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ÉVANGILES SYNOPTIQUES (2.)

II Données du problème.

1. LES RESSEMBLANCES

1 ° Il s'agit bien tout d'abord, comme l'indique le mot synoptique, d'une Harmonie d'ensemble.

(a) Ces évang, concordent entre eux par le sujet et la marche des événements : Jésus, que Jean-Baptiste a annoncé puis baptisé, exerce son oeuvre de prédication, d'instruction et de guérison, d'abord en Galilée ; après avoir aussi visité diverses régions voisines, il se dirige enfin vers Jérusalem, où son ministère semble l'amener pour la première fois, et où se consomme en quelques jours le dénouement suprême.

(b) Les évangiles syn. ont le même plan, ou, si ce terme paraît trop précis pour leur suite de narrations, incomplètes et parfois discontinues, du moins la même- division générale, qui découle du message même et des actes du Seigneur : d'abord l'Évangile du Royaume, dans les prédications galiléennes et notamment les premières paraboles ; puis l'Évangile du Messie, à partir de l'entretien proche de Césarée, où les Douze ont déclaré leur foi en sa messianité, et le Christ « commence dès lors à leur enseigner qu'il faut que le Fils de l'homme souffre, soit mis à mort... » (Mr 8:31 et parallèle) ; ce point de vue nouveau introduit, plus ou moins rapidement suivant les éléments propres ici à chacun des synoptiques, sa passion et sa résurrection, en un récit plus étroitement enchaîné et comparativement beaucoup plus développé que tout ce qui l'a précédé.

(c) En un assez grand nombre de passages, ils ont aussi, identiques ou presque identiques, des séries d'épisodes semblables ; p. ex. le passage Mr 4:35-5:43 / / Mt 8:23-9:26 / / Lu 8:22-56 contient dans le même ordre (plus une addition dans Mt 9:1-17) les récits relatifs à la tempête, aux Géraséniens, à la femme malade et à la fille de Jaïrus, l'histoire de celle-ci étant interrompue de la même manière dans les trois textes par la guérison de celle-là ; ou encore, le passage Mr 8:27-9:32 / / Mt 16:13-17:23 parallèle Lu 9:18-45 rapporte dans le même ordre la confession de Pierre, la prédiction de la destinée du Fils de l'homme, l'appel au renoncement des disciples, la transfiguration, suivie d'un entretien, puis de la guérison de l'enfant et d'une deuxième annonce des souffrances du Messie.

Si les relations réciproques entre nos évang, se bornaient à ces concordances d'ensemble comportant quelques divergences de détails, la solution du problème synoptique serait d'une clarté d'évidence : nous aurions là trois témoignages à la fois informés (d'où leurs concordances) et indépendants (d'où leurs particularités). C'est l'idée qui vient naturellement à l'esprit tant qu'on n'est pas entré plus avant dans l'examen des faits.

Mais peut-on persister à croire ces trois témoins indépendants les uns des autres quand on les voit étroitement rapprochés par un si grand nombre de Concordances de détails, que n'importe quel critique de textes serait contraint d'en conclure à une parenté littéraire ?

(a) Mêmes faits ou mêmes discours sont reproduits souvent dans les mêmes termes. Sur les 144 mots grecs du récit de la confession de Pierre dans Marc 99 se retrouvent dans les récits parallèles de Matthieu et de Luc ; même proportion entre les trois récits de la transfiguration ; cette proportion des identités verbales, qui est de 68 pour cent (et qui se trouve ailleurs de 62 pour cent, 66 pour cent, etc.), est déjà très supérieure, en vérité, à celle qu'on devrait attendre de trois narrateurs d'un même fait l'exposant chacun de son côté. Mais elle s'élève jusqu'à plus de 95 pour cent et presque 100 pour cent dans certains enseignements de Jean-Baptiste ou de Jésus, communs à Matthieu et à Lu : sur les 63 mots grecs des premières exhortations du Précurseur dans Mt 3:7,10, Luc en reproduit 60 dans le même ordre, et plus loin, sur les 26 mots de Mt 3:12, il y en a 23 d'identiques dans Lu 3:17 (dans les deux cas, les trois autres mots ne sont que des variantes grammaticales) ; l'action de grâces de Jésus est dans Mt 11:26 comme dans Lu 10:21 une phrase de 29 mots rigoureusement identiques. La langue grecque commune, celle de nos évangile, était, quoi qu'on en ait dit, trop riche en synonymes pour que le choix aussi constant des mêmes termes puisse être l'effet de simples coïncidences aussi souvent répétées tout le long des trois ouvrages.

(b) La coïncidence fortuite pourrait encore moins rendre compte des anomalies de rédaction, surgissant au même endroit des récits, telles les explications données après coup au lieu de l'être à leur place logique ou psychologique. La femme malade « toucha son vêtement », --car elle disait :

- « Si je touche seulement ses vêtements, je serai guérie » Mr 5:27 parallèle Mt 9:20 et suivant) ; le démoniaque supplie Jésus de ne pas le tourmenter, --car Jésus lui disait : -- « Sors de cet homme » (Mr 5:7 parallèle Lu 8:28). Dans les trois listes des apôtres de Jésus, la même anticipation concernant Judas--qui le trahit-- (Mr 3:19 et parallèle) ne saurait guère être une rencontre fortuite ; encore pourrait-elle simplement nous conserver une périphrase devenue courante dans le langage des premiers chrétiens pour désigner, avec une tristesse horrifiée, le traître ! Mais on ne peut décidément expliquer que par un écrit connu des trois évangélistes, la syntaxe irrégulière qu'ils ont tous les trois au même point (Mr 2:10 parallèle Mt 9:6 parallèle Lu 5:24), cette anacoluthe ou phrase brisée qui fait passer la parole de Jésus de la deuxième personne du plur, à la deuxième du singulier, par une parenthèse du narrateur à la troisième du singulier : « Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, il dit au paralytique : Lève-toi...  »

(c) Aussi caractéristique est l'apparition d'un récit rétrospectif : Marc et Matthieu ne racontent la mort de Jean-Baptiste qu'au moment où il faut expliquer la terreur d'Hérode se figurant, à la nouvelle de l'activité de Jésus, que c'est Jean ressuscité : « En effet, ce même Hérode avait envoyé prendre Jean... », et c'est, racontée après coup, toute l'histoire de l'emprisonnement avec son motif (qu'ils n'avaient pas donné à sa place, Mr 1:14, Mt 4:12), puis du festin et de la décapitation (Mr 6:14 et suivant, Mt 14:1 et suivants), alors qu'ici Luc s'est séparé des deux autres en indiquant d'abord à sa place le motif de l'emprisonnement, puis (Lu 3:19 et suivant) en se bornant à reproduire sans l'expliquer l'allusion d'Hérode à l'exécution capitale (Lu 9:9)

Devant ces traces irrécusables d'un texte écrit ayant influencé les rédactions synoptiques, objectera-t-on encore que l'utilisation par un évangéliste d'évangiles ou d'écrits antérieurs diminuerait son autorité et celle de ses prédécesseurs, et finalement exclurait toute inspiration divine ? Ce serait d'une part appliquer nos conceptions modernes de propriété littéraire à une époque où l'on sait pertinemment qu'il était de pratique courante d'incorporer tout ou partie d'un ouvrage ancien dans un ouvrage nouveau : c'est ainsi que les Constitutions Apostoliques (environ 375 ap. J. -C.) ont absorbé, avec quelques remaniements, les Didascalia et la Didachè, qui sans doute avait elle-même absorbé le traité juif sur les Voies de la Vie et de la Mort. Ce serait, d'autre part, vouloir imposer a priori des conditions à l'inspiration divine, qui n'a que faire de nos partis pris sur la manière dont nous pouvons estimer qu'elle doit s'exercer dans les livres sacrés. Pourquoi l'expérience spirituelle des premiers chrétiens, guidée par le témoignage du Saint-Esprit, n'aurait-elle pas fait précisément conserver dans nos évangiles les écrits en lesquels elle reconnaissait l'action manifeste de l'inspiration d'En-haut ?

2. LES DIVERGENCES

Le dernier exemple cité de concordance entre Marc et Matthieu nous a fait constater en même temps une divergence entre eux et Luc.

Rien d'étonnant en effet qu'il se trouve entre les synoptiques des différences portant sur des Détails.

(a) Il faut évidemment s'attendre, même dans l'hypothèse d'emprunts littéraires, à des formes de style propres aux divers auteurs, n'affectant en rien le sens, disparaissant même dans la traduction ; p. ex. les tournures littérales de l'original grec, dans la remarque, déjà signalée, sur Judas : qui lui-même le trahit, Mr 3:19 ; celui-là même l'ayant trahi, Mt 10:4 ; qui fut traître, Lu 6:16.

(b) On s'explique aussi des différences de développements déplaçant les nuances ou l'accent d'une parole sans nuire à l'accord sur le fond ; p. ex. la réponse de Pierre à Jésus : tu es le Christ, Mr 8:29 ; le Christ de Dieu, Lu 9:20 ; tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, Mt 16:16.

(c) Même de menus désaccords, sur certaines circonstances d'un fait, sont admissibles : il s'en produit toujours entre divers témoins sans que cela rende douteuse la réalité du fait ; p. ex., un aveugle guéri au sortir de Jérico (Mr 10:46 et suivant), deux aveugles guéris au sortir de Jérico (Mt 20:29 et suivant), un aveugle guéri à l'entrée de Jérico (Lu 18:35 et suivants) ; ou bien, l'inscription de la croix, reproduite de quatre manières différentes par les quatre évangiles (Mr 15:26 et parallèle), etc.

Des désaccords plus étranges sont ceux qui portent sur les Faits et les Idées.

(a) Des documents d'allure officielle qu'a priori l'on supposerait identiques, les deux listes des ancêtres de Jésus (Mt 1, Lu 3), diffèrent tellement par leurs noms et par le nombre de leurs générations que l'origine de ces deux généalogies de Jésus-Christ (voir art.) pose un difficile problème.

(b) Sans doute, lorsqu'il est apparent qu'un récit est rétrospectif, il ne nous cache pas la suite réelle des faits. Mais voici des difficultés historiques plus sérieuses. D'un évang, à l'autre certains épisodes sont avancés, reculés ou intervertis : p. ex., la prédication de Jésus à Nazareth où il est mal accueilli, termine le ministère galiléen dans Mr 6:1 et suivants parallèle Mt 13:54, mais le commence dans Lu 4:16 et suivants, récit en outre assez différent ; au cours de ce ministère, le sermon sur la montagne est placé plus tôt dans Mt 5-7 que dans Lu 6:20,49, dont au surplus le contenu, beaucoup plus réduit que dans Matthieu, s'écarte assez souvent de son texte. Tel ou tel sujet auquel un des synoptiques consacre une grande place est totalement ignoré d'un autre : p. ex., aucun évangile de l'enfance dans Marc et dans Mt 1 et Mt 2 un long évangile de l'enfance entièrement différent de celui de Lu 1 et Lu 2 qui pourtant est encore plus long ; absence dans Lu--l'évangile missionnaire--de la tournée de Jésus vers le nord, avec les trois épisodes conservés parallèlement dans Mr 7:24-8:26 et Mt 15:21-16:12 ; absence dans Marc et Matthieu, ou dans l'un des deux, surtout dans Marc d'une grande partie du contenu de dix chapitres de Luc (Lu 9:50-18:14), en particulier des paraboles dont quelques-unes sont capitales : bon Samaritain (Lu 10:25 et suivants), riche insensé (Lu 12:13 et suivants), enfant prodigue (Lu 15 et suivants), pharisien et péager (Lu 18:9 et suivants), etc. Des événements aussi sensationnels que les apparitions du Ressuscité (Mt 28, Lu 24, Mr 16) n'ont pas été notés de la même façon.

(c) Non seulement le nombre de faits similaires, miracles, paraboles, discours, varie ainsi d'un évang, à l'autre, mais même des textes qu'il eût paru naturel à des croyants de considérer comme des formulaires définitifs, se présentent plus ou moins dissemblables et parfois difficiles à harmoniser : les béatitudes, Mt 5:3 et suivant, Lu 6:20 et suivants ; l'oraison dominicale, Mt 6:9 et suivant, Lu 11:2 et suivants ; le sommaire de la loi, Mr 12:29 et suivants, Mt 22:37 et suivants, Lu 10:27 ; les paroles de l'institution de la Cène, Mr 14:22 et suivant, Mt 26:26 et suivants, Lu 22:17 et suivant.

(d) A serrer de plus près les comparaisons, on voit s'accumuler d'apparentes contradictions sur les passages communs aux uns et aux autres ou particuliers à chacun : d'une part Matthieu et Lu possèdent ensemble un nombre relativement considérable de sections inconnues de Marc représentant surtout des enseignements, d'autre part presque tout le contenu de Marc se retrouve soit dans Matthieu soit dans Luc et dans ces parallèles la rédaction de Marc est toujours beaucoup plus proche soit de Matthieu soit de Luc que ces deux derniers ne le sont l'un de l'autre.

Si, faute de pouvoir produire ici la minutieuse argumentation analytique qui ménage ces constatations, nous devons en faire entrevoir les résultats dans un tableau simplifié, l'examen comparé des éléments propres à chacun des synoptiques et des éléments qu'ils ont en commun, soit au point de vue du vocabulaire, soit au point de vue des sujets traités, aboutit aux approximations suivantes :

  ÉLÉMENTS DE FORME

ÉLÉMENTS DE FOND

 
  (levocabulaire) (lessujets traités)
 
  En commun En propre En commun En propre
 
Marc 17 pour cent 83 pour cent 93 pour cent 7 pour cent
 
Matthieu 16 pour cent 84 pour cent 76 pour cent 24 pour cent
 
Luc 10 pour cent 90 pour cent 59 pour cent 41 pour cent

La relativité de ces évaluations, tout en confirmant une parenté littéraire dans la documentation de nos évangélistes, rend aussi manifeste la part d'originalité conservée par chacun d'eux ; et il va sans dire que l'interprétation de ces proportions diverses variera suivant que nos trois évang, se sont ignorés ou connus, suivant que tel d'entre eux en a imité un ou deux autres, ou bien au contraire a été imité par eux. Tous ces chiffres s'éclaireront à la lumière de nos conclusions générales, et plus encore, pour chacun des évangiles, dans les articles respectifs qui leur sont consacrés.

