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DÉBORA

(=abeille).

1.

Nourrice de Rébecca, qu'elle accompagna quand sa maîtresse quitta sa famille pour épouser Isaac (Ge 24:59). La Bible ne mentionne que le lieu de sa sépulture à Béthel, au pied du « Chêne des pleurs » (Ge 35:8).

2.

Prophétesse en Israël, de l'époque des Juges ; femme de Lappidoth. Elle fut l'âme d'un puissant mouvement national et religieux, en groupant au nom de Jéhovah plusieurs tribus israélites dans la lutte contre les Cananéens, leurs ennemis communs. Son histoire est donnée par deux documents distincts : un récit en prose (Jug 4) et un poème (Jug 5), communément appelé « Cantique de Débora ». D'après la majorité des critiques, ce dernier morceau est fort ancien, contemporain des événements qu'il relate, et se trouve être ainsi un des plus vieux écrits bibliques que nous possédions. C'est un chant de guerre triomphal évoquant l'appel aux armes lancé par la prophétesse et célébrant avec enthousiasme la victoire de Jéhovah sur les ennemis de son peuple. Le style en est très archaïque, les idées également : Jéhovah est présenté comme résidant au désert et accourant au secours de son peuple pour la bataille (Jug 5:4). Les hésitations, puis le refus de plusieurs tribus de répondre à l'appel de Débora (Jug 5:15-17) reflètent un manque d'unité nationale, ce qui correspond bien à la situation d'Israël à l'époque des Juges.

Ce morceau a une grande valeur poétique, et la conclusion décrivant l'attente fiévreuse et vaine de la mère de Sisera dénote chez l'auteur un sens très fin du drame (Jug 5:28,30).

Le récit en prose est plus récent et semble appartenir à E. Ce n'est pas un simple résumé ni même une adaptation du poème ; il apporte plusieurs renseignements nouveaux sur la personnalité de Débora, sur Barak, sur le lieu du combat, qui complètent ceux du ch. 5.

Sur certains points, les deux récits présentent de notables différences :

D'après Jug 5:15, Débora semble être de la tribu d'Issacar ; d'après Jug 4:5, elle réside près de Béthel en Éphraïm ; il est possible que le rédacteur ait identifié par erreur le palmier de Débora avec le Chêne des pleurs au pied duquel était enterrée la nourrice de Rébecca (Ge 35:8).

Le poème présente Sisera comme un roi, chef d'une coalition de princes cananéens, le récit en prose en fait un simple général au service de Jabin, roi de Hatsor. Or, sur ce point, le ch. 4 présente plusieurs invraisemblances : Jabin est appelé roi de Canaan, ce qui est un anachronisme ; il a été tué à la bataille des Eaux de Mérom, gagnée par Josué (Jos 11:10), et sa ville de Hatsor rasée : on pourrait admettre à la rigueur qu'il s'agit ici d'un autre roi du même nom, mais dans la suite du récit il n'est plus question de Jabin (sauf dans Jug 4:23, qui n'est pas primitif, venant de D) et l'auteur semble ne s'intéresser qu'au sort de Sisera. De plus, Hatsor est situé très loin au Nord du lieu où se trouvait Sisera et où se livra la bataille. Ces incohérences tendent à prouver que le récit en prose a inséré dans l'histoire du roi Sisera certaines données différentes de celles de Jos 11, mais relatives au même roi Jabin.

Voici comment l'on pourrait tenter de retracer les événements. A l'époque des Juges, les Israélites, nouveaux venus dans le pays, n'occupaient pas encore la plaine de Jizréel d'une façon définitive. Il restait des villes cananéennes non soumises (cf. Jug 1:27) et les rois ennemis étaient encore assez puissants pour espérer déloger les tribus hébraïques des régions montagneuses qu'elles occupaient au Nord et au Sud de la plaine. Débora, une prophétesse, rendait des oracles dans une de ces tribus. Inspirée par Jéhovah, elle devint l'animatrice de la lutte contre les rois cananéens ; elle gagna à sa cause un chef de Nephthali, Barak, et lui fit connaître le plan de campagne qu'elle avait reçu d'une révélation divine. Plusieurs tribus répondirent à leur appel, tandis que les plus éloignées restèrent neutres. Sous l'impulsion de Débora, elles prirent conscience de leur solidarité nationale et religieuse et saluèrent en l'Éternel leur roi, selon la véritable tradition d'Israël. Barak et ses hommes, dont l'enthousiasme était accru par la présence de la prophétesse, engagèrent le combat au mont Thabor contre un ennemi supérieur en nombre et en armement. Un violent orage ayant éclaté, le torrent de Kison, gonflé par les pluies, gêna la retraite de l'armée cananéenne qui fut anéantie. (cf. Jug 5:21) Sisera, son chef, s'enfuit et fut assassiné par Taël, femme d'un certain Héber, ami d'Israël. V A. Ch.

