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ASIANIQUES

Le Croissant des civilisations primitives Voir Atlas 12

(Sumériens, Mitanniens, Hittites, Élamites, Rassîtes, Vanniques). On nomme Asianiques les populations de l'Asie Occidentale ancienne qui ne sont ni des Sémites ni des Indo-Européens, et qui paraissent représenter les plus anciennes populations qui aient occupé le pays. L'archéologie n'a reconnu que peu à peu leur existence et leur véritable nature. Nous exposerons les résultats des découvertes qui ont eu lieu sur ce terrain, et qui modifient la conception qu'on se faisait du milieu où se sont développés les Israélites.

Les premières fouilles en Mésopotamie furent effectuées en Assyrie, sur les sites de Khorsabad et de Ninive à partir de 1842 (1). Elles firent connaître une civilisation dont les monuments représentaient des individus de type sémitique accentué et dont les documents étaient rédigés en une langue, l'assyrien, qu'on reconnut bientôt pour sémitique et apparentée à l'hébreu. Les fouilles exécutées en Phénicie aboutirent aux mêmes conclusions. Mais toutes les antiquités alors découvertes n'appartenaient qu'à la dernière époque de l'histoire de l'Asie Occidentale, celle à laquelle se rapportent la plupart des événements relatés par la Bible, et l'on ne soupçonnait pas, à ce moment, qu'on pût remonter plus haut dans le passé.

LES SUMERIENS.

Les découvertes ultérieures, dans le sud de la Mésopotamie, mirent au jour des monuments figurés, appartenant à un peuple qui se nommait lui-même : Sumérien, et représentant un type nettement différent du type sémitique, à tête large, à occiput plat, à nez exagérément aquilin, en bec d'oiseau, faisant parfois suite à la courbe de la ligne frontale. Les documents du peuple ainsi représenté étaient rédigés en une langue du type que l'on appelle agglutinant, où conjugaisons et déclinaisons sont rendues par adjonction de suffixes ou de préfixes aux mots racines. On a tenté d'assimiler cette langue à l'un des grands groupes linguistiques connus ; la variété des tentatives en montre la difficulté ; on a voulu tour à tour rapprocher le sumérien du groupe auquel appartient le turc, du sémitique et même de langages tout à fait primitifs.

Les plus récentes tentatives ont permis d'intéressants rapprochements avec l'indo-européen, et c'est de ce côté, semble-t-il, que les découvertes s'annoncent comme devant être fécondes (2). Le déchiffrement du sumérien n'a été possible que parce que les Assyro-Babyloniens, ayant conservé le sumérien pour la liturgie, ont rédigé à leur propre usage de véritables traductions juxtalinéaires et des lexiques suméro-akkadiens.

Le déchiffrement des textes sumériens a permis de reconstituer l'histoire de la Mésopotamie pour la période la plus ancienne. Il en résulte que si, dès le début de l'histoire, les Sumériens et les Sémites occupent déjà la région des deux fleuves (les premiers au sud, les seconds dans la partie moyenne du bassin), les premières dynasties historiques sont sumériennes ; la religion, les lois primitives, l'art archaïque sont le fait de Sumer ; les Sémites s'infiltrent peu à peu en Mésopotamie, provenant de l'ouest de la Haute-Syrie ; ils subjuguent les Sumériens à leur tour (dynastie d'Agadé, 2850-2650 environ), mais adoptent leur civilisation et, notamment, leur écriture, dont ils se serviront pour rendre leur propre langue. Pendant tout le troisième millénaire avant notre ère, nous assistons au duel des Sémites et des Sumériens ; en voici les principales phases. Vers 3000 (début de la période historique), hégémonie des villes de Sumer (Our, Éridou, Nippour, Lagash, etc.), qui disparaît devant celle des Sémites d'Agadé (Sargon l'Ancien). Cette dynastie est renversée par les Gouti, barbares venus des monts Zagros, dont l'autorité paraît simplement nominale sur une partie du pays, puisque sous leur suzeraineté la ville de Lagash connaît une prospérité sans égale avec le prince sumérien

Goudéa ; lors de l'expulsion des Gouti, une nouvelle dynastie sumérienne régit le pays avec Our pour capitale (3 e dynastie d'Our) ; elle est remplacée après une période de luttes incessantes par Première dynastie de Babylone qui est sémitique et dont le monarque le plus connu est Hammourabi. Après quoi le pays de Sumer ne sera plus jamais maître de ses destinées ; il fera partie intégrante de l'empire de Babylone, et plus tard de celui d'Assyrie. Mais tout au long de cette histoire, nous recueillons des marques de l'importance et de l'antériorité de l'art sumérien ; la littérature religieuse reste sumérienne et les nom ; des dieux sémitiques traduisent ceux des divinités de Sumer. Lorsque Hammourabi rédigera le Code de lois qui l'a rendu célèbre, il ne fera que recueillir et mettre en harmonie avec son temps les ancienne ? lois sumériennes (3).

