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FORTIFICATIONS ET GUERRE DE SIÈGE

I Fortifications.

Leur existence en Palestine, liée à l'existence des guerres elles-mêmes, remonte aux temps les plus reculés : un rempart de terre de Guézer peut dater de l'an 4000 av. J. -C, et les forteresses cananéennes de Méguiddo et de Thaanac, d'entre 2500 et 2000. La défense des villes, assurée déjà par le choix de fortes positions naturelles (montagnes, éminences ou tells, rochers, bois, cf. 1Sa 23:14,19, Esa 33:16), était complétée par l'érection de murs. Si bien que, quand les nomades hébreux envahirent Canaan, à côté des cités ouvertes visées dans De 3:5, un grand nombre de villes fortifiées leur inspirèrent la crainte (No 13:28, De 1:28). Devenus les maîtres du pays, ils continuèrent par leurs travaux à fortifier leurs villes, à assurer la défense des frontières et la surveillance des points dangereux (oeuvre d'Asa, 2Ch 14:6 ; d'Ozias, 2Ch 26:9 et suivant ; de Jotham, 2Ch 27:4). Les vicissitudes du peuple se retrouvent dans celles des murs de Jérusalem. Au temps des Macchabées et des Romains, de nouvelles forteresses dominèrent le pays (Bethsoura, Machéronte, Masada). Dans ces diverses fortifications apparaissent les `éléments suivants :

1.

Remparts et murs.

Innombrables sont dans la Bible les allusions à cet élément essentiel de toute fortification. Se rappeler Jérico et Aphek, dont les murailles tombèrent (Jos 6:5-20,1Ro 20:30) ; Beth-Séan, qui vit sur son rempart la dépouille de Saül, et la ville moabite où fut offert un sanglant holocauste (1Sa 31:10,2Ro 3:27) ; Babylone et Tyr, aux murailles légendaires (Jer 51:44, Am 1:10) ; Damas, dont Paul franchit le mur au péril de sa vie (Ac 9:25) ; et surtout Jérusalem (1Ro 9:16), dont la muraille était double en certains endroits (Esa 22:11,2Ro 25:4) ; la description la plus détaillée s'en trouve dans Ne 3 et Ne 12:31-39 (voir les plans, carte n° VII). Les murs étaient faits de briques (séchées au soleil ou cuites au four, Ge 11:3, Na 3:14), ou de pierres (Esa 9:9 22:10) ; quelquefois de pierres énormes, comme celles qui dans l'enceinte du Temple pèsent plus de quatre-vingts tonnes ! On renforçait les murs de brique, de fondations ou de revêtements en pierre. La hauteur des murs était au minimum de 10 m. et la largeur variait du tiers aux deux tiers de la hauteur : le mur extérieur de Guézer a près de 5 m. d'épaisseur et l'un des murs de Méguiddo, sans doute le plus ancien, atteint 9 m. à la base. On conçoit quelle sensation de sécurité de pareilles masses inspiraient aux habitants. La muraille était souvent doublée par un mur extérieur établi un peu en avant, et moins élevé. Son nom hébreu est traduit ordinairement par « rempart » (Sg., Vers. Syn.). C'est de lui qu'il s'agit dans 2Sa 20:15 (Abel-Beth-Maaca), 1Ro 21:23 (Jizréel), Ps 48:14, Esa 26:1, Na 3:8, La 2:8 (Sion).

2.

Tours.

Un grand nombre de murs étaient flanqués de tours, en particulier à tous leurs saillants (Sop 1:16,2Ch 14:6). On était fier, en parcourant l'enceinte de Sion, de compter ses nombreuses tours (Ps 48:13,2Ch 26:9). Les noms de certaines d'entre elles sont donnés dans Ne 3:1,11,25,26,27 Jer 31:38 (tours de Méa, d'Hananéel, tour des Fours, tour supérieure, etc.), plus tard dans Lu 13:4 (tour de Siloé). L'avantage de ces tours était que du sommet, crénelé (Esa 54:12), les assiégés prenaient à revers la section de murailles où l'on donnait l'assaut : à Guézer, l'intervalle entre les tours est de 30 m., correspondant à la portée habituelle de la flèche ou de la fronde. Les tours étaient aussi fréquemment établies de chaque côté d'une porte, ou au-dessus d'elle (2Ch 26:9). Elles servaient bien entendu de postes d'observation (2Sa 18:24, voir 2Sa 18:33, Hab 2:1) ; il arrivait qu'on y établît des dépôts de provisions, surveillés par des inspecteurs (1Ch 27:25, Esa 33:18).