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Versets relatifs

    • Genèse 24

      Genèse 35

      Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Josué 11

      1

      Plusieurs rois se réunissent à Mérom. (Josué 11:1-9)
      La ville d'Hatsor est prise et brûlée. (Josué 11:10-14)
      Toutes les contrées environnantes sont conquises, Les Anakims sont exterminés. (Josué 11:15-23)

      Dieu accomplit toutes ces merveilles en faveur d'Israël, pour inciter ce dernier à combattre avec vigueur. Un tel combat contre le royaume de Satan, exécuté au nom de la Parole de Dieu, a été précédé par divers miracles ; étant pleinement assurés d'appartenir à Dieu, nous sommes maintenant, dans notre course ici-bas, au bénéfice de la Grâce divine, armés de l'épée de l'Esprit. L'Éternel encourageait Josué.

      Les nouveaux dangers que nous pouvons rencontrer, nous obligent à rechercher de nouveaux appuis dans la Parole de Dieu : nous devons La garder sans cesse à nos côtés, pour l'utiliser en toutes occasions ! Dieu nous envoie différentes épreuves, en fonction de nos forces. L'obéissance de Josué, quand il détruisit les chevaux et les chars, révèle sa complète acceptation des commandements divins. La possession de biens qui attirent les hommes de ce monde, peut blesser celui qui vit par la foi et qui marche avec Dieu ; il est donc préférable de vivre sans ce genre d'avantages terrestres, plutôt que de mettre notre âme en péril !

      10 Les Cananéens, reçurent le salaire et le jugement de leur iniquité : l'orgueil, l'obstination et l'inimitié qui régnaient dans leur cœur, ainsi que leur soumission à la puissance de Satan ; ils n'avaient aucune retenue, alors que la Providence tendait à les pousser vers la repentance. Ils ont ainsi subi la vengeance divine qu'ils méritaient : Israël n'était alors que l'exécutant de la rétribution que l'Éternel avait prévue initialement pour ce peuple, et qu'Il avait annoncée à Moïse.
      15 Les fils d'Anak n'ont jamais vraiment représenté un obstacle militaire pour Israël : leur destruction était donc imminente. Une fois cette guerre terminée, le pays d'Israël retrouva la paix. Cela ne consistait pas à négocier des pactes avec les Cananéens, ce qui était interdit par l'Éternel, mais à ne plus subir d'attaque de leur part. Le peuple de Dieu était en repos, une fois ces conquêtes terminées. Ce qui était désormais accompli, peut être comparé à ce qu'avait annoncé préalablement Moïse : la Parole de Dieu, ainsi que Ses œuvres, quand on les observe en parallèle, semblent « aller de pair », conjointement, et ce, de manière déterminée, les unes accomplissant ce qu'avait annoncé l'autre.

      Si nous décidons d'accomplir notre devoir, nous n'avons pas besoin de nous demander si les promesses divines se réaliseront. Le croyant ne doit jamais se séparer de son armure, ni espérer une paix durable avec Satan, son ennemi, tant que ses yeux ne seront pas définitivement clos ; tant que ses forces seront présentes, et qu'il remplira son devoir, il doit s'attendre à rencontrer des épreuves. Le Seigneur ne permettra qu'aucun ennemi ne puisse attaquer Ses enfants, tant que ces derniers ne seront pas prêts pour la bataille.

      Jésus-Christ est toujours présent pour plaider la cause des Siens, auprès du Père ; Il veille à ce que leur foi ne défaille pas, alors que Satan cherche toujours à les assaillir. Bien que le combat du croyant soit dur, fastidieux et difficile, sa patience dans la tribulation ne pourra que provoquer sa joie et son espérance ; il pourra, après avoir erré ici bas, tout au long de sa vie spirituelle, face au péché, trouver enfin le vrai repos, dans le Canaan céleste !