L'art, enfin, ne se dépouillera jamais de l'influence de celui de Sumer ; bien plus, cette influence se fait sentir loin de la Mésopotamie, en Élam, dans la future Assyrie, la Haute-Syrie, l'Asie Mineure et le pays de Canaan ; cette particularité seule aurait même pu suffire à nous faire pressentir l'existence, sur toute cette aire, de populations en affinités ethniques avec celle de Sumer, car une formule d'art (et partant de civilisation) ne peut se propager que si elle rencontre les mêmes conditions de culture et répond aux aspirations de ceux chez qui elle va s'implanter ce qui suppose un minimum de sentiments communs.

Et, de fait, l'art de Sumer est à la base de celui de l'Asie Occidentale ancienne jusqu'à la fin de son histoire. Quelques transformations qu'il ait subies, c'est l'art sumérien qui est la source de toutes les manifestations artistiques de la Babylonie, de l'Assyrie, de la Haute-Syrie et même de l'Asie Mineure. Cette présomption d'affinités sur tout ce territoire, où l'art est en quelque sorte commun, s'est vérifiée par les découvertes.

LES MITANNIENS.

Nous savons par les documents cunéiformes que l'Assyrie, qui s'appelait alors le Soubarou, et la Haute-Syrie étaient recouvertes à l'époque des rois d'Agadé par une population qui remplaça les Sumériens et s'opposa à l'emprise des Sémites d'Agadé (4). Or, au second millénaire, nous constatons dans la même région la présence d'un royaume appelé le Mitanni, dont la langue est le nourri ; cette langue, nous la connaissons par les noms propres qui se trouvent sur les documents cunéiformes de l'époque et par certaines lettres d'El-Amarna (ainsi nommées de la localité d'Egypte où l'on a découvert la correspondance échangée entre les rois d'Egypte et les princes de Syrie au milieu du II e millénaire avant notre ère) ; elle est du type agglutinant, ni indo-européenne, ni sémitique. Nous voyons ainsi que ce royaume s'étendit, vers 1500 avant notre ère, des monts Zagros jusqu'à la côte syrienne ; l'Assyrie et la Haute-Syrie sont ses tributaires. Il est en possession d'un art que représentent les cylindres sceaux, et leurs empreintes relevées sur les tablettes de Kerkouk (5), et certains monuments de la Syrie du nord ; son architecture paraît préférer le plan carré au plan rond pour la construction des villes ; de sorte que l'art de la seconde moitié du deuxième millénaire, apparenté à l'art contemporain d'Asie Mineure et tout imprégné d'influences sumériennes, peut être défini l'art mitannien ; il explique l'art hittite de Syrie de la fin du II e millénaire et du début du premier. Ce n'est point tout ; la constitution de ce royaume paraît coïncider avec le grand mouvement de peuples qui porte les Hyksos en Egypte, Hyksos que l'on croit être des peuples d'Asie Mineure renforcés de contingents syriens ; or, la présence en Egypte. de cités sur plan carré attribuées aux Hyksos (Tell-el-Yahoudieh, par exemple), et assez semblables à des cités mitanniennes comme Qatna, aujourd'hui Mishrifé (6), a conduit à se demander si les envahisseurs hyksos ne vinrent point du Mitanni en même temps que de l'Asie Mineure, et même surtout du Mitanni ?

Quoi qu'il en soit, nous voyons qu'en regard des Sémites d'Agadé qui tentent de s'infiltrer vers le nord, se dresse, après les Sumériens, dont la civilisation est attestée à Assur dès 3000 avant notre ère, une population asianique ; pleine de vitalité pendant une grande partie du II e millénaire, sa prépondérance fut détruite par les Assyriens, mais aussi par d'autres Asianiques, les Hittites (fig. 18-20).

LES HITTITES.

On a englobé sous ce nom (7) une mosaïque de peuples de l'Asie Mineure qui furent réunis en confédération sous la direction de la tribu dont la capitale était à Hattoushash, aujourd'hui Boghaz-Keuï, dans la boucle de l'Halys ; on peut aujourd'hui retracer assez bien les vicissitudes de cet empire, dont nous ne retiendrons que les points principaux.

Aux derniers siècles de la seconde moitié du III e millénaire avant notre ère, nous constatons la présence en Cappadoce, au pied du mont Argée, d'une colonie sémitique installée au milieu d'un pays asianique (8) ; en effet, les documents cunéiformes qui y ont été retrouvés (tablettes dites « cappadociennes »), portent, à côté des noms sémitiques des contractants, des noms propres dans un dialecte tout différent ; ces autochtones ont été appelés les Proto-Hittites ; ils représentent la couche de population asianique antérieure à l'arrivée des Sémites.

