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BAPTÊME

1.

L'A.T. ne contient aucune indication laissant supposer que le baptême existait comme rite avant l'époque où Jean-Baptiste le pratiqua au Jourdain. Mais le judaïsme ordonnait des ablutions et leur donnait non pas seulement une valeur d'ordre hygiénique, mais aussi un sens religieux (Le 14:8, No 31:21-24) ; cf. aussi l'épisode de Naaman le Syrien (2Ro 5:8,14). La secte des Esséniens (voir ce mot) observait la purification par l'eau et il y avait une cérémonie analogue imposée aux prosélytes (voir ce mot) au moment de leur entrée dans le judaïsme. En tout cas les mêmes termes grec (baptizeïn, etc.) sont employés dans le N.T. pour désigner les ablutions juives (Mr 7:4, Lu 11:38, Heb 9:10 6:2) et le baptême de Jean ou plus tard le baptême chrétien. Les prophètes ont souvent employé l'image de l'eau quand ils parlaient du changement de vie et du renouvellement du coeur qu'ils espéraient voir se réaliser chez les Israélites (Esa 1:16, Za 13:1, Eze 36:24-30) ; ils avaient l'habitude d'appuyer leurs prédications par une démonstration concrète et accompagnaient les images et paraboles dont ils se servaient de gestes et d'actes symboliques.

Jean-Baptiste (voir ce mot) est bien à cet égard de la lignée des prophètes quand il ajoute à sa prédication le baptême. Mais que son habitude de baptiser ait pu faire ajouter à son nom de Jean le surnom de Baptiste, voilà qui semble prouver qu'il y avait cette fois dans cet acte symbolique quelque chose de caractéristique et de nouveau (Mr 1:4-8, Mt 3:1-12, Lu 3:3-17, Jn 1:19-28). Et cette impression ne peut pas être expliquée seulement par le fait que Jean-Baptiste groupe autour de lui, en une sorte de confrérie, quelques disciples pour lesquels le baptême devait être un rite d'initiation et qui pratiquaient, en outre, certaines formes de prières (Lu 11:1) et le jeûne : (Mt 9:14, Lu 5:33) il n'est pas douteux que pour les évangélistes « le baptême de Jean est un acte prophétique, accompli en vue d'un pardon des péchés qui ne sera réalisé que plus tard après l'achèvement de l'oeuvre rédemptrice du Christ » (Goguel). Le baptême de Jean n'est pas le baptême chrétien (Ac 19:1-6) ; il en appelle à la conscience individuelle, y provoque la repentance, mais ne procure pas le pardon des péchés, ni une force de vie nouvelle. Il a, essentiellement, une signification messianique. La prédication, aux accents si fortement messianiques, qui l'accompagnait, indique nettement ce caractère du baptême de Jean. En vue du jugement qu'effectuera le Messie, il faut que chacun, même l'Israélite le plus pieux et si fier de ses privilèges religieux, prenne conscience de ses péchés et s'en repente. A ce titre Jean-Baptiste est le précurseur de l'Agneau qui ôte les péchés du monde (Jn 1:29). D'ailleurs Jean-Baptiste annonce lui-même qu'il y aura un autre baptême (Mr 1:8, Mt 3:11, Lu 3:16). La différence est nettement établie entre les deux baptêmes dans Ac 1:5 11:16 13:24 19:1-6.

2.

Cependant Jésus lui-même vient se faire baptiser par Jean-Baptiste. Or une difficulté se présente, car les baptisés confessaient leurs péchés (Mr 1:5, Mt 3:6). Jésus, en raison de son absolue sainteté, ne pouvait confesser ses péchés. L'émotion et le geste de refus de Jean-Baptiste (Mt 3:14) s'expliquent bien naturellement et font penser que Jean n'a pas exigé de Jésus la confession habituelle. Si Jésus demande à Jean le baptême, ce n'est pas parce qu'il a besoin de se repentir, mais c'est à cause du caractère messianique du baptême de Jean. C'est une occasion pour Jésus de se manifester comme Messie et pour Dieu de consacrer Jésus comme son Fils bien-aimé (Mt 3:13-17, Marc 1:9-11, Lu 3:21 et suivant). Le baptême de Jésus est accompagné de l'effusion de l'Esprit sur Jésus. Cependant il est inadmissible que Jésus ait été jusqu'à ce moment-là privé de l'Esprit de Dieu ; mais c'est à ce moment-là qu'est confirmée et proclamée la prise de possession de la personnalité de Jésus par l'Esprit. On comprend alors que le baptême chrétien ait été considéré comme impliquant le don de l'Esprit (Ac 1:5 11:16 19:1,6). Il est probable que Jésus a voulu accomplir un acte de solidarité avec ses frères, mais il y a aussi, de sa part, un acte d'obéissance envers Dieu (Mt 3:15). C'est son intronisation mystérieuse dans le ministère qu'il va commencer ; c'est une consécration officielle. Signalons que l'Église romaine admet que, par sa sainteté, Jésus a sanctifié l'eau dans laquelle il était plongé et l'a ainsi rendue propre à accomplir les merveilleux effets du sacrement.

3.

Jésus baptisait-il ? Il y a contradiction à ce sujet entre Jn 3:22 4:1 qui affirment que Jésus baptisait et Jn 4:2 qui dit : « ce n'est pas Jésus qui baptisait, mais ses disciples », évidemment avec l'autorisation de leur Maître. Si lui-même a baptisé, ce ne put être que tout à fait au début de son ministère et pendant peu de temps : son baptême dut être analogue à celui de Jean-Baptiste. Il n'est pas mentionné qu'il ait baptisé ses disciples. En tout cas aucun texte n'attribue à Jésus l'institution du baptême pendant son ministère. Dans ses instructions aux douze apôtres et aux soixante-dix disciples envoyés en mission, il n'en est pas question. Plus tard saint Paul dira que J. -C, ne l'a pas fait apôtre pour baptiser, mais pour prêcher l'Évangile (1Co 1:17). C'est seulement après sa résurrection que, selon Mt 28:19, Jésus a donné l'ordre de baptiser. Ni Jean, ni Luc ne rapportent cet ordre et Mr 16:18 fait partie d'une conclusion ajoutée après. coup au 2 e évangile (voir Marc, évangile), qui était resté inachevé à Mr 16:8. On peut d'ailleurs se demander si la formule de Mt 28:19, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », ne provient pas d'une modification ou d'une adjonction ultérieure, quand on constate que les passages du livre des Actes faisant allusion au baptême montrent que le baptême était donné « au nom du Seigneur Jésus-Christ » (Ac 2:38 8:16 10:48 19:5) cf aussi 1Co 1:13) ; nous avons là probablement la forme la plus ancienne du baptême chrétien. Il n'est pas possible de trouver dans les évangiles, ni même dans le N.T. tout entier, une doctrine systématique du baptême. Jésus, qui a réclamé pour Dieu des adorateurs en esprit et en vérité (Jn 4:23 et suivant), qui voulait une religion du coeur et de la conscience, qui a mis l'accent sur la pureté intérieure (Mr 7:1-23), n'a pu attribuer au baptême qu'il ordonnait une vertu spéciale et magique. C'est pour lui un symbole. Il déclare ses disciples purs non pas à cause du baptême, que peut-être d'ailleurs ils n'ont pas reçu, mais « à cause de la parole » (Jn 15:3), c-à-d. de l'Évangile qu'ils ont reçu et accepté. Quand il parle de sa mort prochaine, il l'appelle un baptême, et c'est évidemment là encore une image (Lu 12:50, Mr 10:38 Matthieu 20:22,23.

4.

Dans l'Église primitive, le baptême chrétien ressemble, pour sa forme extérieure, au baptême de Jean, mais dans son sens profond et dans son essence il est tout autre chose : il est le symbole du renouvellement spirituel qui se produit dans l'âme du baptisé ; il marque un attachement personnel à J. -C, il suppose la foi chrétienne et l'acceptation de la grâce de Dieu, du pardon. Il devient l'acte officiel de l'entrée dans l'Église (Ac 2:41). Il est difficile, cependant, de se rendre compte de l'idée qu'apôtres et fidèles se faisaient de l'efficacité du baptême ; Ac 2:38 ne prouve pas que le don du Saint-Esprit était lié d'une façon absolue au baptême : car parfois ce don suit le baptême (Ac 8:16 19:5), d'autres fois, il le précède (Ac 10:48). Donc : autre était le baptême de l'Esprit--baptême de feu--lié parfois à l'imposition des mains (Ac 8:17 19:6), autre était le baptême d'eau, cérémonie d'introduction dans l'Église chrétienne. Jésus distingue l'un de l'autre, tout en les rapprochant l'un de l'autre (Jn 3:5). Du moins le baptême coïncidait-il avec le pardon des péchés ? Ac 2:38 22:16 le font penser ; mais la question est de savoir si le baptême était la condition du pardon des péchés ou un symbole de ce pardon. Dans le premier cas, le baptême deviendrait un rite magique. Or, Pierre s'exprime formellement contre cette idée : « le baptême qui sauve n'est pas celui qui ôte les souillures du corps, mais l'aspiration d'une bonne conscience vers Dieu » (1Pi 3:21, Oltr.). Que le baptême fût dans l'Église primitive un symbole d'un changement d'état d'âme et de vie, cela ressort surtout des images employées par saint Paul dans ses épîtres.

5.

St Paul, qui a la mission non de baptiser, mais de prêcher l'Évangile (1Co 1:17), a néanmoins baptisé Lydie et sa famille (Ac 16:15), la famille de Stéphanas (1Co 1:16), le geôlier de Philippes et tous les siens (Ac 16:33), Gaïus et Crispus (1Co 1:14), en somme peu de personnes. Mais il se peut que cette énumération ne soit pas complète. Cependant il considère comme ayant été baptisés en Christ tous ceux qui sont devenus chrétiens par la foi en Jésus-Christ (Ga 3:27, Ro 6:3). S'agit-il du baptême rituel qui marquait l'entrée dans l'Église, ou du baptême de l'Esprit comme le laisse supposer 1Co 12:13 ? Peu importe, si le baptême rituel n'est qu'un symbole ; il indique une transformation totale du coeur et de la vie (1Co 6:11, Tit 3:5) ; c'est le seul baptême valable (Eph 4:5). C'est la même idée que Paul exprime sous d'autres formes : dépouillement du vieil homme pour revêtir le nouvel homme (Col 3:10), ou pour revêtir Christ. « Quiconque est en Christ est une nouvelle créature » (2Co 5:17). Il compare le baptême à la circoncision (Col 2:11). Dans un passage devenu classique, il compare, enfin, le baptême à une mort, un ensevelissement, et une résurrection ; le fait que, dans l'Église chrétienne primitive, le baptême était pratiqué par une totale immersion du corps dans l'eau facilitait cette comparaison (Ro 6:3-11, Col 2:12). Le vieil homme a disparu sous l'eau, c'est un nouvel homme qui en sort ; il est mort au péché ; il vit d'une vie nouvelle en Jésus-Christ. Mais le baptême n'agit pas d'une façon magique, n'opère pas de lui-même cette révolution morale : car c'est par la foi que l'on devient fils de Dieu et par la foi que l'on est sauvé (Ga 2:16 3:26, Eph 2:8). Le baptême suppose cette foi ; le baptême est l'affirmation et la traduction de ce qui se passe au fond du coeur : les deux sont nécessaires (Ro 10:9 et suivant). Paul est bien ici dans la tradition évangélique : Jésus n'a-t-il pas dit que pour entrer dans le Royaume de Dieu il faut naître d'eau et d'esprit ? (Jn 3:5)

6.

St Paul fait allusion à une coutume étrange de l'Église primitive dans laquelle on doit peut-être discerner l'influence des mystères grecs : certains se faisaient baptiser pour les morts (1Co 15:29). Parce qu'il en fait un argument en faveur de la résurrection des morts, cela ne prouve pas qu'il approuvait cet usage (qui se continua assez longtemps dans certaines communautés dissidentes).

Il ne discute pas si les Corinthiens ont raison, il signale ce fait et il en profite pour dire l'inconséquence des chrétiens qui ne croient pas à la résurrection et qui cependant sollicitent un baptême par procuration en faveur de personnes décédées sans avoir été baptisées. Il apparaît bien ici que les chrétiens de Corinthe, en pratiquant ce rite, s'écartaient de la notion évangélique et apostolique du baptême telle que nous avons essayé de la dégager des textes.

7.

Le baptême, administré par immersion et quelques fois suivi de l'imposition des mains, n'était en général conféré qu'à des adultes : il était précédé d'une instruction religieuse ; après un plus ou moins long temps de préparation, le catéchumène recevait le baptême. Mais, tout à fait au début de l'Église chrétienne, les apôtres ont donné le baptême sans qu'il y ait eu un très long enseignement : après une réunion ou une conversation, il leur a suffi, de constater le désir de devenir chrétien pour qu'ils aient accordé le baptême : le geôlier de Philippes, l'Éthiopien, Corneille (Ac 16:33 8:36-38 10:44-48) ; ils n'exigent aucune autre garantie. « On conçoit la haute et merveilleuse idée qu'ils se faisaient de la grâce divine » (Fallot), offerte à tous ceux qui la recherchent. La foi ne constitue pas un mérite, elle est un don de Dieu.

