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CORINTHIENS (2 e épître aux)

Cette lettre, au moins la quatrième aux Corinthiens, est la seconde des deux qui nous ont été conservées (cf. art. précéd., Introd.).

I Le contenu.

1. PLAN ET ANALYSE. PREAMBULE, 2Co 1:1,11.

(a) L'adresse (2Co 1:1,2) mentionne non seulement l'Église qui est à Corinthe, mais aussi tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe. L'Évangile a donc rayonné dans toute la Grèce méridionale, depuis la fondation de l'Église.

(b) L'action de grâces (2Co 1:3-4) ne mentionne pas l'état de la communauté, ce qui est significatif (cf. art. précéd., I, préamb.) ; elle est toute personnelle, ce qui l'est également.

(c) L'argument (2Co 1:5-11) expose les raisons pour lesquelles Paul rend grâces, et prépare son apologie devant une Église où son prestige et son autorité sont gravement compromis. L'apôtre fait appel, en même temps, aux meilleurs sentiments de ses lecteurs, en faisant allusion à une épreuve où sa vie fut en jeu (2Co 1:8 s). On songe habituellement à un risque extérieur : emprisonnement et menace d'une condamnation ad bestias, (cf. 1Co 15:32, pris au sens figuré par la majorité des interprètes ; au sens propre par Holsten, Godet, Weizsoecker, J. Weiss, Goguel) émeute de Démétrius, etc. ; mais on peut songer aussi bien, peut-être mieux, D'après les termes du passage, à une maladie grave. Quel qu'il fût, cet événement était bien digne de réveiller, chez les Corinthiens, une sympathie et une affection endormies.

I° PARTIE : LE PASSÉ, 2Co 1:12-7:16.

(a) Apologie personnelle (2Co 1:12-2:17). Paul proteste de sa sincérité, de sa fermeté et de son affection, répondant indirectement aux attaques de ses adversaires. Dans sa correspondance avec les Corinthiens, il a toujours écrit ce qu'il pensait (2Co 1:13). Ses changements de projets ne sont nullement l'indice d'un manque de loyauté ou de décision (2Co 1:15-24). Il fait preuve d'indulgence et de modération, en demandant, pour celui qui l'a offensé, des ménagements et le pardon (2Co 2:6,11). [Il ne peut s'agir ici de l'incestueux de 1Co 5:1,5].

(b) La gloire du ministère (2Co 3:1-6:10). Suivant le tour dialectique de sa pensée, l'apôtre s'élève de faits particuliers à des principes généraux, d'où son raisonnement descend ensuite vers le concret avec une célérité et une puissance accrues. De sa vocation personnelle, il s'élance à la contemplation du ministère chrétien. Il en découvre la liberté, la spiritualité et la gloire immortelle. Il revient alors à son apostolat, et constate qu'il rend fidèlement l'image de ce glorieux idéal : Paul est parfaitement libre, il fait tout au grand jour, et ne craint le jugement de personne (2Co 3:12-4:2) ; en lui se manifeste la puissance de vie et de résurrection du Christ, avec tous les espoirs de cette expérience (2Co 4:7-5:8) ; c'est d'une manière spirituelle qu'il connaît toutes choses et le Christ lui-même (2Co 5:16). Il a répudié, non pas une connaissance du Christ en chair, qu'il aurait autrefois rencontré pendant sa vie terrestre, mais une connaissance charnelle, c-à-d. 1mparfaite et grossière, du Seigneur qui est l'Esprit.

(c) (2Co 3:17) Union de Paul et de la communauté (2Co 6:11-7:16). En termes émouvants, Paul supplie les Corinthiens de lui faire place dans leurs coeurs, comme il leur a fait place dans le sien (2Co 6:11,13 7:2,1). Ce passage est coupé en deux tronçons par des exhortations sur d'autres thèmes (2Co 6:14-7:1).

2 e PARTIE : LE PRÉSENT, 2Co 8:1-9:15.

Puisque l'apôtre a en eux une telle confiance, que ses lecteurs la justifient en achevant chez eux la collecte en cours. La Macédoine leur a donné l'exemple ; qu'ils le suivent promptement et généreusement. La distribution de ces offrandes aux chrétiens pauvres de Jérusalem sera une source abondante d'actions de grâces qui uniront tous les fidèles.

3 e PARTIE : L'AVENIR, 2Co 10:1-13:10.

