre, et se lava et s'oignit, et changea de vêtements ; et il entra dans la maison de l'Éternel et se prosterna ; et il rentra dans sa maison, et demanda qu'on mît du pain devant lui, et il mangea.
      21 Et ses serviteurs lui dirent : Qu'est-ce que tu fais ? Tu as jeûné et tu as pleuré à cause de l'enfant, pendant qu'il était en vie ; et quand l'enfant est mort, tu te lèves et tu manges.
      22 Et il dit : Tant que l'enfant vivait encore, j'ai jeûné et j'ai pleuré ; car je disais : Qui sait : l'Éternel me fera grâce, et l'enfant vivra ?
      23 Mais maintenant qu'il est mort, pourquoi jeûnerais-je ? Pourrais-je le faire revenir encore ? Moi, je vais vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi.
      24 Et David consola Bath-Shéba, sa femme, et vint vers elle et coucha avec elle ; et elle enfanta un fils, et il appela son nom Salomon ; et l'Éternel l'aima ;
      25 et il envoya par Nathan le prophète, et l'appela du nom de Jedidia, à cause de l'Éternel.
      26 Et Joab fit la guerre contre Rabba des fils d'Ammon, et il prit la ville royale.
      27 Et Joab envoya des messagers à David, et dit : J'ai fait la guerre contre Rabba, et j'ai aussi pris la ville des eaux.
      28 Et maintenant, assemble le reste du peuple, et campe contre la ville et prends-la, de peur que moi je ne prenne la ville, et qu'elle ne soit appelée de mon nom.
      29 Et David assembla tout le peuple, et marcha sur Rabba ; et il combattit contre elle, et la prit.
      30 Et il prit la couronne de leur roi de dessus sa tête (et son poids était d'un talent d'or, et elle avait des pierres précieuses) ; et elle fut mise sur la tête de David ; et il emmena de la ville une grande quantité de butin.
      31 Et il fit sortir le peuple qui s'y trouvait, et les mit sous la scie, et sous des herses de fer, et sous des haches de fer, et les fit passer par un four à briques : il fit ainsi à toutes les villes des fils d'Ammon. Et David et tout le peuple s'en retournèrent à Jérusalem.

      2 Samuel 13

      1 Et après cela, Absalom, fils de David, ayant une soeur, nommée Tamar, qui était belle, il arriva qu'Amnon, fils de David, l'aima.
      2 Et Amnon fut tourmenté jusqu'à en tomber malade, à cause de Tamar, sa soeur ; car elle était vierge, et il était trop difficile aux yeux d'Ammon de lui faire quoi que ce fût.
      3 Et Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Shimha, frère de David ; et Jonadab était un homme très-habile.
      4 Et il lui dit : Pourquoi maigris-tu ainsi d'un matin à l'autre, toi, fils du roi ? Ne me le déclareras-tu pas ? Et Amnon lui dit : J'aime Tamar, soeur d'Absalom mon frère.
      5 Et Jonadab lui dit : Couche-toi sur ton lit et fais le malade ; et ton père viendra te voir, et tu lui diras : Je te prie, que Tamar, ma soeur, vienne et qu'elle me donne à manger du pain, et qu'elle apprête devant mes yeux un mets, afin que je la voie, et que je le mange de sa main.
      6 Et Amnon se coucha et fit le malade ; et le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma soeur, vienne et prépare sous mes yeux deux beignets, et que je les mange de sa main.
      7 Et David envoya vers Tamar dans la maison, disant : Va, je te prie, dans la maison d'Ammon, ton frère, et apprête-lui un mets.
      8 Et Tamar alla dans la maison d'Ammon, son frère, et il était couché ; et elle prit de la pâte et la pétrit, et prépara sous ses yeux des beignets, et elle cuisit les beignets.
      9 Et elle prit la poêle et les versa devant lui ; et il refusa de manger. Et Amnon dit : Faites sortir tout homme d'auprès de moi. Et tout homme sortit d'auprès de lui.
    • 2 Samuel 3

      2 Samuel 9

      1

      David envoie chercher Mephibosheth. (2 Samuel 9:1-8)
      Il pourvoit à ses besoins. (2 Samuel 9:9-13)

      Parmi les nombreuses affaires que nous traitons, nous sommes susceptibles d'oublier la gratitude dont nous sommes redevables, et les engagements auxquels nous sommes soumis, non seulement envers nos amis, mais envers Dieu Lui-même.

