Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

COSMOGONIE

La première page de la Bible attribue à Dieu la création de l'univers, de tout ce qui existe. En général, dans les mythologies, la lumière préexiste aux dieux, à moins que le dieu ne soit lui-même en quelque sorte la personnification de la lumière. Dans le récit biblique, c'est Dieu qui crée la lumière, et pour cela une parole lui suffit. La majesté, unique dans la littérature des hommes, de notre récit de la création, a incité les traducteurs à rendre la première ligne de la Bible par la formule imposante : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Les philosophes, spéculant sur cette formule, ont décrété que le récit biblique de la création enseigne la création ex nihilo. Pourtant, le mot hébreu employé ici : bârâ et sa traduction dans les LXX : époïêsen, ne signifient point créer de rien, mais simplement : faire, fabriquer, confectionner. L'expression tirer du néant est étrangère à la lettre comme à l'esprit de la théologie hébraïque (1re allusion : 2Ma 7:28).

Examinons de près les textes eux-mêmes. L'ouvrage d'où a été tiré notre récit de la création sous sa forme actuelle, P, s'ouvre par dix tableaux généalogiques, débutant tous par ces mots : « Voici la génération » ou « le commencement de ». Le premier tableau est celui de la création du cadre où les générations humaines vont se succéder : ciel et terre indiquent en effet, selon les conceptions du temps, le monde visible dans sa totalité, lequel monde a le ciel pour voûte, la terre pour sol et l'homme pour raison d'être. Le récit P de la création va de Ge 1:1 à Ge 2:4. Ces derniers mots sont en effet reconnus comme appartenant incontestablement à P et devaient, dans son texte primitif, se trouver en tète de la première généalogie. Le début du récit peut donc être reconstitué comme suit : « Voici la génération du ciel et de la terre : lorsque, au commencement, Dieu créa le ciel et la terre (c-à-d. organisa le monde où l'homme devait vivre), la terre (c-à-d. la matière d'où l'habitat humain allait sortir) était informe et chaotique (hébreu tôhou vâbôhou, d'où l'expression française « tohu-bohu ») ; les ténèbres couvraient la face de l'abîme et l'Esprit de Dieu planait (proprement reposait comme l'oiseau qui couve pour échauffer ses oeufs) sur les eaux. » On peut traduire aussi : « Au commencement de la création par Dieu des cieux et de la terre, lorsque la terre était informe et vide et que les ténèbres étaient sur la face de l'abîme, alors Dieu dit... » (SBD, art. Cosmogonie). La Bible du Rabbinat français traduit : « Au commencement, Dieu avait créé les cieux et la terre. Or, la terre n'était que solitude et chaos. » Il résulte du préambule Ge 1:1 et suivant que, lorsque Dieu résolut de créer le monde dans son ordonnance actuelle, notre univers existait à l'état de masse informe, ténébreuse, plongée dans la Tehôm, l'Abîme aquatique.

La question de savoir si Dieu était l'auteur premier du matériel chaotique qu'il avait devant lui et qu'il allait transformer en création ordonnée et féconde, n'est pas posée ici ; mais elle est résolue par l'affirmative dans tout l'enseignement biblique ; Dieu, le premier et le dernier parmi tous les êtres, y est donné comme l'auteur de tout ce qui existe. Qu'est-ce donc que ce monde mystérieux et désolé sur lequel plane l'Esprit divin ?

Notons d'abord que, pour les anciens Hébreux comme pour leurs frères d'Assyrie ou de Babylone, les ténèbres n'étaient pas une simple notion négative : l'absence de lumière, mais un lieu redoutable, hostile, ayant une existence propre, un séjour distinct (cf. Ge 1:4, Job 22:11 26:10 38:19, comp. Jn 1:5, Lu 22:53, Eph 5:11 6:12, Col 1:13) ; de même la Tehôm évoquait dans leur esprit l'abîme redoutable des temps primitifs : la grande Tehôm était à la fois la demeure et l'entraîneuse des monstres, ennemis : de la création et des hommes, dragons ou serpents marins appelés Rahab, Léviathan, Tannîn, etc. La grande Tehôni et ses suppôts, les faiseurs de chaos, étaient censés avoir mené les terribles batailles auxquelles mit fin la création de notre monde. Pour pouvoir faire jaillir les sources, créer la lumière, suspendre le soleil au firmament, fixer les limites de la terre, il a fallu d'abord que Dieu, « aux temps antiques », brisât les têtes des monstres sur les eaux, qu'il écrasât la tête du Léviathan, fendît en deux la mer primitive, la grande Tehôm (Ps 74:12-17) quil fît de Rahab un cadavre (Ps 89:10-12), qu'il courbât sous lui les auxiliaires de Rahab (Job 9:13, défiguré par nos traductions), que sa main transperçât le serpent fuyard (Job 26:13) et mît à sec la grande Tehôm « dès les anciens âges » (Esa 51:9 et suivant), se constituant ainsi par ses victoires gigantesques « l'Éternel des armées » (Esa 51:15, Ps 89:9). Si les rabbins qui mirent ensemble les sources du Pentateuque n'avaient pas révisé les textes dans le sens du monothéisme le plus jaloux, peut-être le récit de Ge 1, le récit primitif en huit paroles (voir Création), porterait-il des traces du grand combat cosmique qui inaugura la création. Et nous nous expliquerions mieux comment, au lendemain d'une création qui, toute, était « très bonne », un ennemi de Dieu a pu se glisser dans le paradis sous la forme du serpent. Nous comprendrions mieux aussi le sens de textes tels que Lu 8:31, Eph 2:2 6:12, Ap 9:1,12 17:8 20:1.

Quand et comment s'est produite cette catastrophe cosmique dont les livres de Job, des Psaumes et d'Ésaïe ont fixé le lointain souvenir dans des images poétiques ? Nous ne le comprenons pas et nous ne pouvons pas le comprendre, puisque l'événement s'est accompli en dehors de nos conditions d'existence. « Des choses qu'on ne peut savoir, a dit Calvin, l'ignorance est docte. » Mais c'est déjà beaucoup que de savoir qu'il y a un mystère et de le respecter, plutôt que de vouloir expliquer toutes choses comme si ce mystère n'existait point.

Si maintenant nous nous tournons vers le milieu où la Bible naquit, les fouilles les plus récentes nous apprennent qu'entre le quatrième et le deuxième millénaires vécut dans la basse Mésopotamie, au bord du golfe Persique, un peuple qui n'était pas d'origine sémitique, les Sumériens, venu par mer et devenu par sa culture avancée l'animateur des civilisations égyptienne, babylonienne, assyrienne, hittite. Son centre le plus connu était Ur, la ville d'Abraham, père des Hébreux. Le génie sumérien, qui s'éteignit deux mille ans av. J. -C, laissa sur les siècles suivants une telle empreinte que Bérose, trois ou quatre cents ans av. J. -C, rapporte le mythe d'après lequel, dans l'antiquité la plus reculée, des êtres étranges, moitié hommes, moitié poissons, conduits par Oannès, auraient atterri sur le bord du golfe Persique, se seraient installés en Sumer et auraient enseigné à l'humanité tout ce qu'elle a besoin de savoir pour se connaître, s'enrichir, organiser sa puissance. « Tout ce qui rend la vie meilleure, dit Bérose, fut transmis aux hommes par Oannès, et depuis lors, aucune invention ne fut plus faite. »

Ce mythe qui, jusqu'en ces dernières années, faisait figure de fantaisie, a pris un sens depuis les fouilles sud-mésopotamiennes. On n'en est plus aujourd'hui à chercher l'origine de la pensée et des arts en Grèce, en terre égéenne ou phénicienne, en Caldée, en Egypte : « Les sources remontent plus haut encore, à l'origine se trouve Sumer » (cf. Les Sumériens, par C. Léonard Woolley, 1930). Il n'est donc plus nécessaire, dans ce que nous allons voir, de prétendre que la Bible a emprunté à Babylone la légende des origines : création ou déluge ; la vérité, que l'avenir dégagera peut-être, pourrait bien être qu'Hébreux et Caldéens ont puisé à une source commune et ceux-là plus directement que ceux-ci. Quoi qu'il en soit, la contrée euphratique où la Genèse place le paradis demeure celle des intuitions et des révélations originelles. La civilisation des Sumériens « illuminant un monde encore plongé dans la barbarie primitive, eut le caractère d'une création... Nous leur devons une part de nous-mêmes ; ils sont nos ancêtres spirituels... » (Woolley.)