3. LE PROBLÈME

On voit maintenant comment se pose le problème synoptique dans son ensemble. Il s'agit « d'expliquer ce mélange de ressemblance littérale et de dissemblance parfois considérable, qui fait de nos trois évangiles un phénomène unique dans toute l'histoire de la littérature ». (F. Godet.) Se représenter autant que possible comment ont été composés ces trois ouvrages, de façon à rendre compte à la fois des ressemblances et des divergences, à la fois des ressemblances entre tous les trois et des accords de deux d'entre eux contre un troisième, lequel est tantôt l'un tantôt l'autre, --voilà l'énoncé du problème. Tel ou tel des synoptiques a-t-il copié ou imité tel ou tel autre ? S'il y a eu copie ou imitation, pourquoi n'a-t-elle pas été complète ni littérale ? Si certains d'entre eux se sont connus, jusqu'à quel point faut-il vraiment parler comme on l'a fait de dépendance « mutuelle » ? S'ils ont utilisé des renseignements antérieurs, ceux-ci devaient-ils consister en informations orales ou en documents déjà rédigés, et dans quelle mesure pourrait-on tenter de reconstituer de telles sources écrites ? Quelle répercussion l'explication de ces rapports complexes peut-elle avoir sur la valeur historique des trois premiers évangiles ? Voilà les principaux aspects du problème.

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Versets relatifs

    • Matthieu 1

      1 Livre généalogique de JÉSUS-CHRIST, fils de David, fils d'Abraham.
      2 Abraham fut père d'Isaac. Isaac fut père de Jacob. Jacob fut père de Juda et de ses frères.
      3 Juda eut de Thamar Pharez et Zara. Pharez fut père d'Esrom. Esrom fut père d'Aram.
      4 Aram fut père d'Aminadab. Aminadab fut père de Naasson. Naasson fut père de Salmon.
      5 Salmon eut Booz, de Rahab. Booz eut Obed, de Ruth. Obed fut père de Jessé.
      6 Jessé fut père du roi David. Le roi David eut Salomon, de celle qui avait été la femme d'Urie.
      7 Salomon fut père de Roboam. Roboam fut père d'Abia. Abia fut père d'Asa.
      8 Asa fut père de Josaphat. Josaphat fut père de Joram. Joram fut père d'Hosias.
      9 Hosias fut père de Joatham. Joatham fut père d'Achas. Achas fut père d'Ézéchias.
      10 Ézéchias fut père de Manassé. Manassé fut père d'Amon. Amon fut père de Josias.
      11 Josias fut père de Joakim. Joakim fut père de Jéchonias et de ses frères, vers le temps de la captivité de Babylone.
      12 Et après la captivité de Babylone, Jéchonias fut père de Salathiel. Salathiel fut père de Zorobabel.
      13 Zorobabel fut père d'Abiud. Abiud fut père d'Éliakim. Éliakim fut père d'Azor.
      14 Azor fut père de Sadoc. Sadoc fut père d'Achim. Achim fut père d'Éliud.
      15 Éliud fut père d'Éléazar. Éléazar fut père de Matthan. Matthan fut père de Jacob ;
      16 Et Jacob fut père de Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né JÉSUS, appelé CHRIST.
      17 Ainsi toutes les générations depuis Abraham jusqu'à David sont en tout quatorze générations ; et depuis David jusqu'à la captivité de Babylone, quatorze générations ; et depuis la captivité de Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations.
      18 Or, la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi : Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent été ensemble.
      19 Alors Joseph, son époux, étant un homme de bien, et ne voulant pas la diffamer, voulut la renvoyer secrètement.
      20 Mais comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains point de prendre Marie pour ta femme ; car ce qui a été conçu en elle est du Saint-Esprit ;
      21 Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de JÉSUS (Sauveur) ; car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés.
      22 Or, tout cela arriva, afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait dit en ces termes par le prophète :
      23 Voici, la vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et on le nommera EMMANUEL, ce qui signifie : DIEU AVEC NOUS.
      24 Quand Joseph fut réveillé de son sommeil, il fit comme l'ange du Seigneur lui avait commandé, et il prit sa femme.
      25 Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né, et il lui donna le nom de JÉSUS.

      Matthieu 2

      1 Jésus étant né à Bethléhem, de Judée, au temps du roi Hérode, des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem,
      2 Et dirent : Où est le roi des Juifs qui est né ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer.
      3 Le roi Hérode, l'ayant appris, en fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.
      4 Et ayant assemblé tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, il s'informa d'eux où le Christ devait naître.
      5 Et ils lui dirent : C'est à Bethléhem, de Judée ; car il a été écrit ainsi par le prophète :
      6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n'es pas la moindre entre les principales villes de Juda ; car c'est de toi que sortira le Conducteur qui paîtra Israël mon peuple.
      7 Alors Hérode, ayant appelé en secret les mages, s'informa d'eux exactement du temps auquel avait paru l'étoile.
      8 Et les envoyant à Bethléhem, il leur dit : Allez, et informez-vous exactement du petit enfant, et quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'y aille aussi, et que je l'adore.
      9 Eux donc, ayant entendu le roi, s'en allèrent ; et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux, jusqu'à ce qu'étant arrivée sur le lieu où était le petit enfant, elle s'y arrêta.
      10 Or à la vue de l'étoile ils furent remplis d'une très grande joie.
      11 Et étant entrés dans la maison, ils trouvèrent le petit enfant, avec Marie sa mère, et se prosternant devant lui ils l'adorèrent ; et ouvrant leurs trésors, ils lui présentèrent des dons, de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
      12 Puis, ayant été divinement avertis par un songe de ne pas retourner vers Hérode, ils se retirèrent en leur pays par un autre chemin.
      13 Après qu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et lui dit : Lève-toi ; prends le petit enfant et sa mère, et t'enfuis en Égypte, et te tiens là jusqu'à ce que je te le dise ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire mourir.
      14 Joseph s'étant levé, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.
      15 Et il y demeura jusqu'à la mort d'Hérode. C'est ainsi que s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète en ces termes : J'ai appelé mon Fils hors d'Égypte.
      16 Alors Hérode, voyant que les mages s'étaient moqués de lui, fut fort en colère ; et envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient dans Bethléhem et dans tout son territoire, selon le temps dont il s'était exactement informé auprès des mages.
      17 Alors s'accomplit ce qui avait été dit par Jérémie le prophète :
      18 On a entendu dans Rama des cris, des lamentations, des pleurs et de grands gémissements : Rachel pleurait ses enfants ; et elle n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus.
      19 Mais après qu'Hérode fut mort, voici un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte,
      20 Et lui dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et retourne au pays d'Israël ; car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.
      21 Joseph donc, s'étant levé, prit le petit enfant et sa mère, et s'en vint au pays d'Israël.
      22 Mais comme il apprit qu'Archélaüs régnait en Judée à la place d'Hérode, son père, il craignit d'y aller, et, ayant été averti divinement en songe, il se retira dans les quartiers de la Galilée,
      23 Et alla demeurer dans une ville appelée Nazareth ; de sorte que fut accompli ce qui avait été dit par les prophètes : il sera appelé Nazarien.

