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COMMUNION

Grec koïnônia, de koïnos, adj. qui signifie : commun à plusieurs personnes.

1. Koïnônia, comme le subst. koïnônos, a d'abord le sens d'associé, de compagnon, d'ami. Les apôtres de Jérusalem donnent à Paul et Barnabas « la main d'association » (Ga 2:9) ; Paul en appelle à l'amitié de Philémon (Phm 1:17) ; Jacques et Jean sont les associés de Simon (Lu 5:10). D'où l'idée de participation à un effort, à une oeuvre, à un crime (Mt 23:30, cf. 2Jn 11,1Ti 5:22, comp. aussi 2Co 6:14).

2.

Dans plusieurs textes, koïnônia désigne la participation des chrétiens à « l'assistance que l'on doit aux saints » (Ro 15:26). Il s'agit ici du devoir des chrétiens aisés de faire part de leurs biens aux chrétiens déshérités. Par ceux-ci, on entendait avant tout, à l'origine, les membres de l'Église de Jérusalem, que leur excommunication de la synagogue avait mis au ban de la société et privés des moyens de gagner leur vie. On disait : « communion dans la diaconie », c'est-à-dire participation au service fraternel, aux distributions charitables (2Co 8:4). A lui tout seul le mot koïnônia est quelquefois l'équivalent de « libéralité », « contribution », « collecte » (2Co 9:13) et suffit pour désigner le devoir d'assistance (Heb 13:16, cf. Ro 12:13, Ga 6:6, Php 4:16). Le chrétien doit être koïnônikos, c'est-à-dire prompt à donner (1Ti 6:18).

3.

Inversement, koïnônia, au sens philosophique et religieux, indique la participation d'un individu aux caractères de la nature humaine ou de la nature divine, ainsi qu'aux biens spirituels (Ro 15:27). Jésus a participé au sang et à la chair (Heb 2:14). Dans les Mystères païens, le repas sacré faisait de l'initié le participant de l'énergie de son dieu. L'initié se nourrissait matériellement de son dieu. Ainsi, dans un texte magique il est dit à la coupe : « Tu es du vin et tu n'es pas du vin, mais tu es les entrailles d'Osiris. » C'est à cette communion que Paul fait allusion quand il dit aux Corinthiens : « Je ne veux pas que vous entriez dans la koïnônia des démons » (1Co 10:20). Quant à la koïnônia obtenue par la participation au repas du Christ, le repas de la Cène, elle est d'un autre ordre. D'abord parce que le Christ est une victime réelle, qui a donné, dans l'histoire, sa chair et son sang pour la rédemption des pécheurs, et qui a annoncé lui-même son sacrifice avant de l'accomplir (Mt 16:21-23, Mr 14:21, Lu 20:9-19 etc.) ; ensuite parce qu'après avoir dit : qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, il a ajouté que ces paroles étaient d'ordre spirituel et que la chair en elle-même ne sert de rien. Ainsi pouvons-nous comprendre que la communion à laquelle Jésus appelle ses disciples dans le repas de la sainte Cène est une communion à son Esprit, une participation à sa vie divine, mystiquement liée au geste symbolique qu'il accomplit lorsqu'étant là, à table, présent et vivant dans son corps, il dit en langue araméenne : « Ceci, mon corps » (Mr 14:22 ; voir Cène). La représentation de son corps par le pain et de son sang par la coupe enseigne aux chrétiens que la communion à laquelle ils sont appelés par leur Maître est une commémoration de sa mort, une acceptation de la rançon qu'il a payée, un engagement dans leur devoir de rachetés, devoir ainsi formulé par saint Paul : « Je vous exhorte, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, acceptable par Dieu, ce qui est votre culte rationnel » (Ro 12:1). La communion de la chambre haute s'accomplit au-dessus de toute matérialité, dans l'ordre de la moralité la plus élevée. C'est la communion spirituelle où se réalise le culte en esprit du Dieu qui est Esprit (Jn 4:23 et suivant).

4.

