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DIEU

1.

Introduction.

La connaissance de Dieu est progressive et historique. Dieu a parlé à nos pères à plusieurs reprises (=d'une manière fragmentaire et par des individus différents) et de plusieurs manières (=visions, songes, discours directs ; cf. No 12:6), déclare Heb 1:1. Le caractère graduel et progressif de la connaissance de Dieu parmi les hommes est affirmé par tous les écrivains bibliques. Aux temps d'ignorance (Ac 17:30) succèdent le temps de la grâce et le jour du salut (Esa 49:8). L'épithète « nouveau » se retrouve fréquemment et marque la nature successive de l'enseignement donné : nom nouveau (Esa 62:2), champ nouveau (Jer 4:3), esprit nouveau (Eze 11:19 18:31), terre nouvelle (Esa 66:22 etc.). Jésus, plus qu'aucun autre, a opposé le présent au passé révolu, par sa formule : « Mais moi, je vous dis (Mt 5:22,28 etc.). Dans l'entretien avec la Samaritaine, il a marqué qu'en ce qui concerne le culte à rendre à Dieu il y a une heure qui vient, après laquelle le mode d'adoration du Père changera totalement (Jn 4:21). Dieu parle dans la succession des siècles ; sa voix est écoutée, mais il est impossible de comprendre son message si l'on n'examine la durée des temps et les bornes des demeures humaines (Ac 17:26), c'est-à-dire l'histoire et la géographie. Toutefois l'histoire de la révélation divine ne se poursuit pas d'une manière progressive et régulière. Dieu abandonne (De 31:17, Esa 54:7,8), cache sa face (Eze 39:23, etc.), parle rarement (1Sa 3:1), livre à eux-mêmes les incrédules (Ro 1:24-31), selon les époques et les peuples. La Bible ne cherche donc pas à donner une doctrine de Dieu, mais une histoire de Dieu, féconde en accidents imprévus.

2.

Le Dieu de l'Israël primitif.

Il est tout à fait impossible de définir avec précision la conception de Dieu de la période antémosaïque, vu l'époque tardive et les remaniements des rédactions historiques dont nous disposons. Comment échapper aux interprétations, aux modifications involontaires des écrivains bibliques venus plusieurs siècles après les événements ? On a essayé de signaler surtout les faits et les coutumes qui paraissent les plus anciens. La présence de Jéhovah apparaît liée à certains lieux, certains arbres, certaines sources (Ge 12:6 13:18 35:7, Jos 24:26). Les peuples primitifs conçoivent difficilement une divinité détachée de tout socle local. L'arche de l'alliance résolut plus tard le problème en représentant la présence invisible de Jéhovah comme attachée à un objet non géographique. Jusque-là ce sont les résidences locales particulières de Jéhovah qui dominent. Or la multiplicité des résidences sacrées entraîne presque inévitablement le polythéisme. S'il est impossible de tirer des conclusions certaines de la forme Élohim, à terminaison plurielle, appliquée à l'être divin, du moins peut-on dire que l'usage fait de ce mot `n'exclut pas les dieux multiples de la nature. Jacob revenant de chez Laban se trouve dans un camp d'Élohim, d'êtres divins qui l'environnent (Ge 32:1). Les esprits des morts s'appellent des Élohim (1Sa 28:13, Esa 8:18). L'être corporel mystérieux qui lutte bras à bras avec Jacob à Péniel s'appelle Élohim (Ge 32:28). Mention est également faite à diverses reprises des idoles théraphim que l'on trouve dans les maisons particulières (Ge 31:30,1Sa 19:13,16), dans les temples (Jug 17:5 18:14, Os 3:4). Le vieux texte du Code de l'Alliance (Ex 21:5,6) parle aussi de l'Élohim de la porte, dont l'image (sculptée ?) se trouvait sur le seuil de la maison. Mais si des traces d'animisme et de polythéisme sont certaines, elles sont impossibles à systématiser. Ce qui semble en tout cas avoir été, dès le début, étranger à Israël, c'est l'idée d'une famille divine, d'une mythologie nationale. Jéhovah n'a ni femme ni enfant, n'engendre pas et n'est pas engendré. La transcendance de Dieu, sa distinction absolue d'avec la race humaine, paraît remonter très haut dans les conceptions religieuses d'Israël. Le vieux mythe de la tour de Babel symbolise cette séparation nécessaire de Dieu et des hommes et enseigne la distance qui les sépare. Cette idée devait trouver plus tard dans la notion de création sa forme philosophique la plus achevée, en mettant en évidence la distinction absolue de l'esprit et de la matière et la supériorité hiérarchique du premier.

3.

Jéhovah, le Dieu d'Israël.

A mesure que l'idée nationale se précise en Israël, se précise également l'idée de Jéhovah, son Dieu. La religion d'Israël a toujours été une religion nationale, raciale et elle l'est encore aujourd'hui. Jéhovah et Israël grandissent ensemble, luttent ensemble, traversent ensemble le désert, vainquent ensemble les Cananéens. La tradition est unanime à placer l'origine d'Israël en tant que peuple appartenant à Jéhovah dans les scènes qui ont eu pour théâtre le mont Sinaï. C'est dans cette montagne que Jéhovah apparaît pour la première fois à Moïse (Ex 3:15 4:24) ; c'est là qu'il se manifeste au peuple d'Israël comme son Dieu (Ex 20, Jug 5:5). Jéhovah est un esprit de montagne, le dieu de l'orage, du tremblement de terre, du volcan. Certains auteurs ont conclu d'Ex 24:16,17 que le Sinaï, fumeux et ardent, fut effectivement ou symbolise un volcan en activité. Le feu (voir ce mot) est l'élément qui précède Jéhovah (Esa 30:27) ; le vent qui brûle est son souffle (Esa 40:7) ; il habite dans le buisson ardent (Ex 3:2), dans les charbons embrasés (Ps 18:9), au milieu d'une colonne de feu et de fumée (Ex 13:22). Jéhovah est un feu dévorant (De 4:24). Ses jugements se manifestent par le feu céleste (1Ro 18:38,2Ro 1:12, Esa 10:17). Son approche est signalée par le feu, la fumée, l'orage, l'arc-en-ciel (Na 1:3-5, Ps 18:8-16, Ge 9:13). Ce Dieu fort est un guerrier (Ex 15:3). Son peuple est Israël =Dieu combat. Les ennemis d'Israël sont les ennemis de Jéhovah (No 10:35). Nul ne résiste lorsque Jéhovah combat (De 33:27,29). Cette idée du Dieu guerrier s'exprime aussi dans les mots : Jéhovah Sebaoth, Éternel des Armées (voir art. suiv., parag. 4), expression dont le sens primitif est discuté et qui désigne parfois les armées célestes (étoiles), mais aussi les armées d'Israël (1Sa 17:45).

Le droit a sa source dans les volontés du Dieu auquel Israël appartient. C'est au nom de Jéhovah que les anciens et les rois rendent la justice, concluent des contrats (Ge 31:49-53 1Sa 20:42 etc.). La justice de Jéhovah est souvent sociale, nationale plus qu'individuelle dans ses arrêts. Elle punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la 3 e et la 4 e génération. Elle punit le peuple entier (famine, peste, guerre) à cause de la faute d'un de ses chefs. Mais elle s'occupe aussi de la moralité interne, secrète des individus. Elle punit Caïn contre lequel aucun bras humain ne se lèvera (Ge 4:15) ; Jéhovah ne laisse pas impunie la violation d'alliances politiques séculaires (2Sa 21:1). Un acte généreux est appelé la bonté de Dieu (2Sa 9:3).

Ce serait une erreur de penser que les Hébreux ne sont pas arrivés de très bonne heure à l'idée que la puissance de Jéhovah dépasse infiniment le territoire géographique d'Israël. Israël n'a jamais trouvé les limites de son Dieu. A mesure qu'il découvrit le monde, il s'aperçut que son Dieu l'avait déjà précédé. Jéhovah bénit Jacob en Mésopotamie et Joseph en Egypte. Il déploie son bras à la mer Rouge ; en son honneur, on chante le Chant de la Mer (Ex 15). Il habite le ciel (Ge 11:5). Il fait pleuvoir du ciel (Ge 19:24). L'armée des cieux est à sa droite et à sa gauche (1Ro 22:19). Israël chercherait en vain un endroit de la nature d'où son Dieu serait exclu. Mais ce sont les prophètes qui de ce Dieu, vainqueur partout où les intérêts d'Israël l'appellent, feront le Dieu unique, s'occupant également et en tout temps de toutes les nations.

4.

Le Dieu des prophètes.

Avec les premiers prophètes (Amos, Osée, Ésaïe) nous arrivons, en effet, à une conception moins raciale de l'activité de Jéhovah. Ce n'est pas que ces prophètes aient eu le sentiment d'apporter une notion nouvelle de Dieu. Ils invitaient, au contraire, leur peuple à revenir au passé religieux lointain d'Israël et s'opposaient au pullulement récent des dieux étrangers. C'est sur la montagne de Jéhovah, au Sinaï, qu'Élie va retremper sa foi et son courage et écouter la voix du Dieu des sommets et de la foudre (1Ro 19). Mais de l'opposition aux dieux étrangers, favorisés par des reines étrangères, naîtra une conscience religieuse distincte du sentiment patriotique. Les prophètes jugeront et condamneront leurs rois nationaux au nom de Jéhovah. La fidélité à Dieu s'opposera ainsi au loyalisme monarchique, la piété au patriotisme. Jéhovah punira son propre peuple (Am 2:4-13, Os 10:7 13:7). Ce Dieu dont les intérêts se séparent des intérêts politiques immédiats de son peuple, c'est le Dieu de la justice (Am 5:24, Esa 1:17 5:7 etc.) ; c'est le Dieu qui a fait le ciel et la terre, les Pléiades et Orion (Am 4:13 5:8) ; c'est le Dieu qui utilise à son gré les autres nations pour châtier son peuple (Esa 9:10), qui prend l'Assyrien pour verge de sa colère (Esa 10:5, Jer 25:9). Derrière les péripéties de l'histoire des peuples, les prophètes discernent le ferme dessein de Jéhovah qui punit et récompense, qui prépare le triomphe mondial de Jérusalem (Esa 2:2-4). Si l'idée de la justice de Dieu, supérieure à tous les privilèges de race, utilisant tous les peuples pour sa manifestation, apparaît ainsi chez les premiers prophètes, Israël n'en reste pas moins le but unique de la pédagogie divine et le centre de l'histoire. Le salut d'Israël et de Juda marquera le terme de son effort (Jer 23:5).

Il ne faudra rien de moins que les cruelles épreuves de l'exil, les méditations des prophètes sur la destruction politique totale d'Israël, pour que l'idée du Dieu aux préoccupations universalistes l'emporte définitivement. Ézéchiel décrira la gloire de Jéhovah (Eze 1 et Eze 10) en termes dépouillés de tous souvenirs judaïques et pénétrés au contraire d'expressions religieuses babyloniennes. Le second Esaïe verra en Jéhovah celui qui est le premier et le dernier (Esa 44:6), le créateur de la lumière et des ténèbres (Esa 45:7 40:22 48:13 etc.). Toutes les nations sont devant lui comme une goutte d'eau (Esa 40:15) et elles sont toutes également appelées (Esa 55:5). Le Dieu d'Israël est devenu non plus seulement celui qui utilise tous les peuples, mais celui qui les aime et les appelle à lui, si bien que la maison de Jéhovah sera une maison de prière pour tous les peuples (Esa 56:7). Jérusalem restera cependant à jamais le centre religieux de toute la terre.

5.

Conceptions postexiliques.

Pendant la période qui va de l'Exil à J. -C, l'idée de Dieu devient plus abstraite, plus philosophique, moins colorée d'histoire. L'idée du Dieu créateur, de l'Esprit organisateur de la matière par la puissance du Verbe, est affirmée en tête du Code sacerdotal. Dieu est très loin et son trône est au plus haut des cieux. Il est le Maître des cieux et de la terre. Toutes les images anthropomorphiques disparaissent. Dieu n'entre plus en contact avec les hommes que par des messagers, des anges qui le représentent plus ou moins complètement, ou bien par des personnalités abstraites, des hypostases comme la Parole, la Sagesse. Quant à Dieu lui-même, on évite de prononcer son nom et on nie la possibilité d'un contact direct avec lui. La traduction des LXX altère volontairement le texte hébreu de manière à faire disparaître les affirmations naïves d'autrefois. Dans Ex 19:3, Moïse ne monte plus vers Dieu, mais vers la montagne de Dieu. Dans Ex 24:10, Moïse et les 70 ne voient plus Dieu mais la place où se tenait le Dieu d'Israël. Dans les Targums (voir ce mot), l'homme n'est plus créé à l'image de Dieu, mais à l'image des anges. Quand le fidèle songe à la puissance de Jéhovah, c'est l'ange qui est devant sa face (Esa 63:9), l'Esprit saint (Esa 63:10) qui se présentent à son esprit. C'est ainsi que les Israélites étaient préparés à l'idée d'un messager de Dieu qui ne serait pas seulement un prophète, mais participerait intimement à la nature et à la volonté du Dieu lointain, invisible et intouchable.

6.

Le Dieu de Jésus.

Avec Jésus nous arrivons à celui qui a affirmé être seul en mesure de donner de Dieu une image vraiment exacte, vue de l'intérieur et non de l'extérieur (Mt 11:27). Jésus cependant rattache son enseignement à la tradition religieuse de son peuple qu'il veut vivifier et accomplir. Il voit dans le : « Écoute Israël, je suis Jéhovah, ton Dieu », le commandement premier et indépassable (Mr 12:29). Il reprend l'affirmation du prophète que c'est le temple de Jérusalem qui sera une maison de prière pour toutes les nations (Mr 11:17, cf. Mt 5:35). Jésus glorifie également, à la suite des prophètes, le Dieu de la nature qui a son trône dans le ciel et la terre pour marchepied (Mt 5:34 11:25, Lu 10:21), qui revêt magnifiquement les lis des champs et nourrit les oiseaux de l'air (Mt 6:25, Lu 12:24), qui connaît les besoins des hommes (Lu 12:30), qui fait mouvoir même les montagnes sur les appels de la foi et de la prière (Mt 17:20). Mais si Jésus signale ainsi le séculaire effort de Dieu pour se révéler à Israël par Moïse et les prophètes et à l'humanité entière par la-nature harmonieuse, il n'en unira pas moins Dieu et l'homme d'une manière nouvelle, organique, en appelant Dieu le Père céleste et les hommes les fils du Père. Jésus conserve les images de ses prédécesseurs pour désigner les relations de Dieu avec les hommes : un Roi et ses sujets (Mt 18:23 22:2), un Berger et ses brebis (Lu 15:3), un Maître et ses serviteurs (Mt 18:25 20:1 25:14 etc.). Mais il y a hétérogénéité de nature entre un Roi et ses sujets, un Berger et ses brebis ; aussi ces images sont-elles éparses et passagères dans les Évangiles, tandis que l'expression du Père céleste se retrouve vingt fois dans Matthieu, cinquante fois dans Jean. Jésus a voulu affirmer ainsi un lien naturel, impossible à répudier, entre Dieu et la race humaine dans sa totalité. Dieu est inévitablement tourné vers l'homme et l'homme est inévitablement tourné vers Dieu. Dieu et l'homme sont donnés en même temps : un homme avait deux fils (Lu 15:11). Dieu n'existe pour Jésus que le jour où il devient Père. Ainsi l'interprétation religieuse et l'interprétation morale sont inséparablement liées. La parabole de l'enfant prodigue nous montre le père et le fils incomplets et malheureux tant qu'ils sont séparés, mais incomplets d'une manière inégale. Le fils, en effet, n'est fort que des dons de son père ; il n'a rien à lui que sa part d'héritage ; incapable de rien acquérir, il ne sait que perdre ce qu'il a reçu. Mais, dans sa ruine totale, il n'a pas aliéné sa qualité de fils et ce dialogue rédempteur peut toujours s'échanger : « Mon père, j'ai péché. --Mon fils que voici est revenu à la vie. » Rester fils (Lu 15:31) ; devenir fils (Mt 5:45) ; redevenir fils : (Lu 15:24) tels sont les trois chemins où s'engage l'humanité croyante. Jésus a renversé l'idée ancienne que Dieu se tient isolé des pécheurs sur une montagne sainte et inaccessible. Il y a de la joie dans le ciel quand un pécheur se repent (Lu 15:7), même si sur la terre tous les pharisiens murmurent. Dieu ne s'écarte pas des pécheurs mais va au-devant d'eux ; il ressemble à cet homme qui convoqua pour un grand souper les pauvres et les estropiés (Lu 14:21), à ce berger qui alla chercher la centième brebis, perdue au désert (Mt 18:12). Au lieu de mépriser les petits, songeons que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face du Père qui est dans les cieux (Mt 18:10).

