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BIEN

La définition du bien a été de tous temps le tourment des moralistes. Tous reconnaissent que le désir du bien est comme inné à l'homme, mais qu'il y a loin du désir à la capacité, et que la capacité du bien est encore réduite en l'homme par l'ignorance où il se trouve de ce qu'est en réalité le bien auquel il aspire. Dire avec les anciens que le souverain bien résulte de l'obéissance à la raison (Aristote), qu'il est dans le bien-être (Épicure) ou au contraire dans la vertu stoïque exprimée par la forte maxime : « abstine et sustine » (Stoïciens), n'apporte pas une solution au problème. Et quand les modernes définissent le bien « ce qui est juste », ou « la fin dans laquelle les êtres cherchent la plénitude de leur existence », ou « le devoir », quand ils le donnent comme le but « de l'effort de toutes nos facultés réunies pour se conformer à l'ordre universel », quand ils le définissent tout simplement--fort justement d'ailleurs-- « ce qui doit être », ils se perdent en solutions contradictoires et raisonnent dans le vide, comme ferait un mathématicien qui parlerait de mesures sans en posséder l'étalon, ou bien de chiffres sans en connaître l'unité. Ce qui leur manque pour établir ce qu'est le bien pour l'homme, c'est précisément de savoir quelle est l'origine de l'homme, sa nature, ses possibilités, son rôle dans l'univers. Le levier de leur pensée manque de point d'appui. Platon et l'École d'Alexandrie avaient identifié, par une intuition très sûre, le bien avec Dieu lui-même. Mais le Dieu de Platon n'est que le terme de sa dialectique, le principe éternel de l'être et de la pensée (Rabier), il ne peut servir de modèle à la personne humaine.

Avec la Bible, nous sortons des sables mouvants de la spéculation pour atteindre le rocher ferme de la révélation. Le bien est la grande préoccupation de la Bible. On l'y trouve mentionné dès ses premières pages et constamment opposé à son contraire : le mal (voir ce mot). La Bible ne donne nulle part de définition théorique du bien ; mais elle le caractérise pratiquement et le fixe, en le rapportant au Dieu personnel, vivant et saint. La création, oeuvre directe de Dieu, est bonne (Ge 1:10,31). La créature faite à l'image de Dieu doit, pour pouvoir réaliser sa destinée, aller de l'innocence à la sainteté. Elle ne le peut que si elle rencontre sur son chemin une chose qui ne soit pas bonne en elle-même et dont la présence l'oblige à se déterminer librement pour Dieu. D'où l'arbre de la connaissance du bien et du mal en Éden et l'ordre divin : « Tu n'en mangeras, pas le fruit. » Dès l'origine, le bien se présente donc comme une obéissance de l'homme à Dieu, une conformité volontaire de l'action de la créature au plan du Créateur (Ge 3). Après la Chute, qui est donnée dans la Bible comme un assujettissement de la créature au Tentateur (que Jésus désignera plus tard comme l'Ennemi ou le Malin), le Décalogue présente le bien sous la forme d'un retour à la volonté de Dieu. Il n'est pas dit en effet : fais ceci parce que c'est bien, mais : ne fais pas cela parce que moi, Jéhovah ton Dieu, je ne le veux pas (Ex 20, De 5). L'Israélite a déjà par là le pressentiment que Dieu et le bien sont identiques, et Michée rappelle les conditions du bien dans cette formule qui n'a jamais été dépassée : « O homme, on t'a fait connaître ce qui est bien : que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Mic 6:8). Le bien (=l'obéissance à Jéhovah) est lié par De 30:15 au bonheur et à la vie ; le mal (=la désobéissance) au malheur et à la mort (cf. Deut. 28). De ces textes capitaux ressort la vérité de la parole du Psalmiste : « M'approcher de Dieu, c'est mon bien » (Ps 73:28). Malheureusement l'homme, dévoyé dès ses origines, ne peut de lui-même renouer la communion perdue, suivre la voie du bien qui assure la vie et le bonheur (Jer 13:23, cf. Ps 51:7-12). Aussi, dès le temps d'Esaïe les prophètes tournent-ils les regards du peuple élu vers la venue du Messie, dont l'oeuvre aura pour conséquence le salut d'Israël et le rétablissement du bien dans la création (Esa 5:5 et suivant 2:2-4, Mic 4:1-3, etc.). Le bien sera personnifié dans la personne d'Emmanuel : « Dieu avec nous » (Esa 7:14, cf. Mt 1:23, Esa 8:8).

