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COMMUNION

Grec koïnônia, de koïnos, adj. qui signifie : commun à plusieurs personnes.

1. Koïnônia, comme le subst. koïnônos, a d'abord le sens d'associé, de compagnon, d'ami. Les apôtres de Jérusalem donnent à Paul et Barnabas « la main d'association » (Ga 2:9) ; Paul en appelle à l'amitié de Philémon (Phm 1:17) ; Jacques et Jean sont les associés de Simon (Lu 5:10). D'où l'idée de participation à un effort, à une oeuvre, à un crime (Mt 23:30, cf. 2Jn 11,1Ti 5:22, comp. aussi 2Co 6:14).

2.

Dans plusieurs textes, koïnônia désigne la participation des chrétiens à « l'assistance que l'on doit aux saints » (Ro 15:26). Il s'agit ici du devoir des chrétiens aisés de faire part de leurs biens aux chrétiens déshérités. Par ceux-ci, on entendait avant tout, à l'origine, les membres de l'Église de Jérusalem, que leur excommunication de la synagogue avait mis au ban de la société et privés des moyens de gagner leur vie. On disait : « communion dans la diaconie », c'est-à-dire participation au service fraternel, aux distributions charitables (2Co 8:4). A lui tout seul le mot koïnônia est quelquefois l'équivalent de « libéralité », « contribution », « collecte » (2Co 9:13) et suffit pour désigner le devoir d'assistance (Heb 13:16, cf. Ro 12:13, Ga 6:6, Php 4:16). Le chrétien doit être koïnônikos, c'est-à-dire prompt à donner (1Ti 6:18).

3.

Inversement, koïnônia, au sens philosophique et religieux, indique la participation d'un individu aux caractères de la nature humaine ou de la nature divine, ainsi qu'aux biens spirituels (Ro 15:27). Jésus a participé au sang et à la chair (Heb 2:14). Dans les Mystères païens, le repas sacré faisait de l'initié le participant de l'énergie de son dieu. L'initié se nourrissait matériellement de son dieu. Ainsi, dans un texte magique il est dit à la coupe : « Tu es du vin et tu n'es pas du vin, mais tu es les entrailles d'Osiris. » C'est à cette communion que Paul fait allusion quand il dit aux Corinthiens : « Je ne veux pas que vous entriez dans la koïnônia des démons » (1Co 10:20). Quant à la koïnônia obtenue par la participation au repas du Christ, le repas de la Cène, elle est d'un autre ordre. D'abord parce que le Christ est une victime réelle, qui a donné, dans l'histoire, sa chair et son sang pour la rédemption des pécheurs, et qui a annoncé lui-même son sacrifice avant de l'accomplir (Mt 16:21-23, Mr 14:21, Lu 20:9-19 etc.) ; ensuite parce qu'après avoir dit : qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, il a ajouté que ces paroles étaient d'ordre spirituel et que la chair en elle-même ne sert de rien. Ainsi pouvons-nous comprendre que la communion à laquelle Jésus appelle ses disciples dans le repas de la sainte Cène est une communion à son Esprit, une participation à sa vie divine, mystiquement liée au geste symbolique qu'il accomplit lorsqu'étant là, à table, présent et vivant dans son corps, il dit en langue araméenne : « Ceci, mon corps » (Mr 14:22 ; voir Cène). La représentation de son corps par le pain et de son sang par la coupe enseigne aux chrétiens que la communion à laquelle ils sont appelés par leur Maître est une commémoration de sa mort, une acceptation de la rançon qu'il a payée, un engagement dans leur devoir de rachetés, devoir ainsi formulé par saint Paul : « Je vous exhorte, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, acceptable par Dieu, ce qui est votre culte rationnel » (Ro 12:1). La communion de la chambre haute s'accomplit au-dessus de toute matérialité, dans l'ordre de la moralité la plus élevée. C'est la communion spirituelle où se réalise le culte en esprit du Dieu qui est Esprit (Jn 4:23 et suivant).

4.

Nous atteignons ici au sens de koïnônia =communion de la nouvelle créature avec la divinité : la communion en Jésus (1Co 1:9), au sang de Jésus (1Co 10:16), aux souffrances du Christ (Php 3:10,1Pi 4:13), avec le Dieu qui est lumière (1Jn 1:6 et suivant), avec le Père et le Fils (1Jn 1:3) et par le don du Saint-Esprit (2Co 13:13), participation à la nature divine (2Pi 1:4) et à la gloire `qui doit apparaître (1Pi 5:1). Tous ces traits, qui caractérisent la communion chrétienne avec Dieu et Jésus, sont résumés dans cette définition de Paul aux Éphésiens : la koïnônia du mystère de Christ, mystère caché de toute éternité en Dieu, le créateur de toutes choses (Eph 3:4-9, comp. Col 1:27 2:2 4:3). Ce mystère, c'était l'oeuvre de la rédemption et du rétablissement de l'humanité dans la filialité divine. Nul n'a mieux compris et retenu l'enseignement du Christ sur cette koïnônia que l'apôtre Jean, qui en expose les conditions et les effets dans les pages où il rapporte les entretiens de la chambre haute (Jn 14 Jean 15 Jean 16). Méditer ici l'image du cep et des sarments (Jn 15:1,11), avec la parole centrale : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous ». (cf. Jn 14:21,23) A ces déclarations répondent les affirmations de Paul : « Christ est ma vie » (Php 1:21), « ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Ga 2:20). On voit par là que cette koïnônia n'est pas un état de passivité, une extase mystique, mais qu'elle garde à tous ses degrés son caractère primordial de « participation ». Dans ses conditions comme dans ses privilèges, elle manifeste chez le chrétien qui en jouit des bénédictions reçues et des devoirs à accomplir. L'humain et le divin ne se pénètrent que par une action réciproque. Dieu se donne à l'homme par la grâce de Jésus-Christ, l'homme se donne à Dieu par la foi en vue du service chrétien. Aussi la communion avec la divinité n'existe-t-elle réellement que là où elle porte ses fruits dans la communion fraternelle (1Jn 3:10 4:21).

5.

La communion fraternelle est la koïnônia où s'exprime la réalité de notre communion avec Dieu et Jésus. Aussi le Maître et ses apôtres reviennent-ils sans cesse sur ce sujet. (cf. 1Jn 3:16, Php 2:1 1:5, Phm 1:6,1Jn 1:3, Heb 10:33) Jésus donne les principes de cette communion dans le Sermon sur la montagne (Mt 5 Matthieu 6 Matthieu 7). Paul en formule les conditions dans 1Co 13. Jean lui consacre toute sa grande épître (1 Jn). Dans la prière sacerdotale, elle est l'objet central de l'intercession du Christ : « Qu'ils soient un, comme nous sommes un » (Jn 17:11,20 et suivant). Pour Jésus, la « communion des saints », que proclamera plus tard le Symbole des apôtres, est l'argument décisif qui convaincra le monde de la réalité de la rédemption. En effet, les divisions au sein de la famille humaine sont le fruit direct de la chute ; de même, la communion fraternelle rétablie parmi les chrétiens de tous temps, de tous peuples, de toute opinion, est la preuve qu'une force régénératrice est entrée dans l'humanité, que le racheté du Christ est vraiment une nouvelle créature et que le Royaume de Dieu est reconstitué sur la terre usurpée par Satan. Un croyant qui sait à quel prix Jésus l'a aimé et qui a vraiment conscience de ce que Jésus a fait pour lui, ne peut pas ne pas éprouver de la joie a vivre en commun avec ceux qui ont expérimenté les mêmes grâces et qui sont l'objet du même amour. Ce qui peut séparer : notion ou forme du service, lui apparaît secondaire auprès de ce qui unit : le service lui-même. C'est ce qu'avaient compris les apôtres de Jérusalem quand ils admirent Paul dans leur koïnônia (Ac 15, Ga 2:9). La grande hérésie dans le monde chrétien n'est pas d'ordre intellectuel, elle est d'ordre moral ; elle est dans le fait que les disciples qui se réclament du même Sauveur et participent aux mêmes bénédictions spirituelles se refusent à s'aimer, à se comprendre, à se supporter, à s'entr'aider les uns les autres, et qu'ils en viennent même, sous prétexte de zèle, à haïr et à persécuter des frères (Php 2:1 et suivant, 1Co 1:10,16, Ga 5:13-15 Mc 3:24).