Nous atteignons ici au sens de koïnônia =communion de la nouvelle créature avec la divinité : la communion en Jésus (1Co 1:9), au sang de Jésus (1Co 10:16), aux souffrances du Christ (Php 3:10,1Pi 4:13), avec le Dieu qui est lumière (1Jn 1:6 et suivant), avec le Père et le Fils (1Jn 1:3) et par le don du Saint-Esprit (2Co 13:13), participation à la nature divine (2Pi 1:4) et à la gloire `qui doit apparaître (1Pi 5:1). Tous ces traits, qui caractérisent la communion chrétienne avec Dieu et Jésus, sont résumés dans cette définition de Paul aux Éphésiens : la koïnônia du mystère de Christ, mystère caché de toute éternité en Dieu, le créateur de toutes choses (Eph 3:4-9, comp. Col 1:27 2:2 4:3). Ce mystère, c'était l'oeuvre de la rédemption et du rétablissement de l'humanité dans la filialité divine. Nul n'a mieux compris et retenu l'enseignement du Christ sur cette koïnônia que l'apôtre Jean, qui en expose les conditions et les effets dans les pages où il rapporte les entretiens de la chambre haute (Jn 14 Jean 15 Jean 16). Méditer ici l'image du cep et des sarments (Jn 15:1,11), avec la parole centrale : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous ». (cf. Jn 14:21,23) A ces déclarations répondent les affirmations de Paul : « Christ est ma vie » (Php 1:21), « ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Ga 2:20). On voit par là que cette koïnônia n'est pas un état de passivité, une extase mystique, mais qu'elle garde à tous ses degrés son caractère primordial de « participation ». Dans ses conditions comme dans ses privilèges, elle manifeste chez le chrétien qui en jouit des bénédictions reçues et des devoirs à accomplir. L'humain et le divin ne se pénètrent que par une action réciproque. Dieu se donne à l'homme par la grâce de Jésus-Christ, l'homme se donne à Dieu par la foi en vue du service chrétien. Aussi la communion avec la divinité n'existe-t-elle réellement que là où elle porte ses fruits dans la communion fraternelle (1Jn 3:10 4:21).

5.

La communion fraternelle est la koïnônia où s'exprime la réalité de notre communion avec Dieu et Jésus. Aussi le Maître et ses apôtres reviennent-ils sans cesse sur ce sujet. (cf. 1Jn 3:16, Php 2:1 1:5, Phm 1:6,1Jn 1:3, Heb 10:33) Jésus donne les principes de cette communion dans le Sermon sur la montagne (Mt 5 Matthieu 6 Matthieu 7). Paul en formule les conditions dans 1Co 13. Jean lui consacre toute sa grande épître (1 Jn). Dans la prière sacerdotale, elle est l'objet central de l'intercession du Christ : « Qu'ils soient un, comme nous sommes un » (Jn 17:11,20 et suivant). Pour Jésus, la « communion des saints », que proclamera plus tard le Symbole des apôtres, est l'argument décisif qui convaincra le monde de la réalité de la rédemption. En effet, les divisions au sein de la famille humaine sont le fruit direct de la chute ; de même, la communion fraternelle rétablie parmi les chrétiens de tous temps, de tous peuples, de toute opinion, est la preuve qu'une force régénératrice est entrée dans l'humanité, que le racheté du Christ est vraiment une nouvelle créature et que le Royaume de Dieu est reconstitué sur la terre usurpée par Satan. Un croyant qui sait à quel prix Jésus l'a aimé et qui a vraiment conscience de ce que Jésus a fait pour lui, ne peut pas ne pas éprouver de la joie a vivre en commun avec ceux qui ont expérimenté les mêmes grâces et qui sont l'objet du même amour. Ce qui peut séparer : notion ou forme du service, lui apparaît secondaire auprès de ce qui unit : le service lui-même. C'est ce qu'avaient compris les apôtres de Jérusalem quand ils admirent Paul dans leur koïnônia (Ac 15, Ga 2:9). La grande hérésie dans le monde chrétien n'est pas d'ordre intellectuel, elle est d'ordre moral ; elle est dans le fait que les disciples qui se réclament du même Sauveur et participent aux mêmes bénédictions spirituelles se refusent à s'aimer, à se comprendre, à se supporter, à s'entr'aider les uns les autres, et qu'ils en viennent même, sous prétexte de zèle, à haïr et à persécuter des frères (Php 2:1 et suivant, 1Co 1:10,16, Ga 5:13-15 Mc 3:24).

