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FESTUS

(Ac 24:27-26:32) Procurateur de Palestine (60-62)., nommé Porcius Festus, succède dans cette charge à Félix, précède Albinus. Voir Palestine au siècle de J. -C.

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Versets relatifs

    • Actes 24

      Actes 25

      1

      Paul devant Festus ; l’apôtre en appelle à César. (Actes 25:1-12)
      Festus expose à Agrippa le cas de Paul. (Actes 25:13-27)

      Nous voyons dans ce texte à quel point la malveillance sévit sans cesse. Les persécuteurs de tous genres semblent apprécier particulièrement qu’on mette à l’honneur leur méchanceté. Quand Paul a prêché Christ et a annoncé la fin de la dispensation de la loi, il n’offensait pas le régime de l‘époque.

      Au temps de l’épreuve, la circonspection du peuple du Seigneur est éprouvée, aussi bien que sa patience : Ses serviteurs ont besoin de s’exprimer avec sagesse. Il convient aux innocents d'insister sur leur « honnêteté » morale.

      Paul était disposé à se soumettre aux règles de la loi de l’époque, à permettre le bon déroulement du cours de l’enquête le concernant. S'il avait mérité la mort, il acceptait son sort, mais si aucunes des accusations qui lui étaient imputées n'étaient véridique, nul homme ne pouvait, en toute justice, le livrer à ses persécuteurs.

      En fait, Paul n'a été ni relâché, ni condamné. Ce texte nous montre bien les différentes étapes franchies par la Providence ; elles nous rendent souvent honteux, face à notre incrédulité et nos craintes, mais elles nous gardent, en vue d’accomplir les desseins de Dieu à notre égard !

      13 Agrippa était le gouverneur de la Galilée. Nous voyons, au verset Actes 25:16 à quel point les Romains condamnaient les jugements injustes et hâtifs. Ces païens, guidés seulement par une logique naturelle, suivaient à la lettre leurs lois et leurs coutumes, contrairement à certains chrétiens, qui ne suivent aucune des règles de la Vérité, de la Justice, et de la charité, concernant les démêlés avec leurs frères !

      Les questions sur l'adoration de Dieu, le chemin du salut, et les vérités de l'évangile, peuvent paraître douteuses et sans intérêt, pour les hommes du monde et les politiciens. Remarquez à quel point Festus parle avec légèreté, de Christ et de la grande controverse entre les Juifs et les chrétiens. Mais le jour approchait, où il allait voir, lui et le monde entier, que tous les sujets d'inquiétude de l'empire romain n'étaient que bagatelle sans conséquence, comparée à cette question sur la résurrection de Christ.

      Ceux qui ont reçu une certaine instruction religieuse, sans toutefois en tenir compte au cours de leur vie, resteront, par ces connaissances, souvent convaincus de leur péché et de la folie de leur cœur.

      Nous voyons dans ce texte, une assemblée de hautes personnalités, venues pour entendre Paul, alors prisonnier, témoigner des vérités de l'évangile ; ils ne désiraient en fait que satisfaire leur propre curiosité...

      Beaucoup de personnes aiment à entendre prêcher la Parole de Dieu, lors de grandes cérémonies, mais hélas trop souvent, sans autre motif que la curiosité. Bien que les serviteurs de Dieu ne soient pas, tous comme Paul, des prisonniers cherchant à défendre leur vie, certaines personnes ne désirent que les juger dans leurs prédications, désirant les culpabiliser, plutôt que d’apprendre la Vérité et la volonté divine, pour le salut de leur âme.

      En fait, nous pouvons voir dans ce texte que tout l’apparat de cette audience fut éclipsé par l’éloquence et l’autorité du témoignage de Paul. Que pouvaient être l'honneur et la belle apparence de ces personnages, face à la sagesse de Paul, prêchant la Grâce et la sainteté, face à son courage et à sa constance, dans sa souffrance pour Christ !

      Ce n'est pas un fait mineur de constater que Dieu, par Sa Miséricorde, nous justifie et nous blanchit de toutes nos fautes ; au jour du Jugement, rien ne sera retenu contre nous ! Dieu, par Sa Providence, dispose souvent les ennemis de Son peuple, pour qu’ils agissent en la faveur de ce dernier.

