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BIEN

La définition du bien a été de tous temps le tourment des moralistes. Tous reconnaissent que le désir du bien est comme inné à l'homme, mais qu'il y a loin du désir à la capacité, et que la capacité du bien est encore réduite en l'homme par l'ignorance où il se trouve de ce qu'est en réalité le bien auquel il aspire. Dire avec les anciens que le souverain bien résulte de l'obéissance à la raison (Aristote), qu'il est dans le bien-être (Épicure) ou au contraire dans la vertu stoïque exprimée par la forte maxime : « abstine et sustine » (Stoïciens), n'apporte pas une solution au problème. Et quand les modernes définissent le bien « ce qui est juste », ou « la fin dans laquelle les êtres cherchent la plénitude de leur existence », ou « le devoir », quand ils le donnent comme le but « de l'effort de toutes nos facultés réunies pour se conformer à l'ordre universel », quand ils le définissent tout simplement--fort justement d'ailleurs-- « ce qui doit être », ils se perdent en solutions contradictoires et raisonnent dans le vide, comme ferait un mathématicien qui parlerait de mesures sans en posséder l'étalon, ou bien de chiffres sans en connaître l'unité. Ce qui leur manque pour établir ce qu'est le bien pour l'homme, c'est précisément de savoir quelle est l'origine de l'homme, sa nature, ses possibilités, son rôle dans l'univers. Le levier de leur pensée manque de point d'appui. Platon et l'École d'Alexandrie avaient identifié, par une intuition très sûre, le bien avec Dieu lui-même. Mais le Dieu de Platon n'est que le terme de sa dialectique, le principe éternel de l'être et de la pensée (Rabier), il ne peut servir de modèle à la personne humaine.

Avec la Bible, nous sortons des sables mouvants de la spéculation pour atteindre le rocher ferme de la révélation. Le bien est la grande préoccupation de la Bible. On l'y trouve mentionné dès ses premières pages et constamment opposé à son contraire : le mal (voir ce mot). La Bible ne donne nulle part de définition théorique du bien ; mais elle le caractérise pratiquement et le fixe, en le rapportant au Dieu personnel, vivant et saint. La création, oeuvre directe de Dieu, est bonne (Ge 1:10,31). La créature faite à l'image de Dieu doit, pour pouvoir réaliser sa destinée, aller de l'innocence à la sainteté. Elle ne le peut que si elle rencontre sur son chemin une chose qui ne soit pas bonne en elle-même et dont la présence l'oblige à se déterminer librement pour Dieu. D'où l'arbre de la connaissance du bien et du mal en Éden et l'ordre divin : « Tu n'en mangeras, pas le fruit. » Dès l'origine, le bien se présente donc comme une obéissance de l'homme à Dieu, une conformité volontaire de l'action de la créature au plan du Créateur (Ge 3). Après la Chute, qui est donnée dans la Bible comme un assujettissement de la créature au Tentateur (que Jésus désignera plus tard comme l'Ennemi ou le Malin), le Décalogue présente le bien sous la forme d'un retour à la volonté de Dieu. Il n'est pas dit en effet : fais ceci parce que c'est bien, mais : ne fais pas cela parce que moi, Jéhovah ton Dieu, je ne le veux pas (Ex 20, De 5). L'Israélite a déjà par là le pressentiment que Dieu et le bien sont identiques, et Michée rappelle les conditions du bien dans cette formule qui n'a jamais été dépassée : « O homme, on t'a fait connaître ce qui est bien : que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Mic 6:8). Le bien (=l'obéissance à Jéhovah) est lié par De 30:15 au bonheur et à la vie ; le mal (=la désobéissance) au malheur et à la mort (cf. Deut. 28). De ces textes capitaux ressort la vérité de la parole du Psalmiste : « M'approcher de Dieu, c'est mon bien » (Ps 73:28). Malheureusement l'homme, dévoyé dès ses origines, ne peut de lui-même renouer la communion perdue, suivre la voie du bien qui assure la vie et le bonheur (Jer 13:23, cf. Ps 51:7-12). Aussi, dès le temps d'Esaïe les prophètes tournent-ils les regards du peuple élu vers la venue du Messie, dont l'oeuvre aura pour conséquence le salut d'Israël et le rétablissement du bien dans la création (Esa 5:5 et suivant 2:2-4, Mic 4:1-3, etc.). Le bien sera personnifié dans la personne d'Emmanuel : « Dieu avec nous » (Esa 7:14, cf. Mt 1:23, Esa 8:8).

Le N.T. confirme et continue l'enseignement de l'A.T. sur le bien. « Dieu seul est bon », dit Jésus (Mr 10:18, Mt 19:17, Lu 18:19), mais il dit aussi : « Qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14:9). L'A.T. nous avait montré le bien dans l'activité générale, la justice, la bonté et l'amour de Jéhovah : le N.T. nous le manifeste réalisé, vivant et agissant parmi les hommes. La personne de Jésus s'avère la personne parfaite, la personne dont la présence bénit la terre, dont l'exemple oriente les hommes et dont l'oeuvre rend à la créature rachetée la force morale, le bonheur et la vie qu'elle avait perdus (Jn 15:11, etc., 3:15, 36 6:40, etc., Mt 11:28, Jn 15:5, etc.). Dans les paroles de Jésus : « Venez à moi... » et « Hors de moi vous ne pouvez rien faire », s'affirme la vanité de tout espoir de fonder le règne du bien sur la terre par des théories, par des lois humaines. La raison est une lumière froide ; elle n'anime pas ce qu'elle éclaire. Quand on dit que la conscience enseigne le devoir, on oublie que la conscience s'en tient à l'impératif : « tu dois », mais qu'elle a besoin d'être éclairée pour connaître la nature du devoir, le caractère du véritable bien. Aussi voit-on tous les jours des gens dont la conscience parle sans lumière commettre en toute conscience des erreurs et des fautes, parfois même des actes monstrueux. En vous tuant, disait Jésus à ses disciples, les Juifs croiront « rendre un culte à Dieu » (Jn 16:2, cf. Ro 7:15 10:2). En outre, connaître le devoir, envisager le bien ne suffit pas, il faut posséder en soi l'énergie de faire passer la théorie dans la pratique. Un poteau indicateur montre le bon chemin mais ne donne pas la force de le suivre. L'histoire humaine est là pour confirmer l'aveu d'Ovide : « Video meliora proboque, détériora sequor ». (cf. Ro 7:15 et suivant) C'est parce que Jésus seul a donné tout à la fois : le précepte, l'exemple et la force d'imiter, le Saint-Esprit, que seul il a accompli ici-bas l'oeuvre où toutes les religions et toutes les philosophies ont échoué : constituer sur la terre un milieu social qui, dans ses membres fidèles, réalise les éléments de justice, de bonté, d'amour, de liberté morale et de force spirituelle qui sont proprement les caractères du royaume du bien (=le royaume de Dieu ou de Christ). Ainsi la Bible et l'expérience humaine s'accordent pour proclamer que le bien c'est Dieu ; que l'incarnation du bien sur la terre c'est Jésus-Christ, et que l'homme de bien au sens intégral du mot, c'est l'imitateur du Christ.

Cela dit, qu'on nous permette ici quelques observations complémentaires :

1.

