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EXTASE

Grec ekstasis : déplacement, changement d'état, action d'être hors de soi (de stasis : fondement et ek : hors ; comp, avec Délire : du latin de lira : hors du sillon, et Exaltation, du latin ex altus : haussé au delà de ses moyens ordinaires).

Désigne le ravissement de l'esprit humain qui se trouve soudainement détaché du monde visible, séparé de ses sens, enlevé à la conscience de ses actes et transporté, comme spasmodiquement, dans un monde étranger à sa personnalité. Ce monde peut être celui de l'art (Intuitions de génie), de la science (découvertes, solutions de problèmes), mais il appartient le plus généralement à la sphère religieuse où il donne naissance à la forme la plus caractérisée du mysticisme.

Vue du côté physiologique, on peut définir l'extase : une polarisation du système nerveux, qui, dans son exaltation, perd ses commandements sur les divers éléments de notre personnalité et nous livre, passifs, soit aux révélations du monde spirituel, soit aux visions et hallucinations nées du jeu de son propre fonctionnement ou provoquées par l'usage d'excitants, de stupéfiants. (A. Westphal, Les dieux et l'alcool, 1903.) L'extase, véritable dépersonnalisation, peut être ainsi à l'origine de nos plus hautes inspirations, comme de nos plus lamentables illusions.

Vue du côté religieux, nous la retrouvons peu ou prou dans tous les cultes, comme but suprême de la mystique contemplative ou comme phénomène accidentel à la suite de la méditation continue, du jeûne prolongé, de la prière poussée à son paroxysme (voir Durand-Pallot, Rév. Montp., 1930, I, p. 36). Elle aura le plus d'emprise et se développera comme sur son terrain naturel chez les peuples panthéistes et chez ceux dont la philosophie dualiste fait du corps la prison de l'âme ; ainsi dans l'Inde, en Grèce, chez les anciens Égyptiens. Partout où l'âme est envisagée comme partie essentielle du divin, partout où elle est tyrannisée par le corps, le devoir du croyant est l'ascétisme, « il doit mourir à la chair pour que l'âme, d'essence divine, puisse retrouver le chemin vers son pays d'origine » (voir d. Leeuw). Mais une fois que la mystique est entrée dans cette voie, elle ne peut s'arrêter à la frontière du corps ; elle découvre des éléments matériels, corrupteurs, dans l'âme elle-même ; et, de purification en purification, elle finit par vider l'âme elle-même. « L'ascèse de l'âme conduit dans un néant bienheureux qui--et c'est là le paradoxe de toute mystique--est senti comme la puissance par excellence » (voir d. L.). Nulle part ce paradoxe n'apparaît mieux que chez les mystiques hindous. Notre littérature contemporaine a entrepris d'initier les Occidentaux aux doctrines védantiques et à la méthode du Yoga ; elle nous renseigne sur les procédés employés par les exaltants de l'Inde pour atteindre au « néant bienheureux » par des exercices progressifs de concentration du système nerveux dont le dernier aboutit à la grande extase finale, crise volontaire et libératrice.

Le danger des livres qui nous apportent les « nourritures orientales », c'est qu'en général ils nous exposent une religion antique dans sa phase moderne, sans avoir analysé les éléments divers, souvent contradictoires, qui se sont agrégés à elle et qui contribuent puissamment à lui donner aujourd'hui son caractère séducteur. Or, ne vaut pour une religion que ce qui remonte à ses sources. Dans « l'évangile universel », prêché actuellement par la mystique hindoue, toute l'affirmation proprement altruiste vient de l'enseignement du Christ, et il suffit d'y regarder de près pour se rendre compte que cette affirmation, qui pousse à l'action, contredit le principe fondamental de la délivrance de l'âme par le détachement de tout ce qui peut l'émouvoir, de tout ce qui peut l'empêcher de s'absorber dans le divin par l'extase ultime et rédemptrice. Dans le mysticisme extatique, que ce soit celui des disciples de Râma Krichna ou celui de sainte Thérèse dans son tardif « château intérieur », les bonnes oeuvres sont du « surajouté ». La logique du système n'est pas la vie sociale, mais le monastère. Aussi bien, ce qui rendra toujours illusoire le rapprochement de la mystique hindoue et de la mystique chrétienne la plus apparentée aux systèmes Yoga (Yoga : même racine que latin jungo, unir, fondre ; le but du yogi est de se fondre dans le Tout divin) c'est que, pour l'Hindou, la religion parfaite est dans l'impersonnalité de Dieu tandis que, pour le chrétien, la piété est essentiellement alimentée par la présence du Christ.

