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APÔTRE

Grec apostolos (duvoir apostelleïn =envoyer), rend un mot hébreu (rac. châlakh) qui désigne tout mandataire de Dieu ou des hommes (Esa 6:8,1Ro 14:6).

Les prophètes d'Israël, porteurs du message divin, étaient déjà au premier chef des apôtres. « L'apôtre, dit le Talmud, est comme l'homme même par qui il est délégué. » Il a donc toutes les qualités d'un ambassadeur.

Plus spécialement le terme apôtre a été appliqué par Jésus aux Douze qu'il avait choisis, formés, envoyés pour évangéliser. L'Église y a vu une prérogative exclusive des premiers disciples à qui Jésus conféra le don du Saint-Esprit, et qui auraient reçu de lui le pouvoir de le transmettre à d'autres.

D'où la doctrine de la succession apostolique (voir art.), par laquelle ceux-là seulement sont prêtres de Dieu ou pasteurs qui ont reçu l'imposition des mains des successeurs des apôtres de Jésus. Outre qu'il est impossible de contrôler si cette chaîne reliant le clergé officiant aujourd'hui aux premiers disciples du Christ n'a jamais été interrompue, et qu'il est plus probable qu'elle l'a été dans les faits maintes fois, la manière dont l'apostolat nous est présenté dans les temps primitifs témoigne nettement que le terme d'apôtre au premier siècle était d'une application générale et nullement exclusive.

Sans doute, les douze apôtres choisis par le Christ pour l'aider dans son ministère et chargés par lui de continuer ce ministère après son départ (Mt 10:2, Lu 6:13) ont été ses envoyés directs, les apôtres au sens strict, (cf. Ac 6:2,6) ceux dont le témoignage est normatif. C'est à ce titre qu'on peut parler de la « doctrine des apôtres » (Ac 2:42).

Toutefois, il ne faut pas oublier qu'à l'origine Judas était parmi eux, en sorte que la parole de Jésus dans Jn 17:18, « comme tu m'as envoyé, je les ai aussi envoyés », ne s'applique déjà plus au collège des Douze au complet. Quand l'Église remplace dans ce collège des Douze Judas par Matthias, ce ne sont pas les Onze, c'est l'assemblée des cent vingt qui établit le nouvel apôtre dans ses fonctions (Ac 1:15).

Si la doctrine ecclésiastique de la succession apostolique avait existé de ce temps-là, les choses se seraient passées moins démocratiquement.

D'autre part, Saul de Tarse devint apôtre sans le concours du collège des Douze, appelé directement par le Seigneur. Ce fut un simple disciple de la communauté de Damas, Ananias, qui lui imposa les mains et l'introduisit dans sa charge (Ac 9:10). Devenu prophète et docteur de l'Église syrienne d'Antioche, il reçut de ses pairs, en dehors des Douze, voire de toute autorité palestinienne, la consécration par l'imposition des mains (Ac 13:3) en vue de l'oeuvre apostolique, laquelle devait lui permettre de dire un jour, en parlant des Douze, « j'ai plus travaillé qu'eux tous » (1Co 15:10). Le caractère d'apôtre, que les judéo-chrétiens étroits ne cessèrent de lui contester, avait été conféré à Paul d'autorité divine, par vision céleste (Ac 26, cf. 1Co 9:3,2Co 12:12).

Bien qu'il n'appartînt pas au collège des Douze, le témoignage de l'apôtre des Gentils n'en a pas été moins normatif pour cela, et nul n'a connu, dans la formation des premières communautés chrétiennes, un champ d'action comparable au sien (1Co 15:10). Le titre d'apôtre appartenait aussi à Jacques, frère du Seigneur et chef de l'Église de Jérusalem (Ga 1:19). Il est porté par Barnabas (Ac 14:14,1Co 9:5-6), par Andronique et par Junias (Ro 16:7). Sylvain et Timothée, associés à Paul dans les lettres aux Thessaloniciens, y sont présentés comme des apôtres, au même titre que Paul (1Th 2:6). Parlant des épreuves subies par Apollos et lui dans leur ministère, Paul écrit : « Nous, les apôtres » (1Co 4:1,6,9) - Quand il parle des prédicateurs judaïsants qui, tout en annonçant le même Sauveur que lui, décriaient son ministère, Paul les appelle des apôtres : (2Co 11:5) emporté par sa controverse, il les appelle plus loin de faux apôtres (2Co 11:13). Si le titre d'apôtre avait été l'apanage des Douze, Paul ne prendrait pas tant de peine à démontrer que ceux qui le combattaient à Corinthe ne méritaient pas ce nom.