Le N.T. confirme et continue l'enseignement de l'A.T. sur le bien. « Dieu seul est bon », dit Jésus (Mr 10:18, Mt 19:17, Lu 18:19), mais il dit aussi : « Qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14:9). L'A.T. nous avait montré le bien dans l'activité générale, la justice, la bonté et l'amour de Jéhovah : le N.T. nous le manifeste réalisé, vivant et agissant parmi les hommes. La personne de Jésus s'avère la personne parfaite, la personne dont la présence bénit la terre, dont l'exemple oriente les hommes et dont l'oeuvre rend à la créature rachetée la force morale, le bonheur et la vie qu'elle avait perdus (Jn 15:11, etc., 3:15, 36 6:40, etc., Mt 11:28, Jn 15:5, etc.). Dans les paroles de Jésus : « Venez à moi... » et « Hors de moi vous ne pouvez rien faire », s'affirme la vanité de tout espoir de fonder le règne du bien sur la terre par des théories, par des lois humaines. La raison est une lumière froide ; elle n'anime pas ce qu'elle éclaire. Quand on dit que la conscience enseigne le devoir, on oublie que la conscience s'en tient à l'impératif : « tu dois », mais qu'elle a besoin d'être éclairée pour connaître la nature du devoir, le caractère du véritable bien. Aussi voit-on tous les jours des gens dont la conscience parle sans lumière commettre en toute conscience des erreurs et des fautes, parfois même des actes monstrueux. En vous tuant, disait Jésus à ses disciples, les Juifs croiront « rendre un culte à Dieu » (Jn 16:2, cf. Ro 7:15 10:2). En outre, connaître le devoir, envisager le bien ne suffit pas, il faut posséder en soi l'énergie de faire passer la théorie dans la pratique. Un poteau indicateur montre le bon chemin mais ne donne pas la force de le suivre. L'histoire humaine est là pour confirmer l'aveu d'Ovide : « Video meliora proboque, détériora sequor ». (cf. Ro 7:15 et suivant) C'est parce que Jésus seul a donné tout à la fois : le précepte, l'exemple et la force d'imiter, le Saint-Esprit, que seul il a accompli ici-bas l'oeuvre où toutes les religions et toutes les philosophies ont échoué : constituer sur la terre un milieu social qui, dans ses membres fidèles, réalise les éléments de justice, de bonté, d'amour, de liberté morale et de force spirituelle qui sont proprement les caractères du royaume du bien (=le royaume de Dieu ou de Christ). Ainsi la Bible et l'expérience humaine s'accordent pour proclamer que le bien c'est Dieu ; que l'incarnation du bien sur la terre c'est Jésus-Christ, et que l'homme de bien au sens intégral du mot, c'est l'imitateur du Christ.

Cela dit, qu'on nous permette ici quelques observations complémentaires :

1.

