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CAUSE

1.

La notion philosophique de cause, c-à-d. le principe de la causalité qui se trouve à l'origine de tout fait et de toute existence, était étrangère à la pensée israélite, qui répugnait à l'abstraction et ignorait l'idée moderne de loi générale du monde. L'argument appelé cosmologique depuis Kant, D'après lequel ce monde est un effet contingent qui suppose une cause première nécessaire, est indiqué sous forme populaire par saint Paul (Ro 1:19 et suivant) et par son disciple l'anonyme auteur de l'épître aux Heb : « II n'y a pas de maison qui n'ait été construite par quelqu'un ; or, celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu. » (Heb 3:4). Cette personnification de la cause première en Dieu, Dieu vivant et agissant, le Dieu de toutes les initiatives, domine toute la Révélation biblique des deux alliances, mais comme une conviction intuitive des croyants inspirés, et non comme la conclusion d'un raisonnement métaphysique (voir Dieu). Pour l'ancien Israël, Dieu était la « cause suprême et absolue de tout » (Oehler) ; il l'était directement, car on ne distinguait pas entre cause première et causes secondes, entre volonté providentielle et lois naturelles : le tonnerre était sa voix (Ps 29:3), la glace provenait de son souffle (Job 37:10), etc. Il était même la cause des souffrances et du mal : qu'on lise les affirmations intrépides des prophètes : Am 3:6, La 3:37 et suivant, Esa 45:7. Ce dernier point de vue souleva d'ailleurs, avec les malheurs du Royaume et le désastre de l'exil, le troublant problème du mal, sujet du poème de Job et de certains Psaumes (Ps 37, Ps 73). La pensée religieuse israélite ne voulut jamais admettre, en tout cas, que Dieu pût être cause du péché, ni comme auteur, ni comme instigateur (Jas 1:13 et suivants), et le récit de la chute l'attribue à une puissance adverse (Ge 3), comme la parabole de l'ivraie affirme l'oeuvre d'un ennemi (Mt 13:23). Voir Cosmogonie et Chute. --Tout problème des origines demeure enveloppé d'un certain mystère ; mais les prophètes et l'Évangile projettent la pleine lumière sur le problème des destinées ; pour employer le langage philosophique, en Dieu la « cause première », voilée, a pour contrepartie la « cause finale », révélée : car son but suprême, son dessein permanent, est la suppression de la souffrance, la défaite du péché et le salut du pécheur pour l'établissement du Royaume. (cf. Jn 9:1-5, Ro 11:32,1Co 15:24-28, etc) C'est le plan de sa rédemption : l'iniquité des pécheurs est cause des meurtrissures de son serviteur, mais il veut faire de ces meurtrissures la cause de leur guérison (Esa 53:5) ; l'Éternel agit ainsi, non à cause d'eux, mais à cause de son saint nom, à sanctifier dans le monde (Eze 36:22 et suivant). Cet « à cause de... » marque son dessein final de Dieu Sauveur et Roi. Calvin, appliquant à notre salut l'analyse des modes de la causalité, en distinguait quatre causes : l'efficiente, savoir la miséricorde de Dieu ; la matérielle, le Christ obéissant ; l'instrumentale, notre foi ; la finale, la démonstration de sa justice et la glorification de son amour (Instit., III, 14:17, 21). C'est ainsi que les fidèles du Sauveur Jésus, « en perdant leur vie à cause de lui, la retrouveront » (Mt 10:39). L'humanité, comme l'individu, est appelée à pouvoir célébrer en Dieu « l'auteur, la source et la cause de son éternel bonheur ».

Ici et là apparaît le terme de cause au sens restreint, personne responsable (1Sa 22:22, 2Ma 13:4) ou circonstances déterminantes (Job 19:23, Sag 17:13) : « l'idolâtrie, principe, cause et fin de tout mal » (Sag 14:27), la vocation de saint Paul qui est « la cause des maux qu'il endure » (2Ti 1:12). Mais l'idée est évidemment bien plus fréquente que le terme, tout le long des Écritures. Les expressions courantes « à cause de vous » (Ro 11:28), « à cause de mon espérance » (Ac 23:6), etc., représentent de simples prépositions grecques équivalentes à « pour », « en faveur de », etc. Dans Jn 15:25, « ils m'ont haï sans motif » serait d'un meilleur style que « sans cause », d'autant que c'est la trad. de la Vers. Syn. dans Ps 35:19 69:5, textes cités ici par Jésus ; comp. Esa 52:4, etc., et dans le n° 25 du Psautier : « Qui nuit au juste sans cause. » (Voir Encycl., art. Cause.)

2.

La notion judiciaire de cause, c-à-d. d'affaire à régler en justice, est familière aux auteurs sacrés ; l'hébreu possède plusieurs termes pour l'exprimer. Dabar est la parois, exactement la « palabre » des litiges africains : il s'agit des « petites causes », de la « cause des justes », etc. (Ex 18:22 23:8, De 1:17 17:8,2Sa 15:3 etc.), quelques fois au sens plus général de « cas » (Jos 20:4). Rîb souligne l'idée de contestation : c'est le procès à plaider (Pr 18:17 25:9), la cause de l'étranger, du pauvre, de l'orphelin, de la veuve (Job 29:16, Pr 22:23 23:11, Esa 1:23), de Baal (Jug 6:31). évoque l'action du juge, dans la « c. des petits », « la c. sacrée de l'orphelin » (Pr 29:7, Jer 5:28), ou dans le défi que le second Ésaïe lance aux idoles au nom du vrai Dieu : « Présentez votre cause, exposez vos preuves ! » (Esa 41:21). Dans le N.T., le terme grec correspondant, aïtia, désigne ordinairement le « chef d'accusation » ou « motif de condamnation » (Mr 15:26 etc.), ou bien le sujet ou motif tout court (Mt 19:3, Ac 28:30 etc.) ; et l'on voit aussi saint Paul, au sens pr., défendre sa cause. (Ac 24:10 26:1, etc. ; grec apologeïsthaï )

Il suit de là que maintes victimes de l'injustice, les opprimés, les persécutés, les malheureux, les « pauvres d'Israël », en particulier aux époques tourmentées de la royauté et de l'exil, se tournent vers Dieu pour lui soumettre avec confiance leur « cause ». Cette figure était d'autant plus naturelle que les prophètes mettaient en scène le procès de Jéhovah avec les infidèles (Os 4:1, Esa 1:18, Mic 6:2, Jer 25:31). Mais la « cause » des fidèles élargit plus ou moins les termes hébreux précités (surtout les deux derniers), depuis le sens de « procès » jusqu'à celui de « parti » et d' « intérêt ». David proscrit par Saül demande que Dieu défende sa cause (1Sa 24:16) ; le livre de Job, poème de la souffrance injuste, porte devant Dieu la cause du héros (Job 5:8 35:14 36:17, et aussi Job 13:18 et Job 23:4, où l'hébreu est michpât =justice). Les croyants des Ps crient : « O Dieu, défends ma cause ! » (Ps 35:23 43:1 119:154), ou bien lui rendent grâces de l'avoir défendue (Ps 9:5, cf. La 3:58) ; notre Psautier en vers franc, employait encore cette expression dans Ps 7:8 10:14 17:2. Les prophètes attendent, affirment ou annoncent que l'Éternel se charge de leur cause et de celle de son peuple (Mic 7:9, Jer 11:20 20:12 30:13 50:34 51:36, Esa 51:22). Certains de ces passages sous-entendent que la cause des justes est. la même que celle de Dieu ; mais la « cause de Dieu » n'apparaît guère que dans Ps 74:23 : « Lève-toi, ô Dieu, défends ta cause ! » et dans Ro 3:4: « Tu gagneras ta cause » (citation de Ps 51:6 d'après LXX).

Les Huguenots persécutés comme les Israélites, dont ils chantaient les Psaumes, éprouvèrent comme eux le sentiment d'avoir à soutenir devant les peuples et les rois une cause qui n'était pas seulement leur cause, mais où ils voyaient aussi la cause de Dieu. Calvin, dans ses Sermons sur Job, insiste sur le fait que celui-ci plaide sa bonne cause d'une mauvaise manière, alors qu'une bonne cause conforme à la vérité doit se défendre par de bons moyens, fondés dans la vérité (OEuvres, éd. Strasb., t. 33, p. 23SS). Ailleurs Calvin distingue « les causes profanes du monde », les « causes appartenant aux prêtres », et « une cause de la foi » ou « une cause spirituelle » (Instit., IV, I 1:15). Il est donc tout naturel que les Protestants, parlant du mouvement de la Réforme, l'aient volontiers appelé, à partir, semble-t-il, de 1560 environ, « cette cause », « notre cause », « la cause », « leur bonne et juste cause », « sa cause » (celle de Dieu), etc. (Lettre à la Reine mère en 1560, Bèze au Colloque de Poissy, Testament de Coligny, etc., etc.). En la désignant ainsi, non par esprit de contestation, mais comme défenseurs de l'Évangile dans l'injuste querelle et le terrible combat qui leur étaient imposés, ils remontaient d'instinct, à travers les martyrs de l'Église, jusqu'aux psalmistes et aux prophètes, les témoins demeurés fidèles malgré tout à la Révélation de Jéhovah, Jn L.

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Versets relatifs

    • Genèse 3

      1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?
      2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
      3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
      4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ;
      5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
      6 La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.
      7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.
      8 Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.
      9 Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit : Où es-tu ?
      10 Il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.
      11 Et l'Éternel Dieu dit : Qui t'a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ?
      12 L'homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé.
      13 Et l'Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.
      14 L'Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
      15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
      16 Il dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.
      17 Il dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
      18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs.
      19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.
      20 Adam donna à sa femme le nom d'Eve : car elle a été la mère de tous les vivants.
      21 L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.
      22 L'Éternel Dieu dit : Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement.
      23 Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris.
      24 C'est ainsi qu'il chassa Adam ; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie.

      Exode 18

      22 Qu'ils jugent le peuple en tout temps ; qu'ils portent devant toi toutes les affaires importantes, et qu'ils prononcent eux-mêmes sur les petites causes. Allège ta charge, et qu'ils la portent avec toi.

      Exode 23

      8 Tu ne recevras point de présent ; car les présents aveuglent ceux qui ont les yeux ouverts et corrompent les paroles des justes.

      Josué 20

      4 Le meurtrier s'enfuira vers l'une de ces villes, s'arrêtera à l'entrée de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ils le recueilleront auprès d'eux dans la ville, et lui donneront une demeure, afin qu'il habite avec eux.

      Juges 6

      31 Joas répondit à tous ceux qui se présentèrent à lui : Est-ce à vous de prendre parti pour Baal ? est-ce à vous de venir à son secours ? Quiconque prendra parti pour Baal mourra avant que le matin vienne. Si Baal est un dieu, qu'il plaide lui-même sa cause, puisqu'on a renversé son autel.

      1 Samuel 22

      22 David dit à Abiathar : J'ai bien pensé ce jour même que Doëg, l'Édomite, se trouvant là, ne manquerait pas d'informer Saül. C'est moi qui suis cause de la mort de toutes les personnes de la maison de ton père.

      1 Samuel 24

      16 (24 : 17) Lorsque David eut fini d'adresser à Saül ces paroles, Saül dit : Est-ce bien ta voix, mon fils David ? Et Saül éleva la voix et pleura.

      2 Samuel 15

      3 Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t'écoutera.

      Job 5

      8 Pour moi, j'aurais recours à Dieu, Et c'est à Dieu que j'exposerais ma cause.

      Job 13

      18 Me voici prêt à plaider ma cause ; Je sais que j'ai raison.

      Job 19

      23 Oh ! je voudrais que mes paroles fussent écrites, Qu'elles fussent écrites dans un livre ;

      Job 23

      4 Je plaiderais ma cause devant lui, Je remplirais ma bouche d'arguments,

      Job 29

      16 J'étais le père des misérables, J'examinais la cause de l'inconnu ;

      Job 35

      14 Bien que tu dises que tu ne le vois pas, Ta cause est devant lui : attends-le !

      Job 36

      17 Mais si tu défends ta cause comme un impie, Le châtiment est inséparable de ta cause.

      Job 37

      10 Par son souffle Dieu produit la glace, Il réduit l'espace où se répandaient les eaux.

      Psaumes 7

      8 (7 : 9) L'Éternel juge les peuples : Rends-moi justice, ô Éternel ! Selon mon droit et selon mon innocence !

      Psaumes 9

      5 (9 : 6) Tu châties les nations, tu détruis le méchant, Tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité.

      Psaumes 10

      14 Tu regardes cependant, car tu vois la peine et la souffrance, Pour prendre en main leur cause ; C'est à toi que s'abandonne le malheureux, C'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

      Psaumes 17

      2 Que ma justice paraisse devant ta face, Que tes yeux contemplent mon intégrité !

      Psaumes 29

      3 La voix de l'Éternel retentit sur les eaux, Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre ; L'Éternel est sur les grandes eaux.

      Psaumes 35

      19 Que ceux qui sont à tort mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, Que ceux qui me haïssent sans cause ne m'insultent pas du regard !
      23 Réveille-toi, réveille-toi pour me faire justice ! Mon Dieu et mon Seigneur, défends ma cause !

