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AMEN

Mot hébr., que l'usage liturgique a fait passer en grec, et qui a subsisté dans tous les cultes chrétiens.

La racine hébraïque contient les idées de fermeté, de fidélité, de vérité. La forme adverbiale employée pour approuver ce qui vient d'être dit (=ainsi soit-il ! cf. De 27) ou pour annoncer une affirmation de valeur particulière, a été peu à peu réservée à l'affirmation solennelle des vérités divines et limitée à l'usage religieux. Jésus l'emploie quand il veut souligner le caractère d'autorité divine de ses paroles (Mt 5, Mt 6, Mt 8, Mt 10, Mt 16, Mt 18, Mt 21, Mt 24, Mt 25, Mt 26, Mr 10, Mr 12, Lu 4, Lu 12, Lu 23).

Par sa répétition, Amen prend encore plus de solennité. « En vérité, en vérité, je vous dis... » (Jn 3, Jn 5, Jn 6, Jn 8, Jn 10, Jn 12, Jn 14, Jn 16). Mais, dans ce cas, nos Évangiles, souvent, traduisent en grec l'amen hébr., et dans chaque langue il a ses équivalents. Il n'aurait donc pas pu passer tel quel dans le langage religieux de tous les peuples chrétiens, s'il n'avait pris en Israël un caractère liturgique.

Au temps du Christ, il était usité à la synagogue ; l'assemblée saluait de l'Amen la louange ou la lecture de la Loi. Jésus et ses apôtres ont donc trouvé dans le culte de la synagogue l'Amen rituel, liturgique, condensant tout ce que la congrégation veut exprimer de sincérité, de ferveur et de soumission, dans la prière ou dans la louange. De la synagogue, Amen est tout naturellement passé dans le culte chrétien, où il se perpétue comme le mot liturgique le plus riche et le plus universel.

Quand l'Apocalypse fait d'Amen un titre du Christ, elle résume en quelque sorte le caractère absolu de la révélation en lui : il est l'Amen (Ap 3:14). Mais il faut noter que, dans le langage religieux, Amen souligne l'acceptation de la révélation plutôt que la révélation même. Le Christ, proclamé l'Amen, est le Christ reconnu et acclamé comme l'incarnation même de la Vérité. (cf. 2Co 1:20) Dans les textes chrétiens sur papyrus, Amen est ordinairement écrit par le symbole des deux lettres grecques signifiant 99, ce nombre étant l'équivalent numérique de la somme des lettres du mot (1 + 40 + 8 + 50). Et. C.

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Versets relatifs

    • Matthieu 5

      1 A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Puis il prit la parole pour les enseigner ; il dit :
      3 « Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient !
      4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
      5 Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
      7 Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux !
      8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
      9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
      10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient !
      11 Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.
      12 Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
      13 » Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et piétiné par les hommes.
      14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée,
      15 et on n'allume pas non plus une lampe pour la mettre sous un seau, mais on la met sur son support et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
      16 Que, de la même manière, votre lumière brille devant les hommes afin qu'ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste.
      17 » Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
      18 En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n’auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.
      19 Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.
      20 En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.
      21 » Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre ; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’
      22 Mais moi je vous dis : Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement ; celui qui traite son frère d’imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.
      23 Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
      24 laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.
      25 Mets-toi rapidement d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison.
      26 Je te le dis en vérité, tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime.
      27 » Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère.
      28 Mais moi je vous dis : Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.
      29 Si ton œil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
      30 Et si ta main droite te pousse à mal agir, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
      31 » Il a été dit : Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce.
      32 Mais moi, je vous dis : Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère.
      33 » Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne violeras pas ton serment, mais tu accompliras ce que tu as promis au Seigneur.
      34 Mais moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu,
      35 ni par la terre, parce que c'est son marchepied, ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi.
      36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu.
      37 Que votre parole soit ‘oui’pour oui, ‘non’pour non ; ce qu'on y ajoute vient du mal.
      38 » Vous avez appris qu'il a été dit : Œil pour œil et dent pour dent.
      39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.
      40 Si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau.
      41 Si quelqu'un te force à faire un kilomètre, fais-en deux avec lui.
      42 Donne à celui qui t’adresse une demande et ne te détourne pas de celui qui veut te faire un emprunt.
      43 » Vous avez appris qu'il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’
      44 Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent,
      45 afin d'être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
      46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les collecteurs d’impôts n'agissent-ils pas de même ?
      47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les membres des autres peuples n'agissent-ils pas de même ?
      48 Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.