Aucun texte, dans le N.T., ne prouve d'une façon formelle que le baptême ait été conféré à des petits enfants. D'ailleurs, ce baptême ne devait pas paraître nécessaire à Paul puisqu'il considérait les enfants comme purs du seul fait qu'ils avaient des parents chrétiens (1Co 7:14) ; ils appartenaient à l'Eglise en raison de leur origine et avant même d'avoir été introduits par une cérémonie spéciale. Il se peut cependant--mais c'est seulement une supposition indémontrable--que les familles baptisées par Paul : celles de Lydie (Ac 16:15), de Stéphanas (1Co 1:16), du geôlier de Philippes (Ac 16:33), comprissent des enfants ; s'il y en avait, ces enfants ont été baptisés sur le fondement de la foi de leurs parents ; s'il n'y en avait pas, le mot famille implique alors le cercle étendu des serviteurs et esclaves--c'était courant dans l'antiquité--et ceux-ci sont baptisés sur ce fondement : la foi de leurs maîtres. Il est probable, en tout cas, que le baptême fut conféré aux enfants d'assez bonne heure dans l'Église chrétienne ; ceci pour plusieurs raisons :

a) Si devenir chrétien nous fait participer à la grâce de Dieu, établit un lien entre Dieu et nous, et nous met au bénéfice de l'oeuvre rédemptrice du Christ, il est très naturel que des parents aient voulu que leurs enfants aient part à ces privilèges et à ces richesses spirituelles ; parlant du baptême des enfants, Fallot dit : « La femme chrétienne en trouva sans doute la première inspiration dans son coeur de mère. »

b) Ne se rappelait-on pas l'accueil que Jésus faisait aux enfants et sa parole : « Laissez venir à moi les petits enfants » ?

c) Paul compare le baptême à la circoncision dans Col 2:11 : et suivant. Le judaïsme avait ce signe extérieur qui distinguait le Juif du païen et était comme le sceau de la race d'Abraham. Le baptême devient quelque chose d'analogue, le signe visible qui distingue le chrétien du Juif ou du païen, le sceau de la race des hommes nouveaux créés par le Christ. En résumé, si le N.T. n'institue pas le baptême des enfants, il ne le défend et ne le contredit pas. Baptiser un enfant ne signifie pas forcément que l'on fait du baptême un rite magique accomplissant une opération miraculeuse dans l'enfant. Le baptême de l'enfant marque le commencement de cet enfantement dont parle saint Paul : (Ga 4:19) « jusqu'à ce que le Christ soit formé » en lui. « C'est le sacrement de l'éducation chrétienne » (Fallot).

L'histoire de l'Église montre comment a évolué la notion du baptême, à quelles discussions elle a donné lieu, quels schismes elle a provoqués au sein de la chrétienté, comment le baptême des enfants a amené la confirmation du baptême, etc. C'est un des domaines sur lesquels s'est livrée la bataille des dogmes. L'histoire du baptême chrétien est celle de l'éternelle lutte entre le spiritualisme de l'Évangile et le réalisme magique des religions formalistes. P. D.

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    • Lévitique 14

      8 "He who is to be cleansed shall wash his clothes, and shave off all his hair, and bathe himself in water; and he shall be clean. After that he shall come into the camp, but shall dwell outside his tent seven days.

      Nombres 31

      21 Eleazar the priest said to the men of war who went to the battle, "This is the statute of the law which Yahweh has commanded Moses:
      22 however the gold, and the silver, the brass, the iron, the tin, and the lead,
      23 everything that may withstand the fire, you shall make to go through the fire, and it shall be clean; nevertheless it shall be purified with the water for impurity: and all that doesn't withstand the fire you shall make to go through the water.
      24 You shall wash your clothes on the seventh day, and you shall be clean; and afterward you shall come into the camp."

      Esaïe 1

      16 Wash yourselves, make yourself clean. Put away the evil of your doings from before my eyes. Cease to do evil.

      Ezéchiel 36

      24 For I will take you from among the nations, and gather you out of all the countries, and will bring you into your own land.
      25 I will sprinkle clean water on you, and you shall be clean: from all your filthiness, and from all your idols, will I cleanse you.
      26 I will also give you a new heart, and I will put a new spirit within you; and I will take away the stony heart out of your flesh, and I will give you a heart of flesh.
      27 I will put my Spirit within you, and cause you to walk in my statutes, and you shall keep my ordinances, and do them.
      28 You shall dwell in the land that I gave to your fathers; and you shall be my people, and I will be your God.
      29 I will save you from all your uncleanness: and I will call for the grain, and will multiply it, and lay no famine on you.
      30 I will multiply the fruit of the tree, and the increase of the field, that you may receive no more the reproach of famine among the nations.

      Zacharie 13

      1 "In that day there will be a spring opened to the house of David and to the inhabitants of Jerusalem, for sin and for uncleanness.

      Matthieu 3

      1 In those days, John the Baptizer came, preaching in the wilderness of Judea, saying,
      2 "Repent, for the Kingdom of Heaven is at hand!"
      3 For this is he who was spoken of by Isaiah the prophet, saying, "The voice of one crying in the wilderness, make ready the way of the Lord. Make his paths straight."
      4 Now John himself wore clothing made of camel's hair, with a leather belt around his waist. His food was locusts and wild honey.
      5 Then people from Jerusalem, all of Judea, and all the region around the Jordan went out to him.
      6 They were baptized by him in the Jordan, confessing their sins.
      7 But when he saw many of the Pharisees and Sadducees coming for his baptism, he said to them, "You offspring of vipers, who warned you to flee from the wrath to come?
      8 Therefore bring forth fruit worthy of repentance!
      9 Don't think to yourselves, 'We have Abraham for our father,' for I tell you that God is able to raise up children to Abraham from these stones.
      10 "Even now the axe lies at the root of the trees. Therefore every tree that doesn't bring forth good fruit is cut down, and cast into the fire.
      11 I indeed baptize you in water for repentance, but he who comes after me is mightier than I, whose shoes I am not worthy to carry. He will baptize you in the Holy Spirit.
      12 His winnowing fork is in his hand, and he will thoroughly cleanse his threshing floor. He will gather his wheat into the barn, but the chaff he will burn up with unquenchable fire."
      13 Then Jesus came from Galilee to the Jordan to John, to be baptized by him.
      14 But John would have hindered him, saying, "I need to be baptized by you, and you come to me?"
      15 But Jesus, answering, said to him, "Allow it now, for this is the fitting way for us to fulfill all righteousness." Then he allowed him.
      16 Jesus, when he was baptized, went up directly from the water: and behold, the heavens were opened to him. He saw the Spirit of God descending as a dove, and coming on him.
      17 Behold, a voice out of the heavens said, "This is my beloved Son, with whom I am well pleased."

      Matthieu 9

      14 Then John's disciples came to him, saying, "Why do we and the Pharisees fast often, but your disciples don't fast?"

      Matthieu 20

      22 But Jesus answered, "You don't know what you are asking. Are you able to drink the cup that I am about to drink, and be baptized with the baptism that I am baptized with?" They said to him, "We are able."
      23 He said to them, "You will indeed drink my cup, and be baptized with the baptism that I am baptized with, but to sit on my right hand and on my left hand is not mine to give; but it is for whom it has been prepared by my Father."