Prise en elle-même, dans la mystique hindoue comme dans la mystique chrétienne, la transe extatique, glorifiée comme le sommet de la jouissance divine et pratiquée comme moyen de délivrance de toute activité terrestre, n'est qu'une volupté individuelle, qui participe à l'égoïsme essentiel à toute volupté et porte en elle, malgré ses élans sublimes, le ferment corrupteur commun à toutes les voluptés.

La Bible, ennemie de la volupté parce qu'elle est le livre de l'action sainte, a tracé à la rédemption humaine une voie que peut, à l'occasion, croiser l'extase à titre de phénomène psychique occasionnel, mais l'extase n'est pas dans sa ligne, encore moins en est-elle l'aboutissement. C'est en vain qu'on en chercherait la moindre parcelle dans l'enseignement de Jésus-Christ. L'extase est une dépersonnalisation, l'Évangile est une affirmation, une résurrection de la personnalité. L'extase détache de l'action, tout l'Évangile y pousse et ne fait en cela qu' « accomplir Moïse et les prophètes ».

Pour trouver l'extase dans la vocation de Moïse (Ex 3:2) ou d'Ésaïe (Esa 6:1), il faut mettre dans les textes ce qu'ils ne renferment pas et confondre délibérément extase avec vision ou théophanie. Les rêves ou visions nocturnes de Daniel (Da 7 à Da 12) ne doivent pas non plus être confondus avec l'extase. Seules, dans l'A.T., quelques-unes des révélations d'Ézéchiel (Eze 1-4, Eze 8-11) présentent des caractères extatiques. Les modalités de son inspiration semblent prouver qu'Ézéchiel avait, auprès des heures de ministère actif, une vie contemplative de grande intensité. N'oublions pas qu'avec lui, c'est la littérature apocalyptique qui commence. Si nous connaissions mieux la vie des auteurs d'apocalypses, il est probable que nous y trouverions bien des éléments qui touchent à la technique de l'extase. Le N.T. n'abolit pas cette forme de la vie spirituelle, mais il n'en fournit que de rares exemples et il ne la recommande pas comme exercice religieux. Les expressions employées dans (Apo 1:10 4:2 17:3) rappellent la situation d'Ézéchiel et semblent bien prouver que le visionnaire exilé à Patmos eut part aux transports extatiques qu'avait connus le visionnaire de l'exil à Babylone. Ici encore il s'agit de littérature d'ordre apocalyptique. Pierre, en prière à midi sur la terrasse d'une maison de Joppé, après avoir jeûné, est tombé en extase (Ac 10) ; mais dans cette extase, bien loin de se perdre en Dieu, il reçoit de Dieu l'enseignement qui va faire de lui le premier missionnaire du monde païen. Paul décrit lui-même aux Corinthiens (2Co 12) un ravissement dont il avait été l'objet, il y avait déjà bien des années, mais il s'excuse aussitôt d'avoir raconté ce souvenir tant il a souci de recommander son apostolat non par un phénomène psychique qui l'a conduit à entendre la parole révélatrice : « ma grâce te suffit », mais par son activité quotidienne, faite de patience et de puissance : démonstration qu'effectivement la grâce de Christ suffit au chrétien pour surmonter tous les obstacles et poursuivre sur la terre l'oeuvre régénératrice de Jésus-Christ.

Paul, sans doute, use d'abstinence, mate son corps (1Co 9:25-27), recommande à ses lecteurs la sobriété et la discipline personnelle, mais ce ne sont là chez lui que procédés éducateurs et précautions protectrices ; point d'ascétisme dans tout cela, car nul n'a plus énergiquement proclamé que l'apôtre des Gentils le néant des observances extérieures (Col 2:20-23), le droit pour tout chrétien d'user de toutes choses avec actions de grâces (Ro 14:1,20,1Co 10:33-33,1Ti 4:4 etc.), la dignité du corps temple de l'Esprit, membre de Christ, candidat à la résurrection (2Co 5:15-19,1Co 15). La seule chose nécessaire pour Paul est de développer l'homme intérieur par le Saint-Esprit, qui n'est pas un esprit de contemplation, de servitude et de nostalgie, mais un esprit d'action, de liberté et de joie (Eph 3:16-17, Ro 8:16,2Co 3:17, Php 3:1 4:4). Paul veut qu'on aspire aux dons spirituels, mais en vue de l'édification (1Co 14). Il met en garde ses fidèles contre l'abus des phénomènes extatiques, contre toute transe d'adoration qui laisse l'intelligence inactive et n'a point de profit pour l'exhortation : « Quant à moi, dit-il, je préfère prononcer dans l'Église cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire les autres, plutôt que dix mille paroles en langues » (en glose extatique, v. 19). Si l'on veut se rendre compte de la distance qui sépare l'enseignement de Paul et l'enseignement des mystiques extatiques, qu'on relise ses lettres à son fils dans la foi, Timothée, et qu'on les compare avec ce qu'écrit, dans sa Théologie mystique, le pseudo-Denys l'Aréopagite à son disciple du même nom : « O Timothée, dit Paul, combats le bon combat, sois le modèle des fidèles, donne-toi tout entier à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement, prêche en temps et hors de temps (1 Tim.), souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus-Christ, et le Seigneur lui-même te donnera de l'intelligence en toutes choses. » (2 Tim.). « Cher Timothée, dit le pseudo-Denys, dans ta pratique ardente de la contemplation mystique, laisse derrière toi également tes sens et tes fonctions intellectuelles, et toutes les choses que l'on connaît... et applique-toi dans la mesure où tu le peux à t'unir dans l'inconscience avec Celui qui est au-dessus de tout être et de toute connaissance. »