      Matthieu 6

      1 » Gardez-vous bien de faire des dons devant les hommes pour qu’ils vous regardent ; sinon, vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père céleste.
      2 Donc, lorsque tu fais un don à quelqu'un, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues afin de recevoir la gloire qui vient des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
      3 Mais toi, quand tu fais un don, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,
      4 afin que ton don se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [lui-même ouvertement].
      5 » Lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites : ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
      6 Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].
      7 » En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples : ils s'imaginent en effet qu'à force de paroles ils seront exaucés.
      8 Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez.
      9 » Voici donc comment vous devez prier : ‘Notre Père céleste ! Que la sainteté de ton nom soit respectée,
      10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
      11 Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
      12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
      13 ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! ]’
      14 » Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi ;
      15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
      16 » Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites. En effet, ils présentent un visage tout défait pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
      17 Mais toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage
      18 afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux hommes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
      19 » Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les mites et la rouille détruisent et où les voleurs percent les murs pour voler,
      20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les mites et la rouille ne détruisent pas et où les voleurs ne peuvent pas percer les murs ni voler !
      21 En effet, là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
      22 » L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ;
      23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien ces ténèbres seront grandes !
      24 » Personne ne peut servir deux maîtres, car ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s'attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent.
      25 » C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez [et boirez] pour vivre, ni de ce dont vous habillerez votre corps. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ?
      26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
      27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie ?
      28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Etudiez comment poussent les plus belles fleurs des champs : elles ne travaillent pas et ne tissent pas ;
      29 cependant je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas eu d’aussi belles tenues que l'une d'elles.
      30 Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu, ne le fera-t-il pas bien plus volontiers pour vous, gens de peu de foi ?
      31 Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : ‘Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ?’
      32 En effet, tout cela, ce sont les membres des autres peuples qui le recherchent. Or, votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
      33 Recherchez d'abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus.
      34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

      Matthieu 8

      1 Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.
      2 Alors un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. »
      3 Jésus tendit la main, le toucha et dit : « Je le veux, sois pur. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
      4 Puis Jésus lui dit : « Fais bien attention de n'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et présente l'offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage. »
      5 Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le supplia
      6 en disant : « Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup. »
      7 Jésus lui dit : « J'irai et je le guérirai. »
      8 L’officier répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.
      9 En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un : ‘Pars !’et il part, à un autre : ‘Viens !’et il vient, et à mon esclave : ‘Fais ceci !’et il le fait. »
      10 Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : « Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.
      11 Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux.
      12 Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
      13 Puis Jésus dit à l’officier : « Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi. » Et au moment même le serviteur fut guéri.
      14 Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre. Il vit la belle-mère de celui-ci couchée, avec de la fièvre.
      15 Il lui toucha la main et la fièvre la quitta ; puis elle se leva et le servit.
      16 Le soir venu, on amena vers Jésus de nombreux démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades.
      17 Ainsi s'accomplit ce que le prophète Esaïe avait annoncé : Il a pris nos faiblesses et il s'est chargé de nos maladies.
      18 Voyant une grande foule autour de lui, Jésus donna l'ordre de passer de l'autre côté du lac.
    • Matthieu 5

      1

      Le sermon de Christ sur la montagne. (Matthieu 5:1,2)
      Ceux qui sont bénis. (Matthieu 5:3-12)
      Exhortations et avertissements. (Matthieu 5:13-16)
      Christ est venu pour confirmer la loi. (Matthieu 5:17-20)
      Le sixième commandement. (Matthieu 5:21-26)
      Le septième commandement. (Matthieu 5:27-32)
      Le troisième commandement. (Matthieu 5:33-37)
      La loi relative à la vengeance. (Matthieu 5:38-42)
      Explications sur la loi de l'amour. (Matthieu 5:43-48)

      Personne ne trouvera le bonheur dans ce monde ni dans le Royaume des cieux, s'il ne le cherche pas en Christ, par Sa Parole.

      Christ allait enseigner à la foule, le mal qu'elle devait fuir, et le bien qu'elle devait rechercher.

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

      13 « Vous êtes le sel de la terre ». L'humanité, par son ignorance et sa méchanceté, n’était qu’un vaste « rassemblement », courant à sa ruine ; mais Christ envoya Ses disciples, qui par leurs vies exemplaires et la doctrine de l’évangile, amenèrent les âmes à connaître la Grâce. Si la conduite de ces hommes, au service du Seigneur, n’avait pas été telle qu’elle aurait dû être, ils n’auraient été, de manière imagée, que « du sel ayant perdu sa saveur ».

