TopChrétien TopBible Entrée de dictionnaire ÉPICURIENS Démarrer l'expérience SELAH Chers fidèles de "La Pensée du Jour", votre attention ! 📣 Nous faisons une pause dans la production de votre méditation quotidienne "La Pensée du Jour" pendant les mois de juillet et août. Nous aussi, nous avons besoin de vacances ! 😄 Et nous avons surtout besoin de temps pour bien vous préparer la rentrée de septembre. Ne vous inquiétez pas, nous avons sélectionné des rediffusions pour vous permettre de continuer à utiliser votre outil préféré 😄 Nous vous souhaitons un magnifique été plein de soleil ☀️ et de précieux moments avec le Seigneur et en famille. Soyez bénis et on se retrouve en septembre ! SELAH est un mot qui signifie "pause" en hébreu, et que l'on retrouve dans les Psaumes à plusieurs reprises. Recevoir la Pensée du Jour Voir les versets relatifs Le livre des Actes (Ac 17:18) rapporte que « quelques philosophes épicuriens conféraient avec l'apôtre Paul » à Athènes. Ces Épicuriens étaient les disciples du philosophe Épi-cure, fondateur d'une École, à Athènes, vers 306 av. J. -C. Cette doctrine philosophique se répandit bientôt dans tout le monde gréco-romain, si bien qu'au I er siècle de notre ère, elle était, avec le stoïcisme, l'une des disciplines morales et intellectuelles qui se partageaient les esprits.Les principales affirmations de l'École épicurienne sont les suivantes :1° La sensation est la source de toute connaissance. Le monde est constitué par des éléments qui se meuvent dans le vide, en nombre infini : les atomes. Par un mouvement d'inclination (cli-namen) qui leur est propre, ces atomes, en s'agglomérant, finissent par constituer l'ensemble des choses et des êtres.2° Au point de vue moral, la question suprême est celle du souverain bien. Épicure le place dans le plaisir (hédonisme). Les plaisirs n'ont pas tous la même valeur. Au-dessus des satisfactions matérielles et instables, existe un plaisir stable, auquel on parvient par l'ataraxie : l'absence de douleur. Pour que ce plaisir ne demeure pas négatif, toutes les vertus doivent concourir à dispenser au sage une vie exempte de soucis et de crainte ; vivre dans cette parfaite tranquillité, c'est la félicité véritable.Cet hédonisme a été rapidement incliné vers un plaisir uniquement sensuel : la volupté et les jouissances plus ou moins grossières ont alors remplacé le plaisir désintéressé et d'une qualité supérieure que prônait Épicure. Au I er siècle, cette interprétation semble dominer (cf. Horace), et épicurien devint, dans le langage familier, synonyme de jouisseur. Il serait injuste d'en faire remonter l'origine à Épicure et à Lucrèce, son disciple latin, dont le poème de Natura Rerum constitue l'exposé le plus beau et le plus complet de la doctrine épicurienne.3° Enfin, religieusement, les Épicuriens n'admettent pas un Dieu suprême : ils ont contribué ainsi à ruiner l'ancienne religion. Les dieux, qu'on ne doit ni craindre ni révérer, étant eux-mêmes le produit des atomes, n'exercent aucune action sur le genre humain. L'homme est donc le maître de sa destinée : en se libérant des craintes et de la servilité religieuses, il atteindra la véritable sagesse. BIBLIOGRAPHIE--Textes dans Usener, Epicurea, 1887, et les éditions de Lucrèce. Sur Épicure et sa doctrine : Gomperz, les Penseurs de la Grèce (Paris 1910) ; Brochard, Études (Paris 1912) ; Bréhier, Histoire de la philosophie, vol. I (Paris 1928) ; Solovine, Épicure, doctrine et maximes (Paris 1927). P. -G. Ch. Utilisé avec autorisation de Yves PETRAKIAN Vous avez aimé ? Partagez autour de vous ! Partager par email Cette page a été partagée par email avec succès ! Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com