Au contraire de cet état de choses, que nous voyons sévir dans toute l'histoire de l'Église à travers les siècles et qui suffirait à expliquer la grande pitié du Royaume de Dieu sur la terre après dix-neuf siècles de prédication de l'Évangile, nous voyons dans l'Église primitive de Jérusalem la communion fraternelle s'exprimer spontanément en communauté des biens. Les prophètes messianiques avaient déjà dit à l'Israélite fidèle : « Partage ton pain avec celui qui a faim » (Esa 58:7). La première communauté de Jérusalem, dans l'enthousiasme de la fraternité en Christ et aidée dans son geste par la conviction que Jésus allait bientôt reparaître, poussa la solidarité chrétienne jusqu'à mettre tout en commun (Ac 2:42,47). C'était la koïnônia sociale dans sa réalisation la plus émouvante : « Personne ne disait que ce qu'il possédait fût à lui en particulier » (Ac 4:32). Mais ne faisons pas dire aux textes ce qu'ils ne renferment pas. La communauté des biens qui manifesta la communion fraternelle à l'aurore de l'Église n'avait rien du bouleversement économique que le communisme préconise de nos jours. Tout y était volontaire et individuelle expression des sentiments du coeur. Le droit de propriété comme le droit pour chacun de disposer de ce qui lui appartient n'était pas contesté. Nous en avons la preuve éclatante dans ces paroles de Pierre à Ananias : « Si tu n'avais pas vendu ton champ, ne te serait-il pas resté ? et après l'avoir vendu, n'étais-tu pas libre d'en garder le prix ? » (Ac 5:4). C'est pourquoi nous voyons bientôt, dans les Actes (Ac 6), les nécessités imposées par le développement de l'Église et par les persécutions qu'elle souffrait, amener la koïnônia à s'exprimer dans la diakonia, le service fraternel où les chrétiens qui ont des biens temporels se montrent empressés à subvenir aux besoins. des frères dans le dénuement. De ce que la diakonia s'est pervertie dans la suite en aumône, laissant subsister le paupérisme et même l'entretenant au sein de l'Église, il ne faut point conclure que les chrétiens ont trahi le christianisme en abandonnant la primitive communauté des biens, mais simplement qu'ils sont devenus incapables de la communion fraternelle qui inspire le véritable amour des grands pour les petits, des heureux pour les malheureux et qui permet, dans la liberté des initiatives, l'organisation familiale du Royaume de Dieu fondé par Jésus-Christ. Alex. W.

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Versets relatifs

    • Esaïe 58

      7 N'est-ce pas que tu partages ton pain avec l'affamé ; que tu fasses entrer dans ta maison les malheureux errants ; que tu revêtes ceux que tu vois nus, et ne te détournes pas de ton semblable ?

      Matthieu 5

      1 Or Jésus, voyant la multitude, monta sur une montagne ; et lorsqu'il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Et ouvrant sa bouche, il les enseignait, en disant :
      3 Heureux les pauvres en esprit ; car le royaume des cieux est à eux.
      4 Heureux ceux qui sont dans l'affliction ; car ils seront consolés.
      5 Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre.
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; car ils seront rassasiés.
      7 Heureux les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde.
      8 Heureux ceux qui ont le coeur pur ; car ils verront Dieu.
      9 Heureux les pacifiques ; car ils seront appelés enfants de Dieu.
      10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le royaume des cieux est à eux.
      11 Vous serez heureux lorsqu'à cause de moi on vous dira des injures, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte de mal.
      12 Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous.
      13 Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on ? Il ne vaut plus rien qu'à être jeté dehors, et à être foulé aux pieds par les hommes.
      14 Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ;
      15 Et on n'allume point une lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier ; et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
      16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes ouvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
      17 Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
      18 Car je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli.
      19 Celui donc qui aura violé l'un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux.
      20 Car je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
      21 Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; et celui qui tuera sera punissable par les juges.
      22 Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera punissable par le tribunal ; et celui qui dira à son frère : Raca (homme de rien), sera punissable par le conseil ; et celui qui lui dira : Fou, sera punissable par la géhenne du feu.
      23 Si donc tu apportes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
      24 Laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t'en premièrement te réconcilier avec ton frère ; et après cela viens, et présente ton offrande.
      25 Accorde-toi au plus tôt avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois mis en prison.
      26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrin.
      27 Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d'adultère.
      28 Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis un adultère avec elle dans son cour.
      29 Que si ton oeil droit te fait tomber dans le péché, arrache-le, et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
      30 Et si ta main droite te fait tomber dans le péché, coupe-la, et jette-la loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
      31 Il a été dit aussi : Si quelqu'un répudie sa femme, qu'il lui donne une lettre de divorce.
      32 Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, la fait devenir adultère ; et que quiconque se mariera à la femme répudiée, commettra un adultère.
      33 Vous avez encore entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu garderas tes serments envers le Seigneur.
      34 Mais moi je vous dis : Ne jurez point du tout, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu ;
      35 Ni par la terre, car c'est le marchepied de ses pieds ; ni par Jérusalem, car c'est la ville du grand Roi.
      36 Ne jure pas non plus par ta tête ; car tu ne peux faire devenir un seul cheveu blanc ou noir.
      37 Mais que votre parole soit : Oui, oui, Non, non ; ce qu'on dit de plus, vient du Malin.
      38 Vous avez entendu qu'il a été dit : Oeil pour oeil, et dent pour dent.
      39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant ; mais si quelqu'un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l'autre.
      40 Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau.
      41 Et si quelqu'un te contraint d'aller une lieue avec lui, vas-en deux.
      42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne point de celui qui veut emprunter de toi.
      43 Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
      44 Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent ;
      45 Afin que vous soyez des enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
      46 Car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? Les péagers même n'en font-ils pas autant ?
      47 Et si vous ne faites accueil qu'à vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les péagers même n'en font-ils pas autant ?
      48 Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait.

      Matthieu 6

      1 Prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes, afin d'en être vus ; autrement vous n'en aurez point de récompense de votre Père qui est aux cieux.
      2 Quand donc tu feras l'aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin qu'ils en soient honorés des hommes. Je vous dis en vérité qu'ils reçoivent leur récompense.
      3 Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ;
      4 Afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement.
      5 Et quand tu prieras, ne fais pas comme les hypocrites ; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues, afin d'être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu'ils reçoivent leur récompense.
      6 Mais toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet, et ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement.
      7 Or, quand vous priez, n'usez pas de vaines redites, comme les païens ; car ils croient qu'ils seront exaucés en parlant beaucoup.
      8 Ne leur ressemblez donc pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous lui demandiez.
      9 Vous donc priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux, ton nom soit sanctifié ; ton règne vienne ;
      10 Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ;
      11 Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
      12 Pardonne-nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,
      13 Et ne nous induis point en tentation, mais délivre-nous du Malin ; car à toi appartiennent le règne, la puissance, et la gloire à jamais. Amen !
      14 Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
      15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père ne pardonnera pas non plus les vôtres.
      16 Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites ; car ils se rendent le visage tout défait, afin qu'il paraisse aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous dis en vérité qu'ils reçoivent leur récompense.
      17 Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage ;
      18 Afin qu'il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais seulement à ton Père qui est présent en secret ; et ton Père qui voit dans le secret te récompensera publiquement.
      19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où les vers et la rouille gâtent tout, et où les larrons percent et dérobent ;
      20 Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les vers ni la rouille ne gâtent rien, et où les larrons ne percent ni ne dérobent point ;
      21 Car où est votre trésor, là sera aussi votre coeur.
      22 L'oeil est la lumière du corps : si donc ton oeil est sain, tout ton corps sera éclairé ;
      23 Mais si ton oeil est mauvais, tout ton corps sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !
      24 Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.
      25 C'est pourquoi je vous dis : Ne soyez point en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez, et de ce que vous boirez ; ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
      26 Regardez les oiseaux de l'air ; car ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n'amassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N'êtes-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
      27 Et qui est-ce d'entre vous qui par son souci puisse ajouter une coudée à sa taille ?
      28 Et pour ce qui est du vêtement, pourquoi en êtes-vous en souci ? Observez comment les lis des champs croissent ; ils ne travaillent, ni ne filent.
      29 Cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a point été vêtu comme l'un d'eux.
      30 Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui, et qui demain sera jetée dans le four, ne vous revêtira-t-il pas beaucoup plutôt, ô gens de petite foi ?
      31 Ne soyez donc point en souci, disant : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus
      32 Car ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses-là.
      33 Mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus.
      34 Ne soyez donc point en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura souci de ce qui le regarde. A chaque jour suffit sa peine.

      Matthieu 7

      1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ;
      2 Car on vous jugera du même jugement dont vous jugez ; et on vous mesurera de la même mesure dont vous mesurez.
      3 Et pourquoi regardes-tu la paille dans l'oeil de ton frère, tandis que tu ne vois pas la poutre dans ton oeil ?
      4 Ou comment dis-tu à ton frère : Permets que j'ôte cette paille de ton oeil, et voici une poutre est dans le tien ?
      5 Hypocrite ! ôte premièrement de ton oeil la poutre, et alors tu penseras à ôter la paille de l'oeil de ton frère.
      6 Ne donnez point les choses saintes aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se tournant, ils ne vous déchirent.
      7 Demandez, et on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et on vous ouvrira.
      8 Car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et l'on ouvre à celui qui heurte.
      9 Et quel est l'homme d'entre vous qui donne une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ?
      10 Et s'il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ?
      11 Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner à vos enfants de bonnes choses, combien plus votre Père qui est dans les cieux en donnera-t-il de bonnes à ceux qui les lui demandent !
      12 Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent faites-les-leur aussi de même ; car c'est là la loi et les prophètes.
      13 Entrez par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse est la voie qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent.
      14 Car étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent.
      15 Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants.
      16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
      17 Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits ; mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.
    • Esaïe 58

      7 C’est partager ton pain avec celui qui a faim, loger les pauvres qui n’ont pas de maison, habiller ceux qui n’ont pas de vêtements. C’est ne pas te détourner de celui qui est ton frère. »

      Matthieu 5

      1 Jésus voit les foules qui sont venues. Il monte sur la montagne, il s’assoit et ses disciples viennent auprès de lui.
      2 Jésus prend la parole et il les enseigne en disant :
      3 « Ils sont heureux, ceux qui ont un cœur de pauvre, parce que le Royaume des cieux est à eux !
      4 Ils sont heureux, ceux qui pleurent, parce que Dieu les consolera !
      5 Ils sont heureux, ceux qui sont doux, parce qu’ils recevront la terre comme un don de Dieu !
      6 Ils sont heureux, ceux qui ont faim et soif d’obéir à Dieu, parce qu’ils seront satisfaits !
      7 Ils sont heureux, ceux qui sont bons pour les autres, parce que Dieu sera bon pour eux !
      8 Ils sont heureux, ceux qui ont le cœur pur, parce qu’ils verront Dieu !
      9 Ils sont heureux, ceux qui font la paix autour d’eux, parce que Dieu les appellera ses fils.
      10 Ils sont heureux, ceux qu’on fait souffrir parce qu’ils obéissent à Dieu. Oui, le Royaume des cieux est à eux !
      11 Vous êtes heureux quand on vous insulte, quand on vous fait souffrir, quand on dit contre vous toutes sortes de mauvaises paroles et de mensonges à cause de moi.
      12 Soyez dans la joie, soyez heureux, parce que Dieu vous prépare une grande récompense ! En effet, c’est ainsi qu’on a fait souffrir les prophètes qui ont vécu avant vous. »
      13 « Vous êtes le sel de toute la terre. Mais quand le sel perd son goût, comment lui rendre son bon goût ? Il ne sert plus à rien. On le jette dehors et les gens marchent dessus.
      14 « Vous êtes la lumière du monde. Quand une ville est construite sur une montagne, elle ne peut pas être cachée.
      15 Et quand on allume une lampe, ce n’est pas pour la mettre sous un seau ! Au contraire, on la met bien en haut, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
      16 De la même façon, votre lumière doit briller devant tout le monde. Alors les autres verront le bien que vous faites. Ils pourront chanter la gloire de votre Père qui est dans les cieux. »
      17 « Ne pensez pas que je suis venu pour supprimer la loi de Moïse ou l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer, mais pour leur donner tout leur sens.
      18 Je vous le dis, c’est la vérité : tant que le ciel et la terre dureront, on ne supprimera rien de la loi. On ne supprimera ni la plus petite lettre, ni le plus petit détail, et cela jusqu’à la fin du monde.
      19 « Supposons ceci : quelqu’un désobéit à un seul commandement, le plus petit de la loi, et il apprend aux autres à désobéir aussi. Eh bien, cette personne-là sera la plus petite dans le Royaume des cieux. Mais si quelqu’un obéit à la loi et apprend aux autres à obéir aussi, cette personne-là sera importante dans le Royaume des cieux.
      20 Oui, je vous le dis, obéissez à la loi mieux que les maîtres de la loi et que les Pharisiens. Sinon, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. »
      21 « Vous avez appris qu’on a dit à vos ancêtres : “Tu ne dois tuer personne. Celui qui tue quelqu’un, on l’amènera devant le juge.”
      22 Mais moi, je vous dis : Si quelqu’un se met en colère contre son frère ou sa sœur, on l’amènera devant le juge. Si quelqu’un dit à son frère ou à sa sœur : “Imbécile !”, on l’amènera devant le tribunal. Si quelqu’un insulte son frère ou sa sœur, cette personne mérite la terrible punition de Dieu.
      23 « Donc supposons ceci : tu viens présenter ton offrande à Dieu sur l’autel. À ce moment-là, tu te souviens que ton frère ou ta sœur a quelque chose contre toi.
      24 Alors, laisse ton offrande à cet endroit, devant l’autel. Et va d’abord faire la paix avec ton frère ou ta sœur. Ensuite, reviens et présente ton offrande à Dieu.
      25 « Quand tu es encore sur la route du tribunal avec ton adversaire, mets-toi vite d’accord avec lui. Sinon, il va te livrer au juge, le juge va te livrer à la police, et on va te jeter en prison.
      26 Je te le dis, c’est la vérité : tu ne sortiras pas de là si tu ne paies pas tout l’argent que tu dois ! »
      27 « Vous avez appris qu’on a dit à nos ancêtres : “Ne commets pas d’adultère.”
      28 Mais moi, je vous dis : celui qui regarde la femme d’un autre avec envie, celui-là, dans son cœur, a déjà couché avec cette femme.
      29 Si ton œil droit te fait tomber dans le péché, arrache-le, et jette-le loin de toi. Pour toi, il vaut mieux perdre une seule partie de ton corps. C’est mieux que de garder ton corps tout entier et d’être jeté dans le lieu de souffrance.
      30 Si ta main droite te fait tomber dans le péché, coupe-la, et jette-la loin de toi. Pour toi, il vaut mieux perdre une seule partie de ton corps. C’est mieux que de garder ton corps tout entier et d’aller dans le lieu de souffrance. »
      31 « On a dit aussi : “Celui qui renvoie sa femme doit lui remettre une lettre de divorce.”
      32 Mais moi, je vous dis : un homme ne doit pas renvoyer sa femme, sauf quand le mariage est contraire à la loi. En effet, quand un homme renvoie sa femme, il la pousse à commettre un adultère, parce qu’elle va se remarier. Et quand un homme se marie avec une femme renvoyée, il commet un adultère. »
      33 « Vous avez appris aussi qu’on a dit à vos ancêtres : “Tu ne dois pas être infidèle à tes serments. Mais tu dois faire tout ce que tu as juré devant le Seigneur.”
      34 Mais moi, je vous dis : ne faites pas du tout de serments. Ne jurez pas par le ciel, parce que c’est là que Dieu habite.
      35 Ne jurez pas par la terre, parce que c’est l’endroit où il pose ses pieds. Ne jurez pas par Jérusalem, parce que c’est la ville du Grand Roi.
      36 Et ne jure pas par ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul cheveu de ta tête blanc ou noir.
      37 Dites simplement “oui” ou “non”. Ce qu’on dit en plus vient de l’esprit du mal. »
      38 « Vous avez appris qu’on a dit : “Œil pour œil et dent pour dent.”
      39 Mais moi, je vous dis : si quelqu’un vous fait du mal, ne vous vengez pas. Au contraire, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre joue.
      40 Si quelqu’un veut te conduire au tribunal pour prendre ta chemise, laisse-lui aussi ton vêtement.
      41 Si quelqu’un te force à faire un kilomètre à pied, fais-en deux avec lui.
      42 Quand on te demande quelque chose, donne-le. Quand on veut t’emprunter quelque chose, ne tourne pas le dos. »
      43 « Vous avez appris qu’on a dit : “Tu dois aimer ton prochain et détester ton ennemi.”
      44 Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis. Priez pour ceux qui vous font souffrir.
      45 Alors vous serez vraiment les enfants de votre Père qui est dans les cieux. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Il fait tomber la pluie sur ceux qui se conduisent bien et sur ceux qui se conduisent mal.
      46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quelle récompense est-ce que Dieu va vous donner ? Même les employés des impôts font la même chose que vous !
      47 Et si vous saluez seulement vos frères et vos sœurs, qu’est-ce que vous faites d’extraordinaire ? Même les gens qui ne connaissent pas Dieu font la même chose que vous !
      48 Soyez donc parfaits, comme votre Père dans les cieux est parfait ! »