Au contraire de cet état de choses, que nous voyons sévir dans toute l'histoire de l'Église à travers les siècles et qui suffirait à expliquer la grande pitié du Royaume de Dieu sur la terre après dix-neuf siècles de prédication de l'Évangile, nous voyons dans l'Église primitive de Jérusalem la communion fraternelle s'exprimer spontanément en communauté des biens. Les prophètes messianiques avaient déjà dit à l'Israélite fidèle : « Partage ton pain avec celui qui a faim » (Esa 58:7). La première communauté de Jérusalem, dans l'enthousiasme de la fraternité en Christ et aidée dans son geste par la conviction que Jésus allait bientôt reparaître, poussa la solidarité chrétienne jusqu'à mettre tout en commun (Ac 2:42,47). C'était la koïnônia sociale dans sa réalisation la plus émouvante : « Personne ne disait que ce qu'il possédait fût à lui en particulier » (Ac 4:32). Mais ne faisons pas dire aux textes ce qu'ils ne renferment pas. La communauté des biens qui manifesta la communion fraternelle à l'aurore de l'Église n'avait rien du bouleversement économique que le communisme préconise de nos jours. Tout y était volontaire et individuelle expression des sentiments du coeur. Le droit de propriété comme le droit pour chacun de disposer de ce qui lui appartient n'était pas contesté. Nous en avons la preuve éclatante dans ces paroles de Pierre à Ananias : « Si tu n'avais pas vendu ton champ, ne te serait-il pas resté ? et après l'avoir vendu, n'étais-tu pas libre d'en garder le prix ? » (Ac 5:4). C'est pourquoi nous voyons bientôt, dans les Actes (Ac 6), les nécessités imposées par le développement de l'Église et par les persécutions qu'elle souffrait, amener la koïnônia à s'exprimer dans la diakonia, le service fraternel où les chrétiens qui ont des biens temporels se montrent empressés à subvenir aux besoins. des frères dans le dénuement. De ce que la diakonia s'est pervertie dans la suite en aumône, laissant subsister le paupérisme et même l'entretenant au sein de l'Église, il ne faut point conclure que les chrétiens ont trahi le christianisme en abandonnant la primitive communauté des biens, mais simplement qu'ils sont devenus incapables de la communion fraternelle qui inspire le véritable amour des grands pour les petits, des heureux pour les malheureux et qui permet, dans la liberté des initiatives, l'organisation familiale du Royaume de Dieu fondé par Jésus-Christ. Alex. W.

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      Esaïe 58

      7 הֲל֨וֹא פָרֹ֤ס לָֽרָעֵב֙ לַחְמֶ֔ךָ וַעֲנִיִּ֥ים מְרוּדִ֖ים תָּ֣בִיא בָ֑יִת כִּֽי־תִרְאֶ֤ה עָרֹם֙ וְכִסִּית֔וֹ וּמִבְּשָׂרְךָ֖ לֹ֥א תִתְעַלָּֽם׃