      Matthieu 3

      7 Mais quand il vit venir à son baptême plusieurs des pharisiens et des sadducéens, il leur dit : Race de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
      10 Et la cognée est déjà mise à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit point de bon fruit est coupé et jeté au feu.
      12 Il a son van dans ses mains, et il nettoiera parfaitement son aire, et amassera son froment dans le grenier ; mais il brûlera la paille au feu qui ne s'éteint point.

      Matthieu 4

      12 Or Jésus, ayant appris que Jean avait été mis en prison, se retira dans la Galilée.

      Matthieu 5

      1 Or Jésus, voyant la multitude, monta sur une montagne ; et lorsqu'il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Et ouvrant sa bouche, il les enseignait, en disant :
      3 Heureux les pauvres en esprit ; car le royaume des cieux est à eux.
      4 Heureux ceux qui sont dans l'affliction ; car ils seront consolés.
      5 Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre.
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; car ils seront rassasiés.
      7 Heureux les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde.
      8 Heureux ceux qui ont le coeur pur ; car ils verront Dieu.
      9 Heureux les pacifiques ; car ils seront appelés enfants de Dieu.
      10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice ; car le royaume des cieux est à eux.
      11 Vous serez heureux lorsqu'à cause de moi on vous dira des injures, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte de mal.
      12 Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car on a ainsi persécuté les prophètes qui ont été avant vous.
      13 Vous êtes le sel de la terre ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on ? Il ne vaut plus rien qu'à être jeté dehors, et à être foulé aux pieds par les hommes.
      14 Vous êtes la lumière du monde : une ville située sur une montagne ne peut être cachée ;
      15 Et on n'allume point une lampe pour la mettre sous un boisseau, mais sur un chandelier ; et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
      16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes ouvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
      17 Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
      18 Car je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli.
      19 Celui donc qui aura violé l'un de ces plus petits commandements, et qui aura ainsi enseigné les hommes, sera estimé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura observés et enseignés, celui-là sera estimé grand dans le royaume des cieux.
      20 Car je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
      21 Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; et celui qui tuera sera punissable par les juges.
      22 Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère sans cause, sera punissable par le tribunal ; et celui qui dira à son frère : Raca (homme de rien), sera punissable par le conseil ; et celui qui lui dira : Fou, sera punissable par la géhenne du feu.
      23 Si donc tu apportes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
      24 Laisse là ton offrande devant l'autel, et va-t'en premièrement te réconcilier avec ton frère ; et après cela viens, et présente ton offrande.
      25 Accorde-toi au plus tôt avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois mis en prison.
      26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là, que tu n'aies payé le dernier quadrin.
      27 Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d'adultère.
      28 Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter, a déjà commis un adultère avec elle dans son cour.
      29 Que si ton oeil droit te fait tomber dans le péché, arrache-le, et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
      30 Et si ta main droite te fait tomber dans le péché, coupe-la, et jette-la loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne.
      31 Il a été dit aussi : Si quelqu'un répudie sa femme, qu'il lui donne une lettre de divorce.
      32 Mais moi je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n'est pour cause d'adultère, la fait devenir adultère ; et que quiconque se mariera à la femme répudiée, commettra un adultère.
      33 Vous avez encore entendu qu'il a été dit aux anciens : Tu ne te parjureras point, mais tu garderas tes serments envers le Seigneur.
      34 Mais moi je vous dis : Ne jurez point du tout, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu ;
      35 Ni par la terre, car c'est le marchepied de ses pieds ; ni par Jérusalem, car c'est la ville du grand Roi.
      36 Ne jure pas non plus par ta tête ; car tu ne peux faire devenir un seul cheveu blanc ou noir.
      37 Mais que votre parole soit : Oui, oui, Non, non ; ce qu'on dit de plus, vient du Malin.
      38 Vous avez entendu qu'il a été dit : Oeil pour oeil, et dent pour dent.
      39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant ; mais si quelqu'un te frappe à la joue droite, présente-lui aussi l'autre.
      40 Et si quelqu'un veut plaider contre toi, et t'ôter ta robe, laisse-lui encore le manteau.
      41 Et si quelqu'un te contraint d'aller une lieue avec lui, vas-en deux.
      42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne point de celui qui veut emprunter de toi.
      43 Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi.
      44 Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent ;
      45 Afin que vous soyez des enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
      46 Car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? Les péagers même n'en font-ils pas autant ?
      47 Et si vous ne faites accueil qu'à vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les péagers même n'en font-ils pas autant ?
      48 Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait.
    • Matthieu 1

      1

      Matthieu, surnommé Lévi, était avant sa conversion, un publicain, ou collecteur de taxes pour les Romains, à Capernaüm. Il est admis généralement qu'il a écrit son évangile avant tous les autres évangélistes. Le contenu de cet évangile, et les évidences mises en lumière par des écrivains antiques, montrent qu'il a été écrit essentiellement à l'usage de la nation juive.

      L'accomplissement de la prophétie était considéré par les Juifs comme quelque chose d'évident, et c'est là-dessus que s'appuie spécialement Matthieu. Nous trouvons là une sélection de quelques parties de la vie de notre Sauveur, passée ici-bas, et de ses discours qui conviennent bien pour éveiller la nation juive à la notion de ses péchés ; pour anéantir ses attentes erronées d'un royaume terrestre ; pour diminuer sa fierté et sa vanité ; pour lui apprendre la nature spirituelle et l'ampleur de l'évangile ; pour la préparer à l'admission du Païen dans l'église.

      * La généalogie de Jésus. (Matthieu 1:1-17) Un ange apparaît à Joseph. (Matthieu 1:18-25)

      Matthieu 1:1-17 Remarquons le but principal de cette généalogie de notre Sauveur, elle est digne d’intérêt : elle n’est pas l’objet d’une vaine gloire, comme c'est bien souvent le cas de celles des grands hommes. Elle prouve que notre Seigneur Jésus vient bien de la nation et de la famille d'où le Messie devait provenir. Des promesses, d’abord de bénédiction, ont été faites à Abraham et sa postérité, puis d'autorité, à David et à sa descendance. Il a été en effet promis à ces deux patriarches que Christ devait naître de leur descendance, Ge 12:3;22:18,2Samuel 7:12;Psaume 89:3;132:11.

      En conséquence, si Jésus n’eut été descendant de David, et d'Abraham, il n'aurait pas été le Messie. Ce fait est maintenant prouvé, d’après les registres généalogiques bien connus. Quand le Fils de Dieu a désiré revêtir notre nature, Il est venu ici-bas, partager notre condition d’abaissement et de misère ; mais Il était parfaitement exempt de tout péché. Quand nous lisons les différents noms de cette généalogie, nous ne devons pas oublier à quel point s'est abaissé le Seigneur de gloire, dans le but de sauver la race humaine.

      18 Considérons bien les circonstances dans lesquelles le Fils de Dieu est entré dans ce monde misérable : que cela puisse nous apprendre à mépriser les honneurs vains de cette terre, comparés à la grandeur de Sa piété et de Sa sainteté.

