FERMER
www.quiestleheros.com

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le TopChrétien ne vit que de dons. Le site et ses contenus n'existent que par la générosité de 0,5% de ses internautes. S'il était possible de doubler le nombre de personnes engagées à nos côtés, il serait possible d'annoncer l’Évangile à des milliers de personnes supplémentaires chaque jour ! Oui, votre don fait la différence ! Nous avons besoin de vous. Le héros de la foi dont nous parle Hébreux 11, c'est vous ! MERCI.

Dictionnaire Biblique de Top Bible

ARMÉE

Les armées d'Israël ont suivi la même évolution que sa civilisation.

1. Origines.

Aux temps patriarcaux, nous voyons Abraham armer 318 de ses serviteurs les plus braves, et, avec ses alliés d'Hébron, délivrer son neveu Lot de la main des rois envahisseurs (Ge 14:13-16). Plus tard, après l'exode, les Israélites semblent s'être donné une première organisation militaire en prenant pour exemple ce qu'ils avaient vu en Egypte. Tous les hommes sont soldats, de 20 ans (No 1:1-3 26:1 et suivant) à 50 (Josèphe), peut-être même à 60 ans (Le 27:3,7). C'est la nation armée, qui n'a de troupes que pour les jours de guerre. Les combattants marchent par tribu, sous la bannière de leur chef (No 2:3 10:14-27). L'ordre de cette milice, qui contraste avec les habitudes désordonnées des arabes du désert, excite l'admiration de Balaam (No 24). On marchait par sections de 10, 50, 100, 1.000 hommes (Ex 18:21). Au temps des Juges, Abimélec tenta un premier essai d'armée permanente pour des fins politiques ; mais il fut tué et son dessein échoua (Jug 9). Il est à remarquer que les troupes façonnées par Samuel triomphèrent des Philistins qui, au point de vue de l'armement comme des moeurs guerrières, étaient fort redoutables (1Sa 7:13). L'ouverture des hostilités s'annonçait au son de la trompette ou par l'envoi symbolique de pièces à conviction ; l'ardeur des combattants était stimulée par les discours enflammés de personnalités qui s'imposaient par leur patriotisme ou par leur dignité sacerdotale (Jug 3:27 6:31 Jug 4 et Jug 5:19:29,1Sa 11:7, Jer 4:19). Mais parfois telle tribu s'abstenait ou agissait mollement ; quand l'affaire semblait mal engagée, la dispersion menaçait. Une fois la campagne finie, chacun rentrait dans ses foyers (Jug 5, Jug 6, Jug 12, Jug 18,1Sa 13:8).