Que s'est-il donc passé pour que la recherche de l'union avec Dieu soit retombée ainsi du domaine de l'action évangélique dans les errements de l'extatisme ? Tout simplement que l'anthropologie hébraïque a été dénaturée par l'apport de la philosophie grecque. Pour l'Hébreu, comme aussi pour Jésus et ses apôtres, l'âme n'est pas une partie divine distincte du corps et opposée à lui ; elle est le fond même de la personnalité humaine et ce qui en fait proprement l'unité. C'est pourquoi la Bible ne parle pas de l'immortalité de l'âme mais de la résurrection des corps, le corps étant envisagé comme l'expression de la personnalité. Dès lors, l'évasion de l'âme par le mysticisme extatique n'a plus de sens. L'opposition n'est pas entre corps et âme, c'est-à-dire entre matière et esprit, impuissance et puissance, souillure et divinité ; l'opposition, autrement tragique et toute morale, est entre deux volontés : la volonté humaine, corrompue par le péché, et la volonté divine, qui est sainte et commande la sainteté. Pour rejoindre Dieu, pour avoir l'intelligence de Dieu et pour vivre en lui, il ne s'agit pas ici de libérer l'âme du corps par l'ascèse et l'extase, mais de discipliner son être corps et âme, de rechercher le centre de son activité volontaire, de retrouver le chemin qui permet à ce centre de la personnalité humaine de communier avec la volonté divine. Ce chemin, ce n'est pas l'extase, c'est l'effort moral, la sanctification agissante, le témoignage héroïque, c'est-à-dire une attitude tout opposée à l'extase, puisqu'elle exige la plus haute maîtrise de soi. Si donc le mysticisme extatique du style néoplatonicien a pu entrer dans le christianisme et apporter en lui le trouble, c'est parce que la philosophie grecque est entrée dans la théologie chrétienne dès le II e siècle et l'a scindée en deux courants : l'ancien, l'israélite, le judéo-chrétien, pour qui l'antithèse reste toujours : créature et créateur, et le nouveau courant, le courant hellénique, qui n'est jamais arrivé à triompher de l'autre, mais qui en a contrarié le cours et pour qui l'opposition est : corps matériel et âme divine. D'où le malaise et en un sens l'impuissance pratique de la théologie chrétienne qui, encore de nos jours, souffre et se débat dans la contradiction qu'elle porte en elle : l'Hébreu et le Grec.

Le livre de la Théologie mystique, écrit vers 460 sous l'influence du néoplatonisme et surtout de Plotin, passait pour avoir été écrit par Denys l'Aréopagite, disciple de Paul. L'Église d'Orient reçut donc sa doctrine du mysticisme scolastique comme une science apostolique et quasi divine. L'Occident en subit l'influence dès le IX e siècle ; elle inspira Hugues de Saint-Victor (Mort en 1141), qui le premier systématisa l'éducation mystique de l'âme, avec ses trois étapes : cogitatio, meditatio, contemplatio, et aboutit à la lignée latine du Grand Mysticisme : Catherine de Sienne (Mort en 1380), saint Jean de la Croix (Mort en 1591), sainte Thérèse (Mort en 1582), Molinos (Mort en 1697), Mme Guyon (Mort en 1717).

Nous n'avons pas à raconter ici l'histoire de ce mysticisme extatique, des désordres qu'il a produits et de l'insuffisance morale qu'il manifeste. Nous ne discuterons pas non plus la thèse de W. James, que « l'expérience religieuse personnelle a sa racine et son centre dans la conscience mystique », ni sa croyance trop confiante dans la portée métaphysique des expériences faites au cours de la transe mystique. On trouvera des lumières sur ces sujets dans l'étude très pénétrante présentée par le professeur américain James H. Leuba sous le titre trop général de : Psychologie du mysticisme religieux. Cet ouvrage répondrait mieux à son intention scientifique s'il ne solidarisait pas, comme il le fait, tout le mysticisme chrétien avec le mysticisme extatique, lequel, nous venons de le rappeler, n'est qu'une déviation, qu'une forme particularisée du mysticisme lui-même. Mais il aurait fallu pour cela y faire la part qui convient à la personne de Jésus-Christ.

L'étude psychologique du Christ montre en effet que le fondateur du christianisme, de qui sont dérivées toutes les formes du phénomène chrétien, y compris le mysticisme, ne doit rien à l'extase et se maintient constamment, de par sa communion parfaite avec le Dieu personnel, son Père, sur le terrain de la conscience personnelle et de l'action personnelle. Même aux heures où son ministère semble le conduire le plus près de la méditation ou de la contemplation extatiques--la Transfiguration avec ses phénomènes lumineux et Gethsémané avec sa sueur de sang--il suffit de le considérer attentivement pour constater que, bien loin de s'absorber, de se perdre en Dieu, Jésus, à ces moments-là, se trouve aux lieux les plus pathétiques de sa décision personnelle et consciente : le débat relatif à son sacrifice volontaire. Ce sont les veillées de la croix. Jésus pousse son souci de conscience jusqu'à refuser dans ses tortures de crucifié le breuvage stupéfiant qui aurait pu adoucir son martyre en endormant son esprit. « Veillez ! » dit-il à ses disciples. Partout il fait appel à la volonté, à la possession de soi, à la conscience du devoir, a la puissance de l'action, à la sublimation de la personnalité par la sainteté dans sa ressemblance avec Dieu. Le chrétien, c'est la créature qui, à l'exemple du Maître, continue sur la terre l'oeuvre du Créateur.

Quand Jésus parle à ceux qui veulent le suivre de renoncement absolu, de dépouillement total et de mort (Mt 16:24 13:44-46, Mr 10:21,29 et suivant, Mt 10:38 et suivant), ce n'est pas pour les pousser à se libérer de la vie personnelle, mais au contraire pour leur enseigner à l'acquérir véritablement (Mt 16:25). Le but qu'il leur propose, ce n'est pas l'abdication mais la victoire, pas le néant mais la vie éternelle.

Le seul mysticisme que Jésus autorise, voire qu'il inspire, c'est celui qui, en nous attachant à lui par le coeur, nous pousse à son imitation : le mysticisme qui, au lieu de nous porter à jouir de lui et à nous perdre orgueilleusement en lui, nous contraint de lui obéir humblement et de le continuer personnellement par notre activité. Ce mysticisme-là rétablit les droits du sentiment à côté de la raison, il satisfait en nous à cette grande réalité que la vérité n'est pas tout entière accessible à la science historique ou rationnelle, et que, lorsqu'il s'agit d'approcher une personne vivante, divine, et de s'identifier à elle dans l'action, la communion la plus haute s'établit par un contact immédiat, une intuition créatrice, une pénétration réciproque qui n'est pas du domaine de la froide raison. Volonté et amour, deux sources de connaissance et de puissance que Jésus a mises en tête de toutes les autres lorsqu'il a dit : « Si quelqu'un veut faire la volonté de mon Père, il connaîtra... » (Jn 7:17), « si quelqu'un m'aime, mon Père l'aimera, nous viendrons à lui, nous ferons notre demeure chez lui » (Jn 14:23). Par la dépersonnalisation dans l'extase ? Non, mais pour lui enseigner l'oubli de soi, première condition de toute action régénératrice dans le monde. C'est là ce qu'ont compris Bernard de Clairvaux (Mort en 1153), François d'Assise (Mort en 1226), Gerson (Mort en 1428), Spener (Mort en 1705), les premiers Quakers, et tous les mystiques pratiques qui ont combattu les excès du mysticisme extatique et se sont montrés, au sein de la corruption humaine, « le sel de la terre ».

Quiconque fait équitablement sa part de ce mysticisme-là, n'écrira pas avec le prof. Leuba dans sa conclusion : « Si une religion qui existe depuis deux mille ans, et qui a été officiellement soutenue pendant quinze cents ans par les nations les plus puissantes du monde, n'a pas encore donné sa mesure, c'est qu'elle a failli à sa tâche. » Cette conclusion fausse est le châtiment de tout observateur qui ne sait voir dans le christianisme que le dogmatisme, le rationalisme, le sacerdoce et le mysticisme extatique, négligeant la portion de l'humanité chrétienne où s'accomplit le mysticisme pratique et où se réalise depuis bientôt vingt siècles, par des individualités spirituelles, l'oeuvre vive de la régénération morale, sociale, spirituelle dans le monde. Nous renvoyons ici, comme preuve, aux origines de toutes les grandes oeuvres philanthropiques et aux effets de la mission évangélique dans tous les temps. C'est à ce mysticisme-là, vécu d'abord par le Christ dans ses rapports avec Dieu pendant son humanité, inspiré par le Christ à ceux qui se sont de coeur convertis à lui, et inspirateur de toute science chrétienne comme de toute action ecclésiastique digne de ce nom, que convient l'appréciation du prof. J. Royce : « Le mysticisme a été le ferment des croyances, l'annonciateur de la liberté spirituelle, l'inaccessible refuge des hérétiques à l'âme un peu noble, l'inspirateur, par la voie de la poésie, d'une jeunesse innombrable ignorante de la métaphysique, le consolateur de ceux auxquels pèsent les bornes du fini, » disons mieux : auxquels pèsent l'esclavage du péché et la misère insondable de l'humanité déchue. L'extase mystique ne peut ni libérer du premier, ni porter secours à la seconde. En ce sens on peut dire que, recherchée pour elle-même, elle a contribué à faire croire à la faillite du Christianisme. Alex. W. BIBLIOGRAPHIE --William James, L'Expérience religieuse, 1908. --H. Delacroix, Etudes d'histoire et de psychologie du mysticisme, 1908. --James H. Leuba, Psychologie du mysticisme religieux, 1930 (trad. Lucien Herr). --Van der Leeuw, Phénoménologie de l'âme, Rév. Strasb. 1930, 1.

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      Exode 3

      2 Et l'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d'un buisson ; et il regarda, et voici, le buisson était tout en feu ; mais le buisson ne se consumait point.

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de son vêtement remplissaient le temple.

      Ezéchiel 1

      1 La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, alors que je me trouvais parmi ceux qui avaient été transportés près du fleuve du Kébar, les cieux s'ouvrirent et je vis des visions divines.
      2 Le cinquième jour du mois, c'était la cinquième année de la captivité du roi Jéhojakim,
      3 La parole de l'Éternel fut adressée à Ézéchiel, le sacrificateur, fils de Buzi, dans le pays des Caldéens, près du fleuve du Kébar. C'est là que la main de l'Éternel fut sur lui.
      4 Et voici, je vis un tourbillon de vent qui venait du Nord, une grosse nuée, une gerbe de feu qui répandait tout autour son éclat. Au centre brillait comme de l'airain poli sortant du feu.
      5 Au centre encore on voyait quatre animaux dont voici la figure : ils avaient une ressemblance humaine ;
      6 Chacun d'eux avait quatre faces et chacun quatre ailes.
      7 Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds comme la plante du pied d'un veau ; ils étincelaient comme de l'airain poli.
      8 Des mains d'homme sortaient de dessous leurs ailes sur leurs quatre côtés, et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes.
      9 Leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre ; quand ils marchaient, ils ne se tournaient point, mais allaient chacun droit devant soi.
      10 Quant à la forme de leurs faces, ils avaient tous quatre une face d'homme, une face de lion du côté droit, tous quatre une face de boeuf du côté gauche, et tous quatre une face d'aigle.
      11 Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; chacun avait deux ailes jointes l'une à l'autre, et deux qui couvraient leurs corps.
      12 Et chacun d'eux marchait droit devant soi ; ils allaient partout où l'esprit les poussait à aller, et ne se détournaient point dans leur marche.
      13 L'aspect de ces animaux était semblable à celui de charbons de feu ardents et de torches enflammées ; et ce feu flamboyait entre les animaux avec une éclatante splendeur, et il en sortait des éclairs.
      14 Et ces animaux allaient et venaient avec l'aspect de la foudre.
      15 Or, comme je contemplais ces animaux, voici je vis une roue sur la terre, auprès de ces animaux, devant leurs quatre faces.
      16 Quant à l'aspect de ces roues et à leur structure, elles ressemblaient à une chrysolithe ; toutes les quatre étaient de même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue semblait être au milieu d'une autre roue.
      17 En cheminant elles allaient sur leurs quatre côtés, et ne se détournaient point dans leur marche.
      18 Elles avaient des jantes et une hauteur effrayante, et les jantes des quatre roues étaient toutes garnies d'yeux.
      19 Et quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d'eux ; et quand les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient aussi.
      20 Ils allaient partout où l'esprit les poussait à aller ; l'esprit tendait-il là, ils y allaient, et les roues s'élevaient avec eux ; car l'esprit des animaux était dans les roues.
      21 Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient ; et quand ils s'élevaient de terre, les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.
      22 Au-dessus des têtes des animaux on voyait un ciel, pareil au cristal resplendissant, et qui s'étendait en haut par-dessus leurs têtes.
      23 Et au-dessous de ce ciel, leurs ailes se tenaient droites l'une contre l'autre. Ils avaient chacun deux ailes dont ils se couvraient, et deux qui couvraient leurs corps.
      24 Quand ils marchaient, j'entendais le bruit de leurs ailes, semblable au bruit des grosses eaux et comme la voix du Tout-Puissant, un bruit tumultueux, le bruit d'une armée ; et quand ils s'arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes.
      25 Et lorsqu'ils s'arrêtaient et laissaient retomber leurs ailes, une voix se faisait entendre du ciel étendu sur leurs têtes.
      26 Au-dessus du ciel étendu sur leurs têtes, on voyait une forme de trône, semblable par son aspect à une pierre de saphir ; et sur cette forme de trône, on voyait comme une figure d'homme, qui en occupait le plus haut degré.
      27 Je vis aussi, tout à l'entour, comme de l'airain poli, comme du feu, au-dedans duquel était cet homme. Depuis ce qui paraissait être ses reins, jusqu'en haut, et depuis ce qui paraissait être ses reins, jusqu'en bas, je vis comme du feu qui répandait autour de lui une splendeur éclatante.
      28 Et la splendeur qui se voyait autour de lui, était pareille à celle de l'arc qui est dans la nuée en un jour de pluie. Cette vision représentait l'image de la gloire de l'Éternel. A sa vue je tombai sur la face, et j'entendis une voix qui parlait.

