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ANNE

(grec Anna, de l'hébreu Khannâh =grâce).

1. La mère de Samuel (1Sa 1). Son mari Elkana était de Rama, ville de la tribu de Benjamin, située dans les montagnes d'Éphraïm (Ramathaïm-Tsophim n'est qu'une désignation plus complète : cf. Ramatha dans Josèphe, Ant., V, 10:2). Avec ses deux femmes, Anne et Péninna, il se rendait tous les ans à Silo pour offrir un sacrifice à Jéhovah. Anne était stérile et en éprouvait une profonde tristesse, bien que son mari la traitât avec beaucoup d'égards et la préférât à Péninna. Une année, après le repas traditionnel qui suivait le sacrifice d'actions de grâces, (voy. Le 7:15) Anne entra dans le temple et, dans sa détresse, pria l'Éternel devant l'arche sainte. Elle fit le voeu, si un fils lui était donné, de le consacrer à Dieu (les détails du verset 11 font penser à la pratique du naziréat, institution très connue en Israël, voy. No 6:6). Son voeu fut exaucé. Dès qu'elle eut sevré l'enfant, Anne revint pour présenter son fils à l'Éternel et offrir les sacrifices prescrits par la loi : après l'avoir consacré solennellement au service de Dieu, elle le laissa sous la direction du prêtre Héli au sanctuaire de Silo. Elle eut dans la suite trois autres fils et deux filles (1Sa 2:21).

Le Cantique d'Anne (1Sa 2:1-11) est une prière d'actions de grâces qu'elle aurait prononcée au moment où elle consacra Samuel à l'Éternel. C'est en réalité un psaume de délivrance qui n'a guère de rapports avec la situation historique : il a dû être ajouté après coup, car il paraît d'une époque plus tardive que le récit lui-même (le v. 6 semble indiquer une notion théologique assez récente en Israël au sujet de l'immortalité de l'âme) ; la fin a une allure de chant messianique qui fait penser à la période postexilique. Seul le verset 5, qui mentionne une femme stérile, a pu créer un lien entre ce poème et Anne. En tout cas, ce chant a inspiré le cantique d'une autre mère : Marie (Lu 1:46 et suivants), dans son Magnificat (voir ce mot).

2. Transcrit sous la forme Anna, nom de la femme de Tobit et mère de Tobie (Tob 1:9,20 2:1,11 5:18 14:12).

3. Fille de Phanuel, de la tribu d'Asser (voir ce mot). Les femmes de cette tribu étaient renommées pour leur beauté, et plusieurs grands-prêtres et rois y prirent leurs épouses. Anne était parmi les gens « pieux » d'Israël qui, à une époque de relâchement religieux, attendaient avec persévérance la venue du « Consolateur ». (cf. Lu 2:25) Veuve depuis de longues années après sept ans de mariage, elle était âgée de quatre-vingt-quatre ans (mais on pourrait traduire aussi : « restée veuve depuis quatre-vingt-quatre ans », ce qui la ferait plus que centenaire). Son grand âge ne l'empêchait pas de pratiquer régulièrement le jeûne et la prière, et de servir Dieu nuit et jour sans sortir du Temple, (cf. Ps 27:4) ce qui veut dire, non qu'elle y résidait effectivement, mais qu'elle n'en manquait aucune cérémonie. Elle réalisait l'idéal de la veuve d'après l'apôtre Paul, qui, « restée seule, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans la prière et l'oraison » (1Ti 5:5). Elle possédait un don de parole inspirée qui l'avait fait appeler prophétesse. Arrivant au moment où Siméon bénissait le petit enfant Jésus, « elle se mit à son tour à louer Dieu et à parler de cet enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lu 2:36,38). Ce tableau d'Anne la prophétesse, avec l'accent mis sur sa virginité, son long veuvage, ses dévotions continuelles, ses louanges au Seigneur, en fit plus tard un type de la vie monastique ; il n'est pas impossible que son nom soit à l'origine de la tradition sur la prétendue Anne, mère de Marie (n° 4).

4. D'après plusieurs évangiles apocryphes (Protév. de Jacques, pseudo-Matth., etc.), épouse de Joachim et mère de Marie mère de Jésus ; complètement absente du N.T. canonique. Son culte fut admis par le pape au XVI e siècle, et son principal sanctuaire est à Auray, centre de célèbres « pardons » bretons.

