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ECCLÉSIASTE

1.

Ce livre, le 7 e des « Écrits » dans la Bible hébraïque, le 2 e dans les LXX, la Vulg, et nos versions modernes, des oeuvres canoniques attribuées à Salomon, s'appelle en hébreu Qohéleth (litt., celle qui rassemble), forme fém. désignant la fonction ou la dignité plutôt que l'homme qui la revêt. Qohéleth n'est pas la « sagesse » personnifiée, dans la bouche de laquelle maint passage (Ec 1:12-18 2:12 et suivants) ne se comprendrait pas. Les LXX puis la Vulg, ont traduit ce mot par Ekklêsiastês (d'où l' Ecclésiaste), celui qui dirige une assemblée ou qui enseigne (cf. Luther : le Prédicateur)

2.

Il est difficile de donner un résumé de cette collection de sentences. Elle débute par la constatation de la vanité mais aussi de l'immutabilité des choses (Ec 1:1,11). La sagesse, pas plus que la richesse ou le plaisir, ne rend heureux ; le mieux est de jouir des biens de ce monde (Ec 11:2-2:26 5:18-20 6:1,12). Dieu a fixé un temps pour chaque chose (Ec 3:1,8). Le sort de l'homme est pareil à celui de la bête ; sa supériorité est nulle (Ec 3:9-22). A quoi bon vivre quand l'injustice règne, et travailler quand on n'a point d'héritier ? (Ec 4:1-8 5:7,16) Pourtant l'entr'aide est précieuse : deux valent mieux qu'un (Ec 4:9,12). Sois prudent dans ta conduite à l'égard de Dieu et dans tes paroles (Ec 4:13-5:8), et modéré dans le bien comme dans le mal (Ec 7). Dieu a établi les choses comme elles sont : n'essaye pas de tout comprendre (Ec 8 à Ec 10). Travaille avec confiance : Dieu voit et dirige tout (Ec 11:1,8). Jouis de la vie pendant ta jeunesse, avant la décrépitude et la mort (Ec 12:1,8). En somme : crains Dieu et garde ses commandements (Ec 12:9-14).

3.

La tradition juive et chrétienne qui attribue ce livre à Salomon est insoutenable. Le texte Ec 1 1 (roi dans Jérusalem) est insolite et Qohéleth dit (Ec 1:12) qu'il a été roi. Or Salomon est mort sur le trône. (cf. Pr 1:1) Surtout la langue de l'Ecclésiaste, dans son vocabulaire et dans sa construction syntactique, n'est pas celle du X e mais du II e siècle av. J. -C, en recul même sur celle de Daniel. « Si l'Ecclésiaste est de Salomon, une histoire de la langue hébraïque est tout simplement impossible » (Delitzsch). Antérieur au livre apocryphe de la « Sagesse de Salomon » (environ 100 ans av. J. -C.) et à la période brillante de la restauration macchabéenne, l'Ecclésiaste fut vraisemblablement écrit vers l'an 200.

Son origine égyptienne, supposée par quelques savants, expliquerait sans peine les obscurités de sa prose et l'emploi de certains termes. Cependant les Juifs d'Egypte ne parlaient guère que le grec (cf. les LXX) et c'est en grec que l'auteur de l'Ecclésiaste aurait écrit s'il avait été alexandrin. Tel n'est pas le cas : les héllénismes relevés dans son texte sont même en petit nombre. Cette oeuvre est donc probablement d'origine palestinienne.

4.

Les incohérences de pensée et de convictions qu'on y découvre nous obligent à reconnaître dans ces pages l'oeuvre de plusieurs mains. Du reste le livre lui-même nous y invite (Ec 1:2 « ... dit l'Ecclésiaste. », cf. Ec 7:27 12:10). Voici l'explication la plus plausible de ce phénomène : A une heure lugubre de l'histoire des Juifs, un sage de grande perspicacité et de grande sincérité mit par écrit ses expériences religieuses et morales, déconcertantes pour la foi de ses frères et propres à les scandaliser. Mais cet opuscule disait si bien ce que beaucoup pensaient, que l'on ne put ni l'ignorer, dans les milieux où il soulevait de l'opposition, ni faire autour de lui la conspiration du silence. Il ne fut pas mutilé dans la suite, mais un croyant orthodoxe tenta d'en corriger l'influence délétère par des adjonctions, et c'est à ce dernier que l'on doit ces rappels à la Providence, auteur des biens et des maux, qui exercera un jour le jugement suprême (Ec 2 21 3:11,17 5:1 etc.). Ce commentateur pieux n'est pas le même personnage que l'éditeur de l'ouvrage primitif (cf. Ec 12:11 et suivant et déjà Ec 1:1), lequel s'était borné à le publier tel quel.

5.

Tous les écrits de l'A. T, ont subi des transformations de ce genre. Chez aucun, cependant, le contraste n'est aussi marqué entre l'auteur primitif et le rédacteur final. Celui-ci s'applique à opposer sa piété au pessimisme sceptique de son devancier. C'est que l'Ecclésiaste se distingue nettement des autres écrivains bibliques. Ceux-ci sont convaincus que Dieu a organisé le monde pour le bien de ses créatures et pour le bonheur de son peuple. L'avenir, qui lui appartient, réserve à Israël aujourd'hui méprisé une restauration triomphale. Ils repoussent avec horreur le doute qui les effleure parfois. (cf. Ps 73 Job, etc.) l'Ecclésiaste, libre de tout préjugé et sans égard pour personne, dit ce qu'il voit : la vanité de la vie, la triste condition des hommes tourmentés de désirs que rien ne satisfait, l'égalité de sort pour l'homme et la bête et l'incertitude totale à l'égard de l'avenir : cette vie haïssable (Ec 2:17) ne vaut pas la peine d'être vécue.

Cependant elle existe ; elle a donc une cause : Dieu. l'Ecclésiaste croit en Dieu, mais il découvre en lui de si redoutables mystères qu'il s'abstient d'en parler. Jamais il ne lui donne le nom israélite de JHVH, toujours celui d'Élohim (trad. : Dieu). Rien, ici, du caractère personnel si accusé du JHVH des prophètes ni de ses exigences morales. C'est une entité métaphysique, cause profonde du monde, un être mystérieux devant lequel l'homme tremble ; mais cette crainte n'a pas la valeur morale de celle qui secouait un Ésaïe ou un Ézéchiel.

Sa conception de l'homme découle de celle-là. Moins heureux que les animaux, ce pauvre être a conscience de son état, mais il échoue lamentablement dans ses efforts pour comprendre sa condition et en est réduit à subir les coups aveugles du sort. A quoi bon se tourmenter au sujet des différences qui séparent les hommes, puisqu'un même néant attend les justes méprisés et les méchants favorisés ? (Ec 9:2) Vis donc puisqu'il le faut (la pensée du suicide n'effleure même pas l'Eccl.) et tire le meilleur parti possible de cette vie (Ec 9:7,10), mais avec modération ! Évite les excès dans le bien comme dans le mal ! (Ec 7:10 et suivants) On est loin ici de la mentalité héroïque des. prophètes. Aussi bien l'Ecclésiaste est-il muet sur la situation, l'histoire et jusqu'à l'existence de son peuple. Du passé d'Israël où éclate la sollicitude divine, des rapports de la collectivité à l'individu et de l'influence de cette piété nationale sur celle des particuliers, notre sage n'a nul souci. Ses allusions aux conditions politiques du pays où il vit sont si vagues qu'on a pu les appliquer à l'Egypte aussi bien qu'à la Palestine.

Enfin l'Ecclésiaste, avec son sens aigu de la justice, ne pouvait manquer de se poser la question de la destinée éternelle de l'homme : où donc celui-ci rencontrera-t-il cette justice qui rend à chacun selon ses oeuvres, puisqu'elle n'existe pas sur la terre ? l'Ecclésiaste ne répond pas (les mots où il est question de jugement et de rétribution éventuelle : Ec 3:17 12:14, ne sont pas de l'auteur primitif) et il abandonne son lecteur devant le néant : Dieu reprend l'esprit qu'il avait donné ; tout le reste est silence... et vanité (Ec 12:10).

Scepticisme, pessimisme, égoïsme aussi. l'Ecclésiaste souffre de ne pas savoir, non de ne pas aimer ; et son livre, très triste par le découragement qu'il révèle, l'est plus encore par cette absence d'effort pour donner au problème de la souffrance une solution pratique en en diminuant la rigueur. Pourtant il y a de sourds sanglots dans ces aphorismes amers ; l'Ecclésiaste ne s'accommode pas de ce pessimisme et ne tourne jamais en ridicule le spectacle du monde ni les spectateurs. Sa sincérité douloureuse et son sérieux ont été la cause certaine de son emprise sur les esprits.

6.

On a cru retrouver dans ce livre, le moins « israélite » de tout l'A.T., l'influence de la philosophie grecque, d'Épicure, du stoïcisme ou d'Heraclite. La vérité c'est qu'à l'époque où l'auteur écrit, l'hébraïsme lui-même a été atteint par le courant de la civilisation grecque et commence à modifier son attitude. La manière de poser les problèmes évolue et l'Ecclésiaste est un témoin précieux de cette évolution. L'horizon s'élargit indéfiniment : notre auteur écrit sous le signe de l'universel et son oeuvre est un singulier mélange de conceptions israélites pénétrées d'esprit étranger. l'Ecclésiaste n'est pourtant pas ce que les Grecs appelaient un philosophe. La question qui le tourmente n'est pas celle de l'origine du monde et du principe des choses ; c'est le problème tout pratique de la vie ; et sur ce point, son livre s'harmonise parfaitement avec les autres documents de la révélation israélite.

7.

Notre ouvrage n'entra qu'avec peine dans le canon juif de l'A.T., et seule une édition amendée trouva grâce aux yeux des docteurs. Cette deuxième édition ne doit pas être de beaucoup postérieure à la première. Le fait que l'Ecclésiaste était lu régulièrement à la fête des Tabernacles n'empêcha pas les scribes d'en contester la valeur. Au siècle de J. -C, l'école de Schammaï était résolument hostile a sa canonisation ; celle de Hillel qui lui était favorable l'emporta au synode de Jabné (90 ap. J. -C) ; cette décision ne mit pas fin aux débats, et au II° siècle encore certains rabbins l'excluaient de leurs recueils.

L'Ecclésiaste n'est jamais cité dans le N.T.

Quoique d'importance secondaire, ce livre est précieux par l'intelligence, par l'acuité de la vision et la parfaite sincérité de son auteur. Qohéleth a été souvent le porte-parole de la sagesse humaine, qui n'a jamais su dire mieux que lui ce qu'elle pensait de certains sujets. Il marque l'aboutissement de tout un courant de la piété israélite, aboutissement lamentable. Sans le vouloir, il fait éclater la nécessité d'une nouvelle révélation, celle du Père ouvrant à ses enfants, non pas les trésors de la terre qu'a inventoriés l'Ecclésiaste, trésors contestables et vains, mais les infinies richesses de la vie éternelle et de l'éternel amour. Sur la plaine désolée où l'humanité s'avance en gémissant, plus triste encore de la morne lueur que répand notre écrit, devait se lever le radieux soleil de l'Évangile de Jésus-Christ. E. G.

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Versets relatifs

    • Lévitique 2

      1 Quand quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine, sur laquelle il versera de l'huile, et mettra de l'encens.
      2 Il l'apportera aux fils d'Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une poignée de la fleur de farine arrosée d'huile, avec tout l'encens, et il fera fumer son mémorial sur l'autel. C'est un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les sacrifices faits par le feu à l'Éternel.
      4 Et quand tu feras une offrande en don de ce qui est cuit au four, ce sera des gâteaux sans levain, de fine farine, pétris à l'huile, et des galettes sans levain, ointes d'huile.
      5 Et si ton offrande est une oblation cuite sur la plaque, elle sera de fine farine, pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu la rompras en morceaux, et tu verseras de l'huile dessus ; c'est une oblation.
      7 Et si ton offrande est une oblation cuite à la poêle, elle sera faite de fine farine avec de l'huile.
      8 Tu apporteras l'oblation qui sera faite de ces choses à l'Éternel, et on la présentera au sacrificateur, qui l'apportera à l'autel.
      9 Et le sacrificateur prélèvera de l'oblation son mémorial, et le fera fumer sur l'autel. C'est un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      10 Ce qui restera de l'oblation sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte, parmi les sacrifices faits par le feu à l'Éternel.
      11 Quelque oblation que vous offriez à l'Éternel, elle ne sera point faite avec du levain ; car vous ne ferez fumer ni levain ni miel en sacrifice fait par le feu à l'Éternel.
      12 Vous pourrez les offrir à l'Éternel comme offrande des prémices ; mais ils ne seront point mis sur l'autel comme offrande d'agréable odeur.
      13 Tu saleras de sel toutes tes oblations ; et tu ne laisseras point ton offrande manquer du sel, signe de l'alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu offriras du sel.
      14 Et si tu offres une oblation des premiers fruits à l'Éternel, tu offriras, comme oblation de tes premiers fruits, des épis rôtis au feu, du grain nouveau, broyé.
      15 Tu y mettras de l'huile, et tu y ajouteras de l'encens ; c'est une oblation.
      16 Et le sacrificateur fera fumer son mémorial, une partie du grain broyé et de l'huile, avec tout l'encens. C'est un sacrifice fait par le feu à l'Éternel.

      Lévitique 7

      1 Voici la loi du sacrifice pour le délit ; c'est une chose très sainte.
      2 Dans le lieu où l'on égorge l'holocauste, on égorgera la victime du sacrifice pour le délit ; et l'on en répandra le sang sur l'autel tout autour.
      3 Puis on en offrira toute la graisse, la queue, la graisse qui couvre les entrailles,
      4 Les deux rognons et la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; on la détachera près des rognons.
      5 Et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : c'est un sacrifice pour le délit.
      6 Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera ; il sera mangé dans un lieu saint ; c'est une chose très sainte.
      7 Il en est du sacrifice pour le délit comme du sacrifice pour le péché ; ils ont une même loi ; la victime appartiendra au sacrificateur qui fera expiation par son moyen.
      8 Le sacrificateur qui offre l'holocauste pour quelqu'un, aura la peau de l'holocauste qu'il a offert ; elle sera pour lui.
      9 Et toute offrande qui sera cuite au four, et tout ce qui sera apprêté dans la poêle, et sur la plaque, appartient au sacrificateur qui l'offre ; ce sera pour lui.
      10 Et toute offrande arrosée d'huile, ou sèche, sera pour tous les fils d'Aaron, pour l'un comme pour l'autre.
      11 Et voici la loi du sacrifice de prospérités, qu'on offrira à l'Éternel :
      12 Si on l'offre pour rendre grâces, on offrira, avec le sacrifice de prospérités, des gâteaux sans levain arrosés d'huile, des galettes sans levain ointes d'huile, et de la fleur de farine mélangée en gâteaux arrosés d'huile ;
      13 On offrira son offrande avec des gâteaux de pain levé, avec son sacrifice d'actions de grâces et de prospérités.
      14 On présentera une portion de chaque offrande, en oblation élevée à l'Éternel ; elle sera pour le sacrificateur qui aura répandu le sang du sacrifice de prospérités.
      15 Et la chair du sacrifice d'actions de grâces et de prospérités, sera mangée le jour qu'elle sera offerte ; on n'en laissera rien jusqu'au matin.
      16 Si le sacrifice d'une offrande est présenté pour un voeu ou comme offrande volontaire, le sacrifice sera mangé le jour où on l'aura offert, et le lendemain on en mangera le reste.
      17 Mais ce qui restera de la chair du sacrifice, sera brûlé au feu le troisième jour.
      18 Si quelqu'un mange de la chair de son sacrifice de prospérités au troisième jour, celui qui l'aura offert ne sera point agréé ; il ne lui sera point imputé ; ce sera une abomination, et la personne qui en aura mangé, portera son iniquité.
      19 Et la chair qui aura touché quelque chose de souillé, ne sera point mangée : elle sera brûlée au feu. Quant à la chair qui se mange, quiconque sera pur en mangera.
      20 Mais la personne qui mangera de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l'Éternel, et qui sera souillée, cette personne sera retranchée de son peuple.
      21 Et si quelqu'un touche quelque chose de souillé, souillure d'homme, ou bête immonde, ou quelque abomination immonde, et qu'il mange de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l'Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
      22 L'Éternel parla encore à Moïse, en disant :
      23 Parle aux enfants d'Israël, en disant : Vous ne mangerez aucune graisse de boeuf, ni d'agneau, ni de chèvre ;
      24 La graisse d'une bête morte et la graisse d'une bête déchirée pourra servir à tout usage ; mais vous n'en mangerez point ;
      25 Car quiconque mangera de la graisse des bêtes dont on offre un sacrifice fait par le feu à l'Éternel, celui qui en aura mangé, sera retranché de son peuple.
      26 Et dans tous les lieux où vous habiterez vous ne mangerez point de sang, ni d'oiseaux, ni de bétail.
      27 Toute personne qui mangera d'un sang quelconque, sera retranchée de son peuple.
      28 L'Éternel parla encore à Moïse, en disant :
      29 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Celui qui offrira à l'Éternel son sacrifice de prospérités, apportera à l'Éternel son offrande, prise de son sacrifice de prospérités.
      30 Il apportera de ses propres mains ce qui doit être offert par le feu à l'Éternel ; il apportera la graisse avec la poitrine, la poitrine pour l'agiter en offrande devant l'Éternel ;
      31 Et le sacrificateur fera fumer la graisse sur l'autel ; et la poitrine sera pour Aaron et pour ses fils.
      32 Vous donnerez aussi au sacrificateur, en offrande élevée, la jambe droite de vos sacrifices de prospérités.
      33 Celui des fils d'Aaron qui offrira le sang et la graisse des sacrifices de prospérités, aura la jambe droite pour sa part.
      34 Car je prends, sur les sacrifices de prospérités des enfants d'Israël, la poitrine qu'on agite devant moi et la jambe qu'on présente par élévation, et je les donne à Aaron le sacrificateur et à ses fils, par une ordonnance perpétuelle de la part des enfants d'Israël.
      35 C'est là le droit que l'onction conférera à Aaron et à ses fils, sur les sacrifices faits par le feu à l'Éternel, au jour où on les présentera pour exercer la sacrificature à l'Éternel ;
      36 C'est ce que l'Éternel a commandé aux enfants d'Israël de leur donner, depuis le jour de leur onction. C'est une ordonnance perpétuelle dans tous les âges.
      37 Telle est la loi de l'holocauste, de l'offrande, du sacrifice pour le péché, du sacrifice pour le délit, de l'installation, et du sacrifice de prospérités,
      38 Que l'Éternel commanda à Moïse au mont Sinaï, lorsqu'il ordonna aux enfants d'Israël de présenter leurs offrandes à l'Éternel dans le désert de Sinaï.

      Psaumes 73

      1 Psaume d'Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le coeur pur.
      2 Pour moi, le pied m'a presque manqué, et peu s'en est fallu que mes pas n'aient glissé ;
      3 Car j'ai porté envie aux insensés, voyant la prospérité des méchants.
      4 Car ils ne sont point liés jusqu'à leur mort, et leur force est en son entier.
      5 Quand les mortels sont en peine, ils n'y sont point ; ils ne sont point frappés avec les humains.
      6 C'est pourquoi l'orgueil les entoure comme un collier, la violence les couvre comme un vêtement.
      7 Leurs yeux sont enflés à force d'embonpoint ; les désirs de leur coeur se font jour.
      8 Ils sont moqueurs et parlent méchamment d'opprimer ; ils parlent avec hauteur.
      9 Ils portent leur bouche jusqu'au ciel, et leur langue parcourt la terre.
      10 Aussi son peuple en revient à ceci, quand on leur fait boire les eaux amères en abondance,
      11 Et ils disent : Comment Dieu connaîtrait-il ? Et comment y aurait-il de la connaissance chez le Très-Haut ?
      12 Voici, ceux-là sont des méchants, et, toujours heureux, ils amassent des richesses.
      13 Certainement c'est en vain que j'ai purifié mon coeur, et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence.
      14 Car je suis frappé tous les jours, et mon châtiment revient chaque matin.
      15 Si j'ai dit : Je parlerai ainsi ; voici, j'étais infidèle à la race de tes enfants.
      16 J'ai donc réfléchi pour comprendre ces choses, et cela m'a semblé fort difficile ;
      17 Jusqu'à ce qu'entré dans les sanctuaires de Dieu, j'aie pris garde à la fin de ces gens-là.
      18 Car tu les mets en des lieux glissants ; tu les fais tomber dans des précipices.
      19 Comme ils sont détruits en un moment ! enlevés et consumés par une destruction soudaine !
      20 Tel un songe quand on s'éveille, ainsi, Seigneur, à ton réveil tu mets en mépris leur vaine apparence.
      21 Quand mon coeur s'aigrissait ainsi, et que je me tourmentais en moi-même,
      22 Alors j'étais abruti et sans connaissance ; j'étais devant toi comme les bêtes.
      23 Mais moi, je serai toujours avec toi ; tu m'as pris par la main droite.
      24 Tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire.
      25 Quel autre que toi ai-je au ciel ? Je ne prends plaisir sur la terre qu'en toi.
      26 Ma chair et mon coeur défaillaient ; mais Dieu est le rocher de mon coeur et mon partage à toujours.
      27 Car voici : ceux qui s'éloignent de toi périront. Tu retranches tous ceux qui se détournent de toi.
      28 Mais pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien ; j'ai placé mon refuge dans le Seigneur, l'Éternel, afin de raconter toutes tes oeuvres.

      Proverbes 1

      1 Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël ;

      Ecclésiaste 1

      1 Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.
      2 Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste ; vanité des vanités, tout est vanité.
      11 On ne se souvient plus des choses d'autrefois ; de même on ne se souviendra point des choses à venir, parmi ceux qui viendront plus tard.
      12 Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi sur Israël à Jérusalem ;
      13 Et j'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder avec sagesse tout ce qui se fait sous les cieux ; c'est là une occupation pénible que Dieu a donnée aux hommes, afin qu'ils s'y exercent.
      14 J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil, et voilà, tout est vanité et tourment d'esprit.
      15 Ce qui est courbé ne se peut redresser ; et ce qui manque ne peut être compté.
      16 J'ai parlé en mon coeur, et j'ai dit : Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont été avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science ;
      17 Et j'ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; mais j'ai connu que cela aussi était un tourment d'esprit.
      18 Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui accroît sa science, accroît sa douleur.

      Ecclésiaste 2

      12 Puis je me suis mis à considérer et la sagesse et la sottise et la folie. (Car que fera l'homme qui viendra après le roi ? Ce qui s'est déjà fait.)
      17 Et j'ai haï cette vie ; car les choses qui se font sous le soleil m'ont déplu ; car tout est vanité et tourment d'esprit.
      21 Car tel homme a travaillé avec sagesse, science et succès, et il laisse tout en partage à un homme qui n'y a point travaillé. Cela aussi est une vanité et un grand mal.
      26 Car Dieu donne à l'homme qui lui est agréable, la sagesse, la science et la joie ; mais il donne au pécheur la tâche de recueillir et d'amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi est une vanité et un tourment d'esprit.

      Ecclésiaste 3

      1 A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps.
      8 Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
      9 Quel avantage celui qui travaille a-t-il de sa peine ?
    • Lévitique 2

      1

      L'offrande de farine. (Lévitique 2:1-11)
      L'offrande des premiers fruits. (Lévitique 2:12-16)

      Les offrandes de fleur de farine peuvent, dans un certain sens, être une image de Christ : Dieu nous a en effet présenté Jésus, comme étant le Pain de vie, pour nos âmes ; cela souligne aussi notre obligation de reconnaissance envers Dieu, ainsi que la pratique des bonnes œuvres, pour les bienfaits de Sa Providence. Le terme de « gâteau » était, et est toujours actuellement utilisé pour définir plusieurs sortes de mets. La plus grande partie de cette offrande était destinée à être consommée, à titre de nourriture et non brûlée. Les offrandes de gâteau ont été décrites après celles qui devaient être brûlées : si nous ne portons aucun intérêt au sacrifice de Jésus-Christ et si notre cœur n'est pas consacré à Dieu, aucune offrande de notre part, ne peut être acceptée par Lui.

      Le levain est le symbole de l'orgueil, de la malice et de l'hypocrisie ; le miel représente quant à lui, le plaisir sensuel. Le « levain » est en opposition directe avec l'humilité, l'amour et la sincérité, ces trois dernières choses étant approuvées par Dieu ; elles poussent les hommes à l'exercice de la piété et à la pratique des bonnes œuvres.

      Christ, dans Son sacrifice, était totalement dénué des différents « attributs » du levain ; Sa vie de souffrance et Son agonie étaient en totale opposition avec les plaisirs du monde. Son peuple est appelé à Le suivre et à Lui ressembler.

      12 Le sel est présent dans toutes les offrandes. Dans ce texte, Dieu laisse entendre aux Israélites que vu leur état de cœur, leurs sacrifices sont sans « saveur ». Tous les actes pieux doivent âtre accomplis avec un esprit vénéré. Le christianisme est le « sel » de la terre. Des instructions sont données au sujet de l'offrande des prémices. Si, après avoir eu une bonne récolte, un homme, dans un esprit de reconnaissance à Dieu, décide de Lui présenter une offrande, il doit alors Lui apporter ses premiers épis. Quelque soit l'offrande faite à Dieu, elle doit être composée de ce qu'il y a de meilleur, même si dans le cas du peuple d'Israël, certains épis n'étaient pas encore tout à fait mûrs. De l'huile et de l'encens devaient être ajoutés à cette offrande. La sagesse et l'humilité doivent agrémenter l'âme et le service des jeunes, afin de les rendre « agréables », par leurs « prémices », aux yeux de Dieu. Ce Dernier aime des premiers fruits de l'Esprit ainsi que la manifestation d'une piété et d'un engagement précoces.

      Le saint Amour divin est le « feu » par lequel toutes nos offrandes doivent être consumées. L'encens qui devait accompagner les offrandes, est une image de la médiation et de l'intercession de Christ, par Lequel, tout notre service pieux est agréé. Si toutes les ordonnances de ce texte sont aujourd'hui obsolètes, nous devons bénir Dieu de nous les avoir laissées dans Sa Parole.

      Toute cette excellence, dans les offrandes de l'époque, se retrouve en Christ, dans Son œuvre de Médiateur qui elle, est toujours d'actualité ! Notre dépendance à Son égard doit être entière : nous ne devons pas quitter Christ des yeux dans tout ce que nous accomplissons, si nous voulons que notre piété soit agréée par Dieu.