3.

Portes.

Les portes constituaient les points vitaux de l'enceinte : qui tenait les portes tenait la ville (Ge 22:17). Les petites cités n'en avaient sans doute qu'une (Ge 19:1 34:20, Ru 4:1,1Ch 11:17), tandis qu'elles étaient relativement nombreuses à Jérusalem : une dizaine, semble-t-il, au temps de Jésus. Jérémie mentionne les noms de quelques-unes (Jer 19:2 26:10 31:38 38:7, cf. 2Ch 25:23). Néhémie, décrivant la nouvelle enceinte, en nomme dix (Ne 2 et Ne 3). Quand le passage était surmonté d'une tour, il se formait une sorte de couloir, quelques fois en ligne brisée, afin qu'on ne pût voir de dehors à l'intérieur de la ville (voy. fig. 127 et 128, la porte actuelle de Damas à Jérusalem) ; et il y avait une porte à chaque extrémité : David à Mahanaïm est assis « entre les deux portes » (2Sa 18:24). Un escalier conduisait à l'étage supérieur de la tour, où observait la sentinelle (2Ro 9:17). La porte proprement dite se composait de deux battants de bois (Ne 7:3), qu'on recouvrait souvent d'airain (Ps 107:16, Esa 42:2), en prévision des assauts et des tentatives d'incendie. Des verrous et des barres complétaient la fermeture (De 3:5, Jug 16:3, Ne 3:3, Ps 147:13). Les abords de la porte étaient un des endroits les plus animés de la cité : là s'asseyaient les vieillards (Job 29:7 et suivant), là se concluaient certaines affaires (Ru 4:1-12), là se réglaient les litiges, là s'établissait la bonne ou la mauvaise réputation (Pr 31:23,31 Ps 69:13 Am 5:10).

4.

Citadelle.

Dans un siège malheureux, le dernier espoir de la cité, l'ultime refuge de ses habitants, c'était la citadelle, la tour centrale, la position particulièrement forte qu'on s'était préparée. Gédéon prend la tour de Pénuel (Jug 8:17). Abimélec incendie la citadelle de Sichem (Jug 9:46-49), et trouve la mort au pied de la tour de Thébets (Jug 9:50-53). Zimri se réfugie dans la citadelle de Thirtsa (1Ro 16:18). David s'empara de l'imprenable forteresse de Sion, qui, sur sa colline (Ophel), fut sans cesse renforcée (2Sa 5:7 2Ch 27:3 33:14, Ne 3:27). Les Syriens d'Antiochus Épiphane dressèrent au même endroit une puissante citadelle, abhorrée des patriotes juifs dont elle dominait le Temple (1Ma 1:33-40) Quant à la citadelle mentionnée dans Ne 7:2, c'est elle qui fut remplacée par la forteresse Antonia, où Paul fut emprisonné pendant quelques jours après son arrestation à Jérusalem (Ac 21:34,37 22:24 23:10-16).

Voir JÉRUSALEM.

II Guerre de siège.

1.

Chez l'assaillant.