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Versets relatifs

    • Lévitique 1

      5 Puis il égorgera le veau devant l'Éternel ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, offriront le sang, et le répandront tout autour sur l'autel, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      6 Ensuite, il dépouillera l'holocauste, et le coupera suivant ses parties.

      Lévitique 7

      15 Et la chair du sacrifice d'actions de grâces et de prospérités, sera mangée le jour qu'elle sera offerte ; on n'en laissera rien jusqu'au matin.

      Nombres 6

      6 Pendant tout le temps pour lequel il s'est voué à l'Éternel, il ne s'approchera point d'une personne morte.

      1 Samuel 1

      1 Il y avait un homme de Ramathaïm Tsophim, de la montagne d'Éphraïm ; son nom était Elkana, fils de Jéroham, fils d'Élihu, fils de Thohu, fils de Tsuph, Éphratien.
      2 Et il avait deux femmes ; le nom de l'une était Anne, et le nom de la seconde Péninna ; et Péninna avait des enfants, mais Anne n'en avait point.
      3 Or, cet homme montait de sa ville, tous les ans, pour adorer et pour sacrifier à l'Éternel des armées, à Silo ; et là étaient les deux fils d'Héli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l'Éternel.
      4 Et le jour qu'Elkana sacrifiait, il donnait des portions à Péninna sa femme, et à tous les fils et filles qu'il avait d'elle.
      5 Mais il donnait à Anne une portion double, car il aimait Anne ; mais l'Éternel l'avait rendue stérile.
      6 Et sa rivale la mortifiait, même fort aigrement, afin de l'irriter, parce que l'Éternel l'avait rendue stérile.
      7 Et Elkana faisait ainsi tous les ans. Chaque fois qu'Anne montait à la maison de l'Éternel, Péninna l'offensait de la même manière ; et Anne pleurait, et ne mangeait point.
      8 Et Elkana son mari lui disait : Anne, pourquoi pleures-tu, et pourquoi ne manges-tu point, et pourquoi ton coeur est-il triste ? Est-ce que je ne vaux pas mieux, pour toi, que dix fils ?
      9 Or, après avoir mangé et bu à Silo, Anne se leva ; et Héli le sacrificateur était assis sur son siège, auprès d'un des poteaux du temple de l'Éternel.
      10 Elle donc, l'âme pleine d'amertume, pria l'Éternel, en répandant beaucoup de larmes ;
      11 Et elle fit un voeu, et dit : Éternel des armées, si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi, si tu n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l'Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.
      12 Et comme elle prolongeait sa prière devant l'Éternel, Héli observait sa bouche ;
      13 Or, Anne parlait dans son coeur, remuant seulement les lèvres, et l'on n'entendait point sa voix. Héli crut donc qu'elle était ivre.
      14 Et Héli lui dit : Jusqu'à quand seras-tu ivre ? Va faire passer ton vin.
      15 Mais Anne répondit et dit : Non, mon seigneur ; je suis une femme affligée en son esprit ; je n'ai bu ni vin ni boisson forte, mais je répandais mon âme devant l'Éternel.
      16 Ne prends pas ta servante pour une femme méprisable ; car c'est dans l'excès de ma douleur et de mon affliction que j'ai parlé jusqu'à présent.
      17 Alors Héli répondit, et dit : Va en paix, et que le Dieu d'Israël t'accorde la demande que tu lui as faite.
      18 Et elle dit : Que ta servante trouve grâce devant tes yeux. Et cette femme s'en alla son chemin, et mangea, et son visage ne fut plus le même.
      19 Après cela, ils se levèrent de bon matin, et se prosternèrent devant l'Éternel ; puis ils s'en retournèrent, et vinrent à leur maison, à Rama. Alors Elkana connut Anne sa femme ; et l'Éternel se souvint d'elle.
      20 Et il arriva, dans le courant de l'année, qu'Anne conçut et enfanta un fils, et le nomma Samuel (Dieu a exaucé) ; car, dit-elle, je l'ai demandé à l'Éternel.
      21 Et Elkana, son mari, monta, avec toute sa maison, pour offrir à l'Éternel le sacrifice annuel, et son voeu.
      22 Mais Anne n'y monta pas ; car elle dit à son mari : Je n'irai point jusqu'à ce que l'enfant soit sevré ; alors je le mènerai, afin qu'il soit présenté devant l'Éternel, et qu'il y demeure à toujours.
      23 Et Elkana, son mari, lui dit : Fais ce qui te semble bon ; demeure jusqu'à ce que tu l'aies sevré. Seulement, que l'Éternel accomplisse sa parole ! Ainsi cette femme demeura, et allaita son fils, jusqu'à ce qu'elle l'eût sevré.
      24 Et dès qu'elle l'eut sevré, elle le fit monter avec elle, et prit trois veaux, un épha de farine, et une outre de vin ; et elle le mena dans la maison de l'Éternel, à Silo ; et l'enfant était fort jeune.
      25 Puis ils égorgèrent le veau, et amenèrent l'enfant à Héli ;
      26 Et elle dit : Pardon, mon seigneur ! aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier l'Éternel.
      27 C'est pour cet enfant que je priais, et l'Éternel m'a accordé la demande que je lui ai faite.
      28 Aussi, je le prête à l'Éternel ; il sera prêté à l'Éternel pour tous les jours de sa vie. Et ils se prosternèrent là devant l'Éternel.