      Lévitique 7

      1

      Au sujet de la loi du sacrifice de culpabilité. (Lévitique 7:1-10)
      Au sujet de du sacrifice d'actions de grâces. (Lévitique 7:11-27)
      Le rituel des sacrifices d'actions de grâces. (Lévitique 7:28-34)
      La conclusion de toutes ces ordonnances. (Lévitique 7:35-38)

      Dans le sacrifice de culpabilité et celui d'expiation, le corps de la victime était partagé : une part était destinée à l'autel et l'autre au sacrificateur ; celui qui apportait son sacrifice ne récupérait rien, comme c'était d'ailleurs le cas dans les offrandes d'actions de grâces. Le sacrifice de culpabilité manifestait la repentance et la douleur que l'on éprouvait après avoir péché : il était plutôt judicieux de jeûner que de festoyer ! Le sacrifice d'actions de grâces est une image de la communion avec Dieu, Christ nous ayant réconciliés avec Lui. Ce sacrifice manifeste également l'expression de la joie et de la gratitude du pécheur pardonné, associée aux privilèges du croyant convaincu.
      11 Comme dans le sacrifice d'actions de grâce, dans un esprit de miséricorde, Dieu laissa plutôt au peuple une certaine liberté dans la pratique des sacrifices, au vu de la conviction de son péché ; en effet, Dieu acceptait davantage ces offrandes faites librement, en toute sincérité, plutôt que d'autres, devant répondre, par obligation au rituel de l'expiation : l'Éternel montrait ainsi le fait d'une réelle Propitiation. La principale raison d'interdiction de consommer du sang, dès les temps les plus reculés, venait du fait qu'il fallait respecter celui qui allait être versé plus tard par notre Seigneur, pour notre expiation. Ce précepte figuratif a pris fin lors de la mort de Christ, date à laquelle les sacrifices ont cessé. Cette ordonnance relative au sang, n'a donc plus raison d'être aujourd'hui pour les croyants.
      28 Quand le sacrificateur recevait une offrande à sacrifier, il pouvait garder la poitrine et l'épaule droite de la victime. Quand cette dernière était exécutée, celui qui avait apporté cette offrande devait en présenter une partie à Dieu ; cela signifiait qu'il offrait ce sacrifice à l'Éternel avec un cœur joyeux. Il devait, de ses propres mains, apporter ce qui devait être consumé, devant le Dieu des cieux ; ensuite il devait agiter la poitrine de la victime, de côté et d'autre, devant l'Éternel, le Dieu de la terre entière. Nous devons être convaincus et encouragés, en « consommant » le sacrifice parfait de Christ, notre « Sacrifice d'actions de grâces ».

      Dans le texte, ce sacrifice d'actions de grâces n'était pas réservé au sacrificateur uniquement, ou à tous les grands dignitaires locaux, mais il l'était également pour tout le peuple.

      Prenons garde de ne pas tarder à faire expier nos fautes par Dieu : beaucoup pensent en effet qu'ils auront tout le temps de se repentir devant Lui, au moment de leur mort : ils iront alors en enfer ; ils doivent en fait, offrir leur « sacrifice d'actions de grâces » maintenant. N'attendons pas que la patience de Dieu soit épuisée : ce n'est pas en enfer que nous pourrons crier à Christ pour se repentir de nos fautes !

      35 Les actes solennels relatifs à l'adoration religieuse, ne sont pas des choses que l'on doit faire, selon notre bon plaisir : nous sommes vraiment en « péril » si nous ne les accomplissons pas. Le respect des commandements ordonnés par Christ est d'ailleurs aussi important et nécessaire que l'était celui des lois données par Moïse !

      Psaumes 73

      1

      La tentation du psalmiste. (Psaumes 73:1-14)
      Comment il l'a vaincue. (Psaumes 73:15-20)
      Combien il en a tiré profit. (Psaumes 73:21-28)

      Le psalmiste était vraiment contrarié, face à la prospérité du méchant ; ce type d'attitude se rencontre fréquemment chez beaucoup d'élus. L'auteur nous révèle les grands principes qui lui permirent de se fortifier. C'est, en particulier, par l'intermédiaire de la bonté de Dieu. Cette bonté est inébranlable. La communion que nous avons avec notre Dieu nous fortifie, face aux tentations de Satan. Même les croyants fervents peuvent être fortement ébranlés dans leur foi et finir par succomber. Il y a des tempêtes qui peuvent mettre à rude épreuve l'ancre la plus solide. Le fou et le méchant peuvent parfois avoir les mêmes objectifs et s'unir de façon à atteindre une certaine prospérité. Ils vivent alors loin de toute crainte de Dieu, dans leur aisance mondaine. Les méchants passent parfois leur existence sans rencontrer de véritables problèmes ni subir d'épreuves ; certaines personnes ont du mal à comprendre ce que représente une mauvaise santé ou la souffrance. Souvent l'impie n'est pas effrayé par les péchés qu'il a commis ni par les conséquences misérables qui en découlent ; il meurt sans éprouver d'angoisse. Nous ne pouvons pas connaître exactement l'état d'âme d'un mourant, ce qu'il éprouve, face à la mort. L'auteur du psaume a constaté que beaucoup d'hommes pieux étaient tentés d'aller vers la facilité, vers le chemin qui mène à la perdition. Ils n'ont toutefois pas franchi ce pas, au vu de l'insolente attitude des impies et de l'amertume de la coupe d'affliction qui pouvait en résulter.

      L'auteur nous dévoile ses convictions les plus intimes sur la question ; il mentionne la lutte entre la vieille nature et la foi, en particulier la forte tentation de rejeter la religion.

      Mais apprenons que la vraie sanctification consiste à laver un homme pollué à la fois dans son âme et dans son corps. Le cœur est purifié par la foi, par le sang de Christ répandu à la croix ; et ceci, dès le début de l'œuvre de l'Esprit, manifestée par les différentes résolutions de sainteté et de pureté que nous voulons entreprendre, nos mains sont, pour ainsi dire, purifiées. Tout cela n'est pas vain, le but est le service de Dieu et le respect de ses ordonnances.

      15 Le psalmiste, ayant d'abord exposé à quel point il était désappointé, nous montre comment la foi et la grâce ont prévalu. Ayant constaté ce genre de pensée chez bien des croyants, il se garde bien d'émettre toute idée négative préconçue. Si nous chassons les mauvaises pensées de notre cœur, c'est un signe de repentance. Rien n'offense davantage les enfants de Dieu que de leur dire qu'il est vain de Le servir ; Il n'y a rien de plus négatif pour leur vie chrétienne.