      Matthieu 5

      1 Ἰδὼν δὲ τοὺς ὄχλους ἀνέβη εἰς τὸ ὄρος· καὶ καθίσαντος αὐτοῦ προσῆλθαν αὐτῷ οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ·
      2 καὶ ἀνοίξας τὸ στόμα αὐτοῦ ἐδίδασκεν αὐτοὺς λέγων·
      3 Μακάριοι οἱ πτωχοὶ τῷ πνεύματι, ὅτι αὐτῶν ἐστιν ἡ βασιλεία τῶν οὐρανῶν.
      4 μακάριοι οἱ πενθοῦντες, ὅτι αὐτοὶ παρακληθήσονται.
      5 μακάριοι οἱ πραεῖς, ὅτι αὐτοὶ κληρονομήσουσι τὴν γῆν.
      6 μακάριοι οἱ πεινῶντες καὶ διψῶντες τὴν δικαιοσύνην, ὅτι αὐτοὶ χορτασθήσονται.
      7 μακάριοι οἱ ἐλεήμονες, ὅτι αὐτοὶ ἐλεηθήσονται.
      8 μακάριοι οἱ καθαροὶ τῇ καρδίᾳ, ὅτι αὐτοὶ τὸν θεὸν ὄψονται.
      9 μακάριοι οἱ εἰρηνοποιοί, ὅτι αὐτοὶ υἱοὶ θεοῦ κληθήσονται.
      10 μακάριοι οἱ δεδιωγμένοι ἕνεκεν δικαιοσύνης, ὅτι αὐτῶν ἐστιν ἡ βασιλεία τῶν οὐρανῶν.
      11 μακάριοί ἐστε ὅταν ὀνειδίσωσιν ὑμᾶς καὶ διώξωσιν καὶ εἴπωσιν πᾶν πονηρὸν καθ’ ὑμῶν ψευδόμενοι ἕνεκεν ἐμοῦ.
      12 χαίρετε καὶ ἀγαλλιᾶσθε, ὅτι ὁ μισθὸς ὑμῶν πολὺς ἐν τοῖς οὐρανοῖς· οὕτως γὰρ ἐδίωξαν τοὺς προφήτας τοὺς πρὸ ὑμῶν.
      13 Ὑμεῖς ἐστε τὸ ἅλας τῆς γῆς· ἐὰν δὲ τὸ ἅλας μωρανθῇ, ἐν τίνι ἁλισθήσεται; εἰς οὐδὲν ἰσχύει ἔτι εἰ μὴ βληθὲν ἔξω καταπατεῖσθαι ὑπὸ τῶν ἀνθρώπων.
      14 Ὑμεῖς ἐστε τὸ φῶς τοῦ κόσμου. οὐ δύναται πόλις κρυβῆναι ἐπάνω ὄρους κειμένη·
      15 οὐδὲ καίουσιν λύχνον καὶ τιθέασιν αὐτὸν ὑπὸ τὸν μόδιον ἀλλ’ ἐπὶ τὴν λυχνίαν, καὶ λάμπει πᾶσιν τοῖς ἐν τῇ οἰκίᾳ.
      16 οὕτως λαμψάτω τὸ φῶς ὑμῶν ἔμπροσθεν τῶν ἀνθρώπων, ὅπως ἴδωσιν ὑμῶν τὰ καλὰ ἔργα καὶ δοξάσωσιν τὸν πατέρα ὑμῶν τὸν ἐν τοῖς οὐρανοῖς.
      17 Μὴ νομίσητε ὅτι ἦλθον καταλῦσαι τὸν νόμον ἢ τοὺς προφήτας· οὐκ ἦλθον καταλῦσαι ἀλλὰ πληρῶσαι·
      18 ἀμὴν γὰρ λέγω ὑμῖν, ἕως ἂν παρέλθῃ ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ, ἰῶτα ἓν ἢ μία κεραία οὐ μὴ παρέλθῃ ἀπὸ τοῦ νόμου, ἕως ἂν πάντα γένηται.
      19 ὃς ἐὰν οὖν λύσῃ μίαν τῶν ἐντολῶν τούτων τῶν ἐλαχίστων καὶ διδάξῃ οὕτως τοὺς ἀνθρώπους, ἐλάχιστος κληθήσεται ἐν τῇ βασιλείᾳ τῶν οὐρανῶν· ὃς δ’ ἂν ποιήσῃ καὶ διδάξῃ, οὗτος μέγας κληθήσεται ἐν τῇ βασιλείᾳ τῶν οὐρανῶν.
      20 λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι ἐὰν μὴ περισσεύσῃ ὑμῶν ἡ δικαιοσύνη πλεῖον τῶν γραμματέων καὶ Φαρισαίων, οὐ μὴ εἰσέλθητε εἰς τὴν βασιλείαν τῶν οὐρανῶν.
      21 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη τοῖς ἀρχαίοις· Οὐ φονεύσεις· ὃς δ’ ἂν φονεύσῃ, ἔνοχος ἔσται τῇ κρίσει.
      22 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν ὅτι πᾶς ὁ ὀργιζόμενος τῷ ἀδελφῷ αὐτοῦ ἔνοχος ἔσται τῇ κρίσει· ὃς δ’ ἂν εἴπῃ τῷ ἀδελφῷ αὐτοῦ· Ῥακά, ἔνοχος ἔσται τῷ συνεδρίῳ· ὃς δ’ ἂν εἴπῃ· Μωρέ, ἔνοχος ἔσται εἰς τὴν γέενναν τοῦ πυρός.
      23 ἐὰν οὖν προσφέρῃς τὸ δῶρόν σου ἐπὶ τὸ θυσιαστήριον κἀκεῖ μνησθῇς ὅτι ὁ ἀδελφός σου ἔχει τι κατὰ σοῦ,
      24 ἄφες ἐκεῖ τὸ δῶρόν σου ἔμπροσθεν τοῦ θυσιαστηρίου καὶ ὕπαγε πρῶτον διαλλάγηθι τῷ ἀδελφῷ σου, καὶ τότε ἐλθὼν πρόσφερε τὸ δῶρόν σου.