      Juges 1

      Juges 4

      1

      Israël se révolte de nouveau, il est oppressé par Jabin. (Juges 4:1-3)
      Débora appelle Barak, pour délivrer Israël. (Juges 4:4-9)
      Sisera est battu. (Juges 4:10-16)
      Sisera mis à mort par Jaël. (Juges 4:17-24)

      Le pays d'Israël était en paix depuis quatre-vingts ans, ce qui aurait pu prouver que les Hébreux se conformaient aux commandements divins ; le peuple se sentait ainsi en sécurité et commençait à céder à ses convoitises. En fait, cette prospérité était pour Israël un véritable piège qui risquait de mener la nation à sa perte. Jabin et son général, Sisera oppressaient puissamment les Hébreux. Cet ennemi était le plus proche de ces derniers. Israël cria à l'Éternel, la détresse poussant le peuple qui n'avait plus d'issue, à se tourner vers Lui. Ceux qui négligent leur communion avec Dieu, au temps de la prospérité, se trouvent rapidement devant la nécessité de Le retrouver, au temps de l'épreuve.
      4 Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l'Esprit divin. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l'Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu'il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l'accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés.

      Ceux qui, au nom de l'Éternel, envoient d'autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses.

      Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

      10 Sisera plaçait toute sa confiance dans ses chars de fer.

      Si nous avons la ferme conviction que Dieu nous précède au combat, nous pouvons alors avancer, le courage et la joie au cœur. Ne soyons pas inquiets, face aux difficultés que nous pouvons rencontrer en résistant à Satan, en servant Dieu ou en souffrant pour Lui : n'est-il pas le Tout Puissant qui combat devant nous ? Suivons-Le en toutes choses.

      Barak, conduit par Dieu, descendit combattre dans la plaine, les chars de fer de Sisera, supérieurs en nombre. L'Éternel seul, est le salut d'Israël, Jer 3:23. Barak ne regretta pas de s'être confié en Dieu. Quand le Seigneur nous assiste dans nos conflits spirituels, nous devrions donner le meilleur de nous-mêmes ; et quand, dans Sa grâce, Il nous rend vainqueurs des ennemis de notre âme, nous devrions redoubler de vigilance et de détermination.

      17 Les chars de Sisera le rendaient orgueilleux et lui donnaient une grande assurance. Ceux qui se confient en l'homme, ne peuvent qu'être déçus : ils se reposent sur un roseau, qui non seulement se courbe sous leur poids, mais les transperce également, en les faisant souffrir considérablement.

      Une idole peut rapidement devenir un fardeau, Esa 46:1 ; Dieu peut nous faire rejeter définitivement ce qui était pour nous, auparavant, une charge et un dégoût.

      Il est probable qu'au début, Jaël éprouva de la sympathie pour Sisera ; mais, poussée par l'Esprit de Dieu, elle a sûrement constaté que ce dernier n'était qu'un ennemi de l'Éternel et de Son peuple : il fallait l'anéantir. Toutes nos relations avec les ennemis de Dieu doivent être interrompues, si nous voulons que le Seigneur soit avec nous, et faire partie de Son peuple.

      Celui qui a détruit Israël avec sa multitude de chars d'acier, est lui-même anéanti par un simple pieu. Les choses faibles du monde peuvent confondre les plus puissantes ! Les Israélites se seraient épargnés de tels ennuis, s'ils avaient détruit plus tôt les Cananéens, selon le commandement de l'Éternel. Mais une prudence tardive et une sagesse basée sur l'expérience, sont préférables à une insouciance totale !

      Juges 5

      1

      L'adoration et la gloire attribuées à Dieu. (Juges 5:1-5)
      La détresse et la délivrance d'Israël. (Juges 5:6-11)
      Louanges et critiques. (Juges 5:12-23)
      La déception de la mère de Sisera. (Juges 5:24-31)

      Aucune grâce ni bénédiction ne doivent être omises, quand nous remercions le Seigneur pour tout ce qu'Il fait ; Il acceptera nos louanges avec grand plaisir, si ces dernières viennent vraiment du fond de notre cœur. Par une telle attitude, l'amour et la gratitude seront plus profonds et efficacement ancrés chez les croyants.