      L'auteur demande à Dieu de bien clarifier cette pensée dans son esprit ; il est conscient de la fin misérable destinée aux impies ; même du haut de leur prospérité ils courent droit à la ruine. L'âme tentée doit se réfugier vers Dieu. Malgré ses afflictions, l'homme pieux est en paix, il est de ce fait, heureux ; les plaisirs du méchant mènent celui-ci à sa destruction, vers la misère. Sa prospérité est éphémère, incertaine, douteuse. Voyez à quel point il en est rendu !

      Toutes ces choses sont vaines, vides de toute substance, elles corrompent l'imagination, elles ne sont que de simples ombres ; c'est comme un rêve qui nous réjouit quelques instants mais qui finalement perturbe notre sommeil.

      21 Dieu ne permet pas que son peuple soit tenté au delà d'un certain point ; par Sa grâce toute suffisante, il nous protège de tout mal et désire que nous soyons vainqueurs. Cette tentation, l'œuvre de l'envie et du mécontentement, est vraiment difficile à supporter. En y songeant, le psalmiste avoue son ignorance et sa folie, face à un tel sentiment, il en est contrarié. Si les hommes droits, à quelque moment que ce soit, par le biais de la surprise et la force de la tentation, pensent, s'expriment ou agissent mal, ils vont ressentir de la peine et éprouver de la honte. Nous devons assurer notre sécurité ainsi que notre victoire, face à la tentation, non pas pour flatter notre propre sagesse mais pour souligner la présence pleine de grâce de Dieu en nous et l'intercession de Christ pour nous. Tous ceux qui se confient en Dieu seront guidés au mieux, à la fois par Sa parole et par Son Esprit ; ils seront également accueillis dans l'au-delà, et ce face à Sa gloire ; notre espérance et tout ce qui en découle nous fera échapper aux ténèbres.

      Le psalmiste tend ici à se rapprocher le plus possible de Dieu. Les cieux eux-mêmes ne peuvent nous procurer aucune joie sans la présence et l'amour divins. Le monde et toute sa gloire va finir par disparaître. Le corps sera détruit par la maladie, l'âge et la mort. Quand la forme physique s'effondre, le dynamisme, le courage et le bien-être chutent. Mais Jésus-Christ, notre Seigneur, apporte la plénitude en toutes choses au pauvre pécheur en le faisant renoncer à tout ce qui ne vient pas d'en haut. À cause du péché, nous sommes loin de Dieu. Quand nous persévérons dans le péché, alors que nous professons Lui appartenir, notre condamnation n'en est que pire.

      Puissions-nous par la foi et la prière, nous tenir en toute plénitude auprès de Dieu, en Dieu. Ceux qui, d'un cœur pur font confiance à Dieu, auront toujours matière à le remercier pour Ses bénédictions. Béni sois-Tu, Seigneur, dans Ta Grâce, de nous avoir réservé cet héritage céleste et de nous avoir préservé d'emprunter la voie de perdition !

      Proverbes 1

      1

      Les Proverbes : le sujet de ce livre est pratiquement exposé par le contenu des premiers versets :

      - Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël. - Traitant la connaissance de la sagesse, de la piété envers Dieu, de l'instruction et de la discipline morale, de la compréhension des conseils sages et prudents. - Traitant de l'acquisition de l'instruction dans la sagesse, sagesse qui doit se manifester dans la vie, par une certaine droiture, en particulier dans nos relations avec nos semblables. - Traitant la manière de découvrir avec sagacité ce qui est droit, par l’application de justes principes, tout en ayant de solides positions contre le vice et la vertu ; donnant au jeune homme suffisamment de discernement pour ne pas à errer dans l'ignorance. - Donnant au lecteur une certaine modestie, face à ces préceptes, afin qu’il ne s’égare pas, en s’obstinant à suivre ses propres idées.

      Prenons les proverbes d’autres peuples : nous en trouverons un très grand nombre qui sont fondés sur l'égoïsme, la ruse, la fierté, l'injustice, le mépris de la nation, les diverses animosités... Les principes des Proverbes de Salomon consistent en la piété, la charité, la justice, la bienveillance, et la véritable prudence. Leur parfaite pureté prouve qu'ils sont partie intégrante de la Parole de Dieu.

      * L'emploi des Proverbes. (Proverbes 1:1-6) Exhortations à craindre Dieu et à obéir aux parents. (Proverbes 1:7-9) Éviter les séductions des pécheurs. (Proverbes 1:10-19) L'appel de la Sagesse, aux pécheurs. (Proverbes 1:20-33)

      Proverbes 1:1-6 Les leçons de ce texte sont claires : elles sont destinées à enseigner ceux qui sont conscients de leur propre ignorance, en palliant à leurs différents besoins. Si les jeunes gens empruntent les voies dictées par les Proverbes de Salomon, ils acquerront la connaissance et apprendrons à rester modestes.

      Salomon souligne les points les plus importants de la Vérité ; en fait, quelqu'un de plus grand que Salomon est ici mentionné : Christ ! Il nous parle par Sa Parole et par Son Esprit. Jésus-Christ est en effet la Parole et la Sagesse de Dieu... Pour nous !

      Ecclésiaste 1

      1

      Le nom de ce livre signifie « Le Prédicateur. » La Sagesse de Dieu nous est ici prêchée, par l'intermédiaire de Salomon, qui en est l’écrivain certain. Ce dernier, au terme de sa vie, ayant été sensibilisé à son péché et à ses égarements, a témoigné ici de son expérience, pour le bien des autres ; c'est en fait la suite de son repentir ; il y annonce que tout bien terrestre n'est que vanité et nuisible à la tranquillité d'esprit. Il nous convainc de la vanité du monde, du fait que celui-ci ne peut pas nous rendre heureux ; il nous rappelle la bassesse du péché, et de sa tendance inéluctable à nous rendre misérable. Il montre que rien de ce qui a été créé ne peut satisfaire l'âme, et que le bonheur ne peut se trouver qu’en Dieu seul ; une telle doctrine ne peut, sous l'enseignement de l'Esprit, que conduire notre cœur à Jésus-Christ !

      Salomon montre que tout ce qui est humain est vain. (Ecclésiaste 1:1-3)
      Le labeur de l'homme et son besoin de satisfaction. (Ecclésiaste 1:4-8)
      Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. (Ecclésiaste 1:9-11)
      Les désagréments dans la vaine poursuite de la connaissance. (Ecclésiaste 1:12-18)

      On peut apprendre beaucoup en comparant différentes parties de l'Écriture. Nous voyons, de manière imagée, Salomon revenir des « citernes crevassées et vides » du monde, pour se tourner vers la « Source d'eau vive » du ciel ; il décrit son cheminement : son égarement, sa honte, son amertume et sa déception, avec les leçons qu'il en a tirées. Ceux qui veillent ainsi à leur cheminement, pour se diriger vers « la vraie vie », doivent avertir leur entourage de ne pas continuer, en toute insouciance, à errer vers « la mort ».

