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BIEN

La définition du bien a été de tous temps le tourment des moralistes. Tous reconnaissent que le désir du bien est comme inné à l'homme, mais qu'il y a loin du désir à la capacité, et que la capacité du bien est encore réduite en l'homme par l'ignorance où il se trouve de ce qu'est en réalité le bien auquel il aspire. Dire avec les anciens que le souverain bien résulte de l'obéissance à la raison (Aristote), qu'il est dans le bien-être (Épicure) ou au contraire dans la vertu stoïque exprimée par la forte maxime : « abstine et sustine » (Stoïciens), n'apporte pas une solution au problème. Et quand les modernes définissent le bien « ce qui est juste », ou « la fin dans laquelle les êtres cherchent la plénitude de leur existence », ou « le devoir », quand ils le donnent comme le but « de l'effort de toutes nos facultés réunies pour se conformer à l'ordre universel », quand ils le définissent tout simplement--fort justement d'ailleurs-- « ce qui doit être », ils se perdent en solutions contradictoires et raisonnent dans le vide, comme ferait un mathématicien qui parlerait de mesures sans en posséder l'étalon, ou bien de chiffres sans en connaître l'unité. Ce qui leur manque pour établir ce qu'est le bien pour l'homme, c'est précisément de savoir quelle est l'origine de l'homme, sa nature, ses possibilités, son rôle dans l'univers. Le levier de leur pensée manque de point d'appui. Platon et l'École d'Alexandrie avaient identifié, par une intuition très sûre, le bien avec Dieu lui-même. Mais le Dieu de Platon n'est que le terme de sa dialectique, le principe éternel de l'être et de la pensée (Rabier), il ne peut servir de modèle à la personne humaine.

Avec la Bible, nous sortons des sables mouvants de la spéculation pour atteindre le rocher ferme de la révélation. Le bien est la grande préoccupation de la Bible. On l'y trouve mentionné dès ses premières pages et constamment opposé à son contraire : le mal (voir ce mot). La Bible ne donne nulle part de définition théorique du bien ; mais elle le caractérise pratiquement et le fixe, en le rapportant au Dieu personnel, vivant et saint. La création, oeuvre directe de Dieu, est bonne (Ge 1:10,31). La créature faite à l'image de Dieu doit, pour pouvoir réaliser sa destinée, aller de l'innocence à la sainteté. Elle ne le peut que si elle rencontre sur son chemin une chose qui ne soit pas bonne en elle-même et dont la présence l'oblige à se déterminer librement pour Dieu. D'où l'arbre de la connaissance du bien et du mal en Éden et l'ordre divin : « Tu n'en mangeras, pas le fruit. » Dès l'origine, le bien se présente donc comme une obéissance de l'homme à Dieu, une conformité volontaire de l'action de la créature au plan du Créateur (Ge 3). Après la Chute, qui est donnée dans la Bible comme un assujettissement de la créature au Tentateur (que Jésus désignera plus tard comme l'Ennemi ou le Malin), le Décalogue présente le bien sous la forme d'un retour à la volonté de Dieu. Il n'est pas dit en effet : fais ceci parce que c'est bien, mais : ne fais pas cela parce que moi, Jéhovah ton Dieu, je ne le veux pas (Ex 20, De 5). L'Israélite a déjà par là le pressentiment que Dieu et le bien sont identiques, et Michée rappelle les conditions du bien dans cette formule qui n'a jamais été dépassée : « O homme, on t'a fait connaître ce qui est bien : que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Mic 6:8). Le bien (=l'obéissance à Jéhovah) est lié par De 30:15 au bonheur et à la vie ; le mal (=la désobéissance) au malheur et à la mort (cf. Deut. 28). De ces textes capitaux ressort la vérité de la parole du Psalmiste : « M'approcher de Dieu, c'est mon bien » (Ps 73:28). Malheureusement l'homme, dévoyé dès ses origines, ne peut de lui-même renouer la communion perdue, suivre la voie du bien qui assure la vie et le bonheur (Jer 13:23, cf. Ps 51:7-12). Aussi, dès le temps d'Esaïe les prophètes tournent-ils les regards du peuple élu vers la venue du Messie, dont l'oeuvre aura pour conséquence le salut d'Israël et le rétablissement du bien dans la création (Esa 5:5 et suivant 2:2-4, Mic 4:1-3, etc.). Le bien sera personnifié dans la personne d'Emmanuel : « Dieu avec nous » (Esa 7:14, cf. Mt 1:23, Esa 8:8).