Cela dit, revenons aux Scribes de Babylone et de Ninive. Longtemps avant Abraham, vers 2500 av. J. -C, un poème sumérien qui nous a été conservé, traduit et adapté pour les bibliothèques de Babylone et de Ninive, nous rapporte sur l'origine de l'univers des croyances qui, sous des formes variées et grossièrement mythologiques, confirment les grands traits de ce que la Bible nous enseigne. Ce poème de 994 lignes, divisées en sept sections égales consignées chacune sur une tablette, raconte comment le dieu Mardouk, dieu solaire, divinité suprême de Babylone, procéda à la création du monde après avoir triomphé des forces anarchiques du chaos, représentées par Tiamat, l'abîme océanique primitif, et par ses suppôts. Tiamat, pour la lutte infernale, « enfante d'énormes serpents, revêt d'épouvanté les terribles dragons, fait surgir de monstrueux reptiles ». Il y a entre le récit de Ge 1 et le poème sumérien un parallélisme incontestable. Dans les deux cas, le créateur :

(a) fait sortir le monde du chaos ;

(b) établit la lumière avant la création des luminaires ;

(c) divise la matière existante pour séparer les eaux d'en haut d'avec les eaux d'en bas, la mer souterraine d'où jaillissent les sources ;

(d) crée les corps célestes et installe les astres dans le ciel ;

(e) présente la formation de l'homme comme le point culminant de la création des êtres vivants ;

(f) suscite la créature humaine en la composant à la fois de l'élément terrestre et de l'élément divin (le souffle d'Élohim, le sang de Mardouk).

Dans les deux cas, l'être humain est créé pour le service de la divinité. La cosmogonie caldéenne présente l'homme comme fait à l'image de son dieu et pour lui offrir un culte. Toutes ces ressemblances, et leur point de départ : la similitude des noms jumeaux, Tehôm et Tiamat (cf. l'assyr. Tihamtu et l'hébreu Tehômôt) suffisent à prouver que la cosmogonie hébraïque et la cosmogonie babylonienne dérivent toutes deux des croyances qui existaient au berceau de la civilisation.

C'est au point qu'on ne peut en réalité distinguer entre la représentation du monde imaginée par un Sémite babylonien et celle que s'en faisait un Sémite hébreu : voir les diagrammes de Jensen (Babyl.) et de Owen E. Whitehouse (Hébr.).

Le monde était dans les deux cas conçu sous la forme d'un disque (Esa 40:22, Job 22:14, Pr 8:27). En haut, la voûte des cieux (à demeures superposées : sept cieux. D'après la littérature juive, le troisième considéré postérieurement comme le séjour des bienheureux, d'où l'affirmation de Paul dans 2Co 12:2) ; au-dessus : les eaux de la mer supérieure, retenues par la voûte solide et qui descendent en pluie par les écluses célestes (Ge 7:11) ; dans la partie médiane, la croûte terrestre reposant sur les eaux ténébreuses de l'abîme, Tehôm, qui constituent la partie inférieure du monde et d'où les sources (tehômôt), alimentant les mers visibles, montent par des fentes jusqu'à la surface de la terre (Ge 7:11). A l'intérieur du cercle, entre le ciel et la terre, sont disposés le soleil, la lune et les étoiles dont le cours est fixé pour éclairer la terre et la voûte du ciel. La terre, dont la surface plate est accidentée de montagnes, est conçue comme le centre du monde, la voûte du ciel repose sur les sommets (Job 26:11 : « colonnes des cieux ») qui bordent le grand abîme (Tehôm rabbah), en sorte que la lumière reste en dedans et qu'en dehors il n'y a que ténèbres. Ténébreuse est aussi la caverne à l'intérieur de la terre, le Cheôl (voir ce mot), où descendent les morts (Esa 14:9, Job 10:21 etc.).

Voici une représentation schématique de ces antiques croyances :

Les eaux supérieures

Les cieux Les étoiles

Montagnes

Terre et Mers inférieures

Cheol Hadès Les Enfers

Les eaux inférieures

Tehom

Le grand Abîme

Il ne faudrait pas conclure de tout ceci que la cosmogonie hébraïque réduise le monde à un système rigide et mécanique. Les traits qui nous permettent de nous en faire une représentation sont tous épars et renfermés dans des livres poétiques et apocalyptiques : tout n'y concorde pas, et nulle part ils ne sont systématisés. Les prendre rigoureusement à la lettre serait égarer l'apologétique et faire tort à la pensée hébraïque, qui nous rappelle en de nombreux passages que l'oeuvre de Jéhovah et la compréhension de son univers dépassent infiniment l'intelligence humaine (Esa 40:12 s Jer 31:37 Job 26:14 36:22-30 37:14-24 Job 38).

De tout ce qui précède il ressort :

que les conceptions de Ge 1-2:4 et suivant ne sont pas celles de l'astronomie, de la géologie et de la paléontologie actuelles ; l'auteur de ce récit n'a, d'ailleurs, nulle intention de nous instruire de faits scientifiques, sa préoccupation étant toute tournée vers l'exposition et la proclamation de vérités religieuses qu'il a conscience de nous révéler de la part de Dieu ;

que le fond primitif de l'enseignement cosmogonique de la Genèse, sur l'origine duquel nous ne sommes pas à même de nous prononcer, se retrouve au moins partiellement dans les formes diverses de la cosmogonie babylonienne, voire de la cosmogonie de l'ensemble des peuples au milieu desquels la Bible place le berceau de la civilisation et les débuts de l'humanité ;

que la comparaison des deux types de cosmogonie semble établir que le fond qui leur est commun a été altéré et dénaturé par le polythéisme grossier des mythes sumériens, babyloniens et autres, lesquels sont des représentations verbeuses et fantastiques d'un monde où tout est matérialisé, où les dieux primitifs sont enfantés par le chaos et où le dieu créateur de notre monde ne doit sa suprématie dans le ciel qu'à son habile politique et à sa victoire retentissante sur Tiamat et ses complices, les fauteurs de désordre. Le récit biblique, au contraire, montre sa supériorité, son inspiration divine en ce que, tout en maintenant à la création de notre monde un arrière-plan de chaos et de désolation, il introduit sur cette scène mystérieuse et terrifiante le Dieu unique, indépendant du chaos, dominant les ténèbres de l'abîme, faisant jaillir par sa seule parole, de cette masse désordonnée, une création harmonieuse, féconde, bonne ; d'un mot, démontrant par son action sa souveraineté sur tout ce qui existe, sa sagesse et sa bonté.

Là est la valeur permanente de la première page de la Bible. Si, comme d'aucuns le pensent, le rédacteur final de notre récit s'est efforcé de faire disparaître par souci de monothéisme tout ce qui, dans la donnée primitive, pouvait rappeler des temps catastrophiques antérieurs à la création de notre monde, si même (ce qui n'est pas prouvé) il s'est appliqué à vider l'abîme de ses monstres en faisant rentrer ceux-ci dans la catégorie des êtres vivants qui, sur l'ordre de Dieu, « fourmillent dans les eaux » (Ge 1:21), il n'a pu effacer le témoignage donné sur ces temps antérieurs par les textes que nous avons cités. « De ce que Rahab et Tannin figurent çà et là comme emblèmes de l'Egypte, on a conclu, bien à tort, que ces monstres désignent habituellement cette grande puissance. » (Vuilleu-mier, La première page de la Bible, 1896.)