      Psaumes 37

      1 De David. Ne t'irrite pas contre les méchants, N'envie pas ceux qui font le mal.
      2 Car ils sont fauchés aussi vite que l'herbe, Et ils se flétrissent comme le gazon vert.
      3 Confie-toi en l'Éternel, et pratique le bien ; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture.
      4 Fais de l'Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton coeur désire.
      5 Recommande ton sort à l'Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.
      6 Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et ton droit comme le soleil à son midi.
      7 Garde le silence devant l'Éternel, et espère en lui ; Ne t'irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l'homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.
      8 Laisse la colère, abandonne la fureur ; Ne t'irrite pas, ce serait mal faire.
      9 Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui espèrent en l'Éternel posséderont le pays.
      10 Encore un peu de temps, et le méchant n'est plus ; Tu regardes le lieu où il était, et il a disparu.
      11 Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.
      12 Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui.
      13 Le Seigneur se rit du méchant, Car il voit que son jour arrive.
      14 Les méchants tirent le glaive, Ils bandent leur arc, Pour faire tomber le malheureux et l'indigent, Pour égorger ceux dont la voie est droite.
      15 Leur glaive entre dans leur propre coeur, Et leurs arcs se brisent.
      16 Mieux vaut le peu du juste Que l'abondance de beaucoup de méchants ;
      17 Car les bras des méchants seront brisés, Mais l'Éternel soutient les justes.
      18 L'Éternel connaît les jours des hommes intègres, Et leur héritage dure à jamais.
      19 Ils ne sont pas confondus au temps du malheur, Et ils sont rassasiés aux jours de la famine.
      20 Mais les méchants périssent, Et les ennemis de l'Éternel, comme les plus beaux pâturages ; Ils s'évanouissent, ils s'évanouissent en fumée.
      21 Le méchant emprunte, et il ne rend pas ; Le juste est compatissant, et il donne.
      22 Car ceux que bénit l'Éternel possèdent le pays, Et ceux qu'il maudit sont retranchés.
      23 L'Éternel affermit les pas de l'homme, Et il prend plaisir à sa voie ;
      24 S'il tombe, il n'est pas terrassé, Car l'Éternel lui prend la main.
      25 J'ai été jeune, j'ai vieilli ; Et je n'ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain.
      26 Toujours il est compatissant, et il prête ; Et sa postérité est bénie.
      27 Détourne-toi du mal, fais le bien, Et possède à jamais ta demeure.
      28 Car l'Éternel aime la justice, Et il n'abandonne pas ses fidèles ; Ils sont toujours sous sa garde, Mais la postérité des méchants est retranchée.
      29 Les justes posséderont le pays, Et ils y demeureront à jamais.
      30 La bouche du juste annonce la sagesse, Et sa langue proclame la justice.
      31 La loi de son Dieu est dans son coeur ; Ses pas ne chancellent point.
      32 Le méchant épie le juste, Et il cherche à le faire mourir.
      33 L'Éternel ne le laisse pas entre ses mains, Et il ne le condamne pas quand il est en jugement.
      34 Espère en l'Éternel, garde sa voie, Et il t'élèvera pour que tu possèdes le pays ; Tu verras les méchants retranchés.
      35 J'ai vu le méchant dans toute sa puissance ; Il s'étendait comme un arbre verdoyant.
      36 Il a passé, et voici, il n'est plus ; Je le cherche, et il ne se trouve plus.
      37 Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit ; Car il y a une postérité pour l'homme de paix.
      38 Mais les rebelles sont tous anéantis, La postérité des méchants est retranchée.
      39 Le salut des justes vient de l'Éternel ; Il est leur protecteur au temps de la détresse.
      40 L'Éternel les secourt et les délivre ; Il les délivre des méchants et les sauve, Parce qu'ils cherchent en lui leur refuge.

      Psaumes 43

      1 Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle ! Délivre-moi des hommes de fraude et d'iniquité !

      Psaumes 51

      6 (51 : 8) Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi !

      Psaumes 69

      5 (69 : 6) O Dieu ! tu connais ma folie, Et mes fautes ne te sont point cachées.

      Psaumes 73

      1 Psaume d'Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le coeur pur.
      2 Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser ;
      3 Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants.
      4 Rien ne les tourmente jusqu'à leur mort, Et leur corps est chargé d'embonpoint ;
      5 Ils n'ont aucune part aux souffrances humaines, Ils ne sont point frappés comme le reste des hommes.
      6 Aussi l'orgueil leur sert de collier, La violence est le vêtement qui les enveloppe ;
      7 L'iniquité sort de leurs entrailles, Les pensées de leur coeur se font jour.
      8 Ils raillent, et parlent méchamment d'opprimer ; Ils profèrent des discours hautains,
      9 Ils élèvent leur bouche jusqu'aux cieux, Et leur langue se promène sur la terre.
      10 Voilà pourquoi son peuple se tourne de leur côté, Il avale l'eau abondamment,
      11 Et il dit : Comment Dieu saurait-il, Comment le Très haut connaîtrait-il ?
    • Genèse 3

      1

      Le serpent trompe Ève. (Genèse 3:1-5)
      Adam et Ève transgressent l'ordre Divin, et sombrent dans le péché et la misère. (Genèse 3:6-8)
      Dieu cherche à dialoguer avec Adam et Ève. (Genèse 3:9-13)
      Le serpent est maudit, la Semence promise. (Genèse 3:14,15)
      La punition de la race humaine. (Genèse 3:16-19)
      Le premier vêtement de l'homme. (Genèse 3:20,21)
      Adam et Ève sont exclus du paradis. (Genèse 3:22-24)