      Salomon n’annonce pas seulement que tout ce qui a constitué son précédent parcours, s’est avéré sans issue, mais que tout n’est que vanité : « Vanité des Vanités, tout est Vanité. » Tel est le message du « Prédicateur », rappelé sans cesse tout au long du livre. Si le monde, dans son état actuel, représentait un tout, sans issue, cela ne vaudrait pas la peine d'y vivre ; si nous possédions toutes les richesses et les plaisirs de ce monde, ce ne serait pas suffisant pour nous rendre heureux.

      Quel profit peut tirer un homme de tout son travail ? Tout ce qu'il en obtient ne pourvoira jamais aux besoins de son âme, ni ne comblera ses désirs ; ses œuvres ne seront pas capables d’expier ses péchés, ni ne l'empêcheront pas de perdre son âme : quel avantage aurait-on à posséder toutes les richesses du monde, pour voir son âme aller à la mort, au jugement, et ce, éternellement ?

      12 Salomon a « goûté » à tout et il a trouvé que cela n’était que vanité. Il a poursuivi ses recherches, non seulement sur le plan matériel, mais aussi dans le domaine spirituel, au point de s’en trouver lassé...

      Plus il découvrait que ce qui se pratiquait « sous le soleil », n’était que vanité, plus il était troublé. Il ne pouvait trouver de satisfaction ici-bas, ni procurer du bien aux autres. Même sa recherche de la connaissance et de la sagesse n’ont pu que le conduire à constater la misère et la méchanceté de l'homme ; en fait, plus il progressait dans ses découvertes, plus il découvrait de causes de se lamenter et de pleurer...

      Apprenons à détester et à craindre le péché, la cause de toute vanité et de toute misère ; progressons dans la « connaissance de Christ ; » recherchons la paix spirituelle dans cette connaissance, dans l'amour et notre service pour le Sauveur !

      Ecclésiaste 2

      12 Salomon découvre que la connaissance et la prudence sont préférables à l'ignorance et à la folie, bien que la sagesse humaine et la science ne pourront jamais rendre un homme vraiment heureux.

      Le plus grand des savants, qui meurt sans avoir connu Jésus-Christ, périra de la même manière que l’homme le plus ignare ; quels bénéfices peuvent apporter les encouragements de ce monde à celui qui est dans la tombe, ou à une âme en enfer ? Ceux qui ont été justifiés en Jésus-Christ, les « saints », n'en ont pas besoin !

      Si tout était basé uniquement sur la connaissance intellectuelle, nous pourrions être amenés à abhorrer notre parcours ici-bas, puisque tout n’est que vanité et contraire au monde spirituel.

      Ecclésiaste 3

      1

      L’instabilité des affaires ici-bas. (Ecclésiaste 3:1-10)
      Les décisions divines sont immuables. (Ecclésiaste 3:11-15)
      La vanité du pouvoir de ce monde. (Ecclésiaste 3:16-22)

      La quête du bonheur parfait ici-bas ne peut que se terminer par une déception. Nous devons nous adapter à notre condition en ce monde et accomplir notre devoir avec sagesse. Tout le plan de Dieu relatif au gouvernement de cette terre, se révèle parfaitement sage, juste et bon. Saisissons toute occasion favorable pour traiter convenablement chacun de nos projets : le terme de notre vie s’approche à grands pas !

      Le travail et la peine règnent en ce monde. Il en est ainsi pour que nous puissions toujours avoir une tâche à accomplir ; nul n'a été envoyé ici-bas pour demeurer oisif.

    • Lévitique 2

      1 Lorsque quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine ; il versera de l'huile dessus, et il y ajoutera de l'encens.
      2 Il l'apportera aux sacrificateurs, fils d'Aaron ; le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d'huile, avec tout l'encens, et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      4 Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu'on se serve de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile.
      5 Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu le rompras en morceaux, et tu verseras de l'huile dessus ; c'est une offrande.
      7 Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l'huile.
      8 Tu apporteras l'offrande qui sera faite à l'Éternel avec ces choses-là ; elle sera remise au sacrificateur, qui la présentera sur l'autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir, et le brûlera sur l'autel. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      10 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l'Éternel comme offrande des prémices ; mais il n'en sera point présenté sur l'autel comme offrande d'une agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes ; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
      14 Si tu fais à l'Éternel une offrande des prémices, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l'huile dessus, et tu y ajouteras de l'encens ; c'est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande consumée par le feu devant l'Éternel.

