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BIBLE (la)

Définition biblique de Bible (la) :

Le terme Bible désigne l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. La Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs.

Sommaire

I. NOM.

Le mot Bible désigna d'abord le recueil des Écrits sacrés de la religion juive ; puis, quand le Nouveau Testament eut été constitué, il fut appliqué à l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. Le mot Bible dérive du grec biblos qui désigne l'écorce intérieure du papyrus, avec laquelle on faisait le papier. Les livres écrits sur ce papier s'appelaient biblia. L'Église chrétienne, qui considérait les documents de l'A.T. et du N.T. comme les livres par excellence, les nomma, au V e siècle biblia, les Bibles =la collection des livres. Jérôme les avait déjà appelés une « bibliothèque divine » ou sacrée. Le terme grec biblia, neutre pluriel transporté en latin, fut peu à peu regardé comme un singulier fém., et « les livres » devinrent « le Livre » : la Bible. C'est ainsi qu'un titre destiné à faire ressortir la diversité des Écrits sacrés perdit sa signification première et parut au contraire avoir été choisi pour faire ressortir l'unité des saintes Écritures. Insensiblement la masse des chrétiens oublia, avec la multiplicité des ouvrages que renferme la Bible, la diversité de leur origine et la grande variété de leurs auteurs. On ne vit plus qu'un livre dont toutes les pages avaient la même inspiration, la même intention, avec un seul auteur : Dieu. Cette transposition, due à une assonance verbale, est intéressante à noter, parce qu'elle nous explique la cause première de toutes les résistances opposées par l'ensemble de l'Église à la science historique qui cherche à remettre chaque livre dans son milieu et à l'expliquer par son époque. On retrouve déjà l'expression « la Bible » en français au XIII e siècle chez Joinville. Wiclef s'en servit, et, par Luther, elle devint le mot qui désigna dans la Réforme les saintes Écritures.

Les anciens Juifs disaient toujours pour la Bible hébraïque « les livres » (Da 9:2), ou, quand il s'agissait du Pentateuque, les livres de la loi, ou les livres de Moïse : (Ne 9:3 13:1) puis, les Écritures. Le mot grec biblia n'apparaît qu'avec le prologue du Siracide, et sa façon de désigner la troisième partie de l'A.T. par l'expression « le reste des livres » montre que, pour lui, la Loi et les Prophètes étaient aussi des collections de livres. Cependant la tendance de faire ressortir l'unité et la divinité du recueil sacré faisait déjà employer aux Juifs du temps de Jésus l'expression « l'Écriture », lorsqu'il s'agissait de citations de l'A.T.

II. PARTIES.

La Bible chrétienne est divisée en deux parties, deux ouvrages d'inégale longueur, l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le mot testament a besoin, lui aussi, d'être expliqué par son origine. Le terme latin testamentum, traduit en français par testament, désigne l'acte authentique dans lequel une personne exprime ses dernières volontés. Mais le mot grec diathèkè, traduit en latin par testamentum, a le double sens de testament et d'alliance. Il nous est venu par les LXX, qui traduisent ainsi le mot hébreu berith  : alliance, contrat de Dieu avec son peuple. La traduction latine et l'usage ecclésiastique ont donc détourné l'expression primitive de son sens propre. Par abréviation, on s'est mis à dire l'Ancien Testament au lieu de « les livres de l'Ancien Testament » ; et c'est ainsi qu'on est arrivé à désigner la Bible hébraïque par un mot que Lucien Gautier a raison d'appeler « énigmatique », mot qui achève d'enlever à la Bible hébraïque son titre à caractère historique : les livres de l'Ancienne Alliance. Le mot testament, substituant, comme le mot Bible, l'idée d'unité à celle de diversité, y ajoute par surcroît l'idée d'immutabilité. Avec lui la collection d'écrits, ayant chacun son auteur, son milieu, son caractère historique et son intention religieuse, devient un texte unique, un tout d'une seule venue, composé de phrases et de mots sacrés et intangibles, expression d'une dernière volonté : la volonté de Dieu lui-même. A lui seul, le mot a contribué plus qu'on ne le pense à rendre la critique biblique impopulaire dans les Églises, et à la faire considérer d'instinct comme une entreprise profane, attentatoire au caractère même des saintes Écritures : on ne touche pas à un testament.

III. CONTENU.

L'Ancien Testament, la Bible hébraïque, dont Jésus se servait ainsi que ses compatriotes de Palestine, groupait les livres en trois recueils : la Loi, les Prophètes, les Écrits ou le Reste des livres

1.

Le premier recueil, constitué vers la fin du V e siècle av. J. -C, renferme les cinq livres dits de Moïse : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. C'était le recueil essentiel, celui de le livre sacré par excellence. C'est lui qui était l'objet principal de la lecture du sabbat dans les synagogues. Son nom : la Loi (hébreu thôrâ ; grec nomos) servit plus tard pour désigner la Bible hébraïque tout entière. Les écrivains du N.T. donnent la Loi comme référence pour leurs citations tirées de l'A.T., même quand elles ne font pas partie du Pentateuque (mot dérivé du grec et employé pour la première fois par Tertullien pour indiquer les cinq livres de Moïse ; il signifie litt. les cinq étuis renfermant les rouleaux de la Loi). La Loi était la seule partie de l'Ancien Testament acceptée comme charte divine par les Samaritains.

2.

Le second recueil, les Prophètes (hébreu nebiim), se divise en deux sections : Prophètes antérieurs et Prophètes postérieurs. La première section renferme les livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Elle parle du temps où les premiers prophètes façonnèrent le peuple élu. La seconde section renferme les oeuvres des prophètes, dont les écrits nous ont été conservés : Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, et le recueil des Douze (les petits prophètes). Il comptait ainsi huit livres. Cette seconde partie de la Bible hébraïque a été constituée et ajoutée à la première dans la seconde moitié du III e siècle av. J. -C.

3.

Le troisième recueil, les Écrits (hébreu ketoubim), renfermait d'abord trois livres qui composent entre eux une sorte de triade : Psaumes, Proverbes, Job ; puis un recueil appelé Megillôt =les rouleaux, qu'on lisait au moment des fêtes et qui renfermait le Cantique, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste, Esther. Enfin venaient Daniel, Esdras, les Chroniques. En tout onze livres. Cette troisième partie montre comment l'âme humaine a réagi en face des commandements et des promesses de Dieu. Elle n'avait pas l'autorité normative de la Loi, ni le caractère de message divin comme les Prophètes. Le Siracide les appelait « les autres livres de nos pères ». Ce recueil n'était pas exactement fixé au temps de Jésus. Il ne jouit de l'autorité canonique qu'à partir du I er siècle de l'ère chrétienne. On eut beaucoup de peine à y faire entrer Esther, le Cantique et l'Ecclésiaste. Ce qui n'a pas empêché les rabbins postérieurs de diviniser l'ensemble du Canon et d'imaginer au profit de tout l'A.T. la doctrine de l'inspiration verbale qui est d'origine juive et qui, de la synagogue, a passé en certains milieux de l'Église chrétienne. Il est regrettable que la Bible protestante ne soit pas restée fidèle à l'ordre de la Bible hébraïque, la Bible dont se servait Jésus. La solution de bien des problèmes d'histoire et de critique en eût été facilitée.

L'Ancien Testament palestinien ne renfermait pas les livres appelés apocryphes (voir Apocryphes). On les trouve dans la Bible grecque des LXX (voir Textes et versions de l'A.T.), qui n'était pas à proprement parler un livre fermé, un canon (voir Canon) intangible et divin. Les Apocryphes (1 et 2 Esdras, Tobit, Judith, Additions à Esther, Sagesse de Salomon, Siracide, Baruch, Lettre de Jérémie, Cantique des trois jeunes Hébreux, Suzanne, Bel et le Dragon, [la Prière de Manassé], 1 et 2 Macchabées, en tout quatorze livres) ont passé dans les traductions latines, et, par la Vulgate de Jérôme, soit entrés dans le canon de l'Église catholique. Celle-ci les intercale parmi les livres de l'A.T. comme s'ils en faisaient partie intégralement, et le Concile de Trente (1546) rendit leur usage obligatoire. Les Protestants refusent aux Apocr. l'autorité canonique. Toutefois la Bible de Luther les maintient à titre documentaire et les place entre l'A.T. et le N.T. Il est regrettable que la Bible réformée n'en ait pas conservé au moins des extraits.

Les livres du N.T. ont été écrits, à une ou deux exceptions près, dans le siècle même de Jésus. Vers la fin du siècle suivant, le N.T., tel que nous le possédons, était fixé. Son premier recueil fut, selon toute apparence, une juxtaposition des trois év. synoptiques, Matthieu, Marc, Luc, ce que Justin Martyr appelle « les Mémoires des Apôtres ». L'év. de Jean vint plus tard compléter ce volume. On collectionna ensuite les lettres de l'apôtre Paul : Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 et 2 Thessaloniciens, 1 et 2 Timothée, Tite, Philémon ; c'est sans doute à ce volume que la 2 e ép. de Pierre fait allusion quand elle parle de « toutes les lettres du bien-aimé frère Paul, dont les ignorants tordent le sens, comme ils le font à l'égard des autres écritures » (2Pi 3:16). Enfin, le reste des écrits, Actes, Hébreux, Jacques, 1 et 2 Pierre, 1, 2 et 3 Jean, Jude, vint compléter, parfois non sans discussions, le canon du N.T., avec, comme pendant à Daniel, l'Apocalypse. On peut donc dire que le N.T. fut formé progressivement de trois recueils comme l'A.T. : les évangiles, les épîtres de Paul, le reste des livres. On a fait remarquer que la ressemblance va encore plus loin : le premier recueil ayant la grande valeur normative puisqu'il renferme la loi du Christ, et le troisième ayant eu plus de peine que les deux autres à établir son autorité à cause des contestations qu'avait soulevées l'admission de certains livres. Une fois le canon fixé, le Nouveau Testament ne tarda pas à suivre les destinées de l'Ancien : recueil des révélations divines et charte du peuple de Dieu, il fut bientôt considéré en bloc comme la Parole de Dieu.

IV. DIVISIONS.

A l'origine, les livres de la Bible ne renfermaient pas de divisions, sauf dans les cas exceptionnels des Psaumes ou de petits poèmes marqués par un titre spécial : Cantique de Débora, Paroles d'Agur, etc. La synagogue juive, pour faciliter les lectures du sabbat, divisa la loi en sections appelées paracha. Elle constitua aussi dans les livres des prophètes toute une série de fragments correspondant aux sections de la loi, et qu'on appelait : haphtarah

Il semble bien que l'apologiste Tatien, au II e siècle, ait le premier marqué dans le N.T. un certain nombre de divisions marginales. Au III e siècle, Ammonien d'Alexandrie divisa le texte en sections dont Eusèbe se servit pour son Harmonie. Ces sections étaient beaucoup plus courtes que nos chapitres. On en trouve 355 dans Matthieu, 236 dans Marc etc. Au V e siècle, un diacre d'Alexandrie, Euthale, établit des chapitres dans les Actes et les Épîtres. Il y en avait 40 dans les Actes, 19 dans les Romains, etc. Ces chap. étaient divisés en lignes (grec stichoï) ou stiches (le terme est resté dans le français hémistiche), qui servaient pour calculer le paiement dû aux copistes et aussi pour rythmer la voix des lecteurs. Il y avait 2.560 stiches dans Matthieu ; on a calculé que le N.T., qui renferme actuellement 7.959 versets, comptait 19.241 stiches.

La division actuelle en chapitres paraît remonter à Lanfranc (Mort en 1089), grand érudit et conseiller intime du duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. C'est sans doute à lui que l'aurait empruntée Etienne Langton (Mort en 1238), archevêque de Cantor-bérv. On la retrouve au XIII e siècle dans l'index de la Bible du cardinal Hugues de Saint-Cher. Pour ce qui est de la division en versets, qui n'a jamais été admise dans les rouleaux de la synagogue, elle est sans doute due, pour l'A.T., au labeur des docteurs juifs qui fixèrent définitivement le texte hébreu (voir plus loin). Elle n'apparut qu'au XV e siècle, dans la Bible hébraïque du rabbin Nathan. Henri Estienne l'introduisit dans le Psalterium Quintuplex de Lefèvre d'Étaples (Paris 1508 et 1513), en la marquant par des chiffres. Son fils, Robert Estienne (1503-1559), vulgarisa l'usage de la numérotation pour toute la Bible. D'après ce que raconte le fils de celui-ci, Robert Estienne aurait composé la distribution en versets du N.T. pendant les arrêts d'un voyage à cheval entre Paris et Lyon. Cette numérotation parut pour la première fois dans le N.T. que Robert Estienne publia en 1551, aussitôt après la première impression du catéchisma ds Calvin.