Ces textes, qui se présentent dans un ensemble doctrinal où Jéhovah est proclamé Dieu unique, seul vivant, seul vivifiant, auteur de toutes les choses qui sont (Esa 44:6, Pr 8:32-24), nous invitent simplement à penser que le monde auquel nous appartenons, la terre sur laquelle se joue le drame de notre salut n'est pas la création première, le commencement des oeuvres divines. Cette hypothèse, que la philosophie a souvent fait valoir, nous paraît trouver un sérieux appui dans la révélation biblique elle-même. Avec elle, nous pouvons tout au moins entrevoir la véritable cause de la création de notre monde, la raison d'être d'expressions comme celles-ci : Faisons l'homme à notre image, ou : l'homme est devenu comme l'un de nous (Ge 1:26 3:22), et nous expliquer l'irruption du mal dans le berceau de l'humanité ; avec elle, le problème posé par l'existence, avant la création terrestre, de fils de Dieu, bons (Job 1 et Job 2, Ps 29 et Ps 28) et mauvais (Ge 6:1, Job 1 et Job 2, Za 3), est, sinon résolu, du moins éclairé. Enfin, quiconque veut rapprocher des textes que nous avons cités les passages où la théologie johannique et la théologie paulinienne parlent des « oeuvres du diable » dans le monde (1Jn 3:8, cf. l'ennemi de Mt 13) et de l'action créatrice du Verbe (Jn 1:3-14), du Fils au sens intégral de ce mot, « premier-né de toute création » (Col 1:13,17), se sentira enclin à se représenter que la création de notre monde terrestre elle-même faisait déjà partie d'un plan rédempteur, qu'elle a été à proprement parler une entreprise de rédemption et que son histoire, dans l'histoire universelle des oeuvres créatrices, n'est autre que le chapitre de l'activité du Fils : le Fils, après avoir du sein des ruines chaotiques et pour relever ces ruines fait surgir notre monde terrestre, et après avoir soutenu le plan rédempteur de Dieu tout le long de l'évolution humaine, s'est incarné en Jésus-Christ pour sauver le monde et y susciter l'armée des volontaires du Royaume de Dieu. Ainsi s'expliquerait pourquoi Jésus, ayant mené à bien l'oeuvre de restauration universelle, dit à son Père, non pas : « Glorifie-'moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant mon incarnation sur la terre », mais : « J'ai achevé l'oeuvre que tu m'avais donnée à faire. Maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût (Jn 17:5). Alex. W.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Genèse 1

      1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
      2 La terre n’était que chaos et vide. Il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme et l'Esprit de Dieu planait au-dessus de l’eau.
      3 Dieu dit : « Qu’il y ait de la lumière ! » et il y eut de la lumière.
      4 Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres.
      5 Dieu appela la lumière jour, et les ténèbres nuit. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le premier jour.
      6 Dieu dit : « Qu'il y ait une étendue entre les eaux pour les séparer les unes des autres ! »
      7 Dieu fit l'étendue et sépara ainsi l’eau qui est au-dessous de l'étendue de celle qui est au-dessus. Cela se passa ainsi.
      8 Dieu appela l'étendue ciel. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le deuxième jour.
      9 Dieu dit : « Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent à un seul endroit et que le sec apparaisse ! » Et cela se passa ainsi.
      10 Dieu appela le sec terre, et la masse des eaux mers. Dieu vit que c'était bon.
      11 Puis Dieu dit : « Que la terre produise de la verdure, de l'herbe à graine, des arbres fruitiers qui donnent du fruit selon leur espèce et qui contiennent leur semence sur la terre ! » Et cela se passa ainsi :
      12 la terre produisit de la verdure, de l'herbe à graine selon son espèce et des arbres qui donnent du fruit et contiennent leur semence selon leur espèce. Dieu vit que c'était bon.
      13 Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le troisième jour.
      14 Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel pour séparer le jour de la nuit ! Ils serviront de signes pour marquer les époques, les jours et les années,
      15 ainsi que de luminaires dans l'étendue du ciel pour éclairer la terre. » Et cela se passa ainsi :
      16 Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand pour présider au jour et le plus petit pour présider à la nuit. Il fit aussi les étoiles.
      17 Dieu les plaça dans l'étendue du ciel pour éclairer la terre,
      18 pour dominer sur le jour et la nuit et pour séparer la lumière des ténèbres. Dieu vit que c'était bon.
      19 Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le quatrième jour.
      20 Dieu dit : « Que l’eau pullule d'animaux vivants et que des oiseaux volent dans le ciel au-dessus de la terre ! »
      21 Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants capables de se déplacer : l’eau en pullula selon leur espèce. Il créa aussi tous les oiseaux selon leur espèce. Dieu vit que c'était bon,
      22 et il les bénit en disant : « Reproduisez-vous, devenez nombreux et remplissez les mers, et que les oiseaux se multiplient sur la terre ! »
      23 Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le cinquième jour.
      24 Dieu dit : « Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce : du bétail, des reptiles et des animaux terrestres selon leur espèce. » Et cela se passa ainsi.
      25 Dieu fit les animaux terrestres selon leur espèce, le bétail selon son espèce et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que c'était bon.
      26 Puis Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance ! Qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »
      27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu. *Il créa l'homme et la femme.
      28 Dieu les bénit et leur dit : « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ! Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se déplace sur la terre ! »
      29 Dieu dit aussi : « Je vous donne toute herbe à graine sur toute la surface de la terre, ainsi que tout arbre portant des fruits avec pépins ou noyau : ce sera votre nourriture.
      30 A tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel et à tout ce qui se déplace sur la terre, à ce qui est animé de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. » Et cela se passa ainsi.
      31 Dieu regarda tout ce qu'il avait fait, et il constata que c'était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin. Ce fut le sixième jour.

      Genèse 2

      1 C’est ainsi que furent terminés le ciel et la terre et toute leur armée.
      2 Le septième jour, Dieu mit un terme à son travail de création. *Il se reposa de toute son activité le septième jour.
      3 Dieu bénit le septième jour et en fit un jour saint, parce que ce jour-là il se reposa de toute son activité, de tout ce qu'il avait créé.
      4 Telle fut l'histoire du ciel et de la terre quand ils furent créés.

      Genèse 3

      22 L'Eternel Dieu dit : « Voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, empêchons-le de tendre la main, de prendre aussi du fruit de l'arbre de vie, d'en manger et de vivre éternellement ! »

      Genèse 6

      1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier à la surface de la terre et que des filles leur furent nées,

      Genèse 7

      11 L'an 600 de la vie de Noé, le dix-septième jour du deuxième mois, toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses du ciel s'ouvrirent.