      Ezéchiel 2

      1 Et il me fut dit : Fils de l'homme, tiens-toi sur tes pieds, et je te parlerai.
      2 Dès qu'il m'eut parlé, l'Esprit entra en moi, et me fit tenir debout, et j'entendis celui qui me parlait.
      3 Fils de l'homme, me dit-il, je t'envoie vers les enfants d'Israël, vers ces nations rebelles qui se sont révoltées contre moi ; eux et leurs pères ont péché contre moi jusqu'à aujourd'hui même.
      4 Ce sont des enfants à la face impudente et au coeur obstiné, vers lesquels je t'envoie ; tu leur diras : Ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel !
      5 Et soit qu'ils écoutent, soit qu'ils n'en fassent rien, -car c'est une maison rebelle, -ils sauront du moins qu'un prophète est au milieu d'eux.
      6 Mais toi, fils de l'homme, ne les crains point et ne crains point leurs paroles ; bien que tu sois au milieu des épines et des ronces, et que tu demeures parmi des scorpions, ne crains point leurs paroles, et ne t'effraie pas de leur visage, quoiqu'ils soient une maison rebelle.
      7 Tu leur annonceras donc mes paroles, soit qu'ils écoutent, soit qu'ils n'en fassent rien, car ils ne sont que rébellion.
      8 Mais toi, fils de l'homme, écoute ce que je vais te dire et ne sois point rebelle, comme cette maison rebelle ; ouvre la bouche, et mange ce que je vais te donner.
      9 Alors je regardai, et voici une main étendue vers moi, qui tenait un livre en rouleau.
      10 Elle le déploya devant moi, et il était écrit, au-dedans et au-dehors ; des lamentations, des plaintes et des gémissements y étaient écrits.