V. LANGUES.

Les langues de la Bible sont, pour l'A.T., l'hébreu et l'araméen ; pour le N.T., le grec. L'A.T., dans son ensemble, fut écrit en hébreu et sans points-voyelles, c-à-d. avec les consonnes seulement, qui se suivaient de façon continue. On voit déjà par ce seul trait combien les chances d'erreurs furent grandes pour les copistes qui eurent à transcrire, ou pour les savants qui eurent à fixer le sens du texte original. L'hébreu, dialecte cananéen de la famille sémitique et très voisin de l'araméen, c-à-d. de la langue des Syriens, fut parlé dès les temps les plus reculés jusqu'à l'exil à Babylone, qui mit fin à la vie d'Israël comme peuple. Après leur retour sur les ruines de Jérusalem (538 av. J. -C), les Israélites, devenus la communauté juive, cessèrent de parler leur langue originelle pour adopter l'araméen qui avait cours dans toute l'Asie sud-orientale. L'hébreu ne fut plus conservé que comme langue sacrée, la langue des livres saints. On trouve cependant dans la Bible hébraïque quelques parties araméennes : Daniel (Da 2:4-7:28), Esdras (Esd 4:8-6:18 7:12-26), un verset dans Jérémie (Jer 10:11) et deux mots dans Ge 31:47.

Au temps de Jésus, on parlait en Palestine un dialecte araméen, et certainement ce fut en cette langue que le Messie donna ses enseignements. Les premiers documents qui fixèrent les souvenirs de la vie du Seigneur durent être rédigés en araméen. Quand Papias dit que Matthieu écrivit en hébreu la collection des discours de Jésus (logia), il n'entend sans doute pas autre chose que l'araméen, car il serait fort étonnant que l'apôtre eût publié en langue archaïque des propos qu'il avait entendus de son Maître en langue populaire. Le souci de l'exactitude lui commandait de rendre les paroles de Jésus dans les termes où il les avait dites. Mais c'est s'avancer trop que de prétendre que tel ou tel livre du N.T., sous la forme où nous le possédons, a été écrit d'abord en araméen, puis mis en grec. L'auteur de l'év. de Matthieu, qui traduisit en grec et encadra de récits les logia de l'apôtre (voir Évangiles synoptiques), fait par ailleurs des citations tirées des LXX, ce qui prouve qu'il maniait fort bien le grec. Quelque regret que l'on en puisse avoir, il faut reconnaître que les paroles que nous possédons de Jésus ne sont parvenues jusqu'à nous qu'à travers une traduction, la traduction dans une langue d'un tout autre génie que la sienne. Ceci doit nous amener, dans les cas difficiles, à nous attacher à l'esprit plutôt qu'à la lettre. On a prétendu, jusqu'à ces derniers temps, que le N.T. avait été écrit dans un dialecte spécial, qu'on appelait le grec hellénistique, différent du grec courant par des particularités qu'on attribuait surtout à l'influence de l'A.T. et des formes de la pensée sémitique. Les papyrus et les inscriptions que l'on a découverts en ces dernières années prouvent que le grec du N.T. était bien la langue en usage au I er siècle de notre ère dans tout le bassin de la Méditerranée. On appelle aujourd'hui ce grec la langue commune (koïnè). Il a donc fallu refaire toutes les grammaires du grec du N.T. pour le ramener à cette langue commune, sans toutefois méconnaître les traces occasionnelles des habitudes littéraires juives, mais en renonçant à voir dans celles-ci une influence prépondérante. Les auteurs de tel évangile ou de telle épître pensaient sans doute en araméen et pouvaient à l'occasion chercher à rester le plus près possible du texte hébreu de l'A.T. ; ils n'en étaient pas moins capables, en général, de fort bien écrire le grec de leur temps. Il est probable aussi que, dans plus d'un cas, tel récit évangélique n'est que la traduction plus ou moins libre d'une source provenant de Palestine et écrite dans la langue de ce pays. --Voir Langue PARLÉE PAR JÉSUS.

VI. TEXTE.

Il est difficile, pour ne pas dire impossible, de se faire une idée de l'histoire du texte de la Bible dans ses origines. Nous ignorons ce qui, dès les premiers temps, a été fait pour sauvegarder dans leur teneur primitive les manuscrits des auteurs ; d'autre part, les procédés littéraires du milieu où l'A.T. a vu le jour donnent à penser que les matériaux bibliques furent collationnés, fondus ensemble, remaniés par les rabbins avant et après l'exil jusqu'au moment, dont nous ne pouvons fixer la date, où le texte fut établi ne varietur et considéré comme sacré. Il est aisé de constater par la traduction grecque des LXX, commencée sous Ptolémée II (285-247 av. J. -C), achevée, semble-t-il, avant l'ère chrétienne, que le texte hébreu dont ses auteurs se servirent différait sensiblement en maints endroits du texte fixé par les Massorètes, savants juifs qui soumirent les manuscrits de la Bible hébreu à une étude minutieuse entre les VI e et IX e siècle ap. J. -C, et qui s'entendirent pour éditer un texte uniforme, le seul que nous possédions aujourd'hui. Il n'est donc plus à notre portée d'atteindre au texte hébreu primitif, sur lequel, toutefois, les Hexaples d'Origène (Mort en 254 ap. J. -C) --édition en six colonnes de l'A.T. dont la première reproduit le texte hébreu en caractères carrés--et la Vulgate, traduction latin de Jérôme (Mort 420 ap. J. -C), nous fournissent, comme la traduction des LXX, de précieux renseignements.

Les origines du texte du N.T. ne sont guère plus claires que celles du texte de l'A.T. Les autographes écrits sur papyrus étaient fragiles, ils disparurent bientôt. Disparurent aussi toutes les copies faites pendant les trois premiers siècles. Les plus anciens témoins du N.T. que nous connaissions sont deux traductions, l'une syriaque et l'autre latine, qui devaient remonter, sous leur forme première, à la fin du II e siècle de notre ère. A la fin du IV e siècle (382) Jérôme, sur la demande de Damase, évêque de Rome, traduisit la Bible en latin d'après les originaux hébreu et grec ; cette traduction éclipsa les versions latines précédentes et reçut le nom de Vulgate =[version] répandue. Malgré ses défectuosités, elle a été adoptée par le Concile de Trente en 1546 comme la Bible officielle, interprétation définitive et infaillible du texte des Écritures. Quant au texte grec lui-même, nous ne l'atteignons que vers l'époque où Jérôme préparait sa traduction latine au IV e siècle, dans deux manuscrits alexandrins rédigés en quelques-unes de leurs parties par le même copiste et qui portent le nom de Vaticanus et de Sinaïticus (voir Texte du N.T.). Ces copies et celles des siècles suivants, qui sont presque toutes fragmentaires, ne paraissent pas avoir été faites avec beaucoup de méthode. Elles ont souvent souffert de la négligence ou de l'incompétence, de la fatigue ou même des préoccupations dogmatiques des scribes, souffert aussi dans bien des cas de l'ignorance des correcteurs qui, croyant améliorer le texte ou le clarifier, en réalité l'altéraient. A mesure que l'Église s'étendit et gagna en culture, on s'efforça d'assurer la pureté du texte. Mais les différences sensibles entre les manuscrits rendent la tâche fort ardue, en sorte que les ressources de la science moderne elle-même n'excluent ni les occasions de doute, ni les chances d'erreurs. C'est pourquoi, malgré l'abondance des anciens documents, on ne peut reconstituer le texte primitif qu'approximativement.

VII. COMPOSITION.

Nous avons vu que la Bible était non un livre, mais une bibliothèque de livres, écrits en des temps et par des hommes les plus divers. Les pages qu'elle renferme ont été composées au cours de plus de mille ans. Les documents ou les traditions qu'elle met en oeuvre peuvent remonter bien plus haut encore. Pour comprendre ses origines et entrer dans l'esprit de sa composition, il faut se souvenir qu'au temps où la masse des Orientaux ne pouvaient pas lire, les conteurs et les chantres, s'inspirant de récits ignorés de la foule, s'en allaient aux jours et aux lieux de fête ou de grand marché et racontaient aux peuples leur histoire. Ils le faisaient en un style rythmé qui n'était souvent ni poésie ni prose ; et, sous l'inspiration d'un génie à la fois naïf et pathétique, l'épisode touchant devenait une idylle, le geste héroïque une épopée. Puis vinrent les lettrés, prophètes, prêtres, scribes, annalistes nationaux qui transcrivirent ces oeuvres populaires, les retravaillèrent et en fondirent les diverses sources en une seule narration. Mais ils ne parvinrent jamais à dépersonnaliser tout à fait l'oeuvre des rhapsodes ni à supprimer leurs phrases cadencées. La Genèse, les livres des Juges, de Samuel, des Rois même, dans beaucoup de leurs parties narratives, sont en style rythmé, et l'on y rencontre des tableaux, des biographies, qui se détachent de l'ensemble comme un tout et qui sont d'un art achevé. Les oeuvres historiques qui sortirent les premières de cette élaboration littéraire furent les deux grands documents de l'histoire sainte : le Jéhoviste et l'Élohiste, fondus en un seul récit au cours du VII e siècle par un rédacteur qui appartenait au milieu des prophètes. A cause de ce caractère, on a appelé ces annales primitives, dont on retrouve des fragments jusque dans les livres des Rois : l'Écrit prophétique (JE). Après la ruine du royaume d'Israël, en 722, les prophètes se remirent à l'oeuvre dans le royaume de Juda et rédigèrent les écrits du cycle deutéronomique (D) pour essayer d'épargner à Jérusalem le sort de Samarie que sa désobéissance avait perdue. A ce travail de rédaction appartiennent le Deutéronome et la composition définitive des livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Plus tard, après la chute de Sion, pendant et après l'exil, l'histoire d'Israël reçut un troisième apport : la littérature composée par les prêtres (P). L'auteur principal, qui mit en oeuvre les archives du Temple et composa le code sacerdotal, fondit les documents qui venaient de l'école des prophètes avec ceux qu'il tenait des traditions du sanctuaire et donna vers le milieu du V e siècle au livre de la Loi, le Pentateuque, sa forme définitive. Ce livre, composé sans doute sur les bords de l'Euphrate pendant l'exil, fut apporté par Esdras à Jérusalem et adopté par la communauté juive comme la charte définitive de sa religion. L'école des prêtres ne s'en tint pas là et rédigea plus tard, au cours du III e siècle, le livre des Chroniques, ouvrage conçu dans un tout autre esprit que le livre des Rois, et une histoire de la restauration opérée par Esdras et Néhémie. On voit par ces brèves indications à travers combien de remaniements et par quelle quantité et quelle variété d'auteurs nous sont parvenues les pages qui racontent dans notre Bible l'histoire du peuple élu.

Les découvertes modernes relatives aux archives de l'ancien monde sémitique, notamment celle du code d'Hammourapi, contemporain d'Abraham, nous interdisent d'exclure la possibilité que les Hébreux établis en Egypte aient eu entre les mains des documents écrits, fixant au moins quelques points du passé de leur race et de la législation patriarcale. Aucune raison scientifique ne s'oppose non plus à ce qu'un certain nombre de lois fixant l'alliance de Jéhovah avec son peuple, et certaines données concernant l'hygiène des tribus ou les péripéties de leur marche au désert, remontent à Moïse lui-même. Les critiques s'accordent généralement à reconnaître dans le cantique de Débora un morceau poétique contemporain des faits qu'il exalte. Israël avait donc au temps des Juges, c-à-d. bien avant l'an 1000 av. J. -C, la pleine maîtrise de sa langue et de son génie littéraire.

Parmi les livres prophétiques rédigés tantôt par le prophète lui-même, tantôt par ses disciples, le plus ancien est celui d'Amos qui est probablement le plus vieux livre de la Bible et qui date du milieu du VIII e siècle ; puis vinrent Osée, Ésaïe, Michée... Le VIII e siècle fut le siècle d'or des lettres hébraïques. Au VII e siècle appartiennent Jérémie, Nahum, Habacuc, Sophonie ; au VI e siècle Ézéchiel en Babylonie, Abdias, le deuxième Ésaïe, resté probablement sur les ruines de Sion, Aggée, Zacharie (1-8). Malachie date du V e siècle Quant à Daniel, qui est avant tout une Apocalypse et que la Bible hébraïque ne compte pas parmi les prophètes, il a vu le jour vers le milieu du II e siècle av. J. -C. Des articles spéciaux marqueront la place des ketoubim dans la Bible. Disons seulement que les livres des Psaumes et des Proverbes, tout en étant de date relativement récente, renferment des matériaux de toutes les époques, dont les plus anciens peuvent fort bien remonter à David et à Salomon.

La composition du N.T. n'offre pas les mêmes difficultés que celle de l'A.T. Comme le dit Harnack : « Entre les années 30 et 70, et sur le sol de Palestine, tout ce qui s'épanouit dans la suite existait et était fixé. » L'extraordinaire commotion causée par le ministère, par la mort et la résurrection de Jésus avait certainement provoqué dans son entourage et parmi ses disciples toute une floraison de petits écrits et de lettres, où ceux qui l'avaient aimé avaient ordonné leurs souvenirs et par lesquels ses premiers adeptes s'efforcèrent de gagner les autres à leur croyance. Nous en avons la preuve par le prologue de Luc et par les épîtres de Paul. Le plus ancien ouvrage du N.T. est, selon toutes probabilités, la première épître aux Thessaloniciens, écrite une vingtaine d'années après la mort de Jésus. Puis vinrent la deuxième ép. aux Thessaloniciens, la lettre aux Galates, celles aux Corinthiens, celle aux Romains qui doit dater du printemps 56. La lettre de Jacques est aussi parmi les plus anciennes. Quand parurent les évangiles de Marc, disciple de Paul et de Pierre, de Luc, le seul parmi les auteurs du N.T. qui ne soit pas juif de naissance, et de Matthieu, dont le premier noyau est un recueil de discours de Jésus collationnés par l'apôtre Matthieu lui-même, toute une littérature chrétienne, écrite dans les années qui suivirent le ministère du Christ, pouvait fournir à leurs auteurs une documentation inestimable. Les derniers ouvrages apostoliques furent les écrits de Jean, qui datent de la fin du siècle de Jésus. Seules les deux petites lettres de l'Ancien (probablement Jean le Presbytre, disciple et successeur de Jean à Ephèse) et la deuxième de Pierre, sous sa forme actuelle, doivent avoir vu le jour au cours du II e siècle Comme on le voit, la presque totalité des ouvrages qui nous documentent sur l'oeuvre et l'enseignement de Jésus date du temps où ceux de ses contemporains dont la vie avait duré normalement existaient encore et étaient en état de contrôler ce qui était dit de lui. La composition du N.T. nous permet donc d'affirmer qu'il n'est aucun fondateur de religion, parmi ceux qui n'ont rien écrit eux-mêmes, dont l'histoire ait été entourée de garanties aussi sûres.

VIII. VALEUR.

Un coup d'oeil sur la composition de la Bible a suffi pour nous prouver que la Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs, pâtres sans culture et historiens versés dans la science des généalogies, prêtres et prophètes, législateurs et moralistes, rois et philosophes, réformateurs et docteurs ; tous les ordres de préoccupations, toutes les intuitions du génie, toutes les formes de l'inspiration jusqu'aux discours du divin Fils de l'homme sont représentés dans ses pages ; unique enfin en ce sens que tout le monde de pensées qui s'y agite et y palpite tourne autour d'un seul objet : le dessein de Dieu, et se déroule constamment sur l'écran de l'histoire. D'abord c'est la vie aventureuse du nomade sémite, puis les moeurs sédentaires de la vie agricole avec les luttes mesquines entre tribus d'Israël. On assiste à la naissance de Jérusalem. A l'arrière-plan apparaît peu à peu la haute civilisation babylonienne. On suit la terreur qu'inspire l'approche des premiers conquérants. On voit passer et repasser sur le sol de la Palestine les armées formidables de l'Assyrie, de la Caldée, de la Perse, de la Macédoine et de Rome..., frémir et se révolter l'orgueil juif sous la férule des Césars, jusqu'au jour où, pour avoir crucifié son Messie, Jérusalem, livrée aux discordes, est emportée dans la tourmente. Tout ce drame vivant dont les scènes se succèdent et s'enchaînent avec une logique impressionnante et vraie, certifié siècle après siècle par les documents des milieux où il a été vécu, voilà ce qui élève la Bible à une hauteur dont n'approche aucun des autres livres religieux de l'humanité. La Bible n'apporte pas seulement une révélation de Dieu, elle expose une expérience humaine ; elle donne le précepte et l'exemple. Ceci nous amène à une importante constatation : on dit volontiers dans nos milieux protestants que les religions juive et chrétienne sont des religions qui ont à l'origine un livre porteur de la révélation de Dieu parmi les hommes. Dans un cas comme dans l'autre, cette manière de voir est erronée ; elle est périlleuse aussi. Quand une autorité extérieure est envisagée comme la manifestation directe, comme l'expression de la révélation divine, la logique humaine exige que cette autorité se présente sous le signe de l'infaillibilité. Or, il est aussi dangereux d'en venir à proclamer l'infaillibilité d'un livre écrit par deshommes, que de décréter l'infaillibilité d'un pontife qui participe lui aussi à l'infirmité de la créature. Mais Dieu n'a pas donné à son intervention rédemptrice dans l'histoire des fondements aussi fragiles. Pour ce qui est de la Bible dans toutes ses parties, elle n'a pas été une cause, mais un résultat. La révélation à laquelle elle rend témoignage a existé avant elle dans la vie et dans l'histoire.

Quand l'A.T. a fixé la biographie des patriarches, ceux-ci avaient vécu, répondu à l'appel divin ; ils étaient déjà si loin dans le passé que l'historien qui nous les fait connaître a mélangé, sans s'en douter, à leur biographie personnelle des traditions ethniques. Quand les annalistes hébreux nous racontent la constitution du peuple élu par Moïse, toute la vie de Moïse, son action, les révélations qu'il a reçues, sont déjà dans le passé, au point que l'un de ses biographes nous décrit le tabernacle à travers les splendeurs du temple de Salomon. Le temps des rois nous est narré par un rédacteur qui leur reproche comme un crime la pluralité des sanctuaires, parce qu'il est déjà trop loin d'eux pour se rendre compte qu'avant la découverte du Deutéronome sous Josias, l'érection des sanctuaires était libre au point que de grands réformateurs comme Élie élevaient des autels loin de Jérusalem. Les livres des Prophètes ne sont que la rédaction, par eux-mêmes ou par leurs disciples, de résumés plus ou moins étendus de quelques-uns des discours où s'exprima l'action ardente de leur ministère. En bien des cas, ils ont été recueillis sans ordre et dans des conditions qui nous rendent difficile, parfois même impossible, de nous faire une idée de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu. Le livre des Psaumes, recueil des cantiques du peuple juif, n'est que la réunion de plusieurs collections de chants où s'était exprimée depuis le temps de David, à travers tous les siècles, la piété individuelle et collective. Il va sans dire que ces livres, une fois écrits, ont eu une action souvent très grande sur le développement religieux d'Israël. Il n'en demeure pas moins que partout et toujours la révélation de Dieu, la réaction du peuple, l'expérience des croyants, la religion vivante du peuple élu dans ses milieux fidèles, ont précédé et provoqué le livre que nous lisons dans l'A.T. Ceci est un fait capital qui nous explique comment il se fait que ce Livre renferme en même temps que la part de Dieu : manifestation divine dans l'histoire, la part de l'homme : interprétation parfois erronée donnée par l'écrivain à l'intervention d'En-haut.

Le N.T. a eu la même origine et le même développement que l'A.T. Jésus, à notre connaissance, n'a rien écrit. Il n'a laissé aucun code religieux à ses disciples. Il a fondé ici-bas le Royaume de Dieu par sa parole révélatrice (voir Révélation) et par son exemple, par le baptême et par la Cène, puis il a ordonné à ses disciples de lui servir de témoins « jusqu'aux extrémités de la terre ». Jésus a vécu, il a exercé son ministère, il a été crucifié et il est ressuscité. Il a lancé ses apôtres à la conquête du monde, et ceux-ci ont entrepris leur tâche, soutenus par l'Esprit que Jésus leur avait promis, alors qu'il n'existait aucun des livres du N.T. La plus ancienne page du N.T. que nous possédions, la première lettre de Paul, est postérieure d'au moins deux ans au Synode de Jérusalem, c-à-d. à l'assemblée qui donne à l'Eglise universelle sa première organisation. Ce n'est donc pas le N.T. mais la révélation du Christ qui a fait l'Église, une Église vivante, agissante, progressive, réalisée sur terre juive comme sur terre païenne en des types divers, parfois contradictoires, Église qui mettait peu à peu en oeuvre toutes les ressources de l'Évangile sous l'impulsion de l'Esprit, mais qui n'était pas pour cela exempte de tâtonnements et d'erreurs. Cette Église apostolique prêchait l'Évangile, mais n'avait pas pour loi des documents qui ne vinrent qu'après, expressions de la foi et recueils providentiels de la révélation. Ainsi s'explique que les livres du N.T. ne se donnent pas comme la charte constitutive de l'Église, mais apparaissent dans la plupart des cas très clairement comme des ouvrages occasionnels, des oeuvres épistolaires nées de circonstances locales et destinées à répondre aux besoins particuliers des individus ou des communautés. Quand leurs auteurs tenaient la plume, il n'entrait en rien dans leur intention de légiférer pour toutes les Églises de tous les temps.

Lorsqu'on a compris cet ensemble de faits et replacé les écrits du N.T., comme ceux de l'A.T., dans le cadre qui les a vus naître, une triple conclusion s'impose :

1. que la religion dont la Bible est le document sacré n'est pas née de la Bible qui lui rend témoignage et dont la composition est inséparable du mouvement de vie et du développement progressif de l'histoire humaine ;

2. que la religion de la Bible, existant avant la Bible et ayant fait ses preuves dans l'histoire avant l'apparition de la Bible, a pour origine une puissance divine, une intervention régénératrice de Dieu au sein de l'humanité. Cette puissance, cette intervention qui continuent à s'exercer et à porter leurs fruits individuels et collectifs d'âge en âge, présentent un ensemble de faits contrôlables à l'expérience, lesquels constituent la véritable et seule indubitable preuve que Dieu a parlé par les prophètes d'Israël, par le Christ et par ses apôtres ; ce sont ces faits qui donnent à la Bible son crédit et lui assurent une valeur permanente, normative, quels que soient par ailleurs les égarements et les fautes de l'Église ;

3. que la Bible, expression humaine et document historique de la religion dont elle est le témoin, demande à être étudiée avec toutes les ressources de la foi et de la science, afin que nous ne soyons pas exposés à confondre la Parole de Dieu et la parole de l'homme, la source jaillissante de l'Esprit avec le canal que lui ont creusé des mains fidèles mais parfois inexpertes. Jésus a dit : « Si quelqu'un veut faire la volonté de mon Père, il connaîtra... » Dans le domaine religieux, l'expérience est donc le fondement de la connaissance.

Quand la critique biblique est éclairée par l'expérience de la vie spirituelle, non seulement elle n'est pas une enquête sceptique et profane, mais on doit la considérer comme une oeuvre de foi, comme la marque du plus haut respect pour la révélation de Dieu renfermée dans la Bible, et comme le seul moyen qui soit à notre portée d'établir la différence morale essentielle entre la religion qui a produit la Bible et les religions naturelles nées de livres sacrés réputés miraculeux. L'ancienne théorie de l'inspiration verbale des textes de la Bible, léguée par la théologie des rabbins juifs à la théologie chrétienne, est une méconnaissance des vraies origines de la religion révélée ; elle rabaisse celle-ci au niveau des religions non chrétiennes qui ont à leur base des livres sacrés, livres que, toutes, elles prétendent infaillibles et de dictée divine.

Ce qui fait l'originalité et la divinité de la religion évangélique, c'est que précisément elle ne dépend pas d'un livre, mais d'une personne, et que même des erreurs trouvées dans ce livre n'atteignent en rien l'autorité de cette personne, sa sainteté et son action régénératrice dans le monde. Ce ne sont pas les textes d'un livre, c'est la vie d'un chrétien qui est la preuve souveraine que Jésus est le Fils de Dieu, Sauveur de l'humanité perdue. Cette vérité, mise en évidence par Luther, nous explique son indépendance à l'égard du canon biblique et sa courageuse déclaration : « L'Écriture n'est qu'un serviteur de Christ ; pour moi, je ne me donne pas au serviteur, mais au maître qui est aussi le maître de la Parole ; il m'a acquis la félicité par sa mort et sa résurrection ; c'est lui que je possède et c'est lui que je garde. »

A qui s'effraierait de la hardiesse de cette attitude, il faut rappeler que l'homme qui a pris cette attitude est l'homme qui a rendu la Bible à l'Église, l'homme qui, brandissant l'autorité souveraine de la Bible à la face d'une Europe qui retournait au paganisme, a brisé par cette autorité les décrets des princes, des papes et des conciles, et donné le branle au mouvement d'où toute la Réforme est sortie. Il y a là de quoi faire réfléchir. Luther n'a pas eu la superstition de la lettre de la Bible, mais il a trouvé dans la révélation biblique l'esclavage du Christ et la sainte liberté des enfants de Dieu. L'expérience que son génie a fait rayonner parmi ses contemporains s'est perpétuée de siècle en siècle. Elle a fixé la vraie notion de la Bible. Savants ou ignorants, ceux-là seuls qui, dans la communion du Christ, vivent la Parole de Dieu, savent la part que cette Parole a dans la Bible et font à la Bible elle-même la place qui lui est due. Alex. W.

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    • Genèse 31

      47 Laban 03837 l’appela 07121 08799 Jegar-Sahadutha 03026, et Jacob 03290 l’appela 07121 08804 Galed 01567.

      Nombres 2

      1 L’Eternel 03068 parla 01696 08762 à Moïse 04872 et à Aaron 0175, et dit 0559 08800:
      2 Les enfants 01121 d’Israël 03478 camperont 02583 08799 chacun 0376 près de sa bannière 01714, sous les enseignes 0226 de la maison 01004 de ses pères 01 ; ils camperont 02583 08799 vis-à-vis 05048 et tout autour 05439 de la tente 0168 d’assignation 04150.
      3 A l’orient 06924 04217, le camp 04264 de Juda 03063, avec sa bannière 01714, et avec ses corps d’armée 06635. Là camperont 02583 08802 le prince 05387 des fils 01121 de Juda 03063, Nachschon 05177, fils 01121 d’Amminadab 05992,
      4 et son corps d’armée 06635 composé de soixante-quatorze 0702 07657 mille 0505 six 08337 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      5 A ses côtés camperont 02583 08802 la tribu 04294 d’Issacar 03485, le prince 05387 des fils 01121 d’Issacar 03485, Nethaneel 05417, fils 01121 de Tsuar 06686,
      6 et son corps d’armée 06635 composé de cinquante 02572-quatre 0702 mille 0505 quatre 0702 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803 ;
      7 puis la tribu 04294 de Zabulon 02074, le prince 05387 des fils 01121 de Zabulon 02074, Eliab 0446, fils 01121 de Hélon 02497,
      8 et son corps d’armée 06635 composé de cinquante 02572-sept 07651 mille 0505 quatre 0702 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      9 Total pour le camp 04264 de Juda 03063, d’après le dénombrement 06485 08803 : cent 03967 0505 quatre-vingt 08084 0505 six 08337 mille 0505 quatre 0702 cents 03967 hommes, selon leurs corps d’armée 06635. Ils seront les premiers 07223 dans la marche 05265 08799.
      10 Au midi 08486, le camp 04264 de Ruben 07205, avec sa bannière 01714, et avec ses corps d’armée 06635. Là camperont le prince 05387 des fils 01121 de Ruben 07205, Elitsur 0468, fils 01121 de Schedéur 07707,
      11 et son corps d’armée 06635 composé de quarante 0705-six 08337 mille 0505 cinq 02568 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      12 A ses côtés camperont 02583 08802 la tribu 04294 de Siméon 08095, le prince 05387 des fils 01121 de Siméon 08095, Schelumiel 08017, fils 01121 de Tsurischaddaï 06701,
      13 et son corps d’armée 06635 composé de cinquante 02572-neuf 08672 mille 0505 trois 07969 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803 ;
      14 puis la tribu 04294 de Gad 01410, le prince 05387 des fils 01121 de Gad 01410, Eliasaph 0460, fils 01121 de Déuel 07467,
      15 et son corps d’armée 06635 composé de quarante 0705-cinq 02568 mille 0505 six 08337 cent 03967 cinquante 02572 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      16 Total pour le camp 04264 de Ruben 07205, d’après le dénombrement 06485 08803 : cent 03967 0505 cinquante 02572 et un 0259 mille 0505 quatre 0702 cent 03967 cinquante 02572 hommes, selon leurs corps d’armée 06635. Ils seront les seconds 08145 dans la marche 05265 08799.
      17 Ensuite partira 05265 08804 la tente 0168 d’assignation 04150, avec le camp 04264 des Lévites 03881 placé au milieu 08432 des autres camps 04264 : Ils suivront dans la marche 05265 08799 l’ordre dans lequel ils auront campé 02583 08799, chacun 0376 dans son rang 03027, selon sa bannière 01714.
      18 A l’occident 03220, le camp 04264 d’Ephraïm 0669, avec sa bannière 01714, et avec ses corps d’armée 06635. Là camperont le prince 05387 des fils 01121 d’Ephraïm 0669, Elischama 0476, fils 01121 d’Ammihud 05989,
      19 et son corps d’armée 06635 composé de quarante 0705 mille 0505 cinq 02568 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      20 A ses côtés camperont la tribu 04294 de Manassé 04519, le prince 05387 des fils 01121 de Manassé 04519, Gamliel 01583, fils 01121 de Pedahtsur 06301,
      21 et son corps d’armée 06635 composé de trente 07970-deux 08147 mille 0505 deux cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803 ;
      22 puis la tribu 04294 de Benjamin 01144, le prince 05387 des fils 01121 de Benjamin 01144, Abidan 027, fils 01121 de Guideoni 01441,
      23 et son corps d’armée 06635 composé de trente 07970-cinq 02568 mille 0505 quatre 0702 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      24 Total pour le camp 04264 d’Ephraïm 0669, d’après le dénombrement 06485 08803 : cent 03967 0505 huit 08083 mille 0505 et cent 03967 hommes, selon leurs corps d’armée 06635. Ils seront les troisièmes 07992 dans la marche 05265 08799.
      25 Au nord 06828, le camp 04264 de Dan 01835, avec sa bannière 01714, et avec ses corps d’armée 06635. Là camperont le prince 05387 des fils 01121 de Dan 01835, Ahiézer 0295, fils 01121 d’Ammischaddaï 05996,
      26 et son corps d’armée 06635 composé de soixante 08346-deux 08147 mille 0505 sept 07651 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      27 A ses côtés camperont 02583 08802 la tribu 04294 d’Aser 0836, le prince 05387 des fils 01121 d’Aser 0836, Paguiel 06295, fils 01121 d’Ocran 05918,
      28 et son corps d’armée 06635 composé de quarante 0705 et un 0259 mille 0505 cinq 02568 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803 ;
      29 puis la tribu 04294 de Nephthali 05321, le prince 05387 des fils 01121 de Nephthali 05321, Ahira 0299, fils 01121 d’Enan 05881,
      30 et son corps d’armée 06635 composé de cinquante 02572-trois 07969 mille 0505 quatre 0702 cents 03967 hommes, d’après le dénombrement 06485 08803.
      31 Total pour le camp 04264 de Dan 01835, d’après le dénombrement 06485 08803 : cent 03967 0505 cinquante 02572-sept 07651 mille 0505 six 08337 cents 03967 hommes. Ils seront les derniers 0314 dans la marche 05265 08799, selon leur bannière 01714.
      32 Tels sont ceux des enfants 01121 d’Israël 03478 dont on fit le dénombrement 06485 08803, selon les maisons 01004 de leurs pères 01. Tous ceux dont on fit le dénombrement 06485 08803, et qui formèrent les camps 04264, selon leurs corps d’armée 06635, furent six 08337 cent 03967 0505 trois 07969 mille 0505 cinq 02568 cent 03967 cinquante 02572.
      33 Les Lévites 03881, suivant l’ordre que l’Eternel 03068 avait donné 06680 08765 à Moïse 04872, ne firent point partie du dénombrement 06485 08719 au milieu 08432 des enfants 01121 d’Israël 03478.
      34 Et les enfants 01121 d’Israël 03478 se conformèrent 06213 08799 à tous les ordres que l’Eternel 03068 avait donnés 06680 08765 à Moïse 04872. C’est ainsi qu’ils campaient 02583 08804, selon leurs bannières 01714 ; et c’est ainsi qu’ils se mettaient en marche 05265 08804, chacun 0376 selon sa famille 04940, selon la maison 01004 de ses pères 01.

      Esdras 4

      8 Rehum 07348, gouverneur 01169 02942, et Schimschaï 08124, secrétaire 05613 écrivirent 03790 08754 au roi 04430 Artaxerxès 0783 la lettre 0104 02298 suivante 03660 concernant 05922 Jérusalem 03390:
      9 0116 Rehum 07348, gouverneur 01169 02942, Schimschaï 08124, secrétaire 05613, et le reste 07606 de leurs collègues 03675, ceux de Din 01784, d’Arpharsathac 0671, de Tharpel 02967, d’Apharas 0670, d’Erec 0756, de Babylone 0896, de Suse 07801, de Déha 01723, d’Elam 05962,
      10 et les autres 07606 peuples 0524 que 01768 le grand 07229 et illustre 03358 Osnappar 0620 a transportés 01541 08684 et établis 03488 08684 01994 dans la ville 07149 de Samarie 08115 et autres 07606 lieux de ce côté 05675 du fleuve 05103, etc 03706.
      11 C’est ici 01836 la copie 06573 de la lettre 0104 qu 01768’ils envoyèrent 07972 08754 05922 au roi 04430 Artaxerxès 0783 : Tes serviteurs 05649, les gens 0606 de ce côté 05675 du fleuve 05103, etc 03706.
      12 Que le roi 04430 sache 01934 08748 03046 08752 que les Juifs 03062 partis 01768 05559 08760 de 04481 chez toi 03890 et arrivés 0858 08754 parmi nous 05922 à Jérusalem 03390 rebâtissent 01124 08750 la ville 07149 rebelle 04779 et méchante 0873, en relèvent 03635 08806 08675 03635 08720 les murs 07792 et en restaurent 02338 08681 les fondements 0787.
      13 Que le roi 04430 sache 03046 08752 01934 08748 donc 03705 que, si 02006 cette 01791 ville 07149 est rebâtie 01124 08731 et si ses murs 07792 sont relevés 03635 08720, ils ne 03809 paieront 05415 08748 ni tribut 04061, ni impôt 01093, ni droit de passage 01983, et que le trésor 0674 royal 04430 en souffrira 05142 08681.
      14 Or 03705, comme 06903 03606 nous mangeons 01768 le sel 04415 08754 04416 du palais 01965 et qu’il ne nous paraît pas 03809 convenable 0749 08750 de voir 02370 08749 mépriser 06173 le roi 04430, 05922 01836 nous envoyons 07972 08754 au roi 04430 ces informations 03046 08684.
      15 Qu’on fasse des recherches 01240 08741 dans le livre 05609 des mémoires 01799 de tes pères 02 ; et tu trouveras 07912 08681 et verras 03046 08748 dans le livre 05609 des mémoires 01799 que cette 01791 ville 07149 est une ville 07149 rebelle 04779, funeste 05142 08683 aux rois 04430 et aux provinces 04083, et qu’on s’y est livré 05648 08751 à la révolte 0849 dès 04481 01459 les temps 03118 anciens 05957. C’est pourquoi 05922 01836 cette 01791 ville 07149 a été détruite 02718 08717.
      16 Nous 0586 faisons savoir 03046 08683 au roi 04430 que, si 02006 cette 01791 ville 07149 est rebâtie 01124 08731 et si ses murs 07792 sont relevés 03635 08720, par cela 01836 06903 même tu n’auras 0383 plus 03809 de possession 02508 de ce côté 05675 du fleuve 05103.
      17 Réponse 06600 envoyée 07972 08754 par le roi 04430 à 05922 Rehum 07348, gouverneur 01169 02942, à Schimschaï 08124, secrétaire 05613, et au reste 07606 de leurs collègues 03675, demeurant 03488 08750 à Samarie 08115 et autres lieux 07606 de l’autre côté 05675 du fleuve 05103 : Salut 08001, etc 03706.
      18 La lettre 05407 que vous nous 05922 avez envoyée 07972 08754 a été lue 07123 08752 exactement 06568 08744 devant 06925 moi.
      19 J 04481’ai donné ordre 07761 08752 02942 de faire des recherches 01240 08745 ; et l’on a trouvé 07912 08684 que dès 04481 les temps 03118 anciens 05957 cette 01791 ville 07149 s’est soulevée 05376 08723 contre 05922 les rois 04430, et qu’on s’y est livré 05648 08727 à la sédition 04776 et à la révolte 0849.
      20 Il y eut 01934 08754 à 05922 Jérusalem 03390 des rois 04430 puissants 08624, maîtres 07990 de tout 03606 le pays de l’autre côté 05675 du fleuve 05103, et auxquels on payait 03052 08727 tribut 04061, impôt 01093, et droit de passage 01983.
      21 En conséquence 03705, ordonnez 07761 08747 02942 de faire cesser 0989 08749 les travaux de ces 0479 gens 01400, afin que cette 01791 ville 07149 ne se rebâtisse 01124 08731 point 03809 avant 05705 une autorisation 02941 de ma part 04481 07761 08725.
      22 Gardez 01934 08747 02095 08750-vous de mettre en cela 01836 de la négligence 07960 05922 05648 08749, de peur 04101 que le mal 02257 n’augmente 07680 08748 au préjudice 05142 08682 des rois 04430.
      23 Aussitôt 0116 04481 01768 que la copie 06573 de la lettre 05407 du roi 04430 Artaxerxès 0783 eut été lue 07123 08752 devant 06925 Rehum 07348, Schimschaï 08124, le secrétaire 05613, et leurs collègues 03675, ils allèrent 0236 08754 en hâte 0924 à Jérusalem 03390 vers 05922 les Juifs 03062, 01994 et firent cesser 0989 08754 leurs travaux par violence 0153 et par force 02429.
      24 Alors 0116 s’arrêta 0989 08754 l’ouvrage 05673 de la maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390, et il fut interrompu 01934 08754 0989 08750 jusqu’à 05705 la seconde 08648 année 08140 du règne 04437 de Darius 01868, roi 04430 de Perse 06540.

      Esdras 5

      1 Aggée 02292, le prophète 05029, et Zacharie 02148, fils 01247 d’Iddo 05714, le prophète 05029, prophétisèrent 05013 08724 aux 05922 Juifs 03062 qui étaient en Juda 03061 et à Jérusalem 03390, au nom 08036 du Dieu 0426 d’Israël 03479 05922.
      2 Alors 0116 Zorobabel 02217, fils 01247 de Schealthiel 07598, et Josué 03443, fils 01247 de Jotsadak 03136, se levèrent 06966 08754 et commencèrent 08271 08745 à bâtir 01124 08749 la maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390. Et avec eux 05974 étaient les prophètes 05029 de Dieu 0426, qui les assistaient 05583 08683.
      3 Dans ce même temps 02166, Thathnaï 08674, gouverneur 06347 de ce côté 05675 du fleuve 05103, Schethar-Boznaï 08370, et leurs collègues 03675, vinrent 0858 08754 auprès d’eux et leur 05922 parlèrent 0560 08750 ainsi 03652 : Qui 04479 vous a donné l’autorisation 07761 08754 02942 de bâtir 01124 08749 cette 01836 maison 01005 et de relever 03635 08805 ces 01836 murs 0846 ?
      4 Ils leur dirent 0560 08754 encore 0116 03660 : Quels 04479 sont 0581 les noms 08036 des hommes 01400 qui construisent 01124 08750 cet 01836 édifice 01147 ?
      5 Mais l’œil 05870 de Dieu 0426 veillait 01934 08754 sur 05922 les anciens 07868 08750 des Juifs 03062. 01994 Et on laissa continuer 03809 0989 08754 les travaux pendant 05705 l’envoi d’un rapport 02941 01946 08748 à Darius 01868 et jusqu’à 0116 la réception 08421 08681 d’une lettre 05407 sur cet 01836 objet 05922.
      6 Copie 06573 de la lettre 0104 envoyée 07972 08754 au 05922 roi 04430 Darius 01868 par Thathnaï 08674, gouverneur 06347 de ce côté 05675 du fleuve 05103. Schethar-Boznaï 08370, et leurs collègues 03675 d’Apharsac 0671, demeurant de ce côté 05675 du fleuve 05103.
      7 Ils lui 05922 adressèrent 07972 08754 un rapport 06600 ainsi conçu 01459 03790 08752 01836 : Au roi 04430 Darius 01868, salut 08001 03606 !
      8 Que le roi 04430 sache 03046 08752 01934 08748 que nous sommes allés 0236 08754 dans la province 04083 de Juda 03061, à la maison 01005 du grand 07229 Dieu 0426. Elle se construit 01124 08732 en pierres 069 de taille 01560, et le bois 0636 se pose 07761 08727 dans les murs 03797 ; le 01791 travail 05673 marche 05648 08727 rapidement 0629 et réussit 06744 08683 entre leurs mains 03028.
      9 0116 Nous avons interrogé 07593 08754 les 0479 anciens 07868 08750, et nous leur avons ainsi 03660 parlé 0560 08754 : Qui 04479 vous a donné l’autorisation 07761 08754 02942 de bâtir 01124 08749 cette 01836 maison 01005 et de relever 03635 08805 ces 01836 murs 0846 ?
      10 Nous leur avons aussi 0638 demandé 07593 08754 leurs noms 08036 pour te les faire connaître 03046 08682, et nous avons mis par écrit 03790 08748 les noms 08036 des hommes 01400 qui sont à leur tête 07217.
      11 Voici 03660 la réponse 06600 qu’ils nous ont faite 08421 08684 0560 08749 : 01994 Nous 0586 sommes les serviteurs 05649 du Dieu 0426 des cieux 08065 et de la terre 0772, et nous rebâtissons 01124 08750 la maison 01005 qui avait été construite 01934 08754 01124 08752 il y a bien 01836 07690 des années 08140 06928 ; un grand 07229 roi 04430 d’Israël 03479 l’avait bâtie 01124 08754 et achevée 03635 08806.
      12 Mais 03861 après 04481 que nos pères 02 eurent irrité 07265 08684 le Dieu 0426 des cieux 08065, il les 01994 livra 03052 08754 entre les mains 03028 de Nebucadnetsar 05020, roi 04430 de Babylone 0895, le Chaldéen 03679, qui détruisit 05642 08754 cette 01836 maison 01005 et emmena 01541 le peuple 05972 captif 01541 08684 à Babylone 0895.
      13 Toutefois 01297, la première 02298 année 08140 de Cyrus 03567, roi 04430 de Babylone 0895, le roi 04430 Cyrus 03567 donna 07761 08754 l’ordre 02942 de rebâtir 01124 08749 cette 01836 maison 01005 de Dieu 0426.
      14 Et même 0638 le roi 04430 Cyrus 03567 ôta 05312 08684 04481 du temple 01965 de Babylone 0895 les ustensiles 03984 d 01768’or 01722 et d’argent 03702 de la maison 01005 de Dieu 0426, que Nebucadnetsar 05020 avait enlevés 05312 08684 du 04481 temple 01965 de Jérusalem 03390 et transportés 02987 08684 dans le temple 01965 de Babylone 0895, il les 01994 fit remettre 03052 08753 au nommé 08036 Scheschbatsar 08340, qu’il établit 07761 08754 gouverneur 06347,
      15 et il lui dit 0560 08754 : Prends 05376 08747 ces 0412 ustensiles 03984, va 0236 08747 les 01994 déposer 05182 08680 dans le temple 01965 de Jérusalem 03390, et que la maison 01005 de Dieu 0426 soit rebâtie 01124 08731 sur 05922 le lieu 0870 où elle était.
      16 Ce 01791 Scheschbatsar 08340 est donc 0116 venu 0858 08754, et il a posé 03052 08754 les fondements 0787 de la maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390 ; depuis 04481 lors 0116 jusqu’à 05705 présent 03705 elle se construit 01124 08732, et elle n’est pas 03809 achevée 08000 08752.
      17 Maintenant 03705, si 02006 le roi 04430 le trouve bon 02869 05922, que l’on fasse des recherches 01240 08721 dans la maison 01005 des trésors 01596 du roi 04430 à 08536 Babylone 0895, pour voir s 02006’il y a eu 0383 de la part 04481 du roi 04430 Cyrus 03567 un ordre 02942 donné 07761 08752 pour la construction 01124 08749 de cette 01791 maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390. Puis, que le roi 04430 nous transmette 07972 08748 sa volonté 07470 sur 05922 cet objet 01836.

      Esdras 6

      1 Alors 0116 le roi 04430 Darius 01868 donna 07761 08754 ordre 02942 de faire des recherches 01240 08745 dans la maison 01005 des archives 0560908536 l’on déposait 05182 08683 les trésors 01596 à Babylone 0895.
      2 Et l’on trouva 07912 08728 à Achmetha 0307, capitale 01001 de la province 04083 de Médie 04076, un 02298 rouleau 04040 sur lequel 01459 était écrit 03790 08752 le mémoire 01799 suivant 03652:
      3 La première 02298 année 08140 du roi 04430 Cyrus 03567, le roi 04430 Cyrus 03567 a donné 07761 08754 cet ordre 02942 au sujet de la maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390 : Que la maison 01005 soit rebâtie 01124 08731, pour être un lieu 0870 où l’on offre 01684 08751 des sacrifices 01685, et qu’elle ait des solides 05446 08775 fondements 0787. Elle aura soixante 08361 coudées 0521 de hauteur 07314, soixante 08361 coudées 0521 de largeur 06613,
      4 trois 08532 rangées 05073 de pierres 069 de taille 01560 et une rangée 05073 de bois 0636 neuf 02323. Les frais 05313 seront payés 03052 08725 par 04481 la maison 01005 du roi 04430.
      5 De plus 0638, les ustensiles 03984 d’or 01722 et d’argent 03702 de la maison 01005 de Dieu 0426, que Nebucadnetsar 05020 avait enlevés 05312 08684 du 04481 temple 01965 de Jérusalem 03390 et transportés 02987 08684 à Babylone 0895, seront rendus 08421 08681, transportés 01946 08748 au temple 01965 de Jérusalem 03390 à la place 0870 où ils étaient, et déposés 05182 08681 dans la maison 01005 de Dieu 0426.
      6 Maintenant 03705, Thathnaï 08674, gouverneur 06347 de l’autre côté 05675 du fleuve 05103, Schethar-Boznaï 08370, et vos collègues 03675 d’Apharsac 0671, qui demeurez de l’autre côté 05675 du fleuve 05103, tenez-vous loin 01934 08754 07352 de 04481 ce lieu 08536.
      7 Laissez continuer 07662 08747 les travaux 05673 de cette 01791 maison 01005 de Dieu 0426 ; que le gouverneur 06347 des Juifs 03062 et les anciens 07868 08750 des Juifs 03062 la 01791 01005 0426 rebâtissent 01124 08748 sur l’emplacement 0870 qu’elle occupait 05922.
      8 04481 Voici l’ordre 02942 que je donne 07761 08752 touchant ce 03964 que vous aurez à faire 05648 08748 à l’égard de ces anciens 05974 07868 08750 des 0479 Juifs 03062 pour la construction 01124 08749 de cette 01791 maison 01005 de Dieu 0426 : les frais 05313, pris sur les biens 05232 du roi 04430 provenant 01768 des tributs 04061 de l’autre côté 05675 du fleuve 05103, seront exactement 0629 payés 01934 08748 03052 08727 à ces 0479 hommes 01400, afin qu’il n’y ait pas 03809 d’interruption 0989 08749.
      9 Les choses 04101 nécessaires 02818 08750 pour les holocaustes 05928 du Dieu 0426 des cieux 08065, jeunes 01123 taureaux 08450, béliers 01798 et agneaux 0563, froment 02591, sel 04416, vin 02562 et huile 04887, seront livrées 01934 08748 03052 08727, sur leur demande 03983, aux sacrificateurs 03549 de Jérusalem 03390, jour 03118 par jour 03118 et sans 03809 manquer 07960,
      10 afin qu’ils offrent 01934 08748 07127 08683 des sacrifices de bonne odeur 05208 au Dieu 0426 des cieux 08065 et qu’ils prient 06739 08743 pour la vie 02417 du roi 04430 et de ses fils 01123.
      11 04481 Et voici l’ordre 02942 que je donne 07761 08752 touchant quiconque 03606 0606 transgressera 08133 08681 cette 01836 parole 06600 : on arrachera 05256 08725 de 04481 sa maison 01005 une pièce de bois 0636, on la dressera 02211 08752 pour qu’il y 05922 soit attaché 04223 08725, et l’on fera 05648 08725 de sa maison 01005 un tas d’immondices 05122 05922 01836.
      12 Que le Dieu 0426 qui fait résider 07932 08745 en ce lieu 08536 son nom 08036 renverse 04049 08741 tout 03606 roi 04430 et tout peuple 05972 qui étendraient 07972 08748 la main 03028 pour transgresser 08133 08682 ma parole, pour détruire 02255 08742 cette 01791 maison 01005 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390 ! Moi 0576, Darius 01868, j’ai donné 07761 08754 cet ordre 02942. Qu’il soit ponctuellement 0629 exécuté 05648 08725.
      13 0116 Thathnaï 08674, gouverneur 06347 de ce côté 05675 du fleuve 05103, Schethar-Boznaï 08370, et leurs collègues 03675, se conformèrent 06903 03660 05648 08754 ponctuellement 0629 à cet ordre que leur envoya 07972 08754 le roi 04430 Darius 01868.
      14 Et les anciens 07868 08750 des Juifs 03062 bâtirent 01124 08750 avec succès 06744 08683, selon les prophéties 05017 d’Aggée 02292, le prophète 05029, et de Zacharie 02148, fils 01247 d’Iddo 05714 ; ils bâtirent 01124 08754 et achevèrent 03635 08806, d’après 04481 l’ordre 02941 du Dieu 0426 d’Israël 03479, et d’après l’ordre 02942 de Cyrus 03567, de Darius 01868, et d’Artaxerxès 0783, roi 04430 de Perse 06540.
      15 01836 La maison 01005 fut achevée 03319 08806 05705 le troisième 08532 jour 03118 du mois 03393 d’Adar 0144, 01932 dans la sixième 08353 année 08140 du règne 04437 du roi 04430 Darius 01868.
      16 Les enfants 01123 d’Israël 03479, les sacrificateurs 03549 et les Lévites 03879, et le reste 07606 des fils 01123 de la captivité 01547, firent 05648 08754 avec joie 02305 la dédicace 02597 de cette 01836 maison 01005 de Dieu 0426.
      17 Ils offrirent 07127 08684, pour la dédicace 02597 de cette 01836 maison 01005 de Dieu 0426, cent 03969 taureaux 08450, deux cents 03969 béliers 01798, quatre 0703 cents 03969 agneaux 0563, et, comme victimes expiatoires 02402 08675 02409 pour 05922 tout 03606 Israël 03479, douze 08648 06236 boucs 06841 05796, d’après le nombre 04510 des tribus 07625 d’Israël 03479.
      18 Ils établirent 06966 08684 les sacrificateurs 03549 selon leurs classes 06392 et les Lévites 03879 selon leurs divisions 04255 pour 05922 le service 05673 de Dieu 0426 à Jérusalem 03390, comme il est écrit 03792 dans le livre 05609 de Moïse 04873.