Il est courant dans les milieux non chrétiens de déclarer que « l'idée chrétienne du bien est le renversement de la nature » (cf. A. Darlu dans les Questions morales, Alcan 1907). Ce préjugé sans cesse renaissant vient de ce que la pensée occidentale, dominée par la philosophie grecque, attribue à la Bible un dualisme métaphysique qui lui est totalement étranger. Dans l'enseignement des prophètes d'Israël, de Jésus, de saint Paul, le corps n'est nullement opposé à l'âme ni la matière à l'esprit (voir Chair). Dieu n'a pas seulement collaboré à la création, comme dans le platonisme, il l'a faite ; d'où l'unité et la bonté de la nature en elle-même, la nature à l'état primitif et normal. Aussi, quand l'enseignement biblique place le bien de l'homme dans une loi spirituelle, il n'entend nullement que l'homme, pour cela, doit se détourner de la nature et mépriser les biens que la vie présente nous offre par la bonté de Dieu.. « Loin d'enseigner un ascétisme arbitraire (Col 2:20 et suivant), l'Écriture sainte nous invite à rapporter toutes choses à la gloire de Dieu, même le manger et le boire (1Co 10:31), et à considérer toutes choses comme à nous, pourvu que, vivant nous-mêmes dans la communion de Jésus-Christ, nous les fassions servir à l'affermissement et à l'extension du royaume de Dieu (1. Cor. 3:21-23). Dans le bien, tel que Dieu le veut et tel qu'il nous le révèle par l'Évangile, on trouve réuni et confondu ce qu'il y a de plus moral dans les préceptes les plus élevés du stoïcisme et ce qu'il y a de plus religieux dans les principes les plus purs du mysticisme. » (Jean Monod.) La doctrine du bien dans la théologie de Paul est essentiellement une doctrine de liberté (1Co 6:12, Ro 8:21), et Paul en cela ne fait que suivre son Maître qui avait dit : « Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » ; « la vérité vous affranchira ». De la nature ? non, mais du péché, ce qui est tout autre chose (Jn 8:36,32). Jésus n'a pas renversé la nature, il l'a au contraire redressée, accomplie dans sa personne divine. Précisément parce qu'il venait de Dieu, le Fils de l'homme, type humain exempt des mutilations du péché, aurait seul pu s'appliquer au sens absolu le vers de Térence : « Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. »

2.

La façon dont les deux Testaments proclament que toute la création était bonne en sortant des mains du Créateur (Ge 1:31,1Ti 4:4) nous apprend que le mal, intervenant au sein de l'univers dans des circonstances qui nous sont inconnues parce qu'antérieures à notre économie, est un accident temporaire, une contingence dont nous avons le devoir d'attendre avec confiance la disparition définitive (Esa 35:10 42:4 5:1-11, Mt 6:13, Jas 4:7, Lu 10:18,1Co 15:26, Ap 12:9). Rien n'est plus contraire à l'enseignement de la Bible ni plus funeste en soi que de tenir le mal pour condition du bien. Le mal est le contraire du bien comme les ténèbres sont le contraire de la lumière (Jn 3:19, Eph 5:8,1Jn 1:5). Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière (Jn 1:4-11,3:19) ; mais la victoire limitée des ténèbres n'est jamais que momentanée, parce que celles-ci n'ont point en elles, comme la lumière, d'énergie vivante. Ainsi en est-il des rapports du bien et du mal. Le mal est une puissance de dissolution qui fait mourir ; par là il s'épuise lui-même dans son action. Ce que nous appelons couramment la mort n'est pas un anéantissement, mais une transformation de la vie, qui a le dernier mot en tout. Quant à la mort réelle, où s'accomplira finalement l'oeuvre dissolvante du mal, elle a pour dernière conséquence l'inertie, laquelle n'est qu'une forme du néant.

3.