2. L'armée sous la royauté.

Dès l'avènement du premier roi, l'armée devint une institution permanente. Quelques milliers d'hommes d'abord, mais qui furent le noyau de troupes régulières, à l'organisation desquelles Saül donna le plus grand soin (1Sa 14:52). David fut le vrai créateur de l'armée israélite. Il s'était fait la main pendant les années agitées de son conflit avec Saül (1Sa 22:3 23:13). Il s'entoura d'une garde qu'il avait eu soin, pour sa sécurité personnelle, de choisir en grande partie au pays de son fidèle ami des mauvais jours, Akis, roi de Gath (1Sa 27). Il avait aussi à son service une légion étrangère composée de Crétois (Kéréthiens), de Philistins, (Péléthiens, 2Sa 15:18) peut-être aussi de Hittites. Les gibborim d'Israël, « vaillants hommes », qu'il avait formés, lui constituaient un état-major d'où il tirait les commandants des divisions de son armée (2Sa 23:8,39,1Ch 27:1-15). Bien que la situation et les proportions aient été, dans 1 Chron., grandement idéalisées, nous en savons assez pour comprendre que les belles campagnes de David s'expliquent non seulement par son génie de stratège, mais aussi par la forte organisation qu'il avait donnée à ses troupes. Celles-ci ne renfermaient pourtant encore que des fantassins, suivant l'usage des anciennes dynasties de l'Egypte. Salomon introduisit dans l'armée d'Israël la cavalerie et les chariots de guerre en usage chez leurs voisins immédiats : Cananéens, Philistins, Syriens, et dont les Égyptiens se servaient depuis le temps des Hyksos. Bien que la nécessité de ces moyens de défense parût imposée par les pratiques des armées étrangères, les prophètes ne cessèrent de tonner contre les chars et les chevaux, dont la présence, dans les milices d'Israël, leur apparaissait comme un manque de foi dans le secours de Jéhovah (Os 1:7, Mic 5:9, Esa 2:7-11 36:9 etc.). Et de fait, Jéhovah, qui conduit les guerres d'Israël, ne veut pas que son peuple attribue aux ressources d'une armée humaine les victoires par lesquelles la Providence divine l'achemine vers son destin (Jug 7:2-9, Esa 30:15-17 31:1 etc.). Le chap. 20 du Deutéronome nous montre d'autre part que l'armée de Jéhovah (De 20), recrutée avec un étonnant libéralisme, (cf. De 24) et qui doit se comporter dans la guerre avec humanité (offrir la paix, respecter les arbres), a pour mission de se montrer impitoyable vis-à-vis des populations dont le territoire est échu à Israël de par la volonté de Jéhovah ; cela, afin que la religion de Jéhovah ne puisse être contaminée par des promiscuités tentatrices. On voit clairement que, pour l'auteur de ce chapitre, Jéhovah seul est maître de la vie ; il la donne, il la retire sans avoir de compte à rendre à personne, suivant les. nécessités de son dessein. L'homme n'a pas droit à la vie par le seul fait qu'il vit. La vie humaine n'a de valeur et ne mérite de durée que dans la mesure où elle est dans le plan de Dieu, le seul vivant, le seul vivificateur. C'est ainsi que pour la conduite des armées, la loi cananéenne de l'interdit--dont le but était d'affaiblir la puissance vengeresse du dieu des vaincus, en le privant de ses adorateurs nourriciers--s'insère dans la théologie hébraïque et y revêt une farouche grandeur (rappr. De 20:16-18 de De 13 17:2-7).

3. Armement.

Les troupes à pied, qui étaient la grande masse de l'armée, (cf. 1Sa 4:10 15:4) se divisaient en infanterie légère, portant le petit bouclier et combattant soit avec l'arc soit avec la fronde, et l'infanterie de choc, qui combattait avec l'épée, la lance, le javelot, et se couvrait du grand bouclier. Jusqu'au schisme, il semblerait que la répartition des armes se fît suivant les aptitudes des tribus : les Benjamites étaient avant tout des archers, et ils excellaient à la fronde (Jug 20:16,1Ch 12:2) ; Nephthali portait le javelot (1Ch 12:34) ; Juda et Gad maniaient la lance massive (1Ch 12:8,24), etc. A l'appel des armes, chaque tribu était tenue d'envoyer tous les hommes disponibles, et l'armée était constituée par les diverses unités des tribus, fournissant chacune ses spécialistes pour l'offensive. Voir Armes.

4. Commandement.

L'armée, commandée par des chefs de sections et de divisions pour les fantassins, par des « chefs de chariots » et des « chefs de chevaux » pour le reste des troupes (1Sa 8:12 18:13,2Sa 18:1,2Ro 1:9 9:5,2Ch 25:5, 1Ma 3:55, cf. 1Ro 9:22 et Ex 18:21, De 1:15), avait à sa tête, comme les armées étrangères, un généralissime, le Sar Hatsâbâh. Tels Abner (1Sa 17:55), Joab (2Sa 8:16), Bénaja (1Ro 4:4). Ce chef suprême commandait à toute l'armée du roi, sauf, semble-t-il, à la garde royale qui avait ses chefs et ne relevait que du roi (2Sa 15:18, cf. 1Ch 27:1).

5. Effectifs.

La question des chiffres est toujours fort difficile pour l'antique Orient, où l'on comptait plus aisément avec son imagination qu'avec des statistiques. Qu'il s'agisse d'âges, de populations, ou qu'il soit question d'effectifs, on peut dire de façon générale qu'en Israël les nombres vont s'amplifiant à mesure que le document s'éloigne des origines et appartient à la littérature sacerdotale. C'est ainsi que le vieux récit Jug 18 nous montre la tribu de Dan assemblant 600 hommes sur son petit territoire pour aller conquérir de plus larges espaces, tandis que la tradition sacerdotale raconte que, déjà au temps de Moïse, Dan comptait 64.400 guerriers (No 26:43). 1Ro 20 donne 7.000 hommes comme le gros de l'armée d'Achab, tandis que 2Ch 17 attribue à Josaphat, son contemporain et roi d'un plus petit territoire, une armée de 1.160.000 hommes, sans compter les troupes des places fortes. Les chiffres fort vraisemblables, indiqués dans 2Ro 13:7 24:16, montrent ce qu'il faut penser du récit de bataille que nous fait 2Ch 13, où nous voyons 400.000 hommes de Juda affronter 800.000 hommes d'Israël, et exterminer 500.000 hommes de cette armée. Ici, comme bien souvent ailleurs, nous nous trouvons en dehors des perspectives historiques comme des possibilités de la Palestine, et nous avons à nous souvenir que, pour le rédacteur de 2Sa 24, faire un recensement équivalait à pécher contre Jéhovah.