      Job 1

      1 Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Cet homme était intègre et droit. Il craignait Dieu et se détournait du mal.
      2 Il avait 7 fils et 3 filles.
      3 Il possédait 7000 brebis, 3000 chameaux, 500 paires de bœufs et 500 ânesses. Il avait aussi un très grand nombre de serviteurs. Cet homme était le plus important de tous les nomades de l’est.
      4 Les fils de Job se rendaient visite les uns aux autres et organisaient, chacun à tour de rôle, un festin. Ils invitaient leurs trois sœurs à manger et boire avec eux.
      5 Quand les jours de festin étaient passés, Job faisait venir ses fils pour les purifier : il se levait de bon matin et offrait un holocauste pour chacun d'eux. En effet, il se disait : « Peut-être mes fils ont-ils péché, peut-être ont-ils offensé Dieu dans leur cœur. » Voilà ce que faisait toujours Job.
      6 Un jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux.
      7 L'Eternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? » Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »
      8 L'Eternel dit à Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre. C'est un homme intègre et droit. Il craint Dieu et se détourne du mal. »
      9 Satan répondit à l'Eternel : « Est-ce de façon désintéressée que Job craint Dieu ?
      10 Ne l'as-tu pas entouré de ta protection, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays.
      11 Mais porte donc la main contre lui, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudira en face. »
      12 L'Eternel dit à Satan : « Voici tout ce qui lui appartient : je te le livre. Seulement, ne porte pas la main sur lui. » Satan se retira alors de la présence de l'Eternel.
      13 Alors qu’un jour les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin chez leur frère aîné,
      14 un messager arriva vers Job et lui dit : « Les bœufs labouraient et les ânesses broutaient à côté d'eux.
      15 Des Sabéens se sont jetés sur eux et les ont enlevés. Ils ont tué les serviteurs à coups d’épée et je suis le seul à avoir pu m’échapper pour t'en apporter la nouvelle. »
      16 Il parlait encore lorsqu'un autre messager arriva et dit : « La foudre est tombée du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs et les a dévorés. Je suis le seul à avoir pu m’échapper pour t'en apporter la nouvelle. »
      17 Il parlait encore lorsqu'un autre messager arriva et dit : « Des Chaldéens répartis en trois bandes se sont précipités sur les chameaux et les ont enlevés. Ils ont tué les serviteurs à coups d'épée et je suis le seul à avoir pu m’échapper pour t'en apporter la nouvelle. »
      18 Il parlait encore lorsqu'un autre messager arriva et dit : « Pendant que tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin chez leur frère aîné,
      19 un grand vent est venu depuis l'autre côté du désert et a frappé contre les quatre coins de la maison. Elle s'est écroulée sur les jeunes gens et ils sont morts. Je suis le seul à avoir pu m’échapper pour t'en apporter la nouvelle. »
      20 Job se leva alors, déchira son manteau et se rasa la tête. Puis il se jeta par terre, se prosterna
      21 et dit : « C’est nu que je suis sorti du ventre de ma mère, et c’est nu que je repartirai. L'Eternel a donné et l'Eternel a repris. Que le nom de l'Eternel soit béni ! »
      22 Dans tout cela, Job ne pécha pas, il n'attribua rien d’inapproprié à Dieu.

      Job 2

      1 Un autre jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux pour se présenter devant l'Eternel.
      2 L'Eternel dit à Satan : « D'où viens-tu ? » Satan répondit à l'Eternel : « De parcourir la terre et de m'y promener. »
      3 L'Eternel dit à Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre. C'est un homme intègre et droit. Il craint Dieu et se détourne du mal. Il persévère dans son intégrité et c’est sans raison que tu m'incites à le perdre. »
      4 Satan répondit à l'Eternel : « Peau contre peau ! Tout ce qu’un homme possède, il est prêt à l’échanger contre sa vie.
      5 Mais porte donc la main contre lui, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudira en face. »
      6 L'Eternel dit à Satan : « Le voici : je te le livre. Seulement, épargne sa vie. »
      7 Satan se retira alors de la présence de l'Eternel. Puis il frappa Job d'un ulcère purulent, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet du crâne.
      8 Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur de la cendre.
      9 Sa femme lui dit : « Tu persévères dans ton intégrité ? Maudis donc Dieu et meurs ! »
      10 Mais Job lui répondit : « Tu tiens le langage d’une folle. Nous acceptons le bien de la part de Dieu, et nous n’accepterions pas aussi le mal ? » Dans tout cela, Job ne pécha pas par ses lèvres.
      11 Trois amis de Job apprirent tous les malheurs qui l’avaient frappé. Il s’agissait d’Eliphaz de Théman, de Bildad de Shuach et de Tsophar de Naama. Venus chacun de son pays, ils se concertèrent pour aller exprimer leur compassion à Job et le réconforter.
      12 Ils l’aperçurent de loin, mais ils ne le reconnurent pas. Ils se mirent alors à pleurer tout haut, déchirèrent leurs manteaux et jetèrent de la poussière en l'air au-dessus de leur tête.
      13 Pendant 7 jours et 7 nuits, ils restèrent assis par terre à côté de lui, sans lui dire un mot, car ils voyaient à quel point sa douleur était grande.

      Job 9

      13 Dieu ne retire pas sa colère ; devant lui les appuis de l’orgueilleux s’effondrent.

      Job 10

      21 avant de m'en aller, pour ne pas en revenir, dans le pays des ténèbres et de l'ombre de la mort,

      Job 22

      11 » Ne vois-tu donc pas ces ténèbres, ce débordement d’eau qui te recouvre ?
      14 Les nuages l'enveloppent et il ne voit rien quand il parcourt la voûte céleste.’

      Job 26

      10 » Il a tracé un cercle à la surface de l’eau, à la frontière entre la lumière et les ténèbres.
      11 Les piliers du ciel sont ébranlés, ils sont effarés quand il menace.
      13 Son souffle donne au ciel la sérénité, sa main transperce le serpent fuyard.
      14 » Si tout cela ne représente qu’un aperçu de sa manière de faire, le faible écho qui nous en parvient, qui pourra comprendre le tonnerre de sa puissance ? »

      Job 36

      22 » Dieu se montre d’une force inaccessible. Qui peut enseigner comme lui ?

      Job 37

      14 » Job, prête l’oreille à ces paroles ! Reste tranquille et considère les merveilles de Dieu !

      Job 38

      1 L'Eternel répondit à Job du milieu de la tempête. Il dit :
      2 « Qui est celui qui obscurcit mes plans par des discours dépourvus de savoir ?
      3 Mets donc une ceinture autour de ta taille comme un vaillant homme ! Je t'interrogerai et tu me renseigneras.
      4 » Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Déclare-le, puisque tu es si intelligent !
      5 Qui a fixé ses dimensions ? Tu le sais, n’est-ce pas ? Ou qui a déplié le ruban à mesurer sur elle ?
      6 Sur quoi ses bases reposent-elles ? Ou qui en a posé la pierre angulaire
      7 alors que les étoiles du matin éclataient ensemble en chants d'allégresse et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie ?
      8 » Qui a bloqué la mer avec des portes quand, dans son jaillissement, elle est sortie du ventre maternel,
      9 quand j’ai fait des nuages son habit et de l'obscurité ses langes,
      10 quand je lui ai fixé des limites et imposé verrou et portes,
      11 quand j’ai dit : ‘Tu pourras venir jusqu'ici, tu n'iras pas plus loin. Ici s'arrêtera l'orgueil de tes vagues’ ?
      12 » Depuis que tu existes, as-tu donné des ordres au matin ? As-tu montré sa place à l'aurore
      13 pour qu’elle attrape les bords de la terre et que les méchants en tombent ?
      14 Tout se transforme alors, comme l'argile qui reçoit une empreinte, et l’ensemble se présente comme paré d’un habit.
      15 Quant aux méchants, ils sont privés de leur lumière, et le bras prêt à agir est brisé.
      16 » As-tu pénétré jusqu'aux sources de la mer ? T'es-tu promené dans les profondeurs du gouffre ?
      17 Les portes de la mort t’ont-elles été dévoilées ? As-tu vu les portes de l'ombre de la mort ?
    • Genèse 1

      1

      « Genèse » est un nom tiré du grec, il signifie « le livre de la création, ou de la réalisation » ; ce titre est correctement traduit car l'ouvrage contient le récit de l'origine de toutes choses. C'est le plus ancien livre historique. Aucun autre livre sur l'antiquité ne conteste son autorité ; la plupart des choses enregistrées par plusieurs auteurs païens des plus anciens, ainsi que les différentes coutumes des nations, confirment ce qui est compté dans le livre de la Genèse.

      Dieu crée les cieux et la terre. (Genèse 1:1,2)
      La création de la lumière. (Genèse 1:3-5)
      Dieu sépare la terre des eaux ; Il rend la terre fructueuse. (Genèse 1:6-13)
      Dieu crée le soleil, la lune et les étoiles. (Genèse 1:14-19)
      Les animaux sont créés. (Genèse 1:20-25)
      L'homme est créé à l'image de Dieu. (Genèse 1:26-28)
      La nourriture est fournie. (Genèse 1:29,30)
      L'œuvre de la création est complètement achevée. (Genèse 1:31)

      Le premier verset de la Bible nous donne une explication rationnelle et utile des origines de la terre et des cieux. Les chrétiens réellement humbles, grâce à leur foi, sont mieux à même de comprendre ces choses, plus que ne le peuvent, par leur imagination, les hommes les plus instruits.