      Satan a assailli nos premiers parents, pour les entraîner dans le péché, la tentation leur a été fatale. Le tentateur n'était, en fait, que le diable, sous l'apparence d'un serpent. Le plan satanique consistait à attirer nos premiers parents vers le péché, afin ensuite, de les séparer de Dieu. Le diable fut ainsi, au tout début, un meurtrier, le Prince des démons. La victime de cette tentation fut la femme : la tactique de l'ennemi a consisté à entrer en contact avec elle, pendant qu'elle était seule. Beaucoup de tentations sont fatales lorsque la personne visée est seule ; mais la réunion et la communion des saints augmentent infiniment leur force et leur sécurité. Satan était dans une position d'avantage en trouvant Ève près de l'arbre défendu. L'ennemi l'a tentée, de façon à atteindre ensuite Adam. Une des grandes stratégies de l'ennemi consiste à nous envoyer des tentations par le moyen de mains innocentes, mais qui ont toutefois une influence certaine sur nous. Satan a posé la question si le fait de manger de cet arbre constituait un péché. Il n'a pas, au début, dissimulé son plan, mais il a posé une question qui semblait, au premier abord, pleine d'innocence. Ceux qui se sentiraient trop sûrs d'eux, devraient observer une sage prudence avant d'entamer le dialogue avec le tentateur. Ce qu'Il a cité n'était que fausseté ; Il a employé un ton de moquerie. Le diable, ce menteur, est aussi un moqueur et ce, dès le début des temps ; ses adeptes sont également des trompeurs. Satan est très habile pour tourner le loi divine en dérision, attirant de ce fait, les âmes vers le péché ; c'est une grande sagesse de notre part de nous appuyer fermement sur les commandements divins et de les respecter de notre mieux. Dieu a-t-Il bien dit : « Tu ne mentiras pas, tu ne prendras pas Mon Nom en vain, tu ne sombreras pas dans l'ivresse » ? Toutes ces paroles prononcées sont certaines et bonnes ; avec l'aide de Sa grâce, il faut nous y soumettre. Ève a eu la faiblesse d'entamer la conversation avec le serpent : elle aurait dû percevoir le côté sournois des questions qui lui ont été posées et cela aurait dû la faire fuir. Satan a commencé à séduire l'homme par le doute, puis il l'a conduit à lui faire refuser ce qui a été établi par Dieu. L'ennemi a promis quantité d'avantages du fait de manger de ce fruit. Le but satanique a consisté à provoquer de l'insatisfaction dans le cœur de l'homme, comme si tout le contexte dans lequel il se trouvait n'était pas aussi bon qu'il le semblait, et devrait être. Aucune amélioration de condition n'était envisageable, à moins que l'esprit de l'homme ne remédie à cette situation. Satan a toujours poussé les hommes dans la recherche d'une amélioration, les persuadant de se prendre pour des dieux. L'ennemi a couru à sa perte en voulant être comme le Très Haut ; il est donc normal qu'il ait procédé de manière identique avec nos premiers parents en les animant du même désir, afin qu'ils courent aussi à leur ruine.

      Le diable manipule toujours des personnes pour son propre intérêt, en leur suggérant de fausses pensées à l'égard de Dieu et en leur faisant miroiter de faux espoirs pour les conduire au péché.

      Ayons donc toujours une excellente opinion de notre Dieu et rejetons le péché, comme le pire des maux : résistons au diable et il fuira loin de nous.

      6 Observons biens les étapes qui mènent à la transgression : aucune d'elles n'élève l'homme, mais au contraire, toutes le conduisent dans la fosse de la perdition. Au début, « Elle vit ». Un grand nombre de péchés provient de ce que l'on voit. Ne regardons pas à ce qui peut nous conduire dangereusement à la convoitise, Matthieu 5:28. Ensuite, « Elle prit ». Elle a commis cet acte de son propre chef.

      Satan peut tenter mais ne peut forcer à agir ; Il peut nous faire convoiter l'attrait négatif du péché mais Il ne peut nous y faire sombrer Lui-même, de force, Matthieu 4:6. Après, « Elle mangea ». Quand elle vit le fruit, au début, Ève pensait qu'elle ne le prendrait peut-être pas ; ou quand elle le prit, elle a peut-être pensé qu'elle ne le mangerait pas : mais elle finit par le consommer. Il est sage de s'arrêter au premier signe du péché et de s'en éloigner avant de le commettre. Ensuite, Ève en donna aussi à son mari. Ceux qui sont sur une pente dangereuse tentent d'entraîner les autres avec eux. En négligeant l'arbre de la vie, qu'il avait le droit de manger, et en consommant celui de la connaissance, qui lui, était interdit, Adam a pleinement montré qu'il se moquait de ce que Dieu lui avait dit et de ce qu'Il lui avait recommandé de ne pas faire. Il n'a fait que ce qu'il lui plaisait de faire. Son péché s'appelle tout simplement la désobéissance, Romains 5:19 ; une désobéissance au commandement divin.

      Il n'a eu aucune circonstance atténuante, mais au contraire, une pleine liberté pour accomplir totalement sa propre volonté. Il s'est détourné rapidement. Il a entraîné toute sa postérité dans le péché et la ruine. Qui peut minimiser le mal du péché commis par Adam ?

      Adam et Ève se sont aperçus, un peu tard, de leur folie, en mangeant du fruit interdit. Ils ont vu le bonheur qu'ils ont perdu, et la misère dans laquelle ils sont tombés. Le Dieu plein d'amour qu'ils ont connu a été bafoué, Sa grâce et Sa faveur ont été écartées. Observez bien à quel point le péché mène à la honte et amène les problèmes ; où qu'il entre, tout est détruit. Tôt ou tard il apporte la confusion ; ce sentiment de tristesse peut conduire, soit à la vraie repentance, qui se terminera dans la gloire céleste, soit au mépris de l'ordre divin qui fera comparaître le méchant devant Dieu, au jour du jugement. Notez à quel point de folie sont rendus ceux qui ont péché. Ils sont plus occupés par le souci de plaire aux hommes que par celui d'obtenir le pardon divin. Les hommes s'efforcent de couvrir et de diminuer la gravité de leurs péchés ; toutes ces tentatives sont vaines et frivoles ; ils sont comme nos premiers parents qui se sont vêtus de feuilles de figuier, faisant ainsi le maximum pour masquer leur faute : avouons qu'il nous est facile de faire de même. Avant de commettre le péché, Adam et Ève acceptaient les visites divines, pleines de grâces, avec joie et humilité ; maintenant ces visites sont devenues pour eux une véritable terreur. Il ne fait aucun doute qu'ils étaient remplis de confusion.

      Tout cela révèle la fausseté du tentateur et ses méthodes frauduleuses. Satan a promis la sécurité à Adam et Ève, mais en fait, ils en étaient bien dépourvus ! Nos parents furent désormais misérables et incapables de se réconforter mutuellement !

      9 Observez bien la question posée par Dieu, au début de ce texte : « Où es-tu » ? Celui qui, par son péché, s'éloigne de Dieu, devrait sérieusement considérer la situation dans laquelle il se trouve ; il est loin de toute bénédiction, en plein territoire ennemi, esclave de Satan, sur la route de la ruine totale. Cette brebis perdue erre dans un chemin sans issue ; si le Bon berger ne l'avait pas recherchée et appelée, cette âme n'aurait eu aucun espoir de bonheur et de paix. Si les pécheurs considéraient vraiment l'état dans lequel ils se trouvent, ils se tourneraient rapidement vers Dieu. Il est classique de constater que ceux qui ont pratiqué le mal nient toujours l'évidence des faits, quand on les interroge. Comme Adam, nous avons de bonnes raisons d'être effrayés quand nous nous approchons de Dieu sans être revêtus de la Justice de Christ. Le péché originel a été clairement révélé par le rappel du commandement divin à Adam. Nous sommes dans le même cas lorsque l'Esprit nous parle. Mais au lieu de reconnaître carrément leur péché, avec toute la honte qui cela entraîne, Adam et Ève l'ont esquivé, en reportant leur faute sur les autres.