      Certaines personnes, véritablement pieuses, ne connaîtront aucun repos avant qu'elles n'aient accompli ce devoir. Les « cibles » les plus appropriées à l'exercice de la bonté et de la charité, ne seront jamais trouvées sans enquête préalable.

      Jonathan était l'ami auquel David avait juré fidélité : ce dernier montra donc sa bonté envers le fils de son ami, Mephibosheth. Dieu nous est toujours fidèle ; ne soyons donc pas infidèles les uns envers les autres ! Si la Providence nous a élevés dans les rangs de la société, alors que nos amis et leurs familles sont restés dans l'ombre, sachons saisir l'opportunité de leur prodiguer du bien !

      9 David était en quelque sorte, une image de Christ, le Fils de Dieu, Sa Descendance ; le fait que le roi témoigna sans obligation, sa bonté envers Mephibosheth, nous rappelle la grandeur de la Grâce et de l'Amour de Jésus, Celui qui a revêtu volontairement notre nature humaine pour nous sauver. Le Fils de Dieu est en effet venu secourir la race humaine, perdue sinon, à jamais. Il vint ici-bas pour chercher et sauver les âmes perdues !

      2 Samuel 10

      1

      Les messagers de David sont maltraités par Hanun. (2 Samuel 10:1-5)
      Les Ammonites sont battus. (2 Samuel 10:6-14)
      Les Syriens sont battus. (2 Samuel 10:15-19)

      Nakhash était un ennemi d'Israël, mais malgré cela, il témoigna d'une certaine amabilité envers David. Ce dernier résolut donc, à titre de reconnaissance, d'envoyer ses condoléances à sa famille. Si un Pharisien donne son aumône avec fierté, bien que Dieu ne récompense pas une telle attitude, celui qui bénéficie de cette générosité, doit remercier en retour, le donateur.

      Ceux qui supportent l'animosité de leurs voisins, sont persuadés que ces derniers tiennent le même raisonnement à leur égard. Cette attitude est significative de notre mauvaise nature : les hommes n'aiment personne... davantage qu'eux-mêmes ! Les personnes les mieux intentionnées, ne doivent pas s'étonner de se voir ainsi incomprises, lorsqu'elles veulent pratiquer le bien.

      La charité ne cherche aucun mal. Selon les coutumes de l'époque, Hanun traita les ambassadeurs de David avec le plus grand mépris. David se montra vraiment soucieux, en voyant l'état de ses domestiques, à leur retour.

      Apprenons à ne pas faire des reproches injustes ; ils ne pourront que se diffuser, pour finalement se retourner, vers ceux qui les auront émis, en les couvrant de honte. Une mauvaise réputation faite à tort, blesse dans l'immédiat mais subsiste et finit toujours par croître et ressurgir, comme les barbes des serviteurs de David !

      « Dieu fera paraître Sa Justice comme la lumière », attendons-Le donc patiemment, Psaume 37:6,7 !

      6 Ceux qui sont en guerre contre les puissances des ténèbres, aux côtés de Christ, le « Fils de David », sont non seulement un sujet de provocation pour leurs ennemis, mais aussi les initiateurs du conflit. Dieu possède toutes les forces nécessaires pour lutter contre ceux qui osent défier Sa colère, Esa 5:19 ; Il saura convaincre les Siens, qu'aucun de ceux qui ont endurci leur cœur contre Lui, ne pourra prospérer.

      Les « soldats » de Christ devraient se soutenir mutuellement dans leur guerre contre Satan.

      Que rien ne manque dans notre « armure spirituelle », le combat mené doit conduire à la victoire. Quand nous sommes persuadés d'accomplir notre devoir, nous pouvons, avec satisfaction, laisser Dieu conduire les événements, possédant avec assurance, l'espérance qu'Il nous sauvera, à Sa manière et au temps voulu !

      15 Ce texte décrit une nouvelle tentative de guerre, des Syriens contre Israël. Les prétextes les plus vils pour engendrer les conflits, finissent toujours par ressurgir, même s'ils sont réactivés par des motifs insignifiants ; il en est ainsi des ennemis de Christ, le « Fils de David ». Mais maintenant, prenait corps la promesse faite à Abraham, dans Ge 15:18, et répétée à Josué, dans Jos 1:4, promesse stipulant que les frontières d'Israël devaient s'étendre jusqu'à l'Euphrate. Il nous faut apprendre par conséquent, qu'il est dangereux d'aider ceux qui luttent contre Dieu, car quand ces derniers chutent, leurs associés les accompagnent inexorablement.