Son premier travail, s'il ne croyait pas pouvoir emporter la ville de suite, était d'installer son camp, ville de tentes parfois remplies de butin (1Ro 16:15,2Ro 7:8, Jer 1:15). Puis on établissait des retranchements (De 20:20,2Ro 19:32 25:1, cf. Lu 19:43, « tranchées »), ou encore des terrasses, masses de terre qu'on avançait peu à peu vers la muraille pour être à la hauteur de l'assiégé et pour le combattre plus à l'abri (2Sa 20:15, Jer 6:6 32:24). On cherchait à saper la muraille (2Sa 20:15) et on se protégeait quelques fois, semble-t-il, derrière des machines de guerre, (cf. Eze 26:9) pour la construction desquelles une loi juive proscrivait l'emploi des arbres fruitiers (De 20:19 et suivant). Il arrivait d'ailleurs que grâce à la trahison (Jug 1:24) ou grâce à la ruse, tactique de l'embuscade, employée par Josué et Abimélec (Jos 8:10-23, Jug 9:42-45), voire même grâce à l'incendie de l'enceinte ou des portes (Jug 9:49,52), l'assaillant s'épargnât les retards d'un long siège. On pouvait au contraire patienter et prendre la ville par la famine ou la soif : ainsi tomba Rabba d'Ammon, dès que fut prise sa « ville des eaux » (2Sa 12:26-29). Mais, quelque tactique qu'on suivît, le moment décisif de l'assaut arrivait (fig. 93 et 94) : avec acharnement on se battait à l'arc et à la fronde, et (à partir d'une certaine époque) des béliers, masses de bois abritées sous des tours roulantes, entraient en action pour ébranler et désagréger les murs (2Ro 3:25, Eze 4:2 21:27, 2Ma 12:16). On visait ainsi à l'écroulement de l'enceinte (Esa 30:13-25 25:12) et à l'ouverture de plusieurs brèches (2Ro 25:4,2Ch 25:23, Pr 25:28), par lesquelles on « montait » dans la ville (Jos 6:20). Il fallait quelques fois pour l'escalade avoir recours à des échelles (Joe 2:7) qu'on appliquait contre les murs (1Ma 5:30, cf. 1Ch 11:6). La ville, une fois prise, était souvent détruite (Lu 19:44). Abimélec rasa Sichem et y sema du sel (Jug 9:45). La ruine de Sion fut l'opprobre des Juifs (Ne 2:3, Ps 137:7).

2.

Chez l'assiégé.

A en juger par les mesures que prit Ézéchias à l'approche de l'armée assyrienne (2Ch 32:1-8), les défenseurs préparaient le siège en remettant en état murailles et citadelles, en rassemblant les réserves d'armes, en se donnant un commandement organisé ; on bouchait également aux environs les sources utilisables par l'ennemi, et pour soi-même on faisait des provisions d'eau (Na 3:14). On établissait de fortes gardes aux portes, et des sentinelles sur les murs (2Ro 7:10, Esa 62:6). Pendant le siège proprement dit, il s'agissait d'entraver par tous les moyens les travaux d'approche et, à plus forte raison, les assauts de l'ennemi. On projetait sur lui flèches et traits en grand nombre (2Sa 11:20) ; on lançait même des pierres, témoin ce morceau de meule de moulin avec lequel une femme blessa mortellement Abimélec (Jug 9:53) ; on cherchait à détruire les machines et les béliers en y mettant le feu ou en les entravant par des chaînes. On en vint même à disposer de machines (2Ch 26:15) qui lançaient du haut des tours des flèches et des pierres (fig. 95). A l'époque des Macchabées, les deux camps dans les sièges usaient d'une véritable artillerie : catapultes et balistes (1Ma 6:51 et suivant 13:43, hélépole, machine « prend-ville »). Il arrivait que les assiégés, s'enhardissant, tentassent une sortie, qui parfois dégageait la place (2Sa 11:17,1Ro 20:16).

3.

Récits.

La Bible, qui fait mention d'innombrables sièges, contient des récits détaillés et très vivants de certains d'entre eux. Si l'on veut avoir une idée des négociations prudentes et rusées qui précédaient parfois le siège, paroles des assiégés feignant la soumission, puis conciliabules inquiets quand sont connues les exigences de l'ennemi, essais de froide intimidation, tentés par les envoyés des puissants rois qui « s'enivrent sous les tentes », il faut lire les récits des sièges de Jérusalem dans 1Ro 20 et 1Ro 22 et 2Ro 18 et 2Ro 19. Si l'on veut des détails sur le terrible état et les épouvantables extrémités où l'on pouvait être réduit par la famine, et sur ce régime d'horreur où les hommes devenaient des bêtes, qu'on lise les menaces de De 28:62-57 ou les récits de 2Ro 6:24-7:20 18:27. Dans Jer 51:30-33 se trouve une description saisissante des derniers moments de la résistance : guerriers épuisés, qui « sont comme des femmes », portes brisées, assaillants qui arrivent de partout, incendie qui gagne, courriers et messagers qui se croisent pour aller l'annoncer au roi, pauvre cité pour laquelle « le moment de la moisson est venu ». Quant aux destructions et aux massacres qui s'ensuivaient alors presque inévitablement, le livre de Josué les présente comme ayant été bien des fois implacables (voir Interdit) ; le livre des Lamentations en décrit les effets dans Jérusalem ruinée ; les Macchabées étaient aussi impitoyables dans leurs conquêtes (1Ma 5:28,35,51).