6. Ravitaillement.

Avant les rois, les troupes n'étant réunies qu'occasionnellement, chacun pourvoyait à son équipement et à sa subsistance. (cf. 1Sa 17:17 et suivant) Nous trouvons pourtant dans Jug 20:10 un rudiment d'intendance. Les dons volontaires et les réquisitions jouaient leur rôle (2Sa 17:28 et suivant, Jug 8:5-17), l'intimidation aussi (1Sa 25), sans parler des pillages et des razzias. Le butin devait être partagé entre les combattants et ceux qui étaient restés près des bagages (1Sa 30:24). Quand l'armée eut une organisation permanente, les rois prirent à leur charge la nourriture des soldats. (cf. 1Ro 4:27) Des arsenaux fournissaient le matériel de guerre (2Ro 20:13, Ne 3:19, cf. Jer 50:25). Mais les milices ne paraissent pas avoir reçu de solde en Israël jusqu'à l'époque des Macchabées. Seules les troupes mercenaires touchaient de l'argent. Josèphe (Ant., XIII, 8:4) raconte que Jean Hyrcan profana la sépulture de David pour en tirer les talents nécessaires à la solde de ses troupes étrangères. Bientôt le métier des armes devint une carrière lucrative, si bien que nous voyons les Juifs eux-mêmes s'enrôler à prix d'argent dans les armées des Séleucides et des Ptolémées, où ils étaient très recherchés à cause de leur loyalisme et de leur courage (Jos., Ant., XI, 8:5, etc. ; 1Ma 10:34-36).

7. Armées étrangères.

Les principales armées contre lesquelles Israël eut à lutter sont : l'armée assyrienne, terrible par ses chars, ses cavaliers et la cruauté de ses moeurs (Na 2) ; elle était commandée par un Tartan, et les plus hauts dignitaires de son état-major portaient le titre de Rab Chaké et Rab Saris (2Ro 18:17). L'armée caldéenne, armée de proie comme l'assyrienne, et qui possédait, outre ses troupes de terre, une armée de mer (Esa 43:14) ; Babylone est restée célèbre comme Ninive par ses destructions et ses déportations en masse (2Ro 25:9-11, Jer 39:8 et suivant). L'armée égyptienne, bien disciplinée, habile à manier les chars à deux chevaux, et qui enrôlait beaucoup d'auxiliaires et de mercenaires (Jer 46:9). L'armée philistine, très entraînée, de tempérament guerrier, et possédant de solides armures (1Sa 17:5-7, cf. Jug 1:19,1Sa 13:19 et suivant) ; les Philistins furent les instructeurs de David (1Sa 27:2). L'armée syrienne, fort semblable à celle d'Israël jusqu'aux jours des Séleucides, où elle devint terrible par la phalange macédonienne, ainsi que par l'usage des éléphants tirés de l'Inde (1Ma 1:18 3:34 etc.), que nous voyons représentés sur les monnaies des rois de Syrie. Enfin l'armée romaine, dont la puissance devait mettre fin à la vie politique des Juifs. Celle-ci est mentionnée pour la première fois dans 1Ma 8:1-3. Mais les autres armées étrangères jouent un rôle considérable dans les discours des prophètes, comme dans leur action. Elles ont aussi inspiré bien des pages du psautier, auquel les Huguenots ont emprunté leur Psaume des batailles. --Voir (Ps 68) Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. 288SS. Alex. W.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

  • versets sélectionnés
  • Vidéos et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • Hébreu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Versets relatifs

Afficher tous les 518 versets relatifs
Lecteur TopMusic
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.
Découvrir sur TopMusic
Melody Nadal Un Noël Jazz
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus...