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COSMOGONIE

La première page de la Bible attribue à Dieu la création de l'univers, de tout ce qui existe. En général, dans les mythologies, la lumière préexiste aux dieux, à moins que le dieu ne soit lui-même en quelque sorte la personnification de la lumière. Dans le récit biblique, c'est Dieu qui crée la lumière, et pour cela une parole lui suffit. La majesté, unique dans la littérature des hommes, de notre récit de la création, a incité les traducteurs à rendre la première ligne de la Bible par la formule imposante : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Les philosophes, spéculant sur cette formule, ont décrété que le récit biblique de la création enseigne la création ex nihilo. Pourtant, le mot hébreu employé ici : bârâ et sa traduction dans les LXX : époïêsen, ne signifient point créer de rien, mais simplement : faire, fabriquer, confectionner. L'expression tirer du néant est étrangère à la lettre comme à l'esprit de la théologie hébraïque (1re allusion : 2Ma 7:28).

Examinons de près les textes eux-mêmes. L'ouvrage d'où a été tiré notre récit de la création sous sa forme actuelle, P, s'ouvre par dix tableaux généalogiques, débutant tous par ces mots : « Voici la génération » ou « le commencement de ». Le premier tableau est celui de la création du cadre où les générations humaines vont se succéder : ciel et terre indiquent en effet, selon les conceptions du temps, le monde visible dans sa totalité, lequel monde a le ciel pour voûte, la terre pour sol et l'homme pour raison d'être. Le récit P de la création va de Ge 1:1 à Ge 2:4. Ces derniers mots sont en effet reconnus comme appartenant incontestablement à P et devaient, dans son texte primitif, se trouver en tète de la première généalogie. Le début du récit peut donc être reconstitué comme suit : « Voici la génération du ciel et de la terre : lorsque, au commencement, Dieu créa le ciel et la terre (c-à-d. organisa le monde où l'homme devait vivre), la terre (c-à-d. la matière d'où l'habitat humain allait sortir) était informe et chaotique (hébreu tôhou vâbôhou, d'où l'expression française « tohu-bohu ») ; les ténèbres couvraient la face de l'abîme et l'Esprit de Dieu planait (proprement reposait comme l'oiseau qui couve pour échauffer ses oeufs) sur les eaux. » On peut traduire aussi : « Au commencement de la création par Dieu des cieux et de la terre, lorsque la terre était informe et vide et que les ténèbres étaient sur la face de l'abîme, alors Dieu dit... » (SBD, art. Cosmogonie). La Bible du Rabbinat français traduit : « Au commencement, Dieu avait créé les cieux et la terre. Or, la terre n'était que solitude et chaos. » Il résulte du préambule Ge 1:1 et suivant que, lorsque Dieu résolut de créer le monde dans son ordonnance actuelle, notre univers existait à l'état de masse informe, ténébreuse, plongée dans la Tehôm, l'Abîme aquatique.

La question de savoir si Dieu était l'auteur premier du matériel chaotique qu'il avait devant lui et qu'il allait transformer en création ordonnée et féconde, n'est pas posée ici ; mais elle est résolue par l'affirmative dans tout l'enseignement biblique ; Dieu, le premier et le dernier parmi tous les êtres, y est donné comme l'auteur de tout ce qui existe. Qu'est-ce donc que ce monde mystérieux et désolé sur lequel plane l'Esprit divin ?

Notons d'abord que, pour les anciens Hébreux comme pour leurs frères d'Assyrie ou de Babylone, les ténèbres n'étaient pas une simple notion négative : l'absence de lumière, mais un lieu redoutable, hostile, ayant une existence propre, un séjour distinct (cf. Ge 1:4, Job 22:11 26:10 38:19, comp. Jn 1:5, Lu 22:53, Eph 5:11 6:12, Col 1:13) ; de même la Tehôm évoquait dans leur esprit l'abîme redoutable des temps primitifs : la grande Tehôm était à la fois la demeure et l'entraîneuse des monstres, ennemis : de la création et des hommes, dragons ou serpents marins appelés Rahab, Léviathan, Tannîn, etc. La grande Tehôni et ses suppôts, les faiseurs de chaos, étaient censés avoir mené les terribles batailles auxquelles mit fin la création de notre monde. Pour pouvoir faire jaillir les sources, créer la lumière, suspendre le soleil au firmament, fixer les limites de la terre, il a fallu d'abord que Dieu, « aux temps antiques », brisât les têtes des monstres sur les eaux, qu'il écrasât la tête du Léviathan, fendît en deux la mer primitive, la grande Tehôm (Ps 74:12-17) quil fît de Rahab un cadavre (Ps 89:10-12), qu'il courbât sous lui les auxiliaires de Rahab (Job 9:13, défiguré par nos traductions), que sa main transperçât le serpent fuyard (Job 26:13) et mît à sec la grande Tehôm « dès les anciens âges » (Esa 51:9 et suivant), se constituant ainsi par ses victoires gigantesques « l'Éternel des armées » (Esa 51:15, Ps 89:9). Si les rabbins qui mirent ensemble les sources du Pentateuque n'avaient pas révisé les textes dans le sens du monothéisme le plus jaloux, peut-être le récit de Ge 1, le récit primitif en huit paroles (voir Création), porterait-il des traces du grand combat cosmique qui inaugura la création. Et nous nous expliquerions mieux comment, au lendemain d'une création qui, toute, était « très bonne », un ennemi de Dieu a pu se glisser dans le paradis sous la forme du serpent. Nous comprendrions mieux aussi le sens de textes tels que Lu 8:31, Eph 2:2 6:12, Ap 9:1,12 17:8 20:1.

Quand et comment s'est produite cette catastrophe cosmique dont les livres de Job, des Psaumes et d'Ésaïe ont fixé le lointain souvenir dans des images poétiques ? Nous ne le comprenons pas et nous ne pouvons pas le comprendre, puisque l'événement s'est accompli en dehors de nos conditions d'existence. « Des choses qu'on ne peut savoir, a dit Calvin, l'ignorance est docte. » Mais c'est déjà beaucoup que de savoir qu'il y a un mystère et de le respecter, plutôt que de vouloir expliquer toutes choses comme si ce mystère n'existait point.

Si maintenant nous nous tournons vers le milieu où la Bible naquit, les fouilles les plus récentes nous apprennent qu'entre le quatrième et le deuxième millénaires vécut dans la basse Mésopotamie, au bord du golfe Persique, un peuple qui n'était pas d'origine sémitique, les Sumériens, venu par mer et devenu par sa culture avancée l'animateur des civilisations égyptienne, babylonienne, assyrienne, hittite. Son centre le plus connu était Ur, la ville d'Abraham, père des Hébreux. Le génie sumérien, qui s'éteignit deux mille ans av. J. -C, laissa sur les siècles suivants une telle empreinte que Bérose, trois ou quatre cents ans av. J. -C, rapporte le mythe d'après lequel, dans l'antiquité la plus reculée, des êtres étranges, moitié hommes, moitié poissons, conduits par Oannès, auraient atterri sur le bord du golfe Persique, se seraient installés en Sumer et auraient enseigné à l'humanité tout ce qu'elle a besoin de savoir pour se connaître, s'enrichir, organiser sa puissance. « Tout ce qui rend la vie meilleure, dit Bérose, fut transmis aux hommes par Oannès, et depuis lors, aucune invention ne fut plus faite. »

Ce mythe qui, jusqu'en ces dernières années, faisait figure de fantaisie, a pris un sens depuis les fouilles sud-mésopotamiennes. On n'en est plus aujourd'hui à chercher l'origine de la pensée et des arts en Grèce, en terre égéenne ou phénicienne, en Caldée, en Egypte : « Les sources remontent plus haut encore, à l'origine se trouve Sumer » (cf. Les Sumériens, par C. Léonard Woolley, 1930). Il n'est donc plus nécessaire, dans ce que nous allons voir, de prétendre que la Bible a emprunté à Babylone la légende des origines : création ou déluge ; la vérité, que l'avenir dégagera peut-être, pourrait bien être qu'Hébreux et Caldéens ont puisé à une source commune et ceux-là plus directement que ceux-ci. Quoi qu'il en soit, la contrée euphratique où la Genèse place le paradis demeure celle des intuitions et des révélations originelles. La civilisation des Sumériens « illuminant un monde encore plongé dans la barbarie primitive, eut le caractère d'une création... Nous leur devons une part de nous-mêmes ; ils sont nos ancêtres spirituels... » (Woolley.)

