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DÉBORA

(=abeille).

1.

Nourrice de Rébecca, qu'elle accompagna quand sa maîtresse quitta sa famille pour épouser Isaac (Ge 24:59). La Bible ne mentionne que le lieu de sa sépulture à Béthel, au pied du « Chêne des pleurs » (Ge 35:8).

2.

Prophétesse en Israël, de l'époque des Juges ; femme de Lappidoth. Elle fut l'âme d'un puissant mouvement national et religieux, en groupant au nom de Jéhovah plusieurs tribus israélites dans la lutte contre les Cananéens, leurs ennemis communs. Son histoire est donnée par deux documents distincts : un récit en prose (Jug 4) et un poème (Jug 5), communément appelé « Cantique de Débora ». D'après la majorité des critiques, ce dernier morceau est fort ancien, contemporain des événements qu'il relate, et se trouve être ainsi un des plus vieux écrits bibliques que nous possédions. C'est un chant de guerre triomphal évoquant l'appel aux armes lancé par la prophétesse et célébrant avec enthousiasme la victoire de Jéhovah sur les ennemis de son peuple. Le style en est très archaïque, les idées également : Jéhovah est présenté comme résidant au désert et accourant au secours de son peuple pour la bataille (Jug 5:4). Les hésitations, puis le refus de plusieurs tribus de répondre à l'appel de Débora (Jug 5:15-17) reflètent un manque d'unité nationale, ce qui correspond bien à la situation d'Israël à l'époque des Juges.

Ce morceau a une grande valeur poétique, et la conclusion décrivant l'attente fiévreuse et vaine de la mère de Sisera dénote chez l'auteur un sens très fin du drame (Jug 5:28,30).

Le récit en prose est plus récent et semble appartenir à E. Ce n'est pas un simple résumé ni même une adaptation du poème ; il apporte plusieurs renseignements nouveaux sur la personnalité de Débora, sur Barak, sur le lieu du combat, qui complètent ceux du ch. 5.

Sur certains points, les deux récits présentent de notables différences :

D'après Jug 5:15, Débora semble être de la tribu d'Issacar ; d'après Jug 4:5, elle réside près de Béthel en Éphraïm ; il est possible que le rédacteur ait identifié par erreur le palmier de Débora avec le Chêne des pleurs au pied duquel était enterrée la nourrice de Rébecca (Ge 35:8).

Le poème présente Sisera comme un roi, chef d'une coalition de princes cananéens, le récit en prose en fait un simple général au service de Jabin, roi de Hatsor. Or, sur ce point, le ch. 4 présente plusieurs invraisemblances : Jabin est appelé roi de Canaan, ce qui est un anachronisme ; il a été tué à la bataille des Eaux de Mérom, gagnée par Josué (Jos 11:10), et sa ville de Hatsor rasée : on pourrait admettre à la rigueur qu'il s'agit ici d'un autre roi du même nom, mais dans la suite du récit il n'est plus question de Jabin (sauf dans Jug 4:23, qui n'est pas primitif, venant de D) et l'auteur semble ne s'intéresser qu'au sort de Sisera. De plus, Hatsor est situé très loin au Nord du lieu où se trouvait Sisera et où se livra la bataille. Ces incohérences tendent à prouver que le récit en prose a inséré dans l'histoire du roi Sisera certaines données différentes de celles de Jos 11, mais relatives au même roi Jabin.