Le N.T. confirme et continue l'enseignement de l'A.T. sur le bien. « Dieu seul est bon », dit Jésus (Mr 10:18, Mt 19:17, Lu 18:19), mais il dit aussi : « Qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14:9). L'A.T. nous avait montré le bien dans l'activité générale, la justice, la bonté et l'amour de Jéhovah : le N.T. nous le manifeste réalisé, vivant et agissant parmi les hommes. La personne de Jésus s'avère la personne parfaite, la personne dont la présence bénit la terre, dont l'exemple oriente les hommes et dont l'oeuvre rend à la créature rachetée la force morale, le bonheur et la vie qu'elle avait perdus (Jn 15:11, etc., 3:15, 36 6:40, etc., Mt 11:28, Jn 15:5, etc.). Dans les paroles de Jésus : « Venez à moi... » et « Hors de moi vous ne pouvez rien faire », s'affirme la vanité de tout espoir de fonder le règne du bien sur la terre par des théories, par des lois humaines. La raison est une lumière froide ; elle n'anime pas ce qu'elle éclaire. Quand on dit que la conscience enseigne le devoir, on oublie que la conscience s'en tient à l'impératif : « tu dois », mais qu'elle a besoin d'être éclairée pour connaître la nature du devoir, le caractère du véritable bien. Aussi voit-on tous les jours des gens dont la conscience parle sans lumière commettre en toute conscience des erreurs et des fautes, parfois même des actes monstrueux. En vous tuant, disait Jésus à ses disciples, les Juifs croiront « rendre un culte à Dieu » (Jn 16:2, cf. Ro 7:15 10:2). En outre, connaître le devoir, envisager le bien ne suffit pas, il faut posséder en soi l'énergie de faire passer la théorie dans la pratique. Un poteau indicateur montre le bon chemin mais ne donne pas la force de le suivre. L'histoire humaine est là pour confirmer l'aveu d'Ovide : « Video meliora proboque, détériora sequor ». (cf. Ro 7:15 et suivant) C'est parce que Jésus seul a donné tout à la fois : le précepte, l'exemple et la force d'imiter, le Saint-Esprit, que seul il a accompli ici-bas l'oeuvre où toutes les religions et toutes les philosophies ont échoué : constituer sur la terre un milieu social qui, dans ses membres fidèles, réalise les éléments de justice, de bonté, d'amour, de liberté morale et de force spirituelle qui sont proprement les caractères du royaume du bien (=le royaume de Dieu ou de Christ). Ainsi la Bible et l'expérience humaine s'accordent pour proclamer que le bien c'est Dieu ; que l'incarnation du bien sur la terre c'est Jésus-Christ, et que l'homme de bien au sens intégral du mot, c'est l'imitateur du Christ.

Cela dit, qu'on nous permette ici quelques observations complémentaires :

1.

Il est courant dans les milieux non chrétiens de déclarer que « l'idée chrétienne du bien est le renversement de la nature » (cf. A. Darlu dans les Questions morales, Alcan 1907). Ce préjugé sans cesse renaissant vient de ce que la pensée occidentale, dominée par la philosophie grecque, attribue à la Bible un dualisme métaphysique qui lui est totalement étranger. Dans l'enseignement des prophètes d'Israël, de Jésus, de saint Paul, le corps n'est nullement opposé à l'âme ni la matière à l'esprit (voir Chair). Dieu n'a pas seulement collaboré à la création, comme dans le platonisme, il l'a faite ; d'où l'unité et la bonté de la nature en elle-même, la nature à l'état primitif et normal. Aussi, quand l'enseignement biblique place le bien de l'homme dans une loi spirituelle, il n'entend nullement que l'homme, pour cela, doit se détourner de la nature et mépriser les biens que la vie présente nous offre par la bonté de Dieu.. « Loin d'enseigner un ascétisme arbitraire (Col 2:20 et suivant), l'Écriture sainte nous invite à rapporter toutes choses à la gloire de Dieu, même le manger et le boire (1Co 10:31), et à considérer toutes choses comme à nous, pourvu que, vivant nous-mêmes dans la communion de Jésus-Christ, nous les fassions servir à l'affermissement et à l'extension du royaume de Dieu (1. Cor. 3:21-23). Dans le bien, tel que Dieu le veut et tel qu'il nous le révèle par l'Évangile, on trouve réuni et confondu ce qu'il y a de plus moral dans les préceptes les plus élevés du stoïcisme et ce qu'il y a de plus religieux dans les principes les plus purs du mysticisme. » (Jean Monod.) La doctrine du bien dans la théologie de Paul est essentiellement une doctrine de liberté (1Co 6:12, Ro 8:21), et Paul en cela ne fait que suivre son Maître qui avait dit : « Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » ; « la vérité vous affranchira ». De la nature ? non, mais du péché, ce qui est tout autre chose (Jn 8:36,32). Jésus n'a pas renversé la nature, il l'a au contraire redressée, accomplie dans sa personne divine. Précisément parce qu'il venait de Dieu, le Fils de l'homme, type humain exempt des mutilations du péché, aurait seul pu s'appliquer au sens absolu le vers de Térence : « Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. »

2.

La façon dont les deux Testaments proclament que toute la création était bonne en sortant des mains du Créateur (Ge 1:31,1Ti 4:4) nous apprend que le mal, intervenant au sein de l'univers dans des circonstances qui nous sont inconnues parce qu'antérieures à notre économie, est un accident temporaire, une contingence dont nous avons le devoir d'attendre avec confiance la disparition définitive (Esa 35:10 42:4 5:1-11, Mt 6:13, Jas 4:7, Lu 10:18,1Co 15:26, Ap 12:9). Rien n'est plus contraire à l'enseignement de la Bible ni plus funeste en soi que de tenir le mal pour condition du bien. Le mal est le contraire du bien comme les ténèbres sont le contraire de la lumière (Jn 3:19, Eph 5:8,1Jn 1:5). Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (Jn 1:4-11,3:19) ; mais la victoire limitée des ténèbres n'est jamais que momentanée, parce que celles-ci n'ont point en elles, comme la lumière, d'énergie vivante. Ainsi en est-il des rapports du bien et du mal. Le mal est une puissance de dissolution qui fait mourir ; par là il s'épuise lui-même dans son action. Ce que nous appelons couramment la mort n'est pas un anéantissement, mais une transformation de la vie, qui a le dernier mot en tout. Quant à la mort réelle, où s'accomplira finalement l'oeuvre dissolvante du mal, elle a pour dernière conséquence l'inertie, laquelle n'est qu'une forme du néant.

3.

Des deux observations précédentes en découle une troisième, à savoir que la notion biblique du bien a pour caractère de tenir celui qui la possède à l'abri du pessimisme, dont les ravages se font sentir dès le premier contact de l'adolescence avec la vie et qui n'est lui-même qu'un abaissement de la vitalité humaine ; tandis que les jeunes qui grandissent dans le désarroi de la morale et de la métaphysique font à la vie un accueil réservé qui leur ménage une vieillesse précoce, le chrétien va à la vie avec confiance ; les épreuves qu'il y affronte ne brisent pas son enthousiasme, il est optimiste, non pas de l'optimisme de Candide, dont Voltaire a fait le procès, ni par une sorte d'euphorie qui tiendrait à la fois de la légèreté et de la disposition de certains tempéraments à s'accommoder de tout, mais d'un optimisme fondé à la fois sur l'espérance que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8:28) et sur la certitude que le Dieu de la Bible, créateur et rédempteur du monde, peut tirer le bien du mal (Ge 50:20) et qu'il poursuivra ici-bas victorieusement ses desseins malgré tous les obstacles, jusqu'au moment où il sera « tout en tous » (1Co 15:28). Cette certitude, qui donna son thème à la prédication des prophètes d'Israël, inspire à l'Apocalypse son chant de triomphe. Jésus la résume dans cette image : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Lu 10:18). La chute de Satan, c'est la défaite du mal, son définitif anéantissement. D'où il ressort que le règne du bien, à l'établissement duquel sont appelées toutes les bonnes volontés, ne va pas sans les conditions du bien ; l'optimisme chrétien, qui nourrit l'espérance en même temps qu'il est un réconfort souverain pour l'âme qui souffre et qui lutte, est avant tout un stimulant vers la sainteté personnelle, une invitation impérative à l'imitation du Christ : « Quiconque a cette espérance en Lui, se purifie comme Lui-même est pur » (1Jn 3:3, cf. 1Co 11:1). Alex. W.