Ainsi l'idée centrale des Évangiles est celle de la paternité de Dieu dans laquelle se fondent toutes les notions précédentes, celle de l'antériorité et de la suprématie de Dieu, celle de l'universalité dans l'espace et de la continuité dans le temps de l'amour de Dieu. Jésus a choisi l'image la plus propre à diminuer l'usure des siècles, et la variation des idées politiques, celle d'une autorité naturelle. Il a lié l'idée de Dieu à celle de la famille. Il n'y avait pas de moyen plus sûr d'en assurer l'intelligibilité universelle. On objectera peut-être que l'expression de Royaume de Dieu, ou des cieux, est dans les Synoptiques plus fréquente et plus centrale que celle de Père céleste (dans Matthieu, Royaume des cieux, ou de Dieu, se trouve 36 fois, et le nom de Père appliqué à Dieu, 20 fois). L'image de Roi serait-elle vraiment préférée à celle de Père ? Ce serait oublier que l'expression de Royaume des cieux est empruntée par Jésus à la langue religieuse courante et n'a pas un contenu spécifiquement monarchique. Cette expression a si peu de vigueur interne que les Synoptiques substituent facilement à « Royaume de Dieu » des équivalents comme Évangile, Nom (Lu 18:29, parallèle Mt 19:29, Mr 10:29-Mr 13:10, parallèle Mt 24:14) ; Vie (Mr 9:47, parallèle Mt 19:29) ; Gloire (Mt 20:21, parallèle Mr 10:37). Nous trouvons même dans Mt 26:29 l'expression de Royaume du Père, et celle de Royaume du Fils de l'homme dans Mt 16:28 où l'idée monarchique semble bien effacée. Jésus n'a pas cherché à développer l'image pourtant si familière à ses auditeurs des prérogatives royales de Dieu, et il est instructif de constater que dans la théologie johannique et paulinienne l'expression Royaume de Dieu se raréfie tandis que celle de Père céleste se multiplie. S Le Royaume de Dieu (voir art.) est refoulé dans l'avenir, c'est une perspective eschatologique ; Dieu sera Roi plus tard ; dans le monde présent, Dieu est connu comme Père.

Dieu est Père de trois manières distinctes :

il est Père de Jésus, mon Père ; (Mt 26:39,52, Lu 2:49 etc.)

il est Père de tous les hommes, le Père (Lu 10:22, Mt 23:9 24:36 28:19, et d'innombrables passages dans Jn) ;

il est Père des disciples, notre Père, (Mt 6:9) votre Père (Mt 10:29).

7.

Le Dieu de la théologie apostolique.

Ainsi Jésus a donné de Dieu une idée avant tout religieuse et pratique. L'activité, la suprématie, l'amour de Dieu dans la vie quotidienne sont affirmés, mais Jésus ne s'attarde pas aux interrogations que la pensée réfléchie peut poser au sujet du Père céleste. Il était inévitable cependant que des disciples s'arrêtassent sur les divers sens dans lesquels Dieu est connu comme un Père.

Le premier de ces sens était celui qui exprime les relations particulièrement intimes de Dieu et du Christ Jésus. Déjà les Synoptiques signalaient le mystère des relations du Père et du Fils (Mt 11:27). La pensée paulinienne constatera qu'il est difficile de savoir lequel, du Père ou du Fils, a l'initiative et la responsabilité du salut. Sans doute, il semble que Dieu ait tout fait, tout fixé (Ga 4:4), tout convenu (Ro 3:25). Mais le Christ n'a pas été un instrument passif entre les mains de Dieu. Le Christ annonce la paix et ouvre l'accès du Père (Eph 2:18) ; il est celui qui étant riche s'est fait pauvre afin que par sa pauvreté nous fussions enrichis (2Co 8:9) ; c'est parce qu'il s'est dépouillé lui-même, s'est rendu obéissant jusqu'à la mort que Dieu l'a souverainement élevé (Php 2:9). Le don du salut est donc à la fois l'oeuvre du Père et celle du Fils. En un sens, c'est la face du Christ qui est illuminée par la gloire de Dieu (2Co 4:6). Mais il n'est pas moins exact de dire que pour nous la face de Dieu est transformée par la pensée qu'il n'a pas épargné son Fils (Ro 8:32) et par le souvenir des souffrances du Christ (2Co 1:5, Col 1:24). Engagée dans cette voie, la pensée chrétienne devait se demander comment la rédemption s'était passée en Dieu lui-même (Col 1:20) et attribuer au Christ une activité divine, antérieure et étrangère au drame historique dont Jésus de Nazareth avait été le héros (Col 1:16, Eph 1:22,1Co 8:6). C'est ainsi que la réflexion chrétienne s'écartera de la notion purement religieuse du Père céleste des Synoptiques et arrivera pour exprimer Dieu dans sa totalité à des formules trinitaires (2Co 13:13, Mt 28:19 ; voir Trinité).

Le second de ces sens--amour du Père céleste pour tous les hommes--devait aussi être précisé et restreint par la pensée apostolique. Paul insistera sur le changement profond apporté par la venue du Christ dans les relations de Dieu avec les hommes. En Christ, ce n'est pas une idée nouvelle qui apparaît, ce sont toutes choses qui deviennent nouvelles (2Co 5:17). Il ne s'agit pas d'un progrès, si décisif soit-il, dans notre connaissance de Dieu, mais d'un changement d'ordre métaphysique dans les rapports de Dieu et du monde (2Co 5:19, Ro 5:6-11). L'arrivée du Christ ne peut pas se comparer à l'ascension d'un ou plusieurs degrés de plus dans la connaissance de Dieu, mais uniquement à l'acte créateur lui-même, à la parole : que la lumière brille au sein des ténèbres (2Co 4:6). La pensée de Paul est pleinement théologique, systématique. Il veut démontrer que tout genou doit fléchir dans les cieux, sur la terre et sous la terre au nom de Jésus (Php 2:10). Il ne voit que ténèbres, péché dans l'humanité naturelle. Tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché et coupables devant Dieu (Ro 3:9,19). Christ est venu annoncer la paix à ceux qui étaient loin et à ceux qui étaient près, et c'est en lui seulement que nous avons accès auprès du Père (Eph 2:18). Ces vues devaient inévitablement rétrécir la notion si généreuse du Père céleste que Jésus avait présentée, et elles ont entraîné la pensée chrétienne vers une conception exclusivement judiciaire de l'activité divine. Dieu est lié par un code dont il ne peut jamais s'affranchir, par un événement historique qui est le fondement unique de la grâce et du pardon (1Co 3:11). Dieu est essentiellement celui qui justifie. Le pardon de Dieu est une chose dont on comprend exactement les modes et les raisons--et aussi les limites. De plus, si Dieu juge, il est jugé aussi au nom des mêmes principes juridiques (Ro 3:4,6). Il se préoccupe de se justifier lui-même. Il veut montrer aux hommes tantôt son amour, tantôt sa colère, sa puissance, la richesse de sa gloire (Ro 9:22). Ces préoccupations doctrinales, apologétiques, chez le Dieu de Paul servent à appuyer la doctrine de la prédestination et devaient ramener la pensée chrétienne à la notion d'un Dieu sévère et terrible qui rappellerait plus l'exclusivisme du Jéhovah du Sinaï que le Père céleste des Synoptiques.