Des deux observations précédentes en découle une troisième, à savoir que la notion biblique du bien a pour caractère de tenir celui qui la possède à l'abri du pessimisme, dont les ravages se font sentir dès le premier contact de l'adolescence avec la vie et qui n'est lui-même qu'un abaissement de la vitalité humaine ; tandis que les jeunes qui grandissent dans le désarroi de la morale et de la métaphysique font à la vie un accueil réservé qui leur ménage une vieillesse précoce, le chrétien va à la vie avec confiance ; les épreuves qu'il y affronte ne brisent pas son enthousiasme, il est optimiste, non pas de l'optimisme de Candide, dont Voltaire a fait le procès, ni par une sorte d'euphorie qui tiendrait à la fois de la légèreté et de la disposition de certains tempéraments à s'accommoder de tout, mais d'un optimisme fondé à la fois sur l'espérance que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Ro 8:28) et sur la certitude que le Dieu de la Bible, créateur et rédempteur du monde, peut tirer le bien du mal (Ge 50:20) et qu'il poursuivra ici-bas victorieusement ses desseins malgré tous les obstacles, jusqu'au moment où il sera « tout en tous » (1Co 15:28). Cette certitude, qui donna son thème à la prédication des prophètes d'Israël, inspire à l'Apocalypse son chant de triomphe. Jésus la résume dans cette image : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Lu 10:18). La chute de Satan, c'est la défaite du mal, son définitif anéantissement. D'où il ressort que le règne du bien, à l'établissement duquel sont appelées toutes les bonnes volontés, ne va pas sans les conditions du bien ; l'optimisme chrétien, qui nourrit l'espérance en même temps qu'il est un réconfort souverain pour l'âme qui souffre et qui lutte, est avant tout un stimulant vers la sainteté personnelle, une invitation impérative à l'imitation du Christ : « Quiconque a cette espérance en Lui, se purifie comme Lui-même est pur » (1Jn 3:3, cf. 1Co 11:1). Alex. W.

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      Genèse 1

      10 Et Dieu nomma le sec, terre ; et il nomma l'amas des eaux, mers ; et Dieu vit que cela était bon.
      31 Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait, et voilà il était très-bon ; ainsi fut le soir, ainsi fut le matin ; [ce fut] le sixième jour.

      Genèse 3

      1 Or le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs que l'Eternel Dieu avait faits ; et il dit à la femme : Quoi ! Dieu a dit, vous ne mangerez point de tout arbre du jardin ?
      2 Et la femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ;
      3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point, et vous ne le toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
      4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez nullement ;
      5 Mais Dieu sait qu'au jour que vous en mangerez, vos yeux seront ouverts, et vous serez comme des Dieux, sachant le bien et le mal.
      6 La femme donc voyant que [le fruit] de l'arbre était bon à manger, et qu'il était agréable à la vue, et que [cet] arbre était désirable pour donner de la science, en prit du fruit, et en mangea, et elle en donna aussi à son mari [qui était] avec elle, et il en mangea.
      7 Et les yeux de tous deux furent ouverts ; ils connurent qu'ils étaient nus, et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et s'en firent des ceintures.
      8 Alors ils ouïrent au vent du jour la voix de l'Eternel Dieu qui se promenait par le jardin ; et Adam et sa femme se cachèrent de devant l'Eternel Dieu, parmi les arbres du jardin.
      9 Mais l'Eternel Dieu appela Adam, et lui dit : Où es-tu ?
      10 Et il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai craint, parce que j'étais nu, et je me suis caché.
      11 Et [Dieu] dit : Qui t'a montré que tu [étais] nu ? N'as-tu pas mangé [du fruit] de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ?
      12 Et Adam répondit : La femme que tu m'as donnée [pour être] avec moi, m'a donné [du fruit] de l'arbre, et j'en ai mangé.
      13 Et l'Eternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? Et la femme répondit : Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.
      14 Alors l'Eternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail, et entre toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie.
      15 Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et la semence de la femme ; cette [semence] te brisera la tête, et tu lui briseras le talon.
      16 [Et] il dit à la femme : J'augmenterai beaucoup ton travail et ta grossesse ; tu enfanteras en travail les enfants ; tes désirs se [rapporteront] à ton mari, et il dominera sur toi.
      17 Puis il dit à Adam : Parce que tu as obéi à la parole de ta femme, et que tu as mangé [du fruit] de l'arbre duquel je t'avais commandé, en disant : Tu n'en mangeras point, la terre sera maudite à cause de toi ; tu en mangeras [les fruits] en travail, tous les jours de ta vie.
      18 Et elle te produira des épines, et des chardons ; et tu mangeras l'herbe des champs.
      19 Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage, jusqu'à ce que tu retournes en la terre, car tu en as été pris ; parce que tu es poudre, tu retourneras aussi en poudre.
      20 Et Adam appela sa femme Eve ; parce qu'elle a été la mère de tous les vivants.
      21 Et l'Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peaux, et les en revêtit.
      22 Et l'Eternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, sachant le bien et le mal ; mais maintenant [il faut prendre garde] qu'il n'avance sa main, et aussi qu'il ne prenne de l'arbre de vie, et qu'il n'en mange, et ne vive à toujours.
      23 Et l'Eternel Dieu le mit hors du jardin d'Héden, pour labourer la terre, de laquelle il avait été pris.
      24 Ainsi il chassa l'homme, et mit des Chérubins vers l'Orient du jardin d'Héden, avec une lame d'épée qui se tournait çà et là, pour garder le chemin de l'arbre de vie.