      Esdras 7

      12 Artaxerxès 0783, roi 04430 des rois 04430, à Esdras 05831, sacrificateur 03549 et scribe 05613, versé dans la loi 01882 du Dieu 0426 des cieux 08065, etc.

      Néhémie 9

      3 Lorsqu’ils furent 06965 08799 placés 05977, on lut 07121 08799 dans le livre 05612 de la loi 08451 de l’Eternel 03068, leur Dieu 0430, pendant un quart 07243 de la journée 03117 ; et pendant un autre quart 07243 ils confessèrent 03034 08693 leurs péchés et se prosternèrent 07812 08693 devant l’Eternel 03068, leur Dieu 0430.

      Néhémie 13

      1 Dans ce temps 03117, on lut 07121 08738 en présence 0241 du peuple 05971 dans le livre 05612 de Moïse 04872, et l’on y trouva 04672 08738 écrit 03789 08803 que l’Ammonite 05984 et le Moabite 04125 ne devraient jamais 05704 05769 entrer 0935 08799 dans l’assemblée 06951 de Dieu 0430,

      Esaïe 30

      1 Malheur 01945, dit 05002 08803 l’Eternel 03068, aux enfants 01121 rebelles 05637 08802, Qui prennent 06213 08800 des résolutions 06098 sans moi, Et qui font 05258 08800 des alliances 04541 sans ma volonté 07307, Pour accumuler 05595 08800 péché 02403 sur péché 02403 !
      2 Qui descendent 01980 08802 03381 08800 en Egypte 04714 sans me consulter 07592 08804 06310, Pour se réfugier 05810 08800 sous la protection 04581 de Pharaon 06547, Et chercher un abri 02620 08800 sous l’ombre 06738 de l’Egypte 04714 !
      3 La protection 04581 de Pharaon 06547 sera pour vous une honte 01322, Et l’abri 02622 sous l’ombre 06738 de l’Egypte 04714 une ignominie 03639.
      4 Déjà ses princes 08269 sont à Tsoan 06814, Et ses envoyés 04397 ont atteint 05060 08686 Hanès 02609.
      5 Tous seront confus 03001 08689 au sujet d’un peuple 05971 qui ne leur sera point utile 03276 08686, Ni pour les secourir 05828, ni pour les aider 03276 08687, Mais qui fera leur honte 01322 et leur opprobre 02781.
      6 Sentence 04853 des bêtes 0929 du midi 05045 : A travers une contrée 0776 de détresse 06869 et d’angoisse 06695, D’où viennent la lionne 03833 et le lion 03918, La vipère 0660 et le dragon 08314 volant 05774 08789, Ils portent 05375 08799 à dos 03802 d’ânes 05895 leurs richesses 02428, Et sur la bosse 01707 des chameaux 01581 leurs trésors 0214, A un peuple 05971 qui ne leur sera point utile 03276 08686.
      7 Car le secours 05826 08799 de l’Egypte 04714 n’est que vanité 01892 et néant 07385 ; C’est pourquoi j’appelle 07121 08804 cela 02063 du bruit 01992 07293 qui n’aboutit 07674 à rien.
      8 Va 0935 08798 maintenant, écris 03789 08798 ces choses devant eux sur une table 03871, Et grave 02710 08798-les dans un livre 05612, Afin qu’elles subsistent dans les temps 03117 à venir 0314, Eternellement 05703 et à 05704 perpétuité 05769.
      9 Car c’est un peuple 05971 rebelle 04805, Ce sont des enfants 01121 menteurs 03586, Des enfants 01121 qui ne veulent 014 08804 point écouter 08085 08800 la loi 08451 de l’Eternel 03068,
      10 Qui disent 0559 08804 aux voyants 07200 08802 : Ne voyez 07200 08799 pas ! Et aux prophètes 02374 : Ne nous prophétisez 02372 08799 pas des vérités 05229, Dites 01696 08761-nous des choses flatteuses 02513, Prophétisez 02372 08798 des chimères 04123 !
    • Genèse 31

      47 Laban l'appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l'appela Galed.

      Nombres 2

      1 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron :
      2 « Les Israélites camperont chacun près de son étendard, sous les enseignes de sa famille ; ils camperont à une certaine distance tout autour de la tente de la rencontre.
      3 » Ceux qui camperont à l’est, du côté du soleil levant, seront sous l’étendard du camp de Juda, répartis dans leurs corps d'armée. Là camperont le prince des Judéens, Nachshon, fils d'Amminadab,
      4 et son corps d'armée composé de 74'600 hommes d'après le dénombrement.
      5 A ses côtés camperont la tribu d'Issacar, le prince des Issacarites, Nathanaël, fils de Tsuar,
      6 et son corps d'armée composé de 54'400 hommes d'après le dénombrement,
      7 puis la tribu de Zabulon, le prince des Zabulonites, Eliab, fils de Hélon,
      8 et son corps d'armée composé de 57'400 hommes d'après le dénombrement.
      9 Total pour le camp de Juda, d'après le dénombrement : 186'400 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils se mettront en marche les premiers.
      10 » L’étendard du camp de Ruben se trouvera au sud avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Rubénites, Elitsur, fils de Shedéur,
      11 et son corps d'armée composé de 46'500 hommes d'après le dénombrement.
      12 A ses côtés camperont la tribu de Siméon, le prince des Siméonites, Shelumiel, fils de Tsurishaddaï,
      13 et son corps d'armée composé de 59'300 hommes d'après le dénombrement,
      14 puis la tribu de Gad, le prince des Gadites, Eliasaph, fils de Déuel,
      15 et son corps d'armée composé de 45'650 hommes d'après le dénombrement.
      16 Total pour le camp de Ruben, d'après le dénombrement : 151'450 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils seront les deuxièmes à se mettre en marche.
      17 » Ensuite partira la tente de la rencontre, avec le camp des Lévites placé au milieu des autres camps. Ils suivront dans la marche l'ordre dans lequel ils auront campé, chacun à sa place, selon son étendard.
      18 » L’étendard du camp d'Ephraïm se trouvera à l’ouest avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Ephraïmites, Elishama, fils d'Ammihud,
      19 et son corps d'armée composé de 40'500 hommes d'après le dénombrement.
      20 A ses côtés camperont la tribu de Manassé, le prince des Manassites, Gamliel, fils de Pedahtsur,
      21 et son corps d'armée composé de 32'200 hommes d'après le dénombrement,
      22 puis la tribu de Benjamin, le prince des Benjaminites, Abidan, fils de Guideoni,
      23 et son corps d'armée composé de 35'400 hommes d'après le dénombrement.
      24 Total pour le camp d'Ephraïm, d'après le dénombrement : 108'100 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils seront les troisièmes à se mettre en marche.
      25 » L’étendard du camp de Dan se trouvera au nord avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Danites, Ahiézer, fils d'Ammishaddaï,
      26 et son corps d'armée composé de 62'700 hommes d'après le dénombrement.
      27 A ses côtés camperont la tribu d'Aser, le prince des Asérites, Paguiel, fils d'Ocran,
      28 et son corps d'armée composé de 41'500 hommes d'après le dénombrement,
      29 puis la tribu de Nephthali, le prince des Nephthalites, Ahira, fils d'Enan,
      30 et son corps d'armée composé de 53'400 hommes d'après le dénombrement.
      31 Total pour le camp de Dan, d'après le dénombrement : 157'600 hommes. Ils seront les derniers à se mettre en marche, selon leur étendard. »
      32 Tels sont les Israélites dont on fit le dénombrement en fonction de leur famille. On dénombra au total, parmi ceux qui formèrent les camps selon leurs corps d'armée, 603'550 hommes.
      33 Conformément à l'ordre que l'Eternel avait donné à Moïse, les Lévites ne furent pas inclus dans le dénombrement effectué au milieu des Israélites.
      34 Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l'Eternel avait donnés à Moïse. C'est ainsi qu'ils campaient, selon leurs étendards, et c'est ainsi qu'ils se mettaient en marche, chacun en fonction de son clan, suivant sa famille.

      Esdras 4

      8 Rehum, le commandant, et Shimshaï, son secrétaire, écrivirent au roi Artaxerxès la lettre suivante à propos de Jérusalem :
      9 « Rehum, le commandant, Shimshaï, son secrétaire, et le reste de leurs associés, originaires de Din, d'Arpharsathac, de Tharpel, d'Apharas, d'Erec, de Babylone, de Suse, de Déha et d'Elam,
      10 ainsi que les autres peuples que le grand et illustre Osnappar a exilés et installés dans la ville de Samarie et dans le reste de la région située à l’ouest de l’Euphrate, etc. »
      11 Voici la copie de la lettre qu'ils envoyèrent au roi Artaxerxès : « Tes serviteurs, les habitants de la région située à l’ouest de l’Euphrate, etc.
      12 Roi, tu dois savoir que les Juifs partis de chez toi et arrivés près de nous à Jérusalem reconstruisent cette ville rebelle et mauvaise, en relèvent les murs et en restaurent les fondations.
      13 Roi, tu dois maintenant savoir que, si cette ville est reconstruite et ses murs relevés, ils ne paieront ni taxe, ni impôt, ni droit de passage et cela portera préjudice au trésor royal.
      14 Or, c’est parce que nous sommes étroitement associés au palais et qu'il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi que nous t’envoyons ces informations.
      15 Qu'on fasse des recherches dans le livre des mémoires de tes prédécesseurs, et tu y trouveras l’information suivante : cette ville est une ville rebelle, qui porte préjudice aux rois et aux provinces, et elle a depuis toujours abrité des révoltes. C'est la raison pour laquelle elle avait été détruite.
      16 Quant à nous, nous t’informons, roi, que la reconstruction de cette ville et le relèvement de ses murs te priveront de toute possession à l’ouest de l’Euphrate. »
      17 Voici la réponse envoyée par le roi à Rehum, le commandant, à Shimshaï, son secrétaire, et au reste de leurs associés installés à Samarie et dans le reste de la région située à l’ouest de l’Euphrate : « Mes vœux de paix, etc.
      18 La lettre que vous nous avez envoyée a été lue distinctement devant moi.
      19 J'ai donné ordre de faire des recherches, et l'on a trouvé que depuis toujours cette ville s'est soulevée contre les rois et a abrité des rébellions et des révoltes.
      20 De plus, il y a eu à Jérusalem des rois puissants, qui ont exercé leur domination sur toute la région située à l’ouest de l’Euphrate et auxquels on payait taxe, impôt et droit de passage.
      21 Ordonnez donc de faire cesser les travaux de ces hommes, afin que cette ville ne soit pas reconstruite tant que je n’en aurai pas donné l’autorisation.
      22 Evitez toute négligence concernant cette affaire, afin que le préjudice porté aux rois n’augmente pas. »
      23 Dès que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant eux, Rehum, Shimshaï, son secrétaire, et leurs associés s’empressèrent de se rendre à Jérusalem vers les Juifs, et ils firent cesser leurs travaux par la violence et la force.
      24 A ce moment-là donc, le travail effectué pour la maison de Dieu à Jérusalem s’arrêta, et ce jusqu'à la deuxième année du règne de Darius sur la Perse.