Il est courant dans les milieux non chrétiens de déclarer que « l'idée chrétienne du bien est le renversement de la nature » (cf. A. Darlu dans les Questions morales, Alcan 1907). Ce préjugé sans cesse renaissant vient de ce que la pensée occidentale, dominée par la philosophie grecque, attribue à la Bible un dualisme métaphysique qui lui est totalement étranger. Dans l'enseignement des prophètes d'Israël, de Jésus, de saint Paul, le corps n'est nullement opposé à l'âme ni la matière à l'esprit (voir Chair). Dieu n'a pas seulement collaboré à la création, comme dans le platonisme, il l'a faite ; d'où l'unité et la bonté de la nature en elle-même, la nature à l'état primitif et normal. Aussi, quand l'enseignement biblique place le bien de l'homme dans une loi spirituelle, il n'entend nullement que l'homme, pour cela, doit se détourner de la nature et mépriser les biens que la vie présente nous offre par la bonté de Dieu.. « Loin d'enseigner un ascétisme arbitraire (Col 2:20 et suivant), l'Écriture sainte nous invite à rapporter toutes choses à la gloire de Dieu, même le manger et le boire (1Co 10:31), et à considérer toutes choses comme à nous, pourvu que, vivant nous-mêmes dans la communion de Jésus-Christ, nous les fassions servir à l'affermissement et à l'extension du royaume de Dieu (1. Cor. 3:21-23). Dans le bien, tel que Dieu le veut et tel qu'il nous le révèle par l'Évangile, on trouve réuni et confondu ce qu'il y a de plus moral dans les préceptes les plus élevés du stoïcisme et ce qu'il y a de plus religieux dans les principes les plus purs du mysticisme. » (Jean Monod.) La doctrine du bien dans la théologie de Paul est essentiellement une doctrine de liberté (1Co 6:12, Ro 8:21), et Paul en cela ne fait que suivre son Maître qui avait dit : « Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » ; « la vérité vous affranchira ». De la nature ? non, mais du péché, ce qui est tout autre chose (Jn 8:36,32). Jésus n'a pas renversé la nature, il l'a au contraire redressée, accomplie dans sa personne divine. Précisément parce qu'il venait de Dieu, le Fils de l'homme, type humain exempt des mutilations du péché, aurait seul pu s'appliquer au sens absolu le vers de Térence : « Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. »

2.

La façon dont les deux Testaments proclament que toute la création était bonne en sortant des mains du Créateur (Ge 1:31,1Ti 4:4) nous apprend que le mal, intervenant au sein de l'univers dans des circonstances qui nous sont inconnues parce qu'antérieures à notre économie, est un accident temporaire, une contingence dont nous avons le devoir d'attendre avec confiance la disparition définitive (Esa 35:10 42:4 5:1-11, Mt 6:13, Jas 4:7, Lu 10:18,1Co 15:26, Ap 12:9). Rien n'est plus contraire à l'enseignement de la Bible ni plus funeste en soi que de tenir le mal pour condition du bien. Le mal est le contraire du bien comme les ténèbres sont le contraire de la lumière (Jn 3:19, Eph 5:8,1Jn 1:5). Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (Jn 1:4-11,3:19) ; mais la victoire limitée des ténèbres n'est jamais que momentanée, parce que celles-ci n'ont point en elles, comme la lumière, d'énergie vivante. Ainsi en est-il des rapports du bien et du mal. Le mal est une puissance de dissolution qui fait mourir ; par là il s'épuise lui-même dans son action. Ce que nous appelons couramment la mort n'est pas un anéantissement, mais une transformation de la vie, qui a le dernier mot en tout. Quant à la mort réelle, où s'accomplira finalement l'oeuvre dissolvante du mal, elle a pour dernière conséquence l'inertie, laquelle n'est qu'une forme du néant.

3.

Des deux observations précédentes en découle une troisième, à savoir que la notion biblique du bien a pour caractère de tenir celui qui la possède à l'abri du pessimisme, dont les ravages se font sentir dès le premier contact de l'adolescence avec la vie et qui n'est lui-même qu'un abaissement de la vitalité humaine ; tandis que les jeunes qui grandissent dans le désarroi de la morale et de la métaphysique font à la vie un accueil réservé qui leur ménage une vieillesse précoce, le chrétien va à la vie avec confiance ; les épreuves qu'il y affronte ne brisent pas son enthousiasme, il est optimiste, non pas de l'optimisme de Candide, dont Voltaire a fait le procès, ni par une sorte d'euphorie qui tiendrait à la fois de la légèreté et de la disposition de certains tempéraments à s'accommoder de tout, mais d'un optimisme fondé à la fois sur l'espérance que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8:28) et sur la certitude que le Dieu de la Bible, créateur et rédempteur du monde, peut tirer le bien du mal (Ge 50:20) et qu'il poursuivra ici-bas victorieusement ses desseins malgré tous les obstacles, jusqu'au moment où il sera « tout en tous » (1Co 15:28). Cette certitude, qui donna son thème à la prédication des prophètes d'Israël, inspire à l'Apocalypse son chant de triomphe. Jésus la résume dans cette image : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Lu 10:18). La chute de Satan, c'est la défaite du mal, son définitif anéantissement. D'où il ressort que le règne du bien, à l'établissement duquel sont appelées toutes les bonnes volontés, ne va pas sans les conditions du bien ; l'optimisme chrétien, qui nourrit l'espérance en même temps qu'il est un réconfort souverain pour l'âme qui souffre et qui lutte, est avant tout un stimulant vers la sainteté personnelle, une invitation impérative à l'imitation du Christ : « Quiconque a cette espérance en Lui, se purifie comme Lui-même est pur » (1Jn 3:3, cf. 1Co 11:1). Alex. W.