III Littérature.

Les écrivains bibliques trouvèrent dans les réalités de la guerre de siège un nombre infini d'images et de comparaisons. Comment les murailles et les tours ne seraient-elles pas le symbole de tout ce qui protège ? (1Sa 25:16, Ps 61:4) D'autre part, quoi de plus naturel que la transposition en termes de vie spirituelle de tous les événements de la vie guerrière ? « Celui qui est maître de son coeur est plus fort que celui qui prend des villes » (Pr 16:32), et l'homme que Dieu fortifie est une véritable citadelle (Jer 1:18). Le salut est un rempart (Esa 26:1) et quant à l'Éternel Lui-même, devant lequel un jour toutes les murailles s'abaisseront (Esa 2:16), Il est une forteresse pour l'âme croyante, Il est le vrai gardien de la ville assiégée, Il est le refuge où l'on est en sûreté (Ps 18:3 31:4 91:2, etc., Ps 127:1, Pr 18:10, Na 1:7). « C'est un rempart que notre Dieu », dira le cantique de Luther. J. Riv.

Voir Armes, Armée, Guerre.

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      Genèse 11

      3 Ils se dirent les uns aux autres : —Allons, moulons des briques et cuisons-les au four. Ainsi ils employèrent les briques comme pierres et le bitume leur servit de mortier.

      Genèse 19

      1 Le soir, les deux *anges arrivèrent à Sodome. Loth était assis à la porte de la ville. En les voyant, il se leva pour aller à leur rencontre et se prosterna face contre terre.

      Genèse 22

      17 je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.

      Genèse 34

      20 Il se rendit donc avec lui à la porte de leur ville et ils parlèrent ainsi à leurs concitoyens :

      Nombres 13

      28 Seulement, le peuple qui l’habite est terriblement fort, les villes sont d’immenses forteresses, et nous avons même vu des descendants d’Anaq.

      Josué 6

      1 La ville de Jéricho avait soigneusement fermé toutes ses portes et s’était barricadée derrière, par peur des Israélites. Plus personne n’entrait ni ne sortait par ses portes.
      5 Quand le peuple les entendra produire, avec leur cor, un son prolongé, tout le monde poussera un grand cri, et les remparts de la ville s’écrouleront sur place. Alors le peuple donnera l’assaut, chacun droit devant soi.
      6 Josué, fils de Noun, convoqua les prêtres et leur dit : —Chargez le coffre de l’alliance sur vos épaules et que sept d’entre vous prennent sept cors faits de cornes de béliers et marchent devant le coffre de l’Eternel.
      7 Puis il dit au peuple : —En avant : faites le tour de la ville, et que les hommes armés précèdent le coffre de l’Eternel.
      8 Le peuple fit comme Josué l’avait ordonné : sept prêtres portant sept cors faits de cornes de béliers passèrent devant l’Eternel et se mirent à sonner de leur instrument tandis que le *coffre de l’alliance suivait.
      9 Les hommes armés les précédaient ; une arrière-garde suivait aussi le coffre ; ils marchaient au son du cor.
      10 Josué avait donné cette consigne au peuple : « Pas de cri ! Restez muets ! Ne dites pas une parole jusqu’au jour où je vous ordonnerai de pousser des cris ! »
      11 Le *coffre de l’Eternel fit une fois le tour de la ville, puis tous rentrèrent au camp pour la nuit.
      12 Le lendemain, Josué se leva de bon matin et les prêtres chargèrent le coffre de l’Eternel sur leurs épaules.
      13 Sept prêtres, portant sept cors faits de cornes de béliers, se remirent en route devant le coffre de l’Eternel, en sonnant de leur instrument. L’avant-garde les précédait et l’arrière-garde suivait le coffre de l’Eternel ; ils marchaient au son des cors.
      14 Ils refirent une fois le tour de la ville ce jour-là, avant de regagner le camp. Ils firent ainsi pendant six jours.
      15 Le septième jour, ils se levèrent dès l’aurore et firent sept fois le tour de la ville de la même manière. C’est le seul jour où ils en firent sept fois le tour.
      16 La septième fois, lorsque les prêtres sonnèrent du cor, Josué ordonna au peuple : —Poussez des cris, car l’Eternel vous livre la ville !
      17 La ville avec tout ce qu’elle contient sera *vouée à l’Eternel ; seule Rahab, la *prostituée, sera laissée en vie avec tous ceux qui se trouveront dans sa maison, car elle a caché les hommes que nous avions envoyés.
      18 Mais attention ! Prenez bien garde à ce qui doit être voué à l’Eternel. Ne prenez rien de cela, sinon vous placeriez le camp d’Israël sous une sentence de destruction et vous lui attireriez le malheur.
      19 Tout l’argent et l’or, tous les objets de bronze et de fer seront consacrés à l’Eternel et on les mettra dans son trésor.
      20 On sonna donc du cor. Dès que le peuple l’entendit, il poussa un formidable cri, et le rempart s’écroula sur place. Aussitôt, les Israélites s’élancèrent à l’assaut de la ville, chacun droit devant soi, et ils s’en emparèrent.