      Ce que nous pouvons voir du ciel et de la terre, nous fait découvrir la puissance du grand Créateur. Au vu, ici-bas, de notre condition humaine, nous devons garder à l'esprit notre devoir de chrétiens : lever toujours les yeux vers le ciel, et garder la terre sous nos pieds. Le Fils de Dieu, ne faisant qu'un avec le Père, était avec Celui-ci, lors de la création du monde ; qui plus est, on nous dit, dans Sa Parole, que le monde a été fait par Lui, et que rien n'a été fait sans Lui. Ah, quelles nobles pensées devrions-nous avoir au sujet de ce grand Dieu que nous adorons, ce grand Médiateur vers qui nous adressons nos prières ! Et ici, dès le début du Saint Livre, nous lisons, au sujet de cet esprit divin, qu'Il travaille dans le cœur de l'homme ; ce type d'action est d'ailleurs souvent mentionné dans d'autres passages de la bible. Il faut remarquer qu'au début, il n'y avait rien d'enviable sur la surface terrestre car le monde d'alors était informe et vide ; tout n'était que désolation. De manière imagée, l'œuvre effectuée par la grâce, dans l'âme, est aussi une création nouvelle : dans une âme « en friche », là où il n'y a pas eu de nouvelle naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui concerne le bien, de tout contexte divin ; on n'y trouve que l'obscurité car il n'y a en elle que ténèbres : c'est ici notre état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en nous Son changement.

      3 Dieu dit : « Que la lumière soit » ; ce fut Sa volonté et aussitôt la lumière jaillit. Que de puissance, dans la Parole de Dieu !

      Lors de la nouvelle naissance, la première chose traitée dans l'âme est la lumière : le Saint Esprit œuvre sur la volonté et les affections, de façon à éclairer notre compréhension. Ceux, qui dans leur péché, vivaient dans les ténèbres, sont, par grâce, parvenus à la Lumière, à savoir, le Seigneur.

      L'obscurité aurait régné éternellement sur l'homme déchu si le Fils de Dieu n'avait pas été ému de compassion à son égard, 1Jean 5:20. La lumière que Dieu désirait, au tout début, a été agréée. Dieu a séparé la lumière des ténèbres ; qu'y a-t-il en effet de commun entre les deux ? Dans les lieux célestes se trouve une lumière parfaite, l'obscurité n'existe pas ; en enfer, c'est l'inverse : ce ne sont que ténèbres, il n'y a aucune clarté. Le jour et la nuit appartiennent au Seigneur ; vivons-les chacun en Son honneur, en travaillant pour Lui le jour et en nous reposant sur Lui chaque nuit, méditant Sa parole sans cesse.

      6 Le monde était vide, mais par le biais d'une Parole, il se remplit des richesses divines et ce, jusqu'à ce jour.

      Il est cependant permis à l'homme de jouir de ces richesses, elles proviennent de Dieu, et doivent être utilisées pour Son service et à Son honneur. Dès que Dieu a donné son ordre, la terre a produit l'herbe, les plantes, et les fruits. Dieu doit être glorifié pour tous les avantages que nous recevons des produits de la terre. Si nous recevons les bénédictions de la Fontaine de la grâce divine, nous pouvons nous réjouir en Lui, même si ces miséricordes semblent parfois temporairement tarir.

      14 Au quatrième jour, le soleil, la lune et les étoiles sont créés. Tout cela est l'œuvre de Dieu. Les étoiles apparaissent alors, sans que l'on nous en dise plus sur leur nombre, leur nature, leur place, leur taille et leur mouvement ; les écritures ont été en effet écrites, non pour satisfaire notre curiosité ou pour nous instruire dans le domaine astronomique, mais pour nous mener à Dieu et pour nous rendre saints. Les luminaires célestes ont été créés pour servir Sa gloire ; ils émettent leur lumière avec régularité, de manière conforme à chaque saison, et ce, sans défaillance.

      Nous sommes de véritables lumières dans ce monde, destinés à servir Dieu ; devons-nous le faire d'une manière qui manifeste avec orgueil la prétendue force du genre humain ? Pas du tout ! La lumière que nous pouvons rayonner ne peut être comparable à celle émise par Dieu, dans notre direction. Nous consommons la lumière du Maître, n'oublions pas Ses œuvres à notre égard !

      20 Dieu a ordonné aux poissons et aux oiseaux d'être féconds. Cet ordre, Il l'a rendu Lui-même exécutable. Les insectes, qui sont bien plus nombreux que les oiseaux et les gros animaux, semblent curieusement avoir été créés le même jour. La sagesse et la puissance du créateur peuvent être contemplées à la fois devant une fourmi et devant un éléphant. La puissance de la Providence divine préserve toute la création, Ses bénédictions sont abondantes.
      26 L'homme a été le dernier des êtres créés : c'est à la fois un honneur et une faveur qui lui ont été faits. L'homme a été toutefois créé le même jour que les animaux. Son corps a été tiré de la terre, tout comme pour eux. Tant que l'être humain est en vie, il habite dans le même environnement terrestre que l'animal. Dieu nous interdit de nous conduire de la même manière que les bêtes, sous prétexte que nous avons un corps sujet aux mêmes instincts et aux mêmes penchants !

      L'homme a été créé pour être une créature différente des autres. La chair et l'esprit, les cieux et la terre sont présents en même temps devant le Créateur. Dieu dit : « Faisons l'homme ». L'homme, quand il fut créé, était destiné à glorifier le Père, le Fils et le Saint Esprit.

      Nous sommes baptisés en Son Nom, nous ne pouvons demeurer sur terre que par Lui. (Il n'y a que l'âme de l'homme qui ne peut rechercher l'image de Dieu). Au début, l'homme a été créé juste, Ec 7:29. Son intelligence a su discerner clairement les préceptes divins ; il n'a commis aucune erreur ni faute dans la connaissance des Préceptes divins ; il a consenti immédiatement, en toutes choses, à suivre la volonté de Dieu. Ses pensées n'étaient pas détournées, et il ne s'est pas dirigé vers de mauvaises passions. Ses pensées ont été tout de suite polarisées vers les meilleurs sujets. Nos premiers parents étaient ainsi, dans un état de sainteté, heureux, ayant l'image de Dieu en eux. Mais maintenant, combien cet aspect de Dieu, aux yeux de sa créature, est défiguré ! Que le seigneur inonde nos âmes de Sa grâce !

      29 L'homme doit se nourrir des plantes et des fruits, en particulier les céréales et tous les produits que donne la terre. Que le peuple de Dieu rejette donc tout souci de nourriture sur Lui et ne soit pas anxieux sur le « manger » et le « boire ». Celui qui nourrit les oiseaux du ciel ne délaissera pas Ses enfants.
      31 Quand nous examinons nos œuvres, nous constatons, avec une certaine honte, qu'elles sont vraiment mauvaises ; Dieu quant à Lui, a vu au contraire, que les siennes étaient très bonnes. Elles ont été bonnes car elles furent crées telles que le Créateur l'a désiré. Toutes Ses œuvres, en tous lieu, Le louent et Le bénissent ; Oh Seigneur, bénis mon âme !

      Bénissons Dieu pour l'évangile de Christ ; quand nous considérons Sa puissance, fuyons, en tant que pécheurs, la Colère à venir. Si nous sommes nés de nouveau, en toute sainteté, à l'image de Dieu, nous irons vers de « nouveaux cieux et la nouvelle terre, où demeure la droiture ».