A la suite des fouilles exécutées sur le site de Boghaz-Keuï, et du déchiffrement des documents qui y ont été découverts, on a constaté qu'au milieu du II e millénaire, cette région était devenue la tête de la confédération hittite englobant les pays voisins de l'Asie Mineure et de la Haute-Syrie. Dans les documents trouvés à Boghaz-Keuï, documents écrits en cunéiformes, mais rédigés en dialectes divers, on a relevé la présence de plusieurs dialectes asianiques dont l'un, le proto-hittite, est le même que celui des noms propres des tablettes cappadociennes. Par contre, la langue de la capitale et du pays environnant est indo-européenne, au moins dans ses cadres ; ceci indique l'arrivée en Asie Mineure de conquérants indo-européens ayant imposé leur langue à la population, comme les Sémites l'avaient fait à l'égard des Sumériens ; dans les deux cas, qu'il s'agît du sémitique ou de l'indo-européen, le parler des vainqueurs devait remplacer, tout naturellement, celui des vaincus, en raison de sa supériorité comme moyen d'expression.

Par contre, s'il n'y a aucun rapport entre la langue indo-européenne des Hittites de Boghaz-Keuï et la langue asianique des Mitanniens, qu'on appelle le nourri, il y a de grandes ressemblances, notamment dans les noms propres, entre le mitannien et le proto-hittite qui, lui, est asianique. On acquiert ainsi la notion d'une population assez homogène, répandue à l'origine dans l'Assyrie, la Haute-Syrie, et même l'Asie Mineure, population dont les dialectes sont plus voisins entre eux qu'ils ne le sont, pris en bloc, de la langue sumérienne, mais qui accuse cependant des affinités avec Sumer, par la facilité avec laquelle les principes de l'art sumérien ont été adoptés par elle.

Notre revue des peuples asianiques serait incomplète si nous ne mentionnions ni les Élamites ni les Vanniques ; bien que leur action ne semble pas avoir eu de retentissement sur Israël, ce n'en sont pas moins des facteurs importants dans la civilisation de l'Asie Occidentale ancienne.

LES ÉLAMITES.

C'est en Élam (l'ancienne Perse), sur le site de Suse, que l'on a rencontré les plus anciens vestiges de civilisation de l'Asie Occidentale. Une nécropole située sur le sol vierge contenait une céramique dont le décor était une stylisation de motifs naturistes avec tendance au géométrique. Au-dessus de cette nécropole, les monuments découverts étaient contemporains des plus vieux monuments de Sumer ; or, la céramique de cette seconde couche se rattache nettement à celle de la nécropole sous-jacente. Et lorsqu'apparaît l'écriture, la langue régionale qu'on appelle le proto-élamite n'est ni sémitique ni indoeuropéenne (9).

Les Kassites. Asianiques aussi les Kassites descendus du Zagros, comme autrefois les Gouti, qui succédèrent à la première dynastie de Babylone, ébranlée par un raid hittite, et gouvernèrent le pays pendant plusieurs siècles (XVIII e -XII e siècles av. J. -C).

Chez eux d'ailleurs, comme chez les Mitanniens, comme chez les Hittites de Boghaz-Keuï, certaines divinités, certains dynastes portent des noms indo-européens, mais ce n'est que le fait d'aristocraties dirigeantes ; le fond reste asianique, comme on le voit par la langue et l'ensemble du panthéon. Il offre en effet, dans toute l'Asie Occidentale ancienne, une grande homogénéité ; nous y retrouvons partout le culte naturiste représenté par une divinité de fertilité et de fécondité ou par un couple divin ayant ces attributs.

LES VANNIQUES.

Au nord de l'Assyrie, dans la partie la plus haute de ce que l'on appelait le Soubarou, ou pays nourri, nous retrouvons, au début du premier millénaire avant notre ère, un royaume asianique, le royaume d'Ourartou, dans la région du lac de Van dont les habitants parlaient encore une langue asianique, malgré que leur civilisation fût imprégnée d'influences assyriennes.

L'ethnographie, d'ailleurs, semble corroborer ces résultats. Tandis que les Sémites appartiennent en général au type dolichocéphale, les Asianiques, dont le type se retrouve aujourd'hui dans les Arméniens, les Kurdes, sont brachycéphales. Les récentes mensurations de crânes, vraisemblablement sumériens, trouvés dans les fouilles anglaises dirigées par M. Hall à Tell-el-Obéid près d'Our, ont montré que si les Sumériens sont dolichocéphales par leur indice crânien, ils ont un occiput plat et une grande étroitesse des tempes qui leur donne un aspect brachycéphale (10) ; cette particularité est indiquée par les monuments sumériens, de même que les monuments asianiques reproduisent habituellement un type brachycéphale. Si donc, par leur parler, les Sumériens peuvent être rangés parmi les Asianiques, ils constituent une variété à part en regard du grand bloc des Mitanno-Hittites (ou mieux Hourri-Proto-Hittites) que nous avons décrit.