      25 ἴσθι εὐνοῶν τῷ ἀντιδίκῳ σου ταχὺ ἕως ὅτου εἶ μετ’ αὐτοῦ ἐν τῇ ὁδῷ, μήποτέ σε παραδῷ ὁ ἀντίδικος τῷ κριτῇ, καὶ ὁ κριτὴς τῷ ὑπηρέτῃ, καὶ εἰς φυλακὴν βληθήσῃ·
      26 ἀμὴν λέγω σοι, οὐ μὴ ἐξέλθῃς ἐκεῖθεν ἕως ἂν ἀποδῷς τὸν ἔσχατον κοδράντην.
      27 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη· Οὐ μοιχεύσεις.
      28 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν ὅτι πᾶς ὁ βλέπων γυναῖκα πρὸς τὸ ἐπιθυμῆσαι αὐτὴν ἤδη ἐμοίχευσεν αὐτὴν ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτοῦ.
      29 εἰ δὲ ὁ ὀφθαλμός σου ὁ δεξιὸς σκανδαλίζει σε, ἔξελε αὐτὸν καὶ βάλε ἀπὸ σοῦ, συμφέρει γάρ σοι ἵνα ἀπόληται ἓν τῶν μελῶν σου καὶ μὴ ὅλον τὸ σῶμά σου βληθῇ εἰς γέενναν.
      30 καὶ εἰ ἡ δεξιά σου χεὶρ σκανδαλίζει σε, ἔκκοψον αὐτὴν καὶ βάλε ἀπὸ σοῦ, συμφέρει γάρ σοι ἵνα ἀπόληται ἓν τῶν μελῶν σου καὶ μὴ ὅλον τὸ σῶμά σου εἰς γέενναν ἀπέλθῃ.
      31 Ἐρρέθη δέ· Ὃς ἂν ἀπολύσῃ τὴν γυναῖκα αὐτοῦ, δότω αὐτῇ ἀποστάσιον.
      32 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν ὅτι πᾶς ὁ ἀπολύων τὴν γυναῖκα αὐτοῦ παρεκτὸς λόγου πορνείας ποιεῖ αὐτὴν μοιχευθῆναι, καὶ ὃς ἐὰν ἀπολελυμένην γαμήσῃ μοιχᾶται.
      33 Πάλιν ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη τοῖς ἀρχαίοις· Οὐκ ἐπιορκήσεις, ἀποδώσεις δὲ τῷ κυρίῳ τοὺς ὅρκους σου.
      34 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν μὴ ὀμόσαι ὅλως· μήτε ἐν τῷ οὐρανῷ, ὅτι θρόνος ἐστὶν τοῦ θεοῦ·
      35 μήτε ἐν τῇ γῇ, ὅτι ὑποπόδιόν ἐστιν τῶν ποδῶν αὐτοῦ· μήτε εἰς Ἱεροσόλυμα, ὅτι πόλις ἐστὶν τοῦ μεγάλου βασιλέως·
      36 μήτε ἐν τῇ κεφαλῇ σου ὀμόσῃς, ὅτι οὐ δύνασαι μίαν τρίχα λευκὴν ποιῆσαι ἢ μέλαιναν.
      37 ἔστω δὲ ὁ λόγος ὑμῶν ναὶ ναί, οὒ οὔ· τὸ δὲ περισσὸν τούτων ἐκ τοῦ πονηροῦ ἐστιν.
      38 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη· Ὀφθαλμὸν ἀντὶ ὀφθαλμοῦ καὶ ὀδόντα ἀντὶ ὀδόντος.
      39 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν μὴ ἀντιστῆναι τῷ πονηρῷ· ἀλλ’ ὅστις σε ῥαπίζει εἰς τὴν δεξιὰν σιαγόνα, στρέψον αὐτῷ καὶ τὴν ἄλλην·
      40 καὶ τῷ θέλοντί σοι κριθῆναι καὶ τὸν χιτῶνά σου λαβεῖν, ἄφες αὐτῷ καὶ τὸ ἱμάτιον·
      41 καὶ ὅστις σε ἀγγαρεύσει μίλιον ἕν, ὕπαγε μετ’ αὐτοῦ δύο.
      42 τῷ αἰτοῦντί σε δός, καὶ τὸν θέλοντα ἀπὸ σοῦ δανίσασθαι μὴ ἀποστραφῇς.
      43 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη· Ἀγαπήσεις τὸν πλησίον σου καὶ μισήσεις τὸν ἐχθρόν σου.
      44 ἐγὼ δὲ λέγω ὑμῖν, ἀγαπᾶτε τοὺς ἐχθροὺς ὑμῶν καὶ προσεύχεσθε ὑπὲρ τῶν διωκόντων ὑμᾶς·
      45 ὅπως γένησθε υἱοὶ τοῦ πατρὸς ὑμῶν τοῦ ἐν οὐρανοῖς, ὅτι τὸν ἥλιον αὐτοῦ ἀνατέλλει ἐπὶ πονηροὺς καὶ ἀγαθοὺς καὶ βρέχει ἐπὶ δικαίους καὶ ἀδίκους.
      46 ἐὰν γὰρ ἀγαπήσητε τοὺς ἀγαπῶντας ὑμᾶς, τίνα μισθὸν ἔχετε; οὐχὶ καὶ οἱ τελῶναι τὸ αὐτὸ ποιοῦσιν;
      47 καὶ ἐὰν ἀσπάσησθε τοὺς ἀδελφοὺς ὑμῶν μόνον, τί περισσὸν ποιεῖτε; οὐχὶ καὶ οἱ ἐθνικοὶ τὸ αὐτὸ ποιοῦσιν;
      48 Ἔσεσθε οὖν ὑμεῖς τέλειοι ὡς ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος τέλειός ἐστιν.