Voici comment l'on pourrait tenter de retracer les événements. A l'époque des Juges, les Israélites, nouveaux venus dans le pays, n'occupaient pas encore la plaine de Jizréel d'une façon définitive. Il restait des villes cananéennes non soumises (cf. Jug 1:27) et les rois ennemis étaient encore assez puissants pour espérer déloger les tribus hébraïques des régions montagneuses qu'elles occupaient au Nord et au Sud de la plaine. Débora, une prophétesse, rendait des oracles dans une de ces tribus. Inspirée par Jéhovah, elle devint l'animatrice de la lutte contre les rois cananéens ; elle gagna à sa cause un chef de Nephthali, Barak, et lui fit connaître le plan de campagne qu'elle avait reçu d'une révélation divine. Plusieurs tribus répondirent à leur appel, tandis que les plus éloignées restèrent neutres. Sous l'impulsion de Débora, elles prirent conscience de leur solidarité nationale et religieuse et saluèrent en l'Éternel leur roi, selon la véritable tradition d'Israël. Barak et ses hommes, dont l'enthousiasme était accru par la présence de la prophétesse, engagèrent le combat au mont Thabor contre un ennemi supérieur en nombre et en armement. Un violent orage ayant éclaté, le torrent de Kison, gonflé par les pluies, gêna la retraite de l'armée cananéenne qui fut anéantie. (cf. Jug 5:21) Sisera, son chef, s'enfuit et fut assassiné par Taël, femme d'un certain Héber, ami d'Israël. V A. Ch.

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Versets relatifs

    • Genèse 24

      59 Alors ils laissèrent aller Rébecca leur soeur, et sa nourrice, et le serviteur d'Abraham, et ses gens.

      Genèse 35

      8 Et Débora, nourrice de Rébecca, mourut ; et elle fut ensevelie au-dessous de Béthel, sous le chêne, qu'on appela Allon-Bacuth (chêne des pleurs).

      Lévitique 4

      1 L'Éternel parla encore à Moïse, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, en disant : Lorsque quelqu'un aura péché par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, sur ce qui ne doit pas être fait, et qu'il aura fait quelqu'une de ces choses ;
      3 Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché, rendant par là le peuple coupable, il offrira à l'Éternel, pour le péché qu'il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché ;
      4 Il amènera le taureau à l'entrée du tabernacle d'assignation devant l'Éternel ; il appuiera sa main sur la tête du taureau, et il égorgera le taureau devant l'Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans le tabernacle d'assignation ;
      6 Et le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera sept fois aspersion du sang devant l'Éternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Puis le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums d'aromates, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      8 Et il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui tient aux entrailles,
      9 Et les deux rognons, la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie, et qu'il détachera près des rognons,
      10 Comme on enlève ces parties du taureau du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel de l'holocauste.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
      12 Le taureau entier, il l'emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l'on jette la cendre, et il le brûlera sur du bois, au feu ; il sera brûlé sur le tas de cendres.
      13 Et si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché par erreur, et que la chose soit ignorée de l'assemblée ; s'ils ont fait contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire, et qu'ils se soient rendus coupables,
      14 Et que le péché qu'ils ont commis soit connu, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l'amènera devant le tabernacle d'assignation.
      15 Les anciens de l'assemblée appuieront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel, et on égorgera le taureau devant l'Éternel ;
      16 Le sacrificateur ayant reçu l'onction portera du sang du taureau dans le tabernacle d'assignation.
      17 Puis le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et en fera sept fois aspersion devant l'Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      19 Il enlèvera aussi toute la graisse, et la fera fumer sur l'autel ;
      20 Et il fera de ce taureau comme il a fait du taureau expiatoire ; il en fera de même. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Puis il emportera le taureau hors du camp, et le brûlera, comme il a brûlé le premier taureau ; c'est le sacrifice pour le péché de l'assemblée.
      22 Si c'est un des principaux du peuple qui a péché, en faisant par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, ce qui ne doit pas être fait, et s'est rendu coupable ;
      23 Quand on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande un bouc mâle, sans défaut ;
      24 Il appuiera sa main sur la tête du bouc, et l'égorgera au lieu où l'on égorge l'holocauste devant l'Éternel ; c'est un sacrifice pour le péché.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra le sang au pied de l'autel de l'holocauste ;
      26 Et il fera fumer toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de prospérités. Ainsi le sacrificateur fera pour lui l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché par erreur, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et qu'il se rende coupable ;
      28 Lorsqu'on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis ;
      29 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et il égorgera le sacrifice pour le péché au même lieu que l'holocauste.
      30 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel ;
      31 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice de prospérités ; et il la fera fumer sur l'autel, en agréable odeur à l'Éternel. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 S'il amène un agneau comme son offrande pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et l'égorgera pour le péché, au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      34 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau du sacrifice de prospérités, et il les fera fumer sur l'autel, à la manière des sacrifices de l'Éternel faits par le feu. Ainsi le sacrificateur fera l'expiation pour cet homme, pour le péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné.