      Le mystère de Christ s’étant fait « homme », est digne d'adoration, il ne doit pas être un sujet de curiosité. Il a été établi que Christ devait être « participant » à notre nature, bien qu’Il fut malgré cela, pur de la souillure du péché originel, communiquée à toute la race humaine par Adam.

      Observez que Dieu désire guider celui qui Le recherche plutôt que celui qui n'a aucune considération pour Sa Personne. Le temps choisi par Dieu pour donner Ses directives à Son peuple est le moment où ce dernier court à sa perte. Les réconforts divins procurent plus de joie à l'âme quand celle-ci est dans la perplexité.

      Il est dit à Joseph, que Marie allait donner naissance au Sauveur du monde. Il devait lui donner le nom de Jésus, ce qui signifie « le Sauveur ». Le nom de Jésus est semblable à celui de Josué. Sa signification est claire : ceux que Christ allait sauver, seraient délivrés de leurs péchés ; ils allaient être débarrassés de la culpabilité de leur iniquité, grâce à Sa mort ; le pouvoir du péché allait être anéanti par l'Esprit de Sa Grâce. En les sauvant du péché, Christ les sauve de la colère et de la malédiction divines, ainsi que de toute misère ici-bas, et ce, pour toujours !

      Christ est venu pour sauver son peuple, non pas DANS son péché, mais DU péché ; Il est venu pour racheter les siens parmi les hommes, pour Lui-même, étant par nature, séparé des pécheurs.

      Joseph a exécuté rapidement ce que l'ange du Seigneur lui a demandé, et ce, sans attendre, de bonne grâce et sans discuter.

      Si nous voulons vraiment suivre les instructions générales de la Parole, nous devons à chaque étape de notre vie, et particulièrement lors des grandes décisions à prendre, suivre les directives divines ; nous trouverons alors, dans cette obéissance la paix et le réconfort !

      Matthieu 2

      1

      Les mages recherchent Christ. (Matthieu 2:1-8)
      Ils se prosternent et adorent Jésus. (Matthieu 2:9-12)
      Jésus est emmené en Égypte. (Matthieu 2:13-15)
      Hérode fait massacrer les enfants de Bethlehem. (Matthieu 2:16-18)
      La mort d'Hérode, Jésus est ramené à Nazareth. (Matthieu 2:19-23)

      Ceux qui sont les plus « éloignés » de la Grâce, sont souvent les plus avides de connaître la personne de Christ ainsi que Son salut.

      Aucune érudition humaine ne peut conduire les hommes à Christ. Nous devons apprendre à Le connaître en considérant la Parole de Dieu comme une Lumière qui brille dans les ténèbres, tout en recherchant l'enseignement du Saint-Esprit. Ceux qui sont guidés spirituellement par « l'étoile du matin », pour avoir en toute chose, la connaissance de Christ, s’efforcent de tout leur cœur, de L'adorer.

      Du fait qu'Hérode soit très âgé à cette époque, et n'ait jamais témoigné d'affection particulière pour sa famille, il ne lui était pas possible de vivre suffisamment de temps pour qu’un nouveau-né puisse, devenu un adulte, le remplacer : il fut cependant troublé à la pensée qu'un « rival » potentiel était né. Il n'a pas compris la nature spirituelle du Royaume du Messie.

      Méfions-nous de ne pas vivre une foi « morte » : un homme peut être persuadé par bon nombre de vérités évidentes, tout en les détestant cependant, parce qu'elles perturbent son ambition, ou ses convoitises. Une telle attitude le mettra mal à l'aise, et le poussera encore plus à s'opposer à la Vérité et à la Cause divines ; il peut même être assez insensé pour espérer sortir victorieux de ce genre d’impasse.

      9 Quelle joie, ont dû ressentir les mages à la vue de cette étoile ! Nul, mieux qu’eux, ne pouvait reconnaître, après une nuit longue et mélancolique, soumise, en compagnie d’Hérode, au pouvoir d'un « esprit d'esclavage, de tentation voire de désertion », la présence de « l'Esprit d'adoption », témoignant qu'ils étaient des enfants de Dieu !

      Nous pouvons imaginer leur déception lorsqu'ils constatèrent qu'une étable était en fait le palais du Messie, et que sa pauvre mère était la seule qui pouvait Le servir... Cependant, ces mages savaient qu’ils ne s’étaient pas trompés ; ayant trouvé le Roi qu'ils cherchaient, ils lui offrirent leurs présents.

      Celui qui recherche Christ avec humilité, ne sera pas étonné de Le trouver, Lui et Ses disciples, dans de simples demeures, après L'avoir cherché en vain dans des palais et des villes surpeuplées !

      Une âme est-elle occupée à rechercher Christ ? Veut-elle L'adorer, et lui dire : « hélas ! Je ne suis qu’une pauvre créature insensée, n'ayant rien à offrir » ? En fait, cette âme dispose d’un cœur, même s’il est indigne du Maître, sombre, dur, et infect. Elle doit le Lui offrir tel qu’il est, et être prête à ce que Christ l'utilise et en dispose comme Il le désire ; Il le prendra, et le rendra meilleur ; jamais cette personne ne se repentira de le Lui avoir donné ! Jésus transformera cette âme à Sa propre ressemblance et « entrera » en elle, pour toujours.

      Les dons que les mages présentèrent étaient constitués d'or, d'encens, et de myrrhe. La Providence les envoya afin qu’ils puissent soulager de manière opportune Joseph et Marie, qui étaient si pauvres à ce moment.

      De même notre Père céleste, qui sait ce dont manquent Ses enfants, utilise certaines personnes pour subvenir aux besoins des autres ; Il peut pourvoir à toutes nécessités, même jusqu’aux extrémités de la terre !

      13 L'Égypte avait été auparavant une « maison » d'esclavage particulièrement cruelle pour les enfants d'Israël ; elle allait cependant devenir une terre de refuge pour le saint Enfant Jésus.

      Dieu, selon Sa Volonté, peut utiliser le pire des lieux pour servir Ses desseins. Cette fuite en Égypte allait mettre la foi de Joseph et Marie à l’épreuve : elle ne pouvait que l’affermir.

      Si nous traversons l’épreuve, nous et nos enfants, souvenons-nous des différentes situations difficiles, que Christ a dû subir dans son enfance.

      16 Hérode tua tous les enfants mâles, non seulement de Bethlehem, mais de tous les villages entourant cette ville.

      Une colère sans limites, armée d’un pouvoir illicite, amène souvent les hommes à commettre des cruautés horribles. Cela fait partie des injustices que Dieu n'autorise pas ; toute vie, dès sa naissance, est soumise à Sa Justice. La maladie et la mort des enfants en bas âge sont des conséquences du péché originel. Par contre, le meurtre de ces petits était une véritable atrocité.

      Nous voyons là, combien la persécution à l’encontre de Christ et de Son Royaume a commencé tôt ! Hérode était alors convaincu qu'il avait fait échouer les prophéties de l'Ancien Testament, ainsi que les efforts des mages pour découvrir Jésus.

      Quels que soient les projets habiles et cruels que les hommes peuvent échafauder, les desseins du Seigneur s'accomplissent inéluctablement !

      19 L'Égypte peut servir de terre d’asile ou de séjour pour un temps, mais pas de manière durable. Christ avait été envoyé pour sauver les brebis perdues de la maison d'Israël : c'est vers elles qu'Il devait revenir.