On peut se demander, après toutes ces constatations, si, lorsque Paul dit dans 1Co 12:28 : « Dieu a établi dans l'Église, premièrement les apôtres, etc. », il a en vue le collège des Douze, auquel, d'ailleurs, il n'appartenait pas, et s'il ne désigne pas plutôt une catégorie de disciples du Christ dont les Douze furent les premiers, --possédant le titre avec une autorité exceptionnelle puisqu'ils avaient été les compagnons du Maître, les témoins de sa résurrection, --mais qui comprend en même temps qu'eux et après eux, dans tous les siècles et toutes les Églises, les personnalités mises à part « par Dieu et non par les hommes », (cf. Ga 1:1) pour « faire les fonctions d'ambassadeurs pour Christ » (2Co 5:20) et mener, avec tous ses risques, le grand combat de l'Évangile (2Ti 4:1-8). Les autres fonctions mentionnées par Paul : prophètes, docteurs, guérisseurs, gouverneurs, etc., s'exercent au sein de la communauté ; seul, l'apostolat est tourné vers les frontières du Royaume de Dieu, et les apôtres sont chargés du recrutement de ce Royaume. Ils sont envoyés par Jésus qu'ils représentent, pour évangéliser à l'extérieur du cercle chrétien et pour admonester à l'intérieur ceux qui trahissent sa cause. Missionnaires de l'Esprit, l'appel d'En-haut les a voués à la prédication du : « Réveille-toi, toi qui dors, et te relève d'entre les morts, et Christ t'éclairera » (Eph 5:14). Ils n'ont rien de la caste sacerdotale.

Induire du texte « Dieu a établi dans l'Église premièrement les apôtres », que les douze apôtres primitifs ont été seuls gratifiés par Christ de lumières révélatrices et officiellement investis de pouvoirs qui ne pouvaient être transmis à l'Église que par l'imposition de leurs mains, c'est méconnaître le sens des Écritures. L'étude impartiale de l'ensemble des textes évangéliques oblige de constater que le collège des Douze n'a reçu du Christ l'exclusivité ni de la prédication (1Co 9:16, Ga 2:7,2Ti 4:2), ni du don des miracles (Lu 10:1-20), ni de la transmission de l'Esprit saint (Ac 10:44 11:17), ni de « l'Esprit de vérité » qui devait conduire les témoins du Christ « dans toute la vérité » (Jn 16:13, Ac 6:10 8:35, voir les lettres de Paul, de Jacques, aux Hébreux), ni de l'imposition des mains en vue du ministère (Ac 13:3), ni du pouvoir de lier et de délier (Mt 18:18). Tout cela, les Douze l'ont reçu les premiers, mais ils n'ont pas été les seuls à le recevoir dès l'origine ; aucun texte ne leur confère le monopole du ministère spirituel, non plus que le droit exclusif de le transmettre à d'autres.

Tout ce que l'on peut dire, c'est que le fait d'avoir accompagné Jésus dans son ministère, d'avoir reçu ses enseignements, et d'avoir entendu son : « Allez et enseignez toutes les nations... » leur valut une considération exceptionnelle, que l'on retrouve déjà dans la recommandation donnée par Paul et par Timothée de « garder les ordonnances qui ont été décrétées par les apôtres » (Ac 16:4). Mais si l'on voulait, avec la notion catholique, inférer de là que les Douze furent les seuls fondateurs de l'Église (Batiffol), il serait aisé de répondre que, dans les recommandations de Paul et de Timothée, les Anciens de Jérusalem sont aussi bien que les Douze les auteurs des ordonnances qu'il s'agit de garder. Les Douze devaient bien moins que l'apôtre Paul évangéliser « jusqu'aux extrémités de la terre » ; et Batiffol lui-même est obligé de concéder que « les Douze ont synthétisé une prédication qui avait été l'oeuvre collective d'apôtres peut-être plus nombreux ». (cf. Lu 10:1-17) Nous n'en demandons pas davantage. D'ailleurs le contenu du N.T. et le fait que plus des deux tiers des livres qui le composent ont été écrits par d'autres que par les Douze, montrent avec évidence que Jésus ne confia pas à ceux-ci le privilège exclusif de poser le fondement doctrinal (Symbole des Apôtres) et de donner l'investiture épiscopale dans l'Église apostolique (imposition des mains).

