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FÊTES

Dans toutes les religions et chez tous les peuples, on trouve des jours spéciaux consacrés à la divinité et destinés, d'une façon ou de l'autre, à unir les membres d'une famille, d'un clan, d'une tribu ou d'un peuple tout entier dans une commune manifestation de leurs sentiments religieux. Les cérémonies qui les accompagnent doivent rendre plus sensible la présence du Dieu ou des dieux qu'on adore, effacer les souillures qui attireraient le mauvais vouloir de la puissance supérieure, exprimer la reconnaissance pour les biens reçus et en assurer la continuation pour l'avenir, maintenir ainsi la communauté cultuelle dans ses privilèges comme dans les obligations qui lui incombent. Les fêtes ne pouvaient donc pas manquer en Israël, comme elles ne manquent pas non plus dans l'Église chrétienne. Mais il va sans dire que, malgré la ténacité des coutumes religieuses, elles ont évolué à travers les âges. Nous ne savons pas très bien ce qu'elles pouvaient être dans les différentes tribus avant l'époque mosaïque. Nous verrons tout à l'heure qu'il y avait déjà alors une fête du printemps, mais les rites n'en sont décrits nulle part. Il y avait sans doute d'autres fêtes à côté de celle-là ; nous les connaissons encore moins.

A partir de l'époque mosaïque, nous distinguons trois stades, d'après les trois couches de la législation, et même un quatrième pour tenir compte

des renseignements spéciaux que nous avons dans le N.T. et les écrits juifs postérieurs.

I Dans l'ancien Israël.

Les premières législations mentionnent la Pâque et les trois grandes fêtes annuelles : la fête des pains sans levain (Matsoth), la fête de la moisson (plus tard fête des Semaines ou Pentecôte) et la fête des récoltes (plus tard fête des Tabernacles).

1.

Pâque.

Nous commençons par parler de la Pâque seule, car, quoique unie très intimement à la fête des pains sans levain qui se célébrait à la même époque, elle est traitée à part dans l'Exode (voir ch. 12). Elle ne figure pas dans le Code de l'Alliance (Ex 21 Ex 22 Ex 23), et Ex 34 n'en parle pas en même temps que des trois grandes fêtes annuelles (verset 1,8 et v. 22 - 24), mais ne la mentionne qu'en passant v. 25, et cette mention pourrait bien être de rédaction postérieure : le passage parallèle Ex 23:18 a un sens plus général.

La Pâque est cependant une très ancienne fête. Sous une forme que nous ne connaissons pas, elle existait déjà avant Moïse : c'est probablement la fête qu'il demande pour son peuple la permission d'aller célébrer au désert, quand il se présente pour la première fois devant Pharaon (Ex 5:1-3, voir Ex 4:18 8:24 10 7,11,24-26). La signification primitive du nom est incertaine. Dans Ex 12:13, ce nom, pèsakh, est mis en rapport avec un verbe de même racine qui doit signifier « passer en épargnant », mais on conteste que ce soit là le vrai sens du verbe. Dans 1Ro 18:21, il signifie boiter, sauter en boitant, et désigne une danse sacrée ; donc pèsakh signifiait fête sacrée. D'autres rapprochent ce mot de l'assyr. pasakhu =apaiser, c'est-à-dire apaisement de la colère des dieux ; d'autres de l'égypt. pôsekh-- moisson. En tout cas, on ne peut rien tirer de là pour l'ancienne signification de la fête, qui était probablement, comme les fêtes du printemps qu'on rencontre chez d'autres peuples, une cérémonie de purification et de propitiation qui devait, au début d'une nouvelle année agricole, mettre les sacrifiants en règle avec le passé et leur assurer de nouvelles bénédictions divines.

La Pâque est dans l'Exode en rapport étroit avec la sortie d'Egypte, et nous n'avons aucune raison de contester la part qu'elle a eue dans les événements. C'est ce qui explique que, dans la suite, elle soit toujours demeurée exclusivement un mémorial de la grande délivrance du peuple à ce moment-là. Sa signification première a complètement disparu devant cette signification plus haute, qui devait, avec le temps, lui assurer la première place parmi les fêtes juives.

Le cérémonial de la fête (Ex 12) est rapporté à peu près de la même façon par les documents employés (P, v. 1-13 ; JE, v. 21-24) : immolation de l'agneau pascal le quatorzième jour du premier mois entre les deux soirs (=avant le coucher du soleil) ; aspersion des portes de la maison avec le sang de l'agneau, dont la valeur propitiatoire écartera l'ange destructeur, quand il passera pour frapper les premiers-nés des Égyptiens ; repas comprenant la chair de l'agneau rôti tout entier, la tête et les jambes repliées sur le corps, des pains sans levain et des herbes amères ; les participants seront en tenue de départ et ils mangeront à la hâte. La seconde partie du cérémonial (repas) manque dans JE, mais ne devait pas faire défaut dans la célébration de la fête, qui a été dès l'origine une fête de famille ; on la célébrait dans chaque maison, à moins que les habitants de la maison ne fussent pas en nombre suffisant pour manger l'agneau pascal, dont il ne devait rien rester. Dans ce cas, deux maisons se réunissaient pour la fête.

Si nous faisons abstraction des Chroniques, la Pâque n'est nulle part mentionnée dans les livres historiques (sauf Jos 5:10-12, qui vient de P) jusqu'à l'époque de Josias (2Ro 23:21,23). Nous ne savons donc pas dans quelle mesure le cérémonial normatif était observé, avec tous les détails, avant la réforme deutéronomique, ni si la fête était célébrée partout. Il faut dire que les autres fêtes ne sont pas mentionnées non plus, sauf celle des récoltes.

2.

Fête des Pains sans levain (Matsoth)

Avant d'en parler spécialement, disons que les trois grandes fêtes annuelles, à côté de la Pâque, sont commandées ensemble (Ex 23:14-17 et Ex 34:18,22-24) La règle est posée : (Ex 23:14 34:23) « Trois fois par année tu célébreras des fêtes en mon honneur », ou : « Trois fois par année les mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel, le Dieu d'Israël. » Le rituel et la durée ne sont indiqués que pour la première. L'époque est fixée d'une façon approximative (mois des épis, moisson, automne), non pas à une date exactement déterminée. On peut conclure de là qu'elles ne se célébraient pas dans toutes les parties du pays les mêmes jours et pas nécessairement de la même façon. Ce n'étaient plus, comme la Pâque, des fêtes de famille ; c'étaient des fêtes de la communauté, mais avant la concentration du culte à Jérusalem elles étaient célébrées aux sanctuaires locaux les plus importants.

La première de ces fêtes, Matsoth, unie très étroitement à la Pâque sans doute déjà dans l'ancien Israël, en tout cas dans les législations postérieures, est mise, comme la Pâque, en rapport étroit avec la sortie d'Egypte. Elle devait rappeler les pains sans levain que les Israélites avaient mangés dans la hâte de leur départ, la nuit où ils furent renvoyés par les Égyptiens (Ex 12:33,39), et, d'une manière plus générale, la grande délivrance que l'Éternel, au mois des épis, avait accordée à son peuple. Une autre signification n'est pas indiquée dans les anciennes législations. Mais des passages postérieurs, comme De 16:9 (Matsoth est le moment où la faucille est mise dans les blés) et Le 23:8-14 (rite de la gerbe), montrent que cette fête était aussi, comme les suivantes, en rapport avec le cycle agricole de la Palestine : elle marquait le commencement de la moisson (moisson des orges). On peut admettre qu'une fête spécifiquement israélite et ayant une portée historique s'est combinée avec une fête agricole existant en Canaan. Il y a, du reste, dans les rapports entre Pâque et Matsoth, rappelant toutes deux la sortie d'Egypte, quelque chose de mal établi que l'état de nos connaissances ne nous permet pas d'expliquer complètement.

3.

Fête de la Moisson.

Appelée déjà (Ex 34:22) fête des semaines (Chebouoth), elle marquait la fin de la moisson des blés. Ex 23:16 dit qu'elle est la fête des prémices du travail de l'agriculteur. Cela ne signifie pas qu'on offrait alors les prémices de la moisson (cela se faisait à Matsoth), mais que la moisson elle-même était le premier des fruits de la terre. La moisson venait avant les autres récoltes. Encore dans D et P la fête de la moisson ne dure qu'un jour ; elle avait évidemment la même durée à l'ancienne époque. Elle n'est jamais mise, dans l'A.T., en rapport avec un événement quelconque de la sortie d'Egypte. Ce n'est que plus tard qu'on l'a envisagée comme mémorial du don de la loi sur le Sinaï (Ex 19:1 et suivants). C'était donc une fête purement agricole, et il y a tout lieu de penser qu'elle existait déjà en Canaan avant l'arrivée des Israélites.

4.

Fête des Récoltes.