La théologie johannique devait, elle aussi insister sur les ténèbres où est plongée l'humanité sans Christ. Sur l'opposition entre le monde et les enfants de Dieu, voir Jn 14:17 17:25,1Jn 3:1 4:5 5:19. Sur la nécessité absolue de la nouvelle naissance pour pouvoir voir le royaume de Dieu, voir Jn 3:3,5. Sur l'obligation de croire au Fils premièrement pour pouvoir voir la vie, voir Jn 3:36,1Jn 2:19. Assurément, Dieu désire sauver le monde entier, mais c'est le monde qui se juge lui-même en préférant les ténèbres à la lumière (Jn 3:19). Dieu est lumière (1Jn 1:5). Le Christ est lumière (Jn 8:12), mais les ténèbres se refusent à recevoir la lumière (Jn 1:5) et le monde ne la connaît pas (Jn 1:10). Pour ceux qui sont nés de Dieu, pour les enfants, la lumière véritable vient d'apparaître (1Jn 2:8). Que ceux-là sachent marcher dans la lumière (1Jn 1:7), demeurer dans la lumière (1Jn 2:10), fuir le monde et ses ténèbres, --et l'amour du Père sera en eux (1Jn 2:15). Cette révélation nouvelle, c'est que Dieu est esprit, que le culte qui lui est agréable est un culte en esprit et en vérité, indépendant de tout sanctuaire et tout socle géographique (Jn 4:21,24). Les préoccupations nationales, historiques, qui jouent un si grand rôle chez le Dieu de Paul, disparaissent dans la théologie johannique. La Parole était en Dieu dès le commencement (Jn 1:1) ; le Fils a reçu toutes choses des mains du Père (Jn 3:35) et possédait sa gloire auprès de Dieu avant que le monde fût (Jn 17:5). L'amour de Dieu se manifeste dès le commencement. Il aime le premier (1Jn 4:19). Aussi l'opposition entre le Dieu d'avant J. -C, et le Dieu d'après J. -C, est-elle moins brutale que chez Paul. Assurément, l'amour de Dieu se manifeste essentiellement en ce que Dieu a envoyé son Fils unique pour nous sauver (1Jn 4:9), mais l'amour est un des aspects éternels et permanents de Dieu. Dieu est amour : cette définition se suffit à elle-même. La première épître de Jean aime à répéter : Dieu est amour, celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, là où Paul dirait : Dieu est en Christ, celui qui demeure en Christ... Aussi la théologie johannique devait-elle entraîner la pensée chrétienne du côté du Dieu intemporel des mystiques et des philosophes, l'éloigner non seulement du Dieu des Juifs, mais même du Dieu de Paul qui, à une date précise de l'histoire, a fait toutes choses nouvelles.

Conclusion.

Il y aurait lieu également de signaler le Dieu de la prédication missionnaire aux païens, celui du livre des Actes, qui n'est pas tout à fait celui des Évangiles ni des Épîtres, mais les dimensions mesurées de cet article interdisent tout espoir d'être complet. Ce qui ne peut manquer de frapper le lecteur de cette esquisse rapide, c'est l'élan de la pensée religieuse biblique pour se dépasser toujours elle-même dans sa définition de Dieu ; c'est la conviction de plus en plus profonde du mystère impénétrable de Dieu exprimée par Jésus et par Paul (Ro 11:33) en termes inoubliables ; c'est la certitude continue que c'est Dieu qui cherche l'homme et non l'homme qui cherche Dieu. Le mot par excellence de tous les écrivains bibliques est : « Ainsi parle Dieu ». Pour eux, l'histoire dépose en faveur de l'initiative, de l'agression divine. Si, sur ce fait, l'accord est fondamental, ces écrivains se diviseront sur les représentations verbales et intellectuelles de Dieu qu'ils proposeront. La moins liée au cadre d'une époque précise, la plus éternelle dans sa forme parce que la plus profondément humaine dans sa définition, est celle que nous présente le Jésus des Évangiles Synoptiques. -- (Voir art. suiv.). V M.

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      50 Si tu maltraites mes filles, et si tu prends d'autres femmes que mes filles, ce n'est pas un homme qui sera témoin entre nous. Vois ! c'est Dieu qui sera témoin entre moi et toi.
      51 Et Laban dit à Jacob : Voici ce monceau de pierres ; et voici le monument que j'ai dressé entre moi et toi.
      52 Ce monceau est témoin, et ce monument est témoin, que je ne passerai point ce monceau, en allant vers toi, et que tu ne passeras point ce monceau et ce monument, en venant vers moi, pour nous nuire l'un à l'autre.
      53 Que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nachor, le Dieu de leur père, juge entre nous ! Et Jacob jura par Celui que craignait Isaac, son père.

      Genèse 32

      1 Et Jacob continua son chemin, et des anges de Dieu le rencontrèrent.
      28 Alors il dit : Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (qui lutte avec Dieu) ; car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes, et tu as vaincu.

      Genèse 35

      7 Et il y bâtit un autel, et il appela ce lieu : El-Béthel (Dieu de Béthel) ; car c'est là que Dieu lui était apparu, lorsqu'il fuyait de devant son frère.

      Exode 3

      2 Et l'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d'un buisson ; et il regarda, et voici, le buisson était tout en feu ; mais le buisson ne se consumait point.
      15 Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux enfants d'Israël : L'ÉTERNEL, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob m'a envoyé vers vous. C'est là mon nom éternellement ; c'est là ma commémoration dans tous les âges.

      Exode 4

      24 Or, il arriva qu'en chemin, dans l'hôtellerie, l'Éternel rencontra Moïse, et chercha à le faire mourir.

      Exode 13

      22 La colonne de nuée ne se retirait point de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

      Exode 15

      1 Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à l'Éternel, et ils dirent : Je chanterai à l'Éternel, car il s'est hautement élevé. Il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier.
      2 L'Éternel est ma force et ma louange : il a été mon libérateur. Il est mon Dieu, je le glorifierai ; il est le Dieu de mon père, je l'exalterai.
      3 L'Éternel est un vaillant guerrier ; son nom est l'Éternel.
      4 Il a jeté dans la mer les chars de Pharaon et son armée ; et l'élite de ses combattants a été plongée dans la mer Rouge.
      5 Les flots les ont couverts ; ils sont descendus au fond des eaux, comme une pierre.
      6 Ta droite, ô Éternel, est magnifique en force. Ta droite, ô Éternel, écrase l'ennemi.
      7 Par la grandeur de ta majesté, tu renverses tes adversaires. Tu envoies ta colère, elle les consume comme le chaume.
      8 Au souffle de tes narines les eaux se sont amoncelées ; les courants se sont arrêtés comme une digue ; les flots ont gelé au coeur de la mer.
      9 L'ennemi avait dit : Je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai le butin ; mon âme s'assouvira sur eux, je tirerai l'épée, ma main les détruira.
      10 Tu as soufflé de ton haleine : la mer les a couverts ; ils ont roulé comme le plomb, au fond des eaux puissantes.
      11 Qui est comme toi, parmi les dieux, ô Éternel ? Qui est comme toi magnifique en sainteté, redoutable dans les louanges, opérant des merveilles ?
      12 Tu as étendu ta droite ; la terre les engloutit.
      13 Tu as conduit par ta miséricorde ce peuple que tu as racheté ; tu l'as dirigé par ta force vers ta sainte demeure.
      14 Les peuples l'entendent, et ils tremblent ; l'effroi saisit les habitants de la Palestine.
      15 Alors les princes d'Édom sont troublés ; le tremblement saisit les puissants de Moab ; tous les habitants de Canaan désespèrent.
      16 La frayeur et l'épouvante tomberont sur eux ; par la grandeur de ton bras, ils deviendront muets comme la pierre, jusqu'à ce que ton peuple, ô Éternel, ait passé ; jusqu'à ce qu'il ait passé, le peuple que tu as acquis.
      17 Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu que tu as préparé pour ta demeure, ô Éternel, au sanctuaire, Seigneur, que tes mains ont établi.
      18 L'Éternel régnera éternellement et à toujours.
      19 Car les chevaux de Pharaon, avec ses chars et ses cavaliers, sont entrés dans la mer ; et l'Éternel a fait retourner sur eux les eaux de la mer ; mais les enfants d'Israël ont marché à sec au milieu de la mer.
      20 Et Marie, la prophétesse, soeur d'Aaron, prit dans sa main le tambourin, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en dansant.
      21 Et Marie répondait à ceux qui chantaient : Chantez à l'Éternel, car il s'est hautement élevé ; il a jeté dans la mer le cheval et son cavalier.
      22 Puis, Moïse fit partir les Israélites de la mer Rouge, et ils tirèrent vers le désert de Shur ; et ils marchèrent trois jours dans le désert, et ne trouvèrent point d'eau.
      23 Puis ils vinrent à Mara, mais ils ne purent boire des eaux de Mara, car elles étaient amères ; c'est pour cela que ce lieu fut appelé Mara (amertume).
      24 Alors le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ?
      25 Et Moïse cria à l'Éternel ; et l'Éternel lui indiqua un bois, qu'il jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces. C'est là qu'il lui imposa une ordonnance et un statut, et c'est là qu'il l'éprouva.
      26 Et il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements et si tu gardes toutes ses ordonnances, je ne t'infligerai aucune des maladies que j'ai infligées à l'Égypte ; car je suis l'Éternel qui te guérit.
      27 Puis ils vinrent à Élim ; et là il y avait douze sources d'eau et soixante et dix palmiers ; et ils campèrent là, près des eaux.