      Matthieu 6

      1 « Attention ! Quand vous faites ce que la loi de Dieu demande, ne le faites pas devant tout le monde pour que les gens vous regardent. Sinon, votre Père qui est dans les cieux ne vous donnera pas de récompense.
      2 « Donc, quand tu donnes de l’argent aux pauvres, ne cherche pas à te faire remarquer. Les gens faux agissent ainsi, dans les maisons de prière et dans les rues. Ils cherchent les compliments des autres. Je vous le dis, c’est la vérité : ils ont déjà leur récompense.
      3 Mais toi, quand tu donnes de l’argent aux pauvres avec ta main droite, ta main gauche ne doit pas le savoir.
      4 Ainsi, ce que tu donnes reste secret. Dieu, ton Père, voit ce que tu fais en secret et il te récompensera. »
      5 « Quand vous priez, ne faites pas comme les hommes faux. Ils aiment prier debout, dans les maisons de prière et au coin des rues, pour que tout le monde les voie. Je vous le dis, c’est la vérité : ils ont déjà leur récompense.
      6 Mais toi, quand tu veux prier, va dans la pièce la plus cachée de la maison. Ferme la porte et prie ton Père qui est là, même dans cet endroit secret. Ton Père voit ce que tu fais en secret et il te récompensera.
      7 « Quand vous priez, ne parlez pas sans arrêt, comme ceux qui ne connaissent pas Dieu. Ils croient que Dieu va les écouter parce qu’ils parlent beaucoup.
      8 Ne faites pas comme eux. En effet, votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le demandiez. »
      9 « Vous devez donc prier de cette façon : “Notre Père qui es dans les cieux, ton nom est saint. Fais que tout le monde le connaisse !
      10 Fais venir ton Royaume. Fais que ta volonté se réalise sur la terre comme dans le ciel.
      11 Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut.
      12 Pardonne-nous le mal que nous avons commis, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont fait du mal.
      13 Et ne permets pas que nous soyons tentés. Mais libère-nous de l’esprit du mal.”
      14 « En effet, si vous pardonnez leurs fautes aux autres, votre Père qui est dans les cieux vous pardonnera aussi.
      15 Mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes non plus. »
      16 « Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les gens faux. Ils changent de visage, pour que tout le monde voie qu’ils jeûnent. Je vous le dis, c’est la vérité : ils ont déjà leur récompense.
      17 Mais toi, quand tu jeûnes, lave-toi le visage et parfume-toi la tête.
      18 Ainsi, tu ne montreras pas aux autres que tu jeûnes. Mais ton Père le verra, lui qui est là dans cet endroit secret. Ton Père voit ce que tu fais en secret et il te récompensera. »
      19 « Ne cherchez pas à posséder beaucoup de richesses sur la terre. Là, les insectes et la rouille détruisent tout. Les voleurs entrent dans les maisons et ils volent.
      20 Mais cherchez à posséder beaucoup de richesses auprès de Dieu. Là, les insectes et la rouille ne détruisent rien, les voleurs n’entrent pas et ils ne peuvent pas voler.
      21 Oui, là où tu mets tes richesses, c’est là aussi que tu mettras ton cœur. »
      22 « Les yeux sont la lampe du corps. Donc, si tes yeux ne sont pas malades, ton corps tout entier est dans la lumière.
      23 Mais si tes yeux sont malades, ton corps tout entier est dans la nuit. Alors, si la lumière qui est en toi est comme la nuit, ta nuit est bien noire ! »
      24 « Personne ne peut servir deux maîtres. En effet, ou bien il détestera l’un et il aimera l’autre, ou bien il sera fidèle à l’un et il méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! »
      25 « C’est pourquoi je vous dis : ne vous faites pas de souci pour votre vie ni pour votre corps. Ne vous demandez pas : “Qu’est-ce que nous allons manger ? Avec quoi est-ce que nous allons nous habiller ?” Oui, votre vie est plus importante que la nourriture, et votre corps est plus important que les vêtements.
      26 Regardez les oiseaux. Ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas. Ils ne mettent pas de récoltes dans les greniers. Et votre Père qui est dans les cieux les nourrit ! Vous valez beaucoup plus que les oiseaux !
      27 « Ce n’est pas en vous faisant du souci que vous pouvez ajouter un seul jour à votre vie !
      28 Pourquoi alors vous faire du souci pour les vêtements ? Observez les fleurs des champs, regardez comment elles poussent. Elles ne filent pas et elles ne tissent pas.
      29 Pourtant, je vous le dis : même Salomon, avec toute sa richesse, n’a jamais eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs.
      30 L’herbe est aujourd’hui dans les champs, et demain on la jettera au feu. Et pourtant, Dieu l’habille de vêtements magnifiques. Vous qui n’avez pas beaucoup de foi, vous pouvez être sûrs d’une chose : Dieu en fera au moins autant pour vous !
      31 « Ne soyez pas inquiets en vous demandant : “Qu’est-ce que nous allons manger ? Qu’est-ce que nous allons boire ? Avec quoi est-ce que nous allons nous habiller ?”
      32 En effet, les gens qui ne connaissent pas Dieu cherchent tout cela sans arrêt. Vous avez besoin de toutes ces choses, et votre Père qui est dans les cieux le sait bien.
      33 Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et ce que Dieu demande. Il vous donnera tout le reste en plus.
      34 « Donc, ne vous faites pas de souci pour demain. Demain se fera du souci pour lui-même. La fatigue d’aujourd’hui suffit pour aujourd’hui ! »