      Tous ces évènements et ces victoires d'Israël devaient être gravés dans la mémoire du peuple. Quels que soient les actes accomplis par Débora, Barak et toute l'armée, l'Éternel devait être glorifié avant tout. La motivation, l'efficacité et le succès dans les différentes opérations, ne dépendent en fait que de Lui !

      6 Débora rappelle la détresse du peuple d'Israël, au temps où il était oppressé par Jabin, et le salut merveilleux que les Hébreux connurent ensuite. Elle dépeint la misère qui surgit sur les enfants d'Israël, conséquence de leur idolâtrie.

      Les Hébreux se choisirent de nouveaux dieux, avec de nouveaux noms. Mais, par de telles déviations, c'était Satan qui était adoré ! Débora était une véritable mère pour Israël : le salut des âmes était sa préoccupation première. Elle appelait ceux qui bénéficiaient de ce salut, à remercier Dieu.

      De même, ceux qui sont restaurés, qui ont retrouvé la liberté et leur rang, comme les Israélites de l'époque, doivent louer Dieu. En fait, c'est ce Dernier qui accomplit toutes choses : sa Justice est appliquée envers Ses ennemis. Au temps de la persécution, les ordonnances divines, véritables murs du salut, font concourir toutes choses en faveur de ceux qui s'attendent à Dieu. En tout temps, Satan essaiera d'empêcher les croyants de s'approcher du trône de la grâce. Remarquez au passage, la bonté de Dieu, envers Son peuple tremblant. C'est la gloire de Dieu, de protéger ceux qui sont les plus exposés, et d'aider les plus faibles.

      Rendons gloire à Dieu pour la paix dont nous bénéficions dans notre pays !

      12 Débora s'adressait au peuple avec solennité. Celui qui exhorte les hommes à s'approcher de tout cœur, de l'amour de Christ, doit lui-même connaître profondément ce Dernier. Louer Dieu, est un devoir qui doit utiliser toutes nos forces et toute notre attention.

      Débora rappela au peuple les différentes sortes de « combattants » : ceux qui luttaient contre Israël et ceux qui se sont enfuis. Tous étaient des ennemis obstinés du peuple de Dieu, donc des plus dangereux. Les différentes tribus d'Israël qui participèrent au combat, furent toutes mentionnées avec honneur ; Dieu est au dessus de tout ce qui peut être glorifié : ceux qui L'adorent, doivent Lui adresser des louanges qui soient dignes de Lui, afin d'encourager les autres à faire de même. La création entière est en guerre contre les ennemis de Dieu. Le texte mentionne que le torrent de Kison combattit contre les adversaires d'Israël : ce cours d'eau était peu profond et donc, la plupart du temps à sec ; mais une pluie abondante l'a probablement fait déborder, à tel point que ceux qui tentèrent de le traverser, furent noyés. L'âme de Débora se battit contre les ennemis du peuple. Quand l'âme est ainsi sollicitée, à des fins spirituelles, en toute sainteté, quand le cœur est en communion avec le Seigneur, alors par la grâce divine, la force de nos ennemis est écrasée et ces derniers ne peuvent que succomber devant nous. Pendant le combat, Débora constatait que certains Hébreux se tenaient à l'écart, loin du reste du peuple.

      Beaucoup de personnes n'accomplissent pas correctement leur Devoir : elles craignent l'épreuve, elles aiment rester dans leur confort personnel et dans le contexte de leurs occupations du monde, avec tous les avantages que cela peut procurer. De telles personnes, à l'esprit étroit et égoïste, ne se soucient guère des problèmes inhérents à l'église : elles ne pensent souvent qu'à acquérir et à accumuler de l'argent. Elles ne recherchent alors que leur propre intérêt, Philippiens 2:21. Certain invoquent aussi tous les prétextes pour rester à la maison, n'ayant nullement l'envie de s'engager dans des services utiles à l'assemblée spirituelle, se dérobant devant toutes les difficultés !

      Nous ne pouvons fuir, par contre, le contexte d'inimitié entre Dieu et Ses ennemis ! Si nous ne nous engageons pas activement au service du Seigneur, pour témoigner en ce monde de méchanceté, nous tomberons alors sous la malédiction prévue pour ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité.