      2 Samuel 11

      1

      L'adultère de David. (2 Samuel 11:1-5)
      Le roi essaye de masquer son crime. (2 Samuel 11:6-13)
      Urie est assassiné. (2 Samuel 11:14-27)

      Observons les circonstances qui poussèrent David à pécher : - La négligence de ses affaires : il restait à Jérusalem, attendant que le temps passe... Quand nous nous sommes écartés de la voie de notre devoir, nous sommes alors livrés à la tentation. - La recherche du bien-être : l'oisiveté donne un grand avantage au tentateur. - Un regard errant : David ne s'est pas engagé, comme Job, à lutter contre la convoitise des yeux, ou alors il a momentanément oublié ses résolutions.

      Observez les étapes du péché et à quel point la pente est douce et facile à suivre : quand les hommes commencent à pratiquer le mal, ils ne trouvent plus le moyen de s'arrêter. Remarquez également l'aggravation de situation, découlant du péché.

      Comment David pourra-t-il, plus tard, oser faire porter son péché par d'autres, alors qu'il était parfaitement conscient d'être lui-même coupable ?

      6 Favoriser les voies du péché, endurcit le cœur, et provoque l'éloignement du Saint Esprit. Déstabiliser un homme dans sa raison, est pire que de voler son argent, et l'inciter à pécher, est plus pervers que de le mener vers n'importe quelle situation périlleuse de ce monde.
      14 L'adultère pousse souvent au meurtre, et une faute est fréquemment couverte par d'autres. Les préliminaires du péché sont vraiment redoutables ! Qui peut savoir où ce dernier cessera ? Un véritable croyant sera-t-il exempt d'en prendre le chemin ? Une âme accomplissant un péché gravissime, peut-elle être vraiment digne d'un enfant de Dieu ? Bien que la Grâce ne puisse rester inefficace même dans les cas aussi terribles que celui décrit dans notre texte, l'assurance et la consolation divines sont complètement étouffées. Nous pouvons être certains que toute l'existence et le bien-être spirituels de David furent fortement compromis. Personne dans un tel cas, ne peut bénéficier des avantages évidents de la communion avec Dieu.

      Plus un homme a une haute opinion de lui-même, plus il risque de devenir méchant ; la plus grande présomption en la matière mène à l'hypocrisie. Que celui qui pourrait ressembler à David, par sa conduite et ses transgressions, puisse avoir une juste opinion de lui-même : qu'il suive l'exemple de David, dans son humiliation, son repentir, et son recours en la Grâce de l'Éternel, avant qu'il ne rechute et devienne un hypocrite. Ne laissez aucun opposant à la Vérité s'exclamer : « voici les fruits de la foi » ! En réalité, de tels agissements ne sont dictés que par notre nature corrompue. Soyons tous vigilants, veillons et luttons contre tout dérapage vers l'auto indulgence, écartons-nous de tout type de méchanceté. Mais on bénéficie toujours de la Miséricorde du Seigneur et d'une complète Rédemption. Il ne rejettera jamais, l'humble croyant repentant ; Il ne permettra pas que Satan ravisse Ses brebis de sa main.

      Bien que le Seigneur sauve les Siens de la destruction, marquant néanmoins Son horreur pour leurs iniquités commises, Il tend, par l'enseignement de Sa Parole, à les empêcher de glisser vers l'abus de Sa Miséricorde.