Ceci constaté, il est juste de reconnaître que très vite, et dès le II e siècle avec Ignace, l'Église, par souci d'unité et d'autorité, manifesta la tendance de tout ramener aux douze compagnons de Jésus-Christ. Ainsi la Didachè s'intitulera : Doctrine du Seigneur aux nations par les douze apôtres. Il n'en demeure pas moins que Paul et Barnabas ne firent point partie des Douze, et ce seul fait suffit pour maintenir le bien-fondé de tout ce que nous avons exposé plus haut. La tradition, dont l'évolution à travers les siècles-a donné l'Église romaine, a créé un état de choses que le N.T. n'introduit ni ne légitime.

Sans doute la nécessité de l'ordre amena bien vite la société chrétienne, sous ses formes diverses, à exiger que les ministres du Christ fussent instruits, éprouvés et consacrés serviteurs de leurs frères par les corps constitués de l'Église, mais ce n'est pas à une prérogative, à une succession dite apostolique qu'ils doivent leur crédit ni leur puissance ; ce sont leurs oeuvres vivantes qui manifestent qu'ils sont marqués du sceau divin. Harnack dit avec raison que « le caractère charismatique n'exemptait personne de voir son mandat reconnu et contrôlé par la communauté ».

Jésus lui-même est appelé « l'Apôtre » par l'auteur de l'épître aux Hébreux (Heb 3:1) parce qu'il a parfaitement représenté Dieu sur la terre. En la quittant, il a légué à ses disciples non un système de dogmes, une législation, un monopole sacerdotal, mais la charge et la force de continuer sa vie. Dans la mesure où un chrétien reproduit parmi les hommes le Christ qu'il prêche, il est un apôtre. Il est en même temps le continuateur de la vraie tradition chrétienne ; car ici, tradition (du latin tradere =transmettre, passer de main en main) suppose la communication d'une vie : comment communiquerait-on une vie, si soi-même on ne la possède pas ? Et si on ne la possède pas, s'imaginerait-on la recevoir magiquement par une imposition des mains, une ordination quelle qu'elle soit ? Toute la morale de l'Évangile s'oppose à une telle conception. Il est exact de dire que la seule Église authentiquement chrétienne est l'Église apostolique, à condition de se souvenir qu'on affirme par là que l'Église est une société dirigée non par une caste sacerdotale qui tiendrait son pouvoir d'une succession apostolique, mais par la chaîne des apôtres qui, de siècle en siècle, reproduisent dans leur ministère et transmettent par leur vie la Vie du Christ. BIBLIOGRAPHIE. --Calvin, Institution chrétienne, 1. IV, ch. 3 ; Vinet, Théologie pastorale ; A. Harnack, Les origines de la constitution de l'Église et du droit ecclésiastique aux deux premiers siècles, 1910 ; P. Batiffol, L'Église naissante et le catholicisme, éd. 1922.

Alex. W.

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Versets relatifs

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      Esaïe 6

      Matthieu 10

      2 Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre et André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;

      Matthieu 18

      18 Vraiment, je vous l’assure : tout ce que vous aurez défendu ou permis sur la terre sera sanctionné par l’autorité divine.