      Josué 11

      1 Dès que Jabin, roi de Hatsor, eut appris ces choses, il envoya vers Jobab roi de Madon, vers le roi de Shimron, vers le roi d'Acshaph,
      2 Vers les rois qui étaient au nord dans la montagne et dans la plaine au midi de Kinnéreth, et dans la plaine, et sur les hauteurs de Dor, à l'occident,
      3 Vers les Cananéens de l'orient et de l'occident, vers les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Jébusiens dans la montagne, et les Héviens au pied de l'Hermon, dans le pays de Mitspa.
      4 Alors ils sortirent, eux et toutes leurs armées avec eux, un peuple nombreux, égal en nombre au sable qui est sur le bord de la mer, ayant des chevaux et des chars en fort grand nombre.
      5 Tous ces rois se réunirent et vinrent camper ensemble près des eaux de Mérom, pour combattre contre Israël.
      6 Mais l'Éternel dit à Josué : Ne les crains point ; car demain, environ ce temps-ci, je les livrerai tous blessés à mort devant Israël ; tu couperas les jarrets à leurs chevaux, et tu brûleras leurs chars au feu.
      7 Josué, avec tous ses gens de guerre, vint donc subitement contre eux, près des eaux de Mérom, et ils tombèrent sur eux ;
      8 Et l'Éternel les livra entre les mains d'Israël ; ils les battirent et les poursuivirent jusqu'à Sidon la grande, et jusqu'à Misrephoth-Maïm, et jusqu'à la vallée de Mitspa, vers l'orient ; ils les battirent au point de n'en laisser échapper aucun.
      9 Et Josué leur fit comme l'Éternel lui avait dit ; il coupa les jarrets de leurs chevaux, et il brûla leurs chars au feu.
      10 Et comme Josué s'en retournait, en ce même temps, il prit Hatsor, et frappa son roi avec l'épée ; car Hatsor était autrefois la capitale de tous ces royaumes.
      11 Ils firent passer au fil de l'épée toutes les personnes qui y étaient, les vouant à l'interdit ; il n'y resta rien de ce qui respirait, et on brûla Hatsor.
      12 Josué prit aussi toutes les villes de ces rois, et tous leurs rois, et les fit passer au fil de l'épée ; il les voua à l'interdit, comme Moïse, serviteur de l'Éternel, l'avait commandé.
      13 Mais Israël ne brûla aucune des villes situées sur une colline, excepté Hatsor seule, que Josué brûla.
      14 Et les enfants d'Israël pillèrent pour eux tout le butin de ces villes, et le bétail ; mais ils firent passer au fil de l'épée tous les hommes, jusqu'à ce qu'ils les eussent exterminés ; ils n'y laissèrent rien de ce qui respirait.
      15 Comme l'Éternel l'avait commandé à Moïse son serviteur, Moïse le commanda à Josué ; et Josué fit ainsi ; il n'omit rien de ce que l'Éternel avait commandé à Moïse.
      16 Josué prit donc tout ce pays, la montagne, tout le midi, tout le pays de Gossen, la plaine et la campagne, la montagne d'Israël et sa plaine,
      17 Depuis la montagne nue, qui monte vers Séir, jusqu'à Baal-Gad, dans la vallée du Liban, au pied de la montagne d'Hermon. Et il prit tous leurs rois, les frappa, et les fit mourir.
      18 Josué fit longtemps la guerre contre tous ces rois.
      19 Il n'y eut aucune ville qui fît la paix avec les enfants d'Israël, excepté les Héviens qui habitaient Gabaon. Ils les prirent toutes par la guerre ;
      20 Car cela venait de l'Éternel, qu'ils endurcissent leur coeur pour sortir en bataille contre Israël ; afin de les vouer à l'interdit sans qu'il y eût pour eux de merci, mais afin de les exterminer, comme l'Éternel l'avait commandé à Moïse.
      21 En ce temps-là Josué vint et extermina les Anakim de la montagne d'Hébron, de Débir, d'Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d'Israël ; Josué les voua à l'interdit, avec leurs villes.
      22 Il ne resta point d'Anakim dans le pays des enfants d'Israël, il n'en resta qu'à Gaza, à Gath et à Asdod.
      23 Josué prit donc tout le pays, selon tout ce que l'Éternel avait dit à Moïse, et Josué le donna en héritage à Israël, selon leurs divisions, d'après leurs tribus. Alors le pays fut tranquille et sans guerre.

