Dictionnaire Biblique de Top Bible

BIBLE (la)

Définition biblique de Bible (la) :

Le terme Bible désigne l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. La Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs.

Sommaire

I. NOM.

Le mot Bible désigna d'abord le recueil des Écrits sacrés de la religion juive ; puis, quand le Nouveau Testament eut été constitué, il fut appliqué à l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. Le mot Bible dérive du grec biblos qui désigne l'écorce intérieure du papyrus, avec laquelle on faisait le papier. Les livres écrits sur ce papier s'appelaient biblia. L'Église chrétienne, qui considérait les documents de l'A.T. et du N.T. comme les livres par excellence, les nomma, au V e siècle biblia, les Bibles =la collection des livres. Jérôme les avait déjà appelés une « bibliothèque divine » ou sacrée. Le terme grec biblia, neutre pluriel transporté en latin, fut peu à peu regardé comme un singulier fém., et « les livres » devinrent « le Livre » : la Bible. C'est ainsi qu'un titre destiné à faire ressortir la diversité des Écrits sacrés perdit sa signification première et parut au contraire avoir été choisi pour faire ressortir l'unité des saintes Écritures. Insensiblement la masse des chrétiens oublia, avec la multiplicité des ouvrages que renferme la Bible, la diversité de leur origine et la grande variété de leurs auteurs. On ne vit plus qu'un livre dont toutes les pages avaient la même inspiration, la même intention, avec un seul auteur : Dieu. Cette transposition, due à une assonance verbale, est intéressante à noter, parce qu'elle nous explique la cause première de toutes les résistances opposées par l'ensemble de l'Église à la science historique qui cherche à remettre chaque livre dans son milieu et à l'expliquer par son époque. On retrouve déjà l'expression « la Bible » en français au XIII e siècle chez Joinville. Wiclef s'en servit, et, par Luther, elle devint le mot qui désigna dans la Réforme les saintes Écritures.

Les anciens Juifs disaient toujours pour la Bible hébraïque « les livres » (Da 9:2), ou, quand il s'agissait du Pentateuque, les livres de la loi, ou les livres de Moïse : (Ne 9:3 13:1) puis, les Écritures. Le mot grec biblia n'apparaît qu'avec le prologue du Siracide, et sa façon de désigner la troisième partie de l'A.T. par l'expression « le reste des livres » montre que, pour lui, la Loi et les Prophètes étaient aussi des collections de livres. Cependant la tendance de faire ressortir l'unité et la divinité du recueil sacré faisait déjà employer aux Juifs du temps de Jésus l'expression « l'Écriture », lorsqu'il s'agissait de citations de l'A.T.

II. PARTIES.

La Bible chrétienne est divisée en deux parties, deux ouvrages d'inégale longueur, l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le mot testament a besoin, lui aussi, d'être expliqué par son origine. Le terme latin testamentum, traduit en français par testament, désigne l'acte authentique dans lequel une personne exprime ses dernières volontés. Mais le mot grec diathèkè, traduit en latin par testamentum, a le double sens de testament et d'alliance. Il nous est venu par les LXX, qui traduisent ainsi le mot hébreu berith  : alliance, contrat de Dieu avec son peuple. La traduction latine et l'usage ecclésiastique ont donc détourné l'expression primitive de son sens propre. Par abréviation, on s'est mis à dire l'Ancien Testament au lieu de « les livres de l'Ancien Testament » ; et c'est ainsi qu'on est arrivé à désigner la Bible hébraïque par un mot que Lucien Gautier a raison d'appeler « énigmatique », mot qui achève d'enlever à la Bible hébraïque son titre à caractère historique : les livres de l'Ancienne Alliance. Le mot testament, substituant, comme le mot Bible, l'idée d'unité à celle de diversité, y ajoute par surcroît l'idée d'immutabilité. Avec lui la collection d'écrits, ayant chacun son auteur, son milieu, son caractère historique et son intention religieuse, devient un texte unique, un tout d'une seule venue, composé de phrases et de mots sacrés et intangibles, expression d'une dernière volonté : la volonté de Dieu lui-même. A lui seul, le mot a contribué plus qu'on ne le pense à rendre la critique biblique impopulaire dans les Églises, et à la faire considérer d'instinct comme une entreprise profane, attentatoire au caractère même des saintes Écritures : on ne touche pas à un testament.

III. CONTENU.

L'Ancien Testament, la Bible hébraïque, dont Jésus se servait ainsi que ses compatriotes de Palestine, groupait les livres en trois recueils : la Loi, les Prophètes, les Écrits ou le Reste des livres

1.

Le premier recueil, constitué vers la fin du V e siècle av. J. -C, renferme les cinq livres dits de Moïse : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. C'était le recueil essentiel, celui de le livre sacré par excellence. C'est lui qui était l'objet principal de la lecture du sabbat dans les synagogues. Son nom : la Loi (hébreu thôrâ ; grec nomos) servit plus tard pour désigner la Bible hébraïque tout entière. Les écrivains du N.T. donnent la Loi comme référence pour leurs citations tirées de l'A.T., même quand elles ne font pas partie du Pentateuque (mot dérivé du grec et employé pour la première fois par Tertullien pour indiquer les cinq livres de Moïse ; il signifie litt. les cinq étuis renfermant les rouleaux de la Loi). La Loi était la seule partie de l'Ancien Testament acceptée comme charte divine par les Samaritains.

2.

Le second recueil, les Prophètes (hébreu nebiim), se divise en deux sections : Prophètes antérieurs et Prophètes postérieurs. La première section renferme les livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Elle parle du temps où les premiers prophètes façonnèrent le peuple élu. La seconde section renferme les oeuvres des prophètes, dont les écrits nous ont été conservés : Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, et le recueil des Douze (les petits prophètes). Il comptait ainsi huit livres. Cette seconde partie de la Bible hébraïque a été constituée et ajoutée à la première dans la seconde moitié du III e siècle av. J. -C.

3.

Le troisième recueil, les Écrits (hébreu ketoubim), renfermait d'abord trois livres qui composent entre eux une sorte de triade : Psaumes, Proverbes, Job ; puis un recueil appelé Megillôt =les rouleaux, qu'on lisait au moment des fêtes et qui renfermait le Cantique, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste, Esther. Enfin venaient Daniel, Esdras, les Chroniques. En tout onze livres. Cette troisième partie montre comment l'âme humaine a réagi en face des commandements et des promesses de Dieu. Elle n'avait pas l'autorité normative de la Loi, ni le caractère de message divin comme les Prophètes. Le Siracide les appelait « les autres livres de nos pères ». Ce recueil n'était pas exactement fixé au temps de Jésus. Il ne jouit de l'autorité canonique qu'à partir du I er siècle de l'ère chrétienne. On eut beaucoup de peine à y faire entrer Esther, le Cantique et l'Ecclésiaste. Ce qui n'a pas empêché les rabbins postérieurs de diviniser l'ensemble du Canon et d'imaginer au profit de tout l'A.T. la doctrine de l'inspiration verbale qui est d'origine juive et qui, de la synagogue, a passé en certains milieux de l'Église chrétienne. Il est regrettable que la Bible protestante ne soit pas restée fidèle à l'ordre de la Bible hébraïque, la Bible dont se servait Jésus. La solution de bien des problèmes d'histoire et de critique en eût été facilitée.