      Matthieu 28

      19 Go, and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit,

      Marc 1

      4 John came baptizing in the wilderness and preaching the baptism of repentance for forgiveness of sins.
      5 All the country of Judea and all those of Jerusalem went out to him. They were baptized by him in the Jordan river, confessing their sins.
      6 John was clothed with camel's hair and a leather belt around his waist. He ate locusts and wild honey.
      7 He preached, saying, "After me comes he who is mightier than I, the thong of whose sandals I am not worthy to stoop down and loosen.
      8 I baptized you in water, but he will baptize you in the Holy Spirit."
      9 It happened in those days, that Jesus came from Nazareth of Galilee, and was baptized by John in the Jordan.
      10 Immediately coming up from the water, he saw the heavens parting, and the Spirit descending on him like a dove.
      11 A voice came out of the sky, "You are my beloved Son, in whom I am well pleased."

      Marc 7

      1 Then the Pharisees, and some of the scribes gathered together to him, having come from Jerusalem.
      2 Now when they saw some of his disciples eating bread with defiled, that is, unwashed, hands, they found fault.
      3 (For the Pharisees, and all the Jews, don't eat unless they wash their hands and forearms, holding to the tradition of the elders.
      4 They don't eat when they come from the marketplace, unless they bathe themselves, and there are many other things, which they have received to hold to: washings of cups, pitchers, bronze vessels, and couches.)
      5 The Pharisees and the scribes asked him, "Why don't your disciples walk according to the tradition of the elders, but eat their bread with unwashed hands?"
      6 He answered them, "Well did Isaiah prophesy of you hypocrites, as it is written, 'This people honors me with their lips, but their heart is far from me.
      7 But in vain do they worship me, teaching as doctrines the commandments of men.'
      8 "For you set aside the commandment of God, and hold tightly to the tradition of men--the washing of pitchers and cups, and you do many other such things."
      9 He said to them, "Full well do you reject the commandment of God, that you may keep your tradition.
      10 For Moses said, 'Honor your father and your mother;' and, 'He who speaks evil of father or mother, let him be put to death.'
      11 But you say, 'If a man tells his father or his mother, "Whatever profit you might have received from me is Corban , that is to say, given to God";'
      12 then you no longer allow him to do anything for his father or his mother,
      13 making void the word of God by your tradition, which you have handed down. You do many things like this."
      14 He called all the multitude to himself, and said to them, "Hear me, all of you, and understand.
      15 There is nothing from outside of the man, that going into him can defile him; but the things which proceed out of the man are those that defile the man.
      16 If anyone has ears to hear, let him hear!"
      17 When he had entered into a house away from the multitude, his disciples asked him about the parable.
      18 He said to them, "Are you thus without understanding also? Don't you perceive that whatever goes into the man from outside can't defile him,
      19 because it doesn't go into his heart, but into his stomach, then into the latrine, thus purifying all foods ?"
      20 He said, "That which proceeds out of the man, that defiles the man.
      21 For from within, out of the hearts of men, proceed evil thoughts, adulteries, sexual sins, murders, thefts,
      22 covetings, wickedness, deceit, lustful desires, an evil eye, blasphemy, pride, and foolishness.
      23 All these evil things come from within, and defile the man."

      Marc 10

      38 But Jesus said to them, "You don't know what you are asking. Are you able to drink the cup that I drink, and to be baptized with the baptism that I am baptized with?"

      Marc 16

      8 They went out, and fled from the tomb, for trembling and astonishment had come on them. They said nothing to anyone; for they were afraid.
      18 they will take up serpents; and if they drink any deadly thing, it will in no way hurt them; they will lay hands on the sick, and they will recover."

      Luc 3

      3 He came into all the region around the Jordan, preaching the baptism of repentance for remission of sins.
      4 As it is written in the book of the words of Isaiah the prophet, "The voice of one crying in the wilderness, 'Make ready the way of the Lord. Make his paths straight.
      5 Every valley will be filled. Every mountain and hill will be brought low. The crooked will become straight, and the rough ways smooth.
      6 All flesh will see God's salvation.'"
      7 He said therefore to the multitudes who went out to be baptized by him, "You offspring of vipers, who warned you to flee from the wrath to come?
      8 Bring forth therefore fruits worthy of repentance, and don't begin to say among yourselves, 'We have Abraham for our father;' for I tell you that God is able to raise up children to Abraham from these stones!
      9 Even now the axe also lies at the root of the trees. Every tree therefore that doesn't bring forth good fruit is cut down, and thrown into the fire."
      10 The multitudes asked him, "What then must we do?"
      11 He answered them, "He who has two coats, let him give to him who has none. He who has food, let him do likewise."
      12 Tax collectors also came to be baptized, and they said to him, "Teacher, what must we do?"
      13 He said to them, "Collect no more than that which is appointed to you."
      14 Soldiers also asked him, saying, "What about us? What must we do?" He said to them, "Extort from no one by violence, neither accuse anyone wrongfully. Be content with your wages."
      15 As the people were in expectation, and all men reasoned in their hearts concerning John, whether perhaps he was the Christ,
      16 John answered them all, "I indeed baptize you with water, but he comes who is mightier than I, the latchet of whose sandals I am not worthy to loosen. He will baptize you in the Holy Spirit and fire,
      17 whose fan is in his hand, and he will thoroughly cleanse his threshing floor, and will gather the wheat into his barn; but he will burn up the chaff with unquenchable fire."
      21 Now it happened, when all the people were baptized, Jesus also had been baptized, and was praying. The sky was opened,

      Luc 5

      33 They said to him, "Why do John's disciples often fast and pray, likewise also the disciples of the Pharisees, but yours eat and drink?"

      Luc 11

      1 It happened, that when he finished praying in a certain place, one of his disciples said to him, "Lord, teach us to pray, just as John also taught his disciples."
      38 When the Pharisee saw it, he marveled that he had not first washed himself before dinner.

      Luc 12

      50 But I have a baptism to be baptized with, and how distressed I am until it is accomplished!

      Jean 1

      19 This is John's testimony, when the Jews sent priests and Levites from Jerusalem to ask him, "Who are you?"
      20 He declared, and didn't deny, but he declared, "I am not the Christ."
      21 They asked him, "What then? Are you Elijah?" He said, "I am not." "Are you the prophet?" He answered, "No."
      22 They said therefore to him, "Who are you? Give us an answer to take back to those who sent us. What do you say about yourself?"
      23 He said, "I am the voice of one crying in the wilderness, 'Make straight the way of the Lord,' as Isaiah the prophet said."
      24 The ones who had been sent were from the Pharisees.
      25 They asked him, "Why then do you baptize, if you are not the Christ, nor Elijah, nor the prophet?"
      26 John answered them, "I baptize in water, but among you stands one whom you don't know.
      27 He is the one who comes after me, who is preferred before me, whose sandal strap I'm not worthy to loosen."
      28 These things were done in Bethany beyond the Jordan, where John was baptizing.
      29 The next day, he saw Jesus coming to him, and said, "Behold, the Lamb of God, who takes away the sin of the world!
    • Lévitique 14

      Nombres 31

      Esaïe 1

      16 Il faut non seulement ressentir du regret quant au péché commis, mais de plus, il faut en interrompre toute pratique. Nous devons réagir sur ce sujet, sans rester passifs !