Cela dit, revenons aux Scribes de Babylone et de Ninive. Longtemps avant Abraham, vers 2500 av. J. -C, un poème sumérien qui nous a été conservé, traduit et adapté pour les bibliothèques de Babylone et de Ninive, nous rapporte sur l'origine de l'univers des croyances qui, sous des formes variées et grossièrement mythologiques, confirment les grands traits de ce que la Bible nous enseigne. Ce poème de 994 lignes, divisées en sept sections égales consignées chacune sur une tablette, raconte comment le dieu Mardouk, dieu solaire, divinité suprême de Babylone, procéda à la création du monde après avoir triomphé des forces anarchiques du chaos, représentées par Tiamat, l'abîme océanique primitif, et par ses suppôts. Tiamat, pour la lutte infernale, « enfante d'énormes serpents, revêt d'épouvanté les terribles dragons, fait surgir de monstrueux reptiles ». Il y a entre le récit de Ge 1 et le poème sumérien un parallélisme incontestable. Dans les deux cas, le créateur :

(a) fait sortir le monde du chaos ;

(b) établit la lumière avant la création des luminaires ;

(c) divise la matière existante pour séparer les eaux d'en haut d'avec les eaux d'en bas, la mer souterraine d'où jaillissent les sources ;

(d) crée les corps célestes et installe les astres dans le ciel ;

(e) présente la formation de l'homme comme le point culminant de la création des êtres vivants ;

(f) suscite la créature humaine en la composant à la fois de l'élément terrestre et de l'élément divin (le souffle d'Élohim, le sang de Mardouk).

Dans les deux cas, l'être humain est créé pour le service de la divinité. La cosmogonie caldéenne présente l'homme comme fait à l'image de son dieu et pour lui offrir un culte. Toutes ces ressemblances, et leur point de départ : la similitude des noms jumeaux, Tehôm et Tiamat (cf. l'assyr. Tihamtu et l'hébreu Tehômôt) suffisent à prouver que la cosmogonie hébraïque et la cosmogonie babylonienne dérivent toutes deux des croyances qui existaient au berceau de la civilisation.

C'est au point qu'on ne peut en réalité distinguer entre la représentation du monde imaginée par un Sémite babylonien et celle que s'en faisait un Sémite hébreu : voir les diagrammes de Jensen (Babyl.) et de Owen E. Whitehouse (Hébr.).

Le monde était dans les deux cas conçu sous la forme d'un disque (Esa 40:22, Job 22:14, Pr 8:27). En haut, la voûte des cieux (à demeures superposées : sept cieux. D'après la littérature juive, le troisième considéré postérieurement comme le séjour des bienheureux, d'où l'affirmation de Paul dans 2Co 12:2) ; au-dessus : les eaux de la mer supérieure, retenues par la voûte solide et qui descendent en pluie par les écluses célestes (Ge 7:11) ; dans la partie médiane, la croûte terrestre reposant sur les eaux ténébreuses de l'abîme, Tehôm, qui constituent la partie inférieure du monde et d'où les sources (tehômôt), alimentant les mers visibles, montent par des fentes jusqu'à la surface de la terre (Ge 7:11). A l'intérieur du cercle, entre le ciel et la terre, sont disposés le soleil, la lune et les étoiles dont le cours est fixé pour éclairer la terre et la voûte du ciel. La terre, dont la surface plate est accidentée de montagnes, est conçue comme le centre du monde, la voûte du ciel repose sur les sommets (Job 26:11 : « colonnes des cieux ») qui bordent le grand abîme (Tehôm rabbah), en sorte que la lumière reste en dedans et qu'en dehors il n'y a que ténèbres. Ténébreuse est aussi la caverne à l'intérieur de la terre, le Cheôl (voir ce mot), où descendent les morts (Esa 14:9, Job 10:21 etc.).

Voici une représentation schématique de ces antiques croyances :

Les eaux supérieures

Les cieux Les étoiles

Montagnes

Terre et Mers inférieures

Cheol Hadès Les Enfers

Les eaux inférieures

Tehom

Le grand Abîme

Il ne faudrait pas conclure de tout ceci que la cosmogonie hébraïque réduise le monde à un système rigide et mécanique. Les traits qui nous permettent de nous en faire une représentation sont tous épars et renfermés dans des livres poétiques et apocalyptiques : tout n'y concorde pas, et nulle part ils ne sont systématisés. Les prendre rigoureusement à la lettre serait égarer l'apologétique et faire tort à la pensée hébraïque, qui nous rappelle en de nombreux passages que l'oeuvre de Jéhovah et la compréhension de son univers dépassent infiniment l'intelligence humaine (Esa 40:12 s Jer 31:37 Job 26:14 36:22-30 37:14-24 Job 38).

De tout ce qui précède il ressort :

que les conceptions de Ge 1-2:4 et suivant ne sont pas celles de l'astronomie, de la géologie et de la paléontologie actuelles ; l'auteur de ce récit n'a, d'ailleurs, nulle intention de nous instruire de faits scientifiques, sa préoccupation étant toute tournée vers l'exposition et la proclamation de vérités religieuses qu'il a conscience de nous révéler de la part de Dieu ;

que le fond primitif de l'enseignement cosmogonique de la Genèse, sur l'origine duquel nous ne sommes pas à même de nous prononcer, se retrouve au moins partiellement dans les formes diverses de la cosmogonie babylonienne, voire de la cosmogonie de l'ensemble des peuples au milieu desquels la Bible place le berceau de la civilisation et les débuts de l'humanité ;

que la comparaison des deux types de cosmogonie semble établir que le fond qui leur est commun a été altéré et dénaturé par le polythéisme grossier des mythes sumériens, babyloniens et autres, lesquels sont des représentations verbeuses et fantastiques d'un monde où tout est matérialisé, où les dieux primitifs sont enfantés par le chaos et où le dieu créateur de notre monde ne doit sa suprématie dans le ciel qu'à son habile politique et à sa victoire retentissante sur Tiamat et ses complices, les fauteurs de désordre. Le récit biblique, au contraire, montre sa supériorité, son inspiration divine en ce que, tout en maintenant à la création de notre monde un arrière-plan de chaos et de désolation, il introduit sur cette scène mystérieuse et terrifiante le Dieu unique, indépendant du chaos, dominant les ténèbres de l'abîme, faisant jaillir par sa seule parole, de cette masse désordonnée, une création harmonieuse, féconde, bonne ; d'un mot, démontrant par son action sa souveraineté sur tout ce qui existe, sa sagesse et sa bonté.

Là est la valeur permanente de la première page de la Bible. Si, comme d'aucuns le pensent, le rédacteur final de notre récit s'est efforcé de faire disparaître par souci de monothéisme tout ce qui, dans la donnée primitive, pouvait rappeler des temps catastrophiques antérieurs à la création de notre monde, si même (ce qui n'est pas prouvé) il s'est appliqué à vider l'abîme de ses monstres en faisant rentrer ceux-ci dans la catégorie des êtres vivants qui, sur l'ordre de Dieu, « fourmillent dans les eaux » (Ge 1:21), il n'a pu effacer le témoignage donné sur ces temps antérieurs par les textes que nous avons cités. « De ce que Rahab et Tannin figurent çà et là comme emblèmes de l'Egypte, on a conclu, bien à tort, que ces monstres désignent habituellement cette grande puissance. » (Vuilleu-mier, La première page de la Bible, 1896.)

Ces textes, qui se présentent dans un ensemble doctrinal où Jéhovah est proclamé Dieu unique, seul vivant, seul vivifiant, auteur de toutes les choses qui sont (Esa 44:6, Pr 8:32-24), nous invitent simplement à penser que le monde auquel nous appartenons, la terre sur laquelle se joue le drame de notre salut n'est pas la création première, le commencement des oeuvres divines. Cette hypothèse, que la philosophie a souvent fait valoir, nous paraît trouver un sérieux appui dans la révélation biblique elle-même. Avec elle, nous pouvons tout au moins entrevoir la véritable cause de la création de notre monde, la raison d'être d'expressions comme celles-ci : Faisons l'homme à notre image, ou : l'homme est devenu comme l'un de nous (Ge 1:26 3:22), et nous expliquer l'irruption du mal dans le berceau de l'humanité ; avec elle, le problème posé par l'existence, avant la création terrestre, de fils de Dieu, bons (Job 1 et Job 2, Ps 29 et Ps 28) et mauvais (Ge 6:1, Job 1 et Job 2, Za 3), est, sinon résolu, du moins éclairé. Enfin, quiconque veut rapprocher des textes que nous avons cités les passages où la théologie johannique et la théologie paulinienne parlent des « oeuvres du diable » dans le monde (1Jn 3:8, cf. l'ennemi de Mt 13) et de l'action créatrice du Verbe (Jn 1:3-14), du Fils au sens intégral de ce mot, « premier-né de toute création » (Col 1:13,17), se sentira enclin à se représenter que la création de notre monde terrestre elle-même faisait déjà partie d'un plan rédempteur, qu'elle a été à proprement parler une entreprise de rédemption et que son histoire, dans l'histoire universelle des oeuvres créatrices, n'est autre que le chapitre de l'activité du Fils : le Fils, après avoir du sein des ruines chaotiques et pour relever ces ruines fait surgir notre monde terrestre, et après avoir soutenu le plan rédempteur de Dieu tout le long de l'évolution humaine, s'est incarné en Jésus-Christ pour sauver le monde et y susciter l'armée des volontaires du Royaume de Dieu. Ainsi s'expliquerait pourquoi Jésus, ayant mené à bien l'oeuvre de restauration universelle, dit à son Père, non pas : « Glorifie-'moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant mon incarnation sur la terre », mais : « J'ai achevé l'oeuvre que tu m'avais donnée à faire. Maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût (Jn 17:5). Alex. W.