L'Ancien Testament palestinien ne renfermait pas les livres appelés apocryphes (voir Apocryphes). On les trouve dans la Bible grecque des LXX (voir Textes et versions de l'A.T.), qui n'était pas à proprement parler un livre fermé, un canon (voir Canon) intangible et divin. Les Apocryphes (1 et 2 Esdras, Tobit, Judith, Additions à Esther, Sagesse de Salomon, Siracide, Baruch, Lettre de Jérémie, Cantique des trois jeunes Hébreux, Suzanne, Bel et le Dragon, [la Prière de Manassé], 1 et 2 Macchabées, en tout quatorze livres) ont passé dans les traductions latines, et, par la Vulgate de Jérôme, soit entrés dans le canon de l'Église catholique. Celle-ci les intercale parmi les livres de l'A.T. comme s'ils en faisaient partie intégralement, et le Concile de Trente (1546) rendit leur usage obligatoire. Les Protestants refusent aux Apocr. l'autorité canonique. Toutefois la Bible de Luther les maintient à titre documentaire et les place entre l'A.T. et le N.T. Il est regrettable que la Bible réformée n'en ait pas conservé au moins des extraits.

Les livres du N.T. ont été écrits, à une ou deux exceptions près, dans le siècle même de Jésus. Vers la fin du siècle suivant, le N.T., tel que nous le possédons, était fixé. Son premier recueil fut, selon toute apparence, une juxtaposition des trois év. synoptiques, Matthieu, Marc, Luc, ce que Justin Martyr appelle « les Mémoires des Apôtres ». L'év. de Jean vint plus tard compléter ce volume. On collectionna ensuite les lettres de l'apôtre Paul : Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 et 2 Thessaloniciens, 1 et 2 Timothée, Tite, Philémon ; c'est sans doute à ce volume que la 2 e ép. de Pierre fait allusion quand elle parle de « toutes les lettres du bien-aimé frère Paul, dont les ignorants tordent le sens, comme ils le font à l'égard des autres écritures » (2Pi 3:16). Enfin, le reste des écrits, Actes, Hébreux, Jacques, 1 et 2 Pierre, 1, 2 et 3 Jean, Jude, vint compléter, parfois non sans discussions, le canon du N.T., avec, comme pendant à Daniel, l'Apocalypse. On peut donc dire que le N.T. fut formé progressivement de trois recueils comme l'A.T. : les évangiles, les épîtres de Paul, le reste des livres. On a fait remarquer que la ressemblance va encore plus loin : le premier recueil ayant la grande valeur normative puisqu'il renferme la loi du Christ, et le troisième ayant eu plus de peine que les deux autres à établir son autorité à cause des contestations qu'avait soulevées l'admission de certains livres. Une fois le canon fixé, le Nouveau Testament ne tarda pas à suivre les destinées de l'Ancien : recueil des révélations divines et charte du peuple de Dieu, il fut bientôt considéré en bloc comme la Parole de Dieu.

IV. DIVISIONS.

A l'origine, les livres de la Bible ne renfermaient pas de divisions, sauf dans les cas exceptionnels des Psaumes ou de petits poèmes marqués par un titre spécial : Cantique de Débora, Paroles d'Agur, etc. La synagogue juive, pour faciliter les lectures du sabbat, divisa la loi en sections appelées paracha. Elle constitua aussi dans les livres des prophètes toute une série de fragments correspondant aux sections de la loi, et qu'on appelait : haphtarah

Il semble bien que l'apologiste Tatien, au II e siècle, ait le premier marqué dans le N.T. un certain nombre de divisions marginales. Au III e siècle, Ammonien d'Alexandrie divisa le texte en sections dont Eusèbe se servit pour son Harmonie. Ces sections étaient beaucoup plus courtes que nos chapitres. On en trouve 355 dans Matthieu, 236 dans Marc etc. Au V e siècle, un diacre d'Alexandrie, Euthale, établit des chapitres dans les Actes et les Épîtres. Il y en avait 40 dans les Actes, 19 dans les Romains, etc. Ces chap. étaient divisés en lignes (grec stichoï) ou stiches (le terme est resté dans le français hémistiche), qui servaient pour calculer le paiement dû aux copistes et aussi pour rythmer la voix des lecteurs. Il y avait 2.560 stiches dans Matthieu ; on a calculé que le N.T., qui renferme actuellement 7.959 versets, comptait 19.241 stiches.

La division actuelle en chapitres paraît remonter à Lanfranc (Mort en 1089), grand érudit et conseiller intime du duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. C'est sans doute à lui que l'aurait empruntée Etienne Langton (Mort en 1238), archevêque de Cantor-bérv. On la retrouve au XIII e siècle dans l'index de la Bible du cardinal Hugues de Saint-Cher. Pour ce qui est de la division en versets, qui n'a jamais été admise dans les rouleaux de la synagogue, elle est sans doute due, pour l'A.T., au labeur des docteurs juifs qui fixèrent définitivement le texte hébreu (voir plus loin). Elle n'apparut qu'au XV e siècle, dans la Bible hébraïque du rabbin Nathan. Henri Estienne l'introduisit dans le Psalterium Quintuplex de Lefèvre d'Étaples (Paris 1508 et 1513), en la marquant par des chiffres. Son fils, Robert Estienne (1503-1559), vulgarisa l'usage de la numérotation pour toute la Bible. D'après ce que raconte le fils de celui-ci, Robert Estienne aurait composé la distribution en versets du N.T. pendant les arrêts d'un voyage à cheval entre Paris et Lyon. Cette numérotation parut pour la première fois dans le N.T. que Robert Estienne publia en 1551, aussitôt après la première impression du catéchisma ds Calvin.

V. LANGUES.

Les langues de la Bible sont, pour l'A.T., l'hébreu et l'araméen ; pour le N.T., le grec. L'A.T., dans son ensemble, fut écrit en hébreu et sans points-voyelles, c-à-d. avec les consonnes seulement, qui se suivaient de façon continue. On voit déjà par ce seul trait combien les chances d'erreurs furent grandes pour les copistes qui eurent à transcrire, ou pour les savants qui eurent à fixer le sens du texte original. L'hébreu, dialecte cananéen de la famille sémitique et très voisin de l'araméen, c-à-d. de la langue des Syriens, fut parlé dès les temps les plus reculés jusqu'à l'exil à Babylone, qui mit fin à la vie d'Israël comme peuple. Après leur retour sur les ruines de Jérusalem (538 av. J. -C), les Israélites, devenus la communauté juive, cessèrent de parler leur langue originelle pour adopter l'araméen qui avait cours dans toute l'Asie sud-orientale. L'hébreu ne fut plus conservé que comme langue sacrée, la langue des livres saints. On trouve cependant dans la Bible hébraïque quelques parties araméennes : Daniel (Da 2:4-7:28), Esdras (Esd 4:8-6:18 7:12-26), un verset dans Jérémie (Jer 10:11) et deux mots dans Ge 31:47.