      Si un homme confesse son appartenance à Christ, sans être au bénéfice de la Grâce, aucune doctrine, ni autre précepte ne peuvent lui être alors profitables.

      Notre « lumière spirituelle » doit briller, par la pratique des bonnes œuvres, afin que les hommes puissent voir l’état de notre âme. Nous devons garder notre « intimité » avec Dieu ; mais nous devons nous efforcer de rendre notre témoignage envers les hommes, conforme à notre profession de foi : il doit être digne d'éloges !

      Nous devons tout faire pour la Gloire de Dieu !

      17 Que nul ne puisse supposer que Christ autorise Son peuple à ne pas respecter le moindre commandement de la sainte loi divine. Aucun pécheur ne peut bénéficier de la Justification offerte par Christ, tant qu’il ne se repent pas de ses mauvaises actions.

      La Miséricorde révélée dans l'évangile, amène le croyant à avoir la plus profonde aversion de lui-même. La loi est la « règle » que le chrétien doit suivre, dans l’exercice de son devoir : il prend plaisir à ce respect de la Parole.

      Si un homme, prétendant « suivre » Jésus-Christ, commence à désobéir à la sainte loi de Dieu, ou enseigne aux autres à le faire, quelle que puisse être sa situation ou sa réputation ici-bas, il ne peut pas être en fait Son véritable disciple. La droiture de Christ, ne pouvant nous être octroyée que par la foi, est nécessaire à tous ceux qui entrent dans le Royaume de la Grâce ou de la Gloire divine ; la régénération du cœur, vers le « chemin » de la sainteté, produit un changement total dans le tempérament et la conduite d'un homme.

      21 Les docteurs juifs enseignaient que rien n’était interdit dans le sixième commandement, à l’exception du meurtre. En fait, ils étaient loin de la signification spirituelle de ce commandement. Christ en a montré la pleine signification : le fait de savoir que nous devrons être jugés plus tard, doit influencer notre conduite actuelle.

      Toute colère irréfléchie est en réalité un « meurtre » du cœur. Par le terme « frère », mentionné au verset Matthieu 5:22*, nous devons comprendre toute personne, même si elle n'est pas de notre parenté, car nous sommes tous faits de la même manière.

      « Raca », est une parole pleine de mépris, elle est proférée par l’orgueil ; le mot « insensé », quant à lui, exprime la rancune, la haine en est l’origine. Les calomnies et les accusations malveillantes sont des poisons lents et sournois. Christ dit à ces Juifs, que le peu d’importance qu'ils attachaient à ces péchés, les amènerait certainement en jugement, afin que justice soit faite.

      Nous devons veiller à être en paix avec tous nos frères et leur manifester un amour qui soit digne de Christ ; si parfois il y a querelle, suite à une mauvaise parole ou conduite, nous devons alors confesser rapidement notre manquement, en nous humiliant devant notre frère ; si nous persistons à rester sur nos positions, nous sommes « indignes » d’une sainte communion avec Dieu, conformément à Ses saintes Ordonnances.

      Quand nous nous préparons à rencontrer spirituellement le Seigneur, il est bon de nous examiner nous-mêmes au préalable. Les paroles de ce texte peuvent parfaitement s’appliquer à notre propre existence, en ce qui concerne notre réconciliation avec Dieu, par le biais de Christ !

      Tant que nous sommes en vie, ici-bas, nous sommes sur le « chemin du Trône du Jugement » ; après notre mort tout sera consommé...

      Quand nous considérons toute l'importance de cet enseignement, conjugué à l’incertitude de la vie, nous devons mesurer combien il est nécessaire de rechercher sans tarder, la Paix avec Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      27 Toute victoire sur les désirs du cœur, est souvent synonyme d'efforts douloureux : on doit tendre cependant à « courir vers ce but ».

      Toute directive céleste nous est donnée en vue de nous sauver DE nos péchés, mais pas DANS nos péchés. Tous nos sens et notre énergie doivent être préservés de ce qui conduit à la transgression.

      Ceux qui mènent les autres vers la tentation et le péché, que ce soit par leur conduite ou divers moyens, ou qui les laissent s’exposer à l’iniquité, se rendent eux-mêmes coupables de leur péché, et seront indirectement tenus pour responsables.

      Si nous devons parfois passer par des épreuves douloureuses, dans le but de sauver notre vie, combien notre esprit ne devrait-il pas être attentif au salut de notre âme ? Dans tout plan divin conçu notre égard, l’Esprit, le Consolateur, nous rendra capable de discerner la Miséricorde et la Grâce du Seigneur.