      Matthieu 7

      1 « Ne jugez pas les autres, et Dieu ne vous jugera pas.
      2 En effet, Dieu vous jugera comme vous jugez les autres. Et il vous donnera comme vous donnez aux autres !
      3 Tu regardes le bout de paille qui est dans l’œil de ton frère. Mais le tronc d’arbre qui est dans ton œil, tu ne le remarques pas ! Pourquoi donc ?
      4 Comment peux-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever le bout de paille qui est dans ton œil” ? Et toi, tu as un tronc d’arbre dans le tien !
      5 Homme faux ! Enlève d’abord le tronc d’arbre qui est dans ton œil ! Ensuite, tu verras assez clair pour enlever le bout de paille dans l’œil de ton frère ! »
      6 « Ne donnez pas aux chiens ce qui est à Dieu. Ils peuvent se retourner contre vous pour vous déchirer. Ne jetez pas vos perles précieuses devant les cochons. Ils peuvent les écraser en marchant dessus. »
      7 « Demandez, et on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez à la porte, et on vous ouvrira.
      8 Oui, celui qui demande reçoit. Celui qui cherche trouve. Et si quelqu’un frappe à la porte, on lui ouvre.
      9 Quand votre enfant vous demande du pain, qui parmi vous lui donne une pierre ?
      10 Quand il vous demande du poisson, qui lui donne un serpent ?
      11 Vous, vous êtes mauvais, et pourtant, vous donnez de bonnes choses à vos enfants. Alors, ceci est encore plus sûr : votre Père qui est dans les cieux donnera de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. »
      12 « Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous. Voilà ce que la loi de Moïse et les livres des prophètes commandent. »
      13 « Entrez par la porte étroite. En effet, la porte qui ouvre sur la mort est large, et le chemin pour y aller est facile. Beaucoup de gens passent par là.
      14 Mais la porte qui ouvre sur la vie est étroite, et le chemin pour y aller est difficile. Ceux qui le trouvent ne sont pas nombreux. »
      15 « Faites attention aux faux prophètes ! Ils viennent à vous, habillés avec des peaux de moutons. Mais au-dedans, ce sont des loups féroces.
      16 Vous les reconnaîtrez en voyant ce qu’ils font. On ne cueille pas du raisin sur des cactus ! On ne cueille pas des figues sur des plantes piquantes !
      17 Oui, un bon arbre produit de bons fruits, un arbre malade produit de mauvais fruits.
    • Esaïe 58

      Matthieu 5

      1

      Le sermon de Christ sur la montagne. (Matthieu 5:1,2)
      Ceux qui sont bénis. (Matthieu 5:3-12)
      Exhortations et avertissements. (Matthieu 5:13-16)
      Christ est venu pour confirmer la loi. (Matthieu 5:17-20)
      Le sixième commandement. (Matthieu 5:21-26)
      Le septième commandement. (Matthieu 5:27-32)
      Le troisième commandement. (Matthieu 5:33-37)
      La loi relative à la vengeance. (Matthieu 5:38-42)
      Explications sur la loi de l'amour. (Matthieu 5:43-48)

      Personne ne trouvera le bonheur dans ce monde ni dans le Royaume des cieux, s'il ne le cherche pas en Christ, par Sa Parole.

      Christ allait enseigner à la foule, le mal qu'elle devait fuir, et le bien qu'elle devait rechercher.

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

      13 « Vous êtes le sel de la terre ». L'humanité, par son ignorance et sa méchanceté, n’était qu’un vaste « rassemblement », courant à sa ruine ; mais Christ envoya Ses disciples, qui par leurs vies exemplaires et la doctrine de l’évangile, amenèrent les âmes à connaître la Grâce. Si la conduite de ces hommes, au service du Seigneur, n’avait pas été telle qu’elle aurait dû être, ils n’auraient été, de manière imagée, que « du sel ayant perdu sa saveur ».

      Si un homme confesse son appartenance à Christ, sans être au bénéfice de la Grâce, aucune doctrine, ni autre précepte ne peuvent lui être alors profitables.

      Notre « lumière spirituelle » doit briller, par la pratique des bonnes œuvres, afin que les hommes puissent voir l’état de notre âme. Nous devons garder notre « intimité » avec Dieu ; mais nous devons nous efforcer de rendre notre témoignage envers les hommes, conforme à notre profession de foi : il doit être digne d'éloges !

      Nous devons tout faire pour la Gloire de Dieu !

      17 Que nul ne puisse supposer que Christ autorise Son peuple à ne pas respecter le moindre commandement de la sainte loi divine. Aucun pécheur ne peut bénéficier de la Justification offerte par Christ, tant qu’il ne se repent pas de ses mauvaises actions.

      La Miséricorde révélée dans l'évangile, amène le croyant à avoir la plus profonde aversion de lui-même. La loi est la « règle » que le chrétien doit suivre, dans l’exercice de son devoir : il prend plaisir à ce respect de la Parole.

      Si un homme, prétendant « suivre » Jésus-Christ, commence à désobéir à la sainte loi de Dieu, ou enseigne aux autres à le faire, quelle que puisse être sa situation ou sa réputation ici-bas, il ne peut pas être en fait Son véritable disciple. La droiture de Christ, ne pouvant nous être octroyée que par la foi, est nécessaire à tous ceux qui entrent dans le Royaume de la Grâce ou de la Gloire divine ; la régénération du cœur, vers le « chemin » de la sainteté, produit un changement total dans le tempérament et la conduite d'un homme.

      21 Les docteurs juifs enseignaient que rien n’était interdit dans le sixième commandement, à l’exception du meurtre. En fait, ils étaient loin de la signification spirituelle de ce commandement. Christ en a montré la pleine signification : le fait de savoir que nous devrons être jugés plus tard, doit influencer notre conduite actuelle.

      Toute colère irréfléchie est en réalité un « meurtre » du cœur. Par le terme « frère », mentionné au verset Matthieu 5:22*, nous devons comprendre toute personne, même si elle n'est pas de notre parenté, car nous sommes tous faits de la même manière.

      « Raca », est une parole pleine de mépris, elle est proférée par l’orgueil ; le mot « insensé », quant à lui, exprime la rancune, la haine en est l’origine. Les calomnies et les accusations malveillantes sont des poisons lents et sournois. Christ dit à ces Juifs, que le peu d’importance qu'ils attachaient à ces péchés, les amènerait certainement en jugement, afin que justice soit faite.

      Nous devons veiller à être en paix avec tous nos frères et leur manifester un amour qui soit digne de Christ ; si parfois il y a querelle, suite à une mauvaise parole ou conduite, nous devons alors confesser rapidement notre manquement, en nous humiliant devant notre frère ; si nous persistons à rester sur nos positions, nous sommes « indignes » d’une sainte communion avec Dieu, conformément à Ses saintes Ordonnances.