En Palestine, la situation ne paraît pas avoir été différente. On a reconnu à Guézer, notamment, la présence d'une population (la plus ancienne dont on ait constaté l'existence en Canaan), qui pratiquait l'incinération de ses morts. Ce n'est que postérieurement que l'on constate, au même endroit, le rite de l'inhumation qui correspond sans doute à l'installation des Sémites dans la contrée (11).

Une telle situation n'a pas été sans influence sur les Israélites. Lorsque le clan sémitique d'Abraham, vers 2000 avant notre ère, quittait la ville d'Our, il abandonnait une métropole foncièrement sumérienne ; et dans son séjour à Harran, il se retrouvait en pays asianique (Harran sur le Balih, affluent de l'Euphrate, répond au centre du territoire occupé par les Hourri). Lorsque les Israélites s'installèrent en Canaan, ils prenaient contact avec toutes ces tribus asianiques dont la Bible a gardé le souvenir, de temps immémorial en I possession du sol, et aussi avec les tribus sémitiques fixées avant eux dans la région. Pour peu de temps, d'ailleurs, puisque les Sémites et Asianiques (Hittites et Hourri) s'ébranlent probablement sous la poussée lointaine de deux courants de peuples, l'un venu d'Europe en Asie Mineure (les Indo-Européens de Boghaz-Keuï ?), l'autre venu du Zagros (la descente des Mèdes et des Perses en Iran ?), et que cette invasion conjuguée sous le nom d'invasion des Hyksos s'installe solidement en Egypte où, à côté de faits de civilisation pratique dus aux Asianiques hourri (le plan carré des villes), on constate l'intrusion de noms propres sémitiques (scarabées au nom de Jacob-El, etc.).

Pendant ce temps, les Hittites qui devaient un jour supplanter les Mitanniens, soit par les armes, soit par infiltration, descendaient en Syrie, se fixaient un peu partout, et, quoique la rédaction soit bien postérieure à l'événement, nous en trouvons un écho dans l'épisode biblique (Ge 23-25:9 et suivant), qui nous montre Abraham achetant aux Hittites « maîtres du pays », et payant à « Éphron le Hittite » la caverne de Macpélah près d'Hébron où il ensevelira les siens. C'est pendant le séjour des Israélites demeurés en Egypte après l'expulsion des Hyksos, et, de race conquérante devenus pour les Égyptiens celle des vaincus (ce que rappelle l'allusion de l'Exode aux « Pharaons qui n'avaient pas connu Joseph »), que nous voyons par les lettres d'El-Amarna (12) un roi de souche hittite régner à Jérusalem ; il s'appelle Abdou-Hépa (Hépa est une divinité hittite). Cette emprise de la civilisation mitanno-hittite se traduit dans le domaine de l'art, jusqu'à l'est de la mer Morte, par une stèle mutilée trouvée à Schihan (13), qui représente un guerrier vêtu du pagne d'étoffe plissée comme les Hittites, coiffé comme eux du casque et dans l'attitude du combat, tel qu'on voit le grand dieu hittite figurer sur les monuments de la Hautes Syrie et de l'Asie Mineure. Puis lorsque les Israélites après leur sortie d'Egypte s'établiront en Palestine, il leur faudra vaincre la résistance des tribus locales. Ils s'infiltreront au milieu d'elles sans pouvoir les réduire toutes. Jérusalem notamment ne succombera que sous David et grâce au stratagème qui lui fit employer le chemin du sin-nor (la grande conduite d'eau qui ravitaillait la cité), pour s'emparer de la ville. Mais l'origine réelle de Jérusalem demeurait connue, témoin l'apostrophe du prophète : « Ton père est un Amorrite, ta mère une Hittite » (Eze 16:3,46) qui la rappelle : mi-sémitique, mi-asianique. Et de même que, malgré le départ des Hyksos d'Egypte, il était resté des Sémites dans le Delta, de même il restait des Asianiques en Palestine après la conquête. Ésaü, jadis, avait pris femmes chez les Hittites, Salomon fit de même, et David comptait des Hittites parmi ses officiers et ses familiers. C'est à l'influence asiatique et plus particulièrement asianique, et pas à celle de l'Egypte, que l'on doit des rechutes dans l'idolâtrie comme l'adoration du veau d'or. Le culte du taureau (animal-attribut du grand dieu de fertilité Teshoub-Adad, dont il est la représentation) est attesté dès la période la plus ancienne, sur des monuments datant de la fin du III e millénaire, et provenant de Cappadoce (empreintes de sceaux sur les tablettes cappadociennes), on remarque sur un piédestal l'idole d'un taureau (14) ; on la retrouve, presque un millénaire plus tard, sur des bas-reliefs d'Euyuk (aux environs de Boghaz-Keuï) ; une procession de prêtres et de fidèles s'avance vers lui pour l'adorer (15).