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      Genèse 1

      10 Dieu appelle le sol « terre », et l’eau, il l’appelle « mer ». Dieu voit que c’est une bonne chose.
      31 Dieu regarde tout ce qu’il a fait. Et il voit que c’est une très bonne chose. Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le sixième jour.

      Genèse 3

      1 Parmi les bêtes sauvages que le SEIGNEUR Dieu a faites, le serpent est le plus rusé. Il demande à la femme : « Est-ce que Dieu vous a vraiment dit : “Ne mangez aucun fruit du jardin” ? »
      2 La femme répond au serpent : « Nous pouvons manger les fruits du jardin.
      3 Mais pour l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Ne mangez pas ses fruits et n’y touchez pas ! Sinon, vous mourrez.” »
      4 Le serpent répond à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
      5 Mais Dieu le sait bien : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront. Vous serez comme des dieux, vous pourrez savoir ce qui est bien ou mal. »
      6 La femme se dit : les fruits de cet arbre sont beaux, ils doivent être bons. Ils donnent envie d’en manger pour savoir plus de choses. Elle prend un fruit de cet arbre et le mange. Elle en donne à son mari qui est avec elle, et il en mange aussi.
      7 Alors leurs yeux s’ouvrent. Maintenant, ils voient qu’ils sont nus. Ils attachent ensemble des feuilles d’arbre, et cela leur sert de pagne.
      8 Le soir, un vent léger se met à souffler. Le SEIGNEUR Dieu se promène dans le jardin. L’homme et la femme l’entendent et ils se cachent devant lui, parmi les arbres du jardin.
      9 Le SEIGNEUR Dieu appelle l’homme. Il lui demande : « Où es-tu ? »
      10 L’homme répond : « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur parce que je suis nu. Alors, je me suis caché. »
      11 Le SEIGNEUR Dieu lui demande : « Qui t’a appris que tu étais nu ? Est-ce que tu as mangé le fruit que je t’avais interdit de manger ? »
      12 L’homme répond : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné ce fruit, et j’en ai mangé. »
      13 Le SEIGNEUR Dieu dit à la femme : « Qu’est-ce que tu as fait là ? » La femme répond : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »
      14 Alors le SEIGNEUR Dieu dit au serpent : « Puisque tu as fait cela, je te maudis : parmi tous les animaux, tu avanceras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
      15 Voici ce que je décide : la femme et toi, vous deviendrez des ennemis. Ceux qui naîtront d’elle et ceux qui naîtront de toi deviendront des ennemis. Ceux qui naîtront d’elle t’écraseront à la tête, et toi, tu les blesseras au talon. »
      16 Ensuite, le SEIGNEUR dit à la femme : « Je rendrai tes grossesses pénibles, et c’est dans la souffrance que tu mettras des enfants au monde. Tu seras attirée par ton mari, mais il sera ton maître. »
      17 Puis le SEIGNEUR dit à l’homme : « Tu as écouté ta femme et tu as mangé le fruit que je t’avais interdit de manger. À cause de toi je maudis le sol. Tu devras te fatiguer tous les jours de ta vie pour tirer ta nourriture de la terre.
      18 Le sol produira pour toi des plantes épineuses de toutes sortes. Tu devras manger ce qui pousse dans les champs.
      19 Tu gagneras ta nourriture en transpirant beaucoup, jusqu’à ta mort. À ce moment-là, tu retourneras dans la terre d’où tu viens. Oui, tu es fait de poussière et tu retourneras à la poussière. »
      20 L’homme, Adam, donne à sa femme le nom d’Ève, c’est-à-dire « la Vivante ». En effet, elle est la mère de tous les vivants.
      21 Le SEIGNEUR Dieu fait des vêtements en peau d’animal pour l’homme et la femme, et il les habille de cette façon.
      22 Le SEIGNEUR Dieu se dit : « Eh bien, l’homme est devenu comme un dieu : il connaît ce qui est bien ou mal. Maintenant, il ne faut pas qu’il prenne aussi les fruits de l’arbre de la vie. S’il en mangeait, il vivrait pour toujours. »
      23 Alors le SEIGNEUR Dieu chasse l’homme du jardin d’Éden et il l’envoie cultiver la terre qui a servi à le faire.
      24 Après que le SEIGNEUR a chassé l’homme, il place des chérubins à l’est du jardin d’Éden. Avec une épée de feu qui tourne dans tous les sens, les chérubins gardent l’entrée du chemin qui conduit à l’arbre de la vie.