      Dieu n'a besoin d'aucune aide, mais Il accepte avec plaisir, le service de ceux qui consacrent leur talent à Sa cause. Il demande à chacun ce genre de consécration !

    • Genèse 24

      59 Alors ils firent leurs adieux à Rébecca leur sœur, à sa nourrice et au serviteur d’Abraham ainsi qu’à ses compagnons.

      Genèse 35

      8 C’est là que mourut Débora, la nourrice de Rébecca ; elle fut enterrée près de Béthel, au pied du chêne que l’on appela depuis lors « le chêne des pleurs ».

      Lévitique 4

      1 L’Eternel s’adressa à Moïse en ces termes :
      2 —Parle aux Israélites et dis-leur : Lorsque quelqu’un aura péché involontairement en commettant l’une quelconque des choses qui sont interdites par les commandements de l’Eternel, voici comment on procédera :
      3 —Si c’est le prêtre qui a reçu l’onction qui a péché et qui par là-même a chargé le peuple de culpabilité, il offrira à l’Eternel pour le péché qu’il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché.
      4 Il amènera le taureau à l’entrée de la *tente de la Rencontre devant l’Eternel, il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l’Eternel.
      5 Le prêtre qui a reçu l’onction prendra du sang de la victime et l’apportera dans la tente de la Rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et en aspergera sept fois le voile du sanctuaire devant l’Eternel.
      7 Puis il appliquera de ce sang sur les cornes de l’autel des parfums aromatiques, devant l’Eternel, dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang du taureau sur le socle de l’autel des *holocaustes situé à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      8 Ensuite, il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, celle qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’il ôtera avec les rognons,
      10 comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûlera sur l’autel des holocaustes.
      11 Quant à la peau du taureau, toute sa viande, sa tête, ses pattes, ses entrailles avec leur contenu,
      12 soit tout le reste du taureau, il l’emportera hors du camp en un lieu rituellement pur, où sont déversées les cendres grasses, et il le brûlera sur un feu de bûches, à l’endroit où l’on déverse les cendres.
      13 —Si c’est l’ensemble de la communauté d’Israël qui s’est rendue coupable d’un péché involontaire — si, sans le savoir, l’assemblée a fait l’une des choses que l’Eternel a défendues dans ses commandements et s’est ainsi rendue coupable —
      14 l’assemblée offrira, quand on découvrira la faute, un jeune taureau en sacrifice pour le péché. On l’amènera devant la tente de la Rencontre,
      15 les responsables de la communauté poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Eternel, et on l’égorgera devant lui.
      16 Le prêtre ayant reçu l’onction emportera du sang de la victime dans la tente de la Rencontre.
      17 Il y trempera son doigt et en aspergera sept fois le voile devant l’Eternel.
      18 Il appliquera du sang sur les cornes de l’autel, devant l’Eternel dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes situé à l’entrée de la Tente.
      19 Ensuite, il enlèvera toute la graisse et la brûlera sur l’autel.
      20 Il suivra, pour le reste du taureau, la même procédure que pour le taureau sacrifié pour son péché. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’*expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Il fera transporter le taureau hors du camp et le brûlera comme il a été ordonné pour le taureau précédent. Tel est le sacrifice pour le péché de la communauté.
      22 —Si c’est un chef qui a péché en faisant involontairement l’une des choses que l’Eternel son Dieu a défendues dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      23 dès qu’il se rendra compte de son péché, il ira apporter comme sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’endroit où l’on égorge l’*holocauste devant l’Eternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang du sacrifice offert pour le péché et en appliquera sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme dans le cas du sacrifice de communion. Ainsi le prêtre accomplira pour ce chef le rite d’*expiation pour son péché, et il lui sera pardonné.
      27 —Si c’est un simple membre du peuple qui a péché en faisant involontairement quelque chose que l’Eternel a défendu dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      28 quand il se rendra compte de son péché, il apportera comme sacrifice une chèvre sans défaut pour le péché qu’il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime sacrifiée pour le péché et l’égorgera dans le lieu où l’on offre l’holocauste.
      30 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime pour l’appliquer sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel.
      31 Il ôtera toute la graisse, comme on le fait pour le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l’autel pour que l’odeur du sacrifice apaise l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 Si l’homme offre un agneau en sacrifice pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime du sacrifice pour le péché et l’égorgera comme telle à l’endroit où l’on immole l’holocauste.
      34 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de l’animal sacrifié pour le péché et le mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel.
      35 Il enlèvera toute la graisse, comme on le fait pour l’agneau offert en sacrifice de communion ; ensuite le prêtre la brûlera sur l’autel, sur les sacrifices et offrandes consumés par le feu qui appartiennent à l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour le péché commis par cet homme, et il lui sera pardonné.