      Ezéchiel 3

      1 Puis il me dit : Fils de l'homme, mange ce que tu trouves, mange ce rouleau, et va, parle à la maison d'Israël.
      2 Et j'ouvris la bouche, et il me fit manger ce rouleau.
      3 Et il me dit : Fils de l'homme, repais ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que je te donne. Je le mangeai donc, et il fut doux à ma bouche comme du miel.
      4 Puis il me dit : Fils de l'homme, rends-toi vers la maison d'Israël, et tu leur rapporteras mes paroles.
      5 Car ce n'est point vers un peuple au parler inintelligible et à la langue barbare que je t'envoie, mais vers la maison d'Israël.
      6 Ce n'est point vers de nombreux peuples, au parler inintelligible et à la langue barbare, et dont tu ne puisses pas entendre les paroles, que je t'envoie ; ceux-là, certes, ils t'écouteraient, si je t'envoyais vers eux.
      7 Mais la maison d'Israël ne voudra pas t'écouter, parce qu'elle ne veut point m'écouter ; car toute la maison d'Israël a le front dur et le coeur obstiné.
      8 Voici j'endurcirai ta face pour que tu l'opposes à leurs faces, et j'endurcirai ton front pour que tu l'opposes à leurs fronts.
      9 Je rendrai ton front semblable au diamant, plus dur que le roc ; ne les crains donc pas et ne t'effraie point de leurs visages, bien qu'ils soient une maison rebelle.
      10 Puis il me dit : Fils de l'homme, reçois dans ton coeur et écoute de tes oreilles toutes les paroles que je te dirai :
      11 Rends-toi vers ceux qui ont été transportés, vers les enfants de ton peuple ; tu leur parleras et, soit qu'ils écoutent, soit qu'ils n'en fassent rien, tu leur diras : Ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel.
      12 Alors l'Esprit m'enleva, et j'entendis derrière moi le bruit d'un grand tumulte : "Bénie soit la gloire de l'Éternel, du lieu de sa demeure !"
      13 Et le bruit des ailes des animaux, frappant l'une contre l'autre, et le bruit des roues à côté d'eux, et le bruit d'un grand tumulte.
      14 Et l'Esprit m'enleva et m'emporta ; je m'en allais irrité et furieux, et la main de l'Éternel agissait sur moi avec puissance.
      15 Et je vins à Thel-Abib auprès de ceux qui avaient été transportés, qui demeuraient vers le fleuve du Kébar. Je me tins où ils se tenaient. Je restai là sept jours au milieu d'eux dans un morne silence.
      16 Au bout de sept jours, la parole de l'Éternel me fut adressée, en ces mots :
      17 Fils de l'homme, je t'ai établi sentinelle sur la maison d'Israël ; tu écouteras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part.
      18 Quand je dirai au méchant : "Tu mourras !" si tu ne l'avertis pas, si tu ne lui parles pas, pour avertir le méchant de se détourner de sa mauvaise voie, afin de sauver sa vie, ce méchant-là mourra dans son iniquité ; mais je redemanderai son sang de ta main.
      19 Si, au contraire, tu avertis le méchant et qu'il ne se détourne point de sa méchanceté ni de sa mauvaise voie, il mourra dans son iniquité, mais toi tu sauveras ton âme.
      20 De même, si le juste se détourne de sa justice, et fait le mal, je mettrai une pierre d'achoppement devant lui, et il mourra. Et c'est parce que tu ne l'auras pas averti, qu'il mourra dans son péché, et qu'il ne sera plus fait mention des choses justes qu'il avait faites ; mais je redemanderai son sang de ta main.
      21 Si, au contraire, tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu'il ne pèche pas, il vivra certainement, parce qu'il s'est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme.
      22 Là encore la main de l'Éternel fut sur moi, et il me dit : Lève-toi, va dans la vallée ; là je te parlerai.
      23 Je me levai donc, et je sortis dans la vallée, et voici, la gloire de l'Éternel se tenait là, telle que je l'avais vue près du fleuve du Kébar. Alors je tombai sur ma face.
      24 Et l'Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes pieds ; puis il me parla et me dit : Va et t'enferme dans ta maison.
      25 Fils de l'homme, voici, on mettra sur toi des cordes et on t'en liera, afin que tu ne puisses sortir au milieu d'eux.
      26 J'attacherai ta langue à ton palais, pour que tu sois muet et que tu ne puisses les reprendre, car c'est une maison rebelle.
      27 Mais quand je te parlerai, j'ouvrirai ta bouche, et tu leur diras : Ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel. Que celui qui voudra écouter, écoute, et que celui qui ne le voudra pas, n'écoute pas ; car c'est une maison rebelle.

      Ezéchiel 4

      1 Et toi, fils de l'homme, prends une brique, mets-la devant toi et y dessine une ville, Jérusalem.
      2 Établis un siège contre elle, bâtis contre elle des retranchements, élève contre elle des terrasses, environne-la d'un camp, place des béliers tout autour.
      3 Prends aussi une plaque de fer, place-la comme une muraille de fer entre la ville et toi ; tourne ta face contre elle, en sorte qu'elle soit assiégée, et tu la serreras de près. Ce sera là un signe pour la maison d'Israël.
      4 Ensuite couche-toi sur ton côté gauche, mets-y l'iniquité d'Israël. Tu porteras leur iniquité autant de jours que tu seras couché sur ce côté.
      5 Car je te compterai les années de leur iniquité pour un nombre égal de jours, savoir, trois cent quatre-vingt-dix jours, durant lesquels tu porteras l'iniquité de la maison d'Israël.
      6 Quand tu auras accompli ces jours-là, tu te coucheras en second lieu sur ton côté droit, et tu porteras l'iniquité de la maison de Juda pendant quarante jours, un jour pour une année ; car je te compte un jour pour la durée d'une année.
      7 Tu tourneras aussi ta face et ton bras retroussé vers Jérusalem assiégée, et tu prophétiseras contre elle.
      8 Or voici, je mets sur toi des liens, afin que tu ne te tournes point de l'un de tes côtés sur l'autre, jusqu'à ce que tu aies accompli les jours de ton siège.
      9 Prends aussi du froment, de l'orge, des fèves, des lentilles, du millet et de l'épeautre ; mets-les dans un vase, et fais-en du pain pour autant de jours que tu seras couché sur ton côté ; tu en mangeras pendant trois cent quatre-vingt-dix jours.
      10 La nourriture que tu mangeras sera du poids de vingt sicles par jour ; tu en mangeras de temps à autre.
      11 Quant à l'eau, tu en boiras par mesure, savoir, la sixième partie d'un hin ; tu en boiras de temps à autre.
      12 Tu mangeras des gâteaux d'orge, que tu cuiras sous leurs yeux avec des excréments humains.
      13 Et l'Éernel dit : C'est ainsi que les enfants d'Israël mangeront leur pain souillé parmi les nations au milieu desquelles je les chasserai.
      14 Alors je dis : Ah ! Seigneur Éternel, voici, mon âme n'a point été souillée ; et depuis ma jeunesse jusqu'à présent, je n'ai mangé d'aucun corps mort, ni d'aucune bête déchirée, et aucune chair impure n'est entrée dans ma bouche.
      15 Et il me répondit : Voici, je te donne la fiente des boeufs à la place d'excréments humains, et là-dessus tu apprêteras ta nourriture.
      16 Puis il ajouta : Fils de l'homme, voici, je vais retrancher dans Jérusalem le pain qui soutient ; ils mangeront leur pain au poids et dans l'angoisse ; ils boiront l'eau à la mesure et dans la stupeur.
      17 Et parce que le pain et l'eau leur manqueront, ils seront dans la consternation les uns et les autres, et ils se consumeront à cause de leur iniquité.