      Josué 8

      10 Le lendemain, Josué se leva de bon matin et passa ses troupes en revue, puis il prit la tête de l’armée, accompagné des responsables d’Israël, pour marcher contre Aï.
      11 Toute l’armée qu’il conduisait s’avança ainsi jusqu’à ce qu’elle arrive en face de la ville. Ils prirent position au nord d’Aï dont une vallée les séparait.
      12 Josué avait pris environ cinq mille hommes et les avait postés en embuscade entre Béthel et Aï, à l’ouest de la ville.
      13 Le gros de l’armée installa son camp au nord de la ville tandis que l’arrière-garde des troupes se tenait à l’ouest. Durant cette nuit, Josué partit en reconnaissance au milieu de la vallée.
      14 Quand le roi d’Aï vit la situation, il fit lever en hâte tous les hommes et se dépêcha de sortir de la ville pour se rendre sur le champ de bataille et affronter Israël en face de la plaine. Il ne se doutait pas qu’une embuscade avait été dressée contre lui derrière la ville.
      15 Josué et les Israélites firent semblant d’être battus par eux et s’enfuirent en direction du désert.
      16 Tous les gens qui étaient dans la ville furent appelés à grands cris pour les poursuivre. Ils se précipitèrent donc sur les pas de Josué et se laissèrent attirer loin de la ville.
      17 Il ne resta dans Aï pas un homme qui ne sortît à la poursuite d’Israël. Ainsi ils abandonnèrent la ville ouverte pour poursuivre les Israélites.
      18 Alors l’Eternel dit à Josué : —Pointe le javelot que tu tiens en main en direction d’Aï, car je vais la livrer en ton pouvoir. Josué pointa le javelot en direction de la ville.
      19 Aussitôt, les hommes qui se tenaient en embuscade surgirent de leur cachette à toute vitesse et s’élancèrent vers la ville ; ils y entrèrent, s’en emparèrent, et y mirent le feu.
      20 Lorsque les hommes d’Aï se retournèrent, ils virent la fumée qui s’élevait de leur ville dans le ciel. Ils n’eurent même plus la possibilité de fuir, toute retraite d’un côté comme de l’autre leur étant coupée, car les Israélites qui fuyaient vers le désert faisaient à présent volte-face contre leurs poursuivants.
      21 En effet, Josué et ses troupes, voyant que la ville avait été prise et incendiée par les hommes placés en embuscade, se retournaient pour attaquer les gens d’Aï.
      22 Et les autres soldats sortaient à leur tour de la ville pour les rejoindre, si bien que les gens d’Aï se trouvaient cernés de part et d’autre par les Israélites qui les battirent sans en laisser échapper un seul et sans leur laisser de survivants.
      23 Le roi d’Aï fut capturé vivant et amené à Josué.