Ici l'épître change brusquement de ton. L'apologie reprend avec une vigueur accrue. Paul se défend en attaquant. Ce qu'il est en paroles, il le sera en actes. Ceux qui le taxent de forfanterie, ces faux dévots qui se prétendent chrétiens par excellence, le constateront bientôt à leurs dépens (2Co 10). Paul se vantera aussi, mais sans orgueil. Il sait le peu que valent tous les mérites et tous les avantages ; il les méprise tous, en les possédant tous ; il n'est pas de ceux auxquels on peut lancer ironiquement : ils sont trop verts. D'ailleurs, serait-il oublieux de sa misère que Dieu la lui rappellerait par une infirmité mystérieuse : l'écharde dans la chair (2Co 12:7 s). Ses travaux l'ont accrue, peut-être provoquée, s'il est vrai que vers 45 ans, au début de ses voyages missionnaires, il frappait les regards par son aspect robuste (Acta Pauli et Tkecloe). Cette faiblesse, non point constitutive, mais acquise au service du Christ, est devenue, pour le Seigneur, l'occasion de tels miracles spirituels que Paul y trouvera sa gloire (2Co 12:9 s). L'apôtre va venir à Corinthe ; il agira énergiquement. Ceux qui sont dans la vérité n'ont rien à redouter : il ne peut rien contre la vérité (2Co 12:19-13:10).

CONCLUSION, 2Co 13:11,13.

Paul conclut brièvement par des exhortations, des salutations et une bénédiction.

2. LA LANGUE, LE STYLE ET LES IDÉES. (a) La langue n'a rien de particulier, sinon un nombre relativement élevé d' « hapax » (92). Dans les passages polémiques, le style est plus vif, heurté et saccadé qu'en aucune autre épître, y compris Galates ; par ses effusions, ses éloges, ses brusques variations, ses éclairs de fureur et d'ironie cinglante, il contraste avec le ton de 1 Cor., mesuré jusque dans l'angoisse et l'indignation.

(b) Les idées abstraites sont encore plus rares qu'en 1Co ; les notions pratiques, moins nombreuses et moins variées, apportent cependant des renseignements utiles pour la compréhension de l'ecclésiologie paulinienne (cf. art. précéd., I 2 ° b). La dialectique paulinienne, telle qu'elle se présente surtout en Rom., offre, ainsi qu'on l'a noté, un exemple typique dans la première partie. La pensée de Paul paraît enfin avoir subi une évolution importante de 1 à 2Co (cf. art. précéd., I 2° 6).

2Co 4:7-5:6 exprime une expérience quasi johannique de résurrection intérieure et de vie éternelle en Christ.

II L'authenticité et l'intégrité. (cf. art. précéd., II).

1. Les témoignages sont moins nombreux et moins anciens que pour 1 Cor., sans doute en raison du caractère très personnel de l'épître ; mais ils sont pourtant fréquents et sûrs, à partir de la lettre à Diognète et du Canon de Marcion.

2. L'authenticité est aussi peu discutée que celle de 1 Cor. ; les deux épîtres ont eu le même sort dans l'histoire de la critique : elles ont été attaquées par les mêmes rares extrémistes, avec des arguments semblables ; elles se défendent semblablement. Avec ses multiples traits personnels et sa puissante originalité, 2Co paraît l'élément le plus ferme dans cette indissoluble association.

3. L'intégrité a été contestée de deux manières, comme celle de 1 Cor., et généralement par les mêmes critiques. Les deux lettres sont ici tellement liées qu'il a fallu déjà les étudier ensemble (cf. art. précéd., II 2°). On peut ajouter simplement que l'intégrité de 2Co a été contestée avant celle de 1Co : Semler découvrait en 2Co deux lettres (2Co 1-8, 10-13), séparées par un billet aux Églises d'Achaïe (9). Hausrat, reprenant ce point de vue, s'attacha particulièrement à soutenir l'hypothèse fameuse de la lettre en quatre chapitres (Vierkapitelbrief : 10-13). Il a été suivi, notamment, par Pfleiderer, Schmiedel, J. Weiss, E. de Faye, von Soden, Lake, Moffatt, Loisy. La thèse de Hausrat repose sur de prétendues contradictions, que l'on peut contester. 2Co 13:1 ne se rapporte pas au cas visé en 2Co 2:5 7:11, non plus qu'à celui mentionné en 1Co 5:1-5 ; il n'y a donc aucune opposition. On ne voit pas non plus que 2Co 11:7-12,16-18 contredise 8-9. Quant au changement indéniable de ton, de 1-8 à 10-13, il peut s'interpréter de diverses manières sans recourir à l'hypothèse de Hausrat. D'ailleurs, ni 1-8, ni 9, ni 10-13 ne constituent un tout ; on ne pourrait y voir que des fragments, et pourquoi leur association ? 10-13 serait la lettre intermédiaire entre 1 et 2 Cor., dit Hausrat. Mais cette lettre est décrite, en 2Co 2:3-4, de telle manière qu'on ne saurait admettre cette conjecture. 10-13 ne renferme aucune demande précise de réparation pour une insulte personnelle. 10-13 est une explosion de colère indignée qui ne donne aucunement l'impression d'avoir été accompagnée de « beaucoup de larmes » (2Co 2:4). Enfin, le changement de ton à partir de 10 ne doit pas être exagéré. Paul a commencé son apologie au ch. 1 ; il l'a menée parfois d'une allure assez vive jusqu'à 8 ; il la reprend avec une violence accrue, pour des motifs que l'on ignore, après l'interruption du long passage essentiellement pratique : 8-9. L'hypothèse de Hausrat a été repoussée par des critiques de toutes nuances : Weizsaecker, Reuss, Godet, Heinrici, Holtzmann, Jülicher, Zahn, Bousset, etc.

III La composition. (cf. art. précéd., III).

Paul est en Macédoine, en l'été 57. Il a reçu, par Tite, des nouvelles de Corinthe. La situation est meilleure ; mais elle n'est point encore entièrement rétablie. Exaspéré par la fermeté de l'apôtre, le parti soi-disant de Christ, qui a survécu aux trois autres, a tenté un nouvel effort pour soulever l'Église ; il n'a pas réussi. Paul écrit avec un double but : affermir les fidèles et réduire à néant, par un assaut violent et décisif, la volonté d'attaque de ses adversaires. Par cette complexité et son extraordinaire vivacité, 2Co fait connaître Paul mieux qu'aucune autre épître. En terrain aussi tourmenté, le psychologue peut descendre jusqu'aux assises de la personnalité paulinienne, afin d'en observer la structure, la direction et jusqu'au mouvement.

L'apôtre eut un succès complet. Il passa l'hiver à Corinthe, et dans la paix durement conquise, il écrivit sereinement Romains qui, après les épîtres de combat Galates 1 et 2 Cor.), est l'épître de la victoire. H. Cl.

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      1 Corinthiens 5

      1 On entend dire de toutes parts qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une telle impudicité que, même parmi les Gentils, elle est inouïe ; c'est que quelqu'un d'entre vous a la femme de son père.
      2 Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'avez pas, au contraire, été dans l'affliction, afin que celui qui a commis cette action fût retranché du milieu de vous ?
      3 Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, celui qui a commis une telle action :
      4 (Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous et mon esprit étant assemblés, avec la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ,)
      5 Qu'un tel homme soit livré à Satan, pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.

      1 Corinthiens 15

      32 Si j'ai combattu contre les bêtes à Éphèse dans des vues humaines, quel avantage en ai-je ? Si les morts ne ressuscitent point, mangeons et buvons, car demain nous mourrons.

      2 Corinthiens 1

      1 Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, et Timothée, notre frère, à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les Saints qui sont dans toute l'Achaïe.
      2 La grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ !
      3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation,
      4 Qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu, nous puissions consoler tous ceux qui sont dans quelque affliction.
      5 Car, comme les souffrances de Christ abondent en nous, ainsi notre consolation abonde par Christ.
      6 Et, soit que nous soyons affligés, c'est pour votre consolation et votre salut, qui s'opère dans la patience avec laquelle vous endurez les mêmes maux que nous souffrons aussi ; soit que nous soyons consolés, c'est pour votre consolation et votre salut ;
      7 (Et l'espérance que nous avons de vous est ferme) sachant que comme vous avez part aux souffrances, vous aurez aussi part à la consolation.
      8 Car, mes frères, nous ne voulons pas que vous ignoriez l'affliction qui nous est survenue en Asie, c'est que nous avons été accablés excessivement, au-dessus de nos forces, en sorte que nous désespérions même pour notre vie.
      9 Et nous nous regardions nous-mêmes comme condamnés à mort, afin que nous n'eussions point de confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts ;
      10 Qui nous a délivrés et nous délivre d'une telle mort ; et nous avons cette espérance qu'il nous en délivrera encore ;
      11 Étant aussi aidés par vous et par vos prières pour nous, afin que, plusieurs personnes nous ayant fait obtenir cette faveur, plusieurs aussi en rendent grâces pour nous.
      12 Car ce qui fait notre gloire, c'est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec simplicité et sincérité devant Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu.
      13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez, et que vous reconnaissez, et j'espère que vous le reconnaîtrez jusqu'à la fin.
      14 Selon que vous avez aussi reconnu en partie que nous sommes votre gloire, comme vous serez aussi la nôtre au jour du Seigneur Jésus.
      15 Et dans cette confiance, je voulais premièrement aller vers vous, afin que vous eussiez une seconde grâce ;
      16 Et passer de chez vous en Macédoine ; puis, de Macédoine revenir vers vous, et être reconduit par vous en Judée.
      17 Or, projetant cela, ai-je usé de légèreté, ou ce que je projette, est-ce selon la chair que je le projette, de sorte qu'il y ait eu en moi le oui, oui, et le non, non ?
      18 Dieu, qui est fidèle, m'est témoin que la parole que vous avez reçue de nous, n'a point été oui et non.
      19 Car Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui vous a été prêché par nous, par moi, et Silvain, et Timothée, n'a point été oui et non ; mais il a été oui en lui.
      20 Car autant il y a de promesses en Dieu, toutes sont oui en lui, et Amen en lui, à la gloire de Dieu par nous.
      21 Or, celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c'est Dieu,
      22 Qui nous a aussi marqués de son sceau, et nous a donné dans nos coeurs les arrhes de son Esprit.
      23 Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c'est pour vous épargner, que je ne suis pas encore allé à Corinthe.
      24 Non que nous dominions sur votre foi, mais nous contribuons à votre joie, puisque c'est par la foi que vous demeurez fermes.

