Dictionnaire Biblique de Top Bible

ECCLÉSIASTE

1.

Ce livre, le 7 e des « Écrits » dans la Bible hébraïque, le 2 e dans les LXX, la Vulg, et nos versions modernes, des oeuvres canoniques attribuées à Salomon, s'appelle en hébreu Qohéleth (litt., celle qui rassemble), forme fém. désignant la fonction ou la dignité plutôt que l'homme qui la revêt. Qohéleth n'est pas la « sagesse » personnifiée, dans la bouche de laquelle maint passage (Ec 1:12-18 2:12 et suivants) ne se comprendrait pas. Les LXX puis la Vulg, ont traduit ce mot par Ekklêsiastês (d'où l' Ecclésiaste), celui qui dirige une assemblée ou qui enseigne (cf. Luther : le Prédicateur)

2.

Il est difficile de donner un résumé de cette collection de sentences. Elle débute par la constatation de la vanité mais aussi de l'immutabilité des choses (Ec 1:1,11). La sagesse, pas plus que la richesse ou le plaisir, ne rend heureux ; le mieux est de jouir des biens de ce monde (Ec 11:2-2:26 5:18-20 6:1,12). Dieu a fixé un temps pour chaque chose (Ec 3:1,8). Le sort de l'homme est pareil à celui de la bête ; sa supériorité est nulle (Ec 3:9-22). A quoi bon vivre quand l'injustice règne, et travailler quand on n'a point d'héritier ? (Ec 4:1-8 5:7,16) Pourtant l'entr'aide est précieuse : deux valent mieux qu'un (Ec 4:9,12). Sois prudent dans ta conduite à l'égard de Dieu et dans tes paroles (Ec 4:13-5:8), et modéré dans le bien comme dans le mal (Ec 7). Dieu a établi les choses comme elles sont : n'essaye pas de tout comprendre (Ec 8 à Ec 10). Travaille avec confiance : Dieu voit et dirige tout (Ec 11:1,8). Jouis de la vie pendant ta jeunesse, avant la décrépitude et la mort (Ec 12:1,8). En somme : crains Dieu et garde ses commandements (Ec 12:9-14).

3.

La tradition juive et chrétienne qui attribue ce livre à Salomon est insoutenable. Le texte Ec 1 1 (roi dans Jérusalem) est insolite et Qohéleth dit (Ec 1:12) qu'il a été roi. Or Salomon est mort sur le trône. (cf. Pr 1:1) Surtout la langue de l'Ecclésiaste, dans son vocabulaire et dans sa construction syntactique, n'est pas celle du X e mais du II e siècle av. J. -C, en recul même sur celle de Daniel. « Si l'Ecclésiaste est de Salomon, une histoire de la langue hébraïque est tout simplement impossible » (Delitzsch). Antérieur au livre apocryphe de la « Sagesse de Salomon » (environ 100 ans av. J. -C.) et à la période brillante de la restauration macchabéenne, l'Ecclésiaste fut vraisemblablement écrit vers l'an 200.

Son origine égyptienne, supposée par quelques savants, expliquerait sans peine les obscurités de sa prose et l'emploi de certains termes. Cependant les Juifs d'Egypte ne parlaient guère que le grec (cf. les LXX) et c'est en grec que l'auteur de l'Ecclésiaste aurait écrit s'il avait été alexandrin. Tel n'est pas le cas : les héllénismes relevés dans son texte sont même en petit nombre. Cette oeuvre est donc probablement d'origine palestinienne.

4.

Les incohérences de pensée et de convictions qu'on y découvre nous obligent à reconnaître dans ces pages l'oeuvre de plusieurs mains. Du reste le livre lui-même nous y invite (Ec 1:2 « ... dit l'Ecclésiaste. », cf. Ec 7:27 12:10). Voici l'explication la plus plausible de ce phénomène : A une heure lugubre de l'histoire des Juifs, un sage de grande perspicacité et de grande sincérité mit par écrit ses expériences religieuses et morales, déconcertantes pour la foi de ses frères et propres à les scandaliser. Mais cet opuscule disait si bien ce que beaucoup pensaient, que l'on ne put ni l'ignorer, dans les milieux où il soulevait de l'opposition, ni faire autour de lui la conspiration du silence. Il ne fut pas mutilé dans la suite, mais un croyant orthodoxe tenta d'en corriger l'influence délétère par des adjonctions, et c'est à ce dernier que l'on doit ces rappels à la Providence, auteur des biens et des maux, qui exercera un jour le jugement suprême (Ec 2 21 3:11,17 5:1 etc.). Ce commentateur pieux n'est pas le même personnage que l'éditeur de l'ouvrage primitif (cf. Ec 12:11 et suivant et déjà Ec 1:1), lequel s'était borné à le publier tel quel.