      Juges 1

      24 Les envoyés virent un homme sortir de la ville et ils lui dirent : —Montre-nous par où on peut pénétrer dans la ville, et nous te traiterons avec bonté.

      Juges 8

      17 Il démolit aussi la tour de Penouél et massacra les hommes de la localité.

      Juges 9

      42 Le lendemain, les gens de Sichem se rendirent dans les champs. Abimélek en fut informé.
      43 Alors il réunit ses hommes, les répartit en trois corps et les posta en embuscade dans la campagne. Dès qu’il vit les gens sortir de la ville, il se précipita sur eux et les tua.
      44 Laissant deux groupes continuer le massacre dans la campagne, Abimélek et les siens vinrent prendre position à l’entrée de la ville.
      45 Il donna l’assaut et poursuivit son offensive durant toute la journée. Finalement, il s’empara de la ville et en massacra les habitants, puis il rasa la ville et répandit du sel sur son emplacement.
      46 Lorsque les habitants de Migdal-Sichem apprirent ce qui s’était passé, ils allèrent tous se réfugier dans la crypte du temple du dieu Berith.
      47 On informa Abimélek que les habitants de Migdal-Sichem s’étaient rassemblés.
      48 Il gravit le mont Tsalmôn avec sa troupe, prit une hache et coupa une branche d’arbre qu’il plaça sur son épaule. Puis il ordonna à ses hommes : « Vous voyez ce que je viens de faire. Dépêchez-vous de faire la même chose ! »
      49 Chacun coupa sa branche et suivit Abimélek. Ils allèrent entasser ces branches autour de la crypte du temple et l’incendièrent avec tous ceux qui s’y trouvaient. Ainsi périrent aussi tous les habitants de Migdal-Sichem : un millier d’hommes et de femmes.
      50 Après cela, Abimélek se dirigea sur Tébets. Il l’assiégea et la prit d’assaut.
      51 Au milieu de la ville se trouvait une tour fortifiée. Toute la population, hommes et femmes, courut s’y réfugier. Ils verrouillèrent les portes derrière eux et montèrent sur le toit de la tour.
      52 Abimélek parvint jusqu’à la tour et l’attaqua. Déjà, il s’approchait de l’entrée pour y mettre le feu,
      53 lorsqu’une femme lui lança une meule de moulin sur la tête, qui lui fractura le crâne.

      Juges 16

      3 Mais Samson resta couché jusqu’au milieu de la nuit seulement ; à minuit, il se leva. Arrivé à la porte de la ville, il empoigna les deux battants avec les deux montants et les arracha avec la traverse, puis il chargea le tout sur ses épaules et le transporta jusqu’au sommet de la colline en face d’Hébron.