Au temps de Jésus, on parlait en Palestine un dialecte araméen, et certainement ce fut en cette langue que le Messie donna ses enseignements. Les premiers documents qui fixèrent les souvenirs de la vie du Seigneur durent être rédigés en araméen. Quand Papias dit que Matthieu écrivit en hébreu la collection des discours de Jésus (logia), il n'entend sans doute pas autre chose que l'araméen, car il serait fort étonnant que l'apôtre eût publié en langue archaïque des propos qu'il avait entendus de son Maître en langue populaire. Le souci de l'exactitude lui commandait de rendre les paroles de Jésus dans les termes où il les avait dites. Mais c'est s'avancer trop que de prétendre que tel ou tel livre du N.T., sous la forme où nous le possédons, a été écrit d'abord en araméen, puis mis en grec. L'auteur de l'év. de Matthieu, qui traduisit en grec et encadra de récits les logia de l'apôtre (voir Évangiles synoptiques), fait par ailleurs des citations tirées des LXX, ce qui prouve qu'il maniait fort bien le grec. Quelque regret que l'on en puisse avoir, il faut reconnaître que les paroles que nous possédons de Jésus ne sont parvenues jusqu'à nous qu'à travers une traduction, la traduction dans une langue d'un tout autre génie que la sienne. Ceci doit nous amener, dans les cas difficiles, à nous attacher à l'esprit plutôt qu'à la lettre. On a prétendu, jusqu'à ces derniers temps, que le N.T. avait été écrit dans un dialecte spécial, qu'on appelait le grec hellénistique, différent du grec courant par des particularités qu'on attribuait surtout à l'influence de l'A.T. et des formes de la pensée sémitique. Les papyrus et les inscriptions que l'on a découverts en ces dernières années prouvent que le grec du N.T. était bien la langue en usage au I er siècle de notre ère dans tout le bassin de la Méditerranée. On appelle aujourd'hui ce grec la langue commune (koïnè). Il a donc fallu refaire toutes les grammaires du grec du N.T. pour le ramener à cette langue commune, sans toutefois méconnaître les traces occasionnelles des habitudes littéraires juives, mais en renonçant à voir dans celles-ci une influence prépondérante. Les auteurs de tel évangile ou de telle épître pensaient sans doute en araméen et pouvaient à l'occasion chercher à rester le plus près possible du texte hébreu de l'A.T. ; ils n'en étaient pas moins capables, en général, de fort bien écrire le grec de leur temps. Il est probable aussi que, dans plus d'un cas, tel récit évangélique n'est que la traduction plus ou moins libre d'une source provenant de Palestine et écrite dans la langue de ce pays. --Voir Langue PARLÉE PAR JÉSUS.

VI. TEXTE.

Il est difficile, pour ne pas dire impossible, de se faire une idée de l'histoire du texte de la Bible dans ses origines. Nous ignorons ce qui, dès les premiers temps, a été fait pour sauvegarder dans leur teneur primitive les manuscrits des auteurs ; d'autre part, les procédés littéraires du milieu où l'A.T. a vu le jour donnent à penser que les matériaux bibliques furent collationnés, fondus ensemble, remaniés par les rabbins avant et après l'exil jusqu'au moment, dont nous ne pouvons fixer la date, où le texte fut établi ne varietur et considéré comme sacré. Il est aisé de constater par la traduction grecque des LXX, commencée sous Ptolémée II (285-247 av. J. -C), achevée, semble-t-il, avant l'ère chrétienne, que le texte hébreu dont ses auteurs se servirent différait sensiblement en maints endroits du texte fixé par les Massorètes, savants juifs qui soumirent les manuscrits de la Bible hébreu à une étude minutieuse entre les VI e et IX e siècle ap. J. -C, et qui s'entendirent pour éditer un texte uniforme, le seul que nous possédions aujourd'hui. Il n'est donc plus à notre portée d'atteindre au texte hébreu primitif, sur lequel, toutefois, les Hexaples d'Origène (Mort en 254 ap. J. -C) --édition en six colonnes de l'A.T. dont la première reproduit le texte hébreu en caractères carrés--et la Vulgate, traduction latin de Jérôme (Mort 420 ap. J. -C), nous fournissent, comme la traduction des LXX, de précieux renseignements.

Les origines du texte du N.T. ne sont guère plus claires que celles du texte de l'A.T. Les autographes écrits sur papyrus étaient fragiles, ils disparurent bientôt. Disparurent aussi toutes les copies faites pendant les trois premiers siècles. Les plus anciens témoins du N.T. que nous connaissions sont deux traductions, l'une syriaque et l'autre latine, qui devaient remonter, sous leur forme première, à la fin du II e siècle de notre ère. A la fin du IV e siècle (382) Jérôme, sur la demande de Damase, évêque de Rome, traduisit la Bible en latin d'après les originaux hébreu et grec ; cette traduction éclipsa les versions latines précédentes et reçut le nom de Vulgate =[version] répandue. Malgré ses défectuosités, elle a été adoptée par le Concile de Trente en 1546 comme la Bible officielle, interprétation définitive et infaillible du texte des Écritures. Quant au texte grec lui-même, nous ne l'atteignons que vers l'époque où Jérôme préparait sa traduction latine au IV e siècle, dans deux manuscrits alexandrins rédigés en quelques-unes de leurs parties par le même copiste et qui portent le nom de Vaticanus et de Sinaïticus (voir Texte du N.T.). Ces copies et celles des siècles suivants, qui sont presque toutes fragmentaires, ne paraissent pas avoir été faites avec beaucoup de méthode. Elles ont souvent souffert de la négligence ou de l'incompétence, de la fatigue ou même des préoccupations dogmatiques des scribes, souffert aussi dans bien des cas de l'ignorance des correcteurs qui, croyant améliorer le texte ou le clarifier, en réalité l'altéraient. A mesure que l'Église s'étendit et gagna en culture, on s'efforça d'assurer la pureté du texte. Mais les différences sensibles entre les manuscrits rendent la tâche fort ardue, en sorte que les ressources de la science moderne elle-même n'excluent ni les occasions de doute, ni les chances d'erreurs. C'est pourquoi, malgré l'abondance des anciens documents, on ne peut reconstituer le texte primitif qu'approximativement.