      Puissions-nous regarder le monde comme étant « l’Égypte spirituelle », le lieu de notre esclavage et de notre bannissement, et considérer que seul le ciel est notre « Canaan », notre maison, notre lieu de repos, afin que nous puissions nous lever promptement et partir lorsque nous y serons appelés, comme le fit Joseph quand il quitta l'Égypte.

      La famille de ce dernier devait s'installer en Galilée. Nazareth était un lieu de mauvaise réputation ; Christ a d’ailleurs été crucifié sous cette accusation : Jésus le Nazaréen.

      Quel que soit l'endroit où la Providence fixera les limites de notre demeure, nous devons compter supporter l’opprobre de Christ ; cependant nous pouvons nous glorifier du fait d'être « associés » à Son Nom, certains que si nous souffrons avec Lui, nous serons également glorifiés avec Lui !

      Matthieu 3

      7 Le rôle de la prédication est de mettre en application la doctrine divine : tel était le but de l’exhortation de Jean.

      Les Pharisiens se souciaient d’abord d’observer et de respecter le côté apparent de la piété, en négligeant les points les plus importants de la loi morale, et la signification spirituelle de leurs cérémonies légales. Certains d'entre eux étaient de détestables hypocrites, faisant de leurs prétentions à la sainteté, une parure inique.

      Les sadducéens avaient une démarche tout à fait opposée, niant l'existence des esprits et d’une vie spirituelle future. Ils étaient à cette époque et dans ce pays, des « infidèles » méprisables.

      Il y a inéluctablement une colère divine à venir. Chacun devrait chercher à la fuir. Dieu, qui ne prend aucun plaisir à notre ruine, nous a avertis à ce sujet ; Il nous prévient par Sa Parole, par Ses serviteurs, ainsi que par le biais de notre conscience. Ceux qui se disent désolés par le constat de leurs péchés, et qui cependant, persistent dans leurs voies, ne sont pas dignes d’être appelés des repentants, et n’ont de ce fait aucun privilège spirituel. Le véritable repentant est humble et abaissé à ses propres yeux, reconnaissant pour la moindre miséricorde qui lui est accordée, patient lors des afflictions sévères, vigilant contre toute apparence de péché, appliqué dans son devoir, et charitable quant aux jugements de son prochain.

      Ce texte énonce une parole de prudence : ne pas se baser aveuglément sur des privilèges extérieurs acquis. Nous courons un grand danger quand nos cœurs tentent d’étouffer toute conviction de péché, en mettant de côté la Puissance révélatrice de la Parole de Dieu. On trouve de nombreuses personnes, qui, en se fiant abusivement sur les honneurs et les avantages que peuvent avoir les membres d'une église, sont en fait bien loin du ciel...

      Ce texte contient une terrible menace à l’encontre de l'insouciant et de celui qui se croit faussement en sécurité. Nos cœurs corrompus ne peuvent, par nature, produire du bon fruit, à moins que l'Esprit régénérateur de Christ ne greffe en eux la perfection de la Parole de Dieu. Tout arbre, même le plus haut, le plus majestueux ou le plus verdoyant, qui ne produit pas de bon fruit, à savoir celui de la repentance, sera abattu et jeté dans le feu de la colère divine, l’endroit le plus propice pour recevoir les « plantes stériles » : à quoi d'autre pourrait-il servir ? S'il ne fournit aucun fruit, il sera un parfait combustible !

      Jean annonce la venue de Christ, le rôle et les desseins de ce Dernier : cet avènement était imminent.

      Notre comportement et notre apparence extérieure, ne peuvent aucunement nous rendre purs. Nulle ordonnance, quel qu’en soit l’auteur ou le mode, ne peut suppléer au besoin du baptême du Saint-Esprit et de feu. Seul le pouvoir purificateur du Saint-Esprit peut produire cette pureté de cœur et ces « saintes affections » qui accompagnent le salut ! C'est Christ qui baptise de l’Esprit Saint. C'est ce qu'Il a fait ne manière extraordinaire envers les apôtres, Actes 2:4. C'est ce qu'Il fait aussi dans les grâces et les réconforts octroyés par l'Esprit, à ceux qui le Lui demandent, Luc 11:13, Jean 7:38,39, Actes 11:16.

      Observons ici que l'église des « Gentils » est « l'aire de battage » de Christ, Esa 21:10. Les véritables croyants sont comme le blé : substantiel, utile, et précieux ; les hypocrites sont comme une balle de paille : légers et vides, inutiles et sans valeur, emportés au loin par le moindre souffle ; le monde est constitué de « bons » et de « mauvais », tous dans le même cheminement ; un jour viendra, malgré tout, où le blé et la paille seront séparés...

      Le dernier jugement sera un jour remarquable : les saints et les pécheurs seront séparés pour toujours. Dans le ciel, les saints seront rassemblés, ils ne seront plus jamais disséminés ; ils seront en sécurité, loin de tout danger, séparés de leurs voisins corrompus et esclaves de leurs vaines convoitises.

      L'enfer est un feu inextinguible ; il sera certainement la « part » et la punition des hypocrites et des impies.

      La vie et la mort, le bien et le mal, sont placés devant nous : selon notre conduite ici-bas, « dans le champ », nous serons alors étendus sur « l'aire de battage ».

      Matthieu 4

      12 Il est tout à fait normal que Dieu retranche les bénéfices qu’apportent l'évangile et la Grâce, à ceux qui les offensent et les repoussent. Jésus ne restera jamais très longtemps, là où Il n'est pas le bienvenu.

      Ceux qui sont « sans » Christ sont dans les ténèbres ; ils sont en fait dans une mauvaise situation : par ce choix délibéré, ils vivent loin de la Lumière ; ils sont volontairement « ignorants ».

      Quand l'évangile se présente, la Lumière luit ; en quelque lieu qu’il arrive, par exemple, dans une âme, le jour parait. La lumière permet de découvrir notre entourage, elle nous dirige ; il en est ainsi avec l'évangile !

      La repentance est la véritable doctrine de l'évangile. Elle fut non seulement prêchée, de manière directe, par Jean-Baptiste, mais aussi par notre Seigneur Jésus, avec toute Sa Grâce. Nous devons toujours continuer à faire autant.

      Tant que l’effusion du Saint-Esprit n’eut lieu, après l’ascension de Christ, on ne considérait pas l’avènement du royaume des cieux, accompli totalement.

      Matthieu 5

      1

      Le sermon de Christ sur la montagne. (Matthieu 5:1,2)
      Ceux qui sont bénis. (Matthieu 5:3-12)
      Exhortations et avertissements. (Matthieu 5:13-16)
      Christ est venu pour confirmer la loi. (Matthieu 5:17-20)
      Le sixième commandement. (Matthieu 5:21-26)
      Le septième commandement. (Matthieu 5:27-32)
      Le troisième commandement. (Matthieu 5:33-37)
      La loi relative à la vengeance. (Matthieu 5:38-42)
      Explications sur la loi de l'amour. (Matthieu 5:43-48)

      Personne ne trouvera le bonheur dans ce monde ni dans le Royaume des cieux, s'il ne le cherche pas en Christ, par Sa Parole.