      Juges 1

      27 Manassé ne déposséda point les habitants de Beth-Shéan et des villes de son ressort, ni les habitants de Thaanac et des villes de son ressort, ni les habitants de Dor et des villes de son ressort, ni les habitants de Jibléam et des villes de son ressort, ni les habitants de Méguiddo et des villes de son ressort ; ainsi les Cananéens persistèrent à habiter ce pays-là.

      Juges 4

      1 Après qu'Éhud fut mort, les enfants d'Israël continuèrent à faire ce qui est mauvais devant l'Éternel.
      2 C'est pourquoi l'Éternel les livra entre les mains de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hatsor. Le chef de son armée était Sisera, qui habitait à Harosheth-Goïm.
      3 Alors les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel ; car Jabin avait neuf cents chars de fer, et il opprimait avec beaucoup de violence les enfants d'Israël depuis vingt ans.
      4 En ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, jugeait Israël.
      5 Et elle siégeait sous le palmier de Débora entre Rama et Béthel, dans la montagne d'Éphraïm, et les enfants d'Israël montaient vers elle pour être jugés.
      6 Or, elle envoya appeler Barak, fils d'Abinoam, de Kédès, de Nephthali, et elle lui dit : L'Éternel, le Dieu d'Israël, n'a-t-il pas donné ce commandement : Va, dirige-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali et des enfants de Zabulon ?
      7 J'attirerai vers toi, au torrent de Kisson, Sisera, chef de l'armée de Jabin, avec ses chars et la multitude de ses gens, et je le livrerai entre tes mains.
      8 Et Barak lui dit : Si tu viens avec moi, j'irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n'irai pas.
      9 Et elle répondit : J'irai, j'irai avec toi ; mais tu n'auras point de gloire dans ton entreprise ; car l'Éternel livrera Sisera entre les mains d'une femme. Débora se leva donc, et alla avec Barak à Kédès.
      10 Et Barak assembla Zabulon et Nephthali à Kédès ; dix mille hommes marchèrent à sa suite ; et Débora monta avec lui.
      11 Or, Héber, le Kénien, s'étant séparé des Kéniens, enfants de Hobab, parent de Moïse, avait dressé ses tentes jusqu'au chêne de Tsaanaïm, qui est auprès de Kédès.
      12 On rapporta donc à Sisera que Barak, fils d'Abinoam, était monté à la montagne de Thabor.
      13 Et Sisera assembla tous ses chars, neuf cents chars de fer, et tout le peuple qui était avec lui, depuis Harosheth-Goïm jusqu'au torrent de Kisson.
      14 Et Débora dit à Barak : Lève-toi ; car voici le jour où l'Éternel a livré Sisera entre tes mains. L'Éternel ne marche-t-il pas devant toi ? Et Barak descendit du mont Thabor, ayant dix mille hommes à sa suite.
      15 Et l'Éternel mit en déroute Sisera, et tous les chars, et tout le camp, et il les fit passer au fil de l'épée devant Barak ; et Sisera descendit de son char, et s'enfuit à pied.
      16 Et Barak poursuivit les chars et le camp jusqu'à Harosheth-Goïm, et tout le camp de Sisera fut passé au fil de l'épée ; il n'en resta pas un homme.
      17 Et Sisera s'enfuit à pied vers la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénien ; car il y avait paix entre Jabin, roi de Hatsor, et la maison de Héber, Kénien.
      18 Et Jaël sortit au-devant de Sisera, et lui dit : Entre mon seigneur, entre chez moi ; ne crains point. Il entra donc chez elle dans la tente, et elle le cacha sous une couverture.
      19 Puis il lui dit : Je te prie, donne-moi un peu d'eau à boire, car j'ai soif. Et elle ouvrit l'outre du lait, lui donna à boire, et le couvrit.
      20 Il lui dit encore : Tiens-toi à l'entrée de la tente, et si l'on vient t'interroger, en disant : Y a-t-il ici quelqu'un ? Tu répondras : Non.
      21 Mais Jaël, femme de Héber, saisit un clou de la tente ; et, prenant en main le marteau, elle vint à lui doucement, et lui transperça la tempe avec ce clou, qui s'enfonça en terre. Il était profondément endormi et accablé de fatigue ; et il mourut.
      22 Et voici, Barak poursuivait Sisera, et Jaël sortit au-devant de lui, et lui dit : Viens, et je te montrerai l'homme que tu cherches. Et Barak entra chez elle, et voici, Sisera était étendu mort, le clou dans la tempe.
      23 En ce jour-là, Dieu humilia ainsi Jabin, roi de Canaan, devant les enfants d'Israël.
      24 Et la main des enfants d'Israël s'appesantit de plus en plus sur Jabin, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils eussent exterminé Jabin, roi de Canaan.