      Quand nous nous préparons à rencontrer spirituellement le Seigneur, il est bon de nous examiner nous-mêmes au préalable. Les paroles de ce texte peuvent parfaitement s’appliquer à notre propre existence, en ce qui concerne notre réconciliation avec Dieu, par le biais de Christ !

      Tant que nous sommes en vie, ici-bas, nous sommes sur le « chemin du Trône du Jugement » ; après notre mort tout sera consommé...

      Quand nous considérons toute l'importance de cet enseignement, conjugué à l’incertitude de la vie, nous devons mesurer combien il est nécessaire de rechercher sans tarder, la Paix avec Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      27 Toute victoire sur les désirs du cœur, est souvent synonyme d'efforts douloureux : on doit tendre cependant à « courir vers ce but ».

      Toute directive céleste nous est donnée en vue de nous sauver DE nos péchés, mais pas DANS nos péchés. Tous nos sens et notre énergie doivent être préservés de ce qui conduit à la transgression.

      Ceux qui mènent les autres vers la tentation et le péché, que ce soit par leur conduite ou divers moyens, ou qui les laissent s’exposer à l’iniquité, se rendent eux-mêmes coupables de leur péché, et seront indirectement tenus pour responsables.

      Si nous devons parfois passer par des épreuves douloureuses, dans le but de sauver notre vie, combien notre esprit ne devrait-il pas être attentif au salut de notre âme ? Dans tout plan divin conçu notre égard, l’Esprit, le Consolateur, nous rendra capable de discerner la Miséricorde et la Grâce du Seigneur.

      33 Il n'y a aucune raison de douter de la valeur des serments solennels prononcés dans une cour de justice, ou en d'autres occasions importantes, s'ils sont faits toutefois avec tout le sérieux qui s’impose en de telles circonstances. Mais tous les serments lancés « à la légère », dans une conversation banale, sont des paroles coupables, ainsi que toutes les vaines expressions communes qui en appellent à Dieu ; bien des personnes essayent de ne pas commettre de faute, en cherchant à ne s’engager sous aucun serment.

      Plus les hommes sont assujettis au péché, moins ils respectent leurs engagements ; au contraire, plus ils sont sérieux, moins ils éprouvent le besoin de s’engager. Notre Seigneur n'enjoint pas les termes précis par lesquels nous devons affirmer ou nier ; nous devons par contre « cheminer » constamment dans la vérité, afin de rendre nos éventuels serments inutiles !

      38 L'instruction de ce texte est très claire : souffrir de la blessure qui peut nous être infligée, par égard pour la paix, en remettant nos inquiétudes au Seigneur. En résumé, les chrétiens doivent éviter les querelles et les luttes.

      Si quelqu'un annonce que la chair et le sang ne peuvent pas supporter un affront, qu'il se souvienne que ces derniers n'hériteront pas du royaume de Dieu ; les personnes qui agissent selon les bons principes, enseignés dans la Parole, bénéficieront d’une paix et d’une consolation parfaites !

      43 Les enseignants juifs n’entendaient par « prochain », que ceux qui étaient de leur propre pays, de leur nation, et de leur religion ; ils aimaient les compter parmi leurs amis.

      Le Seigneur Jésus nous enseigne que nous devons manifester une véritable prévenance envers tous ceux qui nous entourent, en particulier pour leur âme : nous devons prier pour eux.

      Alors que beaucoup rendent le bien pour le bien, nous devons aussi rendre le bien pour le mal ; ce principe est bien plus noble que celui par lequel la plupart des hommes agissent.

      D’autres ne saluent que leurs frères, et embrassent ceux qui sont de leur parti, qui suivent leurs voies et leurs opinions ; nous ne devons pas limiter ainsi notre marque d'affection. Il est du devoir des chrétiens de désirer, de viser, et de tendre à la perfection, dans la Grâce et la sainteté. Nous devons en cela, essayer de nous conformer nous-mêmes à l'exemple de notre Père céleste, 1Pierre 1:15,16.

      Il est certainement demandé davantage aux disciples de Christ, qu’aux autres ; mais en finale, ces enfants de Dieu seront comblés !

      Prions Dieu afin qu’Il nous permettre de prouver que nous sommes véritablement Ses enfants !

      Matthieu 6

      1

      Contre l'hypocrisie dans les aumônes. (Matthieu 6:1-4)
      Contre l'hypocrisie dans la prière. (Matthieu 6:5-8)
      Comment prier. (Matthieu 6:9-15)
      En ce qui concerne le jeûne. (Matthieu 6:16-18)
      Le mal qui résulte de l’amour du monde. (Matthieu 6:19-24)
      La confiance en Dieu nous est recommandée. (Matthieu 6:25-34)

      Notre Seigneur nous enseigne à ne pas manifester d’hypocrisie ni aucune prétention, quand nous exerçons nos devoirs religieux. Ce que nous accomplissons, doit être fait à partir d'une conviction intime, afin que cela puisse être agréé par Dieu avant tout, et non par les hommes !

      Dans ce texte, Jésus nous met en garde contre toute hypocrisie, quand nous offrons notre aumône. Soyons vigilants à ce sujet ! C'est un péché « sournois » : une vaine gloire se mêle alors à tous nos actes, bien avant que nous en soyons réellement conscients ! Le simple exercice du devoir est déjà un « terrain » dangereux, où les hypocrites trouvent de quoi satisfaire leur orgueil.

      Les avertissements de Christ, quant à l’aumône, peuvent tout d'abord ressembler à une promesse (verset Matthieu 6:4*), mais ils sont en réalité le « salaire » des hypocrites ; ces paroles ne mentionnent pas la récompense que Dieu promet à ceux qui pratiquent le bien, mais au contraire, la rétribution que les hypocrites sont persuadés d’obtenir : une bien triste satisfaction. Ces derniers pratiquent l’aumône pour être vus de tous : ils sont hélas performants sur ce point...

      Quand nous n'avons pour nous-mêmes et pour nos œuvres, qu'une modeste considération, Dieu tient vraiment compte de notre état d’âme : c’est alors qu’Il nous récompensera, non pas comme un maître donnant à son serviteur son salaire, sans plus, mais comme un Père qui donne abondamment à Son fils, qui Le sert !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      5 Tous ceux qui disent appartenir à Christ, pratiquent la prière. De même qu’il est impossible de trouver un homme vivant dépourvu de respiration, on ne peut rencontrer un chrétien « vivant spirituellement » et ne priant jamais. Si la prière est absente, il en sera de même pour la Grâce.

      Au sujet de la prière, les Scribes et les Pharisiens étaient coupables de deux grandes fautes : ils cherchaient vainement à se faire remarquer et répétaient sans cesse les mêmes textes. Au verset cinq, Jésus annonce : « en vérité, je vous dis : ils reçoivent leur récompense » ; si au cours d’un acte aussi important que la prière, acte qui nous permet de nous adresser directement à Dieu, nous recherchons, par nos paroles, la moindre considération des autres, il est logique que nous recevions en de tels cas, notre récompense immédiate. Il n'y a pas de secret : au cours de nos prières, mêmes les plus brèves, Dieu observe notre attitude !

      Quand Dieu nous récompense, c’est en fait le résultat de la Grâce, et non celui d'une dette ; quel mérite peut-on avoir, en demandant quelque chose au Père ? S'Il ne donne pas à Son peuple ce que ce dernier Lui demande, c'est parce qu'Il sait pertinemment qu'il n'en a aucun besoin, et qu’il n’en tirerait rien.

      Dieu est loin d'être étonné par la longueur ou la quantité de paroles qui peuvent constituer nos prières ; les intercessions les plus pertinentes sont celles qui sont faites avec des « gémissements » qui ne peuvent être exprimés en public.

      Examinons soigneusement la structure réelle des prières que nous devons adresser au ciel, et apprenons chaque jour, de Christ, comment prier !