      33 Il n'y a aucune raison de douter de la valeur des serments solennels prononcés dans une cour de justice, ou en d'autres occasions importantes, s'ils sont faits toutefois avec tout le sérieux qui s’impose en de telles circonstances. Mais tous les serments lancés « à la légère », dans une conversation banale, sont des paroles coupables, ainsi que toutes les vaines expressions communes qui en appellent à Dieu ; bien des personnes essayent de ne pas commettre de faute, en cherchant à ne s’engager sous aucun serment.

      Plus les hommes sont assujettis au péché, moins ils respectent leurs engagements ; au contraire, plus ils sont sérieux, moins ils éprouvent le besoin de s’engager. Notre Seigneur n'enjoint pas les termes précis par lesquels nous devons affirmer ou nier ; nous devons par contre « cheminer » constamment dans la vérité, afin de rendre nos éventuels serments inutiles !

      38 L'instruction de ce texte est très claire : souffrir de la blessure qui peut nous être infligée, par égard pour la paix, en remettant nos inquiétudes au Seigneur. En résumé, les chrétiens doivent éviter les querelles et les luttes.

      Si quelqu'un annonce que la chair et le sang ne peuvent pas supporter un affront, qu'il se souvienne que ces derniers n'hériteront pas du royaume de Dieu ; les personnes qui agissent selon les bons principes, enseignés dans la Parole, bénéficieront d’une paix et d’une consolation parfaites !

      43 Les enseignants juifs n’entendaient par « prochain », que ceux qui étaient de leur propre pays, de leur nation, et de leur religion ; ils aimaient les compter parmi leurs amis.

      Le Seigneur Jésus nous enseigne que nous devons manifester une véritable prévenance envers tous ceux qui nous entourent, en particulier pour leur âme : nous devons prier pour eux.

      Alors que beaucoup rendent le bien pour le bien, nous devons aussi rendre le bien pour le mal ; ce principe est bien plus noble que celui par lequel la plupart des hommes agissent.

      D’autres ne saluent que leurs frères, et embrassent ceux qui sont de leur parti, qui suivent leurs voies et leurs opinions ; nous ne devons pas limiter ainsi notre marque d'affection. Il est du devoir des chrétiens de désirer, de viser, et de tendre à la perfection, dans la Grâce et la sainteté. Nous devons en cela, essayer de nous conformer nous-mêmes à l'exemple de notre Père céleste, 1Pierre 1:15,16.

      Il est certainement demandé davantage aux disciples de Christ, qu’aux autres ; mais en finale, ces enfants de Dieu seront comblés !

      Prions Dieu afin qu’Il nous permettre de prouver que nous sommes véritablement Ses enfants !

      Matthieu 6

      1

      Contre l'hypocrisie dans les aumônes. (Matthieu 6:1-4)
      Contre l'hypocrisie dans la prière. (Matthieu 6:5-8)
      Comment prier. (Matthieu 6:9-15)
      En ce qui concerne le jeûne. (Matthieu 6:16-18)
      Le mal qui résulte de l’amour du monde. (Matthieu 6:19-24)
      La confiance en Dieu nous est recommandée. (Matthieu 6:25-34)

      Notre Seigneur nous enseigne à ne pas manifester d’hypocrisie ni aucune prétention, quand nous exerçons nos devoirs religieux. Ce que nous accomplissons, doit être fait à partir d'une conviction intime, afin que cela puisse être agréé par Dieu avant tout, et non par les hommes !

      Dans ce texte, Jésus nous met en garde contre toute hypocrisie, quand nous offrons notre aumône. Soyons vigilants à ce sujet ! C'est un péché « sournois » : une vaine gloire se mêle alors à tous nos actes, bien avant que nous en soyons réellement conscients ! Le simple exercice du devoir est déjà un « terrain » dangereux, où les hypocrites trouvent de quoi satisfaire leur orgueil.

      Les avertissements de Christ, quant à l’aumône, peuvent tout d'abord ressembler à une promesse (verset Matthieu 6:4*), mais ils sont en réalité le « salaire » des hypocrites ; ces paroles ne mentionnent pas la récompense que Dieu promet à ceux qui pratiquent le bien, mais au contraire, la rétribution que les hypocrites sont persuadés d’obtenir : une bien triste satisfaction. Ces derniers pratiquent l’aumône pour être vus de tous : ils sont hélas performants sur ce point...