      Genèse 2

      1

      Le premier Sabbat. (Genèse 2:1-3)
      Détails sur la création. (Genèse 2:4-7)
      La création du jardin Éden. (Genèse 2:8-14)
      L'homme y est placé. (Genèse 2:15)
      Les commandements de Dieu. (Genèse 2:16,17)
      Les animaux sont nommés, La création de la femme, L'institution divine du mariage. (Genèse 2:18-25)

      Après six jours, Dieu termina l'œuvre de la création. Quand le Créateur opère des miracles, il dépasse la nature mais ne change jamais les lois qu'Il a dictées, Il n'ajoute rien à Ses préceptes établis. Dieu ne s'est pas reposé parce qu'il était las, mais seulement lorsque Ses souhaits furent comblés. Notez déjà le début de l'œuvre de la grâce, dans la sanctification ou dans le désir de rester saint, au jour de sabbat. Le respect solennel d'un jour sur sept, consacré au saint repos, à l'honneur de Dieu, est le devoir de tous ceux pour qui le Créateur a réservé cette sainte journée, à savoir le sabbat. En ce temps-là, les représentants de la race humaine ne pouvaient être que nos premiers parents. C'est pour eux que le sabbat a été institué ; il a été aussi clairement établi pour toutes les générations suivantes.

      Le sabbat chrétien, celui que nous observons, est le septième jour ; en lui nous célébrons le repos de Dieu le Fils, et l'accomplissement de son œuvre de rédemption à notre égard.

      4 Le texte nous donne ici le nom du Créateur : « Jéhovah ».

      Quand le mot « Seigneur » est en majuscules, dans certaines versions de nos bibles, cela signifie que le terme original est « Jéhovah ». Ce nom de Dieu dénote qu'Il est l'Être par excellence, et qu'Il a le pouvoir de créer toutes choses et toutes créatures. Le texte nous révèle ensuite l'existence des plantes et des herbes : elles sont destinées à servir de nourriture à l'homme. La terre ne peut produire des fruits elle-même : cela est opéré par le Tout Puissant. La grâce ne peut croître d'elle-même dans une âme où règne le péché, en fait, c'est Dieu qui opère. La pluie est aussi un don de Dieu ; elle ne vient à nous que si Dieu le permet. Bien que Dieu soit satisfait de ses œuvres, Il peut fort bien s'en passer ; et bien que nous ne devons pas tenter Dieu en négligeant Sa création, nous devions Lui faire confiance et respecter notre environnement. Quel que soit le cours des évènements, Dieu arrosera les plantes de Sa création. La grâce divine descend comme la rosée, et arrose l'église, sans bruit. Le corps de l'homme a été tiré de la poussière, la même que celle que l'on voit sur le sol. L'âme, par contre, n'a pas été tirée de la terre : de cette terre nous venons donc, gardons à l'esprit cette origine ! Nous devons rendre compte à Dieu de l'occupation de nos âmes ici-bas ; et si l'on constate que nous les avons négligées, en les consacrant aux gains du monde, nous sommes perdus à jamais !

      Les fous dédaignent leur propre âme, en prenant soin de leur corps en priorité.

      Genèse 3

      22 Dieu a ordonné que l'homme sorte du jardin ; Il lui a dit qu'il ne devait en aucun cas en avoir la jouissance plus longtemps. Mais l'homme aimait bien cet endroit et ne voulait pas le quitter, ce qui a poussé Dieu à l'en expulser. Ceci révèle bien la chute d'Adam et le côté fautif de la race humaine ; la communion avec Dieu a été rompue, l'homme a été séparé des bénédictions et de la gloire du paradis. Adam a été expulsé pour travailler la terre, de laquelle il avait été tiré. Il a été envoyé sur un site de travail, non pas sur un lieu de souffrance. Nos premiers parents ont été privés des privilèges qu'ils avaient de par leur état d'innocence ; il n'ont pas pour autant été laissés dans le désespoir. Le chemin de l'arbre de vie a été barré. Il a été dorénavant impossible à l'homme d'accéder par ses propres moyens à la droiture, à la vie et à la joie car l'alliance divine a été rompue avec toute la malédiction que cela a engendré. Nous sommes tous condamnés si nous tombons sous le jugement de cette alliance divine. Dieu a révélé cela à Adam, non pas pour le conduire au désespoir, mais pour l'inciter à se tourner vers la vie et la joie que peut fournir la Semence promise, par laquelle nous pouvons entrer, en nouveauté de vie, dans la voie de la sainteté qui nous est ouverte.

      Genèse 6

      1

      La méchanceté du monde provoquant la colère divine. (Genèse 6:1-7)
      Noé a trouvé la grâce. (Genèse 6:8-11)
      Le déluge est annoncé à Noé, Les directives de construction de l'arche. (Genèse 6:12-21)
      La foi de Noé et son obéissance. (Genèse 6:22)

      La chose la plus remarquable relative au monde « d'avant » est sa destruction par le déluge. Le texte nous indique le niveau d'iniquité déjà atteint dans ce monde de méchanceté : Dieu se mit, à juste titre, en colère et prit la sainte résolution d'envoyer une punition. De tous temps, on a constaté l'arrivée de malédictions divines lors des mariages entre les pratiquants de la vraie religion et leur ennemis irréductibles. Le mauvais exemple des impies corrompt ou blesse carrément les autres. La religion au sein de la famille tend à s'éteindre et les enfants sont éduqués selon les préceptes et les maximes du monde, par des parents qui méprisent la crainte de Dieu. Si nous professons être les fils et filles du Seigneur Tout Puissant, nous ne devons pas nous marier sans Son consentement. Il ne donnera jamais Sa bénédiction si nous préférons la beauté, l'intelligence, la richesse ou les honneurs du monde à la foi et à la sainteté.

      L'Esprit de Dieu, en envoyant Énoch, Noé et peut-être d'autres, a tenté de prêcher le salut aux hommes ; cet Esprit a été patient, plein de grâce, malgré la rébellion rencontrée ; Il a poussé les hommes à la vigilance en tentant de convaincre leur conscience. Mais le Seigneur a déclaré que Son Esprit n'aura pas une patience sans limite vis-à-vis des hommes ; c'est alors qu'ils seront livrés à eux-mêmes, endurcis dans leurs péchés et mûrs pour la destruction. Dieu est déterminé, l'homme n'est que chair : il est non seulement frêle et fragile, mais aussi charnel et dépravé ; il a manqué le but assigné à son âme en cherchant plutôt à satisfaire ses penchants de corruption. Dieu voit toute la méchanceté qui règne parmi les fils de hommes ; rien ne peut lui être caché; si la repentance humaine est absente, Dieu fera vite connaître Sa volonté. La méchanceté d'un peuple est vraiment grande quand les hommes se distinguent par leurs péchés. Beaucoup de péchés ont été commis en tous lieux, par toutes sortes d'individus. Il est aisé de voir à quel point la méchanceté était grande : Dieu constata que toute pensée, toute imagination du cœur de l'homme était sujette uniquement et continuellement au mal. Tout ne pouvait provenir que d'une origine souillée ; le cœur des hommes était trompeur et désespérément mauvais ; leurs principes fondamentaux étaient corrompus ; leurs habitudes et leurs dispositions étaient toutes orientées vers le mal. Leurs desseins et leurs devises étaient aussi mauvaises. Ils pratiquaient le mal délibérément, recherchant tout ce qui mène à la perversion. Il était impossible de voir chez eux une quelconque trace de bonté. Dieu vit la méchanceté des hommes, en éprouva de la honte et fut mortifié. Il vit cela avec tristesse, tel un tendre père, voyant la folie, l'insubordination et la rébellion de ses enfants désobéissants ; il aurait préféré ne pas en avoir. Les mots utilisés dans ce texte sont remarquables ; ce sont des attributs réels de la conduite des hommes et non pas des désirs divins, destinés à redresser cette situation malheureuse.