      Juges 5

      1 En ce jour-là, Débora chanta ce cantique avec Barak, fils d'Abinoam, en disant :
      2 Bénissez l'Éternel de ce que les chefs ont pris le commandement en Israël, de ce que le peuple s'est porté de plein gré au combat !
      3 Rois, écoutez ; princes, prêtez l'oreille ! C'est moi, c'est moi qui chanterai à l'Éternel ; qui psalmodierai à l'Éternel, le Dieu d'Israël.
      4 O Éternel, quand tu sortis de Séir, quand tu t'avanças des champs d'Édom, la terre trembla, les cieux se fondirent, et les nuées se fondirent en eaux.
      5 Les montagnes s'écoulèrent devant l'Éternel, et le Sinaï même, devant l'Éternel, le Dieu d'Israël !
      6 Aux jours de Shamgar, fils d'Anath, aux jours de Jaël, les routes étaient abandonnées, et les voyageurs allaient par des chemins détournés ;
      7 Les chefs manquaient en Israël, ils manquaient, jusqu'à ce que je me sois levée, moi Débora, que je me sois levée comme une mère en Israël.
      8 Israël choisissait-il des dieux nouveaux, aussitôt la guerre était aux portes. On ne voyait ni bouclier ni lance chez quarante milliers en Israël.
      9 Mon coeur est aux chefs d'Israël, à ceux du peuple qui furent de bonne volonté.
      10 Bénissez l'Éternel, vous qui montez sur des ânesses blanches, qui êtes assis sur des tapis, et vous qui parcourez les chemins !
      11 Chantez ! A la voix des archers, entre les sources où l'on puise, qu'on célèbre la justice de l'Éternel, la justice de ses chefs en Israël ! Alors le peuple de l'Éternel descendit aux portes.
      12 Réveille-toi, réveille-toi, Débora ! Réveille-toi, réveille-toi, dis un cantique ! Lève-toi, Barak ! Et emmène tes captifs, fils d'Abinoam !
      13 Alors, un débris du peuple l'emporta sur les puissants ; l'Éternel me fit triompher des plus forts.
      14 D'Éphraïm sont venus les habitants d'Amalek. A ta suite Benjamin marchait parmi tes peuples. De Makir sont descendus les chefs ; de Zabulon, ceux qui portent le bâton de l'écrivain.
      15 Et les chefs d'Issacar furent avec Débora ; et Issacar suivit Barak, et fut envoyé sur ses pas dans la vallée. Près des ruisseaux de Ruben, grandes furent les contestations dans les coeurs !
    • Genèse 24

      Genèse 35

      Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Josué 11

      1

      Plusieurs rois se réunissent à Mérom. (Josué 11:1-9)
      La ville d'Hatsor est prise et brûlée. (Josué 11:10-14)
      Toutes les contrées environnantes sont conquises, Les Anakims sont exterminés. (Josué 11:15-23)