C'était la fête la plus importante dans l'ancien Israël, car c'est la seule qui soit mentionnée dans les écrits historiques (Jug 9:27 21:19 et suivant, 1Ro 8:2,65 12:32), et c'est d'elle qu'il s'agit également dans 1Sa 1:1-20. Aussi est-elle appelée simplement « la fête » dans 1Ro 8. Elle était, comme la précédente, une fête d'actions de grâces, mais d'actions de grâces pour toutes les récoltes de l'année, car elle venait après la cueillette des olives, la vendange et sans doute aussi le battage du blé sur l'aire. C'était une fête particulièrement joyeuse, dans laquelle on ne craignait pas de passer les bornes de la modération. (cf. 1Sa 1:13-15, Esa 28:7) Les cris de joie ne manquaient pas (La 2:7), et les cantiques non plus (Esa 30:29 : d'autres pensent ici à la fête de Pâque ; Am 5:23). Malgré l'excès des réjouissances, la fête n'en était pas moins, avant tout, un hommage du peuple à l'Éternel qui avait béni les travaux de l'année et qui avait manifesté ainsi qu'il était bien vraiment le Dieu d'Israël.

Au temps de la royauté, la fête était célébrée en Juda le septième mois de l'année ; en Israël, le huitième mois, sans doute parce qu'ici les récoltes étaient un peu plus tardives que dans le royaume du sud (1Ro 12:32). Les anciennes législations (Ex 23:16 34:22) ne fixent pas le mois et indiquent seulement comme date la fin de l'année. L'année se terminait alors en automne. Il est très probable que la fête des récoltes marquait le commencement de l'année nouvelle et était une fête de Nouvel An, comme il en existait une à Babylone et en Perse. On a supposé qu'il y avait alors une cérémonie d'intronisation de l'Éternel, c-à-d, une procession solennelle renouvelée chaque année, avec l'arche en tête, qui était comme une nouvelle prise de possession de la royauté de l'Éternel sur Israël pour l'année commençante. C'est possible, mais si certains psaumes peuvent être interprétés dans ce sens (voir spéct Ps 47), les livres historiques n'en disent absolument rien. Plus tard le Nouvel An d'automne fut. distingué de la fête des récoltes (voir parag. III).

La durée de la fête n'est pas indiquée dans les anciennes législations, mais 1Ro 8:65 suppose qu'elle était la même que plus tard. Jusqu'à la législation sacerdotale, la fête des récoltes n'est pas mise en rapport avec l'histoire du passé. Elle était donc, dans l'ancien Israël, une fête agricole, inspirée par la reconnaissance pour les biens de la terre, dont l'Éternel était le souverain dispensateur (Os 2:7-15), comme autrefois il avait été le grand libérateur de son peuple. De même que la précédente, la fête des récoltes existait en Canaan avant l'arrivée des Israélites. Les Cananéens rendaient alors hommage à leurs Baals (Jug 9:27).

5.

Autres fêtes.

La fête de la Nouvelle Lune, qui appartient du reste au cercle sabbatique plutôt qu'à celui des grandes fêtes annuelles, ne figure nulle part dans les premières lois. Mais elle existait sûrement dans l'ancien Israël, car elle est mentionnée à plusieurs reprises dans les livres historiques (1Sa 20:5,18,29,2Ro 4:23, Esa 1:13 et suivant, Am 8:5, Eze 46:1). Il résulte de ces passages que le premier jour du mois était un jour de sacrifices, avec grand repas, que les affaires, mais non pas les travaux des champs, étaient interrompues (Am 8:5) et que l'on profitait volontiers de ce demi-repos pour faire visite aux « hommes de Dieu » = prophètes (2Ro 4:23). Dans certaines maisons, un jour de nouvelle lune était mis en réserve pour le sacrifice annuel qui réunissait tous les membres de la famille (1Sa 20:6).

La fête de la Tonte des brebis, importée du désert et mentionnée 1Sa 25:2 et suivants, 2Sa 13:23, (comp. Ge 38:12) n'était pas générale. Elle n'est mentionnée dans aucune législation, car elle ne concernait évidemment qu'une partie des familles du peuple, et elle n'avait sans doute rien de spécifiquement religieux. Peut-être, du reste, a-t-elle disparu d'assez bonne heure.

D'autres fêtes analogues, concernant des faits particuliers de la vie des Israélites, ont certainement existé, mais nous ne les connaissons pas.

II Législation deutéronomique.

Le Deutéronome (De 16:1-17) n'introduit pas de fêtes nouvelles ; il laisse subsister les rites anciens, sauf sur des points de détail ; il précise en revanche la date de la fête de la moisson, qui est maintenant appelée fête des Semaines Chebouoth, en disant qu'elle doit être célébrée sept semaines après que la faucille aura été mise dans les blés (c-à-d, après la fête du printemps, Matsoth) et il fixe à sept le nombre des jours de la fête des récoltes qu'il appelle fête des Tabernacles (Soukkoth) , parce que l'habitude était introduite d'habiter pendant la fête dans les huttes de feuillage, comme cela se faisait en temps de vendanges. Il insiste sur le caractère joyeux que devaient avoir la fête des Tabernacles et celle des Semaines : « Tu te réjouiras, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve qui sont dans tes portes. Tu célébreras la fête en l'honneur de l'Éternel, car l'Éternel ton Dieu te bénira dans toutes tes récoltes et dans le travail de tes mains ; tu te livreras donc entièrement à la joie » (v. 15). On reconnaît ici le grand souffle de piété et la bienveillance pour les pauvres et les petits, qui animent le Deutéronome.

Nous notons en passant que les versets relatifs à Pâque-Matsoth (verset 1-8) soulèvent des difficultés d'interprétation, mais nous ne nous y arrêtons pas. Tout cela n'a qu'une importance secondaire.

En revanche, le Deutéronome a amené une modification profonde dans l'organisation des trois grandes fêtes annuelles, y compris la Pâque, en ordonnant qu'elles soient désormais célébrées au seul sanctuaire de Jérusalem. Jusqu'alors on les célébrait dans les sanctuaires locaux, où elles demeuraient en connexion étroite avec les travaux de la terre. Transportées à Jérusalem, elles ont en partie perdu leur ancien caractère et sont devenues, sans doute sous des formes différentes mais avec la même portée générale, des oeuvres de piété que l'on devait pratiquer pour servir l'Éternel comme il l'avait commandé. Dans la pratique, la célébration était rendue plus difficile, puisque l'Israélite devait se transporter avec sa famille, le bétail pour les sacrifices et ses autres offrandes, souvent loin de sa demeure. Le législateur y avait pourvu dans une certaine mesure en permettant à l'Israélite, pour la dîme tout au moins, de vendre chez lui ce qu'il destinait à l'Éternel et de racheter le nécessaire à Jérusalem (De 14:22-29). Ce ne devait pas être toujours d'une exécution facile, et surtout le législateur ne dit rien de la manière dont il faudra célébrer à l'avenir la fête de Pâque proprement dite, le soir du 14 du premier mois (abib ou nisan), fête essentiellement familiale transformée en fête de la communauté et transportée à Jérusalem.

Les Chroniques, dans des récits qui sont plutôt des explications postérieures que de l'histoire (2Ch 30 et 2Ch 35), ont heureusement pourvu à ce que le Deutéronome ne dit pas : 2Ch 30 raconte qu'au temps d'Ézéchias le roi ordonna la célébration d'une grande fête de Pâque. Mais les participants n'étant pas tous purs, les lévites se chargèrent pour eux de l'immolation de l'agneau, dont la chair leur fut ensuite rendue, toute préparée, pour qu'ils la mangeassent selon leurs maisons paternelles. (cf. 2Ch 35:13) C'est sans doute d'une façon analogue que fut célébrée la Pâque commandée par Josias, après l'adoption du Deutéronome, et dont il est dit qu'aucune Pâque semblable n'avait été célébrée depuis le temps des Juges (2Ro 23:21-23).

Les auteurs du Deu. tenaient beaucoup à ce que le peuple connût exactement la loi qui lui avait été donnée ; de là la prescription de De 31:9-13, d'après laquelle tous les sept ans (lors de l'année de relâche), la loi devait être lue devant le peuple à la fête des Tabernacles.

III Législation sacerdotale (P).

C'est ici que nous trouvons les prescriptions les plus détaillées relatives aux fêtes annuelles. Celles-ci sont définitivement devenues des fêtes de la communauté dans son ensemble, qui doit les célébrer le même jour, selon les rites établis, au seul sanctuaire légitime (temple de Jérusalem). P en fixe donc exactement la date (mois et jours), la durée et le rituel (voir Le 23 et No 28-29). Ces derniers chapitres indiquent spécialement les différents sacrifices à offrir chaque jour de fête. Voir, en outre, pour la Pâque : Ex 12:1-13,43-49, No 9:1-14 ; pour Matsoth : Ex 12:14-20.