      Exode 19

      3 Et Moïse monta vers Dieu, et l'Éternel l'appela de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu déclareras ceci aux enfants d'Israël :

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant :
      2 Je suis l'Éternel ton Dieu, qui t'ai retiré du pays d'Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni aucune ressemblance des choses qui sont là-haut dans les cieux, ni ici-bas sur la terre, ni dans les eaux sous la terre ;
      5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car je suis l'Éternel ton Dieu, un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants, jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
      6 Et qui fais miséricorde jusqu'à mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras point le nom de l'Éternel ton Dieu en vain ; car l'Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier ;
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras toute ton oeuvre ;
      10 Mais le septième jour est le repos de l'Éternel ton Dieu ; tu ne feras aucune oeuvre en ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes ;
      11 Car l'Éternel a fait en six jours les cieux et la terre, la mer et tout ce qui est en eux, et il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l'Éternel ton Dieu te donne.
      13 Tu ne tueras point.
      14 Tu ne commettras point adultère.
      15 Tu ne déroberas point.
      16 Tu ne diras point de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui soit à ton prochain.
      18 Or, tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette, et voyait les éclairs et la montagne fumante. Le peuple donc, voyant cela, tremblait et se tenait loin.
      19 Et ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions.
      20 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez point, car Dieu est venu pour vous éprouver, et afin que sa crainte soit devant vous, en sorte que vous ne péchiez point.
      21 Le peuple donc se tint loin ; et Moïse s'approcha de l'obscurité où était Dieu.
      22 Et l'Éternel dit à Moïse : Tu diras ainsi aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé des cieux.
      23 Vous ne ferez point, à côté de moi, des dieux d'argent, et vous ne ferez point des dieux d'or.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu sacrifieras tes holocaustes et tes sacrifices de prospérité, tes brebis et tes taureaux. En tout lieu où je ferai célébrer mon nom, je viendrai à toi et je te bénirai.
      25 Que si tu me fais un autel de pierres, tu ne les emploieras point taillées ; car si tu levais sur elles ton fer, tu les souillerais.
      26 Et tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité n'y soit pas découverte.

      Exode 21

      5 Que si l'esclave dit : J'aime mon maître, ma femme et mes enfants ; je ne veux pas sortir pour être libre ;
      6 Alors son maître l'amènera devant Dieu et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l'oreille avec un poinçon, et il le servira toujours.

      Exode 24

      10 Et ils virent le Dieu d'Israël ; et sous ses pieds il y avait comme un ouvrage de saphir transparent, pareil aux cieux mêmes en éclat.
      16 Et la gloire de l'Éternel demeura sur le mont Sinaï, et la nuée le couvrit pendant six jours, et au septième jour il appela Moïse du milieu de la nuée.
      17 Et l'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant, au sommet de la montagne, aux yeux des enfants d'Israël.

      Nombres 10

      35 Et quand l'arche partait, Moïse disait : Lève-toi, Éternel, et que tes ennemis soient dispersés, et que ceux qui te haïssent s'enfuient devant ta face !

      Nombres 12

      6 Et il dit : Écoutez bien mes paroles. S'il y a parmi vous un prophète, moi, l'Éternel, je me fais connaître à lui en vision, je lui parle en songe.

      Josué 24

      26 Puis Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Il prit ensuite une grande pierre, et la dressa là, sous le chêne qui était dans le sanctuaire de l'Éternel.

      Juges 5

      5 Les montagnes s'écoulèrent devant l'Éternel, et le Sinaï même, devant l'Éternel, le Dieu d'Israël !

      Juges 17

      5 Ainsi ce Mica eut une maison de dieux ; il fit un éphod et des théraphim, et consacra l'un de ses fils, qui lui servit de sacrificateur.

      Juges 18

      14 Alors les cinq hommes qui étaient allés pour explorer le pays de Laïs, prenant la parole, dirent à leurs frères : Savez-vous que dans ces maisons il y a un éphod et des théraphim, une image taillée et une image de fonte ? Voyez donc maintenant ce que vous avez à faire.

      1 Samuel 3

      1 Or, le jeune Samuel servait l'Éternel, en présence d'Héli ; et la parole de l'Éternel était rare en ces jours-là, et les visions n'étaient pas communes.

      1 Samuel 17

      45 Et David répondit au Philistin : Tu viens contre moi avec l'épée, la lance et le javelot ; mais moi, je viens contre toi au nom de l'Éternel des armées, du Dieu des armées d'Israël, que tu as insultées.

      1 Samuel 19

      13 Ensuite Mical prit le théraphim et le mit dans le lit, et mit à son chevet un tapis de poils de chèvre, et le couvrit d'une couverture.

      1 Samuel 20

      42 Et Jonathan dit David : Va en paix, selon ce que nous avons juré tous deux, au nom de l'Éternel, en disant : L'Éternel sera entre moi et toi, et entre ma postérité et ta postérité, à jamais. (20-43) David se leva donc et s'en alla, et Jonathan rentra dans la ville.

      1 Samuel 28

      13 Et le roi lui répondit : Ne crains point ; mais que vois-tu ? Et la femme dit à Saül : Je vois un dieu qui monte de la terre.

      2 Samuel 9

      3 Et le roi dit : N'y a-t-il plus personne de la maison de Saül, pour que j'use envers lui d'une bonté selon Dieu ? Et Tsiba répondit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan, qui est perclus des pieds.

      2 Samuel 21

      1 Il y eut du temps de David une famine qui dura trois ans de suite. Et David chercha la face de l'Éternel ; et l'Éternel dit : C'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire ; parce qu'il a fait mourir les Gabaonites.

      Psaumes 18

      8 Une fumée montait de ses narines, et de sa bouche un feu dévorant ; il en jaillissait des charbons embrasés.
      9 Il abaissa les cieux et descendit, ayant l'obscurité sous ses pieds.
      10 Il était monté sur un chérubin, et il volait ; il était porté sur les ailes du vent.
      11 Il fit des ténèbres sa retraite ; il mit autour de lui, comme une tente, des eaux ténébreuses, de noirs nuages.
      12 De la splendeur qui était devant lui, s'échappaient des nuées, avec de la grêle et des charbons de feu.
      13 Et l'Éternel tonna dans les cieux, le Très-Haut fit retentir sa voix, avec de la grêle et des charbons de feu.
      14 Il lança ses flèches, et dispersa mes ennemis ; il lança des éclairs nombreux, et les mit en déroute.
      15 Alors le fond des eaux apparut, et les fondements du monde furent mis à découvert, au bruit de ta menace, ô Éternel, au souffle du vent de ta colère.
      16 Il étendit sa main d'en haut, et me prit ; il me tira des grosses eaux.
    • Genèse 4

      Genèse 9

      Genèse 11

      5 Nous voici en présence d'une manifestation du savoir-faire des hommes ; l'Éternel est descendu sur terre pour voir la ville. Dieu est juste et droit, dans toutes Ses œuvres vis-à-vis de l'iniquité et des pécheurs, il ne les condamne jamais sans les avoir entendus au préalable. Héber, l'homme pieux, ne se trouvait pas parmi cette foule impie ; c'était un véritable enfant de Dieu ; son âme n'était pas comme celle de ces hommes. Dieu a été déçu par leur vaine poursuite, par leurs œuvres : au lieu d'en tirer de l'honneur, ils n'ont eu que des reproches. Dieu n'a comme buts que la sagesse et la sainteté, même quand Il permet aux ennemis de Sa gloire de prospérer en exécutant leurs sombres desseins. Remarquez la sagesse et la miséricorde divines dans la façon où Dieu a contrecarré cette entreprise humaine. Cette miséricorde n'est pas du tout en rapport avec la gravité de l'offense qui a été faite ; Dieu ne nous châtie pas conformément à la gravité de nos péchés.