      Josué 11

      1 Lorsque Yabîn, le roi de Hatsor, apprit les victoires de Josué, il envoya des messagers à Yôbab, roi de Madôn, aux rois de Chimrôn et d’Akchaph,
      2 ainsi qu’à ceux qui étaient établis dans la région montagneuse du nord, dans la plaine du *Jourdain au sud du lac de Génézareth, dans la plaine côtière et sur les coteaux de Dor à l’ouest.
      3 Il adressa des messages aux Cananéens établis à l’est et à l’ouest, aux Amoréens, aux Hittites, aux Phéréziens, et aux Yebousiens établis dans la région montagneuse, et aux Héviens établis au pied de l’Hermon dans la région de Mitspa.
      4 Tous ces rois se mirent en campagne avec leurs armées au complet. C’était une multitude innombrable comme les grains de sable des bords de la mer, et ils étaient équipés d’un nombre énorme de chevaux et de chars de guerre.
      5 Ils se donnèrent rendez-vous et vinrent établir leur camp près des eaux de Mérom, pour attaquer Israël.
      6 L’Eternel dit à Josué : —N’aie pas peur d’eux, car demain à cette heure-ci, je les livrerai tous, blessés à mort, au pouvoir d’Israël ; tu couperas les jarrets à leurs chevaux et tu brûleras leurs chars.
      7 Josué et toute son armée vinrent attaquer leurs ennemis par surprise près des eaux de Mérom et ils se ruèrent sur eux.
      8 L’Eternel les livra au pouvoir des Israélites qui les battirent en les poursuivant jusqu’à Sidon la grande ville, jusqu’à Misrephoth-Maïm et jusqu’à la vallée de Mitspa à l’est. Ils leur infligèrent une défaite totale au point de ne leur laisser aucun survivant.
      9 Josué les traita comme l’Eternel le lui avait ordonné : il coupa les jarrets à leurs chevaux et brûla leurs chars.
      10 A la même époque, sur le chemin du retour, Josué s’empara de Hatsor qui était autrefois la capitale de tous ces royaumes. Il tua son roi par l’épée
      11 et il frappa au tranchant de l’épée tous les êtres vivants qui s’y trouvaient sans y laisser âme qui vive pour les *vouer à l’Eternel, puis il incendia la ville.
      12 Il s’empara aussi de toutes les villes des autres rois coalisés. Il captura leurs rois et les fit périr, il extermina totalement leurs habitants et les détruisit complètement pour les vouer à l’Eternel, comme Moïse, serviteur de l’Eternel, l’avait ordonné.
      13 Cependant, les Israélites n’incendièrent aucune des villes situées sur les collines, excepté Hatsor, que Josué fit brûler.
      14 Ils emportèrent comme butin toutes les richesses et le bétail de ces villes, mais ils en exterminèrent toute la population, sans épargner personne.
      15 Josué se conforma entièrement aux ordres que l’Eternel avait donnés à son serviteur Moïse et que celui-ci lui avait transmis. Il n’enfreignit aucun de ces ordres.
      16 C’est ainsi que Josué conquit tout le pays : la région montagneuse, tout le *Néguev, la région de Gochên, la plaine côtière, la vallée du *Jourdain, ainsi que la région montagneuse et les plaines du nord.
      17 Il captura et tua tous les rois des régions situées entre le mont Halaq qui se dresse près de Séir au sud, jusqu’à Baal-Gad dans la dépression du Liban au pied du mont Hermon au nord.
      18 La guerre qu’il livra contre tous ces rois dura de longues années.
      19 Aucune ville — sauf Gabaon habitée par les Héviens — ne fit la paix avec les Israélites ; il s’en empara par les armes.
      20 Cela venait de l’Eternel ; en effet, il avait rendu ces gens obstinés pour qu’ils affrontent Israël, afin qu’ils soient détruits sans pitié jusqu’à leur totale extermination pour lui être voués, comme il l’avait ordonné à Moïse.
      21 A la même époque, Josué alla éliminer les Anaqim qui vivaient dans les montagnes d’Hébron, de Debir, d’Anab, dans les monts de Juda et dans la montagne d’Israël. Il les extermina et détruisit totalement leurs villes pour les vouer à l’Eternel.
      22 Il ne resta plus d’Anaqim dans le pays des Israélites, sauf dans les villes de Gaza, Gath et Asdod.
      23 Josué conquit donc tout le pays, comme l’Eternel l’avait dit à Moïse, et il le répartit entre les tribus d’Israël pour qu’elles possèdent chacune sa part. Et la guerre cessa dans le pays.