      Matthieu 6

      1 Προσέχετε δὲ τὴν δικαιοσύνην ὑμῶν μὴ ποιεῖν ἔμπροσθεν τῶν ἀνθρώπων πρὸς τὸ θεαθῆναι αὐτοῖς· εἰ δὲ μή γε, μισθὸν οὐκ ἔχετε παρὰ τῷ πατρὶ ὑμῶν τῷ ἐν τοῖς οὐρανοῖς.
      2 Ὅταν οὖν ποιῇς ἐλεημοσύνην, μὴ σαλπίσῃς ἔμπροσθέν σου, ὥσπερ οἱ ὑποκριταὶ ποιοῦσιν ἐν ταῖς συναγωγαῖς καὶ ἐν ταῖς ῥύμαις, ὅπως δοξασθῶσιν ὑπὸ τῶν ἀνθρώπων· ἀμὴν λέγω ὑμῖν, ἀπέχουσιν τὸν μισθὸν αὐτῶν.
      3 σοῦ δὲ ποιοῦντος ἐλεημοσύνην μὴ γνώτω ἡ ἀριστερά σου τί ποιεῖ ἡ δεξιά σου,
      4 ὅπως ᾖ σου ἡ ἐλεημοσύνη ἐν τῷ κρυπτῷ· καὶ ὁ πατήρ σου ὁ βλέπων ἐν τῷ κρυπτῷ ἀποδώσει σοι.
      5 Καὶ ὅταν προσεύχησθε, οὐκ ἔσεσθε ὡς οἱ ὑποκριταί· ὅτι φιλοῦσιν ἐν ταῖς συναγωγαῖς καὶ ἐν ταῖς γωνίαις τῶν πλατειῶν ἑστῶτες προσεύχεσθαι, ὅπως φανῶσιν τοῖς ἀνθρώποις· ἀμὴν λέγω ὑμῖν, ἀπέχουσι τὸν μισθὸν αὐτῶν.
      6 σὺ δὲ ὅταν προσεύχῃ, εἴσελθε εἰς τὸ ταμεῖόν σου καὶ κλείσας τὴν θύραν σου πρόσευξαι τῷ πατρί σου τῷ ἐν τῷ κρυπτῷ· καὶ ὁ πατήρ σου ὁ βλέπων ἐν τῷ κρυπτῷ ἀποδώσει σοι.
      7 Προσευχόμενοι δὲ μὴ βατταλογήσητε ὥσπερ οἱ ἐθνικοί, δοκοῦσιν γὰρ ὅτι ἐν τῇ πολυλογίᾳ αὐτῶν εἰσακουσθήσονται·
      8 μὴ οὖν ὁμοιωθῆτε αὐτοῖς, οἶδεν γὰρ ὁ πατὴρ ὑμῶν ὧν χρείαν ἔχετε πρὸ τοῦ ὑμᾶς αἰτῆσαι αὐτόν.
      9 Οὕτως οὖν προσεύχεσθε ὑμεῖς· Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς· ἁγιασθήτω τὸ ὄνομά σου,
      10 ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου, γενηθήτω τὸ θέλημά σου, ὡς ἐν οὐρανῷ καὶ ἐπὶ γῆς·
      11 τὸν ἄρτον ἡμῶν τὸν ἐπιούσιον δὸς ἡμῖν σήμερον·
      12 καὶ ἄφες ἡμῖν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν, ὡς καὶ ἡμεῖς ἀφήκαμεν τοῖς ὀφειλέταις ἡμῶν·
      13 καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν, ἀλλὰ ῥῦσαι ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ πονηροῦ.
      14 ἐὰν γὰρ ἀφῆτε τοῖς ἀνθρώποις τὰ παραπτώματα αὐτῶν, ἀφήσει καὶ ὑμῖν ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος·
      15 ἐὰν δὲ μὴ ἀφῆτε τοῖς ἀνθρώποις, οὐδὲ ὁ πατὴρ ὑμῶν ἀφήσει τὰ παραπτώματα ὑμῶν.
      16 Ὅταν δὲ νηστεύητε, μὴ γίνεσθε ὡς οἱ ὑποκριταὶ σκυθρωποί, ἀφανίζουσιν γὰρ τὰ πρόσωπα αὐτῶν ὅπως φανῶσιν τοῖς ἀνθρώποις νηστεύοντες· ἀμὴν λέγω ὑμῖν, ἀπέχουσιν τὸν μισθὸν αὐτῶν.