      Actes 26

      1

      La défense de Paul, devant Agrippa. (Actes 26:1-11)
      Sa conversion et sa prédication aux Païens. (Actes 26:12-23)
      Festus et Agrippa sont convaincus de l'innocence de Paul. (Actes 26:24-32)

      Le christianisme nous apprend à donner une raison de l'espérance qui est en nous, et d'honorer Celui à qui l'honneur est dû, sans crainte de qui que ce soit et loin des influences néfastes des hommes.

      Agrippa connaissait bien l'Ancien Testament ; il pouvait donc être à même de juger toute controverse relative à Jésus, le Messie. On peut espérer que les serviteurs de Dieu qui prêchent la foi en Christ, peuvent s'attendre à être entendus avec patience. Paul professa qu'il avait gardé toute l’instruction qu’il reçut en premier lieu ; il est même devenu compétent en la matière. Nous voyons dans ce texte, ce que sa religion représentait pour lui. L’apôtre était un moraliste, un homme de vertu, il n’était pas sujet à la malice et à l’avidité des pharisiens ; on ne pouvait l’accuser ni de vice ni d’irrévérence relatifs à sa religion. Il avait une foi saine. Il avait toujours eu un saint respect pour les promesses que Dieu avait adressées aux pères d’Israël, et avait bâti son espérance sur elles.

      L'apôtre savait très bien que tous ces éléments étaient incapables de le justifier devant Dieu, mais il savait cependant qu’ils étaient propices à sa réputation parmi les Juifs, tout en tendant à leur démontrer qu'il n'était pas l’homme qu'ils pensaient. Bien que le récit de sa « rencontre » avec Christ pouvait provoquer sa perte, il le fit pour servir l'honneur de son Sauveur.

      Remarquez, dans ce texte, la véritable nature de la religion de Paul : il ne manifestait plus le même zèle, qu’au temps de sa jeunesse, pour la loi et les cérémonies de l’ancienne alliance ; les sacrifices et les offrandes, de l’époque de l’Ancien Testament, ont été annulés par le grand Sacrifice de notre Seigneur, dont ils n'étaient que l’image. Le sacerdoce lévitique était désormais remplacé par celui de Christ ; toutefois, Paul restait toujours aussi zélé pour sa religion.

      Christ et le ciel sont les deux grandes doctrines de l'évangile ; Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en Son Fils. Telle est la base de la promesse qui a été faite aux patriarches d’Israël. Le service du temple, ou les les cérémonies religieuses, ont été perpétrés sans interruption, dans l’attente de cette promesse de la vie éternelle. Cette perspective du salut en Jésus-Christ, doit nous engager à être assidus et sincères dans toutes nos dévotions.

      Les sadducéens détestaient Paul car ce dernier prêchait la résurrection ; le reste des Juifs se joignirent à eux, parce que l’apôtre affirmait que Jésus était ressuscité et qu'Il était le Rédempteur promis d'Israël.

      Les nombreuses convictions qui peuvent découler de la nature infinie, des perfections de Celui qui les a révélées et des promesses qu’Il a faites, ne sont hélas pas prises en considération par beaucoup de personnes. Paul reconnaissait que du temps où il était encore pharisien, il était un ennemi acharné du christianisme. Tels étaient son caractère et sa manière de vivre au début de sa vie ; toute sa conduite, avant qu’il ne rencontre Christ, ne pouvait que l'empêcher de devenir chrétien...

      Ceux qui ont été les plus stricts quant à leur conduite, avant leur conversion, trouveront de nombreuses raisons de s'humilier, face à leurs erreurs passées, même celles qu'ils pensaient être alors légitimes.

      12 Paul devint chrétien par la puissance divine, par le biais d’une révélation de Christ, qui lui fut adressée, de manière visible, mais aussi dans son cœur, alors qu'il était au paroxysme de son œuvre de persécution et de son péché. Il a été fait serviteur de Dieu par l'autorité divine : Jésus lui est apparu dans cette lumière glorieuse, lui ordonnant de prêcher l'évangile aux Païens.

      Un monde qui git dans les ténèbres doit être éclairé ; on doit faire connaître à ceux qui sont encore « ignorants » la paix éternelle. Un monde qui demeure dans la méchanceté doit être sanctifié et réformé ; les impies ne doivent pas seulement avoir leurs « yeux » ouverts spirituellement, ils doivent avoir leur cœur renouvelé ; il n'est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits au pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu.