5.

Tous les écrits de l'A. T, ont subi des transformations de ce genre. Chez aucun, cependant, le contraste n'est aussi marqué entre l'auteur primitif et le rédacteur final. Celui-ci s'applique à opposer sa piété au pessimisme sceptique de son devancier. C'est que l'Ecclésiaste se distingue nettement des autres écrivains bibliques. Ceux-ci sont convaincus que Dieu a organisé le monde pour le bien de ses créatures et pour le bonheur de son peuple. L'avenir, qui lui appartient, réserve à Israël aujourd'hui méprisé une restauration triomphale. Ils repoussent avec horreur le doute qui les effleure parfois. (cf. Ps 73 Job, etc.) l'Ecclésiaste, libre de tout préjugé et sans égard pour personne, dit ce qu'il voit : la vanité de la vie, la triste condition des hommes tourmentés de désirs que rien ne satisfait, l'égalité de sort pour l'homme et la bête et l'incertitude totale à l'égard de l'avenir : cette vie haïssable (Ec 2:17) ne vaut pas la peine d'être vécue.

Cependant elle existe ; elle a donc une cause : Dieu. l'Ecclésiaste croit en Dieu, mais il découvre en lui de si redoutables mystères qu'il s'abstient d'en parler. Jamais il ne lui donne le nom israélite de JHVH, toujours celui d'Élohim (trad. : Dieu). Rien, ici, du caractère personnel si accusé du JHVH des prophètes ni de ses exigences morales. C'est une entité métaphysique, cause profonde du monde, un être mystérieux devant lequel l'homme tremble ; mais cette crainte n'a pas la valeur morale de celle qui secouait un Ésaïe ou un Ézéchiel.

Sa conception de l'homme découle de celle-là. Moins heureux que les animaux, ce pauvre être a conscience de son état, mais il échoue lamentablement dans ses efforts pour comprendre sa condition et en est réduit à subir les coups aveugles du sort. A quoi bon se tourmenter au sujet des différences qui séparent les hommes, puisqu'un même néant attend les justes méprisés et les méchants favorisés ? (Ec 9:2) Vis donc puisqu'il le faut (la pensée du suicide n'effleure même pas l'Eccl.) et tire le meilleur parti possible de cette vie (Ec 9:7,10), mais avec modération ! Évite les excès dans le bien comme dans le mal ! (Ec 7:10 et suivants) On est loin ici de la mentalité héroïque des. prophètes. Aussi bien l'Ecclésiaste est-il muet sur la situation, l'histoire et jusqu'à l'existence de son peuple. Du passé d'Israël où éclate la sollicitude divine, des rapports de la collectivité à l'individu et de l'influence de cette piété nationale sur celle des particuliers, notre sage n'a nul souci. Ses allusions aux conditions politiques du pays où il vit sont si vagues qu'on a pu les appliquer à l'Egypte aussi bien qu'à la Palestine.

Enfin l'Ecclésiaste, avec son sens aigu de la justice, ne pouvait manquer de se poser la question de la destinée éternelle de l'homme : où donc celui-ci rencontrera-t-il cette justice qui rend à chacun selon ses oeuvres, puisqu'elle n'existe pas sur la terre ? l'Ecclésiaste ne répond pas (les mots où il est question de jugement et de rétribution éventuelle : Ec 3:17 12:14, ne sont pas de l'auteur primitif) et il abandonne son lecteur devant le néant : Dieu reprend l'esprit qu'il avait donné ; tout le reste est silence... et vanité (Ec 12:10).

Scepticisme, pessimisme, égoïsme aussi. l'Ecclésiaste souffre de ne pas savoir, non de ne pas aimer ; et son livre, très triste par le découragement qu'il révèle, l'est plus encore par cette absence d'effort pour donner au problème de la souffrance une solution pratique en en diminuant la rigueur. Pourtant il y a de sourds sanglots dans ces aphorismes amers ; l'Ecclésiaste ne s'accommode pas de ce pessimisme et ne tourne jamais en ridicule le spectacle du monde ni les spectateurs. Sa sincérité douloureuse et son sérieux ont été la cause certaine de son emprise sur les esprits.

6.