      Christ allait enseigner à la foule, le mal qu'elle devait fuir, et le bien qu'elle devait rechercher.

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

      13 « Vous êtes le sel de la terre ». L'humanité, par son ignorance et sa méchanceté, n’était qu’un vaste « rassemblement », courant à sa ruine ; mais Christ envoya Ses disciples, qui par leurs vies exemplaires et la doctrine de l’évangile, amenèrent les âmes à connaître la Grâce. Si la conduite de ces hommes, au service du Seigneur, n’avait pas été telle qu’elle aurait dû être, ils n’auraient été, de manière imagée, que « du sel ayant perdu sa saveur ».

      Si un homme confesse son appartenance à Christ, sans être au bénéfice de la Grâce, aucune doctrine, ni autre précepte ne peuvent lui être alors profitables.

      Notre « lumière spirituelle » doit briller, par la pratique des bonnes œuvres, afin que les hommes puissent voir l’état de notre âme. Nous devons garder notre « intimité » avec Dieu ; mais nous devons nous efforcer de rendre notre témoignage envers les hommes, conforme à notre profession de foi : il doit être digne d'éloges !

      Nous devons tout faire pour la Gloire de Dieu !

      17 Que nul ne puisse supposer que Christ autorise Son peuple à ne pas respecter le moindre commandement de la sainte loi divine. Aucun pécheur ne peut bénéficier de la Justification offerte par Christ, tant qu’il ne se repent pas de ses mauvaises actions.

      La Miséricorde révélée dans l'évangile, amène le croyant à avoir la plus profonde aversion de lui-même. La loi est la « règle » que le chrétien doit suivre, dans l’exercice de son devoir : il prend plaisir à ce respect de la Parole.

      Si un homme, prétendant « suivre » Jésus-Christ, commence à désobéir à la sainte loi de Dieu, ou enseigne aux autres à le faire, quelle que puisse être sa situation ou sa réputation ici-bas, il ne peut pas être en fait Son véritable disciple. La droiture de Christ, ne pouvant nous être octroyée que par la foi, est nécessaire à tous ceux qui entrent dans le Royaume de la Grâce ou de la Gloire divine ; la régénération du cœur, vers le « chemin » de la sainteté, produit un changement total dans le tempérament et la conduite d'un homme.

      21 Les docteurs juifs enseignaient que rien n’était interdit dans le sixième commandement, à l’exception du meurtre. En fait, ils étaient loin de la signification spirituelle de ce commandement. Christ en a montré la pleine signification : le fait de savoir que nous devrons être jugés plus tard, doit influencer notre conduite actuelle.

      Toute colère irréfléchie est en réalité un « meurtre » du cœur. Par le terme « frère », mentionné au verset Matthieu 5:22*, nous devons comprendre toute personne, même si elle n'est pas de notre parenté, car nous sommes tous faits de la même manière.

      « Raca », est une parole pleine de mépris, elle est proférée par l’orgueil ; le mot « insensé », quant à lui, exprime la rancune, la haine en est l’origine. Les calomnies et les accusations malveillantes sont des poisons lents et sournois. Christ dit à ces Juifs, que le peu d’importance qu'ils attachaient à ces péchés, les amènerait certainement en jugement, afin que justice soit faite.

      Nous devons veiller à être en paix avec tous nos frères et leur manifester un amour qui soit digne de Christ ; si parfois il y a querelle, suite à une mauvaise parole ou conduite, nous devons alors confesser rapidement notre manquement, en nous humiliant devant notre frère ; si nous persistons à rester sur nos positions, nous sommes « indignes » d’une sainte communion avec Dieu, conformément à Ses saintes Ordonnances.

      Quand nous nous préparons à rencontrer spirituellement le Seigneur, il est bon de nous examiner nous-mêmes au préalable. Les paroles de ce texte peuvent parfaitement s’appliquer à notre propre existence, en ce qui concerne notre réconciliation avec Dieu, par le biais de Christ !

      Tant que nous sommes en vie, ici-bas, nous sommes sur le « chemin du Trône du Jugement » ; après notre mort tout sera consommé...

      Quand nous considérons toute l'importance de cet enseignement, conjugué à l’incertitude de la vie, nous devons mesurer combien il est nécessaire de rechercher sans tarder, la Paix avec Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      27 Toute victoire sur les désirs du cœur, est souvent synonyme d'efforts douloureux : on doit tendre cependant à « courir vers ce but ».

      Toute directive céleste nous est donnée en vue de nous sauver DE nos péchés, mais pas DANS nos péchés. Tous nos sens et notre énergie doivent être préservés de ce qui conduit à la transgression.

      Ceux qui mènent les autres vers la tentation et le péché, que ce soit par leur conduite ou divers moyens, ou qui les laissent s’exposer à l’iniquité, se rendent eux-mêmes coupables de leur péché, et seront indirectement tenus pour responsables.

      Si nous devons parfois passer par des épreuves douloureuses, dans le but de sauver notre vie, combien notre esprit ne devrait-il pas être attentif au salut de notre âme ? Dans tout plan divin conçu notre égard, l’Esprit, le Consolateur, nous rendra capable de discerner la Miséricorde et la Grâce du Seigneur.

      33 Il n'y a aucune raison de douter de la valeur des serments solennels prononcés dans une cour de justice, ou en d'autres occasions importantes, s'ils sont faits toutefois avec tout le sérieux qui s’impose en de telles circonstances. Mais tous les serments lancés « à la légère », dans une conversation banale, sont des paroles coupables, ainsi que toutes les vaines expressions communes qui en appellent à Dieu ; bien des personnes essayent de ne pas commettre de faute, en cherchant à ne s’engager sous aucun serment.

      Plus les hommes sont assujettis au péché, moins ils respectent leurs engagements ; au contraire, plus ils sont sérieux, moins ils éprouvent le besoin de s’engager. Notre Seigneur n'enjoint pas les termes précis par lesquels nous devons affirmer ou nier ; nous devons par contre « cheminer » constamment dans la vérité, afin de rendre nos éventuels serments inutiles !

      38 L'instruction de ce texte est très claire : souffrir de la blessure qui peut nous être infligée, par égard pour la paix, en remettant nos inquiétudes au Seigneur. En résumé, les chrétiens doivent éviter les querelles et les luttes.

      Si quelqu'un annonce que la chair et le sang ne peuvent pas supporter un affront, qu'il se souvienne que ces derniers n'hériteront pas du royaume de Dieu ; les personnes qui agissent selon les bons principes, enseignés dans la Parole, bénéficieront d’une paix et d’une consolation parfaites !

      43 Les enseignants juifs n’entendaient par « prochain », que ceux qui étaient de leur propre pays, de leur nation, et de leur religion ; ils aimaient les compter parmi leurs amis.

      Le Seigneur Jésus nous enseigne que nous devons manifester une véritable prévenance envers tous ceux qui nous entourent, en particulier pour leur âme : nous devons prier pour eux.

      Alors que beaucoup rendent le bien pour le bien, nous devons aussi rendre le bien pour le mal ; ce principe est bien plus noble que celui par lequel la plupart des hommes agissent.