      Dieu accomplit toutes ces merveilles en faveur d'Israël, pour inciter ce dernier à combattre avec vigueur. Un tel combat contre le royaume de Satan, exécuté au nom de la Parole de Dieu, a été précédé par divers miracles ; étant pleinement assurés d'appartenir à Dieu, nous sommes maintenant, dans notre course ici-bas, au bénéfice de la Grâce divine, armés de l'épée de l'Esprit. L'Éternel encourageait Josué.

      Les nouveaux dangers que nous pouvons rencontrer, nous obligent à rechercher de nouveaux appuis dans la Parole de Dieu : nous devons La garder sans cesse à nos côtés, pour l'utiliser en toutes occasions ! Dieu nous envoie différentes épreuves, en fonction de nos forces. L'obéissance de Josué, quand il détruisit les chevaux et les chars, révèle sa complète acceptation des commandements divins. La possession de biens qui attirent les hommes de ce monde, peut blesser celui qui vit par la foi et qui marche avec Dieu ; il est donc préférable de vivre sans ce genre d'avantages terrestres, plutôt que de mettre notre âme en péril !

      10 Les Cananéens, reçurent le salaire et le jugement de leur iniquité : l'orgueil, l'obstination et l'inimitié qui régnaient dans leur cœur, ainsi que leur soumission à la puissance de Satan ; ils n'avaient aucune retenue, alors que la Providence tendait à les pousser vers la repentance. Ils ont ainsi subi la vengeance divine qu'ils méritaient : Israël n'était alors que l'exécutant de la rétribution que l'Éternel avait prévue initialement pour ce peuple, et qu'Il avait annoncée à Moïse.
      15 Les fils d'Anak n'ont jamais vraiment représenté un obstacle militaire pour Israël : leur destruction était donc imminente. Une fois cette guerre terminée, le pays d'Israël retrouva la paix. Cela ne consistait pas à négocier des pactes avec les Cananéens, ce qui était interdit par l'Éternel, mais à ne plus subir d'attaque de leur part. Le peuple de Dieu était en repos, une fois ces conquêtes terminées. Ce qui était désormais accompli, peut être comparé à ce qu'avait annoncé préalablement Moïse : la Parole de Dieu, ainsi que Ses œuvres, quand on les observe en parallèle, semblent « aller de pair », conjointement, et ce, de manière déterminée, les unes accomplissant ce qu'avait annoncé l'autre.

      Si nous décidons d'accomplir notre devoir, nous n'avons pas besoin de nous demander si les promesses divines se réaliseront. Le croyant ne doit jamais se séparer de son armure, ni espérer une paix durable avec Satan, son ennemi, tant que ses yeux ne seront pas définitivement clos ; tant que ses forces seront présentes, et qu'il remplira son devoir, il doit s'attendre à rencontrer des épreuves. Le Seigneur ne permettra qu'aucun ennemi ne puisse attaquer Ses enfants, tant que ces derniers ne seront pas prêts pour la bataille.

      Jésus-Christ est toujours présent pour plaider la cause des Siens, auprès du Père ; Il veille à ce que leur foi ne défaille pas, alors que Satan cherche toujours à les assaillir. Bien que le combat du croyant soit dur, fastidieux et difficile, sa patience dans la tribulation ne pourra que provoquer sa joie et son espérance ; il pourra, après avoir erré ici bas, tout au long de sa vie spirituelle, face au péché, trouver enfin le vrai repos, dans le Canaan céleste !