      Est-ce que Dieu hait notre péché ? Sommes-nous attristés par celui-ci ? Puissions-nous tourner nos regards vers Celui qui est attristé et qui pleure à cause de notre péché ! Dieu s'est repenti d'avoir créé l'homme ; nous ne l'avons jamais vu, par contre, se repentir de l'avoir racheté. Dans ce passage, Dieu prit la résolution d'exterminer l'homme. Le terme original est très impressionnant : « J'exterminerai de dessus la face de la terre, l'homme », comme si celui-ci était vraiment sale, immonde, placé dans un endroit propre et net alors qu'il devrait se trouver parmi les immondices. Dieu parle de l'homme comme étant Sa propre créature ; Il a résolu d'exécuter Sa sentence envers elle. Les êtres vivants vont payer de leur vie. Dieu révèle la résolution qu'il a prise au sujet des hommes, après le vain et patient avertissement de l'Esprit Saint. Nul n'est puni par la justice divine, à l'exception de ceux qui ont en aversion les réprimandes et les avertissements de la Grâce.

      Genèse 7

      Job 1

      1

      Ce livre traite de l'histoire de Job : la prospérité, les afflictions, et la restauration du patriarche, sont ici contées. Il a vécu peu après Abraham ou peut-être même avant.

      Le texte a été probablement écrit par Job lui-même, c'est le livre le plus ancien de la Bible. Les enseignements qui sont ici donnés, sur la patience et les épreuves de Job, sont toujours d'actualité et plus utiles que jamais à notre enseignement. Nous vivons aujourd'hui sous la même Providence qu'à l'époque, nous avons le même Père capable de nous châtier, car Sa droiture Le pousse à nous corriger. La force d'âme et la patience légendaires de Job, lui ont permis de supporter de graves épreuves ; mais son espérance était ferme quant à la venue de son Rédempteur, ce qui lui a donné l'assurance et l'intégrité, malgré les tentations, en particulier celles de l'orgueil de l'autosatisfaction, qui pouvaient l'attaquer. Une autre grande doctrine de la foi, particulièrement développée dans le livre de Job, est celle de la protection divine. Il est évident dans cette histoire, que le Seigneur a considéré Son serviteur Job avec toute l'affection d'un père, plein de sagesse et d'affection.

      * La piété et la prospérité de Job. (Job 1:1-5) Satan obtient la permission de tenter Job. (Job 1:6-12) Job perd tous ses biens, la mort de ses enfants. (Job 1:13-19) La patience de Job et sa piété. (Job 1:20-22)

      Job 1:1-5 Job était prospère, mais également pieux. Bien que ces qualités puissent être rares et difficiles à concilier, il n'est pas impossible à un homme riche d'entrer dans le royaume des cieux. Par la grâce de Dieu, les tentations qu'apportent les richesses du monde peuvent être surmontées. Le texte nous donne un état de la piété et de la prospérité du patriarche, avant que n'arrivent ses grandes afflictions, prouvant que ni l'une, ni l'autre de ces conditions ne mettent à l'abri des épreuves. Bien que Job ait constaté avec satisfaction une bonne harmonie dans le travail et le comportement de ses fils, sa connaissance du cœur humain le rendait inquiet à leur égard, vis-à-vis de leur attitude envers Dieu. Ensuite, après avoir prié pour eux, il les renvoyait et les sanctifiait, en leur rappelant de sonder leur cœur, de façon à confesser les péchés qu'ils auraient pu commettre, et obtenir ainsi la clémence céleste ; et convaincu que Dieu était enclin d'accepter sa demande, par le biais du Sauveur promis, il a offert un holocauste pour chacun de ses enfants. Nous pouvons percevoir dans ce texte le soin particulier que Job prenait pour les âmes des siens, sa connaissance de l'état pécheur de l'homme et son entière volonté de dépendance envers la miséricorde divine.

      6 Les afflictions de Job ont commencé à cause de la méchanceté de Satan ; elles ont été permises par le Seigneur, dans le but de nous amener, par le récit de ce texte, à avoir davantage de sagesse et de sainteté. « L'ennemi » a un esprit mauvais, cherchant continuellement à affliger, dérouter, et, si possible, détruire ceux qui aiment Dieu. Il est difficile de dire jusqu'où cette emprise peut nuire ; il est probable que la majorité des désarrois et des tristesses qui assaillent les chrétiens peut être attribuée au diable. Tant que nous sommes sur cette terre il est capable de nous atteindre. Il nous faut par conséquent rester sobres et vigilants, 1Pierre 5:8.

      Remarquez à quel point Satan condamne Job. Il arrive fréquemment que les calomniateurs répandent des idées fausses. De même qu'il n'y a rien de plus horrible que d'être vraiment hypocrite, il n'y a rien de pire que d'être accusé sans cause.

      Il n'y a aucun mal à espérer une récompense éternelle, grâce à notre obéissance ; il est par contre mauvais de rechercher les avantages de ce monde dans la pratique de notre religion. Le peuple de Dieu est spécifiquement au bénéfice de Sa protection ; tous les Siens Lui appartiennent. La bénédiction du Seigneur nous rend riches ; Satan lui-même, malgré tout, en bénéficie.

      Dieu a permis que Job soit éprouvé, comme Il a d'ailleurs laissé Pierre chuter, lors de son reniement. Il est réconfortant de savoir que Dieu a enchaîné le diable, Apocalypse 20:1, qui n'a aucune puissance pour forcer les hommes à commettre le péché : ces derniers le font de leur propre gré ; le diable ne peut affliger les hommes sans que ce ne lui soit permis par Dieu. Toute l'histoire ici décrite nous révèle le comportement des hommes. L'Écriture nous parle ainsi afin de nous enseigner que Dieu dirige les affaires du monde.

      13 Satan a commencé à éprouver Job le jour où ses enfants ont fait leur festin. Toutes ces épreuves frappèrent Job immédiatement ; pendant qu'un porteur de mauvaises nouvelles parlait encore, d'autres messagers sont arrivés. Ses biens les plus précieux étaient ses dix enfants ; on rapporta au patriarche qu'ils furent tous tués. Ils ont été emportés au moment où Job aurait eu le plus besoin d'eux pour être consolé de toutes ses pertes. Nous ne pouvons avoir de l'aide qu'en Dieu seulement.
      20 Job s'est humilié devant la majesté divine. Il a raisonné comme l'aurait fait naturellement tout être humain.

      Nous n'avons rien apporté dans ce monde et tout ce dont nous bénéficions matériellement provient de ceux qui nous entourent ; il est certain que nous ne pouvons rien emporter dans l'au-delà et que nous devrons tout laisser à d'autres. Job, après avoir tout perdu, s'est retrouvé réduit à son premier état. Il a atteint le point qui précède le départ vers l'au-delà, complètement dépouillé, plus tôt qu'il n'aurait pu le prévoir.

      Quand nous quittons nos vêtements avant de nous mettre au lit, cela peut apporter un surcroît de fatigue, mais en contre partie, cela signifie que le temps du repos est proche. Celui par qui tous ses malheurs sont arrivés, s'est éloigné. Notez comment Job a réagi, au vu des pertes qu'il a endurées, et comment il a fixé son regard vers Celui qui dirige toutes choses ! Les afflictions ne doivent pas nous détourner de notre chemin, elles doivent au contraire nous faire regarder vers les choses spirituelles. Si dans toutes nos épreuves, nous portons nos regards vers le Seigneur, ce Dernier nous soutiendra. Le Seigneur est juste. Tout ce que nous possédons ne provient que de ce qu'Il nous octroie ; toutes nos pertes sont dues au péché, donc ne nous plaignons pas si Dieu nous reprend quelque chose !