      1 Samuel 2

      1 Alors Anne pria, et dit : Mon coeur s'est réjoui en l'Éternel ; ma force a été relevée par l'Éternel ; ma bouche s'est ouverte contre mes ennemis ; car je me suis réjouie de ton salut.
      2 Nul n'est saint comme l'Éternel ; car il n'en est point d'autre que toi, et il n'y a point de rocher comme notre Dieu.
      3 Ne proférez pas tant de paroles hautaines ; que des paroles arrogantes ne sortent pas de votre bouche ; car l'Éternel est le Dieu fort qui sait toutes choses ; et c'est par lui que les actions sont pesées.
      4 L'arc des puissants est brisé, et ceux qui chancelaient ont été ceints de force.
      5 Ceux qui étaient rassasiés se louent pour du pain, et les affamés ont cessé de l'être. La stérile même en a enfanté sept, et celle qui avait beaucoup de fils est dans la langueur.
      6 L'Éternel fait mourir et fait vivre ; il fait descendre au Sépulcre, et il en fait remonter.
      7 L'Éternel appauvrit et enrichit, il abaisse et il élève ;
      8 Il relève le pauvre de la poussière, il tire l'indigent du fumier, pour les faire asseoir avec les princes ; et il leur donne en héritage un trône de gloire ; car les colonnes de la terre sont à l'Éternel, et il a posé le monde sur elles.
      9 Il gardera les pieds de ses bien-aimés, mais les méchants périront dans les ténèbres ; car l'homme ne prévaudra point par sa force.
      10 Les adversaires de l'Éternel seront brisés ; des cieux il tonnera sur eux ; l'Éternel jugera les extrémités de la terre ; il donnera la force à son Roi, et il élèvera la corne de son Oint.
      11 Et Elkana s'en alla à Rama en sa maison ; mais l'enfant resta au service de l'Éternel, en présence d'Héli, le sacrificateur.
      21 Et l'Éternel visita Anne, qui conçut et enfanta trois fils et deux filles. Et le jeune Samuel grandissait auprès de l'Éternel.

      Psaumes 27

      4 J'ai demandé une seule chose à l'Éternel, et je la rechercherai : c'est d'habiter dans la maison de l'Éternel tous les jours de ma vie, pour contempler la beauté de l'Éternel, et pour visiter son palais.

      Luc 1

      46 Alors Marie dit : Mon âme magnifie le Seigneur,

      Luc 2

      25 Il y avait à Jérusalem un homme qui s'appelait Siméon ; cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël ; et le Saint-Esprit était sur lui.
      36 Il y avait aussi Anne la prophétesse, fille de Phanuel, de la tribu d'Ascer ; elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu avec son mari, sept ans, depuis sa virginité.
      38 Étant survenue à cette heure, elle louait aussi le Seigneur, et elle parlait de Jésus à tous ceux de Jérusalem qui attendaient la délivrance d'Israël.