      Ruth 4

      1 Booz se rendit à la porte de la ville, et il y prit place. Quand le plus proche parent, dont il avait parlé et qui avait le devoir de s’occuper de Ruth vint à passer, Booz lui dit : —Un tel ! Viens donc t’asseoir ici ! L’homme s’approcha et s’assit.
      2 Booz fit approcher dix hommes parmi les responsables de la ville et leur demanda de s’asseoir avec eux. Lorsqu’ils se furent installés,
      3 il s’adressa ainsi au plus proche parent : —Noémi, qui est revenue du pays de Moab, met en vente le champ d’Elimélek, notre parent.
      4 J’ai pensé t’en informer et te proposer de le racheter par-devant les habitants de la ville et les responsables de mon peuple ici présents. Si tu veux exercer ton droit de rachat, fais-le. Sinon, déclare-le moi, que je le sache, car tu viens en premier lieu pour disposer du droit de rachat, et je viens directement après toi. L’homme lui répondit : —Oui, je veux le racheter.
      5 Booz poursuivit : —Si tu acquiers le champ de la main de Noémi, tu prendras pour femme Ruth la Moabite, la veuve du défunt, pour donner au défunt une descendance qui héritera de son *patrimoine.
      6 —Dans ces conditions, dit le plus proche parent, je ne peux pas racheter pour mon compte, car je ferais tort à mon propre patrimoine. Reprends donc à ton compte mon droit de rachat, car je ne puis en profiter moi-même.
      7 Autrefois, en Israël, lorsqu’on procédait à un rachat ou à un échange de biens, la coutume voulait que l’un des contractants ôte sa sandale et la donne à l’autre pour valider la transaction.
      8 Ainsi, l’homme qui avait le droit de rachat dit à Booz : « Acquiers le champ », et il retira sa sandale.
      9 Alors Booz déclara aux responsables et à tous ceux qui étaient là : —Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Noémi tout ce qui appartenait à Elimélek et tout ce qui était à Kilyôn et à Mahlôn.
      10 De ce fait, je prends aussi pour femme Ruth la Moabite, la veuve de Mahlôn, pour susciter au défunt une descendance qui recevra son héritage et pour que son nom ne disparaisse pas dans son lignage et dans sa ville natale. Vous en êtes témoins aujourd’hui.
      11 Alors tous ceux qui se trouvaient à la porte et tous les responsables dirent : —Oui : nous en sommes témoins ! Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa qui, à elles deux, ont donné naissance à tout le peuple d’Israël ! Puisses-tu toi-même prospérer à Ephrata et devenir célèbre à Bethléhem !
      12 Que l’Eternel t’accorde, par cette jeune femme, une descendance aussi nombreuse que celle de Pérets, le fils que Tamar a donné à Juda.

      1 Samuel 23

      14 David gagna la région désertique de Ziph et s’installa dans des refuges escarpés de la montagne. Saül le cherchait jour après jour ; mais Dieu ne le fit pas tomber entre ses mains.

      1 Samuel 25

      16 Ils nous ont protégés comme un rempart, nuit et jour, pendant tout le temps que nous avons passé avec eux auprès des moutons.

      1 Samuel 31

      10 Ils disposèrent les armes de Saül dans le temple de leurs déesses, les *Astartés, et suspendirent son cadavre sur le rempart de Beth-Chân.

      2 Samuel 5

      7 Mais David s’empara de la forteresse de *Sion, qu’on appelle la cité de David.

      2 Samuel 11

      17 Les assiégés de la ville firent une sortie pour attaquer Joab. Ils tuèrent plusieurs soldats et officiers de l’armée de David ; Urie le Hittite était parmi les victimes.
      20 il est possible qu’il se mette en colère et te demande : « Pourquoi vous êtes-vous tellement approchés de la ville lors de ce combat ? Ne saviez-vous pas qu’on tirerait des flèches du haut des remparts ?

      2 Samuel 12

      26 Entre-temps, Joab attaqua Rabba, la cité ammonite, et il s’empara de la ville royale.
      27 Alors il envoya des messagers à David pour lui dire : —J’ai donné l’assaut à Rabba et je me suis même emparé du quartier d’en bas où se trouve la réserve d’eau.
      28 Maintenant rassemble le reste de l’armée et viens toi-même assiéger la ville et t’en emparer. Il ne convient pas que ce soit moi qui la prenne et que tout l’honneur m’en revienne.
      29 David rassembla donc tout le peuple et partit pour Rabba. Il donna l’assaut à la ville et s’en empara.

      2 Samuel 18

      24 David était assis entre la porte extérieure et la porte intérieure de la ville. La sentinelle se rendit sur le rempart, au-dessus de la porte, et scruta l’horizon. Soudain, elle aperçut au loin un homme qui courait seul.

      2 Samuel 20

      15 qui, avec ses troupes, arriva à la ville d’Abel-Beth-Maaka et l’assiégea. On dressa un remblai de terre contre la ville jusqu’au niveau du rempart extérieur. Toute l’armée de Joab se mit à creuser des sapes sous la muraille pour la faire s’écrouler.

      1 Chroniques 11

      6 David avait déclaré à ses hommes : —Le premier qui battra les Yebousiens, je le nommerai commandant en chef de l’armée. Ce fut Joab, fils de Tserouya, qui monta le premier à l’assaut et il devint chef de l’armée.
      17 David fut soudain pris d’un brûlant désir et s’écria : —Qui me fera boire de l’eau du puits qui se trouve à la porte de Bethléhem ?