      Le mécontentement et l'impatience nous font accuser Dieu, en toute folie. Face à toutes ses tentations, Job a été particulièrement vigilant ; il devrait en être ainsi pour nous, reconnaissant que Dieu ne pratique que le bien ; mais nous réagissons avec méchanceté, alors que Dieu fait toutes choses avec sagesse, à l'inverse de nous. Que les ruses, la méchanceté et la puissance de Satan rendent le Sauveur plus précieux à nos âmes, ce Dernier étant venu pour détruire les œuvres du diable ; ce Sauveur, en vue de notre salut, a souffert des épreuves de cet ennemi bien davantage que Job n'a pu souffrir, bien au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer.

      Job 2

      1

      Satan obtient la permission d'éprouver Job. (Job 2:1-6)
      Les souffrances de Job. (Job 2:7-10)
      Ses amis viennent le réconforter. (Job 2:11-13)

      Qu'il est réconfortant de savoir qu'au jugement dernier, ni les hommes ni les forces diaboliques ne seront finalement nos juges ! Toute justice sera effectuée par le Seigneur, qui Lui, ne se trompe jamais. Job, dans son épreuve, reste intègre, ce qui fait sa force. Dieu mentionne la puissance de Sa grâce. L'égoïsme et l'instinct de conservation sont des sentiments intenses dans le cœur des hommes. Mais Satan accuse Job, le traitant d'égoïste, en disant qu'il ne recherche que son propre intérêt et sa sécurité. Il en est souvent ainsi pour le peuple de Dieu, souvent blâmé à tort par le diable et ses sujets. Satan est autorisé à dispenser l'épreuve, mais dans certaines limites. Si Dieu n'avait pas enchaîné ce lion hurlant, nous aurions été bien vite dévorés !

      Job, ainsi diffamé par Satan, était une image de Christ, dont la prophétie annonçait, au début des temps, que Satan devait blesser Son talon et être finalement écrasé par le Roi des rois.

      7 Le diable tente ses propres enfants et les mène au péché, Il les éprouve et les conduit à la ruine ; dans notre passage, le serviteur de Dieu est affligé et est alors tenté de maudire cette affliction. Le diable a provoqué Job pour que ce dernier maudisse Dieu. Cette souffrance était très dure à supporter. Si, à tout moment, nous pouvons être éprouvés par des maladies douloureuses et pénibles, ne pensons pas être traités injustement, car Dieu peut parfois agir ainsi envers certains de Ses saints ou de Ses serviteurs les plus zélés. Job s'est humilié sous la puissante main de Dieu, il Lui a confié son esprit. Son épouse l'a incité à maudire Dieu, pour mourir ensuite. Satan fait toujours des efforts pour éloigner les hommes de Dieu, comme il l'a déjà fait avec nos premiers parents, en leur suggérant de se rebeller contre le Seigneur ; rien n'est finalement plus mauvais pour l'homme. Mais Job a résisté et a surmonté la tentation. Recevrions-nous, créatures sans valeur, fautives et souillées que nous sommes, beaucoup de bénédictions, d'un Dieu juste et saint, tout en refusant d'accepter la punition due à nos péchés ? Nous sommes punis, en fait, tellement moins que nous ne le méritons ! Que nos murmures, aussi bien que nos vantardises, s'éloignent de nous à jamais ! Jusqu'ici Job a résisté à l'épreuve, ce qui l'a affermi pour le tourment de l'affliction suivante. Il aurait pu naître en son cœur des sentiments négatifs, mais la Grâce a eu finalement le dessus.
      11 Les amis de Job semblent remarquables à la fois par leur rang social, leur sagesse et leur piété. Une grande partie du réconfort que nous trouvons ici-bas provient de notre lien amical avec des personnes prudentes et vertueuses. En venant pleurer avec Job, ses trois amis lui ont manifesté la peine qu'ils ressentaient réellement. Ils vinrent donc pour le soulager et se sont assis auprès de lui. Au vu de ces épreuves, il semblerait qu'ils aient suspecté un jugement céleste relatif à quelque crime commis par le patriarche, malgré sa profession de piété. Beaucoup considèrent que ces trois personnages ont rendu tout simplement visite à leur ami éprouvé ; nous devons prendre exemple de cette démarche : si la religion anime notre cœur, du fruit doit en ressortir dans nos vies. Et si l'exemple des amis de Job n'est pas suffisant pour nous faire éprouver de la pitié pour l'affligé, recherchons plutôt à avoir l'esprit qui animait Christ.

      Job 9

      Job 10

      Job 22

      Job 26

      Job 36

      Job 37

      14 Une pensée réaliste des œuvres de Dieu peut aider à mieux comprendre tout ce que réalise la Providence. De même que Dieu a créé le vent glacial du Nord, il a aussi prévu le dégel, grâce aux vents du Sud : le Saint Esprit est comparé à ces vents, Il persuade et il réconforte, Cantique 4:16.

      La plupart des hommes sont dans l'ignorance en ce qui concerne les perfections glorieuses de la nature et des attributs divins. Ceux qui, par la grâce, connaissent Dieu, ne savent en fait que bien peu de choses à Son sujet, comparées à tout ce qui leur sera révélé quand ils seront face à cette Perfection.

      Job 38

      1

      Dieu demande à Job de répondre. (Job 38:1-3)
      Dieu interroge Job. (Job 38:4-11)
      Vérités sur la lumière et les ténèbres. (Job 38:12-24)
      Vérités sur la grandeur des cieux. (Job 38:25-41)

      Job maintenant, se tait, malgré le fait que ses amis ne soient pas toujours convaincus. Élihu a réduit Job au silence, mais ne l'a pas amené à admettre sa faute devant Dieu.

      C'est à ce moment que l'Éternel intervient. Ce Dernier humilie Job et l'invite à se repentir d'avoir tenu des propos quelque peu mêlés de passion au sujet de la Providence divine dirigeant ses pas ; Dieu rappelle au patriarche combien son temps sur terre est compté, face à l'éternité divine. L'Éternel lui rappelle également, face à son ignorance, qu'Il connaît toutes choses. Il lui rappelle qu'Il est le Tout Puissant, face à sa faiblesse. Dans notre folie, le dédain de la sagesse divine est une grande provocation envers Dieu. Par contre, une humble foi et une obéissance sincère sont bien meilleures à Ses yeux !

      4 Pour humilier Job, Dieu lui rappelle son ignorance, même en ce qui concerne les éléments de la terre et de la mer. Il nous est impossible de trouver des failles dans les œuvres divines et nous ne devons éprouver aucune crainte devant ces œuvres. Les ouvrages de la Providence et de la Création ne seront jamais détruits ; il en va de même pour la Rédemption, Christ, Lui-même, en est à la fois le Fondement et la Pierre angulaire. L'église possède également, des bases aussi solides que la terre.
      12 L'Éternel interroge Job pour le convaincre de son ignorance et pour lui montrer sa folie d'oser contester avec Lui. Si nous essayons d'agir de la sorte, nous serons vite convaincus que nos connaissances sont bien faibles au vu de ce qui nous reste à découvrir ! Grâce à la miséricorde divine, à la Source d'eaux vives qui nous a baignés, nous sommes capables de communiquer cette Lumière céleste à ceux qui ont le cœur asservi aux ténèbres, 2Corinthiens 4:6.

      Nous constatons souvent ici-bas, que les lois divines sont bafouées ; en fait, certaines nous sont cachées. Assurons-nous plutôt que les portes des cieux nous seront bien ouvertes, au jour du trépas, sans que nous ayons la crainte d'aller en enfer.

      Il est présomptueux d'essayer de discerner les profondeurs des voies divines alors que nous ne sommes même pas capables de comprendre l'étendue de celles qui régissent la terre ! Nous devrions plutôt nous préparer à l'éternité ; la nuit la plus sombre précède toujours le retour de la lumière matinale ! Cela s'applique non seulement à notre cas personnel mais aussi aux rapports que nous avons avec ceux qui nous entourent. Quelle folie de vouloir lutter contre Dieu ! Nous avons bien meilleur intérêt à rechercher Sa Paix et à bénéficier de Son Amour !

Afficher tous les 259 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.