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      Genèse 1

      10 Dieu appela terre la partie sèche, et il appela mers la masse des eaux. Dieu vit que cela était bon.
      31 Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait, et voici : c’était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un sixième jour.

      Genèse 3

      1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?
      2 La femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
      3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.
      4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez pas du tout !
      5 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal.
      6 La femme vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et propre à donner du discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.
      7 Les yeux de tous deux s’ouvrirent ; ils prirent conscience du fait qu’ils étaient nus. Ils se firent des ceintures avec des feuilles de figuier cousues ensemble.
      8 Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher devant l’Éternel Dieu, parmi les arbres du jardin.
      9 L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu ?
      10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu ; je me suis donc caché.
      11 l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?
      12 L’homme répondit : C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
      13 Alors l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a induite en erreur, et j’en ai mangé.
      14 L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, Tu seras maudit entre tout le bétail Et tous les animaux de la campagne, Tu marcheras sur ton ventre Et tu mangeras de la poussière Tous les jours de ta vie.
      15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon.
      16 Il dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles, C’est avec peine que tu accoucheras. Tes désirs (se porteront) vers ton mari, Mais il dominera sur toi.
      17 Il dit à l’homme : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, Le sol sera maudit à cause de toi ; C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture Tous les jours de ta vie,
      18 Il te produira des chardons et des broussailles, Et tu mangeras l’herbe de la campagne.
      19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, Jusqu’à ce que tu retournes dans le sol, D’où tu as été pris ; Car tu es poussière, Et tu retourneras à la poussière.
      20 L’homme donna à sa femme le nom d’Ève : car elle a été la mère de tous les vivants.
      21 L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, dont il les revêtit.
      22 L’Éternel Dieu dit : Maintenant que l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal, évitons qu’il tende la main pour prendre aussi de l’arbre de vie, en manger et vivre éternellement.
      23 L’Éternel Dieu le renvoya du jardin d’Éden, pour qu’il cultive le sol d’où il avait été tiré.
      24 Après avoir chassé l’homme, il mit à demeure à l’est du jardin d’Éden, les chérubins et la flamme de l’épée qui tournoie, pour garder le chemin de l’arbre de vie.

      Genèse 50

      20 Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l’a transformé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd’hui et pour sauver la vie d’un peuple nombreux.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles en disant :
      2 Je suis l’Éternel, ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent,
      6 et qui use de bienveillance jusqu’à mille (générations) envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
      10 Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
      13 Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 Tu ne commettras pas de vol.
      16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
      18 Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement.
      19 Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions.
      20 Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher.
      21 Le peuple se tenait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu.
      22 L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux Israélites : Vous avez vu que je vous ai parlé du ciel.
      23 Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ni des dieux d’or ; vous ne vous en ferez pas.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai.
      25 Si tu fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres taillées ; car en brandissant ton outil sur la pierre, tu la profanerais.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