      1 Timothée 5

      5 Or, celle qui est véritablement veuve et qui est demeurée seule, espère en Dieu et persévère nuit et jour dans les prières et les oraisons.
    • Lévitique 1

      Lévitique 7

      Nombres 6

      1 Samuel 1

      1

      Dans ce livre, nous trouvons une description de la vie d'Éli, et de la méchanceté de ses fils ; le caractère et les différentes actions de Samuel y sont également décrits. On y voit aussi l'ascension de Saül, qui va devenir le roi d'Israël : le texte mentionne son comportement déplorable, puis sa mort, qui va permettre à David, image de la personne de Christ, de prendre la succession du trône. La patience de David, sa modestie, sa constance lors des persécutions par ses ennemis, ou de ses soi-disant amis, sont des modèles et des exemples pour l'église et pour chacun de ses membres.

      Beaucoup d'éléments de ce livre encouragent la foi, l'espérance et la patience du croyant, lors de sa souffrance. On y trouve également bon nombre de conseils et d'avertissements solennels.

      * Elkana et sa famille. (1 Samuel 1:1-8) La prière d'Anne. (1 Samuel 1:9-18) Anne présente Samuel devant l'Éternel. (1 Samuel 1:19-28)

      1 Samuel 1:1-8 Elkana, par ses sacrifices à l'Éternel, adorait Ce dernier avec fidélité, malgré le triste problème familial d'Anne, son épouse. Si les dévotions d'une famille ne parviennent pas à mettre un terme aux divisions qui peuvent y régner, ces difficultés finissent par prendre le dessus, et stopper ainsi, tout élan de piété. Le fait de manifester peu d'amour envers un membre de notre famille, à cause de son infirmité incurable, s'oppose en fait aux préceptes divins et ne fait qu'ajouter de l'amertume à celui qui est éprouvé. Il faut être vraiment pervers pour oser chagriner, non sans plaisir, ceux qui ont l'esprit affligé et qui sont dans le tracas, en les mettant de mauvaise humeur. Nous devons porter le fardeau des autres et non pas l'alourdir ! Anne ne pouvait pas supporter de remarque au sujet de sa stérilité. Ceux qui sont énervés ou toujours prêts à se moquer des autres, nuisent en fait à leur propre bien-être, en se privant des nombreux bénéfices spirituels qui découlent de la piété.

      Gardon-nous, pour notre « confort » spirituel, de provoquer de la peine et de la tristesse à notre prochain. Cherchons plutôt à discerner ce qui peut être favorable à l'exercice de notre piété !

      9 Anne priait avec larmes. Elle connaissait l'authenticité de la Miséricorde divine, de Celui qui reconnaît toute âme affligée. Dieu nous donne la possibilité de prier, non seulement pour faire des requêtes qui pourront améliorer notre bien-être général, mais aussi pour mentionner les besoins et les désirs spécifiques qui nous sont à cœur.

      Anne parlait à voix basse, personne ne pouvait l'entendre. Cette attitude révélait l'humilité de son âme, sachant que Dieu connaît le fond du cœur humain et ses désirs.

      Éli était à cette époque, juge en Israël, ainsi que souverain sacrificateur.

      En ce qui nous concerne, il n'est pas bon de se précipiter inconsidérément pour réprimander notre prochain, en estimant, sans preuve tangible, qu'il est fautif. Anne n'a pas riposté à l'accusation d’Éli, en cherchant par exemple à lui reprocher la mauvaise conduite de ses fils.

      Quand nous sommes injustement réprimandés, il est alors nécessaire de redoubler d'attention quant à nos paroles, afin de ne pas polémiquer vainement.

      Anne estimait qu'elle pouvait esquiver seule, l'accusation du sacrificateur, ce que nous aurions sans doute pensé également. Eli était disposé à reconnaître sa propre erreur. Anne retourna chez elle, l'esprit apaisé. Dans la prière, elle a recommandé son âme à Dieu, soutenue par Eli.

      La prière d'un cœur sincère est toujours favorable à l'âme, elle manifeste un état de quiétude.

      Personne, lorsqu'on prie, ne doit rester triste et misérable : on bénéficie en effet des privilèges du Trône de la Grâce, par Celui qui nous a réconciliés avec Dieu, Jésus-Christ !