      Tous ceux qui se détournent du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés de bénéficier d'un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à ce but. Nul ne peut être heureux s'il n'est saint ; avant d’être des saints dans le ciel, nous devons d'abord l’être ici-bas. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ ; avec cette foi, nous nous appuyons sur Christ, le Seigneur et notre Justice ; nous nous abandonnons à Lui, en tant que Maître et Souverain ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle !

      La croix de Christ était une pierre d'achoppement pour les Juifs, ils étaient furieux en entendant la prédication de Paul, relative à l'accomplissement des prédictions de l'Ancien Testament. Christ devait être le Premier qui devait ressusciter d’entre les morts : la Tête. Il a été aussi prédit par les prophètes, que les Païens devaient être amenés à la connaissance de Dieu, par le Messie ; pourquoi donc les Juifs étaient-ils si hostiles à la prédication de Paul ?

      C'est de cette manière, le témoignage de l’apôtre, que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement qui se manifeste en lui. Cependant, pour s'être mis en avant, afin d'appeler les hommes à se repentir et à se convertir, nombreux furent blâmés et persécutés...

      24 Il nous appartient, en toutes occasions difficiles, de nous exprimer sobrement, avec vérité ; nous serons alors sereins, face à l’injustice des hommes.

      Les fervents partisans de l'Évangile ont souvent été méprisés ; ils ont été traités de rêveurs ou de fous, pour leurs croyances à des doctrines et des faits si merveilleux ! Ils furent aussi méprisés pour leur témoignage sur leur foi et leur persévérance, annonçant qu’une telle expérience spirituelle était nécessaire pour le salut de tous les hommes, quel que soit leur rang. Les apôtres, les prophètes et le Fils de Dieu Lui-même, ont été exposés à un tel mépris ; nul ne doit s’inquiéter de ce genre de situation, la Grâce divine rendant sage à salut !

      Par le discours de Paul, Agrippa entendit de nombreux arguments en faveur du christianisme. Sur le moment, sa compréhension et son opinion étaient favorables au message de l’Évangile, mais son cœur n'a pas été changé pour autant. Sa conduite et son tempérament étaient bien distants de l'humilité et de la spiritualité prêchées par l'Évangile.

      Beaucoup de personnes sont persuadées d'avoir une certaine piété, mais en fait, elles sont loin de Dieu ; elles sont fortement convaincues du bien qu’elles doivent faire dans l’exercice de leur piété, et de l'excellence des voies divines, mais elles ne se soumettent pas à leurs convictions.

      Paul estimait que chacun devait chercher à devenir un véritable chrétien et qu'il y a suffisamment de disponibilité de la Grâce, en Christ, pour tous. Il exprimait sa totale conviction de la Vérité de l'Évangile et la nécessité absolue de la foi en Christ pour le salut. L'Évangile de Christ offre aux « Gentils » une réelle délivrance, les libérant de l’esclavage du péché. C'est cependant avec certaines difficultés que les âmes croient qu’elles ont besoin de l'œuvre de la Grâce : tel était le cas des « Gentils », au temps de l’apôtre.

      Méfions-nous de certaines de nos hésitations : elles peuvent nous être fatales ; rappelons-nous du danger qu’il y a d'être persuadé d'être « presque » chrétien ! Il y a dans ce genre d’attitude, une réelle différence avec le fait de l'être entièrement, comme l'est chaque véritable croyant !

    • Actes 24

      27 Deux ans s'écoulèrent ainsi, et Félix eut pour successeur Porcius Festus ; et voulant faire plaisir aux Juifs, Félix laissa Paul en prison.