      Deutéronome 28

      1 Si tu obéis bien à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Éternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre.
      2 Voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront, lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu :
      3 Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans la campagne.
      4 Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, la reproduction de tes bovins et les portées de tes brebis seront bénis.
      5 Ta corbeille et ta huche seront bénies.
      6 Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ.
      7 L’Éternel mettra en déroute devant toi tes ennemis qui se dresseront contre toi ; ils sortiront contre toi par un seul chemin et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins.
      8 L’Éternel ordonnera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises. Il te bénira dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
      9 L’Éternel t’établira pour être son peuple saint, comme il te l’a juré, lorsque tu observeras les commandements de l’Éternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies.
      10 Tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Éternel est invoqué sur toi, et ils te craindront.
      11 L’Éternel te comblera de biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, dans le territoire que l’Éternel a juré à tes pères de te donner.
      12 L’Éternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains ; tu prêteras à beaucoup de nations et tu n’emprunteras pas.
      13 L’Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Éternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd’hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique,
      14 et que tu ne t’écarteras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, pour te rallier à d’autres dieux et pour leur rendre un culte.
      15 Mais si tu n’obéis pas à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses prescriptions que je te donne aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront :
      16 Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans la campagne.
      17 Ta corbeille et ta huche seront maudites.
      18 Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, la reproduction de tes bovins et les portées de ton petit bétail seront maudits.
      19 Tu seras maudit à ton arrivée, et tu seras maudit à ton départ.
      20 L’Éternel enverra contre toi la malédiction, le trouble et la menace, dans toutes tes entreprises, jusqu’à ce que tu sois détruit, jusqu’à ce que tu périsses promptement, à cause de la méchanceté de tes agissements et parce que tu m’auras abandonné.
      21 L’Éternel attachera à toi la peste, jusqu’à ce qu’elle t’extermine du pays dans lequel tu vas entrer pour en prendre possession.
      22 L’Éternel te frappera de dépérissement, de fièvre, d’inflammation, de brûlure, de sécheresse, de rouille et de nielle, qui te poursuivront jusqu’à ce que tu périsses.
      23 Le ciel sur ta tête sera de bronze, et la terre sous toi sera de fer.
      24 L’Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu’à ce que tu sois détruit.
      25 L’Éternel te mettra en déroute devant tes ennemis ; tu sortiras contre eux par un seul chemin et tu t’enfuiras devant eux par sept chemins ; et tu seras un objet de terreur pour tous les royaumes de la terre.
      26 Ton cadavre sera la pâture de tous les oiseaux du ciel et des bêtes de la terre ; et il n’y aura personne pour les troubler.
      27 L’Éternel te frappera de l’ulcère d’Égypte, d’hémorrhoïdes, de gale et de démangeaisons, dont tu ne pourras guérir.
      28 L’Éternel te frappera de délire, d’aveuglement, de déraison,
      29 et tu tâtonneras en plein midi comme l’aveugle tâtonne dans l’obscurité, tu ne réussiras pas dans tes desseins et tu seras tous les jours opprimé, dépouillé, et il n’y aura personne pour venir à ton secours.
      30 Tu auras une fiancée, et un autre homme la violera ; tu bâtiras une maison et tu ne l’habiteras pas ; tu planteras une vigne et tu n’en jouiras pas.
      31 Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux, et tu n’en mangeras pas ; ton âne sera dérobé devant toi, et on ne te le rendra pas ; ton menu bétail sera donné à tes ennemis, et il n’y aura personne pour venir à ton secours.
      32 Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple, tes yeux le verront et languiront tout le jour après eux, et tu n’y pourras rien.
      33 Un peuple que tu n’auras pas connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé.
      34 Le spectacle que tu auras sous les yeux te jettera dans le délire.
      35 L’Éternel te frappera aux genoux et aux jambes d’un ulcère malin dont tu ne pourras guérir, (il te frappera) depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.
      36 L’Éternel te fera marcher, toi et ton roi que tu auras établi sur toi, vers une nation que tu n’auras pas connue, ni toi ni tes pères. Là, tu rendras un culte à d’autres dieux, du bois et de la pierre.
      37 Et tu deviendras l’étonnement, la fable et l’opprobre de tous les peuples chez qui l’Éternel te mènera.
      38 Tu transporteras sur ton champ beaucoup de semence, et tu feras une faible récolte, car les sauterelles la dévoreront.
      39 Tu planteras des vignes et tu les cultiveras, et tu ne boiras pas de vin, ni ne feras de cueillette, car les vers la mangeront.
      40 Tu auras des oliviers dans toute l’étendue de ton pays et tu ne te frotteras pas d’huile, car tes olives tomberont.
      41 Tu auras des fils et des filles, et ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité.
      42 Les grillons prendront possession de tous tes arbres et du fruit de ton sol.
      43 L’immigrant qui sera au milieu de toi s’élèvera toujours plus au-dessus de toi, et toi, tu descendras toujours plus bas ;
      44 il te prêtera, et tu ne lui prêteras pas ; il sera la tête, et tu seras la queue.
      45 Toutes ces malédictions viendront sur toi, elles te poursuivront et t’atteindront jusqu’à ce que tu sois détruit, parce que tu n’auras pas obéi à la voix de l’Éternel, ton Dieu, pour observer ses commandements et ses prescriptions qu’il te donne.
      46 Elles seront à toujours pour toi et pour tes descendants comme des signes et des prodiges.
      47 Pour n’avoir pas servi l’Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur, en ayant tout en abondance,
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