      2 Samuel 12

      1

      La parabole de Nathan. David confesse son péché. (2 Samuel 12:1-14)
      La naissance de Salomon. (2 Samuel 12:15-25)
      La sévérité de David envers les Ammonites. (2 Samuel 12:26-31)

      Dieu ne peut pas tolérer que les Siens perdurent à vivre dans le péché. Par cette parabole, Nathan montra à David, la conduite que ce dernier devait tenir, suite à son crime. Quand on adresse des reproches à quelqu'un, il faut être relativement prudent. Nathan resta courtois dans sa démarche. Il annonça clairement à David : « Tu es cet homme » ! Dieu montre bien à quel point Il déteste le péché, même quand il est commis par Son peuple ; quel que soit l'endroit où Il constate l'iniquité, Il ne le laisse pas son auteur impuni. David ne dit pas un mot pour tenter de se disculper ni pour faire la lumière sur son péché : il accepta le verdict du prophète. Quand David s'est écrié : « J'ai péché », Nathan comprit que le roi se repentait vraiment, il lui a assuré que son iniquité était pardonnée par l'Éternel et qu'il ne mourrait pas. Il signifiait par là, qu'il ne mourrait pas pour l'éternité, ni ne serait évincé de la présence divine, comme cela aurait pu être le cas si David avait masqué son péché. Bien que le roi soit châtié par l'Éternel, il reçut la promesse indirecte de ne pas être condamné par le monde. Les péchés de ceux qui professent leur piété et qui témoignent de leur relation avec le Seigneur, sont gravissimes, car ils fournissent aux ennemis de Dieu et de la religion, un motif de reproche et de blasphème contre le ciel.

      Le cas mentionné dans ce passage, illustre clairement que malgré le pardon obtenu par David, l'Éternel corrigera de Sa verge Son serviteur, pour l'iniquité qu'il a commise. Pour un plaisir bien éphémère, suite logique d'une vile convoitise, David dut supporter pendant de nombreuses années, une détresse extrême.

      15 David a maintenant rédigé le cinquante-et-unième Psaume ; bien qu'il soit assuré que son péché est pardonné, il prie avec ferveur, afin d'obtenir la bienveillance divine, en déplorant manifestement ses actes. Il était disposé à en supporter toute la honte, mais ne voulait plus être confronté en permanence à cet affreux souvenir.

      Durant l'épreuve, Dieu nous donne l'entière liberté de formuler des louanges ferventes, relatives à des bénédictions spécifiques préalables, Lui montrant par là, notre confiance en Sa Puissance et Sa Miséricorde, malgré le fait que nous n'ayons aucune promesse de réponse favorable à nos requêtes éventuelles.

      David, lors de la mort de cet enfant, s'est soumis patiemment à la volonté divine ; Dieu compensa cette perte, par le don de plusieurs naissances ultérieures. Le fait de voir sa descendance augmenter, procure la joie au cœur, mais la perte d'un être cher, conduit à la soumission à Dieu. Ce Dernier, dans Sa Grâce, a particulièrement veillé au bon déroulement de la naissance du fils suivant de David, et ordonna qu'on l'appelle Jedidia, « bien-aimé de l'Éternel ». Nos prières pour nos enfants, quand certains d'entre eux sont sur le point de « nous quitter » dans leur prime jeunesse, sont toujours perçues par Dieu avec Miséricorde ; Il sait prendre soin de telle âmes, et quand de nouvelles naissances surviennent au sein de la famille, Il les appelle : « Bien-aimé de l'Éternel » !

      26 Lors de ces faits, la conduite de David, si dure avec les fils d'Ammon, était un signe révélateur que le cœur du roi n'était pas encore remodelé par le repentir.

      Nous serons les hommes les plus compatissants, les plus aimables et les plus enclins à pardonner, quand nous serons sur le point de ressentir notre besoin de l'Amour miséricordieux du Seigneur, et que nous en aurons goûté toute la douceur, en nos âmes !

      2 Samuel 13

      1

      La violence d'Ammon envers sa sœur. (2 Samuel 13:1-20)
      Absalom tue son frère Ammon. (2 Samuel 13:21-29)
      Le chagrin de David, Absalom s'enfuit à Gueshur. (2 Samuel 13:30-39)

      Désormais pour David, les problèmes se succédaient sans cesse. L'adultère et le meurtre furent les graves péchés qu'il commit. De semblables fautes perpétrées par sa descendance, marquèrent le début de sa sentence : le roi était trop indulgent avec ses enfants. David aurait pu faire une analogie entre les péchés de ces derniers et sa propre conduite, qui ne pouvait que procurer l'angoisse de l'attente d'un châtiment des plus exemplaires.

      Il ne faut pas s'attendre à être bien traité par ceux qui ont été victimes de notre péché ; il vaut mieux par contre, malgré la difficulté, résister à la tentation, plutôt que de commettre la moindre iniquité.

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