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    • Genèse 1

      1 In the beginning God created the heavens and the earth.
      2 Now the earth was formless and empty. Darkness was on the surface of the deep. God's Spirit was hovering over the surface of the waters.
      3 God said, "Let there be light," and there was light.
      4 God saw the light, and saw that it was good. God divided the light from the darkness.
      5 God called the light "day," and the darkness he called "night." There was evening and there was morning, one day.
      6 God said, "Let there be an expanse in the middle of the waters, and let it divide the waters from the waters."
      7 God made the expanse, and divided the waters which were under the expanse from the waters which were above the expanse; and it was so.
      8 God called the expanse "sky." There was evening and there was morning, a second day.
      9 God said, "Let the waters under the sky be gathered together to one place, and let the dry land appear"; and it was so.
      10 God called the dry land "earth," and the gathering together of the waters he called "seas." God saw that it was good.
      11 God said, "Let the earth yield grass, herbs yielding seed, and fruit trees bearing fruit after their kind, with its seed in it, on the earth"; and it was so.
      12 The earth yielded grass, herbs yielding seed after their kind, and trees bearing fruit, with its seed in it, after their kind; and God saw that it was good.
      13 There was evening and there was morning, a third day.
      14 God said, "Let there be lights in the expanse of sky to divide the day from the night; and let them be for signs, and for seasons, and for days and years;
      15 and let them be for lights in the expanse of sky to give light on the earth"; and it was so.
      16 God made the two great lights: the greater light to rule the day, and the lesser light to rule the night. He also made the stars.
      17 God set them in the expanse of sky to give light to the earth,
      18 and to rule over the day and over the night, and to divide the light from the darkness. God saw that it was good.
      19 There was evening and there was morning, a fourth day.
      20 God said, "Let the waters swarm with swarms of living creatures, and let birds fly above the earth in the open expanse of sky."
      21 God created the large sea creatures, and every living creature that moves, with which the waters swarmed, after their kind, and every winged bird after its kind. God saw that it was good.
      22 God blessed them, saying, "Be fruitful, and multiply, and fill the waters in the seas, and let birds multiply on the earth."
      23 There was evening and there was morning, a fifth day.
      24 God said, "Let the earth produce living creatures after their kind, livestock, creeping things, and animals of the earth after their kind"; and it was so.
      25 God made the animals of the earth after their kind, and the livestock after their kind, and everything that creeps on the ground after its kind. God saw that it was good.
      26 God said, "Let us make man in our image, after our likeness: and let them have dominion over the fish of the sea, and over the birds of the sky, and over the livestock, and over all the earth, and over every creeping thing that creeps on the earth."
      27 God created man in his own image. In God's image he created him; male and female he created them.
      28 God blessed them. God said to them, "Be fruitful, multiply, fill the earth, and subdue it. Have dominion over the fish of the sea, over the birds of the sky, and over every living thing that moves on the earth."
      29 God said, "Behold, I have given you every herb yielding seed, which is on the surface of all the earth, and every tree, which bears fruit yielding seed. It will be your food.
      30 To every animal of the earth, and to every bird of the sky, and to everything that creeps on the earth, in which there is life, I have given every green herb for food"; and it was so.
      31 God saw everything that he had made, and, behold, it was very good. There was evening and there was morning, a sixth day.

      Genèse 2

      1 The heavens and the earth were finished, and all their vast array.
      2 On the seventh day God finished his work which he had made; and he rested on the seventh day from all his work which he had made.
      3 God blessed the seventh day, and made it holy, because he rested in it from all his work which he had created and made.
      4 This is the history of the generations of the heavens and of the earth when they were created, in the day that Yahweh God made the earth and the heavens.

      Genèse 3

      22 Yahweh God said, "Behold, the man has become like one of us, knowing good and evil. Now, lest he reach out his hand, and also take of the tree of life, and eat, and live forever..."

      Genèse 6

      1 It happened, when men began to multiply on the surface of the ground, and daughters were born to them,

      Genèse 7

      11 In the six hundredth year of Noah's life, in the second month, on the seventeenth day of the month, on the same day all the fountains of the great deep were burst open, and the sky's windows were opened.

      Job 1

      1 There was a man in the land of Uz, whose name was Job. That man was blameless and upright, and one who feared God , and turned away from evil.
      2 There were born to him seven sons and three daughters.
      3 His possessions also were seven thousand sheep, three thousand camels, five hundred yoke of oxen, five hundred female donkeys, and a very great household; so that this man was the greatest of all the children of the east.
      4 His sons went and held a feast in the house of each one on his birthday; and they sent and called for their three sisters to eat and to drink with them.
      5 It was so, when the days of their feasting had run their course, that Job sent and sanctified them, and rose up early in the morning, and offered burnt offerings according to the number of them all. For Job said, "It may be that my sons have sinned, and renounced God in their hearts." Job did so continually.
      6 Now it happened on the day when God's sons came to present themselves before Yahweh, that Satan also came among them.
      7 Yahweh said to Satan, "Where have you come from?" Then Satan answered Yahweh, and said, "From going back and forth in the earth, and from walking up and down in it."
      8 Yahweh said to Satan, "Have you considered my servant, Job? For there is none like him in the earth, a blameless and an upright man, one who fears God, and turns away from evil."
      9 Then Satan answered Yahweh, and said, "Does Job fear God for nothing?
      10 Haven't you made a hedge around him, and around his house, and around all that he has, on every side? You have blessed the work of his hands, and his substance is increased in the land.
      11 But put forth your hand now, and touch all that he has, and he will renounce you to your face."
      12 Yahweh said to Satan, "Behold, all that he has is in your power. Only on himself don't put forth your hand." So Satan went forth from the presence of Yahweh.
      13 It fell on a day when his sons and his daughters were eating and drinking wine in their eldest brother's house,
      14 that there came a messenger to Job, and said, "The oxen were plowing, and the donkeys feeding beside them,
      15 and the Sabeans attacked, and took them away. Yes, they have killed the servants with the edge of the sword, and I alone have escaped to tell you."
      16 While he was still speaking, there also came another, and said, "The fire of God has fallen from the sky, and has burned up the sheep and the servants, and consumed them, and I alone have escaped to tell you."
      17 While he was still speaking, there came also another, and said, "The Chaldeans made three bands, and swept down on the camels, and have taken them away, yes, and killed the servants with the edge of the sword; and I alone have escaped to tell you."
      18 While he was still speaking, there came also another, and said, "Your sons and your daughters were eating and drinking wine in their eldest brother's house,
      19 and behold, there came a great wind from the wilderness, and struck the four corners of the house, and it fell on the young men, and they are dead. I alone have escaped to tell you."
      20 Then Job arose, and tore his robe, and shaved his head, and fell down on the ground, and worshiped.
      21 He said, "Naked I came out of my mother's womb, and naked shall I return there. Yahweh gave, and Yahweh has taken away. Blessed be the name of Yahweh."
      22 In all this, Job did not sin, nor charge God with wrongdoing.

      Job 2

      1 Again it happened on the day when the God's sons came to present themselves before Yahweh, that Satan came also among them to present himself before Yahweh.
      2 Yahweh said to Satan, "Where have you come from?" Satan answered Yahweh, and said, "From going back and forth in the earth, and from walking up and down in it."
      3 Yahweh said to Satan, "Have you considered my servant Job? For there is none like him in the earth, a blameless and an upright man, one who fears God, and turns away from evil. He still maintains his integrity, although you incited me against him, to ruin him without cause."
      4 Satan answered Yahweh, and said, "Skin for skin. Yes, all that a man has he will give for his life.
      5 But put forth your hand now, and touch his bone and his flesh, and he will renounce you to your face."
      6 Yahweh said to Satan, "Behold, he is in your hand. Only spare his life."
      7 So Satan went forth from the presence of Yahweh, and struck Job with painful sores from the sole of his foot to his head.
      8 He took for himself a potsherd to scrape himself with, and he sat among the ashes.
      9 Then his wife said to him, "Do you still maintain your integrity? Renounce God, and die."
      10 But he said to her, "You speak as one of the foolish women would speak. What? Shall we receive good at the hand of God, and shall we not receive evil?" In all this Job didn't sin with his lips.
      11 Now when Job's three friends heard of all this evil that had come on him, they each came from his own place: Eliphaz the Temanite, Bildad the Shuhite, and Zophar the Naamathite, and they made an appointment together to come to sympathize with him and to comfort him.
      12 When they lifted up their eyes from a distance, and didn't recognize him, they raised their voices, and wept; and they each tore his robe, and sprinkled dust on their heads toward the sky.
      13 So they sat down with him on the ground seven days and seven nights, and none spoke a word to him, for they saw that his grief was very great.

      Job 9

      13 "God will not withdraw his anger. The helpers of Rahab stoop under him.

      Job 10

      21 before I go where I shall not return from, to the land of darkness and of the shadow of death;

      Job 22

      11 or darkness, so that you can not see, and floods of waters cover you.
      14 Thick clouds are a covering to him, so that he doesn't see. He walks on the vault of the sky.'