      17 σὺ δὲ νηστεύων ἄλειψαί σου τὴν κεφαλὴν καὶ τὸ πρόσωπόν σου νίψαι,
      18 ὅπως μὴ φανῇς τοῖς ἀνθρώποις νηστεύων ἀλλὰ τῷ πατρί σου τῷ ἐν τῷ κρυφαίῳ· καὶ ὁ πατήρ σου ὁ βλέπων ἐν τῷ κρυφαίῳ ἀποδώσει σοι.
      19 Μὴ θησαυρίζετε ὑμῖν θησαυροὺς ἐπὶ τῆς γῆς, ὅπου σὴς καὶ βρῶσις ἀφανίζει, καὶ ὅπου κλέπται διορύσσουσιν καὶ κλέπτουσιν·
      20 θησαυρίζετε δὲ ὑμῖν θησαυροὺς ἐν οὐρανῷ, ὅπου οὔτε σὴς οὔτε βρῶσις ἀφανίζει, καὶ ὅπου κλέπται οὐ διορύσσουσιν οὐδὲ κλέπτουσιν·
      21 ὅπου γάρ ἐστιν ὁ θησαυρός σου, ἐκεῖ ἔσται καὶ ἡ καρδία σου.
      22 Ὁ λύχνος τοῦ σώματός ἐστιν ὁ ὀφθαλμός. ἐὰν οὖν ᾖ ὁ ὀφθαλμός σου ἁπλοῦς, ὅλον τὸ σῶμά σου φωτεινὸν ἔσται·
      23 ἐὰν δὲ ὁ ὀφθαλμός σου πονηρὸς ᾖ, ὅλον τὸ σῶμά σου σκοτεινὸν ἔσται. εἰ οὖν τὸ φῶς τὸ ἐν σοὶ σκότος ἐστίν, τὸ σκότος πόσον.
      24 Οὐδεὶς δύναται δυσὶ κυρίοις δουλεύειν· ἢ γὰρ τὸν ἕνα μισήσει καὶ τὸν ἕτερον ἀγαπήσει, ἢ ἑνὸς ἀνθέξεται καὶ τοῦ ἑτέρου καταφρονήσει. οὐ δύνασθε θεῷ δουλεύειν καὶ μαμωνᾷ.
      25 Διὰ τοῦτο λέγω ὑμῖν· μὴ μεριμνᾶτε τῇ ψυχῇ ὑμῶν τί φάγητε, μηδὲ τῷ σώματι ὑμῶν τί ἐνδύσησθε· οὐχὶ ἡ ψυχὴ πλεῖόν ἐστι τῆς τροφῆς καὶ τὸ σῶμα τοῦ ἐνδύματος;
      26 ἐμβλέψατε εἰς τὰ πετεινὰ τοῦ οὐρανοῦ ὅτι οὐ σπείρουσιν οὐδὲ θερίζουσιν οὐδὲ συνάγουσιν εἰς ἀποθήκας, καὶ ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος τρέφει αὐτά· οὐχ ὑμεῖς μᾶλλον διαφέρετε αὐτῶν;
      27 τίς δὲ ἐξ ὑμῶν μεριμνῶν δύναται προσθεῖναι ἐπὶ τὴν ἡλικίαν αὐτοῦ πῆχυν ἕνα;
      28 καὶ περὶ ἐνδύματος τί μεριμνᾶτε; καταμάθετε τὰ κρίνα τοῦ ἀγροῦ πῶς αὐξάνουσιν· οὐ κοπιῶσιν οὐδὲ νήθουσιν·
      29 λέγω δὲ ὑμῖν ὅτι οὐδὲ Σολομὼν ἐν πάσῃ τῇ δόξῃ αὐτοῦ περιεβάλετο ὡς ἓν τούτων.
      30 εἰ δὲ τὸν χόρτον τοῦ ἀγροῦ σήμερον ὄντα καὶ αὔριον εἰς κλίβανον βαλλόμενον ὁ θεὸς οὕτως ἀμφιέννυσιν, οὐ πολλῷ μᾶλλον ὑμᾶς, ὀλιγόπιστοι;
      31 μὴ οὖν μεριμνήσητε λέγοντες· Τί φάγωμεν; ἤ· Τί πίωμεν; ἤ· Τί περιβαλώμεθα;
      32 πάντα γὰρ ταῦτα τὰ ἔθνη ἐπιζητοῦσιν· οἶδεν γὰρ ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος ὅτι χρῄζετε τούτων ἁπάντων.
      33 ζητεῖτε δὲ πρῶτον τὴν βασιλείαν καὶ τὴν δικαιοσύνην αὐτοῦ, καὶ ταῦτα πάντα προστεθήσεται ὑμῖν.
      34 μὴ οὖν μεριμνήσητε εἰς τὴν αὔριον, ἡ γὰρ αὔριον μεριμνήσει αὑτῆς· ἀρκετὸν τῇ ἡμέρᾳ ἡ κακία αὐτῆς.