      Luc 6

      13 Au point du jour, il rassembla ses disciples et en choisit douze d’entre eux :

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur choisit encore soixante-dix autres disciples et les envoya deux à deux, pour le précéder dans toutes les villes et les localités où il devait se rendre lui-même.
      2 Il leur dit : — La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Demandez donc au Seigneur à qui appartient la moisson d’envoyer plus d’ouvriers pour rentrer sa récolte.
      3 Allez maintenant, et rappelez-vous que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
      4 N’emportez ni bourse, ni sac de voyage, ni sandales, et ne vous attardez pas en chemin pour faire des visites de politesse.
      5 Lorsque vous entrerez dans une maison, dites d’abord : — Que la paix soit sur cette maison !
      6 Si un homme de paix y habite, votre paix descendra sur lui. Si ce n’est pas le cas, elle reviendra vers vous.
      7 Restez dans cette maison-là, prenez la nourriture et la boisson que l’on vous donnera, car celui qui travaille a droit à son salaire. Ne passez pas d’une maison à l’autre pour demander l’hospitalité.
      8 Dans toute ville où vous irez et où l’on vous accueillera, mangez ce qu’on vous offrira,
      9 guérissez les malades qui s’y trouveront et dites aux gens : « Le règne de Dieu est là, tout près de vous ».
      10 Si, par contre, on refuse de vous recevoir dans une ville, allez sur la place publique et dites : —
      11 En signe de protestation contre vous, nous secouons de nos pieds même la poussière de votre ville pour vous la rendre. Sachez pourtant ceci : le règne de Dieu est proche.
      12 Je vous assure qu’au jour du jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville-là. —
      13 Malheur à vous, Chorazin et Bethsaïda ! Car si les habitants de Tyr et de Sidon avaient vu les miracles de la puissance de Dieu qui ont été accomplis au milieu de vous, il y a longtemps qu’ils auraient changé de vie et qu’ils auraient revêtu des sacs et se seraient couverts de cendre (en signe de deuil).
      14 C’est pourquoi, au jour du jugement, le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable que le vôtre.
      15 Et toi, Capernaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Non, tu seras abaissée et tu descendras jusqu’au séjour des morts.
      16 Il dit encore à ses disciples : — Si quelqu’un vous écoute, c’est moi qu’il écoute, si quelqu’un vous méprise et vous rejette, c’est moi qu’il méprise et repousse. Or, celui qui me méprise et me repousse, méprise et repousse, en fait, celui qui m’a envoyé.
      17 À leur retour, les soixante-dix envoyés furent pleins de joie. — Maître, s’écriaient-ils, même les démons, lorsqu’ils entendent prononcer ton nom, nous obéissent ! —
      18 Oui, leur répondit-il, j’ai vu Satan succomber aussi rapidement que la foudre tombe du ciel.
      19 Écoutez bien ceci : il est vrai que je vous ai donné le pouvoir de marcher impunément sur les serpents et les scorpions, de dominer sur toutes les forces de l’ennemi, sans que rien ne puisse vous faire de mal.
      20 Toutefois, ce qui doit vous réjouir avant tout, ce n’est pas tant de voir que les esprits mauvais vous soient soumis, mais plutôt de savoir que vos noms sont inscrits dans les cieux.

      Jean 16

      13 Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira vers la vérité tout entière, car ce qu’il dira, il ne le tirera pas de son propre fond, il répétera seulement ce qu’il aura lui-même entendu et vous annoncera ce qui doit arriver.

      Jean 17

      18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les y envoie.

      Actes 1

      15 Un de ces jours-là, environ cent vingt croyants étaient rassemblés. Pierre se leva au milieu d’eux et dit : —

      Actes 2

      42 Dès lors, ils se réunissaient constamment pour se faire enseigner par les apôtres, pour vivre comme des frères en communion les uns avec les autres, pour rompre le pain et prier ensemble.

      Actes 6

      2 Alors, les douze apôtres convoquèrent une assemblée plénière des disciples et leur dirent : — Nous estimons qu’il ne serait pas légitime que nous délaissions la proclamation de la parole de Dieu pour nous occuper des distributions.
      6 Ils les présentèrent aux apôtres qui prièrent pour eux et leur imposèrent les mains.
      10 mais ils n’étaient pas de taille à lui tenir tête et se montraient incapables de résister aux paroles persuasives que l’Esprit lui inspirait.

      Actes 8

      35 Alors, Philippe prit la parole et, en partant de ce texte, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.

      Actes 9

      10 Or, à Damas vivait un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui apparut dans une vision et lui dit : — Ananias ! — Me voici, Seigneur, répondit-il, j’écoute.

      Actes 10

      44 Pendant que Pierre prononçait ces mots, l’Esprit saint descendit soudain sur tous ceux qui écoutaient la parole.

      Actes 11

      17 Puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous quand nous avons cru en lui, comment aurais-je pu m’opposer à lui ? Qui suis-je ? De quel droit me serais-je mis en travers de ce qu’il avait décidé ?

      Actes 13

      3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et pourvurent à leur voyage.