      Job 26

      10 He has described a boundary on the surface of the waters, and to the confines of light and darkness.
      11 The pillars of heaven tremble and are astonished at his rebuke.
      13 By his Spirit the heavens are garnished. His hand has pierced the swift serpent.
      14 Behold, these are but the outskirts of his ways. How small a whisper do we hear of him! But the thunder of his power who can understand?"

      Job 36

      22 Behold, God is exalted in his power. Who is a teacher like him?

      Job 37

      14 "Listen to this, Job. Stand still, and consider the wondrous works of God.

      Job 38

      1 Then Yahweh answered Job out of the whirlwind,
      2 "Who is this who darkens counsel by words without knowledge?
      3 Brace yourself like a man, for I will question you, then you answer me!
      4 "Where were you when I laid the foundations of the earth? Declare, if you have understanding.
      5 Who determined its measures, if you know? Or who stretched the line on it?
      6 Whereupon were its foundations fastened? Or who laid its cornerstone,
      7 when the morning stars sang together, and all the sons of God shouted for joy?
      8 "Or who shut up the sea with doors, when it broke forth from the womb,
      9 when I made clouds its garment, and wrapped it in thick darkness,
      10 marked out for it my bound, set bars and doors,
      11 and said, 'Here you may come, but no further. Here your proud waves shall be stayed?'
      12 "Have you commanded the morning in your days, and caused the dawn to know its place;
      13 that it might take hold of the ends of the earth, and shake the wicked out of it?
      14 It is changed as clay under the seal, and stands forth as a garment.
      15 From the wicked, their light is withheld. The high arm is broken.
      16 "Have you entered into the springs of the sea? Or have you walked in the recesses of the deep?
      17 Have the gates of death been revealed to you? Or have you seen the gates of the shadow of death?
    • Genèse 1

      1 בְּרֵאשִׁ֖ית בָּרָ֣א אֱלֹהִ֑ים אֵ֥ת הַשָּׁמַ֖יִם וְאֵ֥ת הָאָֽרֶץ׃
      2 וְהָאָ֗רֶץ הָיְתָ֥ה תֹ֙הוּ֙ וָבֹ֔הוּ וְחֹ֖שֶׁךְ עַל־פְּנֵ֣י תְה֑וֹם וְר֣וּחַ אֱלֹהִ֔ים מְרַחֶ֖פֶת עַל־פְּנֵ֥י הַמָּֽיִם׃
      3 וַיֹּ֥אמֶר אֱלֹהִ֖ים יְהִ֣י א֑וֹר וַֽיְהִי־אֽוֹר׃
      4 וַיַּ֧רְא אֱלֹהִ֛ים אֶת־הָא֖וֹר כִּי־ט֑וֹב וַיַּבְדֵּ֣ל אֱלֹהִ֔ים בֵּ֥ין הָא֖וֹר וּבֵ֥ין הַחֹֽשֶׁךְ׃
      5 וַיִּקְרָ֨א אֱלֹהִ֤ים ׀ לָאוֹר֙ י֔וֹם וְלַחֹ֖שֶׁךְ קָ֣רָא לָ֑יְלָה וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם אֶחָֽד׃
      6 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֔ים יְהִ֥י רָקִ֖יעַ בְּת֣וֹךְ הַמָּ֑יִם וִיהִ֣י מַבְדִּ֔יל בֵּ֥ין מַ֖יִם לָמָֽיִם׃
      7 וַיַּ֣עַשׂ אֱלֹהִים֮ אֶת־הָרָקִיעַ֒ וַיַּבְדֵּ֗ל בֵּ֤ין הַמַּ֙יִם֙ אֲשֶׁר֙ מִתַּ֣חַת לָרָקִ֔יעַ וּבֵ֣ין הַמַּ֔יִם אֲשֶׁ֖ר מֵעַ֣ל לָרָקִ֑יעַ וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      8 וַיִּקְרָ֧א אֱלֹהִ֛ים לָֽרָקִ֖יעַ שָׁמָ֑יִם וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם שֵׁנִֽי׃
      9 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֗ים יִקָּו֨וּ הַמַּ֜יִם מִתַּ֤חַת הַשָּׁמַ֙יִם֙ אֶל־מָק֣וֹם אֶחָ֔ד וְתֵרָאֶ֖ה הַיַּבָּשָׁ֑ה וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      10 וַיִּקְרָ֨א אֱלֹהִ֤ים ׀ לַיַּבָּשָׁה֙ אֶ֔רֶץ וּלְמִקְוֵ֥ה הַמַּ֖יִם קָרָ֣א יַמִּ֑ים וַיַּ֥רְא אֱלֹהִ֖ים כִּי־טֽוֹב׃
      11 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֗ים תַּֽדְשֵׁ֤א הָאָ֙רֶץ֙ דֶּ֔שֶׁא עֵ֚שֶׂב מַזְרִ֣יעַ זֶ֔רַע עֵ֣ץ פְּרִ֞י עֹ֤שֶׂה פְּרִי֙ לְמִינ֔וֹ אֲשֶׁ֥ר זַרְעוֹ־ב֖וֹ עַל־הָאָ֑רֶץ וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      12 וַתּוֹצֵ֨א הָאָ֜רֶץ דֶּ֠שֶׁא עֵ֣שֶׂב מַזְרִ֤יעַ זֶ֙רַע֙ לְמִינֵ֔הוּ וְעֵ֧ץ עֹֽשֶׂה־פְּרִ֛י אֲשֶׁ֥ר זַרְעוֹ־ב֖וֹ לְמִינֵ֑הוּ וַיַּ֥רְא אֱלֹהִ֖ים כִּי־טֽוֹב׃
      13 וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם שְׁלִישִֽׁי׃
      14 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֗ים יְהִ֤י מְאֹרֹת֙ בִּרְקִ֣יעַ הַשָּׁמַ֔יִם לְהַבְדִּ֕יל בֵּ֥ין הַיּ֖וֹם וּבֵ֣ין הַלָּ֑יְלָה וְהָי֤וּ לְאֹתֹת֙ וּלְמ֣וֹעֲדִ֔ים וּלְיָמִ֖ים וְשָׁנִֽים׃
      15 וְהָי֤וּ לִמְאוֹרֹת֙ בִּרְקִ֣יעַ הַשָּׁמַ֔יִם לְהָאִ֖יר עַל־הָאָ֑רֶץ וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      16 וַיַּ֣עַשׂ אֱלֹהִ֔ים אֶת־שְׁנֵ֥י הַמְּאֹרֹ֖ת הַגְּדֹלִ֑ים אֶת־הַמָּא֤וֹר הַגָּדֹל֙ לְמֶמְשֶׁ֣לֶת הַיּ֔וֹם וְאֶת־הַמָּא֤וֹר הַקָּטֹן֙ לְמֶמְשֶׁ֣לֶת הַלַּ֔יְלָה וְאֵ֖ת הַכּוֹכָבִֽים׃
      17 וַיִּתֵּ֥ן אֹתָ֛ם אֱלֹהִ֖ים בִּרְקִ֣יעַ הַשָּׁמָ֑יִם לְהָאִ֖יר עַל־הָאָֽרֶץ׃
      18 וְלִמְשֹׁל֙ בַּיּ֣וֹם וּבַלַּ֔יְלָה וּֽלֲהַבְדִּ֔יל בֵּ֥ין הָא֖וֹר וּבֵ֣ין הַחֹ֑שֶׁךְ וַיַּ֥רְא אֱלֹהִ֖ים כִּי־טֽוֹב׃
      19 וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם רְבִיעִֽי׃
      20 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֔ים יִשְׁרְצ֣וּ הַמַּ֔יִם שֶׁ֖רֶץ נֶ֣פֶשׁ חַיָּ֑ה וְעוֹף֙ יְעוֹפֵ֣ף עַל־הָאָ֔רֶץ עַל־פְּנֵ֖י רְקִ֥יעַ הַשָּׁמָֽיִם׃
      21 וַיִּבְרָ֣א אֱלֹהִ֔ים אֶת־הַתַּנִּינִ֖ם הַגְּדֹלִ֑ים וְאֵ֣ת כָּל־נֶ֣פֶשׁ הַֽחַיָּ֣ה ׀ הָֽרֹמֶ֡שֶׂת אֲשֶׁר֩ שָׁרְצ֨וּ הַמַּ֜יִם לְמִֽינֵהֶ֗ם וְאֵ֨ת כָּל־ע֤וֹף כָּנָף֙ לְמִינֵ֔הוּ וַיַּ֥רְא אֱלֹהִ֖ים כִּי־טֽוֹב׃
      22 וַיְבָ֧רֶךְ אֹתָ֛ם אֱלֹהִ֖ים לֵאמֹ֑ר פְּר֣וּ וּרְב֗וּ וּמִלְא֤וּ אֶת־הַמַּ֙יִם֙ בַּיַּמִּ֔ים וְהָע֖וֹף יִ֥רֶב בָּאָֽרֶץ׃
      23 וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם חֲמִישִֽׁי׃
      24 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֗ים תּוֹצֵ֨א הָאָ֜רֶץ נֶ֤פֶשׁ חַיָּה֙ לְמִינָ֔הּ בְּהֵמָ֥ה וָרֶ֛מֶשׂ וְחַֽיְתוֹ־אֶ֖רֶץ לְמִינָ֑הּ וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      25 וַיַּ֣עַשׂ אֱלֹהִים֩ אֶת־חַיַּ֨ת הָאָ֜רֶץ לְמִינָ֗הּ וְאֶת־הַבְּהֵמָה֙ לְמִינָ֔הּ וְאֵ֛ת כָּל־רֶ֥מֶשׂ הָֽאֲדָמָ֖ה לְמִינֵ֑הוּ וַיַּ֥רְא אֱלֹהִ֖ים כִּי־טֽוֹב׃
      26 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֔ים נַֽעֲשֶׂ֥ה אָדָ֛ם בְּצַלְמֵ֖נוּ כִּדְמוּתֵ֑נוּ וְיִרְדּוּ֩ בִדְגַ֨ת הַיָּ֜ם וּבְע֣וֹף הַשָּׁמַ֗יִם וּבַבְּהֵמָה֙ וּבְכָל־הָאָ֔רֶץ וּבְכָל־הָרֶ֖מֶשׂ הָֽרֹמֵ֥שׂ עַל־הָאָֽרֶץ׃
      27 וַיִּבְרָ֨א אֱלֹהִ֤ים ׀ אֶת־הָֽאָדָם֙ בְּצַלְמ֔וֹ בְּצֶ֥לֶם אֱלֹהִ֖ים בָּרָ֣א אֹת֑וֹ זָכָ֥ר וּנְקֵבָ֖ה בָּרָ֥א אֹתָֽם׃
      28 וַיְבָ֣רֶךְ אֹתָם֮ אֱלֹהִים֒ וַיֹּ֨אמֶר לָהֶ֜ם אֱלֹהִ֗ים פְּר֥וּ וּרְב֛וּ וּמִלְא֥וּ אֶת־הָאָ֖רֶץ וְכִבְשֻׁ֑הָ וּרְד֞וּ בִּדְגַ֤ת הַיָּם֙ וּבְע֣וֹף הַשָּׁמַ֔יִם וּבְכָל־חַיָּ֖ה הָֽרֹמֶ֥שֶׂת עַל־הָאָֽרֶץ׃
      29 וַיֹּ֣אמֶר אֱלֹהִ֗ים הִנֵּה֩ נָתַ֨תִּי לָכֶ֜ם אֶת־כָּל־עֵ֣שֶׂב ׀ זֹרֵ֣עַ זֶ֗רַע אֲשֶׁר֙ עַל־פְּנֵ֣י כָל־הָאָ֔רֶץ וְאֶת־כָּל־הָעֵ֛ץ אֲשֶׁר־בּ֥וֹ פְרִי־עֵ֖ץ זֹרֵ֣עַ זָ֑רַע לָכֶ֥ם יִֽהְיֶ֖ה לְאָכְלָֽה׃
      30 וּֽלְכָל־חַיַּ֣ת הָ֠אָרֶץ וּלְכָל־ע֨וֹף הַשָּׁמַ֜יִם וּלְכֹ֣ל ׀ רוֹמֵ֣שׂ עַל־הָאָ֗רֶץ אֲשֶׁר־בּוֹ֙ נֶ֣פֶשׁ חַיָּ֔ה אֶת־כָּל־יֶ֥רֶק עֵ֖שֶׂב לְאָכְלָ֑ה וַֽיְהִי־כֵֽן׃
      31 וַיַּ֤רְא אֱלֹהִים֙ אֶת־כָּל־אֲשֶׁ֣ר עָשָׂ֔ה וְהִנֵּה־ט֖וֹב מְאֹ֑ד וַֽיְהִי־עֶ֥רֶב וַֽיְהִי־בֹ֖קֶר י֥וֹם הַשִּׁשִּֽׁי׃