On a cru retrouver dans ce livre, le moins « israélite » de tout l'A.T., l'influence de la philosophie grecque, d'Épicure, du stoïcisme ou d'Heraclite. La vérité c'est qu'à l'époque où l'auteur écrit, l'hébraïsme lui-même a été atteint par le courant de la civilisation grecque et commence à modifier son attitude. La manière de poser les problèmes évolue et l'Ecclésiaste est un témoin précieux de cette évolution. L'horizon s'élargit indéfiniment : notre auteur écrit sous le signe de l'universel et son oeuvre est un singulier mélange de conceptions israélites pénétrées d'esprit étranger. l'Ecclésiaste n'est pourtant pas ce que les Grecs appelaient un philosophe. La question qui le tourmente n'est pas celle de l'origine du monde et du principe des choses ; c'est le problème tout pratique de la vie ; et sur ce point, son livre s'harmonise parfaitement avec les autres documents de la révélation israélite.

7.

Notre ouvrage n'entra qu'avec peine dans le canon juif de l'A.T., et seule une édition amendée trouva grâce aux yeux des docteurs. Cette deuxième édition ne doit pas être de beaucoup postérieure à la première. Le fait que l'Ecclésiaste était lu régulièrement à la fête des Tabernacles n'empêcha pas les scribes d'en contester la valeur. Au siècle de J. -C, l'école de Schammaï était résolument hostile a sa canonisation ; celle de Hillel qui lui était favorable l'emporta au synode de Jabné (90 ap. J. -C) ; cette décision ne mit pas fin aux débats, et au II° siècle encore certains rabbins l'excluaient de leurs recueils.

L'Ecclésiaste n'est jamais cité dans le N.T.

Quoique d'importance secondaire, ce livre est précieux par l'intelligence, par l'acuité de la vision et la parfaite sincérité de son auteur. Qohéleth a été souvent le porte-parole de la sagesse humaine, qui n'a jamais su dire mieux que lui ce qu'elle pensait de certains sujets. Il marque l'aboutissement de tout un courant de la piété israélite, aboutissement lamentable. Sans le vouloir, il fait éclater la nécessité d'une nouvelle révélation, celle du Père ouvrant à ses enfants, non pas les trésors de la terre qu'a inventoriés l'Ecclésiaste, trésors contestables et vains, mais les infinies richesses de la vie éternelle et de l'éternel amour. Sur la plaine désolée où l'humanité s'avance en gémissant, plus triste encore de la morne lueur que répand notre écrit, devait se lever le radieux soleil de l'Évangile de Jésus-Christ. E. G.

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    • Lévitique 2

      1 » Lorsque quelqu'un apportera une offrande en cadeau à l'Eternel, son offrande sera de fleur de farine. Il versera de l'huile dessus et il y ajoutera de l'encens.
      2 Il l'apportera aux prêtres, aux descendants d'Aaron. Le prêtre prendra une poignée de cette fleur de farine arrosée d'huile avec tout l'encens et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses descendants. C'est une chose très sainte parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      4 » Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu'on se serve de fleur de farine et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile.
      5 Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu le couperas en morceaux et tu verseras de l'huile dessus. C'est une offrande.
      7 Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l'huile.
      8 » Tu apporteras l'offrande qui sera faite à l'Eternel avec ces éléments-là ; elle sera remise au prêtre, qui la présentera sur l'autel.
      9 Le prêtre en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir et le brûlera sur l'autel. C'est une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      10 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses descendants ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      11 » Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Eternel ne sera faite avec du levain. En effet vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l'Eternel comme offrande de premiers produits, mais on n'en présentera pas sur l'autel comme offrande dont l’odeur est agréable.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes. Tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu. Sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
      14 » Si tu fais à l'Eternel une offrande des premières récoltes, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes premières récoltes.
      15 Tu verseras de l'huile dessus et tu y ajouteras de l'encens. C'est une offrande.
      16 Le prêtre brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande passée par le feu pour l'Eternel.