      Esdras 5

      1 Les prophètes Aggée et Zacharie, le fils d'Iddo, prophétisèrent à l’intention des Juifs qui se trouvaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d'Israël qui était avec eux.
      2 Alors Zorobabel, fils de Shealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à reconstruire la maison de Dieu à Jérusalem. Les prophètes de Dieu étaient à leurs côtés pour les soutenir.
      3 A la même époque, Thathnaï, qui était gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et leurs associés vinrent les trouver et leur demandèrent : « Qui vous a donné l'autorisation de reconstruire ce temple et de relever ces murs ? »
      4 Nous leur avons donc dit quels étaient les noms des hommes qui reconstruisaient cet édifice.
      5 Cependant, Dieu veillait sur les anciens des Juifs et on laissa continuer les travaux pendant l'envoi d'un rapport à Darius et jusqu'à la réception d'une lettre sur cette affaire.
      6 Voici la copie de la lettre envoyée au roi Darius par Thathnaï, gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et ses associés d'Apharsac qui habitaient cette région.
      7 Ils lui adressèrent un rapport dont voici la teneur : « Tous nos vœux de paix, roi Darius !
      8 Roi, tu dois savoir que nous nous sommes rendus dans la province de Juda à la maison du grand Dieu. Or, elle est reconstruite en pierres de taille et le bois est posé contre les murs ; ce travail est effectué avec soin et progresse rapidement entre leurs mains.
      9 Nous avons interrogé les anciens en leur demandant : ‘Qui vous a donné l'autorisation de reconstruire ce temple et de relever ces murs ?’
      10 Nous leur avons même demandé leurs noms pour te les faire connaître en te donnant par écrit ceux des hommes qui sont à leur tête.
      11 » Voici la réponse qu'ils nous ont faite : ‘Nous sommes les serviteurs du Dieu du ciel et de la terre, et nous reconstruisons le temple qui avait été construit il y a bien longtemps. C’était un grand roi d'Israël qui l'avait construit et terminé.
      12 Mais nos ancêtres ont irrité le Dieu du ciel, de sorte qu’il les a soumis à la domination du Babylonien Nebucadnetsar, roi de Babylone, qui a détruit ce temple et exilé le peuple à Babylone.
      13 Toutefois, la première année de son règne sur Babylone, le roi Cyrus a donné l'ordre de reconstruire cette maison de Dieu.
      14 Il a même retiré du temple de Babylone les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés dans le temple de Babylone ; il les a fait remettre au dénommé Sheshbatsar, qu'il a désigné gouverneur,
      15 et il lui a ordonné de prendre ces ustensiles, d’aller les déposer dans le temple de Jérusalem et de reconstruire la maison de Dieu sur son emplacement.
      16 Ce Sheshbatsar est donc venu, il a posé les fondations de la maison de Dieu à Jérusalem et, depuis ce moment jusqu'à maintenant, elle est en construction, sans avoir encore été terminée.’
      17 » Maintenant, si le roi le juge bon, que l'on fasse des recherches dans le dépôt des trésors royaux à Babylone, pour vérifier si le roi Cyrus a effectivement donné l’ordre de reconstruire cette maison de Dieu à Jérusalem. Que le roi nous fasse connaître ensuite quelle est sa volonté concernant cette affaire. »

      Esdras 6

      1 Alors le roi Darius donna l'ordre de faire des recherches dans le bâtiment des archives où l'on déposait les trésors à Babylone,
      2 et l'on trouva à Achmetha, dans la place forte qui se trouve dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était consigné le rapport suivant :
      3 « La première année de son règne, le roi Cyrus a donné l’ordre que voici concernant la maison de Dieu à Jérusalem : ‘Que le temple soit reconstruit pour être un endroit où l'on offre des sacrifices et qu'il ait de solides fondations. Il aura 30 mètres de haut et de large,
      4 trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront pris en charge par le palais royal.
      5 De plus, on rendra les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés à Babylone. Chacun retrouvera sa place au temple de Jérusalem, on les déposera dans la maison de Dieu.’ »
      6 Darius ordonna alors : « Maintenant, Thathnaï, toi qui es gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et vos associés d'Apharsac qui habitez cette région, tenez-vous loin de cet endroit.
      7 Laissez les travaux de cette maison de Dieu se poursuivre. Que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la reconstruisent sur son emplacement.
      8 » Voici l'ordre que je donne concernant la manière dont vous devrez vous comporter envers ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu : on prendra sur les biens du roi provenant des taxes de la région située à l’ouest de l’Euphrate pour rembourser exactement les frais de ces hommes, afin qu'il n'y ait pas d'interruption des travaux.
      9 Les éléments nécessaires pour offrir des holocaustes au Dieu du ciel – jeunes taureaux, béliers et agneaux, blé, sel, vin et huile – seront livrés, sur leur demande, aux prêtres de Jérusalem, jour après jour. Faites cela sans négligence,
      10 afin qu'ils offrent des sacrifices dont l’odeur est agréable au Dieu du ciel et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils.
      11 » Et voici l'ordre que je donne concernant tout homme qui modifiera ce décret : on arrachera une poutre à sa maison, on la dressera pour l’y empaler et l'on fera de sa maison un tas de décombres.
      12 Que le Dieu qui fait résider son nom à cet endroit renverse tout roi et tout peuple qui chercheraient à modifier ce décret, à détruire cette maison de Dieu à Jérusalem ! C’est moi, Darius, qui ai donné cet ordre. Qu'il soit fidèlement appliqué. »
      13 Thathnaï, gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et leurs associés se conformèrent fidèlement à l’ordre que leur avait envoyé le roi Darius.
      14 Quant aux anciens des Juifs, ils progressèrent rapidement dans la construction, encouragés par les prophéties du prophète Aggée et de Zacharie, fils d'Iddo. Ils finirent de construire le temple suivant l'ordre du Dieu d'Israël et suivant l'ordre des rois de Perse Cyrus, Darius et Artaxerxès.
      15 Il fut terminé le troisième jour du mois d'Adar, la sixième année de règne du roi Darius.
      16 Les Israélites, les prêtres, les Lévites et le reste des Juifs issus de l’exil firent avec joie la dédicace de cette maison de Dieu.
      17 Ils offrirent, pour sa dédicace, 100 taureaux, 200 béliers, 400 agneaux et, comme victimes expiatoires pour tout Israël, 12 boucs, d'après le nombre des tribus d'Israël.
      18 Ils mirent en place les prêtres selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, conformément à ce qui est écrit dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 « Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel, etc.

      Néhémie 9

      3 Ils se sont levés, chacun à sa place, et on a lu dans le livre de la loi de l'Eternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée. Pendant un autre quart, ils ont confessé leurs péchés et se sont prosternés devant l'Eternel, leur Dieu.

      Néhémie 13

      1 A ce moment-là, on a fait la lecture du livre de Moïse au peuple et l'on y a trouvé écrit que l'Ammonite et le Moabite ne pourraient jamais entrer dans l'assemblée de Dieu

      Esaïe 30

      1 Malheur aux enfants rebelles qui forment des projets en me tenant à l’écart, déclare l’Eternel, et qui concluent des alliances sans se laisser inspirer par moi, accumulant ainsi péché sur péché !
      2 Ils descendent en Egypte sans me demander mon avis, pour chercher refuge dans la protection du pharaon et s’abriter sous l'ombre de l'Egypte !
      3 La protection du pharaon tournera à votre honte, et l'abri trouvé sous l'ombre de l'Egypte à votre humiliation.
      4 En effet, ses ministres sont à Tsoan et ses messagers ont atteint Hanès !
      5 Tous se couvrent de honte à cause d'un peuple qui ne leur sera d’aucune utilité, ni pour les secourir, ni pour les aider, mais qui fera leur honte et leur déshonneur.
      6 Message sur les bêtes du Néguev. A travers une région de détresse et de désarroi, patrie de la lionne et du lion, de la vipère et du serpent volant, ils portent leurs richesses à dos d'âne, ils portent leurs trésors sur la bosse des chameaux pour les donner à un peuple qui ne leur sera d’aucune utilité.
      7 En effet, le secours de l’Egypte est illusoire et creux, c'est pourquoi je l’ai appelée « le monstre au repos ».
      8 Maintenant, viens écrire cette parole devant eux sur une table et enregistre-la dans un livre, afin qu'elle reste comme un témoignage éternel pour les jours à venir.
      9 En effet, c'est un peuple rebelle, ce sont des enfants menteurs, des enfants qui ne veulent pas écouter la loi de l'Eternel.
      10 Ils disent aux voyants : « N’ayez pas de visions », aux prophètes : « Ne nous révélez pas des vérités ! Dites-nous des choses flatteuses, révélez-nous des chimères !
    • Genèse 31

      47 Laban appela cet endroit Yegar Sahadouta, tandis que Jacob le nomma Galed.

      Nombres 2

      1 Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
      2 « Chaque Israélite doit camper près de l’étendard de son unité d’armée et de la bannière de sa famille. Le camp sera installé autour de la tente de la rencontre, mais à une certaine distance.
      3 « A l’est se trouvera l’unité d’armée groupée autour de l’étendard de Juda. Les hommes recensés comme aptes au service militaire seront commandés par un chef de leur tribu, à savoir : pour Juda : Nachon, fils d’Amminadab, avec 74 600 hommes ; pour Issakar : Netanéel, fils de Souar, avec 54 400 hommes ; pour Zabulon : Éliab, fils de Hélon, avec 57 400 hommes.
      9 L’unité d’armée de Juda comptera donc 186 400 hommes. Ce sont eux qui partiront en tête du peuple d’Israël.
      10 « Au sud se trouvera l’unité d’armée groupée autour de l’étendard de Ruben. Les hommes recensés comme aptes au service militaire seront commandés par un chef de leur tribu, à savoir : pour Ruben : Élissour, fils de Chedéour, avec 46 500 hommes ; pour Siméon : Cheloumiel, fils de Sourichaddaï, avec 59 300 hommes ; pour Gad : Éliassaf, fils de Déouel, avec 45 650 hommes.
      16 L’unité d’armée de Ruben comptera donc 151 450 hommes. Ce sont eux qui partiront en second.
      17 « Ensuite les descendants de Lévi partiront, avec la tente de la rencontre. Ils se trouveront donc entre les deux premières et les deux dernières unités. Ils partiront eux aussi dans l’ordre où ils campent, chaque homme à sa place, suivant l’étendard de son clan.
      18 « A l’ouest se trouvera l’unité d’armée groupée autour de l’étendard d’Éfraïm. Les hommes recensés comme aptes au service militaire seront commandés par un chef de leur tribu, à savoir : pour Éfraïm : Élichama, fils d’Ammihoud, avec 40 500 hommes ; pour Manassé : Gamliel, fils de Pedassour, avec 32 200 hommes ; pour Benjamin : Abidan, fils de Guidoni, avec 35 400 hommes.
      24 L’unité d’armée d’Éfraïm comptera donc 108 100 hommes. Cette troisième unité d’armée partira après les descendants de Lévi.
      25 « Au nord se trouvera l’unité d’armée groupée autour de l’étendard de Dan. Les hommes recensés comme aptes au service militaire seront commandés par un chef de leur tribu, à savoir : pour Dan : Ahiézer, fils d’Ammichaddaï, avec 62 700 hommes ; pour Asser : Paguiel, fils d’Okran, avec 41 500 hommes ; pour Neftali : Ahira, fils d’Énan, avec 53 400 hommes.
      31 L’unité d’armée de Dan comptera donc 157 600 hommes. Ce sont eux qui partiront en dernier. « Tous resteront groupés autour de leurs étendards. »
      32 Le total des Israélites recensés, par famille et par unité d’armée, s’élevait à 603 550.
      33 Les descendants de Lévi ne furent pas recensés en même temps que les autres Israélites, conformément à l’ordre que le Seigneur avait donné à Moïse.
      34 Les Israélites agissaient exactement comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse : ils campaient près de leurs étendards, et partaient dans l’ordre indiqué, par clans et par familles.