      Genèse 2

      1 וַיְכֻלּ֛וּ הַשָּׁמַ֥יִם וְהָאָ֖רֶץ וְכָל־צְבָאָֽם׃
      2 וַיְכַ֤ל אֱלֹהִים֙ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֔י מְלַאכְתּ֖וֹ אֲשֶׁ֣ר עָשָׂ֑ה וַיִּשְׁבֹּת֙ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֔י מִכָּל־מְלַאכְתּ֖וֹ אֲשֶׁ֥ר עָשָֽׂה׃
      3 וַיְבָ֤רֶךְ אֱלֹהִים֙ אֶת־י֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֔י וַיְקַדֵּ֖שׁ אֹת֑וֹ כִּ֣י ב֤וֹ שָׁבַת֙ מִכָּל־מְלַאכְתּ֔וֹ אֲשֶׁר־בָּרָ֥א אֱלֹהִ֖ים לַעֲשֽׂוֹת׃
      4 אֵ֣לֶּה תוֹלְד֧וֹת הַשָּׁמַ֛יִם וְהָאָ֖רֶץ בְּהִבָּֽרְאָ֑ם בְּי֗וֹם עֲשׂ֛וֹת יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים אֶ֥רֶץ וְשָׁמָֽיִם׃

      Genèse 3

      22 וַיֹּ֣אמֶר ׀ יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֗ים הֵ֤ן הָֽאָדָם֙ הָיָה֙ כְּאַחַ֣ד מִמֶּ֔נּוּ לָדַ֖עַת ט֣וֹב וָרָ֑ע וְעַתָּ֣ה ׀ פֶּן־יִשְׁלַ֣ח יָד֗וֹ וְלָקַח֙ גַּ֚ם מֵעֵ֣ץ הַֽחַיִּ֔ים וְאָכַ֖ל וָחַ֥י לְעֹלָֽם׃

      Genèse 6

      1 וַֽיְהִי֙ כִּֽי־הֵחֵ֣ל הָֽאָדָ֔ם לָרֹ֖ב עַל־פְּנֵ֣י הָֽאֲדָמָ֑ה וּבָנ֖וֹת יֻלְּד֥וּ לָהֶֽם׃

      Genèse 7

      11 בִּשְׁנַ֨ת שֵׁשׁ־מֵא֤וֹת שָׁנָה֙ לְחַיֵּי־נֹ֔חַ בַּחֹ֙דֶשׁ֙ הַשֵּׁנִ֔י בְּשִׁבְעָֽה־עָשָׂ֥ר י֖וֹם לַחֹ֑דֶשׁ בַּיּ֣וֹם הַזֶּ֗ה נִבְקְעוּ֙ כָּֽל־מַעְיְנֹת֙ תְּה֣וֹם רַבָּ֔ה וַאֲרֻבֹּ֥ת הַשָּׁמַ֖יִם נִפְתָּֽחוּ׃