      Dans ce passage, seule la sagesse divine est capable de stopper le déroulement de ces folies humaines ; les hommes, étant incapables de se comprendre eux-mêmes, ont été alors dans l'impossibilité de s'entraider ; cet évènement a complètement arrêté leur construction. Dieu dispose de nombreux moyens pour confondre et mettre en échec les projets des hommes orgueilleux qui se rebellent contre Lui, particulièrement en les dressant les uns contre les autres. Malgré leur union et leur obstination, Dieu était contre eux ; en effet, qui peut prospérer, tout en endurcissant son cœur et en se dressant contre Lui ? Leur langage a été confondu. Encore aujourd'hui, nous en souffrons : que d'énergie et de peine nous déployons pour apprendre les langues étrangères, ceci à cause de la rébellion de nos ancêtres, à Babel. Le résultat de tout cela se traduit par de vaines disputes, des confusions de tous genres dans les différents termes propres à chaque langue, des incompréhensions dans tous les domaines. Ces hommes arrêtèrent alors la construction de la ville. Cette confusion dans leur langage n'a pas seulement arrêté leur entraide mutuelle, elle leur a révélé également que la main de l'Éternel était contre eux.

      Il est sage d'abandonner tout ce que nous voyons être contre la volonté divine. Dieu est absolument capable de réduire à néant tous les projets de ces bâtisseurs de Babel : aucun rassemblement humain ne peut lutter contre l'Éternel. Ces bâtisseurs se sont dispersés avec leur famille, dans la contrée qui leur a été allouée, selon la langue par laquelle ils s'exprimaient. Les fils des hommes ne se rassembleront plus jamais ainsi, à l'échelon mondial, sauf pour le « grand jour », quand le Fils de l'Homme s'assiéra sur Son trône de gloire, quand toutes les nations seront rassemblées contre Lui.

      Genèse 12

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      Genèse 13

      Genèse 19

      Genèse 31

      Genèse 32

      1

      La vision de Jacob à Mahanaïm, sa crainte d'Ésaü. (Genèse 32:1-8)
      La prière fervente de Jacob pour sa délivrance, Il prépare un présent à Ésaü. (Genèse 32:9-23)
      Il lutte avec l'Ange. (Genèse 32:24-32)

      Les anges de Dieu sont apparus à Jacob, pour l'encourager et lui donner l'assurance de la protection divine. Quand Dieu destine des personnes à des épreuves, Il les prépare d'abord, par de grands réconforts. Tandis que d'un côté se trouvait Jacob, à qui était faite la promesse divine et qui avait servi durement Laban, Ésaü, de l'autre côté, était un véritable prince. Jacob a envoyé un message, disant qu'il n'exigeait rien de son droit de naissance. La douceur est source de paix, \\#Ecc 10:4\\.

      Nous ne devons pas refuser de parler respectueusement, même à ceux, qui injustement, sont fâchés contre nous. Jacob a eu des échos des intentions guerrières d'Ésaü, contre lui, et de ce fait, était vraiment effrayé. Un sens aigu du danger, et la crainte qui en résulte rapidement, peuvent nous conduire vers une humble confiance en la Puissance et dans les Promesses divines.

      Genèse 35

      Exode 3

      Exode 4

      24 Dieu s'irrita contre Moïse et menaça le patriarche de mort ou de maladie, au cas où ce dernier négligerait de circoncire son fils. Quand Dieu nous révèle nos manquements, nous devons, au plus vite, remédier avec diligence à leur correction. C'est le message qu'envoie chacun de Ses avertissements, pour nous inciter à nous tourner vers Lui. Dieu envoya Aaron à la rencontre de Moïse. Plus ces deux hommes auront placé leur rencontre sous le regard divin, plus cette dernière sera bénie. Les anciens des fils d'Israël, les cœurs affermis par la foi, rencontrèrent ensuite les deux patriarches, pour se soumettre à leurs directives. Il arrive souvent que les difficultés prévues s'estompent quand nous plaçons nos entreprises devant le Seigneur, ce qui Le glorifie.

      Levons-nous et entreprenons notre ouvrage sous Son regard, Il sera alors avec nous et nous fera prospérer. Si les fils d'Israël ont accueilli favorablement les perspectives de leur délivrance, tout en glorifiant Dieu, combien devrions-nous espérer joyeusement, par la foi, le bonheur de la Rédemption, et adorer le Sauveur !

      Exode 13

      Exode 15

      1

      Le cantique de Moïse, au sujet de la délivrance d'Israël. (Exode 15:1-21)
      Les eaux amères de Mara, les Israélites arrivent à Élim. (Exode 15:22-27)

      Ce cantique est le plus ancien que nous connaissions. Ce chant exprime la sainteté, l'honneur de Dieu ; il exalte Son Nom, il Lui rend gloire, à Lui seul, afin de ne reconnaître aucune notoriété aux hommes. La Sainteté du Seigneur fait partie intégrante de Sa personne. Cette Sainteté est particulière, Elle provoquera la destruction prophétique finale des ennemis de l'Église. Heureux les peuples dont l'Éternel est le Seigneur ! Ces hommes ont plusieurs tâches en perspective : Lutter contre la tentation, supporter les afflictions, tout en étant convaincus de leur faiblesse ; mais la Grâce est là et leur donne toutes forces nécessaires. S'ils traversent l'épreuve, ils trouvent en Dieu tout le réconfort ; Il est l'objet de leur louange. Le péché, la mort et l'enfer peuvent les menacer, mais c'est dans l'Éternel qu'ils trouveront leur salut.

      Le Seigneur est un Dieu Tout Puissant, Il maudit ceux qui se rebellent contre Lui, le Créateur ! Il est un Dieu d'une incomparable perfection ; Il est glorieux dans toute Sa Sainteté ; cette Sainteté représente Sa Gloire. Elle lutte contre le péché et Sa colère attaque les pécheurs endurcis. Cette Sainteté est la délivrance d'Israël, Ses promesses sont infaillibles. Cette Sainteté fait l'objet de toutes les louanges des serviteurs de l'Éternel, Elle est terrible quand Ses ennemis la subissent. Elle fait des merveilles, Elle accomplit des choses surnaturelles ; cette Sainteté confond par Sa puissance, ceux qui placent en Elle leur confiance, tout en étant convaincus d'être indignes d'en bénéficier. Ce cantique de Moïse souligne les merveilles de Sa Puissance et de Sa Grâce ; dans tout cela, Dieu doit être adoré, en toute humilité !

      22 Dans le désert de Shur, les Israélites n'avaient pas d'eau. Sur le site de Mara, ils en avaient, mais elle était amère ; il leur était donc impossible de boire !

      Dieu peut rendre amères certaines de nos convoitises ; Il le fait lorsque nous traversons le « désert » de ce monde, de façon à détourner nos regards de nos désirs charnels, créatures que nous sommes, vers le Créateur, le Seul à pouvoir nous apporter le réconfort nécessaire.

      Dans sa détresse, Israël était inquiet, il se querellait avec Moïse. Les hypocrites peuvent témoigner d'une certaine affection et faire preuve d'un zèle relatif dans l'exercice de la piété, mais lors de la tentation, ils tombent.

      Même les croyants sincères, lors d'une sévère épreuve, peuvent être inquiets, se méfier de tout et murmurer. Dans chaque expérience de ce type, nous devons placer notre confiance dans le Seigneur et Lui dévoiler le contenu de nos cœurs. Nous pourrons ainsi constater qu'une volonté soumise, une conscience paisible et le réconfort du Saint-Esprit rendront tolérable, voire même positive, la plus amère des épreuves. Dans ce texte, Moïse fit ce que le peuple aurait dû faire : il s'adressa à l’Éternel. Ce dernier, dans Sa Grâce, répondit favorablement à cette requête. Dieu ordonna à Moïse de prendre un bois et de le jeter dans les eaux, ce qui les rendit douces instantanément.