      Genèse 50

      20 Vous avez voulu me faire du mal, mais Dieu a voulu changer ce mal en bien. Il a voulu sauver la vie d’un grand nombre de gens, comme vous le voyez aujourd’hui.

      Exode 20

      1 Alors Dieu dit au peuple d’Israël :
      2 « Je suis le SEIGNEUR ton Dieu. C’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte, où tu étais esclave.
      3 « Tu ne dois pas avoir d’autres dieux que moi.
      4 « Ne fabrique pas de statues de dieux. Ne représente pas ce qu’il y a là-haut dans le ciel, en bas sur la terre, ou dans l’eau sous la terre.
      5 Ne te mets pas à genoux devant ces dieux, ne les adore pas. En effet, le SEIGNEUR ton Dieu, c’est moi, et je suis un Dieu exigeant. Je punis la faute de ceux qui me détestent. Je punis aussi leurs enfants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération.
      6 Mais je montre ma bonté pendant des milliers de générations à ceux qui m’aiment et qui obéissent à mes commandements.
      7 « Ne te sers pas de mon nom n’importe comment. Moi, le SEIGNEUR, ton Dieu, je déclare coupable celui qui se sert de mon nom n’importe comment.
      8 « N’oublie pas de me réserver le jour du sabbat.
      9 Pendant six jours, travaille pour faire tout ce que tu as à faire.
      10 Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le SEIGNEUR ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes animaux, ni l’étranger installé dans ton pays.
      11 En six jours, j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent. Mais le septième jour, je me suis reposé. C’est pourquoi, moi, le SEIGNEUR, j’ai béni le jour du sabbat : ce jour est réservé pour moi.
      12 « Respecte ton père et ta mère. Ainsi tu vivras longtemps dans le pays que moi, le SEIGNEUR, je te donne.
      13 « Ne tue personne.
      14 « Ne commets pas d’adultère.
      15 « Ne vole pas.
      16 « Ne témoigne pas faussement contre ton prochain.
      17 « Ne désire pas pour toi la maison de ton prochain. N’aie pas envie de prendre sa femme, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. Ne désire rien de ce qui est à lui. »
      18 Tous les Israélites entendent les coups de tonnerre et le son de la corne de bélier. Tous voient les éclairs et la montagne pleine de fumée. Ils tremblent de peur et ils restent loin.
      19 Ils disent à Moïse : « Parle-nous, toi, et nous t’écouterons. Mais nous ne voulons pas que Dieu nous parle directement. Sinon, nous allons mourir. »
      20 Moïse dit au peuple : « N’ayez pas peur ! Dieu est venu voir si vous alliez lui obéir. Il veut que vous le respectiez et que vous ne commettiez pas de péché. »
      21 Le peuple reste donc loin. Mais Moïse s’approche du nuage sombre où Dieu est présent.
      22 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : “Vous l’avez vu, je vous ai parlé du haut du ciel.
      23 Vous ne fabriquerez pas des statues de dieux en argent ou en or pour les honorer à côté de moi.
      24 Vous fabriquerez pour moi un autel en terre. Là, vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs comme sacrifices complets et comme sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir, partout où je montrerai ma présence.
      25 Mais si vous me fabriquez un autel en pierres, ne le faites pas en pierres taillées. En effet, si vous taillez les pierres avec un outil, vous ne pouvez plus les utiliser pour moi.
      26 Vous ne fabriquerez pas un autel sur lequel on monte par des marches. Ainsi, personne ne verra que le prêtre est nu sous son pagne.” »