      On rencontre une curieuse tendance chez ceux qui sont tentés : à les écouter on pourrait croire qu'ils sont tentés par Dieu ; comme si notre Dieu de bénédictions pouvait excuser les manquements à la Loi qu'Il a dictée. Ceux qui veulent tirer des bénéfices et des plaisirs du péché doivent s'attendre, en retour, à être blâmés et honteux. IL découle de tout cela, que les tentations de Satan ne sont toutes qu'enchantements ; tous les arguments de l'ennemi ne peuvent mener qu'à la déception ; toutes ses séductions ne sont que tricheries ; quand il semble parler honnêtement, ne le croyez pas. Ce n'est que par la déception qui suit le péché que le cœur s'endurcit. Voyez Romains 7:11;Heb 3:13.

      Mais bien que la subtilité satanique puisse nous faire tomber, cela ne nous justifiera en aucune manière. Bien qu'Il soit le Tentateur, nous, nous sommes les pécheurs. Ne nous laissons pas aller dans la facilité du péché car celui-ci aura vite fait de nous enjôler ; affermissons, au contraire notre détermination à le combattre, afin de ne pas souffrir de la déception et de la tricherie envoyées par cet ennemi juré, qui ne cherche qu'à détruire nos âmes.

      14 Dieu applique sa sentence ; Il commence là où le péché a débuté, par le serpent. Les disciples du Diable doivent partager les punitions qui Lui sont réservées. Sous l'apparence du serpent, le Diable a été découvert par Dieu, et Celui-ci l'a abaissé et puni ; le serpent a été détesté par la race humaine : Il sera aussi détruit et ruiné aux derniers jours par le Rédempteur, ce dernier lui brisera la tête. La guerre est déclarée entre la Semence de la femme et celle du serpent.

      On peut voir dans tout cela les fruits de cette inimitié : il y a une guerre perpétuelle entre la grâce et la corruption, dans les cœurs du peuple de Dieu. Satan, par ses corruptions, ébranles ces cœurs, les passe au crible, et cherche à les dévorer. Les cieux et l'enfer ne pourront jamais être réconciliés, tout comme la lumière et l'obscurité ; il en est de même avec Satan et l'âme sanctifiée. Il y a également, en ce monde, une lutte perpétuelle entre le méchant et l'homme de Dieu. Une promesse pleine de grâce est faite dans ce texte, au sujet de Christ : Il est Celui qui délivre l'homme tombé sous la puissance de Satan. On découvre ici toute la perspective de l'évangile : dès que la blessure a été faite, le remède a été fourni et révélé. C'est une révélation, pleine de grâce, représentée par un Sauveur, venu de Son plein gré, alors que l'on ne le recherchait même pas. Sans cette révélation de la grâce, qui donne l'espérance et le pardon, le pécheur convaincu sombrerait dans le désespoir et l'endurcissement.

      Par la foi en cette promesse, nos premiers parents et les patriarches qui vécurent avant le déluge, étaient justifiés et sauvés.

      Des points doivent être remarqués au sujet de Christ.

      Premièrement, Son incarnation, ou Sa venue dans la chair. C'est un grand encouragement pour le pécheur de voir que le Sauveur est la Semence de la femme, Il est os de nos os, Heb 2:11,14.

      Deuxièmement, Ses souffrances et Sa mort ; la remarque de Satan « qui brise le talon » représente Sa nature humaine meurtrie. Les souffrances de Christ sont prolongées par celles des saints qui souffrent en Son Nom. Le Diable tente le peuple de Dieu, il le persécute et le met à mort ; il en est de même avec les meurtrissures de Christ, affligé par les afflictions des siens. Mais tandis que le talon est brisé ici-bas, la Tête est dans les cieux.

      Troisièmement, Sa victoire sur Satan. Christ a réduit à néant la tentation de Satan, en extirpant les âmes de Son pouvoir. Par Sa mort Il a porté un coup fatal au royaume satanique, Il a frappé la tête du serpent d'une blessure inguérissable. Dès que l'évangile gagne du terrain, l'Ennemi finit par tomber.

      16 La femme, par son péché, est condamnée à souffrir et à être assujettie ; les punitions à ce manquement, ont été déterminées après qu'elle ait succombé au désir de ses yeux, de sa chair et de son orgueil. Le péché n'apporte que souffrance et tristesse dans le monde, ce qui provoque des torrents de larmes. Ne cherchons pas l'origine de tous nos soucis quand nous vivons dans le péché. Le commandement divin « Il dominera sur toi » s'adresse aux épouses. Si l'homme n'avait pas péché, il aurait tout régi avec sagesse et amour ; de même, la femme aurait obéi avec douceur et humilité. Adam a fait porter la responsabilité de la faute à sa femme ; mais bien qu'Ève soit en faute d'avoir persuadé son mari de manger du fruit défendu, il revient à Adam de porter la responsabilité de l'avoir écoutée. Ainsi, au jour du Jugement, les indulgences demandées par les hommes quant à leurs frivolités, se retourneront contre eux. Dieu a montré son déplaisir envers Adam. Premièrement, en maudissant son environnement habitable. Dieu avait donné à la descendance humaine une terre où il faisait bon vivre ; celle-ci est maintenant souillée par le péché humain. Adam n'a pas été maudit, comme le serpent le fut, uniquement le sol en subit les conséquences. Deuxièmement son travail et ses plaisirs sont tachés d'amertume. Le travail est notre devoir, il doit être accompli avec fidélité ; toute pratique d'oisiveté finira par être condamnée. Les désagréments et la fatigue dus au travail ne sont qu'une juste rétribution que nous devons subir avec patience ; et ce n'est même pas la punition que nous devrions avoir à cause de notre péché.

      Bien que l'homme ne soit pas astreint à manger la poussière, comme le serpent, il en est réduit à se nourrir avec l'herbe des champs. Troisièmement, la durée de sa vie sera réduite ; si l'on considère tous les ennuis qui lui sont échus après la chute, c'est presque une faveur de lui avoir donné peu de jours à vivre ici-bas.

      Bien que la mort soit redoutable par nature, et bien triste, même à la fin d'une vie bien remplie, cela aboutit toujours par cette punition. Le péché a apporté la mort dans le monde : si Adam n'avait pas commis d'iniquité, il ne serait pas mort. Il a ouvert le chemin de la tentation, mais le Seigneur a pallié à sa faute. Quelle satisfaction admirative nous pouvons avoir, devant la mort et les souffrances expiatoires de notre Seigneur Jésus !