Ces divers indices contribuent à mettre en lumière l'importance de l'élément asianique en Asie Occidentale ancienne, et celle de son influence sur le peuple d'Israël. G. Contenau.

-- (1) G. Contenau, Manuel d'archéologie orientale. P. (A. Picard) 1, 1927, où l'histoire des fouilles en Asie antérieure est résumée, p. 135

-- (2) Sur les langues asianiques, lire : C. Autran, Les langues propres de l'Asie antérieure ancienne, dans Les langues du Monde. P. (Champion), 1924, p. 273-318. --J. Friedrich, Altkleinasiatische Sprachin Ebert Reallexikon der Vorgeschichie Berlin (W. de Gruyter), 1924.

-- (3) G. Furlani, Leggi dell'Asia Anleriore antica ; Roma (Istituto p l'Oriente), 1929, recueil des lois sumériennes, babyloniennes, néobabyloniennes, hittites et assyriennes.

-- (4) S. Smith, Early Historv Assyria, Lond. (Chatto, Windus), 1928, chap. 7, 13, 15.

-- (5) G. ContE nau, Les tablettes de Kerkouk et les origines de la civilisation assyrienne Babyloniaca IX (1926).

-- (6) Du Mesnil du Buisson, Les ruines. d'El-Mishrijé ; Syria, depuis 1920, où sont consignés les résultats des campagnes de fouilles de l'auteur.

-- (7) J. Garstang, The Hittite Empire. Lond. (Constable), 1929. --Sur l'histoire de l'Asie Antérieure, résume au point dans : E. Ebeling, Geschichte des alten Morgenlandes. Berlin (W. de Gruyter), 1929.

-- (8) G. Contenau, Trente tablettes cappadociennes. P. (Geuthner), 1919.

-- (9) V Scheil, Mémoires de la Délégation, française en Perse. P. (Leroux), VI, 1907 ; XVII, 1923.

-- (10) H. R-Hall et CL. Woolley, Ur Excavations, l Al-Ubaid. Lond. (British Muséum), 1927, chap. 10.

-- (11) L. -H. Vincent, Canaan d'après l'exploration récente. P. (Gabalda), 1907. --P. Handcock. Archoeology of the Holy Land Lond. (Fisher Unwin), 1916.

-- (12) J.A. Knudtzon, Die El-Amarna Tafeln. Leipzig (Hinrichsï), 1915. Références p. 1556.

-- (13) G. Contenau, Musée du Louvre, Les Antiquités Orientales P. (Mo-rancé), II, 1930, pl. 4.

-- (14) G. Contenau, La glyptique syro-hittite. P. (Geuthner), 1922, fig. 5, 6, 15, 22, 24, 39.

-- (15) J. Garstang, Loc. cit., fig. 8, p. 134.

Pour l'étude des Sumériens, voir CL. Woolley, Les Sumériens (tr. fr. E. Lévy), Paris, Payot, 1930.

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      Genèse 23

      1 Or Sara vécut cent vingt-sept ans ; ce sont là les années de sa vie.
      2 Et elle mourut en Kirjath-Arbah, qui est Hébron, au pays de Canaan ; et Abraham vint pour plaindre Sara, et pour la pleurer.
      3 Et s'étant levé de devant son mort, il parla aux Héthiens, en disant :
      4 Je suis étranger et forain parmi vous ; donnez-moi une possession de sépulcre parmi vous, afin que j'enterre mon mort, [et que je l'ôte] de devant moi.
      5 Et les Héthiens répondirent à Abraham, et lui dirent :
      6 Mon Seigneur, écoute-nous ; tu es parmi nous un Prince excellent, enterre ton mort dans le plus distingué de nos sépulcres ; nul de nous ne te refusera son sépulcre, afin que tu y enterres ton mort.
      7 Alors Abraham se leva, et se prosterna devant le peuple du pays ; [c'est-à-dire], devant les Héthiens.
      8 Et il leur parla, et dit : S'il vous plaît que j'enterre mon mort, [et que je l'ôte] de devant moi, écoutez-moi, et intercédez pour moi envers Héphron, fils de Tsohar ;
      9 Afin qu'il me cède sa caverne de Macpéla, qui est au bout de son champ ; qu'il me la cède au milieu de vous, pour le prix qu'elle vaut, et que je la possède pour en faire un sépulcre.
      10 Or Héphron était assis parmi les Héthiens. Héphron donc Héthien répondit à Abraham, en présence des Héthiens, qui l'écoutaient, savoir de tous ceux qui entraient par la porte de sa ville, en disant :
      11 Non, mon Seigneur, écoute-moi : Je te donne le champ, je te donne aussi la caverne qui y est, je te la donne en présence des enfants de mon peuple ; enterres-y ton mort.
      12 Et Abraham se prosterna devant le peuple du pays.
      13 Et il parla à Héphron, tout le peuple du pays l'entendant, et lui dit : S'il te plaît, je te prie, écoute-moi : Je donnerai l'argent du champ ; reçois-le de moi, et j'y enterrerai mon mort.
      14 Et Héphron répondit à Abraham, en disant :
      15 Mon Seigneur, écoute-moi : La terre [vaut] quatre cents sicles d'argent entre moi et toi ; mais qu'est-ce que cela ? Enterre donc ton mort.
      16 Et Abraham ayant entendu Héphron, lui paya l'argent dont il avait parlé, les Héthiens l'entendant, [savoir] quatre cents sicles d'argent, ayant cours entre les marchands.
      17 Et le champ d'Héphron, qui était en Macpéla au devant de Mamré, tant le champ que la caverne qui y était, et tous les arbres qui étaient dans le champ, et dans tous ses confins tout autour,
      18 Tout fut acquis en propriété à Abraham, en présence des Héthiens, [savoir] de tous ceux qui entraient par la porte de la ville.
      19 Et après cela Abraham enterra Sara sa femme dans la caverne du champ de Macpéla, au devant de Mamré, qui est Hébron, au pays de Canaan.
      20 Le champ donc et la caverne qui y est, fut assuré par les Héthiens à Abraham, afin qu'il le possédât pour y faire son sépulcre.