      Actes 25

      1 Festus étant donc arrivé dans la province, monta, trois jours après, de Césarée à Jérusalem.
      2 Et le souverain sacrificateur, et les premiers d'entre les Juifs, lui portèrent plainte contre Paul ;
      3 Et le priant, ils lui demandaient contre celui-ci la faveur de le faire venir à Jérusalem, car ils avaient dressé une embûche pour le tuer en chemin.
      4 Mais Festus répondit que Paul était bien gardé à Césarée, et que lui-même devait y aller bientôt.
      5 Et il ajouta : Que les principaux d'entre vous descendent donc avec moi, et accusent cet homme s'il y a quelque chose contre lui.
      6 Festus n'ayant demeuré parmi eux que dix jours, descendit à Césarée ; et le lendemain, s'étant assis sur son tribunal, il commanda qu'on amenât Paul.
      7 Quand on l'eut amené, les Juifs qui étaient descendus de Jérusalem l'entourèrent portant contre Paul de nombreuses et graves accusations, qu'ils ne pouvaient prouver.
      8 Tandis que Paul disait pour sa défense : Je n'ai péché en rien, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César.
      9 Toutefois Festus, voulant faire plaisir aux Juifs, prit la parole et dit à Paul : Veux-tu monter à Jérusalem, et y être jugé sur ces choses devant moi ?
      10 Et Paul dit : Je comparais devant le tribunal de César ; il faut que j'y sois jugé ; je n'ai fait aucun tort aux Juifs, comme tu le sais très bien.
      11 Si j'ai commis quelque injustice, ou quelque crime digne de mort, je ne refuse pas de mourir ; mais s'il n'est rien des choses dont ils m'accusent, personne ne peut me livrer à eux ; j'en appelle à César.
      12 Alors Festus, après en avoir conféré avec son conseil, répondit : Tu en as appelé à César, tu iras à César.
      13 Quelques jours après, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée, pour saluer Festus.
      14 Et comme ils y demeurèrent plusieurs jours, Festus informa le roi de l'affaire de Paul, en disant : Félix a laissé prisonnier un homme,
      15 Contre lequel les principaux sacrificateurs et les anciens des Juifs ont porté plainte lorsque j'étais à Jérusalem, demandant sa condamnation.
      16 Je leur ai répondu que ce n'est pas la coutume des Romains de livrer un homme à la mort, avant que l'accusé ait eu ses accusateurs en face, et qu'il ait eu la liberté de se défendre de son accusation.
      17 Après donc qu'ils se sont réunis ici, je me suis assis sans prendre aucun délai, dès le lendemain, sur le tribunal, et j'ai commandé qu'on amenât cet homme.
      18 Les accusateurs s'étant présentés, n'ont porté contre lui aucune des accusations que je présumais.
      19 Mais ils ont eu avec lui certaines disputes touchant leur religion particulière, et sur un certain Jésus mort, que Paul assurait être vivant.
      20 Pour moi, comme j'étais embarrassé sur cela, je lui demandai s'il voulait aller à Jérusalem, et y être jugé sur ces choses.
      21 Mais Paul en ayant appelé, pour que sa cause fût réservée à la connaissance de l'empereur, j'ai ordonné qu'on le gardât jusqu'à ce que je l'envoyasse à César.
      22 Alors Agrippa dit à Festus : Je voudrais, moi aussi, entendre cet homme. Demain, dit Festus, tu l'entendras.
      23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent avec grande pompe, et étant entrés dans le lieu de l'audience, avec les tribuns et les principaux de la ville, Paul fut amené par l'ordre de Festus.
      24 Alors Festus dit : Roi Agrippa, et vous tous qui êtes présents avec nous, vous voyez l'homme contre lequel toute la multitude des Juifs m'est venue solliciter, tant à Jérusalem qu'ici, en s'écriant qu'il ne devait plus vivre.
      25 Ayant reconnu cependant qu'il n'a rien fait qui soit digne de mort, et lui-même en ayant appelé à l'empereur, j'ai résolu de l'y envoyer.
      26 Je n'ai rien de certain à écrire à l'empereur à son sujet, c'est pourquoi je l'ai fait venir en votre présence, et principalement devant toi, roi Agrippa, afin que lorsqu'il aura été examiné, j'aie quelque chose à écrire.
      27 Car il ne me semble pas raisonnable d'envoyer un prisonnier, sans indiquer de quoi on l'accuse.