      Certains assimilent ce bois à une image de la croix, qui seule peut adoucir les eaux amères de nos afflictions et peut nous rendre joyeux quand nous traversons l'épreuve. Mais les Israélites rebelles ne s'en tirèrent pas mieux que les Égyptiens incrédules ! Là où un problème apparaît, se trouve toujours une Promesse pour le résoudre. Dieu est le grand Médecin. Si nous nous portons bien, c'est grâce à Lui ! C'est Lui qui nous fait vivre et qui nous donne la force de tous les jours. N'oublions pas que nous avons été préservés de la destruction et délivrés de nos ennemis, en vue de servir le Seigneur.

      Sur le site d'Élim, les enfants d'Israël trouvèrent de l'eau potable en quantité suffisante. Bien que Dieu ait ordonné pour un temps, au peuple, de camper près des eaux amères de Mara, ce n'était pas leur destination finale. Ne soyons pas déprimés lors de l'épreuve !

      Exode 19

      Exode 20

      1

      Le préambule des dix commandements. (Exode 20:1,2)
      Les commandements écrits sur les premières tables. (Exode 20:3-11)
      Leur rédaction sur les deuxièmes tables. (Exode 20:12-17)
      La crainte du peuple. (Exode 20:18-21)
      Rappel d'interdiction contre l'idolâtrie. (Exode 20:22-26)

      Dieu parle aux hommes de plusieurs manières : par leur propre conscience, par la Providence, par Sa voix ; nous devons être soigneusement attentifs à tous ces messages. Mais Dieu ne s'est jamais exprimé comme Il l'a fait, lors de Sa déclaration des dix commandements. Au tout début, la Loi a été inculquée à l'homme ; cette loi aurait dû rester inscrite dans son cœur, mais le péché l'a corrompue et de ce fait, il fallait en redéfinir la connaissance. La loi est spirituelle, elle connaît les pensées secrètes du cœur, ses désirs, et ses dispositions.

      Le commandement qu'elle souligne le premier, est l'amour ; sans lui, toute vie spirituelle n'est qu'hypocrisie ; ce commandement doit être parfaitement observé, avec une obéissance constante ; aucune loi au monde ne tolère la désobéissance. Celui qui voudra observer toute la loi mais qui pèchera contre un seul commandement, sera coupable envers tous les autres, Jacques 2:10. Le fait de la modifier, soit dans notre cœur, dans nos pensées, dans nos propos ou dans nos actes, n'est que péché et la mort est le salaire du péché.

      3 Les quatre premiers des dix commandements, communément appelés « le décalogue », nous décrivent notre devoir envers Dieu. Ces quatre commandements sont cités en premier car l'homme doit aimer son Créateur avant son prochain. Il ne sera pas possible d'aimer son prochain sincèrement si les sentiments que l'on éprouve pour Dieu ne sont qu'hypocrisie.

      Le premier commandement mentionne qui doit être l'objet de notre adoration : l’Éternel et Lui seulement. Cela signifie qu'il est interdit d'adorer les créatures. Quel que soit le fait qui puisse entraver notre amour, notre gratitude, notre révérence ou notre adoration envers Dieu, nous ne devons pas céder à un sentiment de déception qui ne peut conduire qu'à une transgression de ce commandement. Tout ce que nous faisons doit être fait à la gloire de Dieu.

      Le second commandement se rapporte à l'adoration que nous devons ressentir envers le Seigneur, notre Dieu. Il est interdit de fabriquer une image ou une représentation quelconque de la Déité, sous quelque forme ou intention que ce soit. Mais la signification spirituelle de ce commandement est plus étendue : tous les types de superstition sont défendus, ainsi que toutes les « inventions » humaines qui déforment la véritable adoration de Dieu.

      Le troisième commandement concerne la façon d'adorer : elle doit être faite avec toute la révérence et le sérieux possibles. Tout serment inconsidéré est prohibé. Toutes les injures au nom de l'Éternel et tous les jurons ne sont que d'affreuses offenses à Ses commandements. Cela ne concerne pas uniquement les injures contre la Parole de Dieu ou les choses saintes, mais aussi toutes celles qui sont vaines, malsaines ou relatives aux plaisirs douteux. Le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoquera Son Nom en vain.

      Le quatrième commandement est particulier : c'est un « rappel », c'est-à-dire que ce n'était pas la première fois qu'il était ordonné, mais que les hommes le connaissaient déjà. Un jour sur sept doit être sanctifié. Six jours sont consacrés au travail, mais il ne faut pas négliger ensuite le service de Dieu et le soin à apporter à notre âme. Aujourd'hui, nous devons accomplir tout notre travail dans le temps imparti, sans en prévoir pour le sabbat, le jour du repos. Christ a permis d'accomplir en ce jour particulier les travaux de nécessité, de charité et de piété ; car le sabbat a été fait pour l'homme et non l'inverse, Marc 2:27 ; tout ce qui concerne le luxe, la vanité ou l'autosatisfaction est à éviter. Tout acte commercial, tout paiement de transaction, toute lettre d'affaires, toute étude industrielle, déplacement, voyage mondain ou conversations légères, ne font que gâter la sainteté de ce jour, que Dieu a mis à part.

      La paresse et l'indolence font partie des attitudes « du monde », mais ne concernent pas le saint repos. Le sabbat doit être un jour où l'on se repose du travail journalier, pour se consacrer au service de Dieu. Les avantages du respect de ce jour sanctifié, sont la bonne santé et la joie des hommes, ce temps mis à part étant consacré au soin de l'âme et au rappel de l'excellence de la Parole de Dieu. Ce jour est béni ; les hommes qui le respectent sont bénis, en lui et par lui. Cette bénédiction et ce respect de la sainteté ne sont pas consacrés à un septième jour ordinaire, mais au jour du sabbat.

      12 Les commandements de la deuxième table, les six derniers des dix commandements, décrivent quel doit être notre devoir, pour nous même et vis-à-vis des autres ; ils mentionnent le fameux commandement : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », Luc 10:27. La piété et l'honnêteté doivent aller de pair.

      Le cinquième commandement concerne les devoirs que nous avons vis-à-vis de nos parents. Le fait d'honorer père mère, doit démontrer par notre conduite, notre estime et notre obéissance à leur égard ; quand vos parents vous appellent, répondez leur ; quand ils vous envoient accomplir une tâche, faites ce qu'ils vous demandent, abstenez-vous de ce qu'ils vous interdisent ; faites tout cela en tant qu'enfant, dans la joie et dans l'amour. Soyez également soumis à leurs conseils et à leurs recommandations. Efforcez-vous de réconforter en tous points vos parents, donnez-leur une vieillesse paisible ; soutenez-les quand ils sont dans le besoin, ce que le Seigneur recommande particulièrement, Matthieu 15:4-6. Beaucoup de personnes ont remarqué que l'on était particulièrement béni en obéissant à ses parents, et que la malédiction accompagnait les enfants indisciplinés.

      Le sixième commandement indique que l'on doit se préoccuper de la vie et du bien-être des autres comme nous le faisons pour nous-mêmes. Les magistrats et les fonctionnaires sont institués pour faire valoir la vérité : ne cherchez pas à les contrecarrer. L'autodéfense est légitime ; mais beaucoup de meurtriers innocentés par la loi des hommes, ne le sont pas devant Dieu. Les passions démesurées, provoquées par la colère ou l'alcool, n'ont aucune excuse ; elles conduisent au meurtre et lors des duels, elles ne font que révéler l'arrogance des hommes et leur esprit de vengeance. Tous les combats, même ceux accomplis par les mercenaires, ne sont que le résultat de la colère et de la malice : ils rompent le sixième commandement ; tous les carnages sont en fait des meurtres. Il en est ainsi pour tout ce qui pousse les hommes au vice et au crime. La mauvaise conduite corrompt le cœur, elle pousse rapidement les parents vers le trépas, comme d'ailleurs les épouses et autres membres d'une famille : toutes ces choses rompent ce sixième commandement. Ce dernier interdit les mauvaises envies, la haine ou la colère, toute insulte. Il condamne le suicide. Il réclame un esprit bienveillant et patient, qui sait aussi pardonner.