      Quand nous n'avons pour nous-mêmes et pour nos œuvres, qu'une modeste considération, Dieu tient vraiment compte de notre état d’âme : c’est alors qu’Il nous récompensera, non pas comme un maître donnant à son serviteur son salaire, sans plus, mais comme un Père qui donne abondamment à Son fils, qui Le sert !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      5 Tous ceux qui disent appartenir à Christ, pratiquent la prière. De même qu’il est impossible de trouver un homme vivant dépourvu de respiration, on ne peut rencontrer un chrétien « vivant spirituellement » et ne priant jamais. Si la prière est absente, il en sera de même pour la Grâce.

      Au sujet de la prière, les Scribes et les Pharisiens étaient coupables de deux grandes fautes : ils cherchaient vainement à se faire remarquer et répétaient sans cesse les mêmes textes. Au verset cinq, Jésus annonce : « en vérité, je vous dis : ils reçoivent leur récompense » ; si au cours d’un acte aussi important que la prière, acte qui nous permet de nous adresser directement à Dieu, nous recherchons, par nos paroles, la moindre considération des autres, il est logique que nous recevions en de tels cas, notre récompense immédiate. Il n'y a pas de secret : au cours de nos prières, mêmes les plus brèves, Dieu observe notre attitude !

      Quand Dieu nous récompense, c’est en fait le résultat de la Grâce, et non celui d'une dette ; quel mérite peut-on avoir, en demandant quelque chose au Père ? S'Il ne donne pas à Son peuple ce que ce dernier Lui demande, c'est parce qu'Il sait pertinemment qu'il n'en a aucun besoin, et qu’il n’en tirerait rien.

      Dieu est loin d'être étonné par la longueur ou la quantité de paroles qui peuvent constituer nos prières ; les intercessions les plus pertinentes sont celles qui sont faites avec des « gémissements » qui ne peuvent être exprimés en public.

      Examinons soigneusement la structure réelle des prières que nous devons adresser au ciel, et apprenons chaque jour, de Christ, comment prier !

      9 Christ constatait qu'il était nécessaire d’indiquer à Ses disciples, comment prier et quel devait être communément le contenu de leur prière.

      Bien sûr, nous ne devons pas nous astreindre à utiliser exclusivement la prière mentionnée dans ce texte, mais il n'y a aucun doute qu'elle n’en reste pas moins est un très bon exemple. On y trouve beaucoup de richesse, en peu de mots ; c'est une prière tout à fait acceptable par Dieu, si nous « mesurons » vraiment ces propos et si elle n'est pas inlassablement répétée machinalement.

      Dans cette prière, nous trouvons six requêtes : les trois premières sont expressément relatives à Dieu et à Sa grandeur, alors que les trois dernières concernent nos inquiétudes, qu’elles soient temporelles ou spirituelles. Cette prière nous apprend à chercher d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice, toutes choses nous seront ensuite octroyées. Après avoir abordé les sujets de la Gloire, du Royaume et de la Volonté de Dieu, le contenu de cette prière concerne le nécessaire et le réconfort relatifs à notre vie ici-bas.

      Chaque parole comporte un enseignement spécifique : - Nous demandons du pain : cela nous apprend à exercer la sobriété et la modération ; il nous faut ne demander que le pain qu’il nous faut, pas celui qui pourrait nous être superflu.

      - Cette demande de nourriture nous enseigne à respecter l'honnêteté dans le travail : nous n’avons pas à demander le pain des autres, ni celui du mensonge, Proverbes 20:17, ni celui de la paresse, Proverbes 31:27, mais celui qui est obtenu honnêtement. - Nous demandons notre pain quotidien : ceci nous enseigne à dépendre constamment de la Providence divine. - Nous demandons à Dieu qu’Il nous donne cette nourriture ; pas qu'Il nous la vende, ni qu'Il nous la prête, mais vraiment qu'Il nous la donne. Les plus grands hommes sont redevables de la Miséricorde divine, pour leur pain quotidien ! - Nous prions en ces termes : « donne-nous ». Le « nous » signifie qu’il nous faut avoir compassion pour le pauvre, mais aussi, que nous devons prier en famille. - Nous prions que Dieu nous donne cela « aujourd'hui » ; cette formule nous apprend à renouveler journellement les désirs de notre âme envers Dieu, comme nous satisfaisons les besoins quotidiens de notre corps.

      Tandis que la journée s’écoule, nous devons prier notre Père céleste, en songeant que s’il serait bien difficile d’avoir une journée sans nourriture, il en serait de même sans la prière.