      Lévitique 7

      1 » Voici la loi du sacrifice de culpabilité. C'est une chose très sainte.
      2 C'est à l’endroit où l'on égorge l'holocauste que sera égorgée la victime pour le sacrifice de culpabilité. On versera son sang sur tout le pourtour de l'autel.
      3 On offrira toute sa graisse : la queue, la graisse qui couvre les entrailles,
      4 les deux rognons et la graisse qui les entoure, celle qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie qu'on détachera près des rognons.
      5 Le prêtre brûlera cela sur l'autel en sacrifice passé par le feu devant l'Eternel. C'est un sacrifice de culpabilité.
      6 Tout homme parmi les prêtres en mangera. Il le mangera dans un endroit saint. C'est une chose très sainte.
      7 Il en va pour le sacrifice de culpabilité comme pour le sacrifice d'expiation ; la loi est la même pour ces deux sacrifices : la victime sera pour le prêtre qui fera l'expiation.
      8 Le prêtre qui offrira l'holocauste de quelqu'un aura pour lui la peau de l'holocauste qu'il a offert.
      9 Toute offrande cuite au four, préparée sur le gril ou à la poêle sera pour le prêtre qui l'a offerte.
      10 Toute offrande pétrie à l'huile ou sèche sera pour tous les descendants d'Aaron, sans distinction.
      11 » Voici la loi du sacrifice de communion qu'on offrira à l'Eternel.
      12 Si quelqu'un l'offre par reconnaissance, il offrira avec le sacrifice de communion des gâteaux sans levain pétris à l'huile, des galettes sans levain arrosées d'huile et des gâteaux de fleur de farine pétris à l'huile.
      13 A ces gâteaux il ajoutera du pain levé pour son offrande, pour accompagner son sacrifice de reconnaissance et de communion.
      14 On présentera à titre de prélèvement pour l'Eternel une portion de chaque offrande. Elle sera pour le prêtre qui a versé le sang de la victime du sacrifice de communion.
      15 La viande du sacrifice de reconnaissance et de communion sera mangée le jour où il est offert ; on n'en laissera rien jusqu'au matin.
      16 Si quelqu'un offre un sacrifice pour l'accomplissement d'un vœu ou comme offrande volontaire, la victime sera mangée le jour où il l'offrira et ce qui en restera sera mangé le lendemain.
      17 Ce qui restera de la viande de la victime le troisième jour sera brûlé au feu.
      18 Dans le cas où quelqu’un mangerait de la viande de son sacrifice de communion le troisième jour, le sacrifice ne sera pas accepté. Il ne sera pas porté au compte de celui qui l'a offert ; ce sera une chose infecte et celui qui en mangera restera chargé de sa faute.
      19 La viande qui a touché quelque chose d'impur ne sera pas mangée : elle sera brûlée au feu. Toute personne pure peut manger de la viande ;
      20 mais si quelqu’un, alors qu’il se trouve en état d'impureté, mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l'Eternel, il sera exclu de son peuple.
      21 Et si quelqu’un touche quelque chose d'impur – une impureté humaine, un animal impur ou n’importe quelle abomination impure – et mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l'Eternel, il sera exclu de son peuple. »
      22 L'Eternel dit à Moïse :
      23 « Transmets ces instructions aux Israélites : Vous ne mangerez aucune graisse de bœuf, d'agneau ou de chèvre.
      24 La graisse d'une bête trouvée morte ou déchiquetée pourra servir à n’importe quel usage, mais vous ne la mangerez pas.
      25 Si quelqu’un mange de la graisse des animaux qu’on offre à l'Eternel en sacrifices passés par le feu, il sera exclu de son peuple.
      26 Vous ne mangerez pas de sang d'oiseau ni de bétail, où que vous habitiez.
      27 Si quelqu’un mange du sang, il sera exclu de son peuple. »
      28 L'Eternel dit à Moïse :
      29 « Transmets ces instructions aux Israélites : Celui qui offrira à l'Eternel un sacrifice de communion apportera à l'Eternel une offrande prise sur son sacrifice de communion.
      30 Il apportera de ses propres mains ce qui doit être passé par le feu pour l'Eternel, la graisse qui est sur la poitrine, et il fera avec la poitrine le geste de présentation devant l'Eternel.
      31 Le prêtre brûlera la graisse sur l'autel et la poitrine sera pour Aaron et pour ses descendants.
      32 Vous donnerez au prêtre la cuisse droite à titre de prélèvement sur vos sacrifices de communion ;
      33 le descendant d'Aaron qui offrira le sang et la graisse du sacrifice de communion aura comme part la cuisse droite.
      34 En effet, je prends sur les sacrifices de communion offerts par les Israélites la poitrine avec laquelle on fait le geste de présentation et la cuisse prélevée, et je les donne au prêtre Aaron et à ses descendants, par une prescription perpétuelle que respecteront les Israélites.
      35 Telle est la part d'Aaron et de ses descendants dans les sacrifices passés par le feu pour l'Eternel, dès le jour où ils seront présentés pour être à mon service en tant que prêtres.
      36 C'est ce que l'Eternel ordonne aux Israélites de leur donner dès le jour de leur onction. Ce sera une prescription perpétuelle pour eux au fil des générations. »
      37 Telle est la loi pour l'holocauste, l'offrande, le sacrifice d'expiation, le sacrifice de culpabilité, la consécration et le sacrifice de communion.
      38 L'Eternel la prescrivit à Moïse sur le mont Sinaï, le jour où il ordonna aux Israélites de présenter leurs offrandes à l'Eternel dans le désert du Sinaï.