      Genèse 24

      1 Or Abraham devint vieux [et] fort avancé en âge ; et l'Eternel avait béni Abraham en toutes choses.
      2 Et Abraham dit au plus ancien des serviteurs de sa maison, qui avait le gouvernement de tout ce qui lui appartenait : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse :
      3 Et je te ferai jurer par l'Eternel, le Dieu des cieux, et le Dieu de la terre, que tu ne prendras point de femme pour mon fils, d'entre les filles des Cananéens, parmi lesquels j'habite.
      4 Mais tu t'en iras en mon pays et vers mes parents, et tu y prendras une femme pour mon fils Isaac.
      5 Et ce serviteur lui [répondit] : Peut-être que la femme ne voudra point me suivre en ce pays ; me faudra-t-il nécessairement ramener ton fils au pays d'où tu es sorti ?
      6 Abraham lui dit : Garde-toi bien d'y ramener mon fils.
      7 L'Eternel, le Dieu des cieux, qui m'a pris de la maison de mon père, et du pays de ma parenté, et qui m'a parlé, et juré, en disant : Je donnerai à ta postérité ce pays-ci, enverra lui-même son Ange devant toi, et tu prendras de là une femme pour mon fils.
      8 Que si la femme ne veut pas te suivre, tu seras quitte de ce serment que je te fais faire. Quoi qu'il en soit, ne ramène point là mon fils.
      9 Et le serviteur mit la main sous la cuisse d'Abraham son Seigneur, et lui jura suivant ces choses-là.
      10 Alors le serviteur prit dix chameaux d'entre les chameaux de son maître, et s'en alla : car il avait tout le bien de son maître en son pouvoir. Il partit donc, et s'en alla en Mésopotamie, à la ville de Nacor.
      11 Et il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d'un puits d'eau, sur le soir, au temps que sortent celles qui vont puiser [de l'eau].
      12 Et il dit : Ô Eternel ! Dieu de mon Seigneur Abraham ; fais que j'aie [une heureuse] rencontre aujourd'hui ; et sois favorable à mon Seigneur Abraham.
      13 Voici, je me tiendrai près de la fontaine d'eau, et les filles des gens de la ville sortiront pour puiser de l'eau.
      14 Fais donc que la jeune fille à laquelle je dirai : Baisse, je te prie, ta cruche, afin que je boive, et qui me répondra : Bois, et même je donnerai à boire à tes chameaux ; soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac, et je connaîtrai à cela que tu as été favorable à mon Seigneur.
      15 Et il arriva qu'avant qu'il eût achevé de parler, voici Rébecca fille de Béthuel, fils de Milca, femme de Nacor, frère d'Abraham, sortait ayant sa cruche sur son épaule.
      16 Et la jeune fille était très-belle à voir, et vierge, et nul homme ne l'avait connue. Elle descendit donc à la fontaine, et comme elle remontait après avoir rempli sa cruche,
      17 Le serviteur courut au-devant d'elle, et lui dit : Donne-moi, je te prie, un peu à boire de l'eau de ta cruche.
      18 Et elle lui dit : Mon Seigneur, bois. Et ayant incontinent abaissé sa cruche sur sa main, elle lui donna à boire.
      19 Et après qu'elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : J'en puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient achevé de boire.
      20 Et ayant vidé promptement sa cruche dans l'auge, elle courut encore au puits pour puiser de [l'eau], et elle en puisa pour tous ses chameaux.
      21 Et cet homme s'étonnait d'elle, [considérant], sans dire mot, pour savoir si l'Eternel aurait fait prospérer son voyage, ou non.
      22 Et quand les chameaux eurent achevé de boire, cet homme prit une bague d'or, du poids d'un demi-[sicle], et deux bracelets [pour mettre] sur les mains de cette [fille], pesant dix [sicles] d'or.
      23 Et il lui dit : De qui es-tu fille ? Je te prie, fais-le moi savoir ; n'y a-t-il point dans la maison de ton père de lieu pour nous loger ?
      24 Et elle lui répondit : Je suis fille de Béthuel, fils de Milca, qu'elle a enfanté à Nacor.
      25 Et elle lui dit aussi : Il y a chez nous beaucoup de paille et de fourrage, et de la place pour loger.
      26 Et cet homme s'inclina et se prosterna devant l'Eternel :
      27 Et dit : Béni soit l'Eternel, le Dieu de mon Seigneur Abraham, qui n'a point cessé d'exercer sa gratuité et sa vérité envers mon Seigneur : et lors que j'étais en chemin, l'Eternel m'a conduit en la maison des frères de mon Seigneur.
      28 Et la jeune fille courut, et rapporta toutes ces choses en la maison de sa mère.
      29 Or Rébecca avait un frère nommé Laban, qui courut dehors vers cet homme près de la fontaine.
      30 Car aussitôt qu'il eut vu la bague et les bracelets aux mains de sa soeur, et qu'il eut entendu les paroles de Rébecca sa soeur, qui avait dit : Cet homme m'a ainsi parlé, il le vint trouver ; et voici, il était près des chameaux vers la fontaine.
      31 Et il lui dit : Entre, béni de l'Eternel ; pourquoi te tiens-tu dehors ? J'ai préparé la maison, et un lieu pour tes chameaux.
      32 L'homme donc entra dans la maison, et on désharnacha les chameaux, et on leur donna de la paille et du fourrage ; et [on apporta] de l'eau, tant pour laver ses pieds, que les pieds de ceux qui étaient avec lui :
      33 Et on lui présenta à manger. Mais il dit : Je ne mangerai point, que je n'aie dit ce que j'ai à dire. Et [Laban] dit : Parle.