      9 Christ constatait qu'il était nécessaire d’indiquer à Ses disciples, comment prier et quel devait être communément le contenu de leur prière.

      Bien sûr, nous ne devons pas nous astreindre à utiliser exclusivement la prière mentionnée dans ce texte, mais il n'y a aucun doute qu'elle n’en reste pas moins est un très bon exemple. On y trouve beaucoup de richesse, en peu de mots ; c'est une prière tout à fait acceptable par Dieu, si nous « mesurons » vraiment ces propos et si elle n'est pas inlassablement répétée machinalement.

      Dans cette prière, nous trouvons six requêtes : les trois premières sont expressément relatives à Dieu et à Sa grandeur, alors que les trois dernières concernent nos inquiétudes, qu’elles soient temporelles ou spirituelles. Cette prière nous apprend à chercher d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice, toutes choses nous seront ensuite octroyées. Après avoir abordé les sujets de la Gloire, du Royaume et de la Volonté de Dieu, le contenu de cette prière concerne le nécessaire et le réconfort relatifs à notre vie ici-bas.

      Chaque parole comporte un enseignement spécifique : - Nous demandons du pain : cela nous apprend à exercer la sobriété et la modération ; il nous faut ne demander que le pain qu’il nous faut, pas celui qui pourrait nous être superflu.

      - Cette demande de nourriture nous enseigne à respecter l'honnêteté dans le travail : nous n’avons pas à demander le pain des autres, ni celui du mensonge, Proverbes 20:17, ni celui de la paresse, Proverbes 31:27, mais celui qui est obtenu honnêtement. - Nous demandons notre pain quotidien : ceci nous enseigne à dépendre constamment de la Providence divine. - Nous demandons à Dieu qu’Il nous donne cette nourriture ; pas qu'Il nous la vende, ni qu'Il nous la prête, mais vraiment qu'Il nous la donne. Les plus grands hommes sont redevables de la Miséricorde divine, pour leur pain quotidien ! - Nous prions en ces termes : « donne-nous ». Le « nous » signifie qu’il nous faut avoir compassion pour le pauvre, mais aussi, que nous devons prier en famille. - Nous prions que Dieu nous donne cela « aujourd'hui » ; cette formule nous apprend à renouveler journellement les désirs de notre âme envers Dieu, comme nous satisfaisons les besoins quotidiens de notre corps.

      Tandis que la journée s’écoule, nous devons prier notre Père céleste, en songeant que s’il serait bien difficile d’avoir une journée sans nourriture, il en serait de même sans la prière.

      Ce texte nous enseigne à détester et à fuir le péché ; alors que nous espérons en la Miséricorde divine, « méfions-nous » de nous-mêmes, comptons sur la Providence et la Grâce de Dieu pour nous protéger du péché, pour être prêts à résister au tentateur, et ne pas devenir une occasion de chute pour les autres.

      Ce texte comporte aussi une promesse : « car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi à vous ». Nous devons pardonner, comme nous espérons être pardonnés. Ceux qui désirent bénéficier de la Grâce divine, doivent témoigner de la miséricorde envers leurs frères. Christ est venu dans le monde en tant que grand Pacificateur, pour nous réconcilier, non seulement avec Dieu, mais les uns avec les autres !

      16 Le jeûne religieux est un devoir exigé, des disciples de Christ, mais en tant que tel, c’est aussi un moyen de disposer notre cœur en vue d’accomplir d'autres obligations spirituelles.

      Le jeûne est l'humiliation de l'âme, Psaume 35:13, cette dernière étant l'origine du désir d’accomplir notre devoir ; que cet accomplissement puisse être, en conséquence, notre principal souci ; faisons en sorte que la manifestation extérieure de nos « obligations spirituelles » envers le Seigneur se fassent dans la plus grande discrétion.

      Dieu, Celui qui voit dans le secret, accordera alors pleinement Sa récompense !

      19 L'esprit « du monde » est la manifestation classique, mais hélas fatale, de l'hypocrisie ; par nul autre péché, Satan ne peut avoir un contrôle plus déterminé et plus négatif sur l'âme, sous une apparente piété de cette dernière. Cette âme, quant à elle, considérera que toutes choses vont pour le mieux, éprouvant par ce fait, du plaisir et une certaine paix, surpassant tout.

      Les instructions formulées par Christ sont à l’origine de nombreuses joies, surtout quand il s’agit des perspectives concernant l’au-delà, perspectives aujourd’hui encore invisibles, mais néanmoins éternelles, en lesquelles nous devons placer notre espérance.

      Il y a des trésors dans le ciel. Il n’y a pas de plus grande sagesse que d’accorder toute notre attention à notre assurance pour la vie éternelle, au travers de Jésus-Christ, n’étant que des « spectateurs » en ce qui concerne toutes choses ici-bas, les considérant comme n’étant pas dignes d'être comparées à notre Sauveur, et rejetant tout ce qui nous éloigne de ce Dernier. Malgré les aléas de ce monde, nous avons l’espérance de disposer d'un héritage incorruptible dans les cieux !

      L'homme du monde a des raisonnements basiques qui sont vains ; en conséquence, tout ce qui en découle ne peut être qu’erroné. Ceci s'applique également à la fausse piété : ce qui n'est pas la lumière spirituelle authentique n'est que ténèbres épaisses. C’est un constat terrible, mais néanmoins fréquent ; nous devons donc nous examiner nous-mêmes, selon la Parole de Dieu, en priant avec ferveur qu’Elle nous enseigne, par l’Esprit.

      Un homme peut être d’une certaine utilité envers plusieurs maîtres, mais il ne peut pas se consacrer au service de plus d'un maître à la fois.

      Dieu exige un cœur entier, qui ne doit pas être partagé avec le monde. Quand deux maîtres s'opposent l'un à l'autre, nul homme ne peut servir les deux. Celui qui est au service du monde et qui l'aime, ne peut que mépriser Dieu ; celui qui aime Dieu, doit abandonner l'amitié du monde.

      25 Il n'y a pratiquement aucun autre péché contre lequel notre Seigneur Jésus mette autant en garde Ses disciples : l'inquiétude, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie.

      Ces pensées sont souvent un piège pour le pauvre, comme d’ailleurs l'amour des richesses pour l’homme aisé. Même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyez pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée ; laissez plutôt le soin à Dieu de l'allonger ou de la raccourcir comme Il Le désire ; notre temps est dans Sa main, en une bonne main !

      Ne vous souciez pas non plus de votre devenir ici-bas ; mais permettez à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté. La nourriture et le vêtement : Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne vous souciez pas du lendemain, ni du temps à venir. Ne soyez pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l'an prochain, ou quand vous serez âgé, ce que vous laisserez derrière vous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

      Dieu nous a donné la vie, ainsi qu’un corps : que ne pourrait Il faire encore pour nous, qui Lui soit impossible ? Si nous prenons soin de notre âme et de notre éternité, ce qui représente plus que le corps et la vie, nous pouvons laisser à Dieu le soin de pourvoir à notre nourriture et à notre vêtement, éléments mineurs, en comparaison.

      Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas !

      La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchez premièrement le royaume de Dieu, et faites de la piété votre priorité : ne considérez pas que c'est de la résignation ; cette ligne de conduite vous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

      La conclusion de tout ce texte indique que cet enseignement représente la Volonté et le commandement du Seigneur Jésus ; que par des prières quotidiennes, nous puissions obtenir la force de supporter nos différents problèmes, et être armés contre les tentations qui peuvent en découler, afin qu'aucune de ces épreuves ne nous ébranle spirituellement !