      Il nous faut pratiquer le bien que le Seigneur, notre Dieu, exige. Il est évident que les sacrifices de la loi ne pouvaient pas réconcilier le peuple d'Israël avec Dieu, même pour ces crimes, commis en dehors du pays.

      Mais, béni soit Dieu, il existe une Fontaine d'eau vive disponible, (verset Esaïe 1:16)*, dans laquelle les pécheurs de tout âge et de tout rang peuvent être « lavés » ! Nos péchés sont comme l'écarlate et le cramoisi ; ce dernier est en effet un puissant colorant, agissant sur deux points : d'abord, de manière générale, sur la « laine » de la corruption originale, mais aussi sur chaque « fibre » particulière, de notre transgression réelle ; nous sommes hélas, souvent « immergés » dans le péché, soumis à nos mauvais penchants ; malgré tout, la Miséricorde divine lave en nous cette tache, Psaume 51:7.

      En suivant l'Éternel, les enfants d'Israël auraient pu bénéficier de tout bonheur et de toute bénédiction désirables. La vie et la mort, le bien et le mal, sont placés devant nous. Oh! Seigneur, incite-nous tous à vivre pour Ta gloire !

      *Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Ezéchiel 36

      25 L'eau est l’emblème de la purification de notre âme, polluée par le péché. Mais l’eau ne peut faire plus, que d’ôter la souillure du corps.

      L'eau semble, en général, être le signe spirituel de la sanctification du Saint-Esprit ; cependant, cette action est toujours associée à celle du sang réconciliateur de Christ. Quand l’Esprit, par la foi, sonde notre conscience, dans le but de purifier nos mauvaises actions, le sang de Jésus est toujours « appliqué » à notre âme, afin de l'épurer de la pollution du péché.

      Tous ceux qui bénéficient de la « nouvelle alliance », ont un nouveau cœur et un nouvel esprit, ils marchent en nouveauté de vie ! Dieu désire transformer notre cœur de chair, en un cœur tendre, conforme à Sa sainte Volonté. La Grâce régénératrice opère un grand changement de l'âme, de « pierre morte » elle la transforme en « pierre vivante ». Dieu placera Son Esprit en nous, pour devenir un Maître, un Guide, Celui qui Sanctifie.

      La promesse du bénéfice de la Grâce divine sert à nous préparer à accomplir notre devoir : dans ce but ceci devrait activer notre zèle !

      Les interventions divines concourent à notre bien, elles s’adressent de tous temps à tous les véritables croyants !

      Zacharie 13

      1

      La « Source » de la rémission des péchés, La condamnation des faux prophètes. (Zacharie 13:1-6)
      La mort de Christ, et le salut du reste du peuple juif. (\\7-9\\)

      Au temps mentionné à la fin du chapitre précédent, nous voyons une « Source » qui allait être mise à disposition du peuple juif et de ses dirigeants : tous pourront ainsi expier leurs péchés, par le sang de Christ et rester unis par Sa Grâce sanctificatrice.

      Cette « Source » était jusqu’à présent fermée à la nation impie d'Israël ; mais l'Esprit de Dieu va humilier et attendrir le cœur de chacun, pour y pénétrer.

      Cette « Source » ouverte est une image du côté percé de Christ. Nous sommes tous impurs par nature : contemplons et approchons-nous de cette « Source » disponible, afin d’y laver nos péchés ! Le sang de Christ et la Miséricorde divine représentent la « Nouvelle Alliance, » cette « Source » intarissable. Elle est disponible à tous les croyants, pour tous ceux qui ont reçu spirituellement Christ en leur cœur, qu’ils fassent partie de la « Maison de David » ou de l’église !

      Christ, par le pouvoir de Sa Grâce, empêche le péché de nous dominer, même ceux à qui nous avons souvent tendance à céder. Ceux qui sont purifiés par cette « Source » spirituelle, sont également justifiés et sanctifiés. Les âmes sont ainsi arrachées au pouvoir du monde et de la chair, afin qu'elles ne restent fidèles qu’à Dieu.

      Ce texte annonce également le changement profond qui aura lieu, lors de la conversion d'Israël à Christ. Les faux prophètes seront alors convaincus de leur péché et de leur folie ; ils retourneront à leur véritable vocation.

      Lorsque nous sommes convaincus de nous être écartés du « chemin du devoir », nous devons témoigner de notre repentance et retourner dans le droit chemin. Il est bon de manifester notre reconnaissance envers ceux qui nous ont « repris » sévèrement, dans le but de nous faire constater nos erreurs ; « les blessures faites par un ami sont dignes de confiance, » Proverbes 27:6. Il est toujours bon de nous souvenir des blessures de notre Sauveur, de Celui qui a été meurtri par les Siens, et même trahi par Ses disciples, lorsqu’ils se sont éloignés de Sa Parole...

      Matthieu 3

      1

      Jean baptiste : sa prédication, sa manière de vivre, et sa pratique du baptême. (Matthieu 3:1-6)
      Jean blâme les Pharisiens et les Sadducéens. (Matthieu 3:7-12)
      Le baptême de Jésus. (Matthieu 3:13-17)

      Après Malachie il n'y eut aucun prophète jusqu'à la venue de Jean baptiste. Il parut d'abord dans le désert de Judée. Ce n'était pas un lieu inhabité, mais une partie du pays à faible densité de population, comportant relativement peu de constructions.

      Aucun lieu n'est trop éloigné pour que nous ne puissions y recevoir « les visites » de la Grâce Divine. La doctrine prêchée par Jean était celle de la repentance : « Repentez-vous », disait-il. Le terme repentir utilisé ici, implique une modification totale de l’esprit, un changement dans le jugement, l'humeur, et les affections, une meilleure disposition de l'âme.

      Considérez vos voies, changez votre mentalité d’esprit : vous êtes dans la mauvaise direction ; remettez-vous en question, et prenez le bon chemin. Les véritables repentants n’ont pas la même opinion de Dieu et de Christ, du péché et de la sainteté, que les hommes de ce monde. Le changement de l'esprit produit un changement de parcours. C'est la repentance qui résulte de l'évangile, qui se produit en regardant à Christ, en ressentant Son Amour, avec l’espérance d’obtenir Son pardon.

      Il y a un grand encouragement à connaître le repentir : repentez-vous, car vos péchés seront ainsi pardonnés. Retournez à Dieu, dans la voie du devoir, et Lui, par le biais de Christ, retournera à vous, dans le chemin de la Miséricorde. Il est encore essentiel de nous repentir et de nous humilier pour préparer le chemin du Seigneur, comme à cette époque. Il y a beaucoup à parcourir pour qu'une âme trouve son chemin vers Christ, et rien n'est plus nécessaire que le constat du péché, et la conviction que nous ne pouvons pas être sauvés par notre propre justice.