      Actes 14

      14 Dès que les apôtres Barnabas et Paul l’apprirent, ils déchirèrent leurs vêtements (en signe de consternation) et se précipitèrent au milieu du peuple en s’écriant : —

      Actes 16

      4 Dans toutes les villes où ils passaient, ils transmettaient et expliquaient aux frères les décisions prises par les apôtres et les responsables de Jérusalem, en leur demandant de s’y conformer.

      Actes 26

      1 Agrippa dit à Paul : — Tu as la parole. Expose-nous ta cause. Paul fit alors un geste de la main et présenta ainsi sa défense : —
      2 Roi Agrippa ! Je m’estime heureux d’avoir aujourd’hui le privilège de me justifier devant toi de toutes les accusations que les Juifs ont portées contre moi.
      3 Tu connais mieux que personne toutes leurs coutumes et leurs controverses. Veuille donc, je te prie, avoir la bonté de m’écouter jusqu’au bout.
      4 Tous mes compatriotes savent quelle a été ma conduite depuis ma prime jeunesse, tant dans mon pays natal qu’à Jérusalem.
      5 Comme ils me connaissent depuis longtemps, ils peuvent témoigner, s’ils le veulent bien, que je me suis conformé aux règles du parti le plus strict de notre religion : celui des pharisiens.
      6 Aujourd’hui encore, si je suis traduit en justice, c’est parce que j’ai proclamé (comme tout bon pharisien) mon espérance dans la promesse que Dieu lui-même a faite à nos ancêtres
      7 et dont nos douze tribus espèrent voir l’accomplissement. C’est cela qu’elles demandent sans relâche à Dieu dans le culte qu’elles lui rendent jour et nuit. Oui, c’est à cause de cette espérance que je suis mis en accusation, et cela par des Juifs, ô roi !
      8 Et pourtant ! trouvez-vous incroyable, vous Juifs, que Dieu puisse ressusciter des morts ?
      9 Il est vrai que, moi aussi, j’ai d’abord cru qu’il fallait m’opposer de toutes mes forces à la cause de Jésus de Nazareth. J’étais convaincu qu’il était de mon devoir de combattre ce nom énergiquement et par tous les moyens.
      10 Et c’est ce que j’ai fait : à Jérusalem, je me suis procuré des pleins pouvoirs auprès des grands-prêtres ; j’ai personnellement fait jeter en prison un grand nombre de disciples de ce Jésus et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort.
      11 Combien de fois ai-je couru d’une synagogue à l’autre pour les dépister et les faire punir ! J’essayais de les amener, par la violence, à renier leur foi : j’étais si fanatique et si furieux contre eux que j’allais les traquer jusqu’au-delà des frontières de mon pays, dans les villes étrangères.
      12 C’est ainsi qu’un jour je me suis rendu à Damas, mandaté par les grands-prêtres et muni de leurs pleins pouvoirs.
      13 J’étais en chemin, il était environ midi lorsque j’ai vu, ô roi, une lumière venant du ciel, plus éclatante que celle du soleil. Elle m’enveloppait de sa clarté, moi et mes compagnons de voyage.
      14 Nous sommes tous tombés à terre, et j’entendis une voix qui me disait en araméen : — Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dangereux de te rebiffer contre ta propre conscience.
      15 Je demandai : — Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : — Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
      16 Mais lève-toi, tiens-toi debout. Voici pourquoi je te suis apparu : c’est pour t’engager à mon service. Tu témoigneras de ce que tu as vu aujourd’hui. À l’avenir encore, je me manifesterai à toi et tu annonceras ce que tu verras.
      17 Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et des autres peuples et je vais te renvoyer vers eux,
      18 pour que tu leur ouvres les yeux, que tu les ramènes des ténèbres à la lumière, et que tu les délivres du pouvoir de Satan pour les soumettre à celui de Dieu. S’ils placent leur confiance en moi, je pardonnerai leurs péchés et je leur donnerai leur part d’héritage avec tous ceux que Dieu a choisis et qui, par la foi en moi, lui appartiennent.
      19 Après cela, ô roi, pouvais-je refuser d’obéir à cette vision venue du ciel ?
      20 J’ai donc commencé à prêcher : d’abord aux habitants de Damas, puis à ceux de Jérusalem et de toute la Judée, plus tard, enfin, aux autres peuples. Je leur ai annoncé qu’ils devaient changer et se tourner vers Dieu par une réelle conversion, en prouvant par des actes la réalité de leur changement intérieur.
      21 C’est pour cette raison que les Juifs se sont emparés de moi dans la cour du temple et qu’ils ont essayé de me tuer sur place.
      22 Mais jusqu’à ce jour, Dieu m’a protégé, de sorte que je vis toujours et que je peux continuer à rendre mon témoignage aux petites gens comme aux puissants de ce monde. D’ailleurs, j’annonce seulement ce que les prophètes et Moïse ont prédit, rien de plus :
      23 c’est-à-dire que le Christ devait souffrir, qu’il mourrait et ressusciterait le premier d’entre les morts, et pour annoncer la lumière du salut, non seulement au peuple juif, mais aussi aux autres nations.
      24 Paul en était là dans sa défense, quand Festus s’écria à haute voix : — Mon pauvre Paul, tu déraisonnes ! Toutes tes études t’ont fait perdre la tête. —
      25 Non, Excellence, répondit Paul, je ne suis pas fou. Tout ce que je dis est vrai et sensé.
      26 D’ailleurs, Sa Majesté est certainement au courant des faits que j’avance : c’est pourquoi je lui en parle franchement, en toute confiance. Je suis persuadé qu’aucun détail des événements auxquels j’ai fait allusion ne lui a échappé, car ils ne se sont pas accomplis en cachette dans un coin perdu.
      27 Roi Agrippa, crois-tu à ce qu’ont dit les prophètes ? Oui, je suis sûr que tu y crois.
      28 Alors, Agrippa dit à Paul : — Pour un peu, tu me persuaderais de me faire chrétien ! —
      29 Qu’il s’en faille de peu ou de beaucoup, reprit Paul, plaise à Dieu que non seulement toi-même, mais encore tous ceux qui m’écoutent en cet instant, vous en veniez à être comme moi… à l’exception de ces chaînes !
      30 Là-dessus, le roi se leva, le gouverneur et Bérénice ainsi que tous les assistants l’imitèrent.
      31 En se retirant, ils se disaient les uns aux autres : — Cet homme n’a rien fait qui mérite la mort ou la prison.
      32 Et Agrippa dit à Festus : — S’il n’avait pas fait appel à l’empereur, il aurait pu être relâché.