      Ce texte nous enseigne à détester et à fuir le péché ; alors que nous espérons en la Miséricorde divine, « méfions-nous » de nous-mêmes, comptons sur la Providence et la Grâce de Dieu pour nous protéger du péché, pour être prêts à résister au tentateur, et ne pas devenir une occasion de chute pour les autres.

      Ce texte comporte aussi une promesse : « car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ». Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent bénéficier de la Grâce divine, doivent témoigner de la miséricorde envers leurs frères. Christ est venu dans le monde en tant que grand Pacificateur, pour nous réconcilier, non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres !

      16 Le jeûne religieux est un devoir exigé, des disciples de Christ, mais en tant que tel, c’est aussi un moyen de disposer notre cœur en vue d’accomplir d'autres obligations spirituelles.

      Le jeûne est l'humiliation de l'âme, Psaume 35:13, cette dernière étant l'origine du désir d’accomplir notre devoir ; que cet accomplissement puisse être, en conséquence, notre principal souci ; faisons en sorte que la manifestation extérieure de nos « obligations spirituelles » envers le Seigneur se fassent dans la plus grande discrétion.

      Dieu, Celui qui voit dans le secret, accordera alors pleinement Sa récompense !

      19 L'esprit « du monde » est la manifestation classique, mais hélas fatale, de l'hypocrisie ; par nul autre péché, Satan ne peut avoir un contrôle plus déterminé et plus négatif sur l'âme, sous une apparente piété de cette dernière. Cette âme, quant à elle, considérera que toutes choses vont pour le mieux, éprouvant par ce fait, du plaisir et une certaine paix, surpassant tout.

      Les instructions formulées par Christ sont à l’origine de nombreuses joies, surtout quand il s’agit des perspectives concernant l’au-delà, perspectives aujourd’hui encore invisibles, mais néanmoins éternelles, en lesquelles nous devons placer notre espérance.

      Il y a des trésors dans le ciel. Il n’y a pas de plus grande sagesse que d’accorder toute notre attention à notre assurance pour la vie éternelle, au travers de Jésus-Christ, n’étant que des « spectateurs » en ce qui concerne toutes choses ici-bas, les considérant comme n’étant pas dignes d'être comparées à notre Sauveur, et rejetant tout ce qui nous éloigne de ce Dernier. Malgré les aléas de ce monde, nous avons l’espérance de disposer d'un héritage incorruptible dans les cieux !

      L'homme du monde a des raisonnements basiques qui sont vains ; en conséquence, tout ce qui en découle ne peut être qu’erroné. Ceci s'applique également à la fausse piété : ce qui n'est pas la lumière spirituelle authentique n'est que ténèbres épaisses. C’est un constat terrible, mais néanmoins fréquent ; nous devons donc nous examiner nous-mêmes, selon la Parole de Dieu, en priant avec ferveur qu’Elle nous enseigne, par l’Esprit.

      Un homme peut être d’une certaine utilité envers plusieurs maîtres, mais il ne peut pas se consacrer au service de plus d'un maître à la fois.

      Dieu exige un cœur entier, qui ne doit pas être partagé avec le monde. Quand deux maîtres s'opposent l'un à l'autre, nul homme ne peut servir les deux. Celui qui est au service du monde et qui l'aime, ne peut que mépriser Dieu ; celui qui aime Dieu, doit abandonner l'amitié du monde.

      25 Il n'y a pratiquement aucun autre péché contre lequel notre Seigneur Jésus mette autant en garde Ses disciples : l'inquiétude, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie.

      Ces pensées sont souvent un piège pour le pauvre, comme d’ailleurs l'amour des richesses pour l’homme aisé. Même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyez pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée ; laissez plutôt le soin à Dieu de l'allonger ou de la raccourcir comme Il Le désire ; notre temps est dans Sa main, en une bonne main !

      Ne vous souciez pas non plus de votre devenir ici-bas ; mais permettez à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté. La nourriture et le vêtement : Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne vous souciez pas du lendemain, ni du temps à venir. Ne soyez pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l'an prochain, ou quand vous serez âgé, ce que vous laisserez derrière vous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

      Dieu nous a donné la vie, ainsi qu’un corps : que ne pourrait Il faire encore pour nous, qui Lui soit impossible ? Si nous prenons soin de notre âme et de notre éternité, ce qui représente plus que le corps et la vie, nous pouvons laisser à Dieu le soin de pourvoir à notre nourriture et à notre vêtement, éléments mineurs, en comparaison.

      Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas !

      La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchez premièrement le royaume de Dieu, et faites de la piété votre priorité : ne considérez pas que c'est de la résignation ; cette ligne de conduite vous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

      La conclusion de tout ce texte indique que cet enseignement représente la Volonté et le commandement du Seigneur Jésus ; que par des prières quotidiennes, nous puissions obtenir la force de supporter nos différents problèmes, et être armés contre les tentations qui peuvent en découler, afin qu'aucune de ces épreuves ne nous ébranle spirituellement !

      Heureux sont ceux qui considèrent le Seigneur comme leur Dieu, en manifestant pleinement la confiance qu’ils éprouvent en Ses sages ordonnances !

      Par l'Esprit, soyons convaincu de la présence du péché en nous, si nous n'avons pas cette disposition de cœur, et débarrassons-nous de toute les mauvaises pensées de ce monde !

      Matthieu 8

      1

      La foule suit Christ. (Matthieu 8:1)
      Il guérit un lépreux. (Matthieu 8:2-4)
      Un serviteur du centenier est guéri. (Matthieu 8:5-13)
      Guérison de la belle-mère de Pierre. (Matthieu 8:14-17)
      La proposition du scribe zélé. (Matthieu 8:18-22)
      Christ dans une tempête. (Matthieu 8:23-27)
      Il guérit deux hommes possédés de démons. (Matthieu 8:28-34)

      Ce verset se rapporte à la fin du sermon précédent. Ceux à qui Christ s'est fait connaître, désirent en savoir plus sur Lui.
      2 Dans ces versets, nous avons un récit de Christ, purifiant un lépreux qui s’était approché de Lui, convaincu que Jésus était doté de la Puissance divine.

      Cette purification nous enseigne, non seulement à savoir compter sur Christ, Celui qui détient tous pouvoirs sur les maladies corporelles et qui peut les guérir, mais elle nous enseigne aussi de quelle manière nous devons le faire.

      Lorsque nous ne sommes pas certains de pouvoir discerner la volonté divine, nous pouvons néanmoins être assurés de la véracité de Sa Sagesse et de Sa Miséricorde. Nulle culpabilité n'est trop grande, qui ne puisse être expiée par le sang de Christ ; nulle corruption n'est trop forte pour que Sa Grâce ne puisse la contenir. Pour être purifiés, nous devons nous recommander à la Miséricorde du Seigneur ; nous ne pouvons pas le Lui demander comme s’Il avait une dette envers nous, mais nous devons L’implorer humblement, comme pour obtenir une faveur.

      Ceux qui recherchent Christ, par la foi, pour recevoir Sa Miséricorde et Sa Grâce, peuvent être certains que selon leur attitude, Il est tout à fait disposé à leur octroyer librement ces bénédictions. Les afflictions que nous pourrions connaître et qui finalement nous amènent au Seigneur, en nous faisant rechercher l'aide et le salut qui viennent de Lui, sont en fait, de véritables bénédictions !

      Que ceux qui sont ainsi purifiés de leur « lèpre spirituelle », puissent se rendre auprès des serviteurs de Dieu et leur exposer leur cas, afin que ces derniers puissent les conseiller, les réconforter et prier pour eux !

      5 Ce centurion, mentionné dans ce texte, était un païen, un soldat romain. Bien qu'il soit militaire, c’était cependant un homme pieux.

      Aucune vocation, ni le fait de se trouver en un lieu hostile, ne peuvent être une excuse à l'incrédulité et au péché. Remarquez comment ce centurion exposa le cas de son serviteur : nous devons, de même, nous sentir concernés par le sort des âmes de nos enfants et de nos serviteurs, qui peuvent se trouver spirituellement malades, sans toutefois en être vraiment conscients, ou qui ne savent pas discerner le bien inhérent à la piété ; nous devons les « apporter » à Christ, par la foi et dans la prière.

      Remarquez également l’humilité de ce centurion : une âme remplie de modestie est rendue encore plus humble, par l'action de la Grâce de Christ.

      Observez la grande foi de ce Romain. Plus nous manquons d'assurance en nous-mêmes, plus notre confiance sera affermie en Christ. Le centurion attribuait à Jésus, le pouvoir divin, et la pleine autorité sur toute créature et puissance de la nature, tel un maître sur ses serviteurs. Nous devrions être ainsi, voués au service de Dieu ; nous devrions aller et venir, selon les directives de Sa Parole et les dispositions de Sa Providence.

      Quand le Fils de l'homme viendra de nouveau ici-bas, Il ne trouvera, hélas, qu’une petite foi, avec, comme conséquence de modestes « fruits spirituels »... Une profession de foi n’étant que parure extérieure peut nous faire appeler « enfants de Dieu » ; mais si nous nous satisfaisons de cet état, sans avoir rien d'autre à témoigner, nous serons alors jetés dehors.