      Esdras 4

      8 Rehoum, gouverneur de la région, et Chimechaï, son adjoint, écrivirent également au roi Artaxerxès une lettre au sujet de Jérusalem. Cette lettre commençait ainsi :
      9 « De la part de Rehoum, gouverneur de la région, de Chimechaï, son adjoint, de leurs collègues des régions de Din, Afarsatak, Tarpel, Afaras, Érek, Babylone, Suse, Déha et Élam,
      10 et au nom des autres populations déportées par le grand et illustre Asnappar, installées dans les villes de la Samarie ou dans le reste de la province située à l’ouest de l’Euphrate, etc. »
      11 Et voici le texte de leur lettre : « Au roi Artaxerxès, de la part de ses serviteurs, les gens de la province située à l’ouest de l’Euphrate, etc.
      12 « Nous informons Sa Majesté le roi que les Juifs revenus de chez lui jusque chez nous sont arrivés à Jérusalem, avec l’intention de rebâtir cette cité rebelle et mauvaise. Ils relèvent les murailles après en avoir réparé les fondations.
      13 Il faut que le roi sache que, si cette ville est rebâtie et ses murailles relevées, les habitants cesseront de payer les taxes, les impôts et les droits de passage, et cela causera des dommages au trésor royal.
      14 C’est pourquoi, nous qui avons le privilège d’être au service du roi et qui ne pourrions pas supporter de voir qu’on le déshonore, nous lui suggérons
      15 de faire des recherches dans les documents d’archives de ses prédécesseurs. Il y trouvera la confirmation que cette ville a toujours été rebelle : elle n’a jamais cessé de causer des dommages aux rois et aux gouverneurs de provinces, et depuis toujours elle est secouée par des mouvements de révolte. C’est d’ailleurs pour ces raisons que la ville a été détruite.
      16 Nous tenons à en avertir Sa Majesté le roi : si la ville est rebâtie et ses murailles relevées, il ne sera plus le maître de ce côté-ci de l’Euphrate. »
      17 Le roi envoya la réponse suivante : « Au gouverneur Rehoum, à son adjoint Chimechaï et à leurs collègues établis en Samarie et dans le reste de la province située à l’ouest de l’Euphrate. « Je vous salue, etc.
      18 « La lettre que vous m’avez envoyée m’a été lue après avoir été traduite.
      19 J’ai donné l’ordre de faire des recherches, et l’on a effectivement trouvé que, depuis toujours, la ville de Jérusalem se soulève contre les rois et qu’elle est secouée par des insurrections et des révoltes.
      20 Il y a eu autrefois dans cette ville de puissants rois qui dominaient toute la région située à l’ouest de l’Euphrate et y prélevaient des taxes, des impôts et des droits de passage.
      21 Mais maintenant, vous devez ordonner aux Juifs de cesser leurs travaux : la ville ne doit pas être rebâtie, tant que je n’en aurai pas moi-même donné l’ordre.
      22 Veillez à ne rien négliger dans cette affaire, afin que le gouvernement royal ne subisse pas des dommages encore plus grands. »
      23 Aussitôt que le contenu de la lettre du roi Artaxerxès fut connu de Rehoum, de son adjoint Chimechaï et de leurs collègues, ils se rendirent en toute hâte à Jérusalem et utilisèrent la force pour obliger les Juifs à cesser la reconstruction.
      24 A Jérusalem, les travaux de reconstruction du temple de Dieu avaient cessé ; l’interruption dura jusqu’à la deuxième année du règne du roi de Perse, Darius.

      Esdras 5

      1 Mais un jour, le prophète Aggée et le prophète Zacharie fils d’Iddo parlèrent aux Juifs de Jérusalem et de Juda, de la part du Dieu d’Israël, leur Dieu.
      2 Alors Zorobabel, fils de Chéaltiel, et Yéchoua, fils de Yossadac, se mirent au travail pour reconstruire le temple de Dieu à Jérusalem, avec l’appui des prophètes de Dieu.
      3 Aussitôt Tattenaï, gouverneur de la province située à l’ouest de l’Euphrate, accompagné de Chetar-Boznaï et de leurs collègues, vinrent les trouver et leur demandèrent : « Qui vous a donné l’ordre de rebâtir le temple et d’en relever les murailles ?
      4 Nous exigeons que vous nous donniez les noms de ceux qui participent à cette reconstruction. »
      5 Mais Dieu veillait sur les responsables juifs, de sorte qu’on ne les empêcha pas de continuer, en attendant qu’un rapport parvienne à Darius et qu’on reçoive sa réponse à ce sujet.
      6 Voici le texte de la lettre envoyée au roi Darius par le gouverneur Tattenaï, par Chetar-Boznaï et ses collègues les préfets de la province située à l’ouest de l’Euphrate.
      7 Elle était rédigée en ces termes : « Au roi Darius, tous nos vœux de prospérité !
      8 « Nous informons Sa Majesté le roi que nous nous sommes rendus dans le district de Juda, au temple du grand Dieu. On est en train de reconstruire ce temple en pierres de taille, avec des poutres de bois placées dans les murs. Le travail est fait soigneusement et progresse rapidement.
      9 Nous avons interrogé les responsables ; nous leur avons demandé qui leur avait donné l’ordre de rebâtir le temple et d’en relever les murailles.
      10 Nous leur avons également demandé leurs noms, afin de pouvoir communiquer au roi la liste écrite de ceux qui dirigent les travaux.
      11 Ils nous ont répondu : “Nous sommes les serviteurs du Dieu du ciel et de la terre ; nous rebâtissons le temple qu’un grand roi d’Israël avait construit et achevé il y a fort longtemps.
      12 Mais nos ancêtres ont provoqué la colère du Dieu du ciel, qui les a alors livrés au pouvoir de Nabucodonosor, de Babylone, roi de la dynastie chaldéenne. C’est ce roi qui a détruit le temple et emmené le peuple en déportation à Babylone.
      13 Toutefois, la première année de son règne sur la Babylonie, le roi Cyrus a donné l’ordre de rebâtir le temple de Dieu.
      14 Le roi Nabucodonosor avait emporté les ustensiles d’or et d’argent qui se trouvaient dans le temple de Dieu à Jérusalem, pour les déposer dans le temple de Babylone. Le roi Cyrus les a repris du temple de Babylone et les a confiés au nommé Chèchebassar qu’il avait désigné comme gouverneur de Juda.
      15 Il lui a ordonné de les emporter pour aller les remettre dans le temple de Jérusalem, lorsque celui-ci serait rebâti sur son ancien emplacement.
      16 C’est alors que Chèchebassar est venu ici, à Jérusalem, et y a posé les nouvelles fondations du temple de Dieu. Depuis lors, les travaux ont continué, mais ils ne sont pas encore terminés.”
      17 Maintenant, si le roi le veut bien, que l’on fasse des recherches dans les archives royales de Babylone, pour savoir si le roi Cyrus a vraiment donné l’ordre de rebâtir le temple de Dieu à Jérusalem. Et qu’on nous communique ensuite la décision du roi à ce sujet. »

      Esdras 6

      1 Le roi Darius ordonna de faire des recherches à Babylone, dans les locaux où l’on déposait les archives et les objets précieux.
      2 Mais c’est à Ecbatane, ville fortifiée de la province de Médie, que l’on trouva un rouleau de parchemin portant le texte que voici : « Procès-verbal.
      3 « Durant la première année de son règne, le roi Cyrus a publié ce décret : Le temple de Dieu, à Jérusalem, doit être rebâti pour servir de lieu où l’on offre des sacrifices ; on utilisera ses anciennes fondations ; il aura trente mètres de haut et trente mètres de large.
      4 On fera alterner trois rangées de pierres de taille et une rangée de poutres de bois. Les dépenses seront couvertes par la trésorerie royale.
      5 Les ustensiles d’or et d’argent provenant du temple de Dieu, à Jérusalem, et déposés à Babylone par le roi Nabucodonosor, doivent être rendus et rapportés au temple de Jérusalem ; chacun d’eux sera remis à sa place. »
      6 En conséquence, Darius écrivit la lettre suivante à Tattenaï, gouverneur de la province située à l’ouest de l’Euphrate, à Chetar-Boznaï et à leurs collègues, les préfets de la province : « Cessez de vous occuper de cette affaire.
      7 Laissez les Juifs libres de reconstruire le temple de Dieu : le gouverneur et les responsables juifs doivent pouvoir le rebâtir sur son ancien emplacement.
      8 Je vous ordonne donc d’aider les responsables juifs dans la reconstruction du temple, en veillant à ce que les dépenses soient couvertes en tout temps et exactement par la trésorerie royale, alimentée par les impôts prélevés dans la province.
      9 Vous prendrez soin de fournir jour après jour aux prêtres de Jérusalem ce dont ils ont besoin, d’après leurs indications : les taureaux, les béliers et les agneaux pour les sacrifices complets offerts au Dieu du ciel, de même que le blé, le sel, le vin et l’huile.
      10 Ils pourront ainsi présenter au Dieu du ciel des offrandes à la fumée odorante, et ils prieront pour la vie du roi et de ses fils.
      11 Si quelqu’un désobéit à ces décisions, j’ordonne qu’on arrache une poutre de sa maison, qu’on la dresse pour l’empaler dessus, et qu’on transforme ensuite sa maison en un tas de décombres.
      12 Que le Dieu qui manifeste sa présence à Jérusalem punisse lui-même tout roi ou toute nation qui tenterait d’y détruire son temple, au mépris de mes décisions. C’est moi, Darius, qui donne ces ordres : qu’ils soient exécutés soigneusement ! »
      13 Tattenaï, gouverneur de la province située à l’ouest de l’Euphrate, Chetar-Boznaï et leurs collègues suivirent soigneusement les ordres donnés par le roi Darius.
      14 Les responsables juifs, encouragés par les messages du prophète Aggée et du prophète Zacharie fils d’Iddo, continuèrent avec succès la construction ; ils l’achevèrent conformément à l’ordre du Dieu d’Israël et aux décrets des rois de Perse, Cyrus, Darius et Artaxerxès.
      15 Le temple fut terminé le vingt-troisième jour du mois d’Adar, durant la sixième année du règne du roi Darius.
      16 Les Juifs, prêtres, lévites et autres gens revenus d’exil, célébrèrent dans la joie la dédicace du bâtiment.
      17 A cette occasion, on offrit en sacrifice cent taureaux, deux cents béliers et quatre cents agneaux, ainsi que douze boucs, un par tribu, pour obtenir le pardon de Dieu en faveur de tout le peuple d’Israël.
      18 On répartit aussi les prêtres et les lévites en groupes, selon leurs tâches respectives au service du Dieu de Jérusalem, conformément à ce qui figure dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 « Artaxerxès, le roi des rois, au prêtre Esdras, spécialiste de la loi du Dieu du ciel, etc.

      Néhémie 9

      3 Ensuite ils se relevèrent et écoutèrent debout, pendant trois heures, la lecture faite dans le livre de la loi du Seigneur leur Dieu ; pendant trois autres heures, ils se tinrent inclinés devant le Seigneur Dieu, pour lui demander pardon.

      Néhémie 13

      1 A cette même époque, au cours de la lecture publique du livre de Moïse, on arriva au passage où il est écrit que les Ammonites et les Moabites ne seraient jamais admis dans l’assemblée de ceux qui adorent Dieu.

      Esaïe 30

      1 Quel malheur, enfants rebelles, déclare le Seigneur ! Vous élaborez des plans, ils ne viennent pas de moi ; vous concluez des alliances, je ne les ai pas inspirées. Vous accumulez ainsi une faute après l’autre.
      2 Vous faites le voyage d’Égypte, mais sans m’avoir consulté. C’est auprès du Pharaon que vous cherchez protection, c’est à l’ombre de l’Égypte que vous cherchez un abri !
      3 Mais la protection du Pharaon ne vous apportera que déception, l’abri que vous cherchez en Égypte tournera à votre humiliation,
      4 même si vos ministres sont déjà à Soan, et si vos ambassadeurs ont atteint Hanès.
      5 Ils seront tous déçus par un peuple qui n’est utile à personne. Il ne sera pour eux d’aucun secours, d’aucune utilité, mais source de déception et de déshonneur.
      6 Des bêtes de somme chargées cheminent dans le Sud. A travers une région de détresse et d’angoisse, de lions féroces et rugissants, de vipères et de dragons volants, on transporte des richesses, des trésors à dos d’ânes et de chameaux. On les destine à un peuple qui n’est utile à personne.
      7 On les destine à l’Égypte, dont l’aide est illusoire. Le nom que je lui donne c’est “l’Assaillant inactif”.
      8 Le Seigneur dit à Ésaïe : « Maintenant, inscris cela sur une tablette à écrire, devant les gens de Jérusalem ; grave-le sur un document. Dans l’avenir cela servira de témoignage perpétuel. »
      9 Oui, c’est un peuple rebelle, ce sont des enfants menteurs, qui refusent d’écouter les instructions du Seigneur.
      10 Ils disent aux prophètes : « Inutile d’avoir des visions ! » Ils ne veulent pas qu’on leur annonce la vérité. Ils préfèrent qu’on leur dise des choses agréables, et qu’on leur annonce des contrevérités.
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