      Juges 1

      27 Les hommes de Manassé ne dépossédèrent pas les habitants de Beth-Cheân, de Taanak, de Dor, de Yibleam, de Meguiddo et des localités qui dépendaient de ces villes. Les Cananéens continuèrent donc à se maintenir dans cette région.

      Juges 4

      1 Après la mort d’Ehoud, les Israélites recommencèrent à faire ce que l’Eternel considère comme mal.
      2 Alors l’Eternel les livra au pouvoir de Yabîn, un roi cananéen qui régnait sur la ville de Hatsor. Le chef de son armée s’appelait Sisera et demeurait à Harocheth-Goïm.
      3 Yabîn possédait neuf cents chars bardés de fer et il opprima durement les Israélites pendant vingt ans. Alors ceux-ci implorèrent l’Eternel.
      4 A cette époque, Débora, une prophétesse femme de Lappidoth, administrait la justice en Israël.
      5 Elle siégeait sous le palmier qui, depuis lors, porte son nom, entre Rama et Béthel, dans la région montagneuse d’Ephraïm. Les Israélites se rendaient auprès d’elle pour régler leurs litiges.
      6 Un jour, elle envoya chercher Baraq, fils d’Abinoam, de Qédech en Nephtali, et lui dit : —Voici ce que t’ordonne l’Eternel, le Dieu d’Israël : « Va recruter dix mille hommes dans les tribus de Nephtali et de Zabulon et conduis-les sur le mont Thabor.
      7 Je mènerai au torrent de Qichôn Sisera, le chef de l’armée de Yabîn, avec ses chars et ses troupes, et je te donnerai la victoire sur lui. »
      8 Baraq répondit à Débora : —Si tu m’accompagnes, j’irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas.
      9 —Soit, lui répondit-elle, j’irai avec toi ; mais sache que ce n’est pas à toi que reviendra l’honneur de l’expédition que tu vas entreprendre, car c’est entre les mains d’une femme que l’Eternel livrera Sisera. Débora se mit donc en route pour se rendre avec Baraq à Qédech.
      10 Celui-ci y convoqua les tribus de Zabulon et de Nephtali. Dix mille hommes le suivirent et Débora partit avec lui.
      11 A la même époque, Héber le Qénien s’était séparé des autres Qéniens, descendants de Hobab, le beau-frère de Moïse, et était venu dresser sa tente près de Qédech, à côté du chêne de Tsaannaïm.
      12 Sisera fut informé que Baraq, fils d’Abinoam, était monté sur le mont Thabor.
      13 Il mobilisa toutes ses troupes et rassembla les neuf cents chars bardés de fer. Il achemina toute l’armée de Harocheth-Goïm vers le torrent du Qichôn.
      14 Alors Débora dit à Baraq : —En avant ! C’est aujourd’hui que l’Eternel te donnera la victoire sur Sisera. Il marche lui-même devant toi. Baraq descendit du mont Thabor à la tête de ses dix mille hommes.
      15 Alors l’Eternel mit en déroute Sisera, ses chars et toutes ses troupes, par l’épée devant Baraq. Sisera lui-même abandonna son char et s’enfuit à pied.
      16 Mais Baraq poursuivit les chars et l’armée jusqu’à Harocheth-Goïm, et toutes les troupes de Sisera furent massacrées. Pas un homme n’échappa.
      17 Sisera s’enfuit à pied jusqu’à la tente de Yaël, la femme de Héber, le Qénien, car la paix avait été conclue entre Yabîn roi de Hatsor et la famille de Héber.
      18 Yaël sortit à la rencontre de Sisera et lui dit : —Entre, mon seigneur, retire-toi chez moi. Tu n’as rien à craindre ici. Il la suivit donc dans sa tente, et elle le recouvrit d’une couverture.
      19 —Donne-moi, s’il te plaît, un peu d’eau à boire, lui dit-il, car j’ai soif. Elle ouvrit l’*outre de lait, le fit boire et le recouvrit.
      20 Il ajouta : —Va te poster à l’entrée de la tente, et si l’on vient te demander s’il y a quelqu’un ici, tu répondras : « Personne ! »
      21 Puis il s’endormit profondément car il était épuisé. Alors Yaël saisit un piquet de la tente, prit le marteau, se glissa doucement près de lui, et lui enfonça le piquet dans la tempe, et le piquet lui transperça la tête et se planta dans le sol, si bien qu’il mourut.
      22 Sur ces entrefaites survint Baraq poursuivant Sisera. Yaël sortit au-devant de lui et lui dit : —Viens, je te montrerai l’homme que tu cherches. Il la suivit et vit Sisera mort, étendu sur le sol, la tempe transpercée du piquet.
      23 C’est ainsi que ce jour-là Dieu humilia Yabîn, le roi cananéen, devant les Israélites.
      24 Leur pression contre lui devint de plus en plus forte et ils finirent par l’éliminer.