      Genèse 50

      20 [Ce que] vous aviez pensé en mal contre moi, Dieu l'a pensé en bien, pour faire selon ce que ce jour-ci [le montre], afin de faire vivre un grand peuple.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, disant :
      2 Je suis l'Eternel ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Egypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni aucune ressemblance des choses qui sont là-haut aux cieux, ni ici-bas sur la terre, ni dans les eaux sous la terre.
      5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et ne les serviras point ; car je suis l'Eternel ton Dieu, le [Dieu] Fort, qui est jaloux, punissant l'iniquité des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent ;
      6 Et faisant miséricorde en mille [générations] à ceux qui m'aiment, et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras point le Nom de l'Eternel ton Dieu en vain ; car l'Eternel ne tiendra point pour innocent, celui qui aura pris son Nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton oeuvre ;
      10 Mais le septième jour est le repos de l'Eternel ton Dieu. Tu ne feras aucune oeuvre en ce [jour-là], ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni ton étranger qui est dans tes portes.
      11 Car l'Eternel a fait en six jours les cieux, la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos, et l'a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l'Eternel ton Dieu te donne.
      13 Tu ne tueras point.
      14 Tu ne paillarderas point.
      15 Tu ne déroberas point.
      16 Tu ne diras point faux Témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui soit à ton prochain.
      18 Or tout le peuple apercevait les tonnerres, les éclairs, le son du cor, et la montagne fumante ; et le peuple voyant cela tremblait, et se tenait loin.
      19 Et ils dirent à Moïse : parle, toi, avec nous, et nous écouterons ; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions.
      20 Et Moïse dit au peuple : ne craignez point ; car Dieu est venu pour vous éprouver, et afin que sa crainte soit devant vous, et que vous ne péchiez point.
      21 Le peuple donc se tint loin, mais Moïse s'approcha de l'obscurité dans laquelle Dieu était.
      22 Et l'Eternel dit à Moïse : tu diras ainsi aux enfants d'Israël : vous avez vu que je vous ai parlé des cieux :
      23 Vous ne vous ferez point avec moi de Dieux d'argent, ni de Dieux d'or.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu sacrifieras tes holocaustes, et tes oblations de prospérités, ton menu et ton gros bétail ; en quelque lieu que ce soit que je mettrai la mémoire de mon Nom, je viendrai là à toi, et je te bénirai.
      25 Que si tu me fais un autel de pierres, ne les taille point ; car si tu fais passer le fer dessus, tu le souilleras.
      26 Et tu ne monteras point à mon autel par des degrés, de peur que ta nudité ne soit découverte en y [montant].