      Matthieu 7

      1 Μὴ κρίνετε, ἵνα μὴ κριθῆτε·
      2 ἐν ᾧ γὰρ κρίματι κρίνετε κριθήσεσθε, καὶ ἐν ᾧ μέτρῳ μετρεῖτε μετρηθήσεται ὑμῖν.
      3 τί δὲ βλέπεις τὸ κάρφος τὸ ἐν τῷ ὀφθαλμῷ τοῦ ἀδελφοῦ σου, τὴν δὲ ἐν τῷ σῷ ὀφθαλμῷ δοκὸν οὐ κατανοεῖς;
      4 ἢ πῶς ἐρεῖς τῷ ἀδελφῷ σου· Ἄφες ἐκβάλω τὸ κάρφος ἐκ τοῦ ὀφθαλμοῦ σου, καὶ ἰδοὺ ἡ δοκὸς ἐν τῷ ὀφθαλμῷ σοῦ;
      5 ὑποκριτά, ἔκβαλε πρῶτον ἐκ τοῦ ὀφθαλμοῦ σοῦ τὴν δοκόν, καὶ τότε διαβλέψεις ἐκβαλεῖν τὸ κάρφος ἐκ τοῦ ὀφθαλμοῦ τοῦ ἀδελφοῦ σου.
      6 Μὴ δῶτε τὸ ἅγιον τοῖς κυσίν, μηδὲ βάλητε τοὺς μαργαρίτας ὑμῶν ἔμπροσθεν τῶν χοίρων, μήποτε καταπατήσουσιν αὐτοὺς ἐν τοῖς ποσὶν αὐτῶν καὶ στραφέντες ῥήξωσιν ὑμᾶς.
      7 Αἰτεῖτε, καὶ δοθήσεται ὑμῖν· ζητεῖτε, καὶ εὑρήσετε· κρούετε, καὶ ἀνοιγήσεται ὑμῖν.
      8 πᾶς γὰρ ὁ αἰτῶν λαμβάνει καὶ ὁ ζητῶν εὑρίσκει καὶ τῷ κρούοντι ἀνοιγήσεται.
      9 ἢ τίς ἐστιν ἐξ ὑμῶν ἄνθρωπος, ὃν αἰτήσει ὁ υἱὸς αὐτοῦ ἄρτον — μὴ λίθον ἐπιδώσει αὐτῷ;
      10 ἢ καὶ ἰχθὺν αἰτήσει — μὴ ὄφιν ἐπιδώσει αὐτῷ;
      11 εἰ οὖν ὑμεῖς πονηροὶ ὄντες οἴδατε δόματα ἀγαθὰ διδόναι τοῖς τέκνοις ὑμῶν, πόσῳ μᾶλλον ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς δώσει ἀγαθὰ τοῖς αἰτοῦσιν αὐτόν.
      12 Πάντα οὖν ὅσα ἐὰν θέλητε ἵνα ποιῶσιν ὑμῖν οἱ ἄνθρωποι, οὕτως καὶ ὑμεῖς ποιεῖτε αὐτοῖς· οὗτος γάρ ἐστιν ὁ νόμος καὶ οἱ προφῆται.
      13 Εἰσέλθατε διὰ τῆς στενῆς πύλης· ὅτι πλατεῖα ἡ πύλη καὶ εὐρύχωρος ἡ ὁδὸς ἡ ἀπάγουσα εἰς τὴν ἀπώλειαν, καὶ πολλοί εἰσιν οἱ εἰσερχόμενοι δι’ αὐτῆς·
      14 ὅτι στενὴ ἡ πύλη καὶ τεθλιμμένη ἡ ὁδὸς ἡ ἀπάγουσα εἰς τὴν ζωήν, καὶ ὀλίγοι εἰσὶν οἱ εὑρίσκοντες αὐτήν.
      15 Προσέχετε ἀπὸ τῶν ψευδοπροφητῶν, οἵτινες ἔρχονται πρὸς ὑμᾶς ἐν ἐνδύμασι προβάτων ἔσωθεν δέ εἰσιν λύκοι ἅρπαγες.
      16 ἀπὸ τῶν καρπῶν αὐτῶν ἐπιγνώσεσθε αὐτούς. μήτι συλλέγουσιν ἀπὸ ἀκανθῶν σταφυλὰς ἢ ἀπὸ τριβόλων σῦκα;
      17 οὕτως πᾶν δένδρον ἀγαθὸν καρποὺς καλοὺς ποιεῖ, τὸ δὲ σαπρὸν δένδρον καρποὺς πονηροὺς ποιεῖ·
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