La Pâque, fixée au 14 nisan (autrefois abib =mars-avril), ne perd pas dans P, quoique étroitement unie à Matsoth, son caractère de fête familiale, car P ne change rien aux prescriptions données Ex 12 pour la première Pâque, qui fut célébrée dans les « maisons paternelles ». Et la Pâque a effectivement conservé jusqu'à la fin son caractère de fête de famille, malgré la concentration du culte à Jérusalem (voir parag. V). P ne dit pas comment, dans la pratique, on le sauvegardait de son temps ; on faisait sans doute intervenir les règles posées par 2Ch 30 et 2Ch 35, qui sont d'origine sacerdotale.

P accorde à ceux qui sont impurs ou en voyage le 14 nisan, la liberté de célébrer la Pâque le 14 du mois suivant, avec le même rituel (No 9:1,14).

La fête des Pains sans levain (Matsoth), qui suivait immédiatement la Pâque, est fixée du 15 au 21 nisan ; elle durait donc sept jours, comme déjà dans les temps anciens. Le premier jour et le septième étaient plus sacrés que les autres : le travail était interdit comme en un jour de sabbat, et il y avait sainte convocation, c-à-d, réunion solennelle dans le temple, sans doute avec lecture de la loi, prières et cantiques. Pendant toute la durée de la fête on ne devait manger que des pains sans levain, et aucun levain ne devait être toléré dans les maisons (Ex 12:19). Chaque jour des sacrifices spéciaux devaient être ajoutés aux sacrifices ordinaires (No 28:19-23). Une cérémonie particulière était l'offrande de la première gerbe de la moisson nouvelle, que le prêtre présentait à Dieu en l'agitant de côté et d'autre, suivant le rituel usité pour de semblables offrandes. Jusqu'alors il n'était pas permis de manger soit pain, soit épis provenant de la récolte nouvelle. Cette cérémonie avait lieu le lendemain du 15 nisan, qui était un jour sabbatique (ou le lendemain du sabbat qui tombait dans la semaine sainte), et c'était de ce jour-là qu'on partait pour compter les sept semaines qui devaient s'écouler jusqu'à la fête suivante. On voit que même dans P, qui insiste sur la signification historique de Matsoth, la fête avait conservé une attache avec le cycle agricole de la Palestine.

La fête des Semaines (Chebouoth, Pentecôte dans le N.T., précédemment fête de la moisson) se célébrait sept semaines après la présentation de la première gerbe à Matsoth. Elle ne durait qu'un jour mais avec repos sabbatique ; la cérémonie caractéristique était l'offrande de deux pains levés que l'on apportait du dehors, tels qu'on les mangeait dans les maisons, et que le prêtre présentait à Dieu en les agitant de côté et d'autre.

La fête des Tabernacles (Soukkoth, ancienne fête des récoltes), fixée du 15 au 22 tisri (sept. -oct.), durait huit jours et non plus sept comme auparavant. A noter cependant que, dans Le 23:33-36 39-43 il y a oscillation entre les chiffres 7 et 8, mais dans No 28, le chiffre 8 est seul admis et n'a plus varié dès lors. P précise d'autre part que les huttes de feuillage qui ont donné à la fête son nom définitif devaient rappeler les tentes sous lesquelles le peuple israélite habitait pendant son séjour au désert (Le 23:41-43).

Dans P, la fête des Tabernacles est encore la plus grande fête de l'année, comme le montre No 29, qui indique pour chaque jour, à côté des sacrifices ordinaires, des sacrifices spéciaux différents les uns des autres. Ces sacrifices spéciaux, sans compter les sacrifices ordinaires, comportaient l'immolation de 199 taureaux, béliers, boucs ou agneaux. Le premier et le huitième jour étaient des jours de sainte convocation avec repos sabbatique.

Aux anciennes fêtes, P en a ajouté deux autres : la fête du Premier tisri (sept. -oct.) et le grand Jour des Expiations (10 tisri).

Fête du Premier tisri (septième mois). Nous avons dit que, dans les temps anciens, la fête des récoltes (Tabernacles) marquait sans doute le commencement de l'année nouvelle (en automne). Quand, vers la fin de la période anté-exilique, le commencement de l'année fut transporté au printemps, suivant la coutume babylonienne, que donc le mois de nisan (ou abib, mois des épis) devint le premier des mois, (cf. Ex 12:1) et le premier nisan le premier jour de l'année, la fête des Tabernacles ne pouvait plus être la fête du Nouvel An. Mais l'ancienne manière de compter les années à partir de l'automne n'en demeura pas moins vivante dans le peuple. On laissa donc la fête des Tabernacles à sa date habituelle et on institua, à côté, une fête spéciale, le premier jour (nouvelle lune) du mois de tisri, ou plus exactement on donna à la nouvelle lune de ce mois-là une importance plus grande qu'aux autres fêtes de nouvelle lune qui continuaient à subsister. Tandis que pour celles-ci No 28:11,15 se borne à prescrire des sacrifices spéciaux, qui étaient l'affaire des prêtres plutôt que du peuple, le premier jour du septième mois, introduit par le son des trompettes, devint un jour de sainte convocation avec repos sabbatique (Le 23:23-25, No 29:1-6). C'était une manière de marquer le commencement de la seconde partie de l'année, autrefois la première, et de rappeler sur le terrain religieux, indépendamment des réjouissances populaires de l'ancien Nouvel An, l'antique coutume de placer en automne le début d'une année nouvelle. On sait que l'antique coutume a fini par reprendre le dessus et qu'elle a persisté jusqu'à aujourd'hui chez les Juifs, qui appellent le premier tisri le rosch hasch-schana =le premier jour de l'année.

Le grand Jour des Expiations (yôm hakkip-pouritn). Quoiqu'il y ait lieu d'admettre qu'un jour d'expiation, tout au moins des cérémonies d'expiation aient existé en Israël, à l'occasion du renouvellement de l'année en automne, dès les temps anciens, le grand jour des expiations n'est mentionné nulle part avant la législation sacerdotale, et encore est-il probablement une des parties les plus récentes de cette législation.

Il est mentionné, mais sans son rituel spécial, dans Le 23:22-32 et No 29:7-9, où ne se trouvent que des prescriptions analogues à celles des autres jours de fête : sacrifices, sainte convocation, repos sabbatique. Les prescriptions caractéristiques ne se trouvent que dans Le 16 (chapitre qui offre quelques difficultés aux interprètes). Le rituel est extrêmement curieux. Le grand-prêtre (souverain sacrificateur) opère seul, revêtu non pas de son costume spécial, mais uniquement de fin lin. Cinq animaux figurent dans les sacrifices : un taureau, deux boucs et deux béliers. Le sort est jeté sur les deux boucs et l'un est désigné pour l'Éternel, l'autre pour Azazel (voir ce mot), démon du désert qui représente la puissance malfaisante. Le grand-prêtre égorge tout d'abord le taureau en expiation pour lui et pour sa maison, mais il n'en porte pas le sang sur l'autel ordinaire ; il le porte, en ayant soin de se munir d'un brasier dont la fumée doit le couvrir devant l'Éternel, dans le lieu très-saint, et il en fait du doigt l'aspersion sur le propitiatoire (couvercle de l'arche) et sept fois devant le propitiatoire. Il prend ensuite le bouc destiné à l'Éternel, l'égorgé, en porte de même le sang dans le lieu très-saint, où il fait l'aspersion sur et devant le propitiatoire. C'est ainsi, dit le texte (verset 16), qu'il fera l'expiation pour le sanctuaire, à cause des impuretés des enfants d'Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il doit en faire de même pour le lieu saint et pour l'autel des holocaustes (verset 18 ; non pas autel des parfums). Après cela, il doit prendre le second bouc vivant, poser les mains dessus, confesser sur lui toutes les iniquités d'Israël, les mettre sur la tête du bouc, puis le chasser dans le désert à l'aide d'un homme qui aura cette charge. Le bouc devait emporter dans le désert (le domaine du péché et de l'impureté) les iniquités d'Israël et les faire retomber, avec le châtiment qu'elles avaient mérité, sur Azazel. Il y a là une curieuse cérémonie encore non expliquée ; elle a sans doute des origines lointaines, mais nous ne les connaissons pas, car Azazel n'est pas nommé ailleurs dans tout l'A.T. ; il figure dans les écrits juifs postérieurs comme chef de la puissance du mal (autre nom de Satan). --Le bouc était, même dans les temps postérieurs, vraiment chassé dans le désert ; on mettait sur les murs du temple et sur la route du désert des sentinelles qui devaient annoncer quand l'homme chargé de le conduire avait atteint les limites du pays.

Quand avaient été accomplies toutes ces premières cérémonies, qui étaient les principales, le grand-prêtre quittait ses habits de lin, se lavait le corps, revêtait son costume sacerdotal et offrait les deux béliers en holocaustes ordinaires pour lui et pour le peuple : c'étaient les premiers sacrifices de la communauté purifiée.