      Job 1

      1 אִ֛ישׁ הָיָ֥ה בְאֶֽרֶץ־ע֖וּץ אִיּ֣וֹב שְׁמ֑וֹ וְהָיָ֣ה ׀ הָאִ֣ישׁ הַה֗וּא תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר וִירֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֥ר מֵרָֽע׃
      2 וַיִּוָּ֥לְדוּ ל֛וֹ שִׁבְעָ֥ה בָנִ֖ים וְשָׁל֥וֹשׁ בָּנֽוֹת׃
      3 וַיְהִ֣י מִ֠קְנֵהוּ שִֽׁבְעַ֨ת אַלְפֵי־צֹ֜אן וּשְׁלֹ֧שֶׁת אַלְפֵ֣י גְמַלִּ֗ים וַחֲמֵ֨שׁ מֵא֤וֹת צֶֽמֶד־בָּקָר֙ וַחֲמֵ֣שׁ מֵא֣וֹת אֲתוֹנ֔וֹת וַעֲבֻדָּ֖ה רַבָּ֣ה מְאֹ֑ד וַיְהִי֙ הָאִ֣ישׁ הַה֔וּא גָּד֖וֹל מִכָּל־בְּנֵי־קֶֽדֶם׃
      4 וְהָלְכ֤וּ בָנָיו֙ וְעָשׂ֣וּ מִשְׁתֶּ֔ה בֵּ֖ית אִ֣ישׁ יוֹמ֑וֹ וְשָׁלְח֗וּ וְקָרְאוּ֙ לִשְׁלֹ֣שֶׁת *אחיתיהם **אַחְיֽוֹתֵיהֶ֔ם לֶאֱכֹ֥ל וְלִשְׁתּ֖וֹת עִמָּהֶֽם׃
      5 וַיְהִ֡י כִּ֣י הִקִּיפֽוּ֩ יְמֵ֨י הַמִּשְׁתֶּ֜ה וַיִּשְׁלַ֧ח אִיּ֣וֹב וַֽיְקַדְּשֵׁ֗ם וְהִשְׁכִּ֣ים בַּבֹּקֶר֮ וְהֶעֱלָ֣ה עֹלוֹת֮ מִסְפַּ֣ר כֻּלָּם֒ כִּ֚י אָמַ֣ר אִיּ֔וֹב אוּלַי֙ חָטְא֣וּ בָנַ֔י וּבֵרֲכ֥וּ אֱלֹהִ֖ים בִּלְבָבָ֑ם כָּ֛כָה יַעֲשֶׂ֥ה אִיּ֖וֹב כָּל־הַיָּמִֽים׃
      6 וַיְהִ֣י הַיּ֔וֹם וַיָּבֹ֙אוּ֙ בְּנֵ֣י הָאֱלֹהִ֔ים לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָ֑ה וַיָּב֥וֹא גַֽם־הַשָּׂטָ֖ן בְּתוֹכָֽם׃
      7 וַיֹּ֧אמֶר יְהוָ֛ה אֶל־הַשָּׂטָ֖ן מֵאַ֣יִן תָּבֹ֑א וַיַּ֨עַן הַשָּׂטָ֤ן אֶת־יְהוָה֙ וַיֹּאמַ֔ר מִשּׁ֣וּט בָּאָ֔רֶץ וּמֵֽהִתְהַלֵּ֖ךְ בָּֽהּ׃
      8 וַיֹּ֤אמֶר יְהוָה֙ אֶל־הַשָּׂטָ֔ן הֲשַׂ֥מְתָּ לִבְּךָ֖ עַל־עַבְדִּ֣י אִיּ֑וֹב כִּ֣י אֵ֤ין כָּמֹ֙הוּ֙ בָּאָ֔רֶץ אִ֣ישׁ תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר יְרֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֥ר מֵרָֽע׃
      9 וַיַּ֧עַן הַשָּׂטָ֛ן אֶת־יְהוָ֖ה וַיֹּאמַ֑ר הַֽחִנָּ֔ם יָרֵ֥א אִיּ֖וֹב אֱלֹהִֽים׃
      10 הֲלֹֽא־*את **אַ֠תָּה שַׂ֣כְתָּ בַעֲד֧וֹ וּבְעַד־בֵּית֛וֹ וּבְעַ֥ד כָּל־אֲשֶׁר־ל֖וֹ מִסָּבִ֑יב מַעֲשֵׂ֤ה יָדָיו֙ בֵּרַ֔כְתָּ וּמִקְנֵ֖הוּ פָּרַ֥ץ בָּאָֽרֶץ׃
      11 וְאוּלָם֙ שְֽׁלַֽח־נָ֣א יָֽדְךָ֔ וְגַ֖ע בְּכָל־אֲשֶׁר־ל֑וֹ אִם־לֹ֥א עַל־פָּנֶ֖יךָ יְבָרֲכֶֽךָּ׃
      12 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־הַשָּׂטָ֗ן הִנֵּ֤ה כָל־אֲשֶׁר־לוֹ֙ בְּיָדֶ֔ךָ רַ֣ק אֵלָ֔יו אַל־תִּשְׁלַ֖ח יָדֶ֑ךָ וַיֵּצֵא֙ הַשָּׂטָ֔ן מֵעִ֖ם פְּנֵ֥י יְהוָֽה׃
      13 וַיְהִ֖י הַיּ֑וֹם וּבָנָ֨יו וּבְנֹתָ֤יו אֹֽכְלִים֙ וְשֹׁתִ֣ים יַ֔יִן בְּבֵ֖ית אֲחִיהֶ֥ם הַבְּכֽוֹר׃
      14 וּמַלְאָ֛ךְ בָּ֥א אֶל־אִיּ֖וֹב וַיֹּאמַ֑ר הַבָּקָר֙ הָי֣וּ חֹֽרְשׁ֔וֹת וְהָאֲתֹנ֖וֹת רֹע֥וֹת עַל־יְדֵיהֶֽם׃
      15 וַתִּפֹּ֤ל שְׁבָא֙ וַתִּקָּחֵ֔ם וְאֶת־הַנְּעָרִ֖ים הִכּ֣וּ לְפִי־חָ֑רֶב וָֽאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      16 ע֣וֹד ׀ זֶ֣ה מְדַבֵּ֗ר וְזֶה֮ בָּ֣א וַיֹּאמַר֒ אֵ֣שׁ אֱלֹהִ֗ים נָֽפְלָה֙ מִן־הַשָּׁמַ֔יִם וַתִּבְעַ֥ר בַּצֹּ֛אן וּבַנְּעָרִ֖ים וַתֹּאכְלֵ֑ם וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      17 ע֣וֹד ׀ זֶ֣ה מְדַבֵּ֗ר וְזֶה֮ בָּ֣א וַיֹּאמַר֒ כַּשְׂדִּ֞ים שָׂ֣מוּ ׀ שְׁלֹשָׁ֣ה רָאשִׁ֗ים וַֽיִּפְשְׁט֤וּ עַל־הַגְּמַלִּים֙ וַיִּקָּח֔וּם וְאֶת־הַנְּעָרִ֖ים הִכּ֣וּ לְפִי־חָ֑רֶב וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      18 עַ֚ד זֶ֣ה מְדַבֵּ֔ר וְזֶ֖ה בָּ֣א וַיֹּאמַ֑ר בָּנֶ֨יךָ וּבְנוֹתֶ֤יךָ אֹֽכְלִים֙ וְשֹׁתִ֣ים יַ֔יִן בְּבֵ֖ית אֲחִיהֶ֥ם הַבְּכֽוֹר׃
      19 וְהִנֵּה֩ ר֨וּחַ גְּדוֹלָ֜ה בָּ֣אָה ׀ מֵעֵ֣בֶר הַמִּדְבָּ֗ר וַיִּגַּע֙ בְּאַרְבַּע֙ פִּנּ֣וֹת הַבַּ֔יִת וַיִּפֹּ֥ל עַל־הַנְּעָרִ֖ים וַיָּמ֑וּתוּ וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      20 וַיָּ֤קָם אִיּוֹב֙ וַיִּקְרַ֣ע אֶת־מְעִל֔וֹ וַיָּ֖גָז אֶת־רֹאשׁ֑וֹ וַיִּפֹּ֥ל אַ֖רְצָה וַיִּשְׁתָּֽחוּ׃
      21 וַיֹּאמֶר֩ עָרֹ֨ם *יצתי **יָצָ֜אתִי מִבֶּ֣טֶן אִמִּ֗י וְעָרֹם֙ אָשׁ֣וּב שָׁ֔מָה יְהוָ֣ה נָתַ֔ן וַיהוָ֖ה לָקָ֑ח יְהִ֛י שֵׁ֥ם יְהוָ֖ה מְבֹרָֽךְ׃
      22 בְּכָל־זֹ֖את לֹא־חָטָ֣א אִיּ֑וֹב וְלֹא־נָתַ֥ן תִּפְלָ֖ה לֵאלֹהִֽים׃