      D’autres ne saluent que leurs frères, et embrassent ceux qui sont de leur parti, qui suivent leurs voies et leurs opinions ; nous ne devons pas limiter ainsi notre marque d'affection. Il est du devoir des chrétiens de désirer, de viser, et de tendre à la perfection, dans la Grâce et la sainteté. Nous devons en cela, essayer de nous conformer nous-mêmes à l'exemple de notre Père céleste, 1Pierre 1:15,16.

      Il est certainement demandé davantage aux disciples de Christ, qu’aux autres ; mais en finale, ces enfants de Dieu seront comblés !

      Prions Dieu afin qu’Il nous permettre de prouver que nous sommes véritablement Ses enfants !

    • Matthieu 1

      1 Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham.
      2 Abraham eut pour fils Isaac ; Isaac eut Jacob ; Jacob eut Juda et ses frères ;
      3 Juda eut Pérets et Zérach de Tamar ; Pérets eut Hetsrom ; Hetsrom eut Aram ;
      4 Aram eut pour fils Aminadab ; Aminadab eut Nachshon ; Nachshon eut Salmon ;
      5 Salmon eut Boaz de Rahab ; Boaz eut Obed de Ruth ;
      6 Obed eut pour fils Isaï ; Isaï eut David. Le roi David eut Salomon de la femme d'Urie ;
      7 Salomon eut pour fils Roboam ; Roboam eut Abija ; Abija eut Asa ;
      8 Asa eut pour fils Josaphat ; Josaphat eut Joram ; Joram eut Ozias ;
      9 Ozias eut pour fils Jotham ; Jotham eut Achaz ; Achaz eut Ezéchias ;
      10 Ezéchias eut pour fils Manassé ; Manassé eut Amon ; Amon eut Josias ;
      11 Josias eut pour descendants Jéconias et ses frères, à l’époque de la déportation à Babylone.
      12 Après la déportation à Babylone, Jéconias eut pour fils Shealthiel ; Shealthiel eut Zorobabel ;
      13 Zorobabel eut pour fils Abiud ; Abiud eut Eliakim ; Eliakim eut Azor ;
      14 Azor eut pour fils Sadok ; Sadok eut Achim ; Achim eut Eliud ;
      15 Eliud eut pour fils Eléazar ; Eléazar eut Matthan ; Matthan eut Jacob ;
      16 Jacob eut pour fils Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qu’on appelle le Christ.
      17 Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
      18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l'action du Saint-Esprit.
      19 Joseph, son fiancé, qui était un homme juste et qui ne voulait pas l’exposer au déshonneur, se proposa de rompre secrètement avec elle.
      20 Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et dit : « Joseph, descendant de David, n’aie pas peur de prendre Marie pour femme, car l'enfant qu’elle porte vient du Saint-Esprit.
      21 Elle mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
      22 Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
      23 La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec nous ».
      24 A son réveil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné et il prit sa femme chez lui,
      25 mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle jusqu'à ce qu'elle ait mis au monde un fils [premier-né] auquel il donna le nom de Jésus.

      Matthieu 2

      1 Jésus naquit à Bethléhem en Judée, à l’époque du roi Hérode. Or, des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
      2 et dirent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? En effet, nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus pour l'adorer. »
      3 Quand le roi Hérode apprit cela, il fut troublé et tout Jérusalem avec lui.
      4 Il rassembla tous les chefs des prêtres et spécialistes de la loi que comptait le peuple et leur demanda où le Messie devait naître.
      5 Ils lui dirent : « A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète :
      6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n'es certes pas la plus petite parmi les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui prendra soin d’Israël, mon peuple. »
      7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages ; il s'informa soigneusement auprès d'eux du moment où l'étoile était apparue,
      8 puis il les envoya à Bethléhem en disant : « Allez prendre des informations exactes sur le petit enfant. Quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille moi aussi l'adorer. »
      9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. L'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu'au moment où, arrivée au-dessus de l'endroit où était le petit enfant, elle s'arrêta.
      10 Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent remplis d'une très grande joie.
      11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent. Ensuite, ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en cadeau de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
      12 Puis, avertis dans un rêve de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
      13 Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit : « Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir. »
      14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.
      15 Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
      16 Quand Hérode vit que les mages l'avaient trompé, il se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date qu'il s'était fait préciser par les mages.
      17 Alors s'accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé :
      18 On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : c'est Rachel qui pleure ses enfants et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus là.
      19 Après la mort d'Hérode, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph, en Egypte,
      20 et dit : « Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère et va dans le pays d'Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. »
      21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère et alla dans le pays d'Israël.
      22 Cependant, quand il apprit qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti dans un rêve, il se retira dans le territoire de la Galilée
      23 et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplisse ce que les prophètes avaient annoncé : « Il sera appelé nazaréen. »

      Matthieu 3

      7 Cependant, quand il vit beaucoup de pharisiens et de sadducéens venir se faire baptiser par lui, il leur dit : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
      10 Déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera donc coupé et jeté au feu.
      12 Il a sa pelle à la main ; il nettoiera son aire de battage et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint pas. »

      Matthieu 4

      12 Lorsqu'il apprit que Jean avait été arrêté, Jésus se retira en Galilée.

      Matthieu 5

      1 A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Puis il prit la parole pour les enseigner ; il dit :
      3 « Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient !
      4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
      5 Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
      7 Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux !
      8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
      9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
      10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient !
      11 Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.
      12 Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
      13 » Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et piétiné par les hommes.
      14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée,
      15 et on n'allume pas non plus une lampe pour la mettre sous un seau, mais on la met sur son support et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
      16 Que, de la même manière, votre lumière brille devant les hommes afin qu'ils voient votre belle manière d’agir et qu’ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste.
      17 » Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
      18 En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n’auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.
      19 Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.
      20 En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.
      21 » Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : ‘Tu ne commettras pas de meurtre ; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’
      22 Mais moi je vous dis : Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement ; celui qui traite son frère d’imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.
      23 Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
      24 laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.
      25 Mets-toi rapidement d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison.
      26 Je te le dis en vérité, tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime.
      27 » Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère.
      28 Mais moi je vous dis : Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.
      29 Si ton œil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
      30 Et si ta main droite te pousse à mal agir, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.
      31 » Il a été dit : Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce.
      32 Mais moi, je vous dis : Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère.
      33 » Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne violeras pas ton serment, mais tu accompliras ce que tu as promis au Seigneur.
      34 Mais moi je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu,
      35 ni par la terre, parce que c'est son marchepied, ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi.
      36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu.
      37 Que votre parole soit ‘oui’pour oui, ‘non’pour non ; ce qu'on y ajoute vient du mal.
      38 » Vous avez appris qu'il a été dit : Œil pour œil et dent pour dent.
      39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre.
      40 Si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta chemise, laisse-lui encore ton manteau.
      41 Si quelqu'un te force à faire un kilomètre, fais-en deux avec lui.
      42 Donne à celui qui t’adresse une demande et ne te détourne pas de celui qui veut te faire un emprunt.
      43 » Vous avez appris qu'il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’
      44 Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent,
      45 afin d'être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
      46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les collecteurs d’impôts n'agissent-ils pas de même ?
      47 Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les membres des autres peuples n'agissent-ils pas de même ?
      48 Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.
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