      Ezéchiel 8

      1 Or, la sixième année, le cinquième jour du sixième mois, comme j'étais assis dans ma maison et que les anciens de Juda étaient assis devant moi, la main du Seigneur, l'Éternel, tomba sur moi.
      2 Et je regardai, et voici une figure semblable à du feu dans son aspect ; depuis ce qui paraissait être ses reins jusqu'en bas, c'était du feu ; depuis ce qui paraissait être ses reins jusqu'en haut, c'était une sorte de splendeur pareille à celle de l'airain poli.
      3 Et elle avança une forme de main, et me saisit par les cheveux de la tête ; et l'Esprit m'enleva entre la terre et les cieux, et me transporta, dans des visions divines, à Jérusalem, à l'entrée de la porte intérieure, qui est tournée vers le Nord, où se trouvait l'idole de la jalousie, qui provoque la jalousie de l'Éternel.
      4 Et voici, la gloire du Dieu d'Israël était là, telle que je l'avais vue en vision dans la vallée.
      5 Et il me dit : Fils de l'homme, lève les yeux du côté du Nord. Je levai donc les yeux du côté du Nord, et voici, vers le Nord, à la porte de l'autel, à l'entrée, cette idole de la jalousie.
      6 Alors il me dit : Fils de l'homme, vois-tu ce que font ces gens, les grandes abominations que commet ici la maison d'Israël, pour m'éloigner de mon sanctuaire ? Mais tu verras encore de plus grandes abominations.
      7 Il me conduisit donc à l'entrée du parvis ; je regardai, et voici, il y avait une ouverture dans le mur.
      8 Et il dit : Fils de l'homme, pénètre dans la muraille ; et quand j'eus pénétré dans la muraille, voici, il y avait là une porte.
      9 Puis il me dit : Entre, et vois les abominations impies qu'ils commettent ici.
      10 J'entrai donc, je regardai, et voici toute sorte de figures de reptiles et d'animaux immondes ; et toutes les idoles de la maison d'Israël étaient peintes tout alentour sur la muraille.
      11 Et soixante-dix hommes d'entre les anciens de la maison d'Israël, au milieu desquels se trouvait Joazania, fils de Shaphan, se tenaient debout devant elles, chacun l'encensoir à la main, d'où s'élevait un épais nuage d'encens.
      12 Et il me dit : As-tu vu, fils de l'homme, ce que font les anciens de la maison d'Israël, dans les ténèbres, chacun dans son cabinet d'images ? Car ils disent : L'Éternel ne nous voit point ; l'Éternel a abandonné le pays.
      13 Et il me dit : Tu verras encore de plus grandes abominations, qu'ils commettent.
      14 Il me conduisit donc à l'entrée de la porte de la maison de l'Éternel, qui est du côté du Nord, et voici, des femmes assises pleuraient Thammuz.
      15 Et il me dit : As-tu vu, fils de l'homme ? Mais tu verras encore de plus grandes abominations que celles-là.
      16 Et il me fit entrer dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel ; et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, environ vingt-cinq hommes, qui tournaient le dos au temple de l'Éternel et la face vers l'Orient ; ils se prosternaient devant le soleil, vers l'Orient.
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