      34 Il dit donc : Je suis serviteur d'Abraham.
      35 Or l'Eternel a béni abondamment mon Seigneur, et il est devenu grand ; car il lui a donné des brebis, des boeufs, de l'argent, de l'or, des serviteurs, des servantes, des chameaux, et des ânes.
      36 Et Sara, femme de mon Seigneur, a enfanté dans sa vieillesse à mon Seigneur un fils, auquel il a donné tout ce qu'il a.
      37 Et mon Seigneur m'a fait jurer, en disant : Tu ne prendras point de femme pour mon fils d'entre les filles des Cananéens au pays desquels je demeure,
      38 Mais tu iras à la maison de mon père, et vers ma parenté, et tu y prendras une femme pour mon fils.
      39 Et je dis à mon Seigneur : Peut-être que la femme ne me suivra pas.
      40 Et il me répondit : L'Eternel, devant la face duquel j'ai vécu, enverra son Ange avec toi, et fera prospérer ton voyage, et tu prendras pour mon fils une femme de ma parenté, et de la maison de mon père.
      41 Si tu vas vers ma parenté, tu seras alors quitte de l'exécration du serment que je te fais faire : et si on ne te la donne pas, tu seras quitte de l'exécration du serment que je te fais faire.
      42 Je suis donc venu aujourd'hui à la fontaine, et j'ai dit : Ô Eternel ! Dieu de mon Seigneur Abraham, si maintenant tu fais prospérer le voyage que j'ai entrepris :
      43 Voici, je me tiendrai près de la fontaine d'eau. Qu'il arrive donc que la fille qui sortira pour y puiser, et à laquelle je dirai : Donne-moi, je te prie, un peu à boire de l'eau de ta cruche ;
      44 Et qui me répondra : Bois, et même j'[en] puiserai pour tes chameaux, que celle-là soit la femme que l'Eternel a destinée au fils de mon Seigneur.
      45 Or avant que j'eusse achevé de parler en mon coeur, voici, Rébecca est sortie, ayant sa cruche sur son épaule, et est descendue à la fontaine, et a puisé de l'eau ; et je lui ai dit : Donne-moi, je te prie, à boire.
      46 Et incontinent elle a abaissé sa cruche de dessus [son épaule], et m'a dit : Bois, et même je donnerai à boire à tes chameaux. J'ai donc bu, et elle a aussi donné à boire aux chameaux.
      47 Puis je l'ai interrogée, en disant : De qui es-tu fille ? Elle a répondu : Je suis fille de Béthuel, fils de Nacor, que Milca lui a enfanté. Alors je lui ai mis une bague sur le front, et des bracelets en ses mains.
      48 Je me suis incliné et prosterné devant l'Eternel, et j'ai béni l'Eternel, le Dieu de mon Seigneur Abraham, qui m'a conduit par le vrai chemin, afin que je prisse la fille du frère de mon Seigneur pour son fils.
      49 Maintenant donc, si vous voulez user de gratuité et de vérité envers mon Seigneur, déclarez-le-moi ; sinon, déclarez-le-moi aussi ; et je me tournerai à droite ou à gauche.
      50 Et Laban et Bethuel répondirent, en disant : Cette affaire est procédée de l'Eternel ; nous ne te pouvons dire ni bien ni mal.
      51 Voici Rébecca est entre tes mains, prends-la et t'en va ; et qu'elle soit la femme du fils de ton Seigneur, comme l'Eternel en a parlé.
      52 Et il arriva qu'aussitôt que le serviteur d'Abraham eut ouï leurs paroles, il se prosterna en terre devant l'Eternel.
      53 Et le serviteur tira des bagues d'argent et d'or, et des habits, et les donna à Rébecca. Il donna aussi des présents exquis à son frère et à sa mère.
      54 Puis ils mangèrent et burent, lui et les gens qui étaient avec lui, et y logèrent cette nuit-là ; et quand ils se furent levés de bon matin, il dit : Renvoyez-moi à mon Seigneur.
      55 Et le frère et la mère lui dirent : Que la fille demeure avec nous quelques jours, au moins dix jours, après quoi elle s'en ira.
      56 Et il leur dit : Ne me retardez point, puisque l'Eternel a fait prospérer mon voyage, renvoyez-moi, afin que je m'en aille à mon Seigneur.
      57 Alors ils dirent : Appelons la fille, et demandons-lui une réponse de sa propre bouche.
      58 Ils appelèrent donc Rébecca, et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Et elle répondit : J'irai.
      59 Ainsi ils laissèrent aller Rébecca leur soeur, et sa nourrice, avec le serviteur d'Abraham, et ses gens.
      60 Et ils bénirent Rébecca, et lui dirent : Tu es notre soeur ; sois fertile par mille millions [de générations], et que ta postérité possède la porte de ses ennemis.
      61 Alors Rébecca se leva avec ses servantes, et elles montèrent sur les chameaux, et suivirent cet homme. Ce serviteur donc prit Rébecca, et s'en alla.
      62 Or Isaac revenait du puits du Vivant qui me voit, et il demeurait au pays du Midi.
      63 Et Isaac était sorti aux champs sur le soir pour prier ; et levant ses yeux il regarda, et voici des chameaux qui venaient.
      64 Rébecca aussi levant ses yeux vit Isaac, et descendit de dessus le chameau ;
      65 Car elle avait dit au serviteur : Qui est cet homme qui marche dans les champs au-devant de nous ? Et le serviteur avait répondu : C'[est] mon Seigneur ; et elle prit un voile, et s'en couvrit.
      66 Et le serviteur raconta à Isaac toutes les choses qu'il avait faites.
      67 Alors Isaac mena Rébecca dans la tente de Sara sa mère, et il la prit pour sa femme, et l'aima. Ainsi Isaac se consola après [la mort de] sa mère.