      19 Elkana, devait se déplacer avec sa famille pour offrir un sacrifice à l'Éternel ; il ne partit pas pour adorer Dieu, tant qu'il ne pouvait le faire avec tous les siens rassemblés.

      Quand les hommes sont pressés de partir en voyage, ou de traiter une affaire, sans se préoccuper d'adorer Dieu au préalable, ils courent le risque de ne pas bénéficier de Sa présence et de Ses bénédictions, tout au long de leur périple. Bien qu'elle fut toujours disposée à se rendre à la Maison de l'Éternel, Anne sollicita son mari de pouvoir rester chez elle.

      Ceux qui ne peuvent assister aux cérémonies officielles, à cause des soins qu'ils doivent assurer à leurs jeunes enfants, peuvent se réconforter par cet exemple, et croire, que s'ils accomplissent ce devoir l'âme en paix, Dieu, dans Sa Grâce, saura les accepter et les bénir.

      Anne a présenté son enfant devant l'Éternel, dans un esprit de reconnaissance, pour Sa bonté et Sa réponse à la prière. Quelles que soient nos offrandes à Dieu, elles ne sont que le résultat de ce que nous Lui avons d'abord demandé et reçu de Lui. Tous les dons que nous pouvons faire au Seigneur ne sont en fait que des « cadeaux » qu'Il nous a déjà faits !

      Le jeune Samuel a montré très tôt les signes d'une réelle piété. On devrait enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à adorer Dieu. Leurs parents devraient les instruire ainsi, en les menant dans les voies du Seigneur et en les incitant à persévérer dans cette direction, du mieux qu'ils peuvent. Dieu, dans Sa bonté, les acceptera toujours, et les fera progresser spirituellement.

      1 Samuel 2

      1

      Le cantique de reconnaissance d'Anne. (1 Samuel 2:1-10)
      La méchanceté des fils d'Éli, Le ministère de Samuel. (1 Samuel 2:11-26)
      La prophétie contre la famille d'Eli. (1 Samuel 2:27-36)

      Le cœur d'Anne se réjouit, non pas par la naissance de Samuel, mais directement « en » l'Éternel. Son âme ne se polarisait pas sur le don qu'elle reçut, mais sur Celui qui le lui procura. Anne se réjouit dans le salut de Dieu et dans l'espérance de la venue du Sauveur, seule possibilité de salut pour les siens.

      L'homme puissant sera brisé et le misérable sera élevé, selon le bon vouloir de l'Éternel.

      Sommes-nous dans la pauvreté ? C'est Dieu qui en a voulu ainsi et nous devons nous contenter de notre situation, en nous humiliant devant Sa Volonté. Au contraire, vivons-nous dans les richesses ?

      Là encore, nous devrions être reconnaissants et servir Celui qui nous a ainsi comblés, en pratiquant le bien avec l'abondance dont nous bénéficions.

      Le Seigneur n'a pas de considération envers la sagesse ou les soi-disant mérites d'un homme ; par contre Il choisit l'individu qui, aux yeux du monde, peut paraître insensé, afin que cet homme révèle aux autres à quel point ces derniers sont fautifs et dans le besoin du Salut gratuit et précieux.

      Après avoir loué Dieu, pour Sa Providence, ce cantique d'Anne, est en fait une prophétie : l'avènement du Royaume de Christ et celui de la Grâce. C'est pratiquement la première fois dans la Parole, où il est annoncé que l'Éternel a Son Roi, Son Oint.

      La véracité du Royaume de Christ est absolue, Ses ennemis iront à la ruine. L'Oint, le Seigneur Jésus, est capable, à la fois de détruire et de sauver !

      11 Samuel était au service de l'Éternel : il faisait un travail bien particulier dans le sanctuaire, correspondant à ses aptitudes. Il accomplissait cette tâche avec piété, pour Dieu, et pour cela, il fut béni.

      Le Seigneur fait progresser les jeunes qui Le servent de tout leur cœur, afin que leur service puisse croître en qualité. Éli cherchait à éviter tout problème dans son ministère. Cela le poussait à avoir une certaine indulgence, vis-à-vis de ses enfants. En fait, il n'exerçait aucune autorité à leur égard, afin de les corriger dans leur jeunesse : il fermait les yeux sur les abus de ses fils, au sujet du respect des traditions du service du sanctuaire ; ces derniers commettaient de véritables abominations. Ces jeunes gens, qui auraient dû enseigner aux autres comment bien se conduire, les poussaient en réalité sur les voies de la méchanceté. Ils offensaient Dieu en méprisant « l'offrande pour les péchés », ce qui était une véritable insulte à l'expiation offerte par le Seigneur.