      Deutéronome 28

      1 Moïse dit : Si vous écoutez vraiment le SEIGNEUR votre Dieu, si vous obéissez avec soin à tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, le SEIGNEUR votre Dieu fera de vous le peuple le plus important de la terre.
      2 Voici toutes les bénédictions qui viendront sur vous et qui vous atteindront parce que vous aurez écouté le SEIGNEUR votre Dieu :
      3 Il bénira ceux qui habitent les villes et ceux qui habitent la campagne.
      4 Il vous donnera beaucoup d’enfants. Vous aurez de belles récoltes. Vos troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres seront nombreux.
      5 Il remplira de nourriture vos paniers et vos coffres à pain.
      6 Ainsi, il vous bénira dans toutes les circonstances de votre vie.
      7 Quand vos ennemis vous attaqueront, le SEIGNEUR vous donnera la victoire sur eux. S’ils arrivent par un seul chemin, ils fuiront devant vous par sept chemins différents.
      8 Le SEIGNEUR votre Dieu protégera vos greniers et il fera réussir tout ce que vous entreprendrez. Il vous bénira dans le pays qu’il vous donnera.
      9 Si vous obéissez aux commandements du SEIGNEUR votre Dieu, et si vous vivez comme il le demande, il fera de vous un peuple qui lui appartient personnellement, comme il vous l’a promis.
      10 Alors tous les autres peuples de la terre verront que vous êtes consacrés au service du SEIGNEUR, et ils auront peur de vous.
      11 Le SEIGNEUR vous couvrira de biens dans le pays qu’il a promis à vos ancêtres de vous donner : vous aurez beaucoup d’enfants, vos troupeaux seront nombreux, vous aurez de belles récoltes.
      12 Pour vous, le SEIGNEUR ouvrira le ciel, où il garde l’eau comme un trésor. Au bon moment, il fera tomber la pluie sur votre pays. Ainsi, il bénira tout ce que vous faites. Vous n’aurez pas besoin de demander des prêts d’argent. Au contraire, c’est vous qui en prêterez à beaucoup d’étrangers.
      13 Le SEIGNEUR fera de vous le premier peuple de la terre et non pas le dernier. Vous serez toujours au-dessus des autres, et jamais en dessous. Mais pour cela, vous devez écouter les commandements du SEIGNEUR votre Dieu. Aujourd’hui, je vous commande de les garder et de leur obéir.
      14 Vous ne devez pas vous écarter du chemin que je vous montre, et vous ne devez pas suivre d’autres dieux pour les servir.
      15 Moïse dit : Mais supposons ceci : Vous n’écoutez pas le SEIGNEUR votre Dieu, vous n’obéissez pas avec soin à tous les commandements et aux lois que je vous donne aujourd’hui. Alors voici les malheurs qui viendront sur vous et qui vous frapperont :
      16 Le SEIGNEUR maudira ceux qui habitent les villes et ceux qui habitent la campagne.
      17 Il ne remplira pas de nourriture vos paniers ni vos coffres à pain.
      18 Il ne vous donnera pas beaucoup d’enfants, vous n’aurez pas de belles récoltes, vos troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres seront peu nombreux.
      19 Il vous maudira dans toutes les circonstances de votre vie.
      20 Le SEIGNEUR fera peser sur vous la malédiction, la peur, les difficultés dans tout ce que vous entreprendrez. Vous serez rapidement détruits et vous mourrez très vite à cause du mal que vous aurez fait en abandonnant le SEIGNEUR.
      21 Il vous enverra une épidémie de peste, et elle finira par vous faire disparaître du pays que vous allez posséder.
      22 Le SEIGNEUR vous enverra des maladies, de la fièvre, des brûlures. Il répandra la sécheresse. Les céréales sècheront dans les champs, ou bien elles pourriront. Vous serez frappés de tous ces malheurs jusqu’à ce que vous disparaissiez.
      23 Au-dessus de vos têtes, le ciel sera dur comme du bronze et sous vos pieds, la terre sera dure comme du fer.