Le grand Jour des Expiations était à la fois une purification du sanctuaire, souillé par les péchés du peuple et des prêtres, et une expiation des péchés du peuple, qui devait parfaire toutes les autres expiations des particuliers, des prêtres et de la communauté elle-même. Le sacrifice journalier (thaniid) et les sacrifices des grandes fêtes faisaient expiation, mais il pouvait rester des péchés non expiés et, à la longue, le sanctuaire lui-même prenait quelque chose de la souillure ambiante. Le grand Jour des Expiations devait tout remettre au net, rendre au sanctuaire sa pureté naturelle, éloigner tout ce qui séparait encore le peuple de son Dieu. Il concentrait en une cérémonie uniquement destinée à l'expiation ce que l'on attendait de tous les sacrifices : il était l'expiation par excellence. Il avait sa place marquée au renouvellement de l'année ; il est devenu rapidement le jour le plus saint du calendrier israélite, sans être cependant, au point de vue de la participation, la plus fréquentée et la plus importante des fêtes. Toute la cérémonie est un témoignage du sentiment profond que l'Israélite avait de son péché et du besoin d'expiation. C'est un des points qui montrent le mieux que l'Évangile ne pouvait naître que sur le terrain de l'A.T.

IV Fêtes postérieures.

Après la clôture de la législation, sur le terrain du judaïsme proprement dit, de nouvelles fêtes ont été instituées. Nous les énumérons brièvement.

1.

Fête de la Dédicace. Cette fête n'a aucun rapport avec la dédicace du premier temple au temps de Salomon (1Ro 8), ni avec celle du deuxième temple au temps de Zorobabel (Esd 6:15-18). Elle a été instituée par Judas Macchabée et ses frères, à l'occasion de la purification du temple le 25 kislev (nov. -déc.) de l'année 165 avant J. -C, après les trois ans pendant lesquels il avait été occupé par les Syriens (Antiochus IV Épiphane) et consacré à Jupiter Olympien. On illuminait les maisons pendant huit jours, à partir du 25 kislev, à Jérusalem et dans toutes les localités. C'est pourquoi l'historien Josèphe a appelé cette fête phôta =la fête des lumières (Ant., XII, 7:7). Voir 1Ma 4 et 2Ma 10.

2.

Jour de Nicanor.

Célébré le 13 adar (févr. -mars), en souvenir de la victoire de Judas Macchabée sur le général syrien Nicanor le 13 adar 161 av. J. -C (1Ma 7:49,2Ma 15:36 et suivants). Mais la fête ne subsista pas longtemps ; elle se confondit avec la fête de Purim, qui la suivait immédiatement.

3.

Fête de Purim.

Elle a été instituée, d'après le livre d'Esther (voir ce mot), en souvenir de la grande délivrance accordée aux Juifs de l'empire perse, sous le règne d'Assuérus (Xerxès) ; cf. Est 9:20-26. Le nom de purim vient, d'après v. 24, d'un mot perse, pur, signifiant sort, parce que le méchant Haman avait jeté les sorts quand il projetait de faire mourir les Juifs. Mais ce mot pur n'existe pas dans la langue perse ; il s'agirait plutôt de l'assyrien puru ou buru (=pierre). La fête était célébrée le 14 et le 15 adar. Elle était précédée d'un jour de jeûne qui, à l'époque chrétienne, fut fixé au 13 adar (ancien jour de Nicanor). C'était essentiellement une fête de famille, accompagnée de grandes réjouissances et d'échanges de cadeaux. Mais elle avait passé également dans la synagogue, où on lisait alors le livre d'Esther, au milieu des applaudissements de l'assemblée. Il y a de sérieuses raisons de penser que le livre d'Esther a été écrit non pas avant l'introduction de la fête dans les milieux juifs de l'empire perse, mais une fois que la fête était bien établie, et qu'il est un essai d'explication bien plus qu'un écrit absolument historique. Aussi a-t-on cherché la véritable origine de cette fête dans le Nouvel An persan ou le Nouvel An babylonien, que les Juifs auraient célébré avec la population au milieu de laquelle ils vivaient et qu'ils auraient ensuite transformé en une fête à eux, en lui donnant, à la suite de circonstances que nous ne connaissons pas, une signification nationale. C'est possible mais non certain. Elle est mentionnée pour la première fois en Palestine dans 2Ma 15:36, mais elle est devenue rapidement très populaire.

V Au temps de Jésus et des apôtres.

Ni la fête du Premier tisri, ni le jour de Nicanor, ni la fête de Purim ne sont nommés dans le N.T. ; cependant il est très probable que la fête mentionnée Jn 5:1 était une fête de Purim, quoique l'obligation de monter à Jérusalem n'existât pas pour ces jours-là et que rien, dans l'ensemble du chapitre, ne fasse penser aux réjouissances qui les accompagnaient (voir Chronol. du N.T., I, 3). Il est fait allusion au grand Jour des Expiations dans Heb 9:7,25 ; la fête de la Dédicace est mentionnée Jn 10:22, celle des Tabernacles Jn 7 2, celle de Pentecôte à plusieurs reprises (Ac 2, 1Co 16:8, Ac 20:16), et la fête de Pâque plus souvent encore, puisque ce fut à cette époque de Pâque que mourut Jésus. Nous attirons l'attention sur trois points :

1.

La fête de Pentecôte, qui ne jouait qu'un rôle secondaire, a acquis une plus grande importance qu'autrefois. Preuve en soient les nombreux pèlerins dont parle Ac 2 et le fait que Paul tenait beaucoup, dans son dernier voyage à Jérusalem, à arriver pour Pentecôte dans la ville sainte (Ac 20:16). C'est ce que l'historien Josèphe relève aussi à plusieurs reprises (Ant., XIV, 13:4, XVII, 10:2 ; G. J., II, 3:1). Cette plus grande importance lui venait sans doute du fait qu'on avait, nous ne savons exactement quand, ajouté à sa première signification celle de mémorial du don de la loi sur le Sinaï. La loi n'ordonnait qu'un jour de fête ; un deuxième a été introduit dans le calendrier, on ne sait pas non plus à quelle époque ; les Juifs en célèbrent actuellement deux.

2.

La fête de Pâque (comprenant à la fois la Pâque proprement dite et Matsoth) était devenue déjà avant l'ère chrétienne la principale des fêtes juives, celle qui attirait à Jérusalem le plus grand nombre de pèlerins. L'historien Josèphe estime à plus de deux millions le nombre d'hommes qui pouvaient être, à cette occasion, réunis dans la ville sainte (G.J., VI, 9:3). La délivrance de la servitude d'Egypte, dont elle rappelait le souvenir, était la plus grande oeuvre de Dieu à l'égard de son peuple, et elle avait pris dans la conscience d'Israël la place qu'a pour nous le salut en Jésus-Christ. C'est donc à Pâque avant tout que le peuple juif devait célébrer la grandeur et la miséricorde de son Dieu.

Une coutume spéciale peut être rattachée à l'idée de délivrance qui dominait les esprits : celle de libérer pendant la durée de la fête un prisonnier menacé de mort. Elle n'est mentionnée que dans le N.T. (Mr 15:6 et suivants, Mt 27:15 s, Lu 23:17 s, Jn 18:39).

La Pâque proprement dite continuait, quoique célébrée à Jérusalem, à être une fête de famille. L'agneau était immolé dans le temple, mais le repas réunissait à part, dans le local qu'on avait pu trouver, les membres ou les amis d'une même famille. Le rituel du repas pascal au temps de Jésus, qui nous intéresse spécialement puisque c'est dans un semblable repas que le Seigneur institua la sainte Cène, était le suivant : quand tout le monde était assis, le père de famille prenait une première fois la coupe, la bénissait et la passait aux assistants ; c'est la coupe dont parle Lu 22:10-17. Puis chacun mangeait un peu d'herbes amères, et le père lisait la liturgie de fête, passages de la loi et prières, et répondait aux questions de son fils qui lui demandait l'origine et le but de la cérémonie. On passait la deuxième coupe et on chantait les Ps 113 et Ps 114 (première partie du grand Hallel : Ps 113 Ps 114 Ps 115 Ps 116 Ps 117 Ps 118). Puis venait, après une courte prière, le repas proprement dit composé du pain sans levain, rompu préalablement par le père de famille, de la chair rôtie de l'agneau et d'herbes amères. Le repas terminé, (cf. 1Co 11:25 : « après avoir soupé ») le père remplissait la coupe une troisième fois, la bénissait et la passait aux assistants, après en avoir naturellement bu lui-même comme les premières fois. C'est cette troisième coupe qui était spécialement appelée coupe de bénédiction. (cf. 1Co 10:16) On chantait ensuite la fin du grand Hallel (Ps 115 Ps 116 Ps 117 Ps 118, Mt 26:30 et parallèle) ; on buvait une quatrième coupe, puis même, si on voulait, une cinquième, accompagnée du chant des Ps 120 à Ps 137, et la fête se terminait assez avant dans la nuit. Les quatre premières coupes étaient obligatoires ; même les plus pauvres devaient se les procurer, fût-ce aux frais de la communauté.

3.