      Juges 5

      1 En ce même jour, Débora chanta ce cantique avec Baraq, fils d’Abinoam :
      2 Bénissez l’Eternel : Voici qu’en Israël on a laissé flotter les chevelures, le peuple s’est offert pour le combat.
      3 Ecoutez-moi, ô rois ! Prêtez l’oreille, ô princes ! Je veux chanter pour l’Eternel, je veux jouer de la musique en l’honneur du Dieu d’Israël.
      4 O Eternel, lorsque tu sortis de Séir, lorsque tu t’avanças depuis les champs d’Edom, la terre se mit à trembler et le ciel se fondit en eau : les nuées déversèrent une pluie abondante.
      5 Devant toi, Eternel, les montagnes ont vacillé, devant le Dieu du Sinaï, oui, devant l’Eternel, Dieu d’Israël.
      6 Au temps de Chamgar, fils d’Anath, et au temps de Yaël, les routes étaient désertes, les voyageurs suivaient des sentiers détournés.
      7 Les villes d’Israël étaient abandonnées, la vie avait cessé. Alors, moi, Débora, je suis intervenue, je suis intervenue comme une mère pour Israël.
      8 Le peuple d’Israël s’est choisi d’autres dieux, et aussitôt, la guerre venait jusqu’à ses portes. Ils sont quarante mille soldats en Israël, mais pas un bouclier, pas une seule lance !
      9 Mon cœur bat pour les chefs en Israël, ceux qui se sont offerts au sein du peuple pour le combat. Bénissez l’Eternel !
      10 Vous tous qui chevauchez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui parcourez les chemins : pensez-y !
      11 Ecoutez comme ils chantent ceux qui font le partage de l’eau près des fontaines : ils chantent comment l’Eternel a fait justice, oui, comment il a fait justice par son gouvernement sur Israël, son peuple est descendu aux portes de la ville.
      12 Debout ! Eveille-toi, Débora, interviens ! Debout, éveille-toi, entonne un chant de guerre ! Toi, Baraq, lève-toi, ramène tes captifs, ô fils d’Abinoam !
      13 Voici qu’un faible reste a triomphé des grands, oui, le peuple de l’Eternel a maîtrisé pour moi les braves !
      14 Ceux qui ont vaincu Amalec sont sortis d’Ephraïm. Benjamin t’a suivi, il est parmi tes troupes. De Makir sont venus ceux qui ont commandé, et de Zabulon ceux qui tiennent le bâton de commandement.
      15 Les princes d’Issacar ont rejoint Débora, et toute sa tribu sur les pas de Baraq s’est précipitée dans la plaine. Dans les rangs de Ruben, on a délibéré et discuté sans fin.
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