      Deutéronome 28

      1 Or il arrivera que si tu obéis exactement à la voix de l'Eternel ton Dieu, et que tu prennes garde de faire tous ses commandements que je te prescris aujourd'hui, l'Eternel ton Dieu te rendra haut élevé par dessus toutes les nations de la terre.
      2 Et toutes ces bénédictions ici viendront sur toi, et t'atteindront, quand tu obéiras à la voix de l'Eternel ton Dieu.
      3 Tu seras béni dans la ville, tu seras aussi béni aux champs.
      4 Le fruit de ton ventre sera béni, et le fruit de ta terre, et le fruit de ton bétail ; les portées de tes vaches, et les brebis de ton troupeau.
      5 Ta corbeille sera bénie ; et ta maie aussi.
      6 Tu seras béni en ton entrée, et tu seras aussi béni en ta sortie.
      7 L'Eternel fera que tes ennemis qui s'élèveront contre toi, seront battus devant toi ; ils sortiront contre toi par un chemin, et ils s'enfuiront devant toi par sept chemins.
      8 L'Eternel commandera à la bénédiction qu'elle soit avec toi, dans tes greniers, et dans tout ce à quoi tu mettras ta main ; et il te bénira au pays que l'Eternel ton Dieu te donne.
      9 L'Eternel ton Dieu t'établira pour lui être un peuple saint, selon qu'il te l'a juré, quand tu garderas les commandements de l'Eternel ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies.
      10 Et tous les peuples de la terre verront que le Nom de l'Eternel est réclamé sur toi, et ils auront peur de toi.
      11 Et l'Eternel ton Dieu te fera abonder en biens, [multipliant] le fruit de ton ventre, et le fruit de tes bêtes, et le fruit de ta terre, sur la terre que l'Eternel a juré à tes pères de te donner.
      12 L'Eternel t'ouvrira son bon trésor, [savoir] les cieux, pour donner la pluie, telle qu'il faut à ta terre en sa saison, et pour bénir tout le travail de tes mains ; et tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n'emprunteras point.
      13 L'Eternel te mettra à la tête, et non à la queue, et tu seras seulement au dessus, et non point au dessous ; quand tu obéiras aux commandements de l'Eternel ton Dieu que je te prescris aujourd'hui, afin que tu prennes garde de les faire ;
      14 Et que tu ne te détournes ni à droite ni à gauche d'aucune des paroles que je te commande aujourd'hui, pour marcher après d'autres dieux, [et] pour les servir.
      15 Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Eternel ton Dieu, pour prendre garde de faire tous ses commandements et ses statuts que je te prescris aujourd'hui, il arrivera que toutes ces malédictions-ci viendront sur toi, et t'atteindront.
      16 Tu seras maudit dans la ville, et tu seras aussi maudit aux champs.
      17 Ta corbeille sera maudite, et ta maie aussi.
      18 Le fruit de ton ventre sera maudit, et le fruit de ta terre ; les portées de tes vaches, et les brebis de ton troupeau.
      19 Tu seras maudit en ton entrée, tu seras aussi maudit en ta sortie.
      20 L'Eternel enverra sur toi la malédiction, l'effroi, et la dissipation dans tout ce à quoi tu mettras la main [et] que tu feras, jusqu'à ce que tu sois détruit, et que tu périsses [promptement], à cause de la méchanceté des actions par lesquelles tu m'auras abandonné.
      21 L'Eternel fera que la mortalité s'attachera à toi, jusqu'à ce qu'il t'aura consumé de dessus la terre en laquelle tu vas pour la posséder.
      22 L'Eternel te frappera de langueur, d'ardeur, de fièvre, de chaleur brûlante, d'épée, de sécheresse et de nielle, qui te poursuivront jusqu'à ce que tu périsses.
      23 Et tes cieux, qui [seront] sur ta tête, seront d'airain ; et la terre qui [sera] sous toi, sera de fer.