Nous connaissons, par le traité Soukka du Talmud, différentes cérémonies qui accompagnaient la célébration de la fête des Tabernacles au temps de Jésus et qui ne figurent pas dans l'A.T.

Disons tout d'abord que les participants devaient porter dans la main droite une palme dont les feuilles n'étaient pas encore étendues, entourée d'une branche de myrte et d'une branche de saule (loulab), et dans la main gauche un citron (ethrog), toutes les fois qu'ils montaient au temple en procession solennelle. Pendant les six premiers jours de la fête, il y avait une procession solennelle autour de l'autel des holocaustes, les prêtres marchant en tête de la foule qui agitait les palmes et criait hosanna ; le septième jour, la procession se faisait sept fois. Pendant les sept premiers jours de la fête, mais non pas le huitième comme on l'a cru à tort sur le dire d'un seul rabbi en contradiction avec les autres, un prêtre allait chercher de l'eau à l'étang de Siloé dans une cruche d'or contenant trois logs (=1 litre 1 12) et l'apportait, en passant par la porte des Eaux, dans le parvis du temple, où il était reçu au son des trompettes ; un autre prêtre prenait l'eau, en prononçant Esa 12:3, la mêlait avec du vin employé pour les libations et la versait dans deux trous pratiqués à droite et à gauche de l'autel : le tout au milieu du son des trompettes et d'autres instruments, avec psaumes chantés par les lévites.

C'est à cette cérémonie spéciale que Jésus se réfère sans doute (Jn 7:37-39), quand il s'écrie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. » Mais il ne faut pas conclure de la date indiquée : le dernier et grand jour de la fête, que ce fût le 8 e jour de la fête. Plus grand que le 8 e était le 7 e, celui où l'on faisait 7 fois le tour de l'autel. Le 8 e jour était un jour de sainte convocation avec repos sabbatique. C'était comme un appendice à la fête proprement dite.

Le premier jour était aussi un grand jour. Le soir, la foule se réunissait dans le parvis des femmes brillamment éclairé par des candélabres à quatre branches, et là, au milieu de la musique, du chant des psaumes, du son des trompettes, les hommes les plus considérés et les prêtres dansaient en tenant un flambeau à la main, pendant que le peuple regardait et poussait des clameurs de joie. C'était une nuit fort gaie, qui ne se terminait qu'au chant du coq. Serait-ce à l'illumination de la nuit du 15-16 tisri que Jésus se réfère (Jn 8:12), quand il dit : « Je suis la lumière du monde » ? C'est possible, mais il faut se rappeler que l'illumination n'avait lieu que le premier jour de la fête. Elle n'était pas répétée les jours suivants.

La présentation des sacrifices ordinaires était aussi accompagnée du son des trompettes, du jeu des instruments et de chants des lévites, spécialement du chant du grand Hallel, (Ps 113 Ps 114 Ps 115 Ps 116 Ps 117 Ps 118) auquel la foule se mêlait par des répons et des hosannas, avec agitation répétée des palmes.

On le voit, la fête des Tabernacles avait, au temps de Jésus, subi diverses modifications, mais elle n'était pas devenue une fête triste. On ne célébrait plus, avant tout, les dons de Dieu dans la nature, mais l'ensemble des grâces, matérielles et spirituelles, que l'Éternel avait accordées à son peuple et continuait de lui accorder. L. A.

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    • Genèse 38

      Exode 4

      18 Dieu, après s'être révélé dans le buisson, continua souvent à dialoguer avec Moïse. Pharaon endurcit son cœur lorsqu'il entendit les gémissements et les cris des Israélites et dès lors, Dieu, dans Sa Justice parfaite, le rendit encore plus rebelle aux miracles et à la terreur des plaies. Quel que soit le choix de Pharaon : avoir l'intention d'écouter Moise ou au contraire le contrer, le patriarche se devait de lui annoncer la volonté du peuple de partir, conformément à ce qu'avait demandé l'Éternel. Moïse devait dire, au nom d'Israël : « Laisse aller mon fils ; non pas mes serviteurs, que tu n'a pas le droit de détenir, mais mon fils ; je te dis, laisse aller mon fils pour qu'il me serve. Si tu refuses de le laisser aller, voici je ferai périr ton fils, ton premier né ».

      Si les hommes osent exploiter le peuple de Dieu, qu'ils acceptent d'en subir les conséquences !

      Exode 5

      1

      Le mécontentement de Pharaon ; Il augmente la charge des enfants d'Israël. (Exode 5:1-9)
      La souffrance des enfants d'Israël ; La complainte de Moïse envers Dieu. (Exode 5:10-23)

      Malgré l'état misérable du peuple d'Israël, Dieu désire le sauver au temps marqué, par l'intervention de Moïse. Pharaon méprisait toutes les requêtes de délivrance qui lui étaient adressées par le patriarche. Il ne connaissait pas Jéhovah, il ne le craignait nullement, ni ne l'aimait, ce qui le conduisait à refuser de lui obéir. Un tel orgueil de Pharaon, une telle cupidité et une si grande ambition politique ne pouvaient que le conduire à sa perte. Ce que Moïse et Aaron demandaient, était tout à fait raisonnable : ils n'ont fait que transmettre une demande pour laisser aller le peuple trois jours dans le désert.

      Il en va de même dans notre conduite chrétienne : nous devons réserver du temps pour offrir nos sacrifices spirituels au Seigneur, notre Dieu.

      Le raisonnement de Pharaon, qui soutenait que les enfants d'Israël étaient paresseux et qu'en conséquence, il n'était pas pensable de les laisser partir pour offrir des sacrifices, était un raisonnement absurde. Il se méprenait complètement en voulant par ce fait, augmenter leur charge de travail.

      De nos jours, il est fréquent de rencontrer des personnes plus disposées à formuler des reproches envers leurs voisins qui consacrent quelques heures au service de Dieu, plutôt que de blâmer les autres, qui s'adonnent aux plaisirs iniques de ce monde.

      Ce refus de Pharaon était vraiment inhumain. Moïse et Aaron, dans cette lutte, en portaient indirectement les conséquences. Les persécuteurs prennent un certain plaisir à mépriser et à éprouver les serviteurs de Dieu. Le quota habituel de production de briques devait être atteint, malgré le manque de fourniture de paille nécessaire à leur fabrication. Une telle augmentation de charge de travail devait finalement être annoncée au peuple : elle ne pouvait que lui briser les reins, ou en cas de non accomplissement, provoquer la punition.

      Exode 8

      Exode 10

      Exode 12

      1

      Le début de l'année est défini, La Pâque est instituée. (Exode 12:1-20)
      Les instructions de la Pâque sont données au peuple. (Exode 12:21-28)
      La mort des premiers-nés Égyptiens, Les Israélites se hâtent de quitter l'Égypte. (Exode 12:29-36)
      Le premier voyage des Israélites à Succoth. (Exode 12:37-42)
      Ordonnances de la Pâque. (Exode 12:43-51)

      Le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l'emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s'opère, les siens sont au seuil d'une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l'Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes. Cet agneau devait être mangé suivant la manière indiquée par Dieu et le sang devait être aspergé sur le linteau de la porte, afin de différencier les maisons des Israélites de celles des Égyptiens.

      Alors qu'ils tuaient les premiers-nés d'Égypte, les anges de l'Éternel devaient passer « au dessus » des maisons désignées par le sang de l'agneau : d'où le nom de cette fête ou de cette ordonnance*. La Pâque devait être célébrée chaque année, à la fois, à titre commémoratif de la préservation et de la délivrance du peuple d'Israël, mais aussi comme image remarquable de la personne de Christ. La sécurité dont ils bénéficièrent ne fut pas due à leur propre droiture : ce fut un don miséricordieux. Par ce rappel annuel, le peuple devait se souvenir que toutes les bénédictions proviennent de l'effusion et de l'aspersion du sang.

      Observons les points suivants : - L'agneau pascal était vraiment typique. Christ est notre Pâque, 1Corinthiens 5:7. Christ est l'Agneau de Dieu, Jean 1:29 ; il est souvent appelé dans l'Apocalypse, « l'Agneau ». Ce nom est de la première importance. Christ s'est offert Lui-même : il était conscient, en pleine force de l'âge et non pas un bébé, à Bethlehem. L'agneau de la Pâque devait être sans défaut ; le Seigneur Jésus était un Agneau sans taches : le Juge qui l'a condamné a déclaré qu'Il était innocent. L'agneau pascal devait être mis à part, pendant quatre jours ; le Seigneur Jésus, Lui aussi, destiné à devenir notre Sauveur, a été mis à part : c'était à la fois le but et l'objet de la Promesse divine. L'agneau pascal devait être préparé et rôti au feu, image des souffrances que devait endurer le Seigneur Jésus lors de Sa mort, Sa mort sur la croix. La colère divine est un feu ; Christ a été fait « malédiction » pour nous. Pas un des os de l'agneau ne devait être rompu : il en fut de même pour Christ, Jean 19:33, qui garda sa force intacte, jusqu'à la fin.

