Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

BIBLE (la)

Définition biblique de Bible (la) :

Le terme Bible désigne l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. La Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs.

Sommaire

I. NOM.

Le mot Bible désigna d'abord le recueil des Écrits sacrés de la religion juive ; puis, quand le Nouveau Testament eut été constitué, il fut appliqué à l'ensemble des saintes Écritures, document normatif de la religion chrétienne et plus spécialement des Églises issues de la Réforme. Le mot Bible dérive du grec biblos qui désigne l'écorce intérieure du papyrus, avec laquelle on faisait le papier. Les livres écrits sur ce papier s'appelaient biblia. L'Église chrétienne, qui considérait les documents de l'A.T. et du N.T. comme les livres par excellence, les nomma, au V e siècle biblia, les Bibles =la collection des livres. Jérôme les avait déjà appelés une « bibliothèque divine » ou sacrée. Le terme grec biblia, neutre pluriel transporté en latin, fut peu à peu regardé comme un singulier fém., et « les livres » devinrent « le Livre » : la Bible. C'est ainsi qu'un titre destiné à faire ressortir la diversité des Écrits sacrés perdit sa signification première et parut au contraire avoir été choisi pour faire ressortir l'unité des saintes Écritures. Insensiblement la masse des chrétiens oublia, avec la multiplicité des ouvrages que renferme la Bible, la diversité de leur origine et la grande variété de leurs auteurs. On ne vit plus qu'un livre dont toutes les pages avaient la même inspiration, la même intention, avec un seul auteur : Dieu. Cette transposition, due à une assonance verbale, est intéressante à noter, parce qu'elle nous explique la cause première de toutes les résistances opposées par l'ensemble de l'Église à la science historique qui cherche à remettre chaque livre dans son milieu et à l'expliquer par son époque. On retrouve déjà l'expression « la Bible » en français au XIII e siècle chez Joinville. Wiclef s'en servit, et, par Luther, elle devint le mot qui désigna dans la Réforme les saintes Écritures.

Les anciens Juifs disaient toujours pour la Bible hébraïque « les livres » (Da 9:2), ou, quand il s'agissait du Pentateuque, les livres de la loi, ou les livres de Moïse : (Ne 9:3 13:1) puis, les Écritures. Le mot grec biblia n'apparaît qu'avec le prologue du Siracide, et sa façon de désigner la troisième partie de l'A.T. par l'expression « le reste des livres » montre que, pour lui, la Loi et les Prophètes étaient aussi des collections de livres. Cependant la tendance de faire ressortir l'unité et la divinité du recueil sacré faisait déjà employer aux Juifs du temps de Jésus l'expression « l'Écriture », lorsqu'il s'agissait de citations de l'A.T.

II. PARTIES.

La Bible chrétienne est divisée en deux parties, deux ouvrages d'inégale longueur, l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Le mot testament a besoin, lui aussi, d'être expliqué par son origine. Le terme latin testamentum, traduit en français par testament, désigne l'acte authentique dans lequel une personne exprime ses dernières volontés. Mais le mot grec diathèkè, traduit en latin par testamentum, a le double sens de testament et d'alliance. Il nous est venu par les LXX, qui traduisent ainsi le mot hébreu berith  : alliance, contrat de Dieu avec son peuple. La traduction latine et l'usage ecclésiastique ont donc détourné l'expression primitive de son sens propre. Par abréviation, on s'est mis à dire l'Ancien Testament au lieu de « les livres de l'Ancien Testament » ; et c'est ainsi qu'on est arrivé à désigner la Bible hébraïque par un mot que Lucien Gautier a raison d'appeler « énigmatique », mot qui achève d'enlever à la Bible hébraïque son titre à caractère historique : les livres de l'Ancienne Alliance. Le mot testament, substituant, comme le mot Bible, l'idée d'unité à celle de diversité, y ajoute par surcroît l'idée d'immutabilité. Avec lui la collection d'écrits, ayant chacun son auteur, son milieu, son caractère historique et son intention religieuse, devient un texte unique, un tout d'une seule venue, composé de phrases et de mots sacrés et intangibles, expression d'une dernière volonté : la volonté de Dieu lui-même. A lui seul, le mot a contribué plus qu'on ne le pense à rendre la critique biblique impopulaire dans les Églises, et à la faire considérer d'instinct comme une entreprise profane, attentatoire au caractère même des saintes Écritures : on ne touche pas à un testament.

III. CONTENU.

L'Ancien Testament, la Bible hébraïque, dont Jésus se servait ainsi que ses compatriotes de Palestine, groupait les livres en trois recueils : la Loi, les Prophètes, les Écrits ou le Reste des livres

1.

Le premier recueil, constitué vers la fin du V e siècle av. J. -C, renferme les cinq livres dits de Moïse : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. C'était le recueil essentiel, celui de le livre sacré par excellence. C'est lui qui était l'objet principal de la lecture du sabbat dans les synagogues. Son nom : la Loi (hébreu thôrâ ; grec nomos) servit plus tard pour désigner la Bible hébraïque tout entière. Les écrivains du N.T. donnent la Loi comme référence pour leurs citations tirées de l'A.T., même quand elles ne font pas partie du Pentateuque (mot dérivé du grec et employé pour la première fois par Tertullien pour indiquer les cinq livres de Moïse ; il signifie litt. les cinq étuis renfermant les rouleaux de la Loi). La Loi était la seule partie de l'Ancien Testament acceptée comme charte divine par les Samaritains.

2.

Le second recueil, les Prophètes (hébreu nebiim), se divise en deux sections : Prophètes antérieurs et Prophètes postérieurs. La première section renferme les livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Elle parle du temps où les premiers prophètes façonnèrent le peuple élu. La seconde section renferme les oeuvres des prophètes, dont les écrits nous ont été conservés : Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, et le recueil des Douze (les petits prophètes). Il comptait ainsi huit livres. Cette seconde partie de la Bible hébraïque a été constituée et ajoutée à la première dans la seconde moitié du III e siècle av. J. -C.

3.

Le troisième recueil, les Écrits (hébreu ketoubim), renfermait d'abord trois livres qui composent entre eux une sorte de triade : Psaumes, Proverbes, Job ; puis un recueil appelé Megillôt =les rouleaux, qu'on lisait au moment des fêtes et qui renfermait le Cantique, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste, Esther. Enfin venaient Daniel, Esdras, les Chroniques. En tout onze livres. Cette troisième partie montre comment l'âme humaine a réagi en face des commandements et des promesses de Dieu. Elle n'avait pas l'autorité normative de la Loi, ni le caractère de message divin comme les Prophètes. Le Siracide les appelait « les autres livres de nos pères ». Ce recueil n'était pas exactement fixé au temps de Jésus. Il ne jouit de l'autorité canonique qu'à partir du I er siècle de l'ère chrétienne. On eut beaucoup de peine à y faire entrer Esther, le Cantique et l'Ecclésiaste. Ce qui n'a pas empêché les rabbins postérieurs de diviniser l'ensemble du Canon et d'imaginer au profit de tout l'A.T. la doctrine de l'inspiration verbale qui est d'origine juive et qui, de la synagogue, a passé en certains milieux de l'Église chrétienne. Il est regrettable que la Bible protestante ne soit pas restée fidèle à l'ordre de la Bible hébraïque, la Bible dont se servait Jésus. La solution de bien des problèmes d'histoire et de critique en eût été facilitée.

L'Ancien Testament palestinien ne renfermait pas les livres appelés apocryphes (voir Apocryphes). On les trouve dans la Bible grecque des LXX (voir Textes et versions de l'A.T.), qui n'était pas à proprement parler un livre fermé, un canon (voir Canon) intangible et divin. Les Apocryphes (1 et 2 Esdras, Tobit, Judith, Additions à Esther, Sagesse de Salomon, Siracide, Baruch, Lettre de Jérémie, Cantique des trois jeunes Hébreux, Suzanne, Bel et le Dragon, [la Prière de Manassé], 1 et 2 Macchabées, en tout quatorze livres) ont passé dans les traductions latines, et, par la Vulgate de Jérôme, soit entrés dans le canon de l'Église catholique. Celle-ci les intercale parmi les livres de l'A.T. comme s'ils en faisaient partie intégralement, et le Concile de Trente (1546) rendit leur usage obligatoire. Les Protestants refusent aux Apocr. l'autorité canonique. Toutefois la Bible de Luther les maintient à titre documentaire et les place entre l'A.T. et le N.T. Il est regrettable que la Bible réformée n'en ait pas conservé au moins des extraits.

Les livres du N.T. ont été écrits, à une ou deux exceptions près, dans le siècle même de Jésus. Vers la fin du siècle suivant, le N.T., tel que nous le possédons, était fixé. Son premier recueil fut, selon toute apparence, une juxtaposition des trois év. synoptiques, Matthieu, Marc, Luc, ce que Justin Martyr appelle « les Mémoires des Apôtres ». L'év. de Jean vint plus tard compléter ce volume. On collectionna ensuite les lettres de l'apôtre Paul : Romains, 1 et 2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1 et 2 Thessaloniciens, 1 et 2 Timothée, Tite, Philémon ; c'est sans doute à ce volume que la 2 e ép. de Pierre fait allusion quand elle parle de « toutes les lettres du bien-aimé frère Paul, dont les ignorants tordent le sens, comme ils le font à l'égard des autres écritures » (2Pi 3:16). Enfin, le reste des écrits, Actes, Hébreux, Jacques, 1 et 2 Pierre, 1, 2 et 3 Jean, Jude, vint compléter, parfois non sans discussions, le canon du N.T., avec, comme pendant à Daniel, l'Apocalypse. On peut donc dire que le N.T. fut formé progressivement de trois recueils comme l'A.T. : les évangiles, les épîtres de Paul, le reste des livres. On a fait remarquer que la ressemblance va encore plus loin : le premier recueil ayant la grande valeur normative puisqu'il renferme la loi du Christ, et le troisième ayant eu plus de peine que les deux autres à établir son autorité à cause des contestations qu'avait soulevées l'admission de certains livres. Une fois le canon fixé, le Nouveau Testament ne tarda pas à suivre les destinées de l'Ancien : recueil des révélations divines et charte du peuple de Dieu, il fut bientôt considéré en bloc comme la Parole de Dieu.

IV. DIVISIONS.

A l'origine, les livres de la Bible ne renfermaient pas de divisions, sauf dans les cas exceptionnels des Psaumes ou de petits poèmes marqués par un titre spécial : Cantique de Débora, Paroles d'Agur, etc. La synagogue juive, pour faciliter les lectures du sabbat, divisa la loi en sections appelées paracha. Elle constitua aussi dans les livres des prophètes toute une série de fragments correspondant aux sections de la loi, et qu'on appelait : haphtarah

Il semble bien que l'apologiste Tatien, au II e siècle, ait le premier marqué dans le N.T. un certain nombre de divisions marginales. Au III e siècle, Ammonien d'Alexandrie divisa le texte en sections dont Eusèbe se servit pour son Harmonie. Ces sections étaient beaucoup plus courtes que nos chapitres. On en trouve 355 dans Matthieu, 236 dans Marc etc. Au V e siècle, un diacre d'Alexandrie, Euthale, établit des chapitres dans les Actes et les Épîtres. Il y en avait 40 dans les Actes, 19 dans les Romains, etc. Ces chap. étaient divisés en lignes (grec stichoï) ou stiches (le terme est resté dans le français hémistiche), qui servaient pour calculer le paiement dû aux copistes et aussi pour rythmer la voix des lecteurs. Il y avait 2.560 stiches dans Matthieu ; on a calculé que le N.T., qui renferme actuellement 7.959 versets, comptait 19.241 stiches.

La division actuelle en chapitres paraît remonter à Lanfranc (Mort en 1089), grand érudit et conseiller intime du duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. C'est sans doute à lui que l'aurait empruntée Etienne Langton (Mort en 1238), archevêque de Cantor-bérv. On la retrouve au XIII e siècle dans l'index de la Bible du cardinal Hugues de Saint-Cher. Pour ce qui est de la division en versets, qui n'a jamais été admise dans les rouleaux de la synagogue, elle est sans doute due, pour l'A.T., au labeur des docteurs juifs qui fixèrent définitivement le texte hébreu (voir plus loin). Elle n'apparut qu'au XV e siècle, dans la Bible hébraïque du rabbin Nathan. Henri Estienne l'introduisit dans le Psalterium Quintuplex de Lefèvre d'Étaples (Paris 1508 et 1513), en la marquant par des chiffres. Son fils, Robert Estienne (1503-1559), vulgarisa l'usage de la numérotation pour toute la Bible. D'après ce que raconte le fils de celui-ci, Robert Estienne aurait composé la distribution en versets du N.T. pendant les arrêts d'un voyage à cheval entre Paris et Lyon. Cette numérotation parut pour la première fois dans le N.T. que Robert Estienne publia en 1551, aussitôt après la première impression du catéchisma ds Calvin.

V. LANGUES.

Les langues de la Bible sont, pour l'A.T., l'hébreu et l'araméen ; pour le N.T., le grec. L'A.T., dans son ensemble, fut écrit en hébreu et sans points-voyelles, c-à-d. avec les consonnes seulement, qui se suivaient de façon continue. On voit déjà par ce seul trait combien les chances d'erreurs furent grandes pour les copistes qui eurent à transcrire, ou pour les savants qui eurent à fixer le sens du texte original. L'hébreu, dialecte cananéen de la famille sémitique et très voisin de l'araméen, c-à-d. de la langue des Syriens, fut parlé dès les temps les plus reculés jusqu'à l'exil à Babylone, qui mit fin à la vie d'Israël comme peuple. Après leur retour sur les ruines de Jérusalem (538 av. J. -C), les Israélites, devenus la communauté juive, cessèrent de parler leur langue originelle pour adopter l'araméen qui avait cours dans toute l'Asie sud-orientale. L'hébreu ne fut plus conservé que comme langue sacrée, la langue des livres saints. On trouve cependant dans la Bible hébraïque quelques parties araméennes : Daniel (Da 2:4-7:28), Esdras (Esd 4:8-6:18 7:12-26), un verset dans Jérémie (Jer 10:11) et deux mots dans Ge 31:47.

Au temps de Jésus, on parlait en Palestine un dialecte araméen, et certainement ce fut en cette langue que le Messie donna ses enseignements. Les premiers documents qui fixèrent les souvenirs de la vie du Seigneur durent être rédigés en araméen. Quand Papias dit que Matthieu écrivit en hébreu la collection des discours de Jésus (logia), il n'entend sans doute pas autre chose que l'araméen, car il serait fort étonnant que l'apôtre eût publié en langue archaïque des propos qu'il avait entendus de son Maître en langue populaire. Le souci de l'exactitude lui commandait de rendre les paroles de Jésus dans les termes où il les avait dites. Mais c'est s'avancer trop que de prétendre que tel ou tel livre du N.T., sous la forme où nous le possédons, a été écrit d'abord en araméen, puis mis en grec. L'auteur de l'év. de Matthieu, qui traduisit en grec et encadra de récits les logia de l'apôtre (voir Évangiles synoptiques), fait par ailleurs des citations tirées des LXX, ce qui prouve qu'il maniait fort bien le grec. Quelque regret que l'on en puisse avoir, il faut reconnaître que les paroles que nous possédons de Jésus ne sont parvenues jusqu'à nous qu'à travers une traduction, la traduction dans une langue d'un tout autre génie que la sienne. Ceci doit nous amener, dans les cas difficiles, à nous attacher à l'esprit plutôt qu'à la lettre. On a prétendu, jusqu'à ces derniers temps, que le N.T. avait été écrit dans un dialecte spécial, qu'on appelait le grec hellénistique, différent du grec courant par des particularités qu'on attribuait surtout à l'influence de l'A.T. et des formes de la pensée sémitique. Les papyrus et les inscriptions que l'on a découverts en ces dernières années prouvent que le grec du N.T. était bien la langue en usage au I er siècle de notre ère dans tout le bassin de la Méditerranée. On appelle aujourd'hui ce grec la langue commune (koïnè). Il a donc fallu refaire toutes les grammaires du grec du N.T. pour le ramener à cette langue commune, sans toutefois méconnaître les traces occasionnelles des habitudes littéraires juives, mais en renonçant à voir dans celles-ci une influence prépondérante. Les auteurs de tel évangile ou de telle épître pensaient sans doute en araméen et pouvaient à l'occasion chercher à rester le plus près possible du texte hébreu de l'A.T. ; ils n'en étaient pas moins capables, en général, de fort bien écrire le grec de leur temps. Il est probable aussi que, dans plus d'un cas, tel récit évangélique n'est que la traduction plus ou moins libre d'une source provenant de Palestine et écrite dans la langue de ce pays. --Voir Langue PARLÉE PAR JÉSUS.

VI. TEXTE.

Il est difficile, pour ne pas dire impossible, de se faire une idée de l'histoire du texte de la Bible dans ses origines. Nous ignorons ce qui, dès les premiers temps, a été fait pour sauvegarder dans leur teneur primitive les manuscrits des auteurs ; d'autre part, les procédés littéraires du milieu où l'A.T. a vu le jour donnent à penser que les matériaux bibliques furent collationnés, fondus ensemble, remaniés par les rabbins avant et après l'exil jusqu'au moment, dont nous ne pouvons fixer la date, où le texte fut établi ne varietur et considéré comme sacré. Il est aisé de constater par la traduction grecque des LXX, commencée sous Ptolémée II (285-247 av. J. -C), achevée, semble-t-il, avant l'ère chrétienne, que le texte hébreu dont ses auteurs se servirent différait sensiblement en maints endroits du texte fixé par les Massorètes, savants juifs qui soumirent les manuscrits de la Bible hébreu à une étude minutieuse entre les VI e et IX e siècle ap. J. -C, et qui s'entendirent pour éditer un texte uniforme, le seul que nous possédions aujourd'hui. Il n'est donc plus à notre portée d'atteindre au texte hébreu primitif, sur lequel, toutefois, les Hexaples d'Origène (Mort en 254 ap. J. -C) --édition en six colonnes de l'A.T. dont la première reproduit le texte hébreu en caractères carrés--et la Vulgate, traduction latin de Jérôme (Mort 420 ap. J. -C), nous fournissent, comme la traduction des LXX, de précieux renseignements.

Les origines du texte du N.T. ne sont guère plus claires que celles du texte de l'A.T. Les autographes écrits sur papyrus étaient fragiles, ils disparurent bientôt. Disparurent aussi toutes les copies faites pendant les trois premiers siècles. Les plus anciens témoins du N.T. que nous connaissions sont deux traductions, l'une syriaque et l'autre latine, qui devaient remonter, sous leur forme première, à la fin du II e siècle de notre ère. A la fin du IV e siècle (382) Jérôme, sur la demande de Damase, évêque de Rome, traduisit la Bible en latin d'après les originaux hébreu et grec ; cette traduction éclipsa les versions latines précédentes et reçut le nom de Vulgate =[version] répandue. Malgré ses défectuosités, elle a été adoptée par le Concile de Trente en 1546 comme la Bible officielle, interprétation définitive et infaillible du texte des Écritures. Quant au texte grec lui-même, nous ne l'atteignons que vers l'époque où Jérôme préparait sa traduction latine au IV e siècle, dans deux manuscrits alexandrins rédigés en quelques-unes de leurs parties par le même copiste et qui portent le nom de Vaticanus et de Sinaïticus (voir Texte du N.T.). Ces copies et celles des siècles suivants, qui sont presque toutes fragmentaires, ne paraissent pas avoir été faites avec beaucoup de méthode. Elles ont souvent souffert de la négligence ou de l'incompétence, de la fatigue ou même des préoccupations dogmatiques des scribes, souffert aussi dans bien des cas de l'ignorance des correcteurs qui, croyant améliorer le texte ou le clarifier, en réalité l'altéraient. A mesure que l'Église s'étendit et gagna en culture, on s'efforça d'assurer la pureté du texte. Mais les différences sensibles entre les manuscrits rendent la tâche fort ardue, en sorte que les ressources de la science moderne elle-même n'excluent ni les occasions de doute, ni les chances d'erreurs. C'est pourquoi, malgré l'abondance des anciens documents, on ne peut reconstituer le texte primitif qu'approximativement.

VII. COMPOSITION.

Nous avons vu que la Bible était non un livre, mais une bibliothèque de livres, écrits en des temps et par des hommes les plus divers. Les pages qu'elle renferme ont été composées au cours de plus de mille ans. Les documents ou les traditions qu'elle met en oeuvre peuvent remonter bien plus haut encore. Pour comprendre ses origines et entrer dans l'esprit de sa composition, il faut se souvenir qu'au temps où la masse des Orientaux ne pouvaient pas lire, les conteurs et les chantres, s'inspirant de récits ignorés de la foule, s'en allaient aux jours et aux lieux de fête ou de grand marché et racontaient aux peuples leur histoire. Ils le faisaient en un style rythmé qui n'était souvent ni poésie ni prose ; et, sous l'inspiration d'un génie à la fois naïf et pathétique, l'épisode touchant devenait une idylle, le geste héroïque une épopée. Puis vinrent les lettrés, prophètes, prêtres, scribes, annalistes nationaux qui transcrivirent ces oeuvres populaires, les retravaillèrent et en fondirent les diverses sources en une seule narration. Mais ils ne parvinrent jamais à dépersonnaliser tout à fait l'oeuvre des rhapsodes ni à supprimer leurs phrases cadencées. La Genèse, les livres des Juges, de Samuel, des Rois même, dans beaucoup de leurs parties narratives, sont en style rythmé, et l'on y rencontre des tableaux, des biographies, qui se détachent de l'ensemble comme un tout et qui sont d'un art achevé. Les oeuvres historiques qui sortirent les premières de cette élaboration littéraire furent les deux grands documents de l'histoire sainte : le Jéhoviste et l'Élohiste, fondus en un seul récit au cours du VII e siècle par un rédacteur qui appartenait au milieu des prophètes. A cause de ce caractère, on a appelé ces annales primitives, dont on retrouve des fragments jusque dans les livres des Rois : l'Écrit prophétique (JE). Après la ruine du royaume d'Israël, en 722, les prophètes se remirent à l'oeuvre dans le royaume de Juda et rédigèrent les écrits du cycle deutéronomique (D) pour essayer d'épargner à Jérusalem le sort de Samarie que sa désobéissance avait perdue. A ce travail de rédaction appartiennent le Deutéronome et la composition définitive des livres de Josué, Juges, Samuel, Rois. Plus tard, après la chute de Sion, pendant et après l'exil, l'histoire d'Israël reçut un troisième apport : la littérature composée par les prêtres (P). L'auteur principal, qui mit en oeuvre les archives du Temple et composa le code sacerdotal, fondit les documents qui venaient de l'école des prophètes avec ceux qu'il tenait des traditions du sanctuaire et donna vers le milieu du V e siècle au livre de la Loi, le Pentateuque, sa forme définitive. Ce livre, composé sans doute sur les bords de l'Euphrate pendant l'exil, fut apporté par Esdras à Jérusalem et adopté par la communauté juive comme la charte définitive de sa religion. L'école des prêtres ne s'en tint pas là et rédigea plus tard, au cours du III e siècle, le livre des Chroniques, ouvrage conçu dans un tout autre esprit que le livre des Rois, et une histoire de la restauration opérée par Esdras et Néhémie. On voit par ces brèves indications à travers combien de remaniements et par quelle quantité et quelle variété d'auteurs nous sont parvenues les pages qui racontent dans notre Bible l'histoire du peuple élu.

Les découvertes modernes relatives aux archives de l'ancien monde sémitique, notamment celle du code d'Hammourapi, contemporain d'Abraham, nous interdisent d'exclure la possibilité que les Hébreux établis en Egypte aient eu entre les mains des documents écrits, fixant au moins quelques points du passé de leur race et de la législation patriarcale. Aucune raison scientifique ne s'oppose non plus à ce qu'un certain nombre de lois fixant l'alliance de Jéhovah avec son peuple, et certaines données concernant l'hygiène des tribus ou les péripéties de leur marche au désert, remontent à Moïse lui-même. Les critiques s'accordent généralement à reconnaître dans le cantique de Débora un morceau poétique contemporain des faits qu'il exalte. Israël avait donc au temps des Juges, c-à-d. bien avant l'an 1000 av. J. -C, la pleine maîtrise de sa langue et de son génie littéraire.

Parmi les livres prophétiques rédigés tantôt par le prophète lui-même, tantôt par ses disciples, le plus ancien est celui d'Amos qui est probablement le plus vieux livre de la Bible et qui date du milieu du VIII e siècle ; puis vinrent Osée, Ésaïe, Michée... Le VIII e siècle fut le siècle d'or des lettres hébraïques. Au VII e siècle appartiennent Jérémie, Nahum, Habacuc, Sophonie ; au VI e siècle Ézéchiel en Babylonie, Abdias, le deuxième Ésaïe, resté probablement sur les ruines de Sion, Aggée, Zacharie (1-8). Malachie date du V e siècle Quant à Daniel, qui est avant tout une Apocalypse et que la Bible hébraïque ne compte pas parmi les prophètes, il a vu le jour vers le milieu du II e siècle av. J. -C. Des articles spéciaux marqueront la place des ketoubim dans la Bible. Disons seulement que les livres des Psaumes et des Proverbes, tout en étant de date relativement récente, renferment des matériaux de toutes les époques, dont les plus anciens peuvent fort bien remonter à David et à Salomon.

La composition du N.T. n'offre pas les mêmes difficultés que celle de l'A.T. Comme le dit Harnack : « Entre les années 30 et 70, et sur le sol de Palestine, tout ce qui s'épanouit dans la suite existait et était fixé. » L'extraordinaire commotion causée par le ministère, par la mort et la résurrection de Jésus avait certainement provoqué dans son entourage et parmi ses disciples toute une floraison de petits écrits et de lettres, où ceux qui l'avaient aimé avaient ordonné leurs souvenirs et par lesquels ses premiers adeptes s'efforcèrent de gagner les autres à leur croyance. Nous en avons la preuve par le prologue de Luc et par les épîtres de Paul. Le plus ancien ouvrage du N.T. est, selon toutes probabilités, la première épître aux Thessaloniciens, écrite une vingtaine d'années après la mort de Jésus. Puis vinrent la deuxième ép. aux Thessaloniciens, la lettre aux Galates, celles aux Corinthiens, celle aux Romains qui doit dater du printemps 56. La lettre de Jacques est aussi parmi les plus anciennes. Quand parurent les évangiles de Marc, disciple de Paul et de Pierre, de Luc, le seul parmi les auteurs du N.T. qui ne soit pas juif de naissance, et de Matthieu, dont le premier noyau est un recueil de discours de Jésus collationnés par l'apôtre Matthieu lui-même, toute une littérature chrétienne, écrite dans les années qui suivirent le ministère du Christ, pouvait fournir à leurs auteurs une documentation inestimable. Les derniers ouvrages apostoliques furent les écrits de Jean, qui datent de la fin du siècle de Jésus. Seules les deux petites lettres de l'Ancien (probablement Jean le Presbytre, disciple et successeur de Jean à Ephèse) et la deuxième de Pierre, sous sa forme actuelle, doivent avoir vu le jour au cours du II e siècle Comme on le voit, la presque totalité des ouvrages qui nous documentent sur l'oeuvre et l'enseignement de Jésus date du temps où ceux de ses contemporains dont la vie avait duré normalement existaient encore et étaient en état de contrôler ce qui était dit de lui. La composition du N.T. nous permet donc d'affirmer qu'il n'est aucun fondateur de religion, parmi ceux qui n'ont rien écrit eux-mêmes, dont l'histoire ait été entourée de garanties aussi sûres.

VIII. VALEUR.

Un coup d'oeil sur la composition de la Bible a suffi pour nous prouver que la Bible est un livre unique en son genre, unique par l'étendue des siècles qui ont vu naître sa littérature, unique par la diversité de ses auteurs, pâtres sans culture et historiens versés dans la science des généalogies, prêtres et prophètes, législateurs et moralistes, rois et philosophes, réformateurs et docteurs ; tous les ordres de préoccupations, toutes les intuitions du génie, toutes les formes de l'inspiration jusqu'aux discours du divin Fils de l'homme sont représentés dans ses pages ; unique enfin en ce sens que tout le monde de pensées qui s'y agite et y palpite tourne autour d'un seul objet : le dessein de Dieu, et se déroule constamment sur l'écran de l'histoire. D'abord c'est la vie aventureuse du nomade sémite, puis les moeurs sédentaires de la vie agricole avec les luttes mesquines entre tribus d'Israël. On assiste à la naissance de Jérusalem. A l'arrière-plan apparaît peu à peu la haute civilisation babylonienne. On suit la terreur qu'inspire l'approche des premiers conquérants. On voit passer et repasser sur le sol de la Palestine les armées formidables de l'Assyrie, de la Caldée, de la Perse, de la Macédoine et de Rome..., frémir et se révolter l'orgueil juif sous la férule des Césars, jusqu'au jour où, pour avoir crucifié son Messie, Jérusalem, livrée aux discordes, est emportée dans la tourmente. Tout ce drame vivant dont les scènes se succèdent et s'enchaînent avec une logique impressionnante et vraie, certifié siècle après siècle par les documents des milieux où il a été vécu, voilà ce qui élève la Bible à une hauteur dont n'approche aucun des autres livres religieux de l'humanité. La Bible n'apporte pas seulement une révélation de Dieu, elle expose une expérience humaine ; elle donne le précepte et l'exemple. Ceci nous amène à une importante constatation : on dit volontiers dans nos milieux protestants que les religions juive et chrétienne sont des religions qui ont à l'origine un livre porteur de la révélation de Dieu parmi les hommes. Dans un cas comme dans l'autre, cette manière de voir est erronée ; elle est périlleuse aussi. Quand une autorité extérieure est envisagée comme la manifestation directe, comme l'expression de la révélation divine, la logique humaine exige que cette autorité se présente sous le signe de l'infaillibilité. Or, il est aussi dangereux d'en venir à proclamer l'infaillibilité d'un livre écrit par deshommes, que de décréter l'infaillibilité d'un pontife qui participe lui aussi à l'infirmité de la créature. Mais Dieu n'a pas donné à son intervention rédemptrice dans l'histoire des fondements aussi fragiles. Pour ce qui est de la Bible dans toutes ses parties, elle n'a pas été une cause, mais un résultat. La révélation à laquelle elle rend témoignage a existé avant elle dans la vie et dans l'histoire.

Quand l'A.T. a fixé la biographie des patriarches, ceux-ci avaient vécu, répondu à l'appel divin ; ils étaient déjà si loin dans le passé que l'historien qui nous les fait connaître a mélangé, sans s'en douter, à leur biographie personnelle des traditions ethniques. Quand les annalistes hébreux nous racontent la constitution du peuple élu par Moïse, toute la vie de Moïse, son action, les révélations qu'il a reçues, sont déjà dans le passé, au point que l'un de ses biographes nous décrit le tabernacle à travers les splendeurs du temple de Salomon. Le temps des rois nous est narré par un rédacteur qui leur reproche comme un crime la pluralité des sanctuaires, parce qu'il est déjà trop loin d'eux pour se rendre compte qu'avant la découverte du Deutéronome sous Josias, l'érection des sanctuaires était libre au point que de grands réformateurs comme Élie élevaient des autels loin de Jérusalem. Les livres des Prophètes ne sont que la rédaction, par eux-mêmes ou par leurs disciples, de résumés plus ou moins étendus de quelques-uns des discours où s'exprima l'action ardente de leur ministère. En bien des cas, ils ont été recueillis sans ordre et dans des conditions qui nous rendent difficile, parfois même impossible, de nous faire une idée de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu. Le livre des Psaumes, recueil des cantiques du peuple juif, n'est que la réunion de plusieurs collections de chants où s'était exprimée depuis le temps de David, à travers tous les siècles, la piété individuelle et collective. Il va sans dire que ces livres, une fois écrits, ont eu une action souvent très grande sur le développement religieux d'Israël. Il n'en demeure pas moins que partout et toujours la révélation de Dieu, la réaction du peuple, l'expérience des croyants, la religion vivante du peuple élu dans ses milieux fidèles, ont précédé et provoqué le livre que nous lisons dans l'A.T. Ceci est un fait capital qui nous explique comment il se fait que ce Livre renferme en même temps que la part de Dieu : manifestation divine dans l'histoire, la part de l'homme : interprétation parfois erronée donnée par l'écrivain à l'intervention d'En-haut.

Le N.T. a eu la même origine et le même développement que l'A.T. Jésus, à notre connaissance, n'a rien écrit. Il n'a laissé aucun code religieux à ses disciples. Il a fondé ici-bas le Royaume de Dieu par sa parole révélatrice (voir Révélation) et par son exemple, par le baptême et par la Cène, puis il a ordonné à ses disciples de lui servir de témoins « jusqu'aux extrémités de la terre ». Jésus a vécu, il a exercé son ministère, il a été crucifié et il est ressuscité. Il a lancé ses apôtres à la conquête du monde, et ceux-ci ont entrepris leur tâche, soutenus par l'Esprit que Jésus leur avait promis, alors qu'il n'existait aucun des livres du N.T. La plus ancienne page du N.T. que nous possédions, la première lettre de Paul, est postérieure d'au moins deux ans au Synode de Jérusalem, c-à-d. à l'assemblée qui donne à l'Eglise universelle sa première organisation. Ce n'est donc pas le N.T. mais la révélation du Christ qui a fait l'Église, une Église vivante, agissante, progressive, réalisée sur terre juive comme sur terre païenne en des types divers, parfois contradictoires, Église qui mettait peu à peu en oeuvre toutes les ressources de l'Évangile sous l'impulsion de l'Esprit, mais qui n'était pas pour cela exempte de tâtonnements et d'erreurs. Cette Église apostolique prêchait l'Évangile, mais n'avait pas pour loi des documents qui ne vinrent qu'après, expressions de la foi et recueils providentiels de la révélation. Ainsi s'explique que les livres du N.T. ne se donnent pas comme la charte constitutive de l'Église, mais apparaissent dans la plupart des cas très clairement comme des ouvrages occasionnels, des oeuvres épistolaires nées de circonstances locales et destinées à répondre aux besoins particuliers des individus ou des communautés. Quand leurs auteurs tenaient la plume, il n'entrait en rien dans leur intention de légiférer pour toutes les Églises de tous les temps.

Lorsqu'on a compris cet ensemble de faits et replacé les écrits du N.T., comme ceux de l'A.T., dans le cadre qui les a vus naître, une triple conclusion s'impose :

1. que la religion dont la Bible est le document sacré n'est pas née de la Bible qui lui rend témoignage et dont la composition est inséparable du mouvement de vie et du développement progressif de l'histoire humaine ;

2. que la religion de la Bible, existant avant la Bible et ayant fait ses preuves dans l'histoire avant l'apparition de la Bible, a pour origine une puissance divine, une intervention régénératrice de Dieu au sein de l'humanité. Cette puissance, cette intervention qui continuent à s'exercer et à porter leurs fruits individuels et collectifs d'âge en âge, présentent un ensemble de faits contrôlables à l'expérience, lesquels constituent la véritable et seule indubitable preuve que Dieu a parlé par les prophètes d'Israël, par le Christ et par ses apôtres ; ce sont ces faits qui donnent à la Bible son crédit et lui assurent une valeur permanente, normative, quels que soient par ailleurs les égarements et les fautes de l'Église ;

3. que la Bible, expression humaine et document historique de la religion dont elle est le témoin, demande à être étudiée avec toutes les ressources de la foi et de la science, afin que nous ne soyons pas exposés à confondre la Parole de Dieu et la parole de l'homme, la source jaillissante de l'Esprit avec le canal que lui ont creusé des mains fidèles mais parfois inexpertes. Jésus a dit : « Si quelqu'un veut faire la volonté de mon Père, il connaîtra... » Dans le domaine religieux, l'expérience est donc le fondement de la connaissance.

Quand la critique biblique est éclairée par l'expérience de la vie spirituelle, non seulement elle n'est pas une enquête sceptique et profane, mais on doit la considérer comme une oeuvre de foi, comme la marque du plus haut respect pour la révélation de Dieu renfermée dans la Bible, et comme le seul moyen qui soit à notre portée d'établir la différence morale essentielle entre la religion qui a produit la Bible et les religions naturelles nées de livres sacrés réputés miraculeux. L'ancienne théorie de l'inspiration verbale des textes de la Bible, léguée par la théologie des rabbins juifs à la théologie chrétienne, est une méconnaissance des vraies origines de la religion révélée ; elle rabaisse celle-ci au niveau des religions non chrétiennes qui ont à leur base des livres sacrés, livres que, toutes, elles prétendent infaillibles et de dictée divine.

Ce qui fait l'originalité et la divinité de la religion évangélique, c'est que précisément elle ne dépend pas d'un livre, mais d'une personne, et que même des erreurs trouvées dans ce livre n'atteignent en rien l'autorité de cette personne, sa sainteté et son action régénératrice dans le monde. Ce ne sont pas les textes d'un livre, c'est la vie d'un chrétien qui est la preuve souveraine que Jésus est le Fils de Dieu, Sauveur de l'humanité perdue. Cette vérité, mise en évidence par Luther, nous explique son indépendance à l'égard du canon biblique et sa courageuse déclaration : « L'Écriture n'est qu'un serviteur de Christ ; pour moi, je ne me donne pas au serviteur, mais au maître qui est aussi le maître de la Parole ; il m'a acquis la félicité par sa mort et sa résurrection ; c'est lui que je possède et c'est lui que je garde. »

A qui s'effraierait de la hardiesse de cette attitude, il faut rappeler que l'homme qui a pris cette attitude est l'homme qui a rendu la Bible à l'Église, l'homme qui, brandissant l'autorité souveraine de la Bible à la face d'une Europe qui retournait au paganisme, a brisé par cette autorité les décrets des princes, des papes et des conciles, et donné le branle au mouvement d'où toute la Réforme est sortie. Il y a là de quoi faire réfléchir. Luther n'a pas eu la superstition de la lettre de la Bible, mais il a trouvé dans la révélation biblique l'esclavage du Christ et la sainte liberté des enfants de Dieu. L'expérience que son génie a fait rayonner parmi ses contemporains s'est perpétuée de siècle en siècle. Elle a fixé la vraie notion de la Bible. Savants ou ignorants, ceux-là seuls qui, dans la communion du Christ, vivent la Parole de Dieu, savent la part que cette Parole a dans la Bible et font à la Bible elle-même la place qui lui est due. Alex. W.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 31

      47 Laban l’appela Yegar-Sahadouta, et Jacob l’appela Galed.

      Nombres 2

      1 L’Éternel parla à Moïse et à Aaron et dit :
      2 Les Israélites camperont chacun près de sa bannière, sous les enseignes de leur famille ; ils camperont vis-à-vis et tout autour de la tente de la Rencontre.
      3 Ceux qui camperont en avant à l’est (seront sous) la bannière du camp de Juda, avec ses corps d’armée. Le chef des fils de Juda est Nahchôn, fils d’Amminadab.
      4 Son corps d’armée se compose de 74 600 dénombrés.
      5 A ses côtés campera la tribu d’Issacar. Le chef des fils d’Issacar est Netanéel, fils de Tsouar.
      6 Son corps d’armée se compose de 54 400 dénombrés.
      7 Puis la tribu de Zabulon. Le chef des fils de Zabulon est Éliab, fils de Hélôn.
      8 Son corps d’armée se compose de 57 400 hommes dénombrés.
      9 Total par corps d’armée des hommes dénombrés de Juda : 186 400. Ils partiront en premier.
      10 Au sud il y aura la bannière du camp de Ruben, avec ses corps d’armée. Le chef des fils de Ruben est Élitsour, fils de Chedéour.
      11 Son corps d’armée se compose de 46 500 dénombrés.
      12 A ses côtés campera la tribu de Siméon. Le chef des fils de Siméon est Cheloumiel, fils de Tsourichaddaï.
      13 Son corps d’armée se compose de 59 300 hommes dénombrés.
      14 Puis la tribu de Gad. Le chef des fils de Gad est Éliasaph, fils de Reouel.
      15 Son corps d’armée se compose de 45 650 hommes dénombrés.
      16 Total des hommes dénombrés par corps d’armée pour le camp de Ruben : 151 450. Ils partiront en second.
      17 Ensuite, la tente de la Rencontre partira, avec le camp des Lévites placé au milieu des (autres) camps. Ils partiront dans l’ordre où ils camperont, chacun dans son rang, avec leurs bannières.
      18 A l’ouest, il y aura la bannière du camp d’Éphraïm avec ses corps d’armée. Le chef des fils d’Éphraïm est Élichama, fils d’Ammihoud.
      19 Son corps d’armée se compose de 40 500 dénombrés.
      20 A ses côtés campera la tribu de Manassé. Le chef des fils de Manassé est Gamliel, fils de Pedahtsour.
      21 Son corps d’armée se compose de 32 200 dénombrés.
      22 Puis la tribu de Benjamin. Le chef des fils de Benjamin est Abidân, fils de Guideoni.
      23 Son corps d’armée se compose de 35 400 hommes dénombrés.
      24 Total des hommes dénombrés par corps d’armée pour le camp d’Éphraïm : 108 100. Ils partiront en troisième lieu.
      25 Au nord il y aura la bannière du camp de Dan, avec ses corps d’armée. Le chef des fils de Dan est Ahiézer, fils d’Ammichaddaï.
      26 Son corps d’armée se compose de 62 700 hommes dénombrés.
      27 A ses côtés campera la tribu d’Aser. Le chef des fils d’Aser est Paguiel, fils d’Okrân.
      28 Son corps d’armée se compose de 41 500.
      29 Puis la tribu de Nephthali. Le chef des fils de Nephthali est Ahira, fils d’Énân.
      30 Son corps d’armée se compose de 53 400 hommes dénombrés.
      31 Total des hommes dénombrés pour le camp de Dan : 157 600. Ils partiront en dernier, avec leurs bannières.
      32 Tels sont ceux des Israélites qui furent dénombrés par familles. Tous ceux qui furent dénombrés et qui formèrent les camps, par corps d’armée, furent 603 550.
      33 Les Lévites ne furent pas dénombrés parmi les Israélites, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse.
      34 Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse. C’est ainsi qu’ils campaient, avec leurs bannières : et c’est ainsi qu’ils partirent chacun selon son clan, avec sa famille.

      Esdras 4

      8 Rehoum, gouverneur, et Chimchaï, secrétaire, écrivirent au roi Artaxerxès la lettre suivante concernant Jérusalem, savoir :
      9 “ “Rehoum, gouverneur, Chimchaï, secrétaire, et le reste de leurs collègues, ceux de Din, d’Arpharsatak, de Tarpel, d’Apharas, d’Érek, de Babylone, de Suse, de Déha, d’Élam,
      10 et les autres peuples que le grand et illustre Osnappar a déportés et établis dans la ville de Samarie et autres lieux de ce côté du fleuve, etc.””
      11 C’est ici la copie de la lettre qu’ils envoyèrent au roi Artaxerxès. “ “Tes serviteurs, les gens de ce côté du fleuve, etc.
      12 Que le roi sache que les Juifs partis de chez toi et arrivés parmi nous à Jérusalem rebâtissent la ville rebelle et méchante, en restaurent les murs et en réparent les fondations.
      13 Que le roi sache donc que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont restaurés, ils ne paieront ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, et que finalement cela portera préjudice au roi.
      14 Or, comme nous mangeons le sel du palais et qu’il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi, nous envoyons au roi ces informations
      15 pour qu’on fasse des recherches dans le livre des mémoires de tes pères. Tu trouveras et reconnaîtras dans le livre des mémoires que cette ville est une ville rebelle, qui porte préjudice aux rois et aux provinces, et qu’on s’y est livré à la révolte dès les temps anciens. C’est pourquoi cette ville a été détruite.
      16 Nous faisons savoir au roi que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont restaurés, par cela même tu n’auras plus de possession de ce côté du fleuve.””
      17 Le roi envoya cette réponse : “ “A Rehoum, gouverneur, à Chimchaï, secrétaire, et au reste de leurs collègues, demeurant à Samarie et autres lieux de l’autre côté du fleuve, salut, etc.
      18 La lettre que vous nous avez envoyée a été lue exactement devant moi.
      19 J’ai donné ordre de faire des recherches ; et l’on a trouvé que dès les temps anciens cette ville s’est soulevée contre les rois, et qu’on s’y est livré à la sédition et à la révolte.
      20 Il y eut à Jérusalem des rois puissants, qui dominaient sur tout le pays de l’autre côté du fleuve, et auxquels on payait tribut, impôt et droit de passage.
      21 En conséquence, ordonnez de faire cesser (les travaux de) ces gens, afin que cette ville ne soit pas rebâtie avant une autorisation de ma part.
      22 Gardez-vous de mettre en cela de la négligence, de peur que le mal n’augmente au préjudice des rois.””
      23 Aussitôt que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant Rehoum, Chimchaï, le secrétaire et leurs collègues, ils allèrent en hâte à Jérusalem vers les Juifs et firent interrompre (leurs travaux) par violence et par force.
      24 Alors fut interrompu l’ouvrage de la maison de Dieu à Jérusalem, et il fut interrompu jusqu’à la seconde année du règne de Darius, roi de Perse.

      Esdras 5

      1 Le prophète Aggée, et le prophète Zacharie, fils d’Iddo, prophétisèrent aux Juifs qui étaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d’Israël.
      2 Alors Zorobabel, fils de Chealtiel, et Josué, fils de Yotsadaq, se levèrent et commencèrent à bâtir la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux étaient les prophètes de Dieu, qui les assistaient.
      3 Dans ce même temps, Thathnaï, gouverneur (de la province située) de ce côté du fleuve, Chetar-Boznaï et leurs collègues, vinrent auprès d’eux et leur parlèrent ainsi : Qui vous a donné l’ordre de bâtir cette maison et de restaurer ces murs ?
      4 Nous leur avons dit alors : Comment se nomment les hommes qui bâtissent cet édifice ?
      5 Mais l’œil de Dieu était sur les anciens des Juifs. On ne leur fit pas interrompre (les travaux) pendant l’envoi d’un rapport à Darius et jusqu’à la réception d’une lettre sur cet objet.
      6 Copie de la lettre envoyée au roi Darius par Thathnaï, gouverneur (de la province située) de ce côté du fleuve, Chetar-Boznaï et leurs collègues d’Apharsak, (demeurant) de ce côté du fleuve.
      7 Ils lui adressèrent un rapport ainsi conçu : “ “Au roi Darius. Paix parfaite !
      8 Que le roi sache que nous sommes allés dans la province de Juda, jusqu’à la maison du grand Dieu. On la bâtit en pierres de taille, et on pose le bois dans les murs ; le travail se fait avec soin et réussit entre leurs mains.
      9 Nous avons interrogé les anciens et nous leur avons ainsi parlé : Qui vous a donné l’ordre de bâtir cette maison et de restaurer ces murs ?
      10 Nous leur avons aussi demandé leurs noms pour te les faire connaître, en mettant par écrit les noms des hommes qui sont à leur tête.
      11 Voici la réponse qu’ils nous ont faite : Nous sommes les serviteurs du Dieu des cieux et de la terre, et nous rebâtissons la maison qui avait été bâtie il y a bien des années ; un grand roi d’Israël l’avait bâtie et achevée.
      12 Mais après que nos pères eurent irrité le Dieu des cieux, il les livra entre les mains de Neboukadnetsar, roi de Babylone, le Chaldéen, qui détruisit cette maison et déporta le peuple à Babylone.
      13 Toutefois, la première année de Cyrus, roi à Babylone, le roi Cyrus donna l’ordre de rebâtir cette maison de Dieu.
      14 Et même le roi Cyrus enleva du temple de Babylone les objets d’or et d’argent de la maison de Dieu, que Neboukadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et transportés dans le temple de Babylone ; il les fit remettre au nommé Chechbatsar, qu’il établit gouverneur,
      15 et il lui dit : Emporte ces objets, va les déposer dans le temple de Jérusalem, et que la maison de Dieu soit rebâtie sur son emplacement.
      16 Ce Chechbatsar est donc venu et il a posé les fondations de la maison de Dieu à Jérusalem ; depuis lors jusqu’à présent on la construit, mais elle n’est pas achevée.
      17 Maintenant, si le roi le trouve bon, que l’on fasse des recherches au dépôt des archives du roi à Babylone, pour voir s’il y a eu de la part du roi Cyrus un ordre donné pour rebâtir cette maison de Dieu à Jérusalem. Puis, que le roi nous transmette sa volonté à ce sujet.””

      Esdras 6

      1 Alors le roi Darius donna ordre de faire des recherches dans la bibliothèque où l’on déposait les archives à Babylone.
      2 Et l’on trouva à Ahmetha, dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était écrit le mémoire suivant :
      3 – “ “La première année du roi Cyrus, le roi Cyrus a donné cet ordre : Maison de Dieu à Jérusalem : Que la maison soit rebâtie, pour être un lieu où l’on offre des sacrifices, et qu’elle ait de solides fondations. Elle aura soixante coudées de hauteur, soixante coudées de largeur,
      4 trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront payés par la maison du roi.
      5 De plus, les objets d’or et d’argent de la maison de Dieu que Neboukadnetsar a enlevés du temple de Jérusalem et transportés à Babylone, seront rendus, transportés au temple de Jérusalem à la place où ils étaient et déposés dans la maison de Dieu.”” –
      6 “ “Maintenant, Thathnaï, gouverneur (de la province située) de l’autre côté du fleuve, Chetar-Boznaï, et vous leurs collègues d’Apharsak, qui demeurez de l’autre côté du fleuve, tenez-vous à l’écart.
      7 Laissez continuer les travaux de cette maison de Dieu ; que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la rebâtissent sur son emplacement.
      8 Voici l’ordre que je donne touchant ce que vous aurez à faire à l’égard de ces anciens des Juifs pour rebâtir cette maison de Dieu : les frais, pris sur les biens du roi provenant des impôts de l’autre côté du fleuve, seront ponctuellement payés à ces hommes, afin qu’il n’y ait pas d’interruption.
      9 Ce qui est nécessaire pour les holocaustes du Dieu des cieux, jeunes taureaux, béliers et agneaux, froment, sel, vin et huile, sera livré, sur leurs indications, aux sacrificateurs de Jérusalem, jour par jour, et sans négligence,
      10 afin qu’ils offrent des sacrifices de bonne odeur au Dieu des cieux et qu’ils prient pour la vie du roi et de ses fils.
      11 Et voici l’ordre que je donne au sujet de quiconque transgressera cette parole : on arrachera de sa maison une pièce de bois, pour l’y pendre et l’y frapper, et l’on fera de sa maison un tas d’immondices.
      12 Que le Dieu qui fait résider en ce lieu son nom renverse tout roi et tout peuple qui étendraient la main pour transgresser (cet édit) en détruisant cette maison de Dieu qui est à Jérusalem ! Moi Darius, j’ai donné cet ordre. Qu’il soit ponctuellement exécuté.””
      13 Alors Thathnaï, gouverneur (de la province située) de ce côté du fleuve, Chetar-Boznaï, et leurs collègues, se conformèrent ponctuellement à (cet ordre) que leur envoya le roi Darius.
      14 Et les anciens des Juifs bâtirent avec succès, selon les prophéties d’Aggée, le prophète, et de Zacharie, fils d’Iddo ; ils bâtirent et restaurèrent, d’après l’ordre du Dieu d’Israël, et d’après l’ordre de Cyrus, de Darius et d’Artaxerxès, roi de Perse.
      15 La maison fut achevée le troisième jour du mois d’Adar, dans la sixième année du règne du roi Darius.
      16 Les Israélites, les sacrificateurs et les Lévites, et le reste des anciens déportés firent avec joie l’inauguration de cette maison de Dieu.
      17 Ils offrirent, pour l’inauguration de cette maison de Dieu, cent taureaux, deux cents béliers, quatre cents agneaux et, pour le péché de tout Israël, douze boucs, d’après le nombre des tribus d’Israël.
      18 Ils établirent les sacrificateurs selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, comme il est écrit dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 “ “Artaxerxès, le roi des rois, au sacrificateur Esdras, scribe (versé) dans la loi du Dieu des cieux, etc.

      Néhémie 9

      3 Lorsqu’ils furent debout, à leur place, on lut dans le livre de la loi de l’Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée ; et pendant un autre quart ils confessèrent (leurs péchés) et se prosternèrent devant l’Éternel, leur Dieu.

      Néhémie 13

      1 Dans ce temps, on lut en présence du peuple, dans le livre de Moïse, et l’on y trouva écrit que “ “l’Ammonite et le Moabite ne devraient jamais entrer dans l’assemblée de Dieu””,

      Esaïe 30

      1 Malheur aux fils rebelles, – Oracle de l’Éternel –, Ils tiennent conseil sans moi Et contractent des alliances sans mon Esprit, Pour accumuler péché sur péché !
      2 Ils sont en marche et descendent en Égypte sans me consulter, Pour chercher un refuge auprès du Pharaon Et chercher un abri à l’ombre de l’Égypte !
      3 Le refuge du Pharaon tournera à votre honte Et l’abri à l’ombre de l’Égypte à votre confusion.
      4 Déjà ses ministres sont à Tsoân, Et ses envoyés ont atteint Hanès.
      5 Tous seront honteux au sujet d’un peuple Qui ne leur sera pas une aide, Ni pour les secourir, ni pour les aider, Mais qui fera leur honte et leur déshonneur.
      6 Menace sur les bêtes du Négueb. A travers une terre de détresse et d’angoisse, D’où viennent la lionne et le lion, Le cobra et le dragon volant, Ils portent à dos d’ânes leurs richesses, Et sur la bosse des chameaux leurs trésors A un peuple qui ne leur sera d’aucune aide !
      7 Car le secours de l’Égypte n’est que vanité et néant ; C’est pourquoi j’ai crié à ce sujet : Ce sont des agités ! Repos !
      8 Viens maintenant, écris ces choses Devant eux sur une tablette, Et grave-les dans un livre, Afin qu’elles subsistent jusqu’au dernier jour, Éternellement et à perpétuité.
      9 Car c’est un peuple rebelle, Ce sont des fils indociles, Des fils qui ne veulent pas écouter la loi de l’Éternel,
      10 Qui disent aux voyants : Ne voyez pas ! Et aux visionnaires : N’ayez pas pour nous de visions exactes, Dites-nous des choses flatteuses, Ayez des visions chimériques !
      11 Détournez-vous du chemin, Écartez-vous du sentier, Otez de notre présence le Saint d’Israël !
      12 C’est pourquoi ainsi parle le Saint d’Israël : Puisque vous refusez cette parole, Que vous vous confiez dans la violence et dans les détours Et que vous les prenez pour appuis,
      13 Cette faute sera pour vous Comme une partie lézardée qui menace ruine Et fait saillie dans une muraille élevée, Dont l’écroulement arrive tout à coup, en un instant :
      14 On la brise comme on brise la jarre des potiers Que l’on casse sans ménagement Et dont les débris ne laissent pas un morceau Pour prendre du feu au foyer Ou pour puiser de l’eau à la citerne.
      15 Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël : C’est dans le retour à Dieu et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu !
      16 Vous avez dit : Non ! nous fuirons à cheval ! C’est pourquoi vous fuirez. Nous monterons des coursiers rapides ! C’est pourquoi ceux qui vous poursuivront seront rapides.
      17 Comme un seul homme, mille fuiront à la menace d’un seul, Et, à la menace de cinq, vous fuirez, Jusqu’à ce que vous restiez Comme un mât au sommet de la montagne, Comme un signal sur la colline.
      18 C’est pourquoi l’Éternel attend pour vous faire grâce, Ainsi il se lèvera pour avoir compassion de vous ; Car l’Éternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui !
      19 Car un peuple habitera encore à Sion, à Jérusalem, Tu ne pleureras plus ! Il te fera grâce à l’appel de ton cri ; Dès qu’il aura entendu, il te répondra.
      20 Le Seigneur vous donnera du pain dans la détresse Et de l’eau dans la pénurie ; Ceux qui t’instruisent ne se tiendront plus à l’écart, Mais tes yeux verront ceux qui t’instruisent.
      21 Tes oreilles entendront derrière toi cette parole : Voici le chemin, marchez-y ! Quand vous irez à droite, Ou quand vous irez à gauche.
      22 Vous tiendrez pour impurs l’argent qui recouvre vos statues, Et l’or dont elles sont plaquées ; Tu en disperseras les débris comme une souillure : Hors d’ici ! leur diras-tu.
      23 Alors il répandra la pluie sur la semence Que tu auras mise en terre, Et le pain que produira la terre Sera substantiel et nourrissant ; En ce jour-là tes troupeaux iront paître dans de vastes pâturages.
      24 Les bœufs et les ânes qui labourent la terre, Mangeront un fourrage salé, Qu’on aura vanné avec la fourche et le van.
      25 Sur toute haute montagne Et sur toute colline élevée, Il y aura des ruisseaux, des courants d’eau, Au jour du grand carnage, A la chute des tours.
      26 La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, Et la lumière du soleil sera sept fois plus grande – Comme la lumière de sept jours –, Le jour où l’Éternel bandera la blessure de son peuple Et guérira la plaie de ses coups.
      27 Voici : le nom de l’Éternel vient de loin ; Sa colère est ardente, C’est une lourde menace ; Ses lèvres sont pleines de fureur, Et sa langue est comme un feu dévorant ;
      28 Son souffle est comme un torrent débordé Qui atteint jusqu’au cou, Pour cribler les nations Avec le crible de la destruction, Et comme un mors trompeur Entre les mâchoires des peuples.
      29 Vous chanterez Comme la nuit où l’on célèbre la fête, Vous aurez le cœur joyeux Comme celui qui marche au son de la flûte, Pour vous rendre à la montagne de l’Éternel, Vers le Rocher d’Israël.
      30 Et l’Éternel fera retentir sa voix majestueuse, Il montrera son bras qui s’abat Dans l’ardeur de sa colère Et la flamme d’un feu dévorant, Dans l’inondation, la tempête et les pierres de grêle.
      31 Alors, à la voix de l’Éternel, L’Assyrien sera terrifié ; L’Éternel le frappera de sa massue.
      32 A chaque coup de bâton qui lui est destiné Et que l’Éternel abattra sur lui, (On entendra) les tambourins et les cithares ; (L’Éternel) combattra contre lui à main levée.
      33 Depuis longtemps un bûcher est préparé, Il est installé pour le roi, Il est profond, il est vaste ; Son bûcher, c’est du feu et du bois en abondance ; Le souffle de l’Éternel l’enflamme, comme un torrent de soufre.

      Jérémie 10

      11 Vous leur parlerez ainsi : Les dieux qui n’ont pas fait les cieux et la terre Disparaîtront de la terre et de dessous les cieux.

      Lamentations 2

      1 Quoi donc ! le Seigneur, dans sa colère, A couvert de nuages la fille de Sion ! Il a précipité du ciel sur la terre La splendeur d’Israël ! Il ne s’est pas souvenu de son marchepied Au jour de sa colère !
      2 Le Seigneur a englouti sans ménagement Toutes les demeures de Jacob ; Il a, dans sa fureur, abattu Les forteresses de la fille de Juda, Il les a jetées à terre ; Il a profané le royaume et ses princes.
      3 Il a, dans son ardente colère, abattu Toute la force d’Israël ; Il a retiré sa droite en arrière En présence de l’ennemi ; Il a allumé en Jacob comme un feu brûlant Qui dévore de tous côtés.
      4 Il a tendu son arc comme un ennemi ; Sa droite s’est dressée comme (celle d’) un adversaire ; Il a tué tout ce qui charmait les yeux ; Il a répandu sa fureur comme le feu Sur la tente de la fille de Sion.
      5 Le Seigneur est devenu comme un ennemi ; Il a englouti Israël, Il a englouti tous ses donjons, Il a détruit ses forteresses ; Il a multiplié chez la fille de Juda Plaintes et gémissements.
      6 Il a forcé sa clôture comme celle d’un jardin, Il a détruit (le lieu de) son assemblée ; L’Éternel a fait oublier en Sion Assemblée solennelle et sabbat Et, dans l’indignation de sa colère, Il a livré aux outrages roi et sacrificateur.
      7 Le Seigneur a rejeté son autel, Dédaigné son sanctuaire ; Il a livré entre les mains de l’ennemi Les murailles des donjons (de Sion) ; Des appels ont retenti dans la Maison de l’Éternel Comme en un jour de solennité.
      8 L’Éternel a résolu de détruire La muraille de la fille de Sion ; Il a tendu le cordeau, il n’a pas retiré Sa main sans les avoir engloutis ; Il a mis en deuil rempart et muraille, L’un et l’autre délabrés.
      9 Ses portes se sont enfoncées dans la terre ; Il en a détruit, rompu les verrous. Son roi et ses ministres sont parmi les nations ; Il n’y a plus de loi. Même ses prophètes n’obtiennent plus De vision de la part de l’Éternel.
      10 Les anciens de la fille de Sion Sont assis à terre, ils restent muets ; Ils ont jeté de la poussière sur leur tête, Ils se sont revêtus de sacs ; Les vierges de Jérusalem Baissent la tête vers la terre.
      11 Mes yeux se consument dans les larmes Mes entrailles bouillonnent, Ma bile se répand sur la terre A cause du désastre de la fille de mon peuple, Parce que des enfants et des nourrissons défaillent Sur les places de la cité.
      12 Ils disaient à leurs mères : Où (trouver) du blé et du vin ? Et ils défaillaient comme des blessés Sur les places de la ville, Ils rendaient leur (dernier) souffle Sur le sein de leurs mères.
      13 Que te dirai-je encore ? Qui serait pour moi ton égale, Et quelle consolation te donner, Vierge, fille de Sion ? Car ton désastre est aussi grand que la mer : Qui pourra te guérir ?
      14 Tes prophètes ont eu pour toi des visions Vaines et fades ; Ils n’ont pas mis à nu ta faute Afin de détourner de toi la captivité ; Ils ont eu pour toi la vision D’oracles vains et décevants.
      15 Tous les passants Battent des mains sur toi, Ils sifflent, hochent la tête Contre la fille de Jérusalem : Est-ce là cette ville qu’on appelait Une beauté parfaite, la joie de toute la terre ?
      16 Tous tes ennemis Ouvrent la bouche contre toi, Ils sifflent, ils grincent des dents, Ils disent : Nous l’avons engloutie ! C’est bien le jour que nous espérions, Nous l’avons atteint, nous le voyons !
      17 L’Éternel a exécuté ce qu’il avait décidé, Il a accompli la parole Qu’il avait décrétée dès les temps anciens, Il a détruit sans ménagement : Il a fait de toi la joie de l’ennemi, Il a élevé la force de tes adversaires.
      18 Leur cœur crie vers le Seigneur. Muraille de la fille de Sion, Laisse couler (tes) larmes comme un torrent ! Ne te donne aucun répit, Et que la pupille de ton œil n’ait pas de repos !
      19 Lève-toi, lance une clameur Au début des veilles de la nuit ! Répands ton cœur comme de l’eau Devant la face du Seigneur ! Lève tes mains vers lui Pour la vie de tes enfants Qui défaillent de faim A tous les coins de rues.
      20 Vois, Éternel, regarde Qui tu as ainsi traité ! Fallait-il que des femmes dévorent le fruit de leurs entrailles, Les petits enfants tendrement aimés ? Que sacrificateurs et prophètes Soient tués dans le sanctuaire du Seigneur ?
      21 Les adolescents et les vieillards Gisent par terre dans les rues ; Mes vierges et mes jeunes hommes Sont tombés par l’épée ; Tu as tué, au jour de ta colère, Tu as égorgé sans ménagement.
      22 Tu as appelé sur moi l’effroi de tous côtés, Comme en un jour de solennité. Au jour de la colère de l’Éternel, Il n’y eut ni rescapé ni survivant. Ceux que j’avais tendrement aimés et élevés, Mon ennemi les a consumés.

      Daniel 2

      4 Les Chaldéens répondirent au roi en langue araméenne : O roi, vis à jamais ! Dis le rêve à tes serviteurs, et nous en donnerons l’explication.
      5 Le roi reprit la parole et dit aux Chaldéens : Voilà ce que j’ai décidé : si vous ne me faites pas connaître le rêve et son explication, vous serez mis en pièces, et vos maisons seront réduites en un tas d’immondices.
      6 Mais si vous me dites le rêve et son explication, vous recevrez de moi des dons, des présents et de grands honneurs. C’est pourquoi dites-moi le rêve et son explication.
      7 Ils répondirent pour la seconde fois : Que le roi dise le rêve à ses serviteurs, et nous en donnerons l’explication.
      8 Le roi reprit la parole et dit : Je sais, en vérité, que vous voulez gagner du temps, parce que vous voyez ce que j’ai décidé.
      9 Si donc vous ne me faites pas connaître le rêve, la même sentence vous enveloppera ; vous êtes prêts à me dire des paroles mensongères et erronées, en attendant que les temps soient changés. C’est pourquoi dites-moi le rêve, et je saurai que vous êtes capables de m’en donner l’explication.
      10 Les Chaldéens répondirent au roi : Il n’est personne sur la terre qui puisse dire ce que demande le roi. C’est pourquoi, aucun roi, grand et puissant, n’a exigé une pareille chose d’aucun magicien, astrologue ou Chaldéen.
      11 Ce que le roi demande est difficile, il n’y a personne d’autre qui puisse le dire au roi, sinon les dieux, dont la demeure n’est pas parmi les êtres charnels.
      12 Là-dessus le roi se mit en colère et s’irrita violemment. Il ordonna de faire périr tous les sages de Babylone.
      13 La sentence fut publiée, les sages allaient être mis à mort, et l’on chercha Daniel et ses compagnons pour les faire mettre à mort.
      14 Alors Daniel s’adressa d’une manière prudente et sensée à Aryok, chef des gardes du roi, qui était sorti pour mettre à mort les sages de Babylone.
      15 Il prit la parole et dit à Aryok, commandant du roi : Pourquoi la sentence du roi est-elle si sévère ? Aryok exposa la chose à Daniel.
      16 Et Daniel se rendit vers le roi et le pria de lui accorder un délai pour donner au roi l’explication.
      17 Ensuite Daniel alla dans sa maison et fit connaître cette affaire à Hanania, Mikaël et Azaria, ses compagnons,
      18 pour implorer la compassion du Dieu des cieux au sujet de ce mystère, afin qu’on ne fasse pas périr Daniel et ses compagnons avec le reste des sages de Babylone.
      19 Alors le mystère fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux.
      20 Daniel prit la parole et dit : Béni soit le nom de Dieu, D’éternité en éternité !
      21 A lui appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les temps et les circonstances, Qui renverse les rois Et qui établit les rois, Qui donne la sagesse aux sages Et la science à ceux qui ont de l’intelligence.
      22 C’est lui qui révèle ce qui est profond et caché, Qui connaît ce qui est dans les ténèbres, Et la lumière demeure avec lui.
      23 Dieu de mes pères, Je te célèbre et je te loue Pour la sagesse et la force que tu m’as données, Car tu m’as fait connaître ce que nous t’avons demandé, Et tu nous as fait connaître ce qui concerne le roi !
      24 Après cela, Daniel se rendit auprès d’Aryok, à qui le roi avait ordonné de faire périr les sages de Babylone. Il alla et lui parla ainsi : Ne fais pas périr les sages de Babylone. Conduis-moi devant le roi, et je donnerai au roi l’explication.
      25 Aryok conduisit promptement Daniel devant le roi et lui parla ainsi : J’ai trouvé parmi les déportés de Juda un homme qui donnera l’explication au roi.
      26 Le roi prit la parole et dit à Daniel, qu’on nommait Beltchatsar : Es-tu capable de me faire connaître le rêve que j’ai vu et son explication ?
      27 Daniel répondit en présence du roi et dit : Le mystère que le roi demande (à comprendre), ce ne sont pas les sages, les astrologues, les magiciens et les devins qui sont capables de l’indiquer au roi ;
      28 mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les mystères, et qui a fait connaître au roi Neboukadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps. Voici ton rêve et les visions que tu as eues dans ton lit.
      29 Dans ton lit, ô roi, il t’est monté des pensées touchant ce qui arrivera dans la suite ; et celui qui révèle les mystères t’a fait connaître ce qui arrivera.
      30 Si ce mystère m’a été révélé, ce n’est pas qu’il y ait en moi une sagesse supérieure à celle de tous les vivants, mais c’est afin que l’explication soit donnée au roi, et que tu connaisses les pensées de ton cœur.
      31 O roi, tu as eu une vision, celle d’une grande statue. Cette statue était immense et d’une splendeur extraordinaire. Elle était debout devant toi, et son aspect était terrible.
      32 La tête de cette statue était d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient de bronze ;
      33 ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile.
      34 Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue et les réduisit en poussière.
      35 Alors le fer, l’argile, le bronze, l’argent et l’or furent pulvérisés ensemble et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre.
      36 Voilà le rêve. Nous en donnerons l’explication devant le roi.
      37 O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t’a donné le royaume, la puissance, la force et la gloire.
      38 Il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu’ils habitent, les fils des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t’a fait dominer sur eux tous ; c’est toi qui es la tête d’or.
      39 Après toi s’élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera de bronze, et qui dominera sur toute la terre.
      40 Il y aura un quatrième royaume, solide comme du fer ; de même que le fer pulvérise et rompt tout, il pulvérisera et brisera tout, comme le fer brise tout.
      41 Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile.
      42 Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie solide et en partie fragile.
      43 Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne s’attacheront pas l’un à l’autre, de même que le fer ne se mélange pas avec l’argile.
      44 Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne passera pas sous la domination d’un autre peuple ; il pulvérisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.
      45 Ainsi, tu as vu la pierre se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main, et elle a pulvérisé le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver dans la suite. Le rêve est véritable, et son explication digne de confiance.
      46 Alors le roi Neboukadnetsar tomba la face contre terre, se prosterna devant Daniel et ordonna de lui offrir des sacrifices et des parfums.
      47 Le roi adressa la parole à Daniel et dit : En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et il révèle les mystères, puisque tu as pu découvrir ce mystère.
      48 Ensuite le roi éleva Daniel et lui fit de nombreux et riches présents. Il lui donna le commandement de toute la province de Babylone et l’établit chef suprême de tous les sages de Babylone.
      49 Daniel pria le roi de remettre l’administration de la province de Babylone à Chadrak, Méchak et Abed-Nego. Et Daniel était à la cour du roi.

      Daniel 3

      1 Le roi Neboukadnetsar fit une statue d’or, haute de soixante coudées et large de six coudées. Il la dressa dans la vallée de Doura, dans la province de Babylone.
      2 Le roi Neboukadnetsar fit convoquer les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les magistrats, les trésoriers, les juristes, les juges et toutes les autorités des provinces, pour qu’ils se rendent à l’inauguration de la statue qu’avait dressée le roi Neboukadnetsar.
      3 Alors les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les magistrats, les trésoriers, les juristes, les juges et toutes les autorités de la province s’assemblèrent pour l’inauguration de la statue qu’avait dressée le roi Neboukadnetsar. Ils se placèrent devant la statue qu’avait dressée Neboukadnetsar.
      4 Le héraut cria avec force : Voici ce qu’on vous ordonne, peuples, nations, hommes de toutes langues !
      5 Au moment où vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d’or qu’a dressée le roi Neboukadnetsar.
      6 Quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas sera jeté à l’instant même au milieu d’une fournaise ardente.
      7 C’est pourquoi, au moment où tous les peuples entendirent le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion et de toutes sortes d’instruments de musique, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues se prosternèrent et adorèrent la statue d’or qu’avait dressée le roi Neboukadnetsar.
      8 A cette occasion, et dans le même temps, quelques Chaldéens s’approchèrent et accusèrent les Juifs.
      9 Ils prirent la parole et dirent au roi Neboukadnetsar : O roi, vis à jamais !
      10 O roi, tu as donné un ordre d’après lequel tout homme qui entendrait le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments devrait se prosterner et adorer la statue d’or,
      11 et d’après lequel quiconque ne se prosternerait pas et n’adorerait pas serait jeté au milieu d’une fournaise ardente.
      12 Or, il y a des Juifs à qui tu as remis l’administration de la province de Babylone, Chadrak, Méchak et Abed-Nego. Ces hommes ne tiennent aucun compte de ton ordre, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux et ils n’adorent pas la statue d’or que tu as dressée.
      13 Alors Neboukadnetsar, irrité et furieux, donna l’ordre d’amener Chadrak, Méchak et Abed-Nego. Et ces hommes furent amenés devant le roi.
      14 Neboukadnetsar prit la parole et leur dit : Est-ce de propos délibéré, Chadrak, Méchak et Abed-Nego, que vous ne servez pas mes dieux, et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai dressée ?
      15 Maintenant tenez-vous prêts, et au moment où vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue que j’ai faite. Si vous ne l’adorez pas, vous serez jetés à l’instant même au milieu d’une fournaise ardente. Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ?
      16 Chadrak, Méchak et Abed-Nego répliquèrent au roi Neboukadnetsar : Nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus.
      17 Si cela doit être, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer : il nous délivrera de la fournaise ardente et de ta main, ô roi.
      18 Sinon, sache ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée.
      19 Alors Neboukadnetsar fut rempli de fureur, et l’aspect de son visage changea devant Chadrak, Méchak et Abed-Nego. Il reprit la parole et ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’il n’était habituel de la chauffer.
      20 Puis il commanda à quelques-uns des plus vigoureux soldats de son armée de lier Chadrak, Méchak et Abed-Nego, et de les jeter dans la fournaise ardente.
      21 Ces hommes furent liés, revêtus de leurs habits, de leurs tuniques, de leurs manteaux et de leurs autres vêtements, et jetés au milieu de la fournaise ardente.
      22 A cause de l’ordre du roi qui était sévère, et parce que la fournaise était extraordinairement chauffée, la flamme tua les hommes qui y avaient jeté Chadrak, Méchak et Abed-Nego.
      23 Et ces trois hommes, Chadrak, Méchak et Abed-Nego tombèrent liés au milieu de la fournaise ardente.
      24 Alors le roi Neboukadnetsar fut effrayé et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés ? Ils répondirent au roi : Certainement, ô roi !
      25 Il reprit et dit : Eh bien ! je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu et qui n’ont pas de mal ; et l’aspect du quatrième ressemble à celui d’un fils des dieux.
      26 Puis Neboukadnetsar s’approcha de l’entrée de la fournaise ardente, prit la parole et dit : Chadrak, Méchak et Abed-Nego, serviteurs du Dieu Très-Haut, sortez et venez ! Et Chadrak, Méchak et Abed-Nego sortirent du milieu du feu.
      27 Les satrapes, les intendants, les gouverneurs et les conseillers du roi s’assemblèrent ; ils virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes, que les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, que leurs habits n’étaient pas endommagés, et que l’odeur du feu ne les avait pas atteints.
      28 Neboukadnetsar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Chadrak, de Méchak et d’Abed-Nego, lui qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs. Ils ont eu confiance en lui. Ils ont violé l’ordre du roi et livré leurs corps plutôt que de servir et d’adorer tout autre dieu que leur Dieu !
      29 Voici maintenant l’ordre que je donne : Tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu’il appartienne, qui parlera inconsidérément contre le Dieu de Chadrak, de Méchak et d’Abed-Nego sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d’immondices, parce qu’il n’y a aucun autre Dieu qui puisse délivrer comme lui.
      30 Après cela, le roi fit prospérer Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la province de Babylone.
      31 Neboukadnetsar, roi, à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues, qui habitent sur toute la terre. Que la paix vous soit donnée avec abondance !
      32 Il m’a semblé bon d’indiquer les signes et les prodiges que le Dieu Très-Haut a opérés à mon égard.
      33 Que ses signes sont grands ! Que ses prodiges sont puissants ! Son règne est un règne éternel, Et sa domination subsiste de génération en génération.

      Daniel 4

      1 Moi, Neboukadnetsar, je vivais tranquille dans ma maison et heureux dans mon palais.
      2 J’ai eu un rêve qui m’a effrayé ; les pensées dont j’étais poursuivi sur mon lit et les visions de mon esprit me remplissaient d’épouvante.
      3 Je donnai l’ordre de faire venir devant moi tous les sages de Babylone afin de me faire connaître l’explication du rêve.
      4 Alors vinrent les magiciens, les astrologues, les Chaldéens et les devins. Je leur dis le rêve, mais ils ne m’en firent pas connaître l’explication.
      5 En dernier lieu, se présenta devant moi Daniel, nommé Beltchatsar d’après le nom de mon dieu, et qui a en lui l’esprit des dieux saints. Je lui dis le rêve :
      6 Beltchatsar, chef des magiciens, qui as en toi, je le sais, l’esprit des dieux saints, et pour qui aucun mystère n’est difficile, dis-moi l’explication des visions que j’ai eues en rêve.
      7 Voici les visions de mon esprit, pendant que j’étais sur mon lit. Je regardais et voici : Au milieu de la terre un arbre d’une grande hauteur.
      8 Cet arbre était grand et fort, Sa cime atteignait le ciel, Et on le voyait des extrémités de toute la terre.
      9 Son feuillage était beau, Et ses fruits abondants ; Il portait de la nourriture pour tous ; Sous lui, les bêtes des champs trouvaient de l’ombre ; Dans ses branches, habitaient les oiseaux du ciel, Et tout être vivant tirait de lui sa nourriture.
      10 Dans les visions de mon esprit, que j’avais sur mon lit, je regardais, et voici : Un des saints qui veillent descendit des cieux.
      11 Il cria avec force et parla ainsi : Abattez l’arbre, et coupez ses branches ; Arrachez le feuillage, et dispersez les fruits ; Que les bêtes fuient de dessous, Et les oiseaux du milieu de ses branches !
      12 Mais laissez en terre le tronc avec ses racines, Dans des chaînes de fer et de bronze, Parmi l’herbe des champs. Qu’il soit trempé de la rosée du ciel, Et qu’il ait, comme les bêtes, l’herbe de la terre pour partage.
      13 Son cœur d’homme sera changé, Et un cœur de bête lui sera donné ; Et sept temps passeront sur lui.
      14 Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, Cette résolution est un ordre des saints, Afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur (toute) royauté humaine, Qu’il la donne à qui il lui plaît, Et qu’il y élève le dernier des hommes.
      15 Voilà le rêve que j’ai eu, moi, le roi Neboukadnetsar. Toi, Beltchatsar, dis-moi l’explication, puisque tous les sages de mon royaume ne peuvent me faire connaître cette explication ; toi, tu le peux, car tu as en toi l’esprit des dieux saints.
      16 Alors Daniel, nommé Beltchatsar, fut un moment stupéfait, et ses pensées l’épouvantaient. Le roi reprit et dit : Beltchatsar, que le rêve et l’explication ne t’épouvantent pas ! Et Beltchatsar répondit : Mon seigneur, que le rêve soit pour tes ennemis, et son explication pour tes adversaires !
      17 L’arbre que tu as vu, qui était devenu grand et fort, dont la cime atteignait le ciel, et qu’on voyait de toute la terre ;
      18 cet arbre, dont le feuillage était beau et les fruits abondants, qui portait de la nourriture pour tous, sous lequel s’abritaient les bêtes des champs, et dans les branches duquel les oiseaux du ciel demeuraient,
      19 c’est toi, ô roi, qui es devenu grand et puissant, dont la grandeur s’est accrue au point d’atteindre le ciel, et dont la domination s’étend jusqu’aux extrémités de la terre.
      20 Le roi a vu l’un des saints qui veillent descendre du ciel et dire : Abattez l’arbre, et détruisez-le ; mais laissez en terre le tronc et ses racines, dans des chaînes de fer et de bronze, parmi l’herbe des champs ; qu’il soit trempé de la rosée du ciel, et qu’il ait avec les bêtes des champs l’herbe pour partage, jusqu’à ce que sept temps soient passés sur lui.
      21 Voici l’explication, ô roi : Voici le décret du Très-Haut qui atteindra mon seigneur le roi :
      22 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, et l’on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; tu seras trempé de la rosée du ciel, et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut domine sur (toute) royauté humaine, et qu’il la donne à qui il lui plaît.
      23 L’ordre de laisser la souche avec les racines de l’arbre signifie que ta royauté te restera quand tu reconnaîtras que celui qui domine est dans les cieux.
      24 C’est pourquoi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! Mets un terme à tes péchés par la justice et à tes fautes par la compassion envers les malheureux, et ta tranquillité se prolongera.
      25 Tout cela s’accomplit sur le roi Neboukadnetsar.
      26 Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone,
      27 le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande que j’ai bâtie comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour l’honneur de ma gloire ?
      28 La parole était encore dans la bouche du roi qu’une voix descendit du ciel : C’est à toi que l’on parle, roi Neboukadnetsar. Ta royauté s’est retirée de toi.
      29 On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu reconnaisses que le Très-Haut domine sur (toute) royauté humaine et qu’il la donne à qui il lui plaît.
      30 Au même instant la parole s’accomplit sur Neboukadnetsar. Il fut chassé du milieu des hommes, il mangea de l’herbe comme les bœufs, son corps fut trempé de la rosée du ciel ; jusqu’à ce que ses cheveux poussent comme les plumes des aigles, et ses ongles comme ceux des oiseaux.
      31 Après le temps marqué, moi, Neboukadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J’ai béni le Très-Haut, j’ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.
      32 Tous les habitants de la terre sont comme s’ils n’avaient pas de valeur ; il agit comme il lui plaît avec l’armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n’y a personne qui résiste à sa main et lui dise : Que fais-tu ?
      33 En ce temps, la raison me revint ; l’honneur de ma royauté, ma gloire et ma splendeur me furent rendus, mes conseillers et mes grands me réclamèrent ; je fus rétabli dans ma royauté, et ma grandeur ne fit que s’accroître.
      34 Maintenant, moi, Neboukadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil.

      Daniel 5

      1 Le roi Belchatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille et il but du vin en présence de ces mille.
      2 Belchatsar, après avoir goûté au vin, ordonna d’apporter les vases d’or et d’argent que son père Neboukadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem, afin que le roi y boive ainsi que ses femmes, ses concubines et ses grands.
      3 Alors on apporta les vases d’or qui avaient été enlevés du temple, de la maison de Dieu à Jérusalem ; et le roi, ses grands, ses femmes et ses concubines y burent.
      4 Ils burent du vin et ils louèrent les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre.
      5 A ce moment-là, apparurent les doigts d’une main d’homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur le plâtre de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait.
      6 Alors le roi pâlit et ses pensées l’épouvantèrent ; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux s’entrechoquaient.
      7 Le roi cria avec force de faire venir les astrologues, les Chaldéens et les devins ; et le roi prit la parole et dit aux sages de Babylone : Quiconque lira cette écriture et m’en donnera l’explication sera revêtu de pourpre, portera un collier d’or à son cou et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume.
      8 Tous les sages du roi entrèrent ; mais ils ne purent pas lire l’écriture, ni en faire connaître l’explication au roi.
      9 Sur quoi le roi Belchatsar fut tout à fait épouvanté ; il pâlit et ses grands furent consternés.
      10 La reine, à cause des paroles du roi et de ses grands, entra dans la salle du festin et prit ainsi la parole : O roi, vis à jamais ! Que tes pensées ne t’épouvantent pas, tu n’as pas besoin de pâlir !
      11 Il y a dans ton royaume un homme ayant en lui l’esprit des dieux saints. Et du temps de ton père, on trouva chez lui des lumières, de l’intelligence et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. Aussi le roi Neboukadnetsar, ton père, l’établit chef des magiciens, des astrologues, des Chaldéens, des devins – c’était le roi, ton père –
      12 parce qu’on a trouvé chez lui, chez Daniel, nommé par le roi Beltchatsar, un esprit supérieur, de la science et de l’intelligence, la faculté d’expliquer les rêves, de déchiffrer les énigmes et de résoudre les questions difficiles ; que Daniel soit donc appelé, il donnera l’explication.
      13 Alors Daniel fut introduit devant le roi. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Es-tu ce Daniel, l’un des déportés de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?
      14 J’ai appris sur ton compte que tu as en toi l’esprit des dieux, et qu’on trouve chez toi des lumières, de l’intelligence et une sagesse extraordinaire.
      15 On vient d’amener devant moi les sages et les astrologues, afin de lire cette écriture et de m’en faire connaître l’explication ; mais ils n’ont pas pu donner l’explication des mots.
      16 J’ai appris que tu peux donner des explications et résoudre des questions difficiles ; maintenant, si tu peux lire cette écriture et m’en faire connaître l’explication, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras un collier d’or à ton cou et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume.
      17 Alors Daniel répondit en présence du roi : Garde tes dons pour toi, et accorde à un autre tes présents. Je lirai néanmoins l’écriture au roi et je lui en ferai connaître l’explication.
      18 O roi, le Dieu Très-Haut avait donné à Neboukadnetsar, ton père, la royauté, la grandeur, l’honneur et la gloire.
      19 A cause de la grandeur qu’il lui avait donnée, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues étaient dans la crainte et tremblaient devant lui. Le roi faisait mourir ceux qu’il voulait et il laissait la vie à ceux qu’il voulait ; il élevait ceux qu’il voulait et il abaissait ceux qu’il voulait.
      20 Mais lorsque son cœur s’éleva et que son esprit s’endurcit jusqu’à l’arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire,
      21 il fut chassé du milieu des humains, son cœur devint semblable à celui des bêtes, et sa demeure fut avec les ânes sauvages ; on lui donna, comme aux bœufs de l’herbe à manger, et son corps fut trempé de la rosée du ciel, jusqu’à ce qu’il reconnaisse que le Dieu Très-Haut domine sur (toute) royauté humaine et qu’il y place celui qu’il veut.
      22 Et toi, Belchatsar, son fils, tu n’as pas humilié ton cœur, quoique tu aies connu tout cela.
      23 Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux ; tu as fait apporter devant toi les vases de sa maison, et vous y avez bu du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d’argent, d’or, de bronze, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient pas, qui n’entendent pas et qui n’ont pas la connaissance, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.
      24 C’est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.
      25 Voici l’écriture qui a été tracée : Mené, mené, téqel et parsîn.
      26 Et voici l’explication de ces mots. Mené : Dieu a compté ton règne et y a mis fin.
      27 Téqel : Tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé léger.
      28 Parsîn : Ton royaume sera divisé et donné aux Mèdes et aux Perses.
      29 Aussitôt Belchatsar ordonna de revêtir Daniel de pourpre, de lui mettre au cou un collier d’or et de publier qu’il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.
      30 Cette même nuit, Belchatsar, roi des Chaldéens, fut tué.

      Daniel 6

      1 Darius, le Mède, reçut la royauté, à l’âge de soixante-deux ans.
      2 Darius trouva bon d’établir sur le royaume cent-vingt satrapes qui devaient être (répartis) dans tout le royaume.
      3 Il mit à leur tête trois chefs – l’un d’entre eux était Daniel – à qui ces satrapes devaient rendre compte, afin que le roi ne subisse aucun tort.
      4 Daniel lui-même surpassait les chefs et les satrapes, parce qu’il y avait en lui un esprit supérieur ; et le roi pensait à l’établir sur tout le royaume.
      5 Alors les chefs et les satrapes cherchèrent un motif pour accuser Daniel en ce qui concernait les affaires du royaume. Mais ils ne purent trouver aucune occasion, ni aucune erreur, parce qu’il était fidèle, et qu’on ne trouvait chez lui ni négligence, ni erreur.
      6 Alors ces hommes dirent : Nous ne trouverons aucun motif contre ce Daniel, à moins que nous n’en trouvions un dans la loi de son Dieu.
      7 Puis ces chefs et ces satrapes se rendirent tumultueusement auprès du roi et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, vis à jamais !
      8 Tous les chefs du royaume, les intendants, les satrapes, les conseillers et les gouverneurs sont d’avis que soit publié un édit royal, et que soit mise en vigueur cette interdiction : Quiconque, dans l’espace de trente jours, adressera des prières à quelque dieu ou à quelque homme, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions.
      9 Maintenant, ô roi, confirme l’interdiction et signe le décret, afin qu’il soit irrévocable, selon la loi des Mèdes et des Perses qui ne peut être abrogée.
      10 Là-dessus, le roi Darius signa le décret et l’interdiction.
      11 Lorsque Daniel sut que le décret était signé, il monta dans sa maison où les fenêtres de la chambre haute étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait et louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.
      12 Alors ces hommes entrèrent tumultueusement et trouvèrent Daniel qui suppliait et invoquait son Dieu.
      13 Puis ils allèrent trouver le roi et lui parlèrent de l’interdiction royale : N’as-tu pas signé une interdiction portant que quiconque dans l’espace de trente jours adresserait des prières à quelque dieu ou à quelque homme, excepté à toi, ô roi, serait jeté dans la fosse aux lion ? Le roi répondit : La chose est certaine, selon la loi des Mèdes et des Perses qui ne peut être abrogée.
      14 Ils prirent de nouveau la parole et dirent au roi : Daniel, l’un des déportés de Juda, n’a tenu aucun compte de toi, ô roi, ni de l’interdiction que tu as signée, et il fait sa prière trois fois par jour.
      15 Le roi fut très affligé quand il entendit cela ; il prit à cœur de délivrer Daniel, et jusqu’au coucher du soleil, il s’efforça de le délivrer.
      16 Mais ces hommes revinrent tumultueusement auprès du roi et dirent au roi : Sache, ô roi, que la loi des Mèdes et des Perses exige que toute interdiction ou tout décret confirmé par le roi soit irrévocable.
      17 Alors le roi ordonna d’amener Daniel et de le jeter dans la fosse aux lions. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Puisse ton Dieu, que tu sers avec persévérance, te sauver !
      18 On apporta une pierre et on la mit sur l’ouverture de la fosse ; le roi la scella de son anneau et de l’anneau de ses grands, afin que rien ne soit changé à l’égard de Daniel.
      19 Le roi se rendit ensuite dans son palais ; il passa la nuit à jeun, il ne fit pas venir de concubine auprès de lui, et le sommeil le fuyait.
      20 Le roi se leva au point du jour, avec l’aurore, et alla précipitamment à la fosse aux lions.
      21 En s’approchant de la fosse, il appela Daniel d’une voix triste. Le roi prit la parole et dit à Daniel : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions ?
      22 Et Daniel se mit à parler au roi : Roi, vis à jamais !
      23 Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mal.
      24 Alors le roi eut une grande joie et ordonna de faire retirer Daniel de la fosse. Daniel fut retiré de la fosse et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu foi en son Dieu.
      25 Le roi ordonna que ces hommes qui avaient accusé Daniel soient amenés et jetés dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes ; et avant qu’ils soient parvenus au fond de la fosse, les lions se ruèrent sur eux et brisèrent tous leurs os.
      26 Après cela, le roi Darius écrivit à tous les peuples, aux nations, aux hommes de toutes langues qui habitaient sur toute la terre : Que la paix soit avec vous en abondance !
      27 Je donne l’ordre que, dans toute l’étendue de mon royaume, on ait de la crainte et du respect devant le Dieu de Daniel. Car il est le Dieu vivant Et il subsiste à jamais ! Son royaume ne sera jamais détruit. Et sa domination durera jusqu’à la fin.
      28 C’est lui qui sauve et délivre, Qui opère des signes et des prodiges Dans les cieux et sur la terre. C’est lui qui a sauvé Daniel De la griffe des lions.
      29 Daniel lui-même prospéra sous le règne de Darius et sous le règne de Cyrus le Perse.

      Daniel 7

      1 La première année de Belchatsar, roi de Babylone, Daniel eut un rêve et des visions de son esprit, pendant qu’il était dans son lit. Ensuite il écrivit le rêve et raconta les points principaux.
      2 Daniel prit la parole et dit : Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici que les quatre vents du ciel firent irruption sur la grande mer.
      3 Et quatre énormes bêtes sortirent de la mer, différentes l’une de l’autre.
      4 La première était comme un lion et avait des ailes d’aigle ; je regardais, tandis que ses ailes étaient arrachées ; elle fut enlevée de terre et mise debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné.
      5 Et voici une seconde bête, semblable à un ours ; elle se dressait sur un côté ; elle avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait : Lève-toi, mange beaucoup de chair.
      6 Après cela je regardais, et voici : une autre comme un léopard avait sur le dos quatre ailes d’un oiseau ; cette bête avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée.
      7 Après cela je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici une quatrième bête, terrible, effrayante et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle mangeait, pulvérisait et foulait aux pieds ce qui restait ; elle était différente de toutes les bêtes précédentes et avait dix cornes.
      8 Je considérais les cornes, et voici qu’une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant elle ; et voici qu’à cette corne, il y avait des yeux comme des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance.
      9 Je regardais, Pendant que l’on plaçait des trônes, L’Ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, Et les cheveux de sa tête purs comme de la laine ; Son trône était comme des flammes de feu, Et les roues comme un feu ardent.
      10 Un fleuve de feu coulait Et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, Et des myriades se tenaient en sa présence. Les juges s’assirent, Et les livres furent ouverts.
      11 Je regardais alors, A cause des paroles arrogantes Que prononçait la corne ; Et tandis que je regardais, La bête fut tuée et son corps périt, Livré au feu pour être brûlé.
      12 Les autres bêtes Furent dépouillées de leur puissance, Mais une prolongation de vie leur fut accordée Jusqu’à un certain temps.
      13 Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui.
      14 On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite.
      15 Moi, Daniel, j’eus l’esprit troublé au-dedans de moi, mes visions m’épouvantèrent.
      16 Je m’approchai de l’un de ceux qui étaient là et lui demandai ce qu’il y avait de certain dans tout cela.
      17 Il me le dit et m’en fit connaître l’explication : Ces énormes bêtes qui étaient (au nombre de) quatre, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ;
      18 mais les saints du Très-Haut recevront le royaume et posséderont le royaume éternellement, aux siècles des siècles.
      19 Ensuite je désirai avoir une certitude sur la quatrième bête, qui était différente de toutes les autres, extrêmement terrible, qui avait des dents de fer et des ongles de bronze, qui mangeait, pulvérisait et foulait aux pieds ce qui restait ;
      20 et sur les dix cornes qu’elle avait à la tête, et sur l’autre qui était sortie et devant laquelle trois étaient tombées, cette corne qui avait des yeux, une bouche parlant avec arrogance et une plus grande apparence que les autres.
      21 Je regardai cette corne faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux,
      22 jusqu’à ce que vienne l’Ancien des jours pour rendre justice aux saints du Très-Haut ; et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume.
      23 Il me parla ainsi : La quatrième bête, c’est un quatrième royaume qui existera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la pulvérisera.
      24 Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois.
      25 Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, il espérera changer les temps et la loi, et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps et la moitié d’un temps.
      26 Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et perdue pour jamais.
      27 Le royaume, la domination et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous le ciel seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Son royaume est un royaume éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront.
      28 C’est ici la fin du message. Moi, Daniel, je fus extrêmement épouvanté par mes pensées, je pâlis et je conservai ces paroles dans mon cœur.

      Daniel 9

      2 la première année de son règne, moi, Daniel, je compris par les livres qu’il devait s’accomplir 70 ans pour les ruines de Jérusalem, d’après le nombre des années dont l’Éternel avait parlé au prophète Jérémie.

      Zacharie 1

      1 Le huitième mois, la deuxième année de Darius, la parole de l’Éternel fut adressée au prophète Zacharie, fils de Bérékia, fils d’Iddo, en ces mots :

      Actes 19

      1 Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir traversé les hauteurs du territoire, se rendit à Éphèse. Il rencontra quelques disciples et leur dit :
      2 Avez-vous reçu l’Esprit Saint quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y ait un Esprit Saint.
      3 Il dit : Quel baptême avez-vous donc reçu ? Ils répondirent : Le baptême de Jean.
      4 Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance ; il disait au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire en Jésus.
      5 Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.
      6 Paul leur imposa les mains, et le Saint-Esprit vint sur eux ; ils se mirent à parler en langues et à prophétiser.
      7 Tous ces hommes étaient au nombre de douze environ.
      8 Paul entra dans la synagogue, où il parla ouvertement ; pendant trois mois il s’entretenait avec eux et les persuadait en ce qui concerne le royaume de Dieu.
      9 Mais, comme quelques-uns restaient endurcis et incrédules, et décriaient devant la multitude la Voie (du Seigneur), il se retira d’eux, prit les disciples à part et eut des entretiens chaque jour dans l’école de Tyrannus.
      10 Cela dura deux ans, de sorte que tous ceux qui habitaient l’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.
      11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul,
      12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des étoffes qui avaient touché son corps ; alors les maladies les quittaient, et les esprits mauvais sortaient.
      13 Quelques exorcistes juifs ambulants entreprirent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits mauvais le nom du Seigneur Jésus, en disant : Je vous adjure par Jésus, celui que Paul prêche !
      14 Ceux qui agissaient ainsi étaient sept fils d’un certain Scéva, un des principaux sacrificateurs juifs.
      15 L’esprit mauvais leur répondit : Je connais Jésus et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ?
      16 Et l’homme dans lequel était l’esprit mauvais s’élança sur eux, les maîtrisa les uns et les autres, avec une telle force qu’ils s’enfuirent de cette maison, nus et blessés.
      17 Cela fut connu de tous, Juifs et Grecs, qui habitaient Éphèse ; la crainte s’empara d’eux tous, et le nom du Seigneur Jésus fut exalté.
      18 Beaucoup de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait.
      19 Un assez grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la sorcellerie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous. On en calcula la valeur et l’on en trouva pour cinquante mille pièces d’argent.
      20 C’est ainsi que, par la force du Seigneur, la parole se répandait efficacement.
      21 Après ces événements, Paul forma le projet d’aller à Jérusalem, en traversant la Macédoine et l’Achaïe. Il disait : Après m’y être rendu, il me faudra aussi voir Rome.
      22 Il envoya en Macédoine deux de ses aides, Timothée et Éraste, et resta lui-même quelque temps encore en Asie.
      23 A ce moment-là survinrent des troubles assez graves au sujet de la Voie (du Seigneur).
      24 Un orfèvre du nom de Démétrius fabriquait des temples d’Artémis en argent et procurait aux artisans un profit considérable.
      25 Il les rassembla, avec ceux du même métier, et dit : Vous tous, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie ;
      26 et vous voyez et entendez que, non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l’Asie, ce Paul a persuadé et détourné une assez grande foule en disant que les dieux faits par la main des hommes ne sont pas des dieux.
      27 Cela risque non seulement de jeter le discrédit sur notre profession, mais encore de réduire à rien le temple de la grande déesse Artémis, et même de dépouiller de son prestige celle à qui toute l’Asie et le monde entier rendent un culte.
      28 A ces paroles, remplis de fureur, ils se mirent à crier : Grande est l’Artémis des Éphésiens !
      29 Toute la ville fut dans la confusion. Ils se précipitèrent d’un commun accord au théâtre et entraînèrent avec eux les Macédoniens Gaïus et Aristarque, compagnons de voyage de Paul.
      30 Paul voulait se présenter devant le peuple, mais les disciples l’en empêchèrent ;
      31 même quelques-uns des Asiarques, qui étaient ses amis, lui envoyèrent (des messagers) pour l’exhorter à ne pas se rendre au théâtre.
      32 Les uns criaient d’une manière, les autres d’une autre, car la confusion régnait dans l’assemblée, et la plupart ne savaient même pas pourquoi ils s’étaient réunis.
      33 Alors on fit sortir de la foule Alexandre, que les Juifs poussaient en avant ; et Alexandre faisait signe de la main et voulait se défendre devant le peuple.
      34 Mais quand ils reconnurent qu’il était Juif, tous crièrent d’une seule voix pendant près de deux heures : Grande est l’Artémis des Éphésiens !
      35 Cependant le secrétaire calma la foule et dit : Éphésiens, quel est l’homme qui ne sait pas que la ville d’Éphèse est la gardienne du temple de la grande Artémis et de sa statue tombée du ciel ?
      36 Puisque cela est incontestable, vous devez vous tenir calmes et ne rien faire avec précipitation.
      37 Car vous avez amené ces hommes qui ne sont ni sacrilèges ni blasphémateurs envers notre déesse.
      38 Si donc Démétrius et les artisans qui sont avec lui ont un grief contre quelqu’un, il y a (des jours) d’audience et des proconsuls ; qu’ils portent plainte !
      39 Et si vous avez d’autres réclamations, cela se réglera dans l’assemblée légale.
      40 Nous risquons, en effet, d’être accusés de sédition pour (ce qui s’est passé) aujourd’hui, puisqu’il n’existe aucun motif qui nous permette de rendre compte de cet attroupement. Cela dit, il congédia l’assemblée.

      Romains 1

      1 Paul, serviteur du Christ-Jésus, appelé à être apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu,
      2 – cet Évangile, Dieu l’avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures,
      3 il concerne son Fils, né de la descendance de David selon la chair,
      4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts :
      5 Jésus-Christ notre Seigneur. C’est par lui que nous avons reçu la grâce et l’apostolat pour amener, en son nom, à l’obéissance de la foi toutes les nations,
      6 parmi lesquelles vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus-Christ, –
      7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
      8 Je rends d’abord grâces à mon Dieu par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce que votre foi est renommée dans le monde entier.
      9 Dieu, que je sers en mon esprit, en (annonçant) l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais mention de vous toujours
      10 et continuellement dans mes prières ; je demande d’avoir enfin, Dieu voulant, une occasion favorable d’aller chez vous.
      11 Car je désire vivement vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis,
      12 ou plutôt, afin que, chez vous, nous soyons encouragés ensemble par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.
      13 Je ne veux pas que vous ignoriez, frères, que j’ai souvent formé le projet d’aller vous voir, afin d’avoir quelque fruit parmi vous, comme parmi les autres nations ; mais j’en ai été empêché jusqu’ici.
      14 Je me dois aux Grecs et aux Barbares, aux savants et aux ignorants :
      15 de là mon vif désir de vous annoncer l’Évangile, à vous aussi qui êtes à Rome.
      16 Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.
      17 En effet la justice de Dieu s’y révèle par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.
      18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,
      19 car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté.
      20 En effet, les (perfections) invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages.
      21 Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.
      22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ;
      23 et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.
      24 C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs, en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ;
      25 eux qui ont remplacé la vérité de Dieu par le mensonge et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !
      26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes, car leurs femmes ont remplacé les relations naturelles par des actes contre nature ;
      27 et de même les hommes, abandonnant les relations naturelles avec la femme, se sont enflammés dans leurs désirs, les uns pour les autres ; ils commettent l’infamie, homme avec homme, et reçoivent en eux-mêmes le salaire que mérite leur égarement.
      28 Comme ils n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes ;
      29 ils sont remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de perfidie ; pleins d’envie, de meurtre, de discorde, de fraude, de vice ;
      30 rapporteurs, médisants, impies, emportés, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence,
      31 sans loyauté, sans affection, [sans indulgence], sans pitié.
      32 Et bien qu’ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent.

      Colossiens 1

      1 Paul, apôtre du Christ-Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
      2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père !
      3 Nous rendons grâces à Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-[Christ] et nous prions sans cesse pour vous ;
      4 nous avons en effet entendu parler de votre foi en Christ-Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints,
      5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de vérité, celle de l’Évangile, vous a précédemment fait connaître.
      6 Cet Évangile est parvenu chez vous, tout comme il porte des fruits et fait des progrès dans le monde entier ; il en est de même chez vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu, selon la vérité,
      7 d’après les instructions que vous avez reçues d’Épaphras notre bien-aimé compagnon de service ; il est pour vous un fidèle ministre du Christ,
      8 et il nous a signalé de quel amour l’Esprit vous anime.
      9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous l’avons appris, nous ne cessons de prier Dieu pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
      10 Marchez d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous points de vue ; portez des fruits en toute sorte d’œuvres bonnes et croissez dans la connaissance de Dieu ;
      11 devenez puissants à tous égards par sa force glorieuse, en sorte que vous soyez tout à fait persévérants et patients ;
      12 avec joie rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.
      13 Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
      14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
      15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui.
      17 Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.
      18 Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.
      19 Car il a plu (à Dieu) de faire habiter en lui toute plénitude
      20 et de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
      21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises,
      22 il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche ;
      23 si vraiment vous demeurez dans la foi, fondés et établis pour ne pas être emportés loin de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul je suis devenu le serviteur.
      24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l’Église.
      25 C’est d’elle que je suis devenu serviteur. J’ai été chargé par Dieu de vous annoncer pleinement la parole de Dieu,
      26 le mystère caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints,
      27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c’est-à-dire : Christ en vous, l’espérance de la gloire.
      28 C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.
      29 C’est à cela que je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.

      2 Thessaloniciens 1

      1 Paul, Silvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus-Christ :
      2 Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ.
      3 Nous devons, frères, rendre continuellement grâces à Dieu à votre sujet, et ce n’est que juste, puisque votre foi augmente et que l’amour que vous avez tous, les uns pour les autres, abonde de plus en plus.
      4 Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Églises de Dieu à cause de votre persévérance et de votre foi, dans toutes vos persécutions et les afflictions que vous supportez.
      5 Il y a là une preuve du juste jugement de Dieu, afin que vous soyez rendus dignes du royaume de Dieu, pour lequel vous souffrez.
      6 Car il est juste selon Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent,
      7 et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus se révélera du ciel avec les anges puissants,
      8 au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus.
      9 Ils auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force
      10 quand il viendra pour être, en ce jour -là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru ; or vous avez cru à notre témoignage.
      11 C’est pourquoi nous prions continuellement pour vous, afin que notre Dieu vous rende dignes de son appel et qu’il accomplisse en vous, avec puissance, tous les desseins bienveillants de sa bonté et l’œuvre de votre foi ;
      12 en sorte que le nom de notre Seigneur Jésus soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ.

      Jacques 1

      1 Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus dans la dispersion, salut !
      2 Mes frères, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer,
      3 sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la patience.
      4 Mais il faut que la patience accomplisse une œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, et qu’il ne vous manque rien.
      5 Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous libéralement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée.
      6 Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève.
      7 Qu’un tel homme ne pense pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur :
      8 c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.
      9 Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation.
      10 Que le riche au contraire (se glorifie) de son humiliation ; car il passera comme la fleur de l’herbe.
      11 Le soleil s’est levé avec sa chaleur ardente ; il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu. Ainsi le riche se flétrira dans ses entreprises.
      12 Heureux l’homme qui endure la tentation ; car après avoir été mis à l’épreuve, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.
      13 Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal et ne tente lui-même personne.
      14 Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit.
      15 Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, parvenu à son terme, engendre la mort.
      16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés :
      17 tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en-haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation.
      18 Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.
      19 Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère :
      20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
      21 C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes.
      22 Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements.
      23 Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel
      24 et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est.
      25 Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même.
      26 Si quelqu’un pense être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine.
      27 La religion pure et sans tache, devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde.

      2 Pierre 1

      2 Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur !

      2 Pierre 3

      16 C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres où il parle de ces sujets, et où se trouvent des passages difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme elles le font du reste des Écritures, pour leur propre perdition.
    • Ajouter une colonne
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.