VII. COMPOSITION.

Nous avons vu que la Bible était non un livre, mais une bibliothèque de livres, écrits en des temps et par des hommes les plus divers. Les pages qu'elle renferme ont été composées au cours de plus de mille ans. Les documents ou les traditions qu'elle met en oeuvre peuvent remonter bien plus haut encore. Pour comprendre ses origines et entrer dans l'esprit de sa composition, il faut se souvenir qu'au temps où la masse des Orientaux ne pouvaient pas lire, les conteurs et les chantres, s'inspirant de récits ignorés de la foule, s'en allaient aux jours et aux lieux de fête ou de grand marché et racontaient aux peuples leur histoire. Ils le faisaient en un style rythmé qui n'était souvent ni poésie ni prose ; et, sous l'inspiration d'un génie à la fois naïf et pathétique, l'épisode touchant devenait une idylle, le geste héroïque une épopée. Puis vinrent les lettrés, prophètes, prêtres, scribes, annalistes nationaux qui transcrivirent ces oeuvres populaires, les retravaillèrent et en fondirent les diverses sources en une seule narration. Mais ils ne parvinrent jamais à dépersonnaliser tout à fait l'oeuvre des rhapsodes ni à supprimer leurs phrases cadencées. La Genèse, les livres des Juges, de Samuel, des Rois même, dans beaucoup de leurs parties narratives, sont en style rythmé, et l'on y rencontre des tableaux, des biographies, qui se détachent de l'ensemble comme un tout et qui sont d'un art achevé. Les oeuvres historiques qui sortirent les premières de cette élaboration littéraire furent les deux grands documents de l'histoire sainte : le Jéhoviste et l'Élohiste, fondus en un seul récit au cours du VII e siècle par un rédacteur qui appartenait au milieu des prophètes. A cause de ce caractère, on a appelé ces annales primitives, dont on retrouve des fragments jusque dans les livres des Rois : l'Écrit prophétique (JE). Après la ruine du royaume d'Israël, en 722, les prophètes se remirent à l'oeuvre dans le royaume de Juda et rédigèrent les écrits du cycle deutéronomique (D) pour essayer d'épargner à Jérusalem le sort de Samarie que sa désobéissance avait perdue. A ce travail de rédaction appartiennent le Deutéronome et la composition définitive des livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Plus tard, après la chute de Sion, pendant et après l'exil, l'histoire d'Israël reçut un troisième apport : la littérature composée par les prêtres (P). L'auteur principal, qui mit en oeuvre les archives du Temple et composa le code sacerdotal, fondit les documents qui venaient de l'école des prophètes avec ceux qu'il tenait des traditions du sanctuaire et donna vers le milieu du V e siècle au livre de la Loi, le Pentateuque, sa forme définitive. Ce livre, composé sans doute sur les bords de l'Euphrate pendant l'exil, fut apporté par Esdras à Jérusalem et adopté par la communauté juive comme la charte définitive de sa religion. L'école des prêtres ne s'en tint pas là et rédigea plus tard, au cours du III e siècle, le livre des Chroniques, ouvrage conçu dans un tout autre esprit que le livre des Rois, et une histoire de la restauration opérée par Esdras et Néhémie. On voit par ces brèves indications à travers combien de remaniements et par quelle quantité et quelle variété d'auteurs nous sont parvenues les pages qui racontent dans notre Bible l'histoire du peuple élu.

Les découvertes modernes relatives aux archives de l'ancien monde sémitique, notamment celle du code d'Hammourapi, contemporain d'Abraham, nous interdisent d'exclure la possibilité que les Hébreux établis en Egypte aient eu entre les mains des documents écrits, fixant au moins quelques points du passé de leur race et de la législation patriarcale. Aucune raison scientifique ne s'oppose non plus à ce qu'un certain nombre de lois fixant l'alliance de Jéhovah avec son peuple, et certaines données concernant l'hygiène des tribus ou les péripéties de leur marche au désert, remontent à Moïse lui-même. Les critiques s'accordent généralement à reconnaître dans le cantique de Débora un morceau poétique contemporain des faits qu'il exalte. Israël avait donc au temps des Juges, c-à-d. bien avant l'an 1000 av. J. -C, la pleine maîtrise de sa langue et de son génie littéraire.

Parmi les livres prophétiques rédigés tantôt par le prophète lui-même, tantôt par ses disciples, le plus ancien est celui d'Amos qui est probablement le plus vieux livre de la Bible et qui date du milieu du VIII e siècle ; puis vinrent Osée, Ésaïe, Michée... Le VIII e siècle fut le siècle d'or des lettres hébraïques. Au VII e siècle appartiennent Jérémie, Nahum, Habacuc, Sophonie ; au VI e siècle Ézéchiel en Babylonie, Abdias, le deuxième Ésaïe, resté probablement sur les ruines de Sion, Aggée, Zacharie (1-8). Malachie date du V e siècle Quant à Daniel, qui est avant tout une Apocalypse et que la Bible hébraïque ne compte pas parmi les prophètes, il a vu le jour vers le milieu du II e siècle av. J. -C. Des articles spéciaux marqueront la place des ketoubim dans la Bible. Disons seulement que les livres des Psaumes et des Proverbes, tout en étant de date relativement récente, renferment des matériaux de toutes les époques, dont les plus anciens peuvent fort bien remonter à David et à Salomon.

La composition du N.T. n'offre pas les mêmes difficultés que celle de l'A.T. Comme le dit Harnack : « Entre les années 30 et 70, et sur le sol de Palestine, tout ce qui s'épanouit dans la suite existait et était fixé. » L'extraordinaire commotion causée par le ministère, par la mort et la résurrection de Jésus avait certainement provoqué dans son entourage et parmi ses disciples toute une floraison de petits écrits et de lettres, où ceux qui l'avaient aimé avaient ordonné leurs souvenirs et par lesquels ses premiers adeptes s'efforcèrent de gagner les autres à leur croyance. Nous en avons la preuve par le prologue de Luc et par les épîtres de Paul. Le plus ancien ouvrage du N.T. est, selon toutes probabilités, la première épître aux Thessaloniciens, écrite une vingtaine d'années après la mort de Jésus. Puis vinrent la deuxième ép. aux Thessaloniciens, la lettre aux Galates, celles aux Corinthiens, celle aux Romains qui doit dater du printemps 56. La lettre de Jacques est aussi parmi les plus anciennes. Quand parurent les évangiles de Marc, disciple de Paul et de Pierre, de Luc, le seul parmi les auteurs du N.T. qui ne soit pas juif de naissance, et de Matthieu, dont le premier noyau est un recueil de discours de Jésus collationnés par l'apôtre Matthieu lui-même, toute une littérature chrétienne, écrite dans les années qui suivirent le ministère du Christ, pouvait fournir à leurs auteurs une documentation inestimable. Les derniers ouvrages apostoliques furent les écrits de Jean, qui datent de la fin du siècle de Jésus. Seules les deux petites lettres de l'Ancien (probablement Jean le Presbytre, disciple et successeur de Jean à Ephèse) et la deuxième de Pierre, sous sa forme actuelle, doivent avoir vu le jour au cours du II e siècle Comme on le voit, la presque totalité des ouvrages qui nous documentent sur l'oeuvre et l'enseignement de Jésus date du temps où ceux de ses contemporains dont la vie avait duré normalement existaient encore et étaient en état de contrôler ce qui était dit de lui. La composition du N.T. nous permet donc d'affirmer qu'il n'est aucun fondateur de religion, parmi ceux qui n'ont rien écrit eux-mêmes, dont l'histoire ait été entourée de garanties aussi sûres.

VIII. VALEUR.

Un coup d'oeil sur la composition de la Bible a suffi pour nous prouver que la Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs, pâtres sans culture et historiens versés dans la science des généalogies, prêtres et prophètes, législateurs et moralistes, rois et philosophes, réformateurs et docteurs ; tous les ordres de préoccupations, toutes les intuitions du génie, toutes les formes de l'inspiration jusqu'aux discours du divin Fils de l'homme sont représentés dans ses pages ; unique enfin en ce sens que tout le monde de pensées qui s'y agite et y palpite tourne autour d'un seul objet : le dessein de Dieu, et se déroule constamment sur l'écran de l'histoire. D'abord c'est la vie aventureuse du nomade sémite, puis les moeurs sédentaires de la vie agricole avec les luttes mesquines entre tribus d'Israël. On assiste à la naissance de Jérusalem. A l'arrière-plan apparaît peu à peu la haute civilisation babylonienne. On suit la terreur qu'inspire l'approche des premiers conquérants. On voit passer et repasser sur le sol de la Palestine les armées formidables de l'Assyrie, de la Caldée, de la Perse, de la Macédoine et de Rome..., frémir et se révolter l'orgueil juif sous la férule des Césars, jusqu'au jour où, pour avoir crucifié son Messie, Jérusalem, livrée aux discordes, est emportée dans la tourmente. Tout ce drame vivant dont les scènes se succèdent et s'enchaînent avec une logique impressionnante et vraie, certifié siècle après siècle par les documents des milieux où il a été vécu, voilà ce qui élève la Bible à une hauteur dont n'approche aucun des autres livres religieux de l'humanité. La Bible n'apporte pas seulement une révélation de Dieu, elle expose une expérience humaine ; elle donne le précepte et l'exemple. Ceci nous amène à une importante constatation : on dit volontiers dans nos milieux protestants que les religions juive et chrétienne sont des religions qui ont à l'origine un livre porteur de la révélation de Dieu parmi les hommes. Dans un cas comme dans l'autre, cette manière de voir est erronée ; elle est périlleuse aussi. Quand une autorité extérieure est envisagée comme la manifestation directe, comme l'expression de la révélation divine, la logique humaine exige que cette autorité se présente sous le signe de l'infaillibilité. Or, il est aussi dangereux d'en venir à proclamer l'infaillibilité d'un livre écrit par deshommes, que de décréter l'infaillibilité d'un pontife qui participe lui aussi à l'infirmité de la créature. Mais Dieu n'a pas donné à son intervention rédemptrice dans l'histoire des fondements aussi fragiles. Pour ce qui est de la Bible dans toutes ses parties, elle n'a pas été une cause, mais un résultat. La révélation à laquelle elle rend témoignage a existé avant elle dans la vie et dans l'histoire.

Quand l'A.T. a fixé la biographie des patriarches, ceux-ci avaient vécu, répondu à l'appel divin ; ils étaient déjà si loin dans le passé que l'historien qui nous les fait connaître a mélangé, sans s'en douter, à leur biographie personnelle des traditions ethniques. Quand les annalistes hébreux nous racontent la constitution du peuple élu par Moïse, toute la vie de Moïse, son action, les révélations qu'il a reçues, sont déjà dans le passé, au point que l'un de ses biographes nous décrit le tabernacle à travers les splendeurs du temple de Salomon. Le temps des rois nous est narré par un rédacteur qui leur reproche comme un crime la pluralité des sanctuaires, parce qu'il est déjà trop loin d'eux pour se rendre compte qu'avant la découverte du Deutéronome sous Josias, l'érection des sanctuaires était libre au point que de grands réformateurs comme Élie élevaient des autels loin de Jérusalem. Les livres des Prophètes ne sont que la rédaction, par eux-mêmes ou par leurs disciples, de résumés plus ou moins étendus de quelques-uns des discours où s'exprima l'action ardente de leur ministère. En bien des cas, ils ont été recueillis sans ordre et dans des conditions qui nous rendent difficile, parfois même impossible, de nous faire une idée de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu. Le livre des Psaumes, recueil des cantiques du peuple juif, n'est que la réunion de plusieurs collections de chants où s'était exprimée depuis le temps de David, à travers tous les siècles, la piété individuelle et collective. Il va sans dire que ces livres, une fois écrits, ont eu une action souvent très grande sur le développement religieux d'Israël. Il n'en demeure pas moins que partout et toujours la révélation de Dieu, la réaction du peuple, l'expérience des croyants, la religion vivante du peuple élu dans ses milieux fidèles, ont précédé et provoqué le livre que nous lisons dans l'A.T. Ceci est un fait capital qui nous explique comment il se fait que ce Livre renferme en même temps que la part de Dieu : manifestation divine dans l'histoire, la part de l'homme : interprétation parfois erronée donnée par l'écrivain à l'intervention d'En-haut.

Le N.T. a eu la même origine et le même développement que l'A.T. Jésus, à notre connaissance, n'a rien écrit. Il n'a laissé aucun code religieux à ses disciples. Il a fondé ici-bas le Royaume de Dieu par sa parole révélatrice (voir Révélation) et par son exemple, par le baptême et par la Cène, puis il a ordonné à ses disciples de lui servir de témoins « jusqu'aux extrémités de la terre ». Jésus a vécu, il a exercé son ministère, il a été crucifié et il est ressuscité. Il a lancé ses apôtres à la conquête du monde, et ceux-ci ont entrepris leur tâche, soutenus par l'Esprit que Jésus leur avait promis, alors qu'il n'existait aucun des livres du N.T. La plus ancienne page du N.T. que nous possédions, la première lettre de Paul, est postérieure d'au moins deux ans au Synode de Jérusalem, c-à-d. à l'assemblée qui donne à l'Eglise universelle sa première organisation. Ce n'est donc pas le N.T. mais la révélation du Christ qui a fait l'Église, une Église vivante, agissante, progressive, réalisée sur terre juive comme sur terre païenne en des types divers, parfois contradictoires, Église qui mettait peu à peu en oeuvre toutes les ressources de l'Évangile sous l'impulsion de l'Esprit, mais qui n'était pas pour cela exempte de tâtonnements et d'erreurs. Cette Église apostolique prêchait l'Évangile, mais n'avait pas pour loi des documents qui ne vinrent qu'après, expressions de la foi et recueils providentiels de la révélation. Ainsi s'explique que les livres du N.T. ne se donnent pas comme la charte constitutive de l'Église, mais apparaissent dans la plupart des cas très clairement comme des ouvrages occasionnels, des oeuvres épistolaires nées de circonstances locales et destinées à répondre aux besoins particuliers des individus ou des communautés. Quand leurs auteurs tenaient la plume, il n'entrait en rien dans leur intention de légiférer pour toutes les Églises de tous les temps.

Lorsqu'on a compris cet ensemble de faits et replacé les écrits du N.T., comme ceux de l'A.T., dans le cadre qui les a vus naître, une triple conclusion s'impose :

1. que la religion dont la Bible est le document sacré n'est pas née de la Bible qui lui rend témoignage et dont la composition est inséparable du mouvement de vie et du développement progressif de l'histoire humaine ;

2. que la religion de la Bible, existant avant la Bible et ayant fait ses preuves dans l'histoire avant l'apparition de la Bible, a pour origine une puissance divine, une intervention régénératrice de Dieu au sein de l'humanité. Cette puissance, cette intervention qui continuent à s'exercer et à porter leurs fruits individuels et collectifs d'âge en âge, présentent un ensemble de faits contrôlables à l'expérience, lesquels constituent la véritable et seule indubitable preuve que Dieu a parlé par les prophètes d'Israël, par le Christ et par ses apôtres ; ce sont ces faits qui donnent à la Bible son crédit et lui assurent une valeur permanente, normative, quels que soient par ailleurs les égarements et les fautes de l'Église ;

3. que la Bible, expression humaine et document historique de la religion dont elle est le témoin, demande à être étudiée avec toutes les ressources de la foi et de la science, afin que nous ne soyons pas exposés à confondre la Parole de Dieu et la parole de l'homme, la source jaillissante de l'Esprit avec le canal que lui ont creusé des mains fidèles mais parfois inexpertes. Jésus a dit : « Si quelqu'un veut faire la volonté de mon Père, il connaîtra... » Dans le domaine religieux, l'expérience est donc le fondement de la connaissance.

Quand la critique biblique est éclairée par l'expérience de la vie spirituelle, non seulement elle n'est pas une enquête sceptique et profane, mais on doit la considérer comme une oeuvre de foi, comme la marque du plus haut respect pour la révélation de Dieu renfermée dans la Bible, et comme le seul moyen qui soit à notre portée d'établir la différence morale essentielle entre la religion qui a produit la Bible et les religions naturelles nées de livres sacrés réputés miraculeux. L'ancienne théorie de l'inspiration verbale des textes de la Bible, léguée par la théologie des rabbins juifs à la théologie chrétienne, est une méconnaissance des vraies origines de la religion révélée ; elle rabaisse celle-ci au niveau des religions non chrétiennes qui ont à leur base des livres sacrés, livres que, toutes, elles prétendent infaillibles et de dictée divine.

Ce qui fait l'originalité et la divinité de la religion évangélique, c'est que précisément elle ne dépend pas d'un livre, mais d'une personne, et que même des erreurs trouvées dans ce livre n'atteignent en rien l'autorité de cette personne, sa sainteté et son action régénératrice dans le monde. Ce ne sont pas les textes d'un livre, c'est la vie d'un chrétien qui est la preuve souveraine que Jésus est le Fils de Dieu, Sauveur de l'humanité perdue. Cette vérité, mise en évidence par Luther, nous explique son indépendance à l'égard du canon biblique et sa courageuse déclaration : « L'Écriture n'est qu'un serviteur de Christ ; pour moi, je ne me donne pas au serviteur, mais au maître qui est aussi le maître de la Parole ; il m'a acquis la félicité par sa mort et sa résurrection ; c'est lui que je possède et c'est lui que je garde. »

A qui s'effraierait de la hardiesse de cette attitude, il faut rappeler que l'homme qui a pris cette attitude est l'homme qui a rendu la Bible à l'Église, l'homme qui, brandissant l'autorité souveraine de la Bible à la face d'une Europe qui retournait au paganisme, a brisé par cette autorité les décrets des princes, des papes et des conciles, et donné le branle au mouvement d'où toute la Réforme est sortie. Il y a là de quoi faire réfléchir. Luther n'a pas eu la superstition de la lettre de la Bible, mais il a trouvé dans la révélation biblique l'esclavage du Christ et la sainte liberté des enfants de Dieu. L'expérience que son génie a fait rayonner parmi ses contemporains s'est perpétuée de siècle en siècle. Elle a fixé la vraie notion de la Bible. Savants ou ignorants, ceux-là seuls qui, dans la communion du Christ, vivent la Parole de Dieu, savent la part que cette Parole a dans la Bible et font à la Bible elle-même la place qui lui est due. Alex. W.

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    • Genèse 31

      47 Laban l'appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l'appela Galed.

      Nombres 2

      1 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron :
      2 « Les Israélites camperont chacun près de son étendard, sous les enseignes de sa famille ; ils camperont à une certaine distance tout autour de la tente de la rencontre.
      3 » Ceux qui camperont à l’est, du côté du soleil levant, seront sous l’étendard du camp de Juda, répartis dans leurs corps d'armée. Là camperont le prince des Judéens, Nachshon, fils d'Amminadab,
      4 et son corps d'armée composé de 74'600 hommes d'après le dénombrement.
      5 A ses côtés camperont la tribu d'Issacar, le prince des Issacarites, Nathanaël, fils de Tsuar,
      6 et son corps d'armée composé de 54'400 hommes d'après le dénombrement,
      7 puis la tribu de Zabulon, le prince des Zabulonites, Eliab, fils de Hélon,
      8 et son corps d'armée composé de 57'400 hommes d'après le dénombrement.
      9 Total pour le camp de Juda, d'après le dénombrement : 186'400 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils se mettront en marche les premiers.
      10 » L’étendard du camp de Ruben se trouvera au sud avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Rubénites, Elitsur, fils de Shedéur,
      11 et son corps d'armée composé de 46'500 hommes d'après le dénombrement.
      12 A ses côtés camperont la tribu de Siméon, le prince des Siméonites, Shelumiel, fils de Tsurishaddaï,
      13 et son corps d'armée composé de 59'300 hommes d'après le dénombrement,
      14 puis la tribu de Gad, le prince des Gadites, Eliasaph, fils de Déuel,
      15 et son corps d'armée composé de 45'650 hommes d'après le dénombrement.
      16 Total pour le camp de Ruben, d'après le dénombrement : 151'450 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils seront les deuxièmes à se mettre en marche.
      17 » Ensuite partira la tente de la rencontre, avec le camp des Lévites placé au milieu des autres camps. Ils suivront dans la marche l'ordre dans lequel ils auront campé, chacun à sa place, selon son étendard.
      18 » L’étendard du camp d'Ephraïm se trouvera à l’ouest avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Ephraïmites, Elishama, fils d'Ammihud,
      19 et son corps d'armée composé de 40'500 hommes d'après le dénombrement.
      20 A ses côtés camperont la tribu de Manassé, le prince des Manassites, Gamliel, fils de Pedahtsur,
      21 et son corps d'armée composé de 32'200 hommes d'après le dénombrement,
      22 puis la tribu de Benjamin, le prince des Benjaminites, Abidan, fils de Guideoni,
      23 et son corps d'armée composé de 35'400 hommes d'après le dénombrement.
      24 Total pour le camp d'Ephraïm, d'après le dénombrement : 108'100 hommes répartis dans leurs corps d'armée. Ils seront les troisièmes à se mettre en marche.
      25 » L’étendard du camp de Dan se trouvera au nord avec ses corps d'armée. Là camperont le prince des Danites, Ahiézer, fils d'Ammishaddaï,
      26 et son corps d'armée composé de 62'700 hommes d'après le dénombrement.
      27 A ses côtés camperont la tribu d'Aser, le prince des Asérites, Paguiel, fils d'Ocran,
      28 et son corps d'armée composé de 41'500 hommes d'après le dénombrement,
      29 puis la tribu de Nephthali, le prince des Nephthalites, Ahira, fils d'Enan,
      30 et son corps d'armée composé de 53'400 hommes d'après le dénombrement.
      31 Total pour le camp de Dan, d'après le dénombrement : 157'600 hommes. Ils seront les derniers à se mettre en marche, selon leur étendard. »
      32 Tels sont les Israélites dont on fit le dénombrement en fonction de leur famille. On dénombra au total, parmi ceux qui formèrent les camps selon leurs corps d'armée, 603'550 hommes.
      33 Conformément à l'ordre que l'Eternel avait donné à Moïse, les Lévites ne furent pas inclus dans le dénombrement effectué au milieu des Israélites.
      34 Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l'Eternel avait donnés à Moïse. C'est ainsi qu'ils campaient, selon leurs étendards, et c'est ainsi qu'ils se mettaient en marche, chacun en fonction de son clan, suivant sa famille.