      - L'aspersion du sang était une pratique assez particulière. Le sang de l'agneau pascal devait être aspergé, tout comme les mérites de Christ, pour sauver nos âmes de la mort ; nous devons recevoir l'expiation, Romains 5:11. La foi en la branche d'hysope : similairement, nous pouvons nous appuyer sur les promesses divines, sur le bénéfice du sang de Christ versé pour nous. Le sang de l'agneau devait être aspergé sur le linteau et sur les poteaux de la porte : nous pouvons comparer cela à l'entrée que nous avons, dans le chemin de la foi, par notre Sauveur. Le sang de l'agneau ne devait pas être versé sur le seuil de la porte : soyons vigilants de ne pas « piétiner », par notre péché, le sang de l'alliance. Il s'agit d'un sang précieux, à cette époque celui de l'agneau, comme aujourd'hui, celui de Christ ! Ce sang aspergé, était pour les Israélites, un moyen d'être préservé de la main de l'ange exterminateur : ce dernier n'agissait pas dans les maisons qui avaient leur linteau de porte aspergé de ce sang. Le sang de Christ est la protection du croyant contre la colère et la malédiction divines et la damnation de l'enfer, Romains 8:1.

      - Le rite du repas solennel était un type d'obéissance à l'évangile de Christ. On ne devait pas seulement regarder l'agneau pascal, mais on devait le manger. Nous devons faire de même avec Christ, qui doit être complètement accepté ; nous devons recevoir de Lui toute force et toute nourriture spirituelles : lire Jean 6:53,55. L'agneau devait être mangé en entier ; ceux, qui par la foi, se nourrissent de Christ, doivent tout prendre du Sauveur ; ils doivent accepter Christ et son joug, Christ et sa croix, Christ et sa couronne. Rien ne devait être laissé, lors du repas de l'agneau. Aujourd'hui, Christ s'est offert pour nous : Il doit être accepté pendant qu'il en est encore temps, avant que nous ne passions vers l'au-delà. L'agneau devait être mangé avec des herbes amères, pour rappeler l'amertume de l'esclavage en Égypte. Nous devons nous nourrir de Christ avec un cœur contrit, dans le regret de la repentance, en souvenir de notre péché. Christ sera doux à notre palais, même si notre péché nous parait encore amer. Le repas devait être pris avec les reins ceints, un bâton à la main, comme prêts à partir. Quand nous nous nourrissons de Christ, par la foi, nous devons renoncer à la domination du péché ; nous devons tourner le dos au monde et à toutes ses convoitises ; nous devons tout abandonner pour Christ, et reconnaître le don merveilleux qu'Il nous a fait, Heb 13:13,14.

      - La fête des pains sans levain était vraiment une fête typique de la vie chrétienne, 1Corinthiens 5:7,8. Ayant reçu Jésus Christ, comme Seigneur, nous devons continuellement l'adorer. Durant cette fête, aucun ouvrage ne devait être accompli, et l'on ne devait pas faire ce qui était défendu, de façon à ne pas altérer la joie qui régnait pendant cette période. Les juifs respectaient strictement cette fête de la Pâque, aucun levain ne devait être trouvé dans leurs maisons. Ce festin devait se pratiquer avec amour, sans esprit de malice, en toute sincérité et sans hypocrisie. C'était une ordonnance perpétuelle; tant que nous sommes en vie, nous devons nous nourrir continuellement en Christ, toujours nous réjouir en Sa Personne, Le remerciant pour les merveilles qu'Il a accomplies pour nous.

      * Note du traducteur : cette phrase mentionne le terme anglais « Passover » (Littéralement « Passer au dessus ») ; il est traduit en français par le mot « Pâques ».

      21 En cette nuit, les premiers-nés des Égyptiens furent frappés ; aucun Israélite ne devait franchir la porte, jusqu'au moment prévu, du grand départ de l'Égypte. L'immunité des enfants d'Israël ne reposait que sur l'aspersion du sang, faite sur les portes de leur maison. S'ils voulaient se soustraire de cette protection, ils se mettaient en péril. Les Israélites devaient se tenir à l'intérieur de leurs maisons, en attendant leur salut : l'ordre de départ de l'Éternel ; ils avaient là une excellente attitude ! Plus tard, ils devaient soigneusement enseigner à leurs enfants la signification de cette institution rituelle. Il est bon que les enfants posent les questions qui concernent Dieu. Les fils d'Israël firent comme l'Éternel avait commandé. Le respect de cette fête annuelle solennelle amenait le peuple Hébreux à regarder dans deux direction :

      - Se remémorer les évènements passés, pour songer aux grandes choses accomplies par Dieu, pour eux-mêmes et leurs parents. Les miséricordes divines que nous avons reçues, nous et nos parents, doivent être l'objet de notre louange : cela affermira notre foi.

      - Regarder vers l'avenir, vers le sacrifice parfait de l'Agneau de Dieu. Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous ; en Sa mort, nous avons la vie !

      29 Les Égyptiens endurèrent l'anxiété et l'horreur des ténèbres pendant trois jours et trois nuits ; ils subirent ensuite une calamité encore plus forte : la plaie s'attaqua aux premiers-nés : ceux-ci représentaient la joie et l'espérance des familles Égyptiennes. Ce peuple avait martyrisé les enfants Hébreux ; maintenant, Dieu s'attaque aux enfants d'Égypte.

      L'Éternel frappa en tous lieux : du trône, à la cour de Pharaon, aux endroits les plus secrets des prisons. Les princes comme les paysans subissaient tous, le même jugement divin. L'ange de destruction entra dans les demeures qui n'avaient pas le linteau de leur porte aspergé de sang, c'était le messager du malheur. Il accomplit inéluctablement sa course mortelle, ne laissant aucune maison sans un mort. Imaginez les cris qu'on pouvait entendre dans tout le pays d'Égypte : des cris d'agonie, sortant de chaque demeure.

      Il en sera de même, quand le Fils de l'homme viendra visiter les pécheurs, au jugement dernier. Les enfants de Dieu, Ses « premiers-nés », sont préservés de la destruction. Les hommes ont tout intérêt à se tourner vers Dieu, car quand ce Dernier les visitera, l'heure sera terrible.

      L'orgueil de Pharaon était maintenant réduit à néant : il était obligé de céder. La Parole de Dieu demeure : nous n'avons rien à gagner, en discutant les ordonnances divines et en tardant à obéir à Dieu.

      En ce moment de terreur, les Égyptiens eurent une pensée favorable envers les enfants d'Israël : ils les laissèrent s'en aller rapidement. L’Éternel prit soin de ne pas laisser partir le peuple, « les mains vides » : les Hébreux purent prendre des provisions pour le long voyage qui les attendait.

      37 Les enfants d'Israël se mirent en marche sans tarder. Ils formaient une multitude de toutes origines : certains Égyptiens les accompagnèrent, les uns voulant laisser leur pays dévasté par les plaies, d'autres, par pure curiosité ; ces derniers aimaient peut-être les Hébreux et leur religion.

      Il y a toujours eu parmi les Israélites, des étrangers voulant s'intégrer à ce peuple. C'est une image de ceux qui séjournent avec un esprit d'hypocrisie dans l'église. Ce grand départ historique eut lieu quatre cent trente ans après la promesse faite à Abraham : voir Galates 3:17. Durant l'exil en Égypte, cette promesse n'était pas encore accomplie. Bien que certains engagements divins tardent à s'accomplir, ils finissent toujours par avoir lieu, au temps marqué.

      Dans ce texte, nous en sommes à cette « nuit de l'Éternel », cette nuit toute particulière, qui devait être commémorée par toutes les générations à venir.

      Les grands évènements que Dieu accomplit pour Son peuple, ne doivent pas être l'objet d'un émerveillement passager : ce sont des faits exceptionnels, devant être commémorés d'âges en âges. Il en est ainsi tout spécialement de l'œuvre rédemptrice de Christ. La première nuit de la Pâque, était une nuit réservée pour l'Éternel, elle devait être particulièrement respectée ; la dernière nuit de la Pâque, quant à elle, celle où Christ a été trahi, a été une nuit célébrée par les cérémonies juives, mais elle fut, de plus, la nuit du Seigneur et en tant que telle, elle avait encore plus de signification. Durant cette nuit, un joug encore plus pesant fut ôté de notre cou, et une terre encore meilleure que celle de Canaan, a été placée devant nos yeux.

      C'est une rédemption qui doit être célébrée dans les cieux, pour l'éternité !

      43 À l'avenir, toute la congrégation d'Israël se devait d'observer la Pâque. Toutes les bénédictions divines reçues doivent être l'objet de reconnaissance et de louanges à Dieu.

      La Pâque du Nouveau Testament (le souper du Seigneur), personne ne doit la négliger. Les étrangers, à condition qu'ils soient circoncis, avaient également la possibilité de partager le repas de la Pâque. Nous trouvons ici une disposition précoce, en faveur des « gentils ». Tous ces faits soulignent que les Juifs forment une nation favorisée par Dieu, non pas uniquement à cause de leur descendance d'Abraham, mais parce qu'ils constituent une entité quant à leurs privilèges.