      Psaumes 73

      1 Psaume d’Asaph. Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur.
      2 Toutefois, mon pied allait trébucher, mes pas étaient sur le point de glisser,
      3 car j’étais jaloux des vantards en voyant le bien-être des méchants :
      4 rien ne les tourmente jusqu’à leur mort, et leur corps prend de l’embonpoint ;
      5 ils n’ont aucune part aux souffrances humaines, ils ne sont pas frappés comme le reste des hommes.
      6 C’est pourquoi ils se parent de l’orgueil comme d’un collier, la violence les enveloppe comme un manteau.
      7 Leurs yeux ressortent dans un visage plein de graisse, les mauvaises pensées de leur cœur débordent.
      8 Ils ricanent et parlent méchamment d’opprimer, ils profèrent des discours hautains,
      9 leur bouche s’attaque au ciel et leur langue balaie la terre.
      10 Voilà pourquoi son peuple se tourne de leur côté, il boit leurs paroles avidement comme de l’eau,
      11 et il dit : « Comment Dieu pourrait-il savoir ? Y a-t-il de la connaissance chez le Très-Haut ?
      12 Voici comment sont les méchants : toujours tranquilles, ils augmentent leurs richesses.
      13 C’est donc pour rien que j’ai purifié mon cœur et que j’ai lavé mes mains en signe d’innocence !
      14 Chaque jour je suis frappé, tous les matins je suis repris. »
      15 Si je disais : « Je veux parler comme eux », alors je trahirais tes enfants.
      16 Quand j’ai réfléchi pour comprendre cela, la difficulté a été grande à mes yeux,
      17 jusqu’au moment où je suis entré dans les sanctuaires de Dieu et où j’ai prêté attention au sort final des méchants :
      18 oui, tu les places sur un terrain glissant, tu les fais tomber dans la ruine.
      19 Et voilà, en un instant ils sont détruits, ils ont disparu, anéantis par l’épouvante !
      20 Comme un rêve qui se dissipe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image.
      21 Lorsque mon cœur était aigri et mes reins transpercés,
      22 j’étais idiot et je ne comprenais rien, j’étais devant toi comme une bête.
      23 Cependant je suis toujours avec toi : tu m’as empoigné la main droite,
      24 tu me conduiras par ton conseil, puis tu me prendras dans la gloire.
      25 Qui d’autre ai-je au ciel ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi.
      26 Mon corps et mon cœur peuvent s’épuiser, Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et ma bonne part.
      27 Oui, ceux qui s’éloignent de toi vont à leur perte, tu réduis au silence tous ceux qui te sont infidèles.
      28 Pour moi, mon bonheur, c’est de m’approcher de Dieu. Je place mon refuge en toi, Seigneur, Eternel, afin de raconter tout ce que tu fais.

      Proverbes 1

      1 Proverbes de Salomon, fils de David, roi d'Israël,

      Ecclésiaste 1

      1 Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi à Jérusalem.
      2 Comble de l’inconsistance, dit l'Ecclésiaste, comble de l’inconsistance, tout n’est que fumée !
      11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.
      12 Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem.
      13 J'ai appliqué mon cœur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel : c'est une occupation pénible que Dieu réserve aux humains.
      14 J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent.
      15 Ce qui est courbé ne peut pas se redresser et ce qui manque ne peut pas être compté.
      16 Je me suis dit : « J'ai augmenté et développé la sagesse plus que tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance. »
      17 J'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, mais aussi la folie et la stupidité. J'ai découvert que cela aussi, cela revient à poursuivre le vent.
      18 En effet, avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa connaissance augmente sa souffrance.

      Ecclésiaste 2

      12 J’ai réfléchi à ce qui caractérise la sagesse, la folie et la stupidité. – En effet, que fera l'homme qui succédera au roi ? N’est-ce pas ce qu'on a déjà fait ? –
      17 Alors j'ai détesté la vie. Oui, ce qui se fait sous le soleil m'a déplu, car tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent.
      21 En effet, un homme peut travailler avec sagesse, savoir-faire et succès, et il doit laisser le produit de son travail à un homme qui ne s’est donné aucune peine pour cela. Cela aussi, c’est de la fumée et c’est un grand malheur.
      26 Oui, à l'homme qui lui est agréable il donne la sagesse, la connaissance et la joie, mais au pécheur il réserve la tâche de récolter et d’amasser des biens afin de les donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.

      Ecclésiaste 3

      1 Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel :
      8 un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.
      9 Mais quel avantage celui qui agit retire-t-il de la peine qu’il se donne ?
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