      Juges 1

      Juges 4

      1

      Israël se révolte de nouveau, il est oppressé par Jabin. (Juges 4:1-3)
      Débora appelle Barak, pour délivrer Israël. (Juges 4:4-9)
      Sisera est battu. (Juges 4:10-16)
      Sisera mis à mort par Jaël. (Juges 4:17-24)

      Le pays d'Israël était en paix depuis quatre-vingts ans, ce qui aurait pu prouver que les Hébreux se conformaient aux commandements divins ; le peuple se sentait ainsi en sécurité et commençait à céder à ses convoitises. En fait, cette prospérité était pour Israël un véritable piège qui risquait de mener la nation à sa perte. Jabin et son général, Sisera oppressaient puissamment les Hébreux. Cet ennemi était le plus proche de ces derniers. Israël cria à l'Éternel, la détresse poussant le peuple qui n'avait plus d'issue, à se tourner vers Lui. Ceux qui négligent leur communion avec Dieu, au temps de la prospérité, se trouvent rapidement devant la nécessité de Le retrouver, au temps de l'épreuve.
      4 Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l'Esprit divin. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l'Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu'il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l'accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés.

      Ceux qui, au nom de l'Éternel, envoient d'autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses.

      Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

      10 Sisera plaçait toute sa confiance dans ses chars de fer.

      Si nous avons la ferme conviction que Dieu nous précède au combat, nous pouvons alors avancer, le courage et la joie au cœur. Ne soyons pas inquiets, face aux difficultés que nous pouvons rencontrer en résistant à Satan, en servant Dieu ou en souffrant pour Lui : n'est-il pas le Tout Puissant qui combat devant nous ? Suivons-Le en toutes choses.

      Barak, conduit par Dieu, descendit combattre dans la plaine, les chars de fer de Sisera, supérieurs en nombre. L'Éternel seul, est le salut d'Israël, Jer 3:23. Barak ne regretta pas de s'être confié en Dieu. Quand le Seigneur nous assiste dans nos conflits spirituels, nous devrions donner le meilleur de nous-mêmes ; et quand, dans Sa grâce, Il nous rend vainqueurs des ennemis de notre âme, nous devrions redoubler de vigilance et de détermination.

      17 Les chars de Sisera le rendaient orgueilleux et lui donnaient une grande assurance. Ceux qui se confient en l'homme, ne peuvent qu'être déçus : ils se reposent sur un roseau, qui non seulement se courbe sous leur poids, mais les transperce également, en les faisant souffrir considérablement.

      Une idole peut rapidement devenir un fardeau, Esa 46:1 ; Dieu peut nous faire rejeter définitivement ce qui était pour nous, auparavant, une charge et un dégoût.

      Il est probable qu'au début, Jaël éprouva de la sympathie pour Sisera ; mais, poussée par l'Esprit de Dieu, elle a sûrement constaté que ce dernier n'était qu'un ennemi de l'Éternel et de Son peuple : il fallait l'anéantir. Toutes nos relations avec les ennemis de Dieu doivent être interrompues, si nous voulons que le Seigneur soit avec nous, et faire partie de Son peuple.

      Celui qui a détruit Israël avec sa multitude de chars d'acier, est lui-même anéanti par un simple pieu. Les choses faibles du monde peuvent confondre les plus puissantes ! Les Israélites se seraient épargnés de tels ennuis, s'ils avaient détruit plus tôt les Cananéens, selon le commandement de l'Éternel. Mais une prudence tardive et une sagesse basée sur l'expérience, sont préférables à une insouciance totale !

      Juges 5

      1

      L'adoration et la gloire attribuées à Dieu. (Juges 5:1-5)
      La détresse et la délivrance d'Israël. (Juges 5:6-11)
      Louanges et critiques. (Juges 5:12-23)
      La déception de la mère de Sisera. (Juges 5:24-31)

      Aucune grâce ni bénédiction ne doivent être omises, quand nous remercions le Seigneur pour tout ce qu'Il fait ; Il acceptera nos louanges avec grand plaisir, si ces dernières viennent vraiment du fond de notre cœur. Par une telle attitude, l'amour et la gratitude seront plus profonds et efficacement ancrés chez les croyants.

      Tous ces évènements et ces victoires d'Israël devaient être gravés dans la mémoire du peuple. Quels que soient les actes accomplis par Débora, Barak et toute l'armée, l'Éternel devait être glorifié avant tout. La motivation, l'efficacité et le succès dans les différentes opérations, ne dépendent en fait que de Lui !