      Job 2

      1 וַיְהִ֣י הַיּ֔וֹם וַיָּבֹ֙אוּ֙ בְּנֵ֣י הָֽאֱלֹהִ֔ים לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָ֑ה וַיָּב֤וֹא גַֽם־הַשָּׂטָן֙ בְּתֹכָ֔ם לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָֽה׃
      2 וַיֹּ֤אמֶר יְהוָה֙ אֶל־הַשָּׂטָ֔ן אֵ֥י מִזֶּ֖ה תָּבֹ֑א וַיַּ֨עַן הַשָּׂטָ֤ן אֶת־יְהוָה֙ וַיֹּאמַ֔ר מִשֻּׁ֣ט בָּאָ֔רֶץ וּמֵהִתְהַלֵּ֖ךְ בָּֽהּ׃
      3 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־הַשָּׂטָ֗ן הֲשַׂ֣מְתָּ לִבְּךָ֮ אֶל־עַבְדִּ֣י אִיּוֹב֒ כִּי֩ אֵ֨ין כָּמֹ֜הוּ בָּאָ֗רֶץ אִ֣ישׁ תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר יְרֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֣ר מֵרָ֑ע וְעֹדֶ֙נּוּ֙ מַחֲזִ֣יק בְּתֻמָּת֔וֹ וַתְּסִיתֵ֥נִי ב֖וֹ לְבַלְּע֥וֹ חִנָּֽם׃
      4 וַיַּ֧עַן הַשָּׂטָ֛ן אֶת־יְהוָ֖ה וַיֹּאמַ֑ר ע֣וֹר בְּעַד־ע֗וֹר וְכֹל֙ אֲשֶׁ֣ר לָאִ֔ישׁ יִתֵּ֖ן בְּעַ֥ד נַפְשֽׁוֹ׃
      5 אוּלָם֙ שְֽׁלַֽח־נָ֣א יָֽדְךָ֔ וְגַ֥ע אֶל־עַצְמ֖וֹ וְאֶל־בְּשָׂר֑וֹ אִם־לֹ֥א אֶל־פָּנֶ֖יךָ יְבָרֲכֶֽךָּ׃
      6 וַיֹּ֧אמֶר יְהוָ֛ה אֶל־הַשָּׂטָ֖ן הִנּ֣וֹ בְיָדֶ֑ךָ אַ֖ךְ אֶת־נַפְשׁ֥וֹ שְׁמֹֽר׃
      7 וַיֵּצֵא֙ הַשָּׂטָ֔ן מֵאֵ֖ת פְּנֵ֣י יְהוָ֑ה וַיַּ֤ךְ אֶת־אִיּוֹב֙ בִּשְׁחִ֣ין רָ֔ע מִכַּ֥ף רַגְל֖וֹ *עד **וְעַ֥ד קָדְקֳדֽוֹ׃
      8 וַיִּֽקַּֽח־ל֣וֹ חֶ֔רֶשׂ לְהִתְגָּרֵ֖ד בּ֑וֹ וְה֖וּא יֹשֵׁ֥ב בְּתוֹךְ־הָאֵֽפֶר׃
      9 וַתֹּ֤אמֶר לוֹ֙ אִשְׁתּ֔וֹ עֹדְךָ֖ מַחֲזִ֣יק בְּתֻמָּתֶ֑ךָ בָּרֵ֥ךְ אֱלֹהִ֖ים וָמֻֽת׃
      10 וַיֹּ֣אמֶר אֵלֶ֗יהָ כְּדַבֵּ֞ר אַחַ֤ת הַנְּבָלוֹת֙ תְּדַבֵּ֔רִי גַּ֣ם אֶת־הַטּ֗וֹב נְקַבֵּל֙ מֵאֵ֣ת הָאֱלֹהִ֔ים וְאֶת־הָרָ֖ע לֹ֣א נְקַבֵּ֑ל בְּכָל־זֹ֛את לֹא־חָטָ֥א אִיּ֖וֹב בִּשְׂפָתָֽיו׃
      11 וַֽיִּשְׁמְע֞וּ שְׁלֹ֣שֶׁת ׀ רֵעֵ֣י אִיּ֗וֹב אֵ֣ת כָּל־הָרָעָ֣ה הַזֹּאת֮ הַבָּ֣אָה עָלָיו֒ וַיָּבֹ֙אוּ֙ אִ֣ישׁ מִמְּקֹמ֔וֹ אֱלִיפַ֤ז הַתֵּימָנִי֙ וּבִלְדַּ֣ד הַשּׁוּחִ֔י וְצוֹפַ֖ר הַנַּֽעֲמָתִ֑י וַיִּוָּעֲד֣וּ יַחְדָּ֔ו לָב֥וֹא לָנֽוּד־ל֖וֹ וּֽלְנַחֲמֽוֹ׃
      12 וַיִּשְׂא֨וּ אֶת־עֵינֵיהֶ֤ם מֵרָחוֹק֙ וְלֹ֣א הִכִּירֻ֔הוּ וַיִּשְׂא֥וּ קוֹלָ֖ם וַיִּבְכּ֑וּ וַֽיִּקְרְעוּ֙ אִ֣ישׁ מְעִל֔וֹ וַיִּזְרְק֥וּ עָפָ֛ר עַל־רָאשֵׁיהֶ֖ם הַשָּׁמָֽיְמָה׃
      13 וַיֵּשְׁב֤וּ אִתּוֹ֙ לָאָ֔רֶץ שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים וְשִׁבְעַ֣ת לֵיל֑וֹת וְאֵין־דֹּבֵ֤ר אֵלָיו֙ דָּבָ֔ר כִּ֣י רָא֔וּ כִּֽי־גָדַ֥ל הַכְּאֵ֖ב מְאֹֽד׃

      Job 9

      13 אֱ֭לוֹהַּ לֹא־יָשִׁ֣יב אַפּ֑וֹ *תחתו **תַּחְתָּ֥יו שָׁ֝חֲח֗וּ עֹ֣זְרֵי רָֽהַב׃

      Job 10

      21 בְּטֶ֣רֶם אֵ֭לֵךְ וְלֹ֣א אָשׁ֑וּב אֶל־אֶ֖רֶץ חֹ֣שֶׁךְ וְצַלְמָֽוֶת׃

      Job 22

      11 אוֹ־חֹ֥שֶׁךְ לֹֽא־תִרְאֶ֑ה וְֽשִׁפְעַת־מַ֥יִם תְּכַסֶּֽךָּ׃
      14 עָבִ֣ים סֵֽתֶר־ל֭וֹ וְלֹ֣א יִרְאֶ֑ה וְח֥וּג שָׁ֝מַ֗יִם יִתְהַלָּֽךְ׃

      Job 26

      10 חֹֽק־חָ֭ג עַל־פְּנֵי־מָ֑יִם עַד־תַּכְלִ֖ית א֣וֹר עִם־חֹֽשֶׁךְ׃
      11 עַמּוּדֵ֣י שָׁמַ֣יִם יְרוֹפָ֑פוּ וְ֝יִתְמְה֗וּ מִגַּעֲרָתֽוֹ׃
      13 בְּ֭רוּחוֹ שָׁמַ֣יִם שִׁפְרָ֑ה חֹֽלֲלָ֥ה יָ֝ד֗וֹ נָחָ֥שׁ בָּרִֽיחַ׃
      14 הֶן־אֵ֤לֶּה ׀ קְצ֬וֹת *דרכו **דְּרָכָ֗יו וּמַה־שֵּׁ֣מֶץ דָּ֭בָר נִשְׁמַע־בּ֑וֹ וְרַ֥עַם *גבורתו **גְּ֝בוּרוֹתָ֗יו מִ֣י יִתְבּוֹנָֽן׃

      Job 36

      22 הֶן־אֵ֭ל יַשְׂגִּ֣יב בְּכֹח֑וֹ מִ֖י כָמֹ֣הוּ מוֹרֶֽה׃

      Job 37

      14 הַאֲזִ֣ינָה זֹּ֣את אִיּ֑וֹב עֲ֝מֹ֗ד וְהִתְבּוֹנֵ֤ן ׀ נִפְלְא֬וֹת אֵֽל׃

      Job 38

      1 וַיַּֽעַן־יְהוָ֣ה אֶת־אִ֭יּוֹב *מנ *הסערה **מִ֥ן ׀ **הַסְּעָרָ֗ה וַיֹּאמַֽר׃
      2 מִ֤י זֶ֨ה ׀ מַחְשִׁ֖יךְ עֵצָ֥ה בְמִלִּ֗ין בְּֽלִי־דָֽעַת׃
      3 אֱזָר־נָ֣א כְגֶ֣בֶר חֲלָצֶ֑יךָ וְ֝אֶשְׁאָלְךָ֗ וְהוֹדִיעֵֽנִי׃
      4 אֵיפֹ֣ה הָ֭יִיתָ בְּיָסְדִי־אָ֑רֶץ הַ֝גֵּ֗ד אִם־יָדַ֥עְתָּ בִינָֽה׃
      5 מִי־שָׂ֣ם מְ֭מַדֶּיהָ כִּ֣י תֵדָ֑ע א֤וֹ מִֽי־נָטָ֖ה עָלֶ֣יהָ קָּֽו׃
      6 עַל־מָ֭ה אֲדָנֶ֣יהָ הָטְבָּ֑עוּ א֥וֹ מִֽי־יָ֝רָ֗ה אֶ֣בֶן פִּנָּתָֽהּ׃
      7 בְּרָן־יַ֭חַד כּ֣וֹכְבֵי בֹ֑קֶר וַ֝יָּרִ֗יעוּ כָּל־בְּנֵ֥י אֱלֹהִֽים׃
      8 וַיָּ֣סֶךְ בִּדְלָתַ֣יִם יָ֑ם בְּ֝גִיח֗וֹ מֵרֶ֥חֶם יֵצֵֽא׃
      9 בְּשׂוּמִ֣י עָנָ֣ן לְבֻשׁ֑וֹ וַ֝עֲרָפֶ֗ל חֲתֻלָּתֽוֹ׃
      10 וָאֶשְׁבֹּ֣ר עָלָ֣יו חֻקִּ֑י וָֽ֝אָשִׂ֗ים בְּרִ֣יחַ וּדְלָתָֽיִם׃
      11 וָאֹמַ֗ר עַד־פֹּ֣ה תָ֭בוֹא וְלֹ֣א תֹסִ֑יף וּפֹ֥א־יָ֝שִׁ֗ית בִּגְא֥וֹן גַּלֶּֽיךָ׃
      12 הְֽ֭מִיָּמֶיךָ צִוִּ֣יתָ בֹּ֑קֶר *ידעתה *שחר **יִדַּ֖עְתָּה **הַשַּׁ֣חַר מְקֹמֽוֹ׃
      13 לֶ֭אֱחֹז בְּכַנְפ֣וֹת הָאָ֑רֶץ וְיִנָּעֲר֖וּ רְשָׁעִ֣ים מִמֶּֽנָּה׃
      14 תִּ֭תְהַפֵּךְ כְּחֹ֣מֶר חוֹתָ֑ם וְ֝יִֽתְיַצְּב֗וּ כְּמ֣וֹ לְבֽוּשׁ׃
      15 וְיִמָּנַ֣ע מֵרְשָׁעִ֣ים אוֹרָ֑ם וּזְר֥וֹעַ רָ֝מָ֗ה תִּשָּׁבֵֽר׃
      16 הֲ֭בָאתָ עַד־נִבְכֵי־יָ֑ם וּבְחֵ֥קֶר תְּ֝ה֗וֹם הִתְהַלָּֽכְתָּ׃
      17 הֲנִגְל֣וּ לְ֭ךָ שַׁעֲרֵי־מָ֑וֶת וְשַׁעֲרֵ֖י צַלְמָ֣וֶת תִּרְאֶֽה׃
    • Genèse 1