      Le septième commandement concerne la chasteté. Nous devrions être effrayés par toutes les « vilenies » qui s'attaquent au corps humain : elles ne font que le détruire. Quels que puissent être les errements de notre imagination polluée, animée par nos passions, ils ne font que rompre ce commandement : il en est ainsi pour toutes les images impures, les livres, les conversations douteuses et toute autre forme de déviations.

      Le huitième commandement est celui de l'amour, celui du respect de la propriété des autres. Ce que nous possédons ici-bas, même acquis dans l'honnêteté, représente le « pain » que Dieu nous a donné ; nous devrions nous en contenter et être reconnaissants : sachons ainsi faire preuve de confiance en la Providence divine. Quand nous détournons notre regard de nos voisins, lorsqu'ils sont dans la nécessité, nous enfreignons la loi divine ; c'est un fait courant dans notre société d'aujourd'hui. Les « pillages » en tous genres, même ceux qui sont effectués sous le couvert de la justice humaine, vont également contre ce commandement. La fraude, les emprunts effectués sans perspective de remboursement, les non-paiements de dettes, l'extravagance, les abus, les extorsions d'argent aux pauvres, toutes ces choses s'opposent au huitième commandement. Offrons notre savoir-faire, dans un esprit de simplicité et dans le contentement, au service des autres, comme nous voudrions qu'ils le fassent à notre égard.

      Le neuvième commandement est relatif à notre attitude vis-à-vis de nos voisins. Ce commandement interdit toute médisance, sous quelque forme que ce soit, toute parole équivoque qui pourrait « salir » notre prochain. Dénigrer notre voisin ne peut que nuire à sa réputation. Porter un faux témoignage contre lui, le calomnier, ou l'attaquer par notre médisance, tous ces actes rompent le neuvième commandement ; il en est de même pour celui qui déforme la vérité, qui s'efforce de salir la réputation de son prochain, ne cherchant que sa ruine. Combien de fois ce commandement est bafoué chaque jour, par des personnes de tout rang, de toute nature !

      Le dixième commandement s'attaque à la racine du mal : « tu ne convoiteras pas ». Les commandements précédents prohibaient tous les mauvais désirs envers notre prochain ; celui-ci interdit toute convoitise malsaine.

      18 Cette loi couvre un domaine si vaste que nous ne sommes pas capables d'en mesurer toute l'étendue spirituelle. Elle offre une telle perfection qu'il est impossible d'y trouver une faille : elle représente, à la fois, la règle que Dieu suivra lors de Son Jugement futur, et la conduite que l'homme doit suivre chaque jour. Si nous essayons de nous conformer à cette loi, nous découvrirons que nos vies ne tendent qu'à l'enfreindre, pour ne céder qu'au péché. Devant cette sainte loi et ce terrible jugement qui nous attend, qui serait capable de mépriser l'évangile de Christ ?

      La connaissance de la loi nous révèle notre réel besoin de repentance. Dans le cœur de chaque croyant, le péché est détrôné et crucifié, la loi divine est inscrite et « l'image » de Dieu est renouvelée. Le Saint-Esprit régénère l'âme qui devient capable d'haïr et de fuir le péché ; Il lui donne le désir d'aimer sincèrement la loi divine, en toute vérité ; Il pousse sans cesse à la repentance.

      22 Moïse, s'étant approché de la nuée où était Dieu, écoutait les instructions divines : elles expliquent de manière détaillée, à partir de ce verset, jusqu'à la fin du chapitre vingt-trois, les dix commandements. Les directives de ces versets concernent l'adoration divine. Les Israélites étaient ainsi assurés que Dieu, dans Sa grâce, accepterait leurs offrandes.

      Aujourd'hui, au temps de l'évangile, les hommes sont invités à prier en tous lieux ; quel que soit l'endroit où les enfants de Dieu se réunissent en Son Nom, pour L'adorer, le Seigneur se tient au milieu d'eux ; Il vient vers eux et les bénit.

      Exode 21

      Exode 24

      Nombres 10

      Nombres 12

      Josué 24

      Juges 5

      Juges 17

      Juges 18

      1 Samuel 3

      1

      La Parole de Dieu est révélée à Samuel. (1 Samuel 3:1-10)
      Dieu annonce à Samuel la destruction de la maison d'Éli. (1 Samuel 3:11-18)
      Samuel en voie de devenir un prophète. (1 Samuel 3:19-21)

      L'appel de Samuel, annoncé précédemment par la Grâce divine, était maintenant effectif ; la voix de l'Éternel ne cessa d'appeler Son serviteur, tant que celui-ci ne répondait pas. Éli, convaincu que Samuel avait entendu la voix de Dieu, donna au jeune garçon les instructions pour qu'il réponde convenablement à l'appel divin. Malgré le fait qu'Éli soit en disgrâce aux yeux de l'Éternel, ce Dernier dicta au sacrificateur les directives à donner à Samuel.

      Les anciens doivent faire de leur mieux pour assister et aider les jeunes qui désirent grandir dans la piété. Ne négligeons pas l'enseignement à donner à ceux qui vont nous succéder, même s'ils doivent avoir, plus tard, un rang supérieur au nôtre, Jean 1:30.

      Il faut enseigner de bonne heure aux enfants à avoir un langage convenable et approprié, par lequel ils pourront facilement se préparer à l'enseignement de la Parole, et pour qu'ils soient plus tard, reconnaissants d'avoir pris la voie de la piété.

      1 Samuel 17

      1 Samuel 19

      1 Samuel 20

      1 Samuel 28

      2 Samuel 9

      2 Samuel 21

      1

      Les Gabaonites sont vengés. (2 Samuel 21:1-9)
      Ritspa protège les dépouilles mortelles des descendants de Saül. (2 Samuel 21:10-14)
      Batailles avec les Philistins. (2 Samuel 21:15-22)

      Toutes les afflictions résultent du péché, et devraient nous amener à nous repentir et à nous humilier devant Dieu ; certaines épreuves indiquent particulièrement, qu'elles sont envoyées pour nous rappeler notre péché.

      Les jugements divins révèlent souvent notre chemin parcouru ; ils exigent de nous faire remémorer nos actes, quand ceux-ci nous sont reprochés par le Seigneur.

      Il ne nous appartient pas de désapprouver les personnes mentionnées dans ce texte, qui ont cherché à associer le roi David, à leur péché ; en fait, peut-être l'ont elles aidé à atteindre ses buts. Nous devons avoir la même attitude à l'égard de la génération qui succéda à Saül ; peut-être souffrait-elle du péché de ses pères... Dieu « visite » souvent les péchés des pères sur leurs enfants, Nombres 14:18*, sans rendre spécialement de comptes à ce sujet. Le temps n'efface pas la culpabilité du péché ; nous ne devons pas espérer pouvoir échapper aux jugements divins, ni même pouvoir les retarder. Nous ne pouvons comprendre toutes les raisons qui animent la Providence en la matière, et nous n'avons aucun droit d'exiger de Dieu qu'Il nous en indique les raisons. Tout ce qu'Il accomplit est juste ; c'est Sa volonté, et à la fin des temps, toutes Ses œuvres s'avéreront parfaites à nos yeux !

      L'argent ne peut remplacer le sang qui a coulé. Il semblerait que la postérité de Saul ait emprunté le même chemin que son père : on l'appelait cette dernière, « la maison de sang ». Tel était l'esprit de cette famille, reconnaissable par ce péché de tueries sans scrupule. Les Gabaonites n'ont pas usé de malice envers David, à l'encontre de la descendance de Saül : ils ne voulaient se gratifier d'aucune vengeance, mais désiraient seulement agir pour le bien public.

      Ces hommes furent mis à mort au début des moissons ; ils furent tués à cette période, pour détourner la colère du Dieu Tout-puissant : ce Dernier avait instauré la fête des moissons quelques années auparavant, pour que le peuple, d'une part Le remercie et d'autre part, obtienne Sa faveur pour la récolte suivante. Tant que nous ne serons pas en règle avec Dieu, en ce qui concerne nos péchés, c'est en vain que nous attendrons Sa miséricorde. Les exécutions ne sont pas des actes cruels, si elles sont menées pour le bien public.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Psaumes 18

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