      Il a ainsi subi la sentence prévue à l'origine pour nos premiers parents. Est-ce que les douleurs de l'enfantement sont survenues par le péché ? Nous pouvons lire en, Isa 53:11 à quel point l'âme de Christ a souffert ; Il a souffert jusqu'à la mort, Actes 2:24. Est-ce que la servitude est survenue par le péché ? Christ est né sous la loi, Galates 4:4. Il a été fait malédiction pour nous, Il a été maudit dans Sa mort, Galates 3:13. Les épines sont-elles venues par le péché ?

      Notre Sauveur a été couronné d'épines, pour nous. Est-ce que la sueur est survenue par le péché ? Il a été couvert de sueur pour nous, il a été couvert de grumeaux de sang. Est-ce que la douleur est due au péché ? Il a été fait homme de douleur ; pendant Son agonie, Son âme a été au comble de la souffrance. Est-ce que la mort est survenue suite au péché ? Il a été obéissant jusqu'à la mort. Le remède est proportionnel à la blessure. Béni soit Dieu pour son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

      20 Dieu appela l'homme Adam, ce qui signifie « terre rouge » ; Adam appela la femme Ève, c'est à dire « la vie ».

      Adam a porté le nom du corps mortel, Ève celui de l'âme vivante. Le premier homme a probablement espéré entrevoir les bénédictions que pourrait offrir un rédempteur, la Semence promise, en appelant sa femme Ève, « la vie ». Car Christ a été « la vie » offerte à tous les croyants ; en Lui toutes les familles de la terre reçoivent les bénédictions. Notez aussi avec quelle attention Dieu a pris soin de nos premiers parents, malgré leur péché. Leurs vêtements sont arrivés en même temps que le péché. Ne soyons pas fiers de nos vêtements, ils ne sont en effet que le gage de notre honte originelle. Quand Dieu a fabriqué les habits de nos premiers parents, il les fit, d'une part, chauds et solides, mais aussi, simples et ordinaires ; pas de robe de pourpre, mais un manteau de peau. Que ceux qui sont revêtus de triste manière ne se plaignent pas. Ils doivent se contenter de pouvoir disposer de la nourriture et du vêtement ; ils sont au même stade qu'Adam et Ève. Quant à ceux qui sont vêtus avec raffinement, qu'ils apprennent à ne pas en faire une pierre d'achoppement. On suppose que les bêtes dont la peau a servi à faire des vêtements, n'ont pas été tuées pour servir de nourriture mais à titre de sacrifice, en image à Christ, La Victime expiatoire.

      Adam et Ève ont fabriqué des sortes de tabliers en feuilles de figuiers ; ces vêtements se sont avérés trop petits, Isa 28:20.

      Il en est ainsi pour les haillons de notre droiture. Dieu a remplacé les vêtements de nos premiers parents par de nouveaux, en peau, confortables, solides, durables et à leur pointure : il en est ainsi pour la droiture de Christ ; appuyons-nous donc, en toute confiance, sur notre Seigneur Jésus-Christ !

      22 Dieu a ordonné que l'homme sorte du jardin ; Il lui a dit qu'il ne devait en aucun cas en avoir la jouissance plus longtemps. Mais l'homme aimait bien cet endroit et ne voulait pas le quitter, ce qui a poussé Dieu à l'en expulser. Ceci révèle bien la chute d'Adam et le côté fautif de la race humaine ; la communion avec Dieu a été rompue, l'homme a été séparé des bénédictions et de la gloire du paradis. Adam a été expulsé pour travailler la terre, de laquelle il avait été tiré. Il a été envoyé sur un site de travail, non pas sur un lieu de souffrance. Nos premiers parents ont été privés des privilèges qu'ils avaient de par leur état d'innocence ; il n'ont pas pour autant été laissés dans le désespoir. Le chemin de l'arbre de vie a été barré. Il a été dorénavant impossible à l'homme d'accéder par ses propres moyens à la droiture, à la vie et à la joie car l'alliance divine a été rompue avec toute la malédiction que cela a engendré. Nous sommes tous condamnés si nous tombons sous le jugement de cette alliance divine. Dieu a révélé cela à Adam, non pas pour le conduire au désespoir, mais pour l'inciter à se tourner vers la vie et la joie que peut fournir la Semence promise, par laquelle nous pouvons entrer, en nouveauté de vie, dans la voie de la sainteté qui nous est ouverte.

      Exode 18

      Exode 23

      Josué 20

      Juges 6

      1 Samuel 22

      1 Samuel 24

      16 Saül surmonta ses mauvaises pensées, en voyant la bonté de David.

      Beaucoup pleurent sur leurs péchés, mais ne s'en repentent pas vraiment : en fait, ils gémissent amèrement à cause d'eux, mais continuent néanmoins à les pratiquer, en toute quiétude !

      L'Éternel révéla au grand jour, la droiture de David, par cette Parole : « manifestant sa justice comme la lumière », Psaume 37:6.

      Ceux qui s'évertuent à garder une bonne conscience, peuvent en toute confiance laisser à Dieu le soin de diriger leurs pas. Tôt ou tard, Dieu forcera même ceux qui sont de la « synagogue de Satan » à reconnaître ceux qu'Il aime. Ces personnes, désireux de faire le bien, seront ainsi « mises à part », dans la paix.

      Saül s'en retourna chez lui, convaincu de l'innocence de David, mais sans toutefois se repentir ; il ne pouvait ôter cette racine d'amertume qui le rongeait, honteux de sa jalousie vis-à-vis de David ; Saül se trouvait aussi vexé de ne pouvoir tuer David, alors que ce dernier se trouvait enfin à portée de sa main.

      La méchanceté semble souvent en voie d'extinction, alors qu'elle n'est seulement qu'endormie : elle peut ressurgir alors avec une vigueur deux fois plus importante ! Malgré cela, si le Seigneur guide les mains des hommes, ou influence leur cœur, de manière à leur donner une saine conduite, ces derniers pourront être assurés d'être dans le droit chemin ; l'évidence de Son amour, et l'assurance de notre salut devraient nous rendre reconnaissants !