      2 Corinthiens 2

      1 J'avais donc résolu en moi-même de ne point retourner chez vous, dans la tristesse.
      2 Car si je vous attriste, qui est-ce qui me réjouira, sinon celui que j'aurais moi-même attristé ?
      3 Et je vous ai écrit cela même, afin que quand je serai arrivé, je ne reçoive pas de la tristesse de ceux qui devraient me donner de la joie ; car j'ai cette confiance en vous tous, que vous faites tous votre joie de la mienne.
      4 Car je vous écrivis, dans une grande affliction et le coeur serré de douleur, avec beaucoup de larmes ; non pour vous attrister, mais pour vous faire connaître l'affection excessive que j'ai pour vous.
      5 Que si quelqu'un a causé de la tristesse, ce n'est pas moi seul qu'il a attristé, mais c'est vous tous en quelque mesure, pour ne pas exagérer.
      6 Il suffit pour un tel homme, d'avoir été châtié par le plus grand nombre,
      7 De sorte que vous devez plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu'il ne soit accablé par une trop grande tristesse.
      8 C'est pourquoi je vous prie de manifester envers lui votre charité.
      9 Car c'est aussi pour cela que je vous ai écrit, afin de connaître, en vous mettant à l'épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses.
      10 Celui donc à qui vous pardonnez, je lui pardonne aussi ; (car pour moi ce que j'ai pardonné, si j'ai pardonné, c'est à cause de vous,) en la présence de Christ,
      11 Afin que Satan n'ait pas le dessus sur nous ; car nous n'ignorons pas ses desseins.
      12 Or, quand je vins à Troas pour l'Évangile de Christ, quoique le Seigneur m'y eût ouvert une porte,
      13 Je n'eus point l'esprit en repos, parce que je n'y trouvai pas Tite, mon frère ; c'est pourquoi, ayant pris congé des frères, je vins en Macédoine.
      14 Or, grâces soient rendues à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous l'odeur de sa connaissance en tous lieux.
      15 Car nous sommes la bonne odeur de Christ devant Dieu, pour ceux qui sont sauvés et pour ceux qui périssent ;
      16 A ceux-ci, une odeur mortelle, donnant la mort ; et à ceux-là, une odeur vivifiante, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ?
      17 Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme beaucoup le font ; mais nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en Christ.