      Le fait de bafouer le pardon de l'iniquité, « l'expiation » proprement dite, est vraiment dangereux, c'est fouler aux pieds le « sang de l'alliance ».

      La réprimande d'Éli était loin d'être indulgente. En général, il n'y a rien de pire pour des enfants égarés, que de mépriser les blâmes de leurs parents, quand ces derniers s'appuient sur l'enseignement de la Parole.

      Psaumes 27

      Luc 1

      Luc 2

      25 Le même Esprit Saint, Celui qui anima l'espérance de Siméon, de voir le Sauveur, lui donna également beaucoup de joie. Ceux qui veulent voir spirituellement Christ doivent d’abord se rendre à Son « temple » !

      Nous voyons dans ce texte une véritable confession de foi de Siméon : l’Enfant qu’il tenait dans ses bras était le Sauveur, le Salut en personne, le Salut préparé par Dieu. Il est offert maintenant ici-bas. La vision du monde semble bien terne, comparée à l’espérance de celui qui possède Christ, et qui a le salut en perspective ! Notons ici à quel point la mort d'un homme bon (Siméon) peut se présenter calmement : il part vers l’au-delà, la conscience en paix avec Dieu. Ceux qui « possèdent » Christ peuvent ainsi aborder la mort avec sérénité.

      Joseph et Marie étaient émerveillés par tout ce qu’on disait au sujet de cet Enfant. Siméon leur montra également les raisons qu’ils avaient de se réjouir, dans une crainte respectueuse.

      Jésus, Sa doctrine, et Son peuple, continuent encore aujourd’hui à subir de l'opposition ; Sa Vérité et Sa Sainteté sont toujours niées et blasphémées ; la prédication de Sa Parole est encore une pierre d'achoppement pour les hommes.

      L’affection personnelle de quelques-uns envers le Seigneur se manifestera dans l’attachement qu’ils Lui témoignent ; l’aversion secrète des autres envers Jésus sera par contre révélée par leur inimitié envers Lui. Les hommes seront finalement jugés selon les pensées de leur cœur, en ce qui concerne Christ.

      Jésus allait devoir souffrir ; sa mère, par son affection envers son fils, allait souffrir avec Lui...

      36 Bien qu’à cette époque une certaine dégradation morale régnât dans la Maison de Dieu, ce Dernier ne l'a cependant pas laissée sans témoin. Anne ne quittait pas le temple, elle y œuvrait en permanence. Elle priait sans cesse : c’était pour elle une vocation spirituelle et en toutes choses elle servait Dieu.

      Ceux qui connaissent Christ ont de grandes raisons de remercier Dieu. Anne témoignait de Sa Personne. Que ces deux exemples de sainteté, Siméon et Anne, puissent encourager spirituellement ceux qui portent des cheveux blancs, véritable couronne de gloire : qu’ils soient trouvés dans le « chemin de la Justice » ! Avant que leurs lèvres ne soient muettes, dans la tombe, ils doivent faire monter avec force leurs louanges vers le Rédempteur.

      En toutes choses, Christ a été rendu semblable à Ses frères : Il est donc passé par l'enfance et l'adolescence, comme les autres enfants, cependant sans commettre le péché, avec des preuves manifestes de la nature divine qui L’animait. Par l'Esprit de Dieu, toutes les facultés de Jésus démontrèrent qu’Il était différent des autres jeunes. En effet, ces derniers commettaient certaines fautes, par la nature de leur cœur, ce qui se manifestait dans leurs paroles ou leurs actes ; Christ, quant à Lui était rempli de Sagesse, sous l'influence du Saint-Esprit : tout ce qu’Il a prononcé et accompli a été parfait, malgré Son jeune âge. Les enfants de Son entourage montraient la corruption inhérente à leur nature humaine... Nulle autre chose que la Grâce de Dieu ne reposait sur les épaules de Jésus !

      1 Timothée 5

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