      Esdras 4

      8 Rehum, le commandant, et Shimshaï, son secrétaire, écrivirent au roi Artaxerxès la lettre suivante à propos de Jérusalem :
      9 « Rehum, le commandant, Shimshaï, son secrétaire, et le reste de leurs associés, originaires de Din, d'Arpharsathac, de Tharpel, d'Apharas, d'Erec, de Babylone, de Suse, de Déha et d'Elam,
      10 ainsi que les autres peuples que le grand et illustre Osnappar a exilés et installés dans la ville de Samarie et dans le reste de la région située à l’ouest de l’Euphrate, etc. »
      11 Voici la copie de la lettre qu'ils envoyèrent au roi Artaxerxès : « Tes serviteurs, les habitants de la région située à l’ouest de l’Euphrate, etc.
      12 Roi, tu dois savoir que les Juifs partis de chez toi et arrivés près de nous à Jérusalem reconstruisent cette ville rebelle et mauvaise, en relèvent les murs et en restaurent les fondations.
      13 Roi, tu dois maintenant savoir que, si cette ville est reconstruite et ses murs relevés, ils ne paieront ni taxe, ni impôt, ni droit de passage et cela portera préjudice au trésor royal.
      14 Or, c’est parce que nous sommes étroitement associés au palais et qu'il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi que nous t’envoyons ces informations.
      15 Qu'on fasse des recherches dans le livre des mémoires de tes prédécesseurs, et tu y trouveras l’information suivante : cette ville est une ville rebelle, qui porte préjudice aux rois et aux provinces, et elle a depuis toujours abrité des révoltes. C'est la raison pour laquelle elle avait été détruite.
      16 Quant à nous, nous t’informons, roi, que la reconstruction de cette ville et le relèvement de ses murs te priveront de toute possession à l’ouest de l’Euphrate. »
      17 Voici la réponse envoyée par le roi à Rehum, le commandant, à Shimshaï, son secrétaire, et au reste de leurs associés installés à Samarie et dans le reste de la région située à l’ouest de l’Euphrate : « Mes vœux de paix, etc.
      18 La lettre que vous nous avez envoyée a été lue distinctement devant moi.
      19 J'ai donné ordre de faire des recherches, et l'on a trouvé que depuis toujours cette ville s'est soulevée contre les rois et a abrité des rébellions et des révoltes.
      20 De plus, il y a eu à Jérusalem des rois puissants, qui ont exercé leur domination sur toute la région située à l’ouest de l’Euphrate et auxquels on payait taxe, impôt et droit de passage.
      21 Ordonnez donc de faire cesser les travaux de ces hommes, afin que cette ville ne soit pas reconstruite tant que je n’en aurai pas donné l’autorisation.
      22 Evitez toute négligence concernant cette affaire, afin que le préjudice porté aux rois n’augmente pas. »
      23 Dès que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant eux, Rehum, Shimshaï, son secrétaire, et leurs associés s’empressèrent de se rendre à Jérusalem vers les Juifs, et ils firent cesser leurs travaux par la violence et la force.
      24 A ce moment-là donc, le travail effectué pour la maison de Dieu à Jérusalem s’arrêta, et ce jusqu'à la deuxième année du règne de Darius sur la Perse.

      Esdras 5

      1 Les prophètes Aggée et Zacharie, le fils d'Iddo, prophétisèrent à l’intention des Juifs qui se trouvaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d'Israël qui était avec eux.
      2 Alors Zorobabel, fils de Shealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à reconstruire la maison de Dieu à Jérusalem. Les prophètes de Dieu étaient à leurs côtés pour les soutenir.
      3 A la même époque, Thathnaï, qui était gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et leurs associés vinrent les trouver et leur demandèrent : « Qui vous a donné l'autorisation de reconstruire ce temple et de relever ces murs ? »
      4 Nous leur avons donc dit quels étaient les noms des hommes qui reconstruisaient cet édifice.
      5 Cependant, Dieu veillait sur les anciens des Juifs et on laissa continuer les travaux pendant l'envoi d'un rapport à Darius et jusqu'à la réception d'une lettre sur cette affaire.
      6 Voici la copie de la lettre envoyée au roi Darius par Thathnaï, gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et ses associés d'Apharsac qui habitaient cette région.
      7 Ils lui adressèrent un rapport dont voici la teneur : « Tous nos vœux de paix, roi Darius !
      8 Roi, tu dois savoir que nous nous sommes rendus dans la province de Juda à la maison du grand Dieu. Or, elle est reconstruite en pierres de taille et le bois est posé contre les murs ; ce travail est effectué avec soin et progresse rapidement entre leurs mains.
      9 Nous avons interrogé les anciens en leur demandant : ‘Qui vous a donné l'autorisation de reconstruire ce temple et de relever ces murs ?’
      10 Nous leur avons même demandé leurs noms pour te les faire connaître en te donnant par écrit ceux des hommes qui sont à leur tête.
      11 » Voici la réponse qu'ils nous ont faite : ‘Nous sommes les serviteurs du Dieu du ciel et de la terre, et nous reconstruisons le temple qui avait été construit il y a bien longtemps. C’était un grand roi d'Israël qui l'avait construit et terminé.
      12 Mais nos ancêtres ont irrité le Dieu du ciel, de sorte qu’il les a soumis à la domination du Babylonien Nebucadnetsar, roi de Babylone, qui a détruit ce temple et exilé le peuple à Babylone.
      13 Toutefois, la première année de son règne sur Babylone, le roi Cyrus a donné l'ordre de reconstruire cette maison de Dieu.
      14 Il a même retiré du temple de Babylone les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés dans le temple de Babylone ; il les a fait remettre au dénommé Sheshbatsar, qu'il a désigné gouverneur,
      15 et il lui a ordonné de prendre ces ustensiles, d’aller les déposer dans le temple de Jérusalem et de reconstruire la maison de Dieu sur son emplacement.
      16 Ce Sheshbatsar est donc venu, il a posé les fondations de la maison de Dieu à Jérusalem et, depuis ce moment jusqu'à maintenant, elle est en construction, sans avoir encore été terminée.’
      17 » Maintenant, si le roi le juge bon, que l'on fasse des recherches dans le dépôt des trésors royaux à Babylone, pour vérifier si le roi Cyrus a effectivement donné l’ordre de reconstruire cette maison de Dieu à Jérusalem. Que le roi nous fasse connaître ensuite quelle est sa volonté concernant cette affaire. »