      2 Corinthiens 3

      1 Commencerons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes, ou avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation auprès de vous, ou de recommandations de votre part auprès des autres ?
      2 Vous êtes vous-mêmes notre lettre, écrite dans nos coeurs, connue et lue par tous les hommes ;
      3 Car il est évident que vous êtes une lettre de Christ, due à notre ministère, écrite non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant ; non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair, celles du coeur.
      4 Or, c'est par Christ que nous avons une telle confiance devant Dieu.
      5 Non que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose, comme de nous-mêmes ; mais notre capacité vient de Dieu,
      6 Qui lui aussi nous a rendus capables d'être ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie.
      7 Or, si le ministère de mort, celui de la lettre, gravée sur des pierres, a été si glorieux que les enfants d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur le visage de Moïse, à cause de l'éclat de son visage, bien que cet éclat dût s'évanouir ;
      8 Combien le ministère de l'Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ?
      9 Car, si le ministère de condamnation a été glorieux, le ministère de la justice abonde bien plus en gloire.
      10 Et, en effet, ce premier ministère, qui a été glorieux, ne l'a point été, à cause de la gloire surabondante du second.
      11 Car, si ce qui devait prendre fin a été glorieux, ce qui est permanent est beaucoup plus glorieux.
      12 Ayant donc une telle espérance, nous usons d'une grande liberté,
      13 Et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, afin que les enfants d'Israël ne vissent pas la fin de ce qui devait disparaître.
      14 Mais leurs esprits ont été endurcis jusqu'à présent. Car encore aujourd'hui ce même voile demeure sur la lecture de l'Ancien Testament, sans être levé, parce qu'il n'est ôté que par Christ.
      15 Encore aujourd'hui, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leur coeur.
      16 Mais quand ils se convertiront au Seigneur, le voile sera ôté.
      17 Or, le Seigneur est l'Esprit ; et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
      18 Ainsi nous tous qui, le visage découvert, contemplons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire, comme par l'Esprit du Seigneur.

      2 Corinthiens 4

      1 C'est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage ;
      2 Mais nous avons rejeté les choses honteuses qu'on cache, ne nous conduisant point avec artifice, et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais nous recommandant nous-mêmes auprès de toute conscience d'homme devant Dieu, par la manifestation de la vérité.
      3 Que si notre Évangile est voilé, il est voilé pour ceux qui périssent,
      4 Pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'esprit, afin qu'ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l'image de Dieu.
      5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais nous prêchons Jésus-Christ le Seigneur ; et pour nous, nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus.
      6 Car le Dieu qui a dit que la lumière resplendisse au milieu des ténèbres, est celui qui a resplendi dans nos coeurs, pour faire briller la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ.
      7 Or, nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l'excellence de la puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.
      8 Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; en perplexité, mais non sans espérance ;
      9 Persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non entièrement perdus ;
      10 Nous portons toujours, en notre corps, la mort du Seigneur Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps.
      11 Car, nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle,
      12 De sorte que la mort agit en nous, et la vie en vous.
      13 Mais ayant le même esprit de foi, selon qu'il est écrit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé ; nous aussi nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons,
      14 Sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi par Jésus, et nous fera comparaître avec vous.
      15 Car toutes ces choses sont pour vous, afin que cette grâce se multipliant, abonde en actions de grâces d'un grand nombre pour la gloire de Dieu.
      16 C'est pourquoi nous ne perdons point courage, et si notre homme extérieur se détruit, l'intérieur se renouvelle de jour en jour ;
      17 Car notre légère affliction du temps présent produit en nous le poids éternel d'une gloire souverainement excellente ;
      18 Puisque nous ne regardons point aux choses visibles, mais aux invisibles ; car les choses visibles sont pour un temps, mais les invisibles sont éternelles.

      2 Corinthiens 5

      1 Nous savons, en effet, que si cette tente, notre demeure terrestre, est détruite, nous avons dans les cieux un édifice qui est de Dieu, une maison éternelle, qui n'est point faite de main d'homme.
      2 Car nous gémissons dans cette tente, désirant avec ardeur d'être revêtus de notre domicile du ciel ;
      3 Si toutefois nous sommes trouvés vêtus, et non pas nus.
      4 Car nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons sous le poids, parce que nous souhaitons, non d'être dépouillés, mais d'être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie.
      5 Et celui qui nous a formés pour cela, c'est Dieu qui nous a aussi donné les arrhes de son Esprit.
      6 Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons que pendant que nous habitons dans ce corps, nous sommes éloignés du Seigneur.
      7 (Car nous marchons par la foi, et non par la vue).
      8 Mais nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps, et demeurer auprès du Seigneur.
      9 C'est pourquoi, nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous délogions.
      10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant en son corps.
      11 Sachant donc la crainte qu'on doit au Seigneur, nous persuadons les hommes ; et Dieu nous connaît, et j'espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi,
      12 Car nous ne nous recommandons pas de nouveau auprès de vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui se glorifient du dehors, et non du coeur.
      13 Car, soit que nous soyons hors de nous-mêmes, c'est pour Dieu, soit que nous soyons de sens rassis, c'est pour vous.
      14 Car la charité de Christ nous presse, étant persuadés que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ;
      15 Et il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent, ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
      16 C'est pourquoi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; si même nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
      17 Si donc quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
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