      24 L'Eternel te donnera au lieu de la pluie telle qu'il faut à ta terre, une poussière menue, et une poudre [qui] descendra sur toi des cieux, jusqu'à ce que tu sois exterminé.
      25 Et l'Eternel fera que tu seras battu devant tes ennemis. Tu sortiras par un chemin contr'eux, et tu t'enfuiras devant eux par sept chemins ; et tu seras vagabond par tous les Royaumes de la terre.
      26 Et tes corps morts seront en viande à tous les oiseaux des cieux, et aux bêtes de la terre, et il n'y aura personne qui les effarouche.
      27 L'Eternel te frappera de l'ulcère d'Egypte, d'hémorroïdes, de gale, et de grattelle, dont tu ne pourras guérir.
      28 L'Eternel te frappera de frénésie, et d'aveuglement, et de stupidité.
      29 Tu iras tâtonnant en plein midi, comme un aveugle tâtonne dans les ténèbres ; tu n'amèneras point tes entreprises à un heureux succès, tu ne feras autre chose que souffrir des injustices et le pillage ; et il n'y aura personne qui te garantisse.
      30 Tu fianceras une femme, mais un autre couchera avec elle ; tu bâtiras des maisons, mais tu n'y demeureras point ; tu planteras des vignes, mais tu n'en cueilleras point le fruit pour toi.
      31 Ton boeuf sera tué devant tes yeux, mais tu n'en mangeras point ; ton âne sera ravi de devant toi, et ne te sera point rendu ; tes brebis seront livrées à tes ennemis, et tu n'auras personne qui [les] en retire.
      32 Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple, et tes yeux le verront, et se consumeront tout le jour en [regardant] vers eux ; et tu n'auras aucun pouvoir en ta main.
      33 Et le peuple que tu n'auras point connu, mangera le fruit de ta terre, et tout ton travail ; et tu ne feras autre chose que souffrir des injustices et des concussions tous les jours.
      34 Et tu seras hors du sens à cause des choses que tu verras de tes yeux.
      35 L'Eternel te frappera d'un ulcère malin sur les genoux, et sur les cuisses, dont tu ne pourras être guéri ; [il t'en frappera] depuis la plante de ton pied jusqu'au sommet de ta tête.
      36 L'Eternel te fera marcher, toi et ton Roi que tu auras établi sur toi, vers une nation que tu n'auras point connue, ni toi, ni tes pères, et tu serviras là d'autres dieux, le bois, et la pierre.
      37 Et tu seras là un sujet d'étonnement, de railleries, et d'invectives parmi tous les peuples vers lesquels l'Eternel t'aura emmené.
      38 Tu jetteras beaucoup de semence dans ton champ, et tu en recueilleras peu ; car les sauterelles la consumeront.
      39 Tu planteras des vignes, tu les cultiveras, mais tu n'en boiras point le vin, et tu n'[en] recueilleras rien ; car les vers en mangeront le fruit.
      40 Tu auras des oliviers en tous tes quartiers, mais tu ne t'oindras point d'huile ; car tes oliviers perdront leur fruit.
      41 Tu engendreras des fils et des filles, mais ils ne seront pas à toi, car ils iront en captivité.
      42 Les hannetons gâteront tous tes arbres, et le fruit de ta terre.
      43 L'étranger qui est au milieu de toi, montera au dessus de toi bien haut, et tu descendras bien bas.
      44 Il te prêtera, et tu ne lui prêteras point ; il sera à la tête, et tu seras à la queue.
      45 Et toutes ces malédictions viendront sur toi, et te poursuivront, et t'atteindront, jusqu'à ce que tu sois exterminé ; parce que tu n'auras pas obéi à la voix de l'Eternel ton Dieu, pour garder ses commandements et ses statuts qu'il t'a prescrits.
      46 Et ces choses seront en toi et en ta postérité, pour signes et pour prodiges à jamais.
      47 Et parce que tu n'auras pas servi l'Eternel ton Dieu avec joie, et de bon coeur, malgré l'abondance de toutes choses ;
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