      6 Débora rappelle la détresse du peuple d'Israël, au temps où il était oppressé par Jabin, et le salut merveilleux que les Hébreux connurent ensuite. Elle dépeint la misère qui surgit sur les enfants d'Israël, conséquence de leur idolâtrie.

      Les Hébreux se choisirent de nouveaux dieux, avec de nouveaux noms. Mais, par de telles déviations, c'était Satan qui était adoré ! Débora était une véritable mère pour Israël : le salut des âmes était sa préoccupation première. Elle appelait ceux qui bénéficiaient de ce salut, à remercier Dieu.

      De même, ceux qui sont restaurés, qui ont retrouvé la liberté et leur rang, comme les Israélites de l'époque, doivent louer Dieu. En fait, c'est ce Dernier qui accomplit toutes choses : sa Justice est appliquée envers Ses ennemis. Au temps de la persécution, les ordonnances divines, véritables murs du salut, font concourir toutes choses en faveur de ceux qui s'attendent à Dieu. En tout temps, Satan essaiera d'empêcher les croyants de s'approcher du trône de la grâce. Remarquez au passage, la bonté de Dieu, envers Son peuple tremblant. C'est la gloire de Dieu, de protéger ceux qui sont les plus exposés, et d'aider les plus faibles.

      Rendons gloire à Dieu pour la paix dont nous bénéficions dans notre pays !

      12 Débora s'adressait au peuple avec solennité. Celui qui exhorte les hommes à s'approcher de tout cœur, de l'amour de Christ, doit lui-même connaître profondément ce Dernier. Louer Dieu, est un devoir qui doit utiliser toutes nos forces et toute notre attention.

      Débora rappela au peuple les différentes sortes de « combattants » : ceux qui luttaient contre Israël et ceux qui se sont enfuis. Tous étaient des ennemis obstinés du peuple de Dieu, donc des plus dangereux. Les différentes tribus d'Israël qui participèrent au combat, furent toutes mentionnées avec honneur ; Dieu est au dessus de tout ce qui peut être glorifié : ceux qui L'adorent, doivent Lui adresser des louanges qui soient dignes de Lui, afin d'encourager les autres à faire de même. La création entière est en guerre contre les ennemis de Dieu. Le texte mentionne que le torrent de Kison combattit contre les adversaires d'Israël : ce cours d'eau était peu profond et donc, la plupart du temps à sec ; mais une pluie abondante l'a probablement fait déborder, à tel point que ceux qui tentèrent de le traverser, furent noyés. L'âme de Débora se battit contre les ennemis du peuple. Quand l'âme est ainsi sollicitée, à des fins spirituelles, en toute sainteté, quand le cœur est en communion avec le Seigneur, alors par la grâce divine, la force de nos ennemis est écrasée et ces derniers ne peuvent que succomber devant nous. Pendant le combat, Débora constatait que certains Hébreux se tenaient à l'écart, loin du reste du peuple.

      Beaucoup de personnes n'accomplissent pas correctement leur Devoir : elles craignent l'épreuve, elles aiment rester dans leur confort personnel et dans le contexte de leurs occupations du monde, avec tous les avantages que cela peut procurer. De telles personnes, à l'esprit étroit et égoïste, ne se soucient guère des problèmes inhérents à l'église : elles ne pensent souvent qu'à acquérir et à accumuler de l'argent. Elles ne recherchent alors que leur propre intérêt, Philippiens 2:21. Certain invoquent aussi tous les prétextes pour rester à la maison, n'ayant nullement l'envie de s'engager dans des services utiles à l'assemblée spirituelle, se dérobant devant toutes les difficultés !

      Nous ne pouvons fuir, par contre, le contexte d'inimitié entre Dieu et Ses ennemis ! Si nous ne nous engageons pas activement au service du Seigneur, pour témoigner en ce monde de méchanceté, nous tomberons alors sous la malédiction prévue pour ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité.

      Dieu n'a besoin d'aucune aide, mais Il accepte avec plaisir, le service de ceux qui consacrent leur talent à Sa cause. Il demande à chacun ce genre de consécration !

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