      1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
      2 La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, mais l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.
      3 Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.
      4 Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
      5 Dieu appela la lumière jour et il appela les ténèbres nuit. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un jour.
      6 Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux pour séparer les eaux des eaux.
      7 Dieu fit donc cette étendue, sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus. Il en fut ainsi.
      8 Dieu appela l’étendue ciel. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un deuxième jour.
      9 Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel s’amassent en un seul endroit, et que la (partie) sèche apparaisse. Il en fut ainsi.
      10 Dieu appela terre la partie sèche, et il appela mers la masse des eaux. Dieu vit que cela était bon.
      11 Puis Dieu dit : Que la terre se couvre de verdure, d’herbe porteuse de semence, d’arbres fruitiers donnant sur la terre des fruits selon leur espèce et ayant en eux leur semence. Il en fut ainsi.
      12 La terre produisit de la verdure, de l’herbe porteuse de semence selon son espèce et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
      13 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un troisième jour.
      14 Dieu dit : Qu’il y ait des astres dans l’étendue céleste, pour séparer le jour et la nuit ; que ce soient des signes pour (marquer) les temps, les jours et les années ;
      15 que ce soient des astres dans l’étendue céleste pour éclairer la terre. Il en fut ainsi.
      16 Dieu fit les deux grands astres, le grand pour dominer sur le jour, et le petit pour dominer sur la nuit ; (il fit) aussi les étoiles.
      17 Dieu les plaça dans l’étendue céleste, pour éclairer la terre,
      18 pour dominer sur le jour et sur la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.
      19 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un quatrième jour.
      20 Dieu dit : Que les eaux se mettent à grouiller d’êtres vivants, et que sur la terre des oiseaux volent sous l’étendue céleste.
      21 Dieu créa selon leur espèce les grands monstres marins et tous les êtres vivants qui nagent, et dont les eaux se mirent à grouiller ; (il créa aussi) tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
      22 Dieu les bénit en disant : Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux se multiplient sur la terre.
      23 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un cinquième jour.
      24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bétail, reptiles, animaux terrestres, chacun selon son espèce. Il en fut ainsi.
      25 Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles du sol selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
      26 Dieu dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
      27 Dieu créa l’homme à son image : Il le créa à l’image de Dieu, Homme et femme il les créa.
      28 Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui rampe sur la terre.
      29 Dieu dit : Voici que je vous donne toute herbe porteuse de semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre fruitier porteur de semence : ce sera votre nourriture.
      30 A tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui a souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Il en fut ainsi.
      31 Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait, et voici : c’était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un sixième jour.

      Genèse 2

      1 Ainsi furent achevés le ciel, la terre et toute leur armée.
      2 Le septième jour toute l’œuvre que Dieu avait faite était achevée et il se reposa au septième jour de toute l’œuvre qu’il avait faite.
      3 Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car en ce jour Dieu s’était reposé de toute l’œuvre qu’il avait créée.
      4 Voici les origines du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Lorsque l’Éternel Dieu fit la terre et le ciel il n’y avait encore

      Genèse 3

      22 L’Éternel Dieu dit : Maintenant que l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal, évitons qu’il tende la main pour prendre aussi de l’arbre de vie, en manger et vivre éternellement.

      Genèse 6

      1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier à la surface du sol, et que des filles leur furent nées,

      Genèse 7

      11 L’an 600 de la vie de Noé, le deuxième mois, le 17e jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses du ciel s’ouvrirent.

      Job 1

      1 Il y avait dans le pays d’Outs un homme dont le nom était Job. Cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et s’écartait du mal.
      2 Il lui naquit sept fils et trois filles.
      3 Son troupeau était de sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, et son personnel était très nombreux. Cet homme était le plus considérable de tous les fils de l’Orient.
      4 Ses fils allaient dans la maison de chacun d’eux tour à tour pour donner un festin, et ils envoyaient une invitation à leurs trois sœurs pour manger et pour boire avec eux.
      5 Et quand les jours de festins étaient révolus, Job envoyait (chercher ses fils) et les sanctifiait, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste, car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leur cœur. C’est ainsi que Job agissait toujours.
      6 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux.
      7 L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener.
      8 L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal.
      9 Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ?
      10 Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et son troupeau se répand dans le pays.
      11 Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudira en face.
      12 L’Éternel dit à Satan : Voici : tout ce qui lui appartient est en ton pouvoir, seulement, ne porte pas la main sur lui. Alors Satan se retira de la présence de l’Éternel.
      13 Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné,
      14 il arriva auprès de Job un messager qui dit : Les bœufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d’eux ;
      15 des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Je me suis échappé, moi seul, pour te l’annoncer.
      16 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a brûlé le petit bétail et les serviteurs et les a dévorés. Je me suis échappé, moi seul, pour te l’annoncer.
      17 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont précipités sur les chameaux, les ont enlevés et ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Je me suis échappé, moi seul, pour te l’annoncer.
      18 Il parlait encore, lorsqu’un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné ;
      19 et voici qu’un grand vent est venu de l’autre côté du désert et a battu les quatre coins de la maison ; elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Je me suis échappé, moi seul, pour te l’annoncer.
      20 Alors Job se leva, déchira son manteau et se rasa la tête, puis, se jetant par terre, il se prosterna
      21 et dit : Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j’y retournerai. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni !
      22 En tout cela, Job ne pécha pas et n’attribua rien de scandaleux à Dieu.

      Job 2

      1 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel.
      2 L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener.
      3 L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m’incites à le perdre sans cause.
      4 Satan répondit à l’Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.
      5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudira en face.
      6 L’Éternel dit à Satan : Le voici, il est en ton pouvoir : seulement, épargne sa vie.
      7 Alors Satan se retira de la présence de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.
      8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit dans la cendre.
      9 Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs !
      10 Mais il lui répondit : Tu parles comme une femme insensée ! Quoi ! nous recevrions de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela, Job ne pécha point par ses lèvres.
      11 Trois amis de Job apprirent tous les malheurs qui lui étaient arrivés et partirent chacun de son pays : Éliphaz de Témân, Bildad de Chouah et Tsophar de Naama. Ils se concertèrent pour aller le plaindre et le consoler.
      12 Ayant de loin levé les yeux sur lui, ils ne le reconnurent pas et se mirent à sangloter. Ils déchirèrent leurs manteaux et jetèrent de la poussière en l’air au-dessus de leur tête.
      13 Ils s’assirent avec lui par terre, pendant sept jours et sept nuits, personne ne lui disant une parole, car ils voyaient que sa douleur était fort grande.

      Job 9

      13 Dieu ne retire pas sa colère ; Devant lui s’effondrent les appuis de l’orgueilleux.

      Job 10

      21 Avant que je m’en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l’ombre de la mort,

      Job 22

      11 Ne vois-tu donc pas ces ténèbres, Ces eaux débordées qui te recouvrent ?
      14 Les nuages sont un secret pour lui, et il ne voit rien ; Il parcourt le cercle des cieux.

      Job 26

      10 Il a tracé un cercle à la surface des eaux, Jusqu’à la limite entre la lumière et les ténèbres.
      11 Les colonnes du ciel s’ébranlent Et s’étonnent à sa menace.
      13 Par son souffle le ciel devient immaculé, Sa main transperce le serpent fuyard.
      14 Si telles sont les moindres de ses actions, – Et combien léger est l’écho que nous en percevons –, Alors qui comprendra le tonnerre de sa puissance ?

      Job 36

      22 Dieu se montre sublime par sa force ; Qui saurait enseigner comme lui ?

      Job 37

      14 Job, prête l’oreille à ces choses ! Arrête-toi pour comprendre les merveilles de Dieu !

      Job 38

      1 L’Éternel répondit à Job du milieu de la tempête et dit :
      2 Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des propos dénués de connaissance ?
      3 Mets une ceinture à tes reins comme un (vaillant) homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras.
      4 Où étais-tu quand je fondais la terre ? Déclare-le, si tu le sais avec ton intelligence.
      5 Qui en a fixé les mesures, le sais-tu ? Ou qui a étendu sur elle le cordeau ?
      6 Dans quoi ses bases sont-elles enfoncées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire,
      7 Alors qu’ensemble les étoiles du matin éclataient en chants de triomphe, Et que tous les fils de Dieu lançaient des acclamations ?
      8 Qui a fermé la mer avec des portes, Quand elle s’élança et sortit du sein maternel ;
      9 Quand je fis de la nuée son vêtement, Et de l’obscurité ses langes ;
      10 Quand je lui fixai mes prescriptions, Et que je lui mis des verrous et des portes ;
      11 Quand je dis : Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au-delà ; Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ?
      12 Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin ? As-tu fait connaître sa place à l’aurore,
      13 Pour qu’elle saisisse les bords de la terre, Et que les méchants en soient secoués ?
      14 (Tout) se transforme alors comme l’argile qui reçoit une empreinte, Et se présente comme (paré d’un) vêtement.
      15 Mais les méchants sont privés de leur lumière, Et le bras qui se lève est brisé.
      16 Es-tu parvenu jusqu’aux sources de la mer ? T’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ?
      17 Les portes de la mort t’ont-elles été dévoilées ? As-tu vu les portes de l’ombre de la mort ?
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