      Heureux sont ceux qui considèrent le Seigneur comme leur Dieu, en manifestant pleinement la confiance qu’ils éprouvent en Ses sages ordonnances !

      Par l'Esprit, soyons convaincu de la présence du péché en nous, si nous n'avons pas cette disposition de cœur, et débarrassons-nous de toute les mauvaises pensées de ce monde !

      Matthieu 7

      1

      Christ blâme le jugement irréfléchi. (Matthieu 7:1-6)
      Encouragements à la prière. (Matthieu 7:7-11)
      Le chemin large et le chemin étroit. (Matthieu 7:12-14)
      Contre les faux prophètes. (Matthieu 7:15-20)
      Mettre la parole en pratique, et ne pas seulement l'écouter. (Matthieu 7:21-29)

      Nous devons nous juger nous-mêmes, et être juges de nos propres actes, par contre, n’appliquons pas nos critères de jugements personnels envers tous ceux qui nous entourent. Nous ne devons pas juger sans réfléchir, ni avoir d’opinion sur notre frère, dénuée de tout fondement. Nous ne devons pas être considérés comme le pire des personnages.

      Nous trouvons dans ce texte un reproche pertinent envers les personnes qui se querellent avec leurs frères, pour des broutilles, alors qu'elles commettent de bien plus grandes fautes. Certains péchés sont de la taille d’une paille, alors que d'autres ont celle d’une poutre ; certaines fautes ne sont qu’un moucheron, d'autres sont du gabarit d’un chameau.

      Ce texte ne dit pas qu'il y ait de petits péchés, même s’ils sont de la taille d’une paille, d’une poussière dans l'œil, ou d’un moucheron « piqué » dans la gorge ; tous sont douloureux et dangereux, et nous ne pouvons pas être à l'aise tant qu'ils ne sont pas chassés.

      Quand l'amour nous apprend à distinguer une paille ou une poussière dans l'œil de notre frère, la vraie repentance et le chagrin, inhérents à la piété, doivent nous montrer que nous avons une véritable poutre dans notre œil. Il est aussi étrange qu'un homme puisse se trouver dans une condition coupable et misérable, sans toutefois s’en rendre compte, que le fait qu'un autre puisse avoir une poutre dans son œil, sans s'en apercevoir : en fait, le dieu de ce monde aveugle les esprits.

      Ce texte donne une bonne règle pour les réprobateurs : « purifies-toi d'abord toi-même » !

      7 La prière est le moyen approprié pour obtenir ce don nous avons besoin. Priez ; priez souvent ; que cela puisse être une véritable « vocation », faites-le avec sérieux, avec ferveur. Demandez, comme le ferait un mendiant, faisant l’aumône, ou un voyageur, demandant son chemin. Cherchez, comme si vous aviez perdu quelque chose de valeur, comme un marchand cherchant des perles précieuses.

      Frappez, comme le fait à la porte, celui qui désire entrer dans la maison. Le péché a fermé et verrouillé la « porte » spirituelle, devant nous ; par la prière nous frappons à cette porte pour demander d’entrer !

      Quel que soit le sujet que vous abordiez par la prière, selon la promesse divine, il vous sera répondu favorablement, si Dieu constate que cela vous convient parfaitement ; que voulez-vous avoir de plus ?

      Ces recommandations s'appliquent à tous ceux qui prient de tout cœur ; celui qui « demande », reçoit, qu'il soit Juif ou Gentil, jeune ou âgé, riche ou pauvre, haut placé ou de condition humble, maître ou serviteur, savant ou illettré, tous sont de la même façon, les bienvenus devant le trône de la Grâce, s'ils s’en approchent avec foi.

      Ces vérités sont imagées par une comparaison avec des parents, montrant leur empressement à donner à leurs enfants ce qu'ils demandent. Certains parents, par sottise, sont souvent trop indulgents, mais Dieu, quant à Lui, est parfaitement sage ! Il sait ce dont nous avons besoin, ce que nous désirons, et ce qui nous convient parfaitement.

      Puissions-nous ne jamais supposer que notre Père céleste nous propose de prier, en refusant de nous entendre, ou qu'Il puisse nous octroyer, ce qui pourrait nous être nuisible.

      12 Christ est venu pour nous enseigner, d’abord ce que nous devons savoir et croire, mais aussi ce que nous devons faire : non seulement pour Dieu, mais également envers les hommes ; nous ne devons pas nous manifester qu’envers ceux avec qui nous communiquons facilement, mais envers toutes les personnes en général, toutes celles avec qui nous avons à traiter.

      Nous devons accomplir pour notre prochain ce que nous-mêmes reconnaissons être parfait et raisonnable. Nous devons, dans nos relations avec les hommes, nous placer au même niveau et dans les mêmes circonstances qu’eux, là où ils se trouvent, et agir en conséquence.

      Il n'y a que deux chemins possibles : le juste et le faux, le bon et le mauvais ; le chemin du ciel et le chemin de l'enfer. Tout le monde emprunte l'une de ces voies, et il n'y a pas de choix intermédiaire, pas de piste médiane. Tous les hommes sont saints ou pécheurs, dévots ou impies. Remarquez, en ce qui concerne la voie de ceux qui commettent l’iniquité, combien la « porte » est large, toujours grande ouverte. Vous pouvez entrer par cette porte avec toutes vos convoitises ; il n'y a aucun contrôle de ces dernières, ni des passions. C'est une grande route, ayant de nombreux itinéraires possibles ; on y trouve plusieurs choix de chemins coupables. Beaucoup de monde emprunte cette route. Mais quel profit y a-t-il à emprunter cette large route qui ne mène qu’en enfer ?

      Le chemin de la vie éternelle est étroit. Nous ne pouvons pas parvenir aux cieux tant que nous ne passons pas par la porte étroite. Notre « moi » doit être abandonné, notre corps doit être contrôlé, et nos diverses corruptions doivent être mortifiées. Nous devons résister aux diverses tentations journalières, chercher à accomplir notre devoir. Nous devons veiller en toutes circonstances, marcher avec précaution ; en fait, nous devrons traverser bon nombre d’épreuves.

      C'est cependant ce chemin difficile que nous devons tous emprunter : il mène à la vie ! Il nous permet d’accéder à la consolation spirituelle, à la faveur divine, qui est la source de la vie de l'âme ; cette voie mène à la béatitude éternelle, à l'espérance de voir s’estomper les différentes difficultés de la « route ».

      Cette déclaration claire et précise de Christ, a été négligée par de nombreuses personnes, qui ont fait beaucoup d’efforts pour la corrompre ; de tous temps, le véritable disciple de Christ a été considéré comme un « cas » particulier, démodé ; tous ceux qui ont suivi ce plus grand nombre, ont emprunté le chemin large, celui qui mène vers la destruction.

      Si nous désirons servir Dieu, nous devons rester fermes quant à l’exercice de notre piété. Pouvons-nous entendre parler de la porte étroite et du chemin resserré, empruntés par un petit nombre de personnes, sans être en peine pour nous-mêmes ? Est-ce nous nous sommes déjà posé la question de savoir si nous avons déjà parcouru ce chemin étroit, et quel progrès nous y faisons ?

      15 Rien n'empêche davantage les hommes d'entrer par la porte étroite, et de devenir ainsi, de vrais disciples de Christ, que les doctrines charnelles, flatteuses, d’où émane une certaine paix, doctrines enseignées par ceux qui s'opposent à la vérité.

      Ces faux enseignements se décèlent par leurs dérives et leurs mauvaises conséquences. Une bonne partie de leur contenu et de la conduite qu’ils divulguent est contraire à ce qu’enseigne l'Esprit de Christ. Si ces « dérives » conduisent au péché, elles ne viennent pas de Dieu !

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