      2 Samuel 15

      Job 5

      Job 13

      Job 19

      23 À ce stade du récit, l'Esprit de Dieu, semble avoir puissamment travaillé dans le cœur de Job. C'est le témoignage d'une bonne confession du patriarche ; cela témoigne de la solidité de sa foi et de l'assurance de son espérance. Il en va de même entre Christ et nous; telle est la teneur des propos de l'auteur de ce texte, il avoue simplement qu'il a recherché le pays merveilleux : la patrie céleste. Job a appris à croire en Dieu, Le Rédempteur vivant ; le patriarche savait qu'il devait rechercher en Lui, le pouvoir de ressusciter des morts, afin d'avoir la vie dans l'au-delà ; il était réconforté par cette espérance. Job avait l'assurance, que ce Libérateur du joug de Satan et de la condamnation du péché, était son Rédempteur, et qu'Il pouvait obtenir par Lui le salut ; il savait que c'était un Rédempteur vivant, bien qu'Il ne se soit pas encore manifesté en chair ; il avait aussi l'assurance de Le voir apparaître au dernier jour, en tant que Juge du monde, ressuscitant les morts, accomplissant ainsi le rachat de son peuple. Quelle allégresse dans cette espérance du patriarche !

      Que cette fidèle assurance puisse être gravée par l'Esprit Saint, dans nos cœurs. Cette pensée nous concerne tous : soyons animés des mêmes sentiments ! Un cœur rempli de ce principe vivant et actif, est la base de cette pensée ; ce principe est aussi vital pour notre spiritualité que la racine l'est pour l'arbre : c'est par elle que ce dernier acquiert sa fermeté et sa productivité. Job et ses amis n'étaient pas d'accord au sujet des voies empruntées par la Providence, par contre, ils étaient convaincus de l'existence d'un monde céleste.

      Job 23

      Job 29

      Job 35

      14 Lorsque nous traversons des périodes prospères, nous sommes persuadés que même les montagnes ne pourraient pas nous renverser ! De même, dans l'adversité, nous avons toujours un faible espoir de ne pas sombrer complètement. Mais de là à conclure que demain sera comme aujourd'hui, c'est absurde : c'est comme si l'on pensait que le temps, beau ou pluvieux, sera toujours le même, de jour en jour ! Quand Job portait son regard vers Dieu, il n'avait aucune raison d'être désespéré. Il y aura un jour, celui du jugement, où tout ce qui semble mauvais sera trouvé bon et tout ce qui semble être sombre et difficile sera clarifié et éclairci. Et si la colère divine plane parmi nos épreuves, la faute nous en incombe : nous nous querellons avec Dieu, nous sommes énervés, et nous n'avons pas confiance en la Providence. C'était exactement le cas de Job. Élihu était envoyé par Dieu pour humilier le patriarche, pour lui dire qu'il avait parlé en vain en utilisant des propos sans fondement. Dans l'affliction, prenons garde de ne pas mettre la priorité sur la gravité de nos épreuves par rapport à la grandeur de la miséricorde divine !

      Job 36

      Job 37

      Psaumes 7

      Psaumes 9

      Psaumes 10

      Psaumes 17

      Psaumes 29

      Psaumes 35

      Psaumes 37

      1 * David, en comparant les conditions du racheté et de l'impie, découvre la patience et la toute puissance de Dieu.

      Psaumes 37:1-6 Quand nous regardons autour de nous, nous pouvons voir que l'iniquité se développe et règne dans le monde entier. Cet état de fait, relativement ancien, ne doit pas nous étonner. Nous pouvons être inquiets, lorsque nous voyons ceux qui pratiquent l'iniquité, jouir d'un certain bonheur ; nous pouvons même être tentés de les imiter. La Parole nous met bien en garde à ce sujet.

      Ce genre de prospérité se flétrira un jour ou l'autre. Si nous regardons toutes ces choses avec les yeux de la foi, nous n'aurons aucune raison d'envier les impies ; leurs pleurs et leurs gémissements seront éternels. La vie religieuse consiste en une entière confiance dans le Seigneur, suivie d'une recherche à Le servir, selon Sa volonté. Si nous n'avons pas pris conscience d'un tel devoir, nous Lui faisons honte par notre manque de confiance. La vie d'un homme ne consiste pas à jouir de l'abondance ; le Seigneur nous a toutefois promis la nourriture. Il nous donne plus que le nécessaire et c'est tout à fait suffisant pour celui qui se dirige vers le ciel. Se ravir en Dieu est autant un privilège qu'un devoir. Le Père n'a pas promis de satisfaire tous nos désirs d'ici-bas et tous nos caprices, mais au contraire l'appétit de nos âmes rachetées et sanctifiées. Que peut désirer le cœur d'un homme bon ? Il ne recherche que la communion, l'amour et le service de Dieu.

      Engagez-vous dans ce chemin vers le Seigneur ; une telle démarche ne passera pas inaperçue aux yeux de autres. Déposons nos fardeaux et nos soucis aux pieds du Seigneur. Nous devons nous débarrasser de tout cela devant Dieu et regarder vers le futur. Au moyen de la prière, exposons tous nos problèmes au Seigneur, en Lui faisant une entière confiance. Nous devons être consacrés et vivre en toutes choses avec Dieu. La promesse qui en découle est merveilleuse : Il te permettra de franchir tous les obstacles, quels qu'ils soient, sur la route qui te mène vers Lui.

      7 Soyons vraiment heureux car Dieu fait tout pour notre bien. Ne restons pas désemparés devant tout ce que nous voyons ici-bas. Un esprit soucieux et frustré est ouvert à beaucoup de tentations. En toute franchise, le peu, acquis avec droiture, est plus saint et plus profitable que les richesses abusives des impies, souvent mal obtenues. En fait, tout nous est donné par une Main pleine d'amour. Dieu délivre toutes choses au delà de toute espérance et à la perfection, non seulement pour ceux qui œuvrent pour Lui, mais également pour ses serviteurs qui l'attendent. Ceux-ci possèdent quelque chose de bien meilleur que les richesses, la paix de l'esprit, la paix avec Dieu, la paix en Dieu ; cette paix que le monde ne peut donner ni obtenir. Dieu connaît chaque jour vécu par les croyants. Aucune œuvre qu'ils auront faite pour Lui ne restera sans récompense.

      Le temps ici-bas est compté au jour près, il arrive vite à terme ; par contre, la joie céleste sera éternelle. Cette pensée est d'un réel réconfort pour les croyants au moment de l'épreuve. Ceux qui se reposent sur le Roc éternel n'ont aucune raison d'envier le méchant qui n'est, en fait, qu'un simple et frêle roseau.

      21 Le Seigneur notre Dieu désire que nous pratiquions des œuvres justes et que nous rendions à tous les sommes dues.

      C'est un grand péché que de ne pas payer ses dettes alors que l'on en a la possibilité ; c'est bien triste de ne pas être capable de le faire. Celui qui délivre réellement toute grâce continuera sans cesse ; apprenons à faire le bien et restons constamment dans cette voie. Voilà la vraie religion. Les bénédictions de Dieu représentent le moteur, la douceur et la sécurité de toutes les joies terrestres. Et si nous sommes convaincus de cela, nous sommes sûrs de ne pas vouloir demander des choses de ce monde qui soient bonnes mais cependant inutiles. Au moyen de la grâce et du Saint-Esprit, Dieu conduit les pensées, les sentiments et les desseins des hommes justes.