      Christ, notre « Pâque », a été sacrifié pour nous, 1Corinthiens 5:7 ; Son sang est la seule rançon pour nos âmes ; sans effusion de ce sang, il ne peut y avoir de rémission des péchés ; sans aspersion de ce sang, il ne peut y avoir de salut.

      Avons-nous, par la foi, par le sang qui nous a racheté, préservé notre âme de la vengeance qui l'attend ? Est-ce que nous nous tenons sous cette protection, ne dépendant que de ce sang ? Est-ce que nous professons notre foi dans le Rédempteur, notre obligation envers Lui : annoncer aux autres à qui nous appartenons ? Sommes-nous préparés à Son service, prêts à marcher dans Ses voies et à nous séparer de Ses ennemis ?

      Toutes ces questions revêtent une grande importance pour l'âme ; que le Seigneur puisse diriger notre conscience honnêtement pour y répondre !

      Exode 19

      1

      Le peuple d'Israël arrive au Sinaï, Le message envoyé par Dieu; La réponse des Hébreux. (Exode 19:1-8)
      Le peuple est préparé pour recevoir la loi. (Exode 19:9-15)
      La présence de Dieu au Sinaï. (Exode 19:16-25)

      Moïse est appelé à gravir la montagne, pour être le messager de l'Alliance. Le Créateur et l'Auteur de l'Alliance, n'est autre que Dieu Lui-même. Cette « chartre de bénédiction » a été octroyée par Dieu, selon Sa grâce. L'Alliance, ici mentionnée, l'était à titre « national » : l'ensemble du peuple d'Israël se trouvait sous le gouvernement de l’Éternel. C'était déjà une image de la « nouvelle Alliance », établie avec les croyants en Jésus-Christ ; mais, comme beaucoup d'images utilisées dans la Parole, cette Alliance n'était qu'une « ébauche » des bontés célestes à venir. Israël, en tant que nation, rompit cette alliance ; en conséquence, le Seigneur déclara qu'Il allait être plus tard, l'Auteur d'une nouvelle Alliance avec Son peuple, en écrivant la loi, non sur des tables de pierre, mais dans les cœurs, Jer 31:33, Heb 8:7-10. Cette alliance, mentionnée dans le texte et destinée à disparaître, est une alliance passée avec la nation d'Israël, afin d'effacer les péchés du peuple.

      Si nous tentons soigneusement de respecter cette loi, inhérente à l'Ancien Testament, nous finirons inéluctablement par chuter, avec les fautes que nous commettrons. N'imaginons pas que la nation d'Israël soit sous une dispensation spécifique, ne connaissant ni la repentance, ni la foi dans le Médiateur, ni le pardon des péchés, ni les bénéfices de la Grâce ; en fait, Israël partage aujourd'hui les mêmes privilèges spirituels que les véritables croyants, en bénéficiant de la nouvelle Alliance, de la Grâce.

      À cette époque, Israël était aussi sous le régime de la Grâce ; les Hébreux avaient les privilèges et les avantages du salut ; mais, comme certains chrétiens, ils n'ont pas persévéré dans la piété, ils n'ont pas été « de l’avant ». Dans ce texte, les enfants Israël ont accepté les conditions qui leur étaient présentées par Moïse. Ils donnèrent une réponse unanime : « Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit ». Si seulement ils avaient persévéré dans leur décision ! Moïse, en tant que médiateur, rapporta à Dieu, les paroles du peuple.

      Christ, de la même manière, en tant que Prophète et Médiateur, nous révèle la Personne de Dieu, Ses préceptes et Ses promesses ; ensuite, en tant que Prêtre, il présente à Dieu nos sacrifices spirituels, non seulement nos prières et nos louanges, mais aussi nos vœux et nos résolutions de piété : l'œuvre de Son Esprit en nous.

      Exode 21

      1

      Les directives au sujet des serviteurs. (Exode 21:1-11)
      Les lois judiciaires. (Exode 21:12-21)
      Les lois judiciaires (suite). (Exode 21:22-36)

      Les directives de ce chapitre se rapportent au cinquième et au sixième commandement ; bien qu'elles diffèrent de nos pratiques actuelles et qu'elles ne nous concernent pas directement, elles expliquent cependant la loi et les règles de justice morale de cette époque. Le serviteur, de par son état, était une image de l'esclavage qu'entraîne le péché et de la servitude à Satan, que l'homme subit lorsqu'il se détourne de l'adoration divine et qu'il transgresse la Loi. De même, quand le serviteur devient libre, il est l'emblème de la liberté offerte par Christ, le Fils de Dieu : Jésus-Christ libère vraiment Son peuple de l'esclavage ; étant ainsi gratuitement libérés, nous sommes alors sous le bénéfice de la Grâce !
      12 Dieu, dans Sa Providence, donne la vie et protège les siens ; la Loi donne les détails relatifs à cette protection. Un meurtrier délibéré sera arraché de l'autel de Dieu. Mais ce Dernier, en ces temps, fournissait des villes refuges, destinées à protéger ceux qui auraient donné la mort involontairement ; ce pouvait être le cas, par exemple, d'un homme tuant accidentellement quelqu'un, sans avoir eu l'intention de lui donner la mort.

      Dans ce texte, les enfants doivent bien noter la sentence que la Parole de Dieu réserve à ceux qui sont ingrats et désobéissants envers leurs parents : ils seront punis par Dieu, s'ils maudissent ces derniers, même silencieusement, dans leur cœur, ou s'ils ont osé lever la main contre eux, à moins qu'ils ne se repentent et se réfugient vers leur Sauveur.

      Les parents, de leur côté, doivent apprendre à élever convenablement leurs enfants, en leur montrant le bon exemple, tout particulièrement dans la maîtrise de leurs passions, en priant pour eux ; ils doivent veiller à ne pas les provoquer.

      Les Israélites, dans leur dénuement, étaient parfois contraints de vendre leurs enfants ; les magistrats vendaient certains criminels ; de même, les créditeurs étaient quelquefois autorisés à vendre ceux qui ne pouvaient rembourser leurs emprunts. Mais le « commerce des hommes », le fait de placer un homme en condition d'esclavage, est considéré dans le Nouveau Testament, comme un des plus grands crimes. Dans ce texte, celui qui avait blessé un homme, ne méritait pas la mort.

      L'évangile enseigne aux maîtres de pardonner, de modérer leurs menaces, Eph 6:9, en ayant les mêmes pensées que Job : « Qu'ai-je à faire, quand Dieu se lève » ? Job 31:13,14.

      22 Ce texte décrit les lois, les règles et les décisions à prendre, relatives aux différentes situations que l'on pouvait rencontrer à cette époque ; il est dit que l'on devait être particulièrement attentif à ne pas commettre le mal, de manière directe, ou indirectement. Si, par mégarde, le mal a été commis, nous devons veiller à en réparer le préjudice, étant vraiment désireux de ne léser personne.

      Exode 22

      1

      Les lois judiciaires.

      - Le peuple de Dieu devrait toujours être prêt à témoigner de sa douceur et de sa miséricorde envers les autres, conformément à ce qu'enseignent l'Esprit et la Parole. Nous devons répondre à Dieu, non seulement de nos actes hypocrites, mais aussi de notre insouciance. En conséquence, quand nous avons fait du mal à notre prochain, nous devons réparer le dommage causé, ce que nous dicte la loi. Que les Écritures puissent conduire nos âmes, afin que nous gardions à l'esprit que Dieu s'est manifesté le premier, et qu'ensuite Il nous a parlé et nous a rendus capables de régler notre conduite sur l'exemple de sa Majesté et de sa Puissance, tout en rejetant l'impiété et les convoitises du monde présent, Tite 2:11-12. Dans Sa grâce, Dieu nous a enseigné que dans le Seigneur, Auteur de notre salut, se trouve tout ce qui peut satisfaire les désirs de notre âme.
    • Genèse 38

      12 Les jours s'écoulèrent, et la fille de Schua, femme de Juda, mourut. Lorsque Juda fut consolé, il monta à Thimna, vers ceux qui tondaient ses brebis, lui et son ami Hira, l'Adullamite.

      Exode 4

      18 Moïse s'en alla ; et de retour auprès de Jéthro, son beau-père, il lui dit : Laisse-moi, je te prie, aller rejoindre mes frères qui sont en Égypte, afin que je voie s'ils sont encore vivants. Jéthro dit à Moïse : Va en paix.

      Exode 5

      1 Moïse et Aaron se rendirent ensuite auprès de Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Laisse aller mon peuple, pour qu'il célèbre au désert une fête en mon honneur.
      2 Pharaon répondit : Qui est l'Éternel, pour que j'obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais point l'Éternel, et je ne laisserai point aller Israël.
      3 Ils dirent : Le Dieu des Hébreux nous est apparu. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert, pour offrir des sacrifices à l'Éternel, afin qu'il ne nous frappe pas de la peste ou de l'épée.