      Les voies du péché et de Satan sont tortueuses ; par contre, pour préparer le chemin qui mène à Christ, les voies suivies doivent être bien droites, Heb 12:13. Ceux dont le rôle est d'appeler les autres, à pleurer sur leur péché, en le mortifiant, doivent eux-mêmes avoir une vie exemplaire, une vie de désintéressement et de mépris du monde.

      En donnant cet exemple aux autres, Jean a « préparé le chemin » pour Christ. Beaucoup sont venus au baptême de Jean, mais peu ont gardé la profession de foi qu'ils avaient faite.

      Il peut y avoir de nombreux auditeurs empressés, et cependant peu de croyants véritables. La curiosité, et l'amour pour la nouveauté, ainsi que la variété, peuvent conduire un grand nombre de personnes à assister à une bonne prédication ; elles peuvent être touchées pendant quelque temps, mais sans y être jamais assujettis à la puissance de cette prédication.

      Ceux qui admettaient la doctrine de Jean témoignaient de leur repentir, en confessant leurs péchés. Seuls ceux qui sont amenés, dans le chagrin et la honte, à admettre leur culpabilité, sont prêts à recevoir Jésus-Christ comme leur « Justice ». Les bienfaits du Royaume des cieux, maintenant proche, ont été scellés sur eux par le baptême. Jean les « lavait » avec de l'eau, (image de la purification divine) de de toutes leurs iniquités, exprimant de cette façon que par leur nature et leurs actes, tous étaient pollués, et qu'en tant que tels, ils ne pouvaient pas être admis parmi le peuple de Dieu, à moins d'avoir lavé leurs péchés dans la « source » que Christ devait ouvrir, Zacharie 13:1.

      7 Le rôle de la prédication est de mettre en application la doctrine divine : tel était le but de l’exhortation de Jean.

      Les Pharisiens se souciaient d’abord d’observer et de respecter le côté apparent de la piété, en négligeant les points les plus importants de la loi morale, et la signification spirituelle de leurs cérémonies légales. Certains d'entre eux étaient de détestables hypocrites, faisant de leurs prétentions à la sainteté, une parure inique.

      Les sadducéens avaient une démarche tout à fait opposée, niant l'existence des esprits et d’une vie spirituelle future. Ils étaient à cette époque et dans ce pays, des « infidèles » méprisables.

      Il y a inéluctablement une colère divine à venir. Chacun devrait chercher à la fuir. Dieu, qui ne prend aucun plaisir à notre ruine, nous a avertis à ce sujet ; Il nous prévient par Sa Parole, par Ses serviteurs, ainsi que par le biais de notre conscience. Ceux qui se disent désolés par le constat de leurs péchés, et qui cependant, persistent dans leurs voies, ne sont pas dignes d’être appelés des repentants, et n’ont de ce fait aucun privilège spirituel. Le véritable repentant est humble et abaissé à ses propres yeux, reconnaissant pour la moindre miséricorde qui lui est accordée, patient lors des afflictions sévères, vigilant contre toute apparence de péché, appliqué dans son devoir, et charitable quant aux jugements de son prochain.

      Ce texte énonce une parole de prudence : ne pas se baser aveuglément sur des privilèges extérieurs acquis. Nous courons un grand danger quand nos cœurs tentent d’étouffer toute conviction de péché, en mettant de côté la Puissance révélatrice de la Parole de Dieu. On trouve de nombreuses personnes, qui, en se fiant abusivement sur les honneurs et les avantages que peuvent avoir les membres d'une église, sont en fait bien loin du ciel...

      Ce texte contient une terrible menace à l’encontre de l'insouciant et de celui qui se croit faussement en sécurité. Nos cœurs corrompus ne peuvent, par nature, produire du bon fruit, à moins que l'Esprit régénérateur de Christ ne greffe en eux la perfection de la Parole de Dieu. Tout arbre, même le plus haut, le plus majestueux ou le plus verdoyant, qui ne produit pas de bon fruit, à savoir celui de la repentance, sera abattu et jeté dans le feu de la colère divine, l’endroit le plus propice pour recevoir les « plantes stériles » : à quoi d'autre pourrait-il servir ? S'il ne fournit aucun fruit, il sera un parfait combustible !

      Jean annonce la venue de Christ, le rôle et les desseins de ce Dernier : cet avènement était imminent.

      Notre comportement et notre apparence extérieure, ne peuvent aucunement nous rendre purs. Nulle ordonnance, quel qu’en soit l’auteur ou le mode, ne peut suppléer au besoin du baptême du Saint-Esprit et de feu. Seul le pouvoir purificateur du Saint-Esprit peut produire cette pureté de cœur et ces « saintes affections » qui accompagnent le salut ! C'est Christ qui baptise de l’Esprit Saint. C'est ce qu'Il a fait ne manière extraordinaire envers les apôtres, Actes 2:4. C'est ce qu'Il fait aussi dans les grâces et les réconforts octroyés par l'Esprit, à ceux qui le Lui demandent, Luc 11:13, Jean 7:38,39, Actes 11:16.

      Observons ici que l'église des « Gentils » est « l'aire de battage » de Christ, Esa 21:10. Les véritables croyants sont comme le blé : substantiel, utile, et précieux ; les hypocrites sont comme une balle de paille : légers et vides, inutiles et sans valeur, emportés au loin par le moindre souffle ; le monde est constitué de « bons » et de « mauvais », tous dans le même cheminement ; un jour viendra, malgré tout, où le blé et la paille seront séparés...

      Le dernier jugement sera un jour remarquable : les saints et les pécheurs seront séparés pour toujours. Dans le ciel, les saints seront rassemblés, ils ne seront plus jamais disséminés ; ils seront en sécurité, loin de tout danger, séparés de leurs voisins corrompus et esclaves de leurs vaines convoitises.

      L'enfer est un feu inextinguible ; il sera certainement la « part » et la punition des hypocrites et des impies.

      La vie et la mort, le bien et le mal, sont placés devant nous : selon notre conduite ici-bas, « dans le champ », nous serons alors étendus sur « l'aire de battage ».

      13 Les condescendances de Christ, pleines de Grâce, sont si surprenantes, que même les croyants les plus fervents ne peuvent parfois y croire, du moins au premier abord ; elles sont si profondes et si mystérieuses, que même ceux qui pensent bien connaître l’Esprit de Christ, sont prompts à émettre des objections contre Sa Volonté. Ceux qui sont en communion avec l'Esprit de Dieu, constatent qu'ils ont besoin de faire de même avec Christ, pour approfondir leur lien spirituel.

      Christ n’a pas nié que Jean avait besoin d'être baptisé par Lui ; cependant Il déclare qu'Il devait être maintenant baptisé par l’apôtre. Christ était à ce moment, dans un état d'humilité parfaite. Notre Seigneur Jésus considérait qu'Il était ainsi « prêt » à pouvoir accomplir toute Justice, toute institution divine ; il témoignait de Son empressement à Se soumettre à tous les préceptes vertueux du Père. En Christ et par Son intermédiaire, le ciel est ouvert aux hommes !