      24 Au lieu d’envoyer de la pluie sur vos champs, le SEIGNEUR enverra de la poussière et du sable jusqu’à ce que vous soyez détruits.
      25 Le SEIGNEUR donnera à vos ennemis la victoire sur vous. Si vous les attaquez par un seul chemin, vous fuirez devant eux par sept chemins différents. Tous les royaumes de la terre seront effrayés en voyant ce qui vous arrive.
      26 Vos corps serviront de nourriture aux charognards et aux chacals, et personne ne viendra les chasser.
      27 Le SEIGNEUR vous enverra des furoncles, comme aux Égyptiens. Vous aurez sur la peau des abcès, de la gale, des boutons, et vous ne pourrez pas guérir.
      28 Le SEIGNEUR vous rendra fous, aveugles et il vous fera perdre la tête.
      29 En plein midi, vous marcherez comme des aveugles dans la nuit. Vous ne réussirez rien de tout ce que vous entreprendrez. Les gens profiteront toujours de vous et ils vous voleront. Mais personne ne viendra vous aider.
      30 Quand l’un de vous se fiancera, quelqu’un d’autre couchera avec sa fiancée. Si quelqu’un construit une maison, il ne pourra pas l’habiter. Si quelqu’un plante une vigne, il ne cueillera même pas les premières grappes de raisin.
      31 On tuera vos bœufs sous vos yeux, et vous n’en mangerez pas. On volera vos ânes, et vous ne les retrouverez pas. Vos ennemis prendront vos moutons, et personne ne viendra vous aider.
      32 On livrera vos fils et vos filles comme esclaves à des étrangers sous vos yeux. Vous vous fatiguerez à attendre leur retour toute la journée, mais vous ne pourrez rien faire.
      33 Un peuple que vous ne connaissez pas mangera vos récoltes et tout le produit de votre travail. Les gens profiteront toujours de vous et ils vous maltraiteront.
      34 En regardant ce que vous aurez sous les yeux, vous deviendrez fous.
      35 Le SEIGNEUR couvrira vos genoux et vos cuisses de furoncles très douloureux qui ne guériront pas. Puis vous en aurez partout, de la tête aux pieds.
      36 Le SEIGNEUR vous enverra, vous et le roi que vous aurez choisi, dans un pays inconnu, que vos ancêtres n’ont pas connu non plus. Là, vous adorerez d’autres dieux : des statues en bois ou en pierre.
      37 Tous les peuples chez qui le SEIGNEUR vous conduira seront très étonnés de ce qui vous arrive. Ils se moqueront de vous et vous insulteront.
      38 Vous sèmerez beaucoup de graines dans vos champs, mais vous ne récolterez pas grand-chose, car les sauterelles détruiront tout.
      39 Vous planterez des vignes et vous les soignerez. Mais vous ne boirez pas leur vin, vous ne pourrez même pas récolter le raisin, car les chenilles le mangeront.
      40 Vous aurez des oliviers dans tout le pays, mais vous ne frotterez pas votre corps avec de l’huile, car les olives tomberont avant d’être mûres.
      41 Vous mettrez au monde des fils et des filles, mais vous ne les garderez pas avec vous, car ils seront emmenés en exil.
      42 Les criquets dévoreront tous vos arbres et tous les produits de vos champs.
      43 Les étrangers installés chez vous seront de plus en plus puissants, mais vous, vous serez de plus en plus faibles.
      44 Ce sont eux qui vous prêteront de l’argent, et vous, vous n’aurez rien à leur prêter. Ils seront vos maîtres et vous, vous leur obéirez.
      45 Tous ces malheurs tomberont sur vous, et ils ne s’arrêteront pas tant que vous ne serez pas morts. Cela arrivera parce que vous n’aurez pas écouté le SEIGNEUR votre Dieu, vous n’aurez pas obéi aux commandements et aux lois qu’il vous a donnés.
      46 Cela restera toujours comme un avertissement frappant, pour vous, pour vos enfants et les enfants de leurs enfants.
      47 Voici donc ce qui arrivera si vous ne servez pas le SEIGNEUR votre Dieu avec joie et de tout votre cœur quand vous avez tout en abondance :
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