      Il est évident que par Sa providence, Il régit tous les événements. Il ne dévoile pas toujours ses voies mais Il conduit les choses pas à pas, comme un Père qui conduit ses enfants. Dieu empêche ceux-ci d'aller à la ruine lors de leurs chutes ; Il en fait de même avec le péché ou les problèmes qui pourraient les blesser douloureusement. Les croyants fervents ou leurs enfants qui ont connu un abandon total, sont rarissimes, voire inexistants. Dieu n'abandonne pas ses saints dans l'affliction ; dans les cieux, seule la droiture persistera éternellement. Ce sera la maison des rachetés. Un homme bon peut tomber entre les mains d'un messager de Satan et en subir toutes les souffrances, mais Dieu ne le laissera jamais entre les mains de ses ennemis.

      34 Le devoir nous incombe et nous devons garder cela à l'esprit ; les événements, par contre, appartiennent à Dieu et nous devons les mettre devant Lui. Quelle image saisissante que celle des versets Psaumes 37:35,36, qui soulignent la prospérité des nombreux ennemis de Dieu ! Mais celui-ci brise les projets de tels impies, et en particulier celui des persécuteurs.

      Personne n'est parfait, mais en Christ les croyants le deviennent. Si tous les jours vécus par une personne sainte sont nuageux et sombres, cette personne sera relativement heureuse au moment de la délivrance et elle verra alors le soleil briller ; et même si elle devait rester toujours sous un nuage, elle serait dans un état de paix éternelle. Le salut des justes sera l'œuvre du Seigneur. Il les aidera à accomplir leur devoir, à supporter leurs fardeaux ; Il les aidera à bien supporter leurs épreuves, à en tirer tout le bénéfice et au moment voulu, Il les délivrera.

      Pécheurs, éloignez-vous du mal, pratiquez le bien ; repentez-vous, renoncez au péché et placez votre confiance en la grâce de Dieu, par Jésus-Christ. Laissez-Le prendre votre joug et sachez que vous pourrez demeurer à jamais dans les cieux. Tournons la page de nos anciennes pratiques et soyons toujours dépendants de la Miséricorde divine.

      Psaumes 43

      1

      David tente d'apaiser son esprit par l'espérance et la confiance en Dieu.

      - Comme une querelle qu'il aurait eue avec Dieu au sujet de son péché, David prie ainsi : « n'entre pas en jugement avec moi, sinon je serai condamné » ; mais comme cette querelle est engagée également avec ses ennemis, il prie le Seigneur de le juger et de lui donner le bénéfice de Sa providence. Si nous ne pouvons nous réconforter en Dieu, nous pouvons nous tenir devant Lui et nous pouvons être consolés spirituellement lorsque le besoin s'en fait sentir. Il ne rejette jamais celui qui se confie en Lui, quelles que soient les craintes que celui-ci puisse avoir sur son état. Nous n'avons besoin de rien de plus pour être heureux que la bonté qui vient de la faveur divine et qui découle de Sa promesse. Ceux que Dieu dirige sont conduits vers Sa sainte montagne ; ceux donc qui prétendent être conduits par l'Esprit et qui tournent le dos aux saintes ordonnances ne peuvent que se décevoir eux-mêmes. Nous pouvons néanmoins prier l'Esprit de lumière et de vérité qui seul nous procure la présence de Christ pour nous guider vers le chemin céleste.

      Quelle que puisse être la nature de notre joie, le Seigneur doit en être le fondement. David s'appuie sur Dieu, sa seule et son infaillible espérance. Prions avec détermination pour que le Seigneur nous envoie puissamment la vérité de sa Parole et la lumière de son Esprit, pour qu'Il nous guide vers le chemin de la sainteté, de la paix et du salut. Le désir du chrétien, comme celui du prophète en détresse, est d'être délivré du péché et des souffrances ; puissions-nous être conduits dans les voies de la justice, par la lumière de la sagesse céleste brillant en Jésus-Christ ; puissions-nous être menés par cette lumière et cette vérité vers la Nouvelle Jérusalem.

      Psaumes 51

      Psaumes 69

      Psaumes 73

      1

      La tentation du psalmiste. (Psaumes 73:1-14)
      Comment il l'a vaincue. (Psaumes 73:15-20)
      Combien il en a tiré profit. (Psaumes 73:21-28)

      Le psalmiste était vraiment contrarié, face à la prospérité du méchant ; ce type d'attitude se rencontre fréquemment chez beaucoup d'élus. L'auteur nous révèle les grands principes qui lui permirent de se fortifier. C'est, en particulier, par l'intermédiaire de la bonté de Dieu. Cette bonté est inébranlable. La communion que nous avons avec notre Dieu nous fortifie, face aux tentations de Satan. Même les croyants fervents peuvent être fortement ébranlés dans leur foi et finir par succomber. Il y a des tempêtes qui peuvent mettre à rude épreuve l'ancre la plus solide. Le fou et le méchant peuvent parfois avoir les mêmes objectifs et s'unir de façon à atteindre une certaine prospérité. Ils vivent alors loin de toute crainte de Dieu, dans leur aisance mondaine. Les méchants passent parfois leur existence sans rencontrer de véritables problèmes ni subir d'épreuves ; certaines personnes ont du mal à comprendre ce que représente une mauvaise santé ou la souffrance. Souvent l'impie n'est pas effrayé par les péchés qu'il a commis ni par les conséquences misérables qui en découlent ; il meurt sans éprouver d'angoisse. Nous ne pouvons pas connaître exactement l'état d'âme d'un mourant, ce qu'il éprouve, face à la mort. L'auteur du psaume a constaté que beaucoup d'hommes pieux étaient tentés d'aller vers la facilité, vers le chemin qui mène à la perdition. Ils n'ont toutefois pas franchi ce pas, au vu de l'insolente attitude des impies et de l'amertume de la coupe d'affliction qui pouvait en résulter.

      L'auteur nous dévoile ses convictions les plus intimes sur la question ; il mentionne la lutte entre la vieille nature et la foi, en particulier la forte tentation de rejeter la religion.

      Mais apprenons que la vraie sanctification consiste à laver un homme pollué à la fois dans son âme et dans son corps. Le cœur est purifié par la foi, par le sang de Christ répandu à la croix ; et ceci, dès le début de l'œuvre de l'Esprit, manifestée par les différentes résolutions de sainteté et de pureté que nous voulons entreprendre, nos mains sont, pour ainsi dire, purifiées. Tout cela n'est pas vain, le but est le service de Dieu et le respect de ses ordonnances.

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