      Romains 14

      6 Celui qui met tel jour à part veut par là honorer et servir le Seigneur. Celui qui mange de tout sans scrupules de conscience le fait aussi à cause du Seigneur. La preuve, c’est qu’il remercie Dieu pour sa nourriture. Quant à celui qui s’abstient de certains aliments, il le fait encore par amour du Seigneur, car lui aussi est reconnaissant à Dieu.

      Romains 16

      7 à Andronicus et Junias, mes compatriotes et anciens compagnons de captivité : ils se sont convertis au Christ avant moi. Ce sont des hommes remarquables, jouissant d’une grande considération parmi les apôtres.

      1 Corinthiens 4

      1 En ce qui nous concerne (Apollos et moi), qu’on nous considère donc comme de simples serviteurs du Christ, des intendants chargés de gérer les vérités cachées et les plans secrets de Dieu.

      1 Corinthiens 9

      3 Vous êtes ma meilleure réponse à ceux qui me critiquent et mettent (mon apostolat) en cause, la défense que j’oppose à mes détracteurs.
      5 N’aurions-nous pas le droit d’avoir, nous aussi, une femme chrétienne qui nous accompagnerait dans nos tournées, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre lui-même ?
      6 Ou bien, Barnabas et moi-même serions-nous les seuls à devoir travailler pour gagner notre pain ?
      16 En effet, le seul fait d’annoncer l’Évangile n’est pas un titre de gloire pour moi, c’est une obligation qui m’est imposée : je me sens contraint de le faire. Malheur à moi si je ne prêche pas la Bonne Nouvelle !

      1 Corinthiens 12

      28 Il a ainsi établi dans l’Église, premièrement les apôtres, deuxièmement les porte-parole de Dieu, troisièmement ceux qui enseignent, ensuite ceux qui opèrent des miracles, puis ceux qui ont des dons pour guérir les malades ou encore pour assister les malheureux, pour administrer ou diriger l’Église, pour parler dans des langues inconnues.