      Le serviteur du centurion fut guéri de sa maladie, son maître ayant obtenu l'approbation de sa foi. Le message adressé à ce militaire l’est également à tous : « crois, et tu recevras ; crois seulement ».

      Remarquez au passage, la Puissance de Christ, et le pouvoir de la foi. La guérison de notre âme est subordonnée à l’intérêt manifeste que nous pouvons avoir, pour le sacrifice de Christ !

      14 Pierre avait une épouse, bien qu'il soit apôtre de Jésus-Christ : ce fait montre que le Seigneur approuvait cet état d'homme marié, en manifestant sa sollicitude envers la mère de l'épouse de l’apôtre. L'église de Rome, qui interdit aux prêtres de se marier, est en pure contradiction avec l’état civil de Pierre (marié) : elle se repose, par ailleurs, beaucoup sur ce dernier.

      Pierre accueillait sa belle-mère avec lui, dans sa famille, ce qui manifeste sa bonté envers sa parenté.

      Dans la guérison spirituelle, l'Écriture parle, l'Esprit convainc, Il touche le cœur, « Il touche la main » (verset Matthieu 8:15)*.

      Ceux qui subissent une affection fiévreuse, en ressortent habituellement affaiblis pendant encore quelques temps ; mais dans ce texte, pour montrer que cette guérison était vraiment surnaturelle, cette femme, se sentant bien, a pu s'occuper immédiatement des travaux de la maison. Les miracles que Jésus faisait, étaient connus aux alentours et beaucoup accouraient vers Lui. Il guérissait tous les malades, quels qu’ils soient, et quel que soit le cas.

      Il y a beaucoup de maladies et de calamités qui affectent le corps ; et il est ajouté, dans l'évangile, que Jésus-Christ a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies, pour nous aider et nous réconforter dans nos afflictions, ce qui est bien plus efficace que tous les écrits des philosophes !

      N’évaluons pas notre travail, nos ennuis ou nos dépenses, lorsque nous faisons du bien aux autres !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      18 Le scribe mentionné dans ce texte était trop empressé dans sa promesse de suivre le Seigneur ; il prétendait devenir lui-même un étroit collaborateur de Christ. Il semblait être très résolu...

      De nombreuses résolutions d’engagements dans le ministère émanent d’une conviction hâtive, elles sont prises sans une réelle réflexion, qui cependant est nécessaire : cela ne mène souvent à rien.

      Quand ce scribe proposa de suivre Christ, on aurait pu penser qu'il aurait dû être encouragé par ce Dernier ; un scribe peut avoir plus de crédit et rendre plus de services qu’une douzaine de pêcheurs ; mais Christ a vu l’état de son cœur, et Sa réponse fut en rapport avec les pensées de cet homme : en cela Le Seigneur enseigne à tous comment venir à Lui avec sincérité.

      La résolution de ce scribe semble avoir été le résultat d'une pensée inconsidérée, guidée par la convoitise ; en fait Christ n'avait aucun endroit où reposer sa tête, et si cet homme voulait Le suivre, il ne devait pas compter être mieux loti. Nous avons des raisons de penser qu’ensuite, ce scribe quitta Jésus.

      Un autre homme, voulant lui aussi suivre Christ, était par contre, trop lent. Tarder dans l’exécution d’une tâche, est en quelque sorte aussi néfaste que de se précipiter pour l’exécuter. Cet homme demanda d'abord de pouvoir ensevelir son père, pour se mettre ensuite au service de Christ. Cela pouvait sembler tout à fait légitime, cependant il n'avait pas raison. Il n'avait pas le véritable zèle pour ce travail. Enterrer un mort, en particulier un père, est une chose respectable, mais ce n'était pas le moment adéquat.

      Si Christ nous demande d’être à Son service, notre affection, même pour le plus proche de nos parents, et pour tout élément hostile à notre devoir, doit être mise de côté. Un esprit peu disposé ne manque jamais d'excuses...

      Jésus lui dit : « suis-moi » ; sans aucun doute, une puissance émanait de cette parole, pour cet homme comme pour les autres ; il a donc suivi Christ, et s'est joint à lui. Le scribe, quant à lui a dit : « je te suivrai » ; Christ lui répondit, pour en quelque sorte : « suis-moi ».

      La comparaison de ces deux hommes nous indique que nous sommes amenés à Christ, par la force de Son appel ! Romains 9:16.

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