      Actes 26

      1 Alors Agrippa dit à Paul : Il t'est permis de parler pour toi-même. Paul ayant étendu la main, parla ainsi pour sa défense :
      2 Roi Agrippa, je m'estime heureux de ce que je dois me défendre aujourd'hui, devant toi, de toutes les choses dont les Juifs m'accusent,
      3 Surtout parce que tu connais toutes leurs coutumes et leurs discussions ; je te prie donc de m'écouter avec indulgence.
      4 Pour ce qui est de la vie que j'ai menée, depuis ma jeunesse, telle qu'elle s'est écoulée dès le commencement, au sein de ma nation, à Jérusalem, elle est connue de tous les Juifs.
      5 Car ils savent, dès l'origine, s'ils veulent en rendre témoignage, que j'ai vécu Pharisien, suivant la secte la plus rigide de notre religion.
      6 Et maintenant je suis mis en jugement pour l'espérance que j'ai en la promesse que Dieu a faite à nos pères,
      7 Et dont nos douze tribus, qui servent Dieu continuellement nuit et jour, attendent l'accomplissement. C'est pour cette espérance, roi Agrippa, que je suis accusé par les Juifs.
      8 Quoi ! jugez-vous incroyable que Dieu ressuscite les morts ?
      9 Il est vrai que, pour moi, j'avais cru devoir m'opposer fortement au nom de Jésus de Nazareth.
      10 C'est aussi ce que je fis à Jérusalem. Je mis en prison plusieurs saints, ayant reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs, et lorsqu'on les faisait mourir, j'y donnais mon suffrage.
      11 Puis les châtiant fréquemment dans toutes les synagogues, je les contraignais à blasphémer ; et transporté d'une extrême rage contre eux, je les persécutais jusque dans les villes étrangères.
      12 Et comme je me rendais à Damas, avec un pouvoir et une commission des principaux sacrificateurs,
      13 Je vis, ô roi, en chemin, vers le milieu du jour, une lumière du ciel, plus éclatante que le soleil ; et qui resplendit autour de moi et de ceux qui m'accompagnaient.
      14 Et étant tous tombés par terre, j'entendis une voix qui me parlait, et me disait, en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.
      15 Alors je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me répondit : Je suis Jésus, que tu persécutes.
      16 Mais lève-toi, et te tiens sur tes pieds, car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin, tant des choses que tu as vues, que de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai encore.
      17 Je t'ai choisi d'entre le peuple et les Gentils, et je t'envoie vers eux maintenant,
      18 Pour leur ouvrir les yeux, et les faire passer des ténèbres à la lumière, et de l'empire de Satan à Dieu, afin que par la foi en moi, ils reçoivent la rémission des péchés, et qu'ils aient part à l'héritage des saints.
      19 C'est pourquoi, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste ;
      20 Mais j'ai prêché premièrement à ceux de Damas, et puis à Jérusalem, et dans toute la Judée, et aux Gentils, de se repentir, et de se convertir à Dieu, en faisant des ouvres dignes de la repentance.
      21 C'est pour cela que les Juifs, m'ayant pris dans le temple, ont cherché à me tuer.
      22 Mais, secouru de Dieu, j'ai subsisté jusqu'à aujourd'hui, portant témoignage devant les petits et les grands, et ne disant rien d'autre que ce que les prophètes et Moïse ont prédit devoir arriver,
      23 Savoir que le Christ devait souffrir, et que, prémices de la résurrection des morts, il devait annoncer la lumière au peuple et aux Gentils.
      24 Comme il parlait ainsi pour sa défense, Festus d'une voix forte dit : Tu as perdu le sens, Paul, ton grand savoir te met hors de sens.
      25 Mais Paul dit : Je n'ai point perdu le sens, très excellent Festus ; mais je dis des choses vraies et sensées.
      26 Le roi les connaît ; et je lui en parle avec hardiesse, parce que je suis persuadé qu'il n'en ignore rien, car elles n'ont point été faites en cachette.
      27 Roi Agrippa, ne crois-tu pas aux prophètes ? Je sais que tu y crois.
      28 Et Agrippa dit à Paul : Tu me persuades presque d'être chrétien.
      29 Paul lui dit : Plût à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous fussiez et presque et tout à fait comme moi, à la réserve de ces liens !
      30 Paul ayant dit cela, le roi, le gouverneur et Bérénice, et ceux qui étaient assis avec eux, se levèrent.
      31 Et en se retirant, ils se disaient entre eux : Cet homme n'a rien fait qui soit digne de la mort ou de la prison.
      32 Et Agrippa dit à Festus : Cet homme pouvait être relâché, s'il n'en eût point appelé à César.
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