      Exode 8

      24 (8 : 20) L'Éternel fit ainsi. Il vint une quantité de mouches venimeuses dans la maison de Pharaon et de ses serviteurs, et tout le pays d'Égypte fut dévasté par les mouches.

      Exode 10

      7 Les serviteurs de Pharaon lui dirent : Jusqu'à quand cet homme sera-t-il pour nous un piège ? Laisse aller ces gens, et qu'ils servent l'Éternel, leur Dieu. Ne vois-tu pas encore que l'Égypte périt ?
      11 Non, non : allez, vous les hommes, et servez l'Éternel, car c'est là ce que vous avez demandé. Et on les chassa de la présence de Pharaon.
      24 Pharaon appela Moïse, et dit : Allez, servez l'Éternel. Il n'y aura que vos brebis et vos boeufs qui resteront, et vos enfants pourront aller avec vous.

      Exode 12

      1 L'Éternel dit à Moïse et à Aaron dans le pays d'Égypte :
      2 Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année.
      3 Parlez à toute l'assemblée d'Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison.
      4 Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le prendra avec son plus proche voisin, selon le nombre des personnes ; vous compterez pour cet agneau d'après ce que chacun peut manger.
      5 Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an ; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau.
      6 Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois ; et toute l'assemblée d'Israël l'immolera entre les deux soirs.
      7 On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera.
      8 Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.
      9 Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l'eau ; mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l'intérieur.
      10 Vous n'en laisserez rien jusqu'au matin ; et, s'il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu.
      11 Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Éternel.
      12 Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel.
      13 Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez ; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte.
      14 Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l'honneur de l'Éternel ; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants.
      15 Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d'Israël.
      16 Le premier jour, vous aurez une sainte convocation ; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là ; vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne.
      17 Vous observerez la fête des pains sans levain, car c'est en ce jour même que j'aurai fait sortir vos armées du pays d'Égypte ; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants.
      18 Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu'au soir du vingt et unième jour.
      19 Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène.
      20 Vous ne mangerez point de pain levé ; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain.
      21 Moïse appela tous les anciens d'Israël, et leur dit : Allez prendre du bétail pour vos familles, et immolez la Pâque.
      22 Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin.
      23 Quand l'Éternel passera pour frapper l'Égypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l'Éternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d'entrer dans vos maisons pour frapper.
      24 Vous observerez cela comme une loi pour vous et pour vos enfants à perpétuité.
      25 Quand vous serez entrés dans le pays que l'Éternel vous donnera, selon sa promesse, vous observerez cet usage sacré.
      26 Et lorsque vos enfants vous diront : Que signifie pour vous cet usage ?
      27 vous répondrez : C'est le sacrifice de Pâque en l'honneur de l'Éternel, qui a passé par-dessus les maisons des enfants d'Israël en Égypte, lorsqu'il frappa l'Égypte et qu'il sauva nos maisons. Le peuple s'inclina et se prosterna.
      28 Et les enfants d'Israël s'en allèrent, et firent ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi.
      29 Au milieu de la nuit, l'Éternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux.
      30 Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et tous les Égyptiens ; et il y eut de grands cris en Égypte, car il n'y avait point de maison où il n'y eût un mort.
      31 Dans la nuit même, Pharaon appela Moïse et Aaron, et leur dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d'Israël. Allez, servez l'Éternel, comme vous l'avez dit.
      32 Prenez vos brebis et vos boeufs, comme vous l'avez dit ; allez, et bénissez-moi.
      33 Les Égyptiens pressaient le peuple, et avaient hâte de le renvoyer du pays, car ils disaient : Nous périrons tous.
      34 Le peuple emporta sa pâte avant qu'elle fût levée. Ils enveloppèrent les pétrins dans leurs vêtements, et les mirent sur leurs épaules.
      35 Les enfants d'Israël firent ce que Moïse avait dit, et ils demandèrent aux Égyptiens des vases d'argent, des vases d'or et des vêtements.
      36 L'Éternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Égyptiens, qui se rendirent à leur demande. Et ils dépouillèrent les Égyptiens.
      37 Les enfants d'Israël partirent de Ramsès pour Succoth au nombre d'environ six cent mille hommes de pied, sans les enfants.
      38 Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux ; ils avaient aussi des troupeaux considérables de brebis et de boeufs.
      39 Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte, et qui n'était pas levée ; car ils avaient été chassés d'Égypte, sans pouvoir tarder, et sans prendre des provisions avec eux.
      40 Le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.
      41 Et au bout de quatre cent trente ans, le jour même, toutes les armées de l'Éternel sortirent du pays d'Égypte.
      42 Cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Éternel, parce qu'il les fit sortir du pays d'Égypte ; cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Éternel par tous les enfants d'Israël et par leurs descendants.
      43 L'Éternel dit à Moïse et à Aaron : Voici une ordonnance au sujet de la Pâque : Aucun étranger n'en mangera.
      44 Tu circonciras tout esclave acquis à prix d'argent ; alors il en mangera.
      45 L'habitant et le mercenaire n'en mangeront point.
      46 On ne la mangera que dans la maison ; vous n'emporterez point de chair hors de la maison, et vous ne briserez aucun os.
      47 Toute l'assemblée d'Israël fera la Pâque.
      48 Si un étranger en séjour chez toi veut faire la Pâque de l'Éternel, tout mâle de sa maison devra être circoncis ; alors il s'approchera pour la faire, et il sera comme l'indigène ; mais aucun incirconcis n'en mangera.
      49 La même loi existera pour l'indigène comme pour l'étranger en séjour au milieu de vous.
      50 Tous les enfants d'Israël firent ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi.
      51 Et ce même jour l'Éternel fit sortir du pays d'Égypte les enfants d'Israël, selon leurs armées.

      Exode 19

      1 Le troisième mois après leur sortie du pays d'Égypte, les enfants d'Israël arrivèrent ce jour-là au désert de Sinaï.

      Exode 21

      1 Voici les lois que tu leur présenteras.
      2 Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.
      3 S'il est entré seul, il sortira seul ; s'il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
      4 Si c'est son maître qui lui a donné une femme, et qu'il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.
      5 Si l'esclave dit : J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, -
      6 alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l'oreille avec un poinçon, et l'esclave sera pour toujours à son service.
      7 Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.
      8 Si elle déplaît à son maître, qui s'était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.
      9 S'il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.
      10 S'il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.
      11 Et s'il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l'argent.
      12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.
      13 S'il ne lui a point dressé d'embûches, et que Dieu l'ait fait tomber sous sa main, je t'établirai un lieu où il pourra se réfugier.
      14 Mais si quelqu'un agit méchamment contre son prochain, en employant la ruse pour le tuer, tu l'arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.
      15 Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.
      16 Celui qui dérobera un homme, et qui l'aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.
      17 Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
      18 Si des hommes se querellent, et que l'un d'eux frappe l'autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l'obligeant à garder le lit,
      19 celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l'autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu'à sa guérison.
      20 Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l'esclave meure sous sa main, le maître sera puni.
      21 Mais s'il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni ; car c'est son argent.
      22 Si des hommes se querellent, et qu'ils heurtent une femme enceinte, et la fasse accoucher, sans autre accident, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, et qu'ils paieront devant les juges.
      23 Mais s'il y a un accident, tu donneras vie pour vie,
      24 oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
      26 Si un homme frappe l'oeil de son esclave, homme ou femme, et qu'il lui fasse perdre l'oeil, il le mettra en liberté, pour prix de son oeil.
      27 Et s'il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent.
      28 Si un boeuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le boeuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du boeuf ne sera point puni.
      29 Mais si le boeuf était auparavant sujet à frapper, et qu'on en ait averti le maître, qui ne l'a point surveillé, le boeuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort.
      30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.
      31 Lorsque le boeuf frappera un fils ou une fille, cette loi recevra son application ;
      32 mais si le boeuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d'argent au maître de l'esclave, et le boeuf sera lapidé.
      33 Si un homme met à découvert une citerne, ou si un homme en creuse une et ne la couvre pas, et qu'il y tombe un boeuf ou un âne,
      34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l'animal en argent, et aura pour lui l'animal mort.
      35 Si le boeuf d'un homme frappe de ses cornes le boeuf d'un autre homme, et que la mort en soit la suite, ils vendront le boeuf vivant et en partageront le prix ; ils partageront aussi le boeuf mort.
      36 Mais s'il est connu que le boeuf était auparavant sujet à frapper, et que son maître ne l'ait point surveillé, ce maître rendra boeuf pour boeuf, et aura pour lui le boeuf mort.

      Exode 22

      1 Si un homme dérobe un boeuf ou un agneau, et qu'il l'égorge ou le vende, il restituera cinq boeufs pour le boeuf et quatre agneaux pour l'agneau.
      2 Si le voleur est surpris dérobant avec effraction, et qu'il soit frappé et meure, on ne sera point coupable de meurtre envers lui ;
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