      Genèse 25

      1 Or Abraham prit une autre femme, nommée Kétura,
      2 Qui lui enfanta Zimram, Joksan, Médan, Madian, Jisba, et Suah.
      3 Et Joksan engendra Séba et Dédan. Et les enfants de Dédan furent Assurim, et Létusim, et Léummim.
      4 Et les enfants de Madian furent Hépha, Hépher, Hanoc, Abidah, Eldaha. Tous ceux-là sont enfants de Kétura.
      5 Et Abraham donna tout ce qui lui [appartenait] à Isaac.
      6 Mais il fit des présents aux fils de ses concubines, et les envoya loin de son fils Isaac, vers l'Orient au pays d'Orient, lui étant encore en vie.
      7 Et les ans que vécut Abraham furent cent soixante et quinze ans.
      8 Et Abraham défaillant, mourut dans une heureuse vieillesse, fort âgé, et rassasié [de jours], et fut recueilli vers ses peuples.
      9 Et Isaac et Ismaël ses fils l'enterrèrent en la caverne de Macpéla, au champ d'Héphron, fils de Tsohar Héthien, qui est vis-à-vis de Mamré.

      Ezéchiel 16

      3 Et dis : ainsi a dit le Seigneur l'Eternel à Jérusalem : tu as tiré ton extraction et ta naissance du pays des Cananéens ; ton père était Amorrhéen, et ta mère, Héthienne.
      46 Et ta grande soeur c'est Samarie, avec les villes de son ressort, laquelle se tient à ta gauche ; et ta petite soeur qui se tient à ta droite, c'est Sodome avec les villes de son ressort.
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