      Esdras 6

      1 Alors le roi Darius donna l'ordre de faire des recherches dans le bâtiment des archives où l'on déposait les trésors à Babylone,
      2 et l'on trouva à Achmetha, dans la place forte qui se trouve dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était consigné le rapport suivant :
      3 « La première année de son règne, le roi Cyrus a donné l’ordre que voici concernant la maison de Dieu à Jérusalem : ‘Que le temple soit reconstruit pour être un endroit où l'on offre des sacrifices et qu'il ait de solides fondations. Il aura 30 mètres de haut et de large,
      4 trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront pris en charge par le palais royal.
      5 De plus, on rendra les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés à Babylone. Chacun retrouvera sa place au temple de Jérusalem, on les déposera dans la maison de Dieu.’ »
      6 Darius ordonna alors : « Maintenant, Thathnaï, toi qui es gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et vos associés d'Apharsac qui habitez cette région, tenez-vous loin de cet endroit.
      7 Laissez les travaux de cette maison de Dieu se poursuivre. Que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la reconstruisent sur son emplacement.
      8 » Voici l'ordre que je donne concernant la manière dont vous devrez vous comporter envers ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu : on prendra sur les biens du roi provenant des taxes de la région située à l’ouest de l’Euphrate pour rembourser exactement les frais de ces hommes, afin qu'il n'y ait pas d'interruption des travaux.
      9 Les éléments nécessaires pour offrir des holocaustes au Dieu du ciel – jeunes taureaux, béliers et agneaux, blé, sel, vin et huile – seront livrés, sur leur demande, aux prêtres de Jérusalem, jour après jour. Faites cela sans négligence,
      10 afin qu'ils offrent des sacrifices dont l’odeur est agréable au Dieu du ciel et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils.
      11 » Et voici l'ordre que je donne concernant tout homme qui modifiera ce décret : on arrachera une poutre à sa maison, on la dressera pour l’y empaler et l'on fera de sa maison un tas de décombres.
      12 Que le Dieu qui fait résider son nom à cet endroit renverse tout roi et tout peuple qui chercheraient à modifier ce décret, à détruire cette maison de Dieu à Jérusalem ! C’est moi, Darius, qui ai donné cet ordre. Qu'il soit fidèlement appliqué. »
      13 Thathnaï, gouverneur de la région située à l’ouest de l’Euphrate, Shethar-Boznaï et leurs associés se conformèrent fidèlement à l’ordre que leur avait envoyé le roi Darius.
      14 Quant aux anciens des Juifs, ils progressèrent rapidement dans la construction, encouragés par les prophéties du prophète Aggée et de Zacharie, fils d'Iddo. Ils finirent de construire le temple suivant l'ordre du Dieu d'Israël et suivant l'ordre des rois de Perse Cyrus, Darius et Artaxerxès.
      15 Il fut terminé le troisième jour du mois d'Adar, la sixième année de règne du roi Darius.
      16 Les Israélites, les prêtres, les Lévites et le reste des Juifs issus de l’exil firent avec joie la dédicace de cette maison de Dieu.
      17 Ils offrirent, pour sa dédicace, 100 taureaux, 200 béliers, 400 agneaux et, comme victimes expiatoires pour tout Israël, 12 boucs, d'après le nombre des tribus d'Israël.
      18 Ils mirent en place les prêtres selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, conformément à ce qui est écrit dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 « Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel, etc.

      Néhémie 9

      3 Ils se sont levés, chacun à sa place, et on a lu dans le livre de la loi de l'Eternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée. Pendant un autre quart, ils ont confessé leurs péchés et se sont prosternés devant l'Eternel, leur Dieu.

      Néhémie 13

      1 A ce moment-là, on a fait la lecture du livre de Moïse au peuple et l'on y a trouvé écrit que l'Ammonite et le Moabite ne pourraient jamais entrer dans l'assemblée de Dieu

      Esaïe 30

      1 Malheur aux enfants rebelles qui forment des projets en me tenant à l’écart, déclare l’Eternel, et qui concluent des alliances sans se laisser inspirer par moi, accumulant ainsi péché sur péché !
      2 Ils descendent en Egypte sans me demander mon avis, pour chercher refuge dans la protection du pharaon et s’abriter sous l'ombre de l'Egypte !
      3 La protection du pharaon tournera à votre honte, et l'abri trouvé sous l'ombre de l'Egypte à votre humiliation.
      4 En effet, ses ministres sont à Tsoan et ses messagers ont atteint Hanès !
      5 Tous se couvrent de honte à cause d'un peuple qui ne leur sera d’aucune utilité, ni pour les secourir, ni pour les aider, mais qui fera leur honte et leur déshonneur.
      6 Message sur les bêtes du Néguev. A travers une région de détresse et de désarroi, patrie de la lionne et du lion, de la vipère et du serpent volant, ils portent leurs richesses à dos d'âne, ils portent leurs trésors sur la bosse des chameaux pour les donner à un peuple qui ne leur sera d’aucune utilité.
      7 En effet, le secours de l’Egypte est illusoire et creux, c'est pourquoi je l’ai appelée « le monstre au repos ».
      8 Maintenant, viens écrire cette parole devant eux sur une table et enregistre-la dans un livre, afin qu'elle reste comme un témoignage éternel pour les jours à venir.
      9 En effet, c'est un peuple rebelle, ce sont des enfants menteurs, des enfants qui ne veulent pas écouter la loi de l'Eternel.
      10 Ils disent aux voyants : « N’ayez pas de visions », aux prophètes : « Ne nous révélez pas des vérités ! Dites-nous des choses flatteuses, révélez-nous des chimères !
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