      1 Corinthiens 15

      10 Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce n’est pas demeurée stérile, loin de là : j’ai travaillé plus que tous les autres. Moi ? Non, mais la grâce de Dieu qui agit en moi et avec moi.

      2 Corinthiens 5

      20 Puisque nous en avons reçu la mission, nous parlons donc en ambassadeurs du Christ. Par notre moyen, Dieu lui-même adresse son invitation aux hommes. C’est au nom du Christ que nous les supplions : laissez-vous réconcilier avec Dieu.

      2 Corinthiens 11

      5 J’estime cependant n’avoir à le céder en rien à ces « super apôtres » !
      13 (Mais ils ne risquent pas de le faire, c’est-à-dire d’annoncer l’Évangile gratuitement,) car ces gens-là sont de faux prophètes, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres du Christ.

      2 Corinthiens 12

      12 Les marques distinctives de mon apostolat ont été produites parmi vous ; vous avez pu les vérifier de vos yeux : miracles, prodiges, actes démontrant l’intervention d’une puissance surnaturelle, tout cela au milieu d’épreuves supportées avec une patience inlassable, une constance à toute épreuve.

      Galates 1

      1 Cette lettre vous est adressée par Paul, apôtre, envoyé non par des hommes ni par une autorité humaine, mais directement par Jésus-Christ et par Dieu, le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts.
      19 Mais, à part lui et Jacques, le frère du Seigneur, je n’ai vu aucun apôtre.

      Galates 2

      7 Au contraire ! Ils se sont rendu compte que l’évangélisation des non-Juifs m’avait été confiée au même titre que celle des Juifs à Pierre.

      Ephésiens 5

      14 Comme il est dit (dans un cantique) : Ô toi dormeur, réveille-toi, d’entre les morts, relève-toi, Sur toi luira le vrai soleil, le Christ t’éclairera.

      1 Thessaloniciens 2

      6 Jamais nous n’avons quêté les faveurs du public ni cherché la gloire auprès des hommes, pas plus chez vous que chez d’autres. Que nous importaient les honneurs humains ?

      2 Timothée 4

      1 C’est pourquoi je t’adjure en présence de Dieu et de Jésus-Christ, dans la perspective de son retour glorieux pour juger les vivants et les morts ainsi que de son règne.
      2 Prêche la parole, sois zélé pour elle, proclame avec insistance ce message (divin), peu importe que l’occasion t’en paraisse favorable ou non, qu’il soit bien ou mal accueilli. Parle à la conscience de tes auditeurs, démontre, convaincs, réfute les erreurs, censure le mal, encourage ceux qui font le bien, exhorte et donne à tous l’enseignement dont ils ont besoin. Fais preuve, en toutes circonstances, d’une patience inlassable.
      3 Car il viendra un temps où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement authentique. Sous l’influence de leurs désirs et pour satisfaire leurs convoitises, ils se choisiront une foule de maîtres, ils courront de doctrine en doctrine au gré de leur fantaisie. Ayant la démangeaison d’entendre des paroles qui chatouillent agréablement leurs oreilles,
      4 ils se détourneront de plus en plus de la vérité et se rabattront sur des mythes.
      5 Mais, quoi qu’il arrive, demeure à tous égards vigilant et circonspect ; garde, en toutes circonstances, le contrôle de toi-même. Sois prêt à passer par l’épreuve, apprends à supporter la souffrance ; travaille à la propagation de l’Évangile. Donne-toi complètement à ton ministère. Acquitte-toi fidèlement de toutes ces tâches jusqu’à la fin.
      6 Car, en ce qui me concerne, je suis bien près du sacrifice de ma vie. Le moment du grand départ approche.
      7 J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat. J’ai achevé ma course. Je suis resté fidèle à ma foi.
      8 La couronne de la victoire, c’est-à-dire la justice parfaite et éternelle, est déjà préparée pour moi, il ne me reste plus qu’à la recevoir. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra au jour du jugement. Ce n’est pas à moi seul qu’il la donnera, mais à tous ceux qui auront porté dans leur cœur l’attente joyeuse de son avènement.

      Hébreux 3

      1 C’est pourquoi, mes frères, vous qui appartenez à Dieu et qu’il a appelés à hériter des biens célestes, fixez vos regards sur Jésus, l’envoyé de Dieu et le grand-prêtre de la foi que nous reconnaissons comme vraie.
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