      Cette « descente » de l'Esprit de Dieu, sur Christ, a démontré qu'Il fut revêtu sans restriction, de Son pouvoir spirituel.

      Le fruit de l'Esprit, c’est l'amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la foi, la tendresse de caractère et la modération.

      Lors du baptême de Christ, trois Personnes se sont manifestées : la sainte Trinité. Le Père confirma que le Fils est Le Médiateur ; Jésus entama alors solennellement Son ministère ; le Saint-Esprit descendit sur Lui, le Médiateur, pour être transmis ensuite à Son peuple.

      En Christ, nos sacrifices spirituels sont acceptables par le ciel, car Il est « l'Autel » qui sanctifie chaque don, 1Pierre 2:5. Hors de Christ, Dieu est un feu dévorant, mais en Lui, il est un Père réconcilié avec Ses enfants !

      Telle est l'unité de l'évangile : nous devons « l’étreindre » joyeusement, par la foi !

      Matthieu 9

      14 À l’époque relatée dans ce texte, Jean était en prison ; les circonstances, son caractère, et la nature du message qu'il a donné pour délivrer les pécheurs, ont conduit ceux qui lui étaient particulièrement attachés, à observer de fréquents jeûnes.

      Christ se réfère au témoignage que Jean donnait sur lui-même, Jean 3:29. Bien qu'il n’y ait aucun doute sur le fait que Jésus et Ses disciples vivaient d'une façon simple et frugale, il n'aurait pas été normal, pour ses disciples, de jeûner, alors qu'ils bénéficiaient du réconfort de la présence du Seigneur. Tant qu'Il était avec eux, tout était bien : la présence du soleil donne le jour, son absence, par contre, produit la nuit.

      Notre Seigneur a alors rappelé à Ses disciples des règles communes de prudence. Il n'était pas habituel de prendre un morceau de tissu neuf, pour l’apposer sur un vieux vêtement : il y aurait eu alors, incompatibilité entre le tissu solide, et celui, tout assoupli du vieux vêtement ; la déchirure aurait été inévitable.

      Les hommes avisés ne mettent pas du vin nouveau dans de vieilles outres, susceptibles de se rompre ou pouvant éclater par la fermentation du vin. Mais en mettant ce vin nouveau dans des outres neuves, les deux seront préservés.

      De grandes précautions et de la prudence sont essentielles, afin que les jeunes convertis ne puissent pas avoir d’idées moroses et peu engageantes, sur le ministère pour notre Dieu ; notre devoir est de les informer objectivement, dès qu'ils sont capables de la comprendre.

      Matthieu 20

      Matthieu 28

      Marc 1

      9 Le baptême de Christ fut Sa première apparition en public, après qu'Il eût vécu longtemps dans l'anonymat.

      Combien de valeurs, se trouvent cachées en ce monde ! Tôt ou tard, elles finiront par être révélées, comme Christ l'a été. Il vécut ici-bas, dans un corps de péché et par conséquent, par égard pour nous, Il se sanctifia, afin que nous puissions être sanctifiés et baptisés avec lui, Jean 17:19.

      Voyez par quel honneur, Dieu reconnut Jésus, lorsque ce Dernier se soumit au baptême de Jean. Il vit l'Esprit descendre sur Lui comme une colombe !

      Nous devrions voir les cieux ouverts pour nous, quand nous sentons l'Esprit descendre et travailler en nous. Les œuvres merveilleuses que Dieu opère en nous, sont une évidence de Sa volonté, et des bons projets qu'Il a pour nous.

      Au sujet de la tentation de Christ, Marc souligne le fait qu'Il se trouvait dans le désert, avec les bêtes sauvages. C'était un exemple de l'attention et de l'encouragement que lui portait Son Père, avec la certitude qu'Il subviendrait à Ses besoins. Le serpent tenta le premier Adam dans le jardin, et le « second Adam » dans le désert, avec des succès vraiment différents ; depuis, il tente toujours les enfants de ces deux « Adam », en tous lieux et en toutes circonstances. La compagnie des hommes ici-bas, avec les conversations qui ont lieu, apporte bon nombre de tentations ; de même, le fait d’être seul, dans un endroit, ne nous évite pas d’en subir.

      Aucun lieu ni état ne sont exempts de tentation : aucune affaire, même en travaillant légalement, aucun repas, pas même le jeûne et la prière, rien n’y échappe ; c'est souvent en ces derniers devoirs qu'il y a le plus d'attaque de l’ennemi, mais en eux, se trouve aussi la plus belle des victoires !

      Le ministère des anges est un sujet de grand réconfort, en comparaison avec celui, sournois, des démons ; le fait d'avoir Dieu et le Saint Esprit dans notre cœur nous réconforte davantage !

      Marc 7

      1

      es traditions des anciens. (Marc 7:1-13). Ce qui souille l'homme. (Marc 7:14-23). La fille de la femme cananéenne, est guérie. (Marc 7:24-30). Christ guérit un sourd-muet. (Marc 7:31-37).

      Un des grands desseins de Christ, lors de Sa venue ici-bas, était de mettre de côté les principes cérémonieux : pour ce faire, Il rejeta les cérémonies que les hommes avaient ajoutées à la loi divine.

      Ces mains propres et ce cœur pur, que Christ donne à Ses disciples et ce qu'Il exige d'eux, sont vraiment différents de l'apparence extérieure et des formes superstitieuses des pharisiens, quelle que soit l’époque. Jésus réprimande ces derniers car ils rejettent les commandements de Dieu.

      Il est clair que le devoir des enfants, si leurs parents sont pauvres, est de subvenir à leurs besoins, autant qu'ils le peuvent. Mais nous pouvons voir dans ce texte, qu’un homme se conformant aux traditions des pharisiens, avait le moyen de se « libérer » des exigences de ce devoir...

      14 Ce sont uniquement nos mauvaises pensées, certaines de nos affections, nos paroles et nos œuvres qui nous souillent.

      Comme une fontaine dénaturée engendre des ruisseaux altérés, de même, un cœur mauvais engendre des raisonnements corrompus, des convoitises et des passions douteuses, avec toutes les mauvaises paroles et actions qui en découlent. Une bonne compréhension spirituelle des commandements divins et une notion réaliste de la perversion du péché, amèneront un homme à rechercher la Grâce du Saint-Esprit, afin de garder le contrôle de toutes mauvaises pensées et d’affections qui le « rongent » intérieurement.

      Marc 10

      Marc 16

      Luc 3

      15 Jean-Baptiste nia être lui-même le Christ, mais il confirma au peuple, l’arrivée prochaine du Messie, promis et attendu depuis longtemps. Il ne pouvait pour l’instant qu’exhorter son auditoire à se repentir et assurer le pardon qui en découlerait ; il ne pouvait cependant nullement leur conférer personnellement une quelconque rémission des péchés.