      Lévitique 7

      1 Voici la loi du sacrifice de culpabilité : c'est une chose très sainte.
      2 C'est dans le lieu où l'on égorge l'holocauste que sera égorgée la victime pour le sacrifice de culpabilité. On en répandra le sang sur l'autel tout autour.
      3 On en offrira toute la graisse, la queue, la graisse qui couvre les entrailles,
      4 les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'on détachera près des rognons.
      5 Le sacrificateur brûlera cela sur l'autel en sacrifice consumé devant l'Éternel. C'est un sacrifice de culpabilité.
      6 Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera ; il le mangera dans un lieu saint : c'est une chose très sainte.
      7 Il en est du sacrifice de culpabilité comme du sacrifice d'expiation ; la loi est la même pour ces deux sacrifices : la victime sera pour le sacrificateur qui fera l'expiation.
      8 Le sacrificateur qui offrira l'holocauste de quelqu'un aura pour lui la peau de l'holocauste qu'il a offert.
      9 Toute offrande cuite au four, préparée sur le gril ou à la poêle, sera pour le sacrificateur qui l'a offerte.
      10 Toute offrande pétrie à l'huile et sèche sera pour tous les fils d'Aaron, pour l'un comme pour l'autre.
      11 Voici la loi du sacrifice d'actions de grâces, qu'on offrira à l'Éternel.
      12 Si quelqu'un l'offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d'actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l'huile, des galettes sans levain arrosées d'huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l'huile.
      13 A ces gâteaux il ajoutera du pain levé pour son offrande, avec son sacrifice de reconnaissance et d'actions de grâces.
      14 On présentera par élévation à l'Éternel une portion de chaque offrande ; elle sera pour le sacrificateur qui a répandu le sang de la victime d'actions de grâces.
      15 La chair du sacrifice de reconnaissance et d'actions de grâces sera mangée le jour où il est offert ; on n'en laissera rien jusqu'au matin.
      16 Si quelqu'un offre un sacrifice pour l'accomplissement d'un voeu ou comme offrande volontaire, la victime sera mangée le jour où il l'offrira, et ce qui en restera sera mangé le lendemain.
      17 Ce qui restera de la chair de la victime sera brûlé au feu le troisième jour.
      18 Dans le cas où l'on mangerait de la chair de son sacrifice d'actions de grâces le troisième jour, le sacrifice ne sera point agréé ; il n'en sera pas tenu compte à celui qui l'a offert ; ce sera une chose infecte, et quiconque en mangera restera chargé de sa faute.
      19 La chair qui a touché quelque chose d'impur ne sera point mangée : elle sera brûlée au feu.
      20 Tout homme pur peut manger de la chair ; mais celui qui, se trouvant en état d'impureté, mangera de la chair du sacrifice d'actions de grâces qui appartient à l'Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
      21 Et celui qui touchera quelque chose d'impur, une souillure humaine, un animal impur, ou quoi que ce soit d'impur, et qui mangera de la chair du sacrifice d'actions de grâces qui appartient à l'Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
      22 L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      23 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Vous ne mangerez point de graisse de boeuf, d'agneau ni de chèvre.
      24 La graisse d'une bête morte ou déchirée pourra servir à un usage quelconque ; mais vous ne la mangerez point.
      25 Car celui qui mangera de la graisse des animaux dont on offre à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu, celui-là sera retranché de son peuple.
      26 Vous ne mangerez point de sang, ni d'oiseau, ni de bétail, dans tous les lieux où vous habiterez.
      27 Celui qui mangera du sang d'une espèce quelconque, celui-là sera retranché de son peuple.
      28 L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      29 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Celui qui offrira à l'Éternel son sacrifice d'actions de grâces apportera son offrande à l'Éternel, prise sur son sacrifice d'actions de grâces.
      30 Il apportera de ses propres mains ce qui doit être consumé par le feu devant l'Éternel ; il apportera la graisse avec la poitrine, la poitrine pour l'agiter de côté et d'autre devant l'Éternel.
      31 Le sacrificateur brûlera la graisse sur l'autel, et la poitrine sera pour Aaron et pour ses fils.
      32 Dans vos sacrifices d'actions de grâces, vous donnerez au sacrificateur l'épaule droite, en la présentant par élévation.
      33 Celui des fils d'Aaron qui offrira le sang et la graisse du sacrifice d'actions de grâces aura l'épaule droite pour sa part.
      34 Car je prends sur les sacrifices d'actions de grâces offerts par les enfants d'Israël la poitrine qu'on agitera de côté et d'autre et l'épaule qu'on présentera par élévation, et je les donne au sacrificateur Aaron et à ses fils, par une loi perpétuelle qu'observeront les enfants d'Israël.
      35 C'est là le droit que l'onction d'Aaron et de ses fils leur donnera sur les sacrifices consumés par le feu devant l'Éternel, depuis le jour où ils seront présentés pour être à mon service dans le sacerdoce.
      36 C'est ce que l'Éternel ordonne aux enfants d'Israël de leur donner depuis le jour de leur onction ; ce sera une loi perpétuelle parmi leurs descendants.
      37 Telle est la loi de l'holocauste, de l'offrande, du sacrifice d'expiation, du sacrifice de culpabilité, de la consécration, et du sacrifice d'actions de grâces.
      38 L'Éternel la prescrivit à Moïse sur la montagne de Sinaï, le jour où il ordonna aux enfants d'Israël de présenter leurs offrandes à l'Éternel dans le désert du Sinaï.

      Psaumes 73

      1 Psaume d'Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le coeur pur.
      2 Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser ;
      3 Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants.
      4 Rien ne les tourmente jusqu'à leur mort, Et leur corps est chargé d'embonpoint ;
      5 Ils n'ont aucune part aux souffrances humaines, Ils ne sont point frappés comme le reste des hommes.
      6 Aussi l'orgueil leur sert de collier, La violence est le vêtement qui les enveloppe ;
      7 L'iniquité sort de leurs entrailles, Les pensées de leur coeur se font jour.
      8 Ils raillent, et parlent méchamment d'opprimer ; Ils profèrent des discours hautains,
      9 Ils élèvent leur bouche jusqu'aux cieux, Et leur langue se promène sur la terre.
      10 Voilà pourquoi son peuple se tourne de leur côté, Il avale l'eau abondamment,
      11 Et il dit : Comment Dieu saurait-il, Comment le Très haut connaîtrait-il ?
      12 Ainsi sont les méchants : Toujours heureux, ils accroissent leurs richesses.
      13 C'est donc en vain que j'ai purifié mon coeur, Et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence :
      14 Chaque jour je suis frappé, Tous les matins mon châtiment est là.
      15 Si je disais : Je veux parler comme eux, Voici, je trahirais la race de tes enfants.
      16 Quand j'ai réfléchi là-dessus pour m'éclairer, La difficulté fut grande à mes yeux,
      17 Jusqu'à ce que j'eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu, Et que j'eusse pris garde au sort final des méchants.
      18 Oui, tu les places sur des voies glissantes, Tu les fais tomber et les mets en ruines.
      19 Eh quoi ! en un instant les voilà détruits ! Ils sont enlevés, anéantis par une fin soudaine !
      20 Comme un songe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image.
      21 Lorsque mon coeur s'aigrissait, Et que je me sentais percé dans les entrailles,
      22 J'étais stupide et sans intelligence, J'étais à ton égard comme les bêtes.
      23 Cependant je suis toujours avec toi, Tu m'as saisi la main droite ;
      24 Tu me conduiras par ton conseil, Puis tu me recevras dans la gloire.
      25 Quel autre ai-je au ciel que toi ! Et sur la terre je ne prends plaisir qu'en toi.
      26 Ma chair et mon coeur peuvent se consumer : Dieu sera toujours le rocher de mon coeur et mon partage.
      27 Car voici, ceux qui s'éloignent de toi périssent ; Tu anéantis tous ceux qui te sont infidèles.
      28 Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien : Je place mon refuge dans le Seigneur, l'Éternel, Afin de raconter toutes tes oeuvres.

      Proverbes 1

      1 Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël,

      Ecclésiaste 1

      1 Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.
      2 Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
      11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.
      12 Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem.
      13 J'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c'est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l'homme.
      14 J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent.
      15 Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.
      16 J'ai dit en mon coeur : Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science.
      17 J'ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; j'ai compris que cela aussi c'est la poursuite du vent.
      18 Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

      Ecclésiaste 2

      12 Alors j'ai tourné mes regards vers la sagesse, et vers la sottise et la folie. -Car que fera l'homme qui succédera au roi ? Ce qu'on a déjà fait.
      17 Et j'ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m'a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent.
      21 Car tel homme a travaillé avec sagesse et science et avec succès, et il laisse le produit de son travail à un homme qui ne s'en est point occupé. C'est encore là une vanité et un grand mal.
      26 Car il donne à l'homme qui lui est agréable la sagesse, la science et la joie ; mais il donne au pécheur le soin de recueillir et d'amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. C'est encore là une vanité et la poursuite du vent.

      Ecclésiaste 3

      1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux :
      8 un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
      9 Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine ?
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