      Cela nous amène à témoigner avec force de Christ, tout en nous « effaçant » nous-mêmes. Jean ne pouvait pas faire plus que de baptiser d'eau, pour bien montrer au peuple qu’il devait se purifier et être assaini ; Christ quant à Lui, allait venir bientôt pour baptiser du Saint-Esprit ; Il est capable d’accorder l'Esprit, d’assainir et de purifier le cœur : Il agit comme le fait, de manière imagée, l'eau qui nettoie toute impureté visible, mais aussi comme du feu qui élimine les scories cachées, pour en faire ressortir le métal fondu, prêt à être coulé dans un nouveau moule.

      Jean était un prédicateur rempli d'affection envers ses semblables ; il implorait, il prêchait avec insistance la repentance à ses auditeurs. C’était en fait un prédicateur de « terrain » ; il éveillait et conduisait chacun à confesser ses péchés. C’était aussi un prédicateur populaire ; il s'adressait à chaque individu selon ses capacités. C’était un véritable évangéliste : dans toutes ses exhortations, il conduisait son auditoire vers Christ.

      Quand nous insistons devant les autres, sur l’accomplissement du devoir, nous devons en fait les diriger vers le Seigneur, pour qu’ils bénéficient à la fois de Sa Justice et de Sa Puissance. Jean-Baptiste prêchait sans restriction : il ne craignait pas de déclarer l’entité des ordonnances divines. Hélas un arrêt brutal mit fin à sa prédication, alors qu’elle était au plus fort de son efficacité : Hérode ayant été blâmé par l’apôtre, pour ses nombreux dérèglements, le fit enfermer en prison.

      Ceux qui blessent les fidèles serviteurs de Dieu, chargent davantage la culpabilité de leurs péchés...

      21 Christ n'a pas confessé de péché, comme le peuple le faisait : Il n'en avait en effet aucun à confesser ; mais Il a prié et est resté en communion avec son Père.

      On peut remarquer qu’à chaque fois que des voix sont descendues du ciel, (trois fois au temps de l’Évangile) alors que le Père portait témoignage au Fils, elles ont été prononcées pendant que Jésus priait, ou aussitôt après Luc 9:35, Jean 12:28.

      Le Saint-Esprit est descendu sur Jésus, sous une forme corporelle, comme une colombe, puis une voix est venue du ciel, Celle de Dieu le Père, exprimant Sa Gloire extraordinaire. C'était ainsi une preuve de l’existence de la Sainte Trinité, trois Personnes dans la Divinité, manifestées lors du baptême de Christ.

      Luc 5

      Luc 11

      1

      Les disciples apprennent à prier. (Luc 11:1-4)
      Christ encourage à être réfléchi dans la prière. (Luc 11:5-13)
      Christ chasse un démon. Le blasphème des pharisiens. (Luc 11:14-26)
      Le véritable bonheur. (Luc 11:27,28)
      Christ blâme les Juifs. (Luc 11:29-36)
      Il blâme les pharisiens. (Luc 11:37-54)

      « Seigneur, enseigne-nous à prier » ; ceci est une prière excellente et nécessaire : seul Jésus-Christ, en effet, peut nous enseigner à prier, par Sa Parole et Son Esprit.

      « Seigneur, enseigne-moi comment prier ; incite, éveille mon âme à ce sujet ; Seigneur, dirige-moi dans ma prière : révèle-moi les paroles que je dois formuler ».

      Christ apprit à Ses disciples la prière mentionnée dans ce texte, prière en de nombreux points semblable aux paroles qu'Il avait prononcées un peu plus tôt, lors de Son sermon sur la montagne. On peut remarquer quelques différences, quant au contenu de la prière du Seigneur, retracée dans l’évangile de Matthieu, par rapport à celle de Luc : en fait elles sont peu significatives.

      Dans nos requêtes, à la fois pour les autres comme pour nous-mêmes, approchons-nous de notre Père céleste, confiants en Sa Puissance et Sa Bonté !

      Luc 12

      Jean 1

      19 Jean-Baptiste déclare dans ce texte qu'il n'est pas le Christ, Celui qui était annoncé et attendu de tous. Jean n’était pas Élie, mais il vint dans l'esprit et avec la puissance de ce dernier. L’évangéliste n'était pas ce Prophète mentionné par Moïse en ces termes : « le Seigneur suscitera d'entre leurs frères un prophète comme lui ». Jean-Baptiste n'était pas un prophète comme celui que les Juifs attendaient, qui pourrait les secourir, les délivrer des Romains. La description qu'il leur fit, quant à son rôle, ne pouvait que les exciter et les pousser à l'écouter.

      Jean baptisait le peuple d’eau, pour l’inciter à la repentance ; ce baptême était la représentation des bénédictions spirituelles qui allaient être accordées par le Messie ; ce Dernier était déjà parmi les Juifs, bien que ceux-ci ne Le connaissent pas encore. Jean se trouvait indigne de rendre le moindre service au Seigneur.

      29 Jean-Baptiste vit Jésus venir à lui, déclarant qu’Il était l'Agneau de Dieu. L'agneau pascal, dans l'effusion et l'aspersion de son sang, la cuisson et la consommation de sa chair, et toutes les autres étapes de l'ordonnance juive, représentait le salut des pécheurs, par la foi en Christ. Les agneaux sacrifiés quotidiennement, matin et soir, ne peuvent se référer qu'à Christ, Celui qui a été sacrifié pour nous racheter devant Dieu, par Son sang.

      Jean vint pour prêcher la repentance, c'est pourquoi il dit à ses disciples, qu'ils devaient regarder seulement à Jésus et à Sa mort, pour le pardon de leurs péchés. Il convient à la Gloire de Dieu, de pardonner tous ceux qui dépendent du sacrifice expiatoire de Christ. Ce sacrifice ôte le péché du monde ; il acquiert le pardon pour tous ceux qui se repentent et croient à l'évangile. Ceci ne peut qu’affermir notre foi ; chacun pense : si Christ ôte le péché du monde, alors pourquoi pas le mien ?

      Notre Sauveur a porté notre péché, nous en déchargeant par ce fait. Dieu pouvait ôter le péché en supprimant le pécheur, comme il l'a fait auparavant ; mais maintenant, Il a un moyen d’effacer l’iniquité, tout en épargnant le fautif, en faisant Son Fils « péché », en tant que sacrifice d'expiation, pour nous. Portez votre regard vers Jésus, Celui qui efface le péché ; que cela vous fasse haïr vos fautes, et être ensuite résolus à résister fermement au mal. Ne nous attachons pas à ce péché, que l'Agneau de Dieu est venu effacer par Son sang !

      Pour confirmer son témoignage à propos de Christ, Jean énonce ce qu’il entendra plus tard, lors de Son baptême, par une déclaration divine. Jean-Baptiste porta ainsi témoignage que Jésus est véritablement le Fils de Dieu. Ces propos terminent le paroles de Jean : Jésus était le Messie promis !

      Jean profitait de chaque opportunité pour conduire le peuple à Christ.

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