      1 Chroniques 27

      25 Le responsable des trésors du roi était Azmaveth, fils d’Adiel. Le responsable des trésors entreposés à la campagne, dans les villes, les villages, et les tours, était Jonathan, fils d’Ozias.

      2 Chroniques 14

      6 Il déclara donc aux Judéens : —Bâtissons ces villes et entourons-les de murailles jalonnées de tours et de portes à verrous pendant que nous sommes maîtres du pays, puisque nous avons cherché à faire la volonté de l’Eternel, notre Dieu. Parce que nous sommes attachés à lui, il nous a accordé la paix sur toutes nos frontières. Ils se mirent donc à bâtir et réussirent cette entreprise.

      2 Chroniques 25

      23 A Beth-Chémech, Joas, roi d’Israël, fit prisonnier Amatsia, roi de Juda, fils de Joas et petit-fils de Yoahaz. Il l’emmena à Jérusalem et démolit le rempart de la ville sur une longueur de cent quatre-vingts mètres, depuis la porte d’Ephraïm jusqu’à la porte de l’Angle.

      2 Chroniques 26

      9 Ozias bâtit des tours fortifiées à Jérusalem au-dessus de la porte de l’Angle, de la porte de la Vallée et à l’angle.
      15 Il fit aussi fabriquer à Jérusalem des engins conçus par un artisan habile et destinés à être placés sur les tours et aux angles des murailles pour tirer des flèches et lancer de grosses pierres. Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant.

      2 Chroniques 27

      3 Yotam rebâtit la porte supérieure du Temple de l’Eternel et réalisa de grands travaux dans le rempart du côté du quartier de l’Ophel.
      4 Il construisit aussi des villes dans les monts de Juda, ainsi que des fortins et des tours dans les forêts.

      2 Chroniques 32

      1 Après ces événements qui démontrèrent la fidélité d’Ezéchias envers Dieu, Sennachérib, roi d’Assyrie, vint envahir le territoire de Juda. Il assiégea les villes fortifiées et ordonna d’en forcer les remparts.
      2 Ezéchias, voyant que Sennachérib était venu avec l’intention d’attaquer Jérusalem,
      3 tint conseil avec ses ministres et ses officiers pour faire obturer les sources d’eau situées en dehors de la ville. Tous l’aidèrent
      4 et beaucoup de gens se rassemblèrent. Ils bouchèrent toutes les sources, y compris celle dont l’eau s’écoulait par un canal souterrain. « Pourquoi, disaient-ils, les rois d’Assyrie trouveraient-ils à leur arrivée de l’eau en abondance ? »
      5 Ensuite, Ezéchias se mit courageusement à reconstruire toute la muraille de la ville là où elle avait des brèches et il suréleva les tours. Il la doubla d’une seconde muraille à l’extérieur, renforça les terrasses aménagées pour les cultures dans la cité de David. Il fit aussi fabriquer une grande quantité d’armes et de boucliers.
      6 Enfin, il établit des chefs militaires sur l’armée, puis il les rassembla autour de lui sur la place près de la porte de la ville pour les encourager. Il leur dit :
      7 —Soyez forts et prenez courage ! Soyez sans crainte, ne vous laissez pas effrayer par le roi d’Assyrie et les troupes nombreuses qui l’accompagnent ; car nous avons avec nous quelqu’un de plus puissant que lui.
      8 Ce roi n’a avec lui qu’une force humaine, mais nous, nous avons avec nous l’Eternel notre Dieu. Il viendra à notre secours et il combattra pour nous. Alors toute la population fit confiance aux paroles d’Ezéchias, roi de Juda.

      Néhémie 2

      1 Durant le mois de Nisan, la vingtième année du règne de l’empereur Artaxerxès, je pris du vin qui était devant l’empereur pour lui en servir. Jamais auparavant, je n’avais paru triste en sa présence.
      2 Alors l’empereur me demanda : —Pourquoi as-tu mauvaise mine ? Tu ne me sembles pourtant pas malade ; ce ne peut être qu’un chagrin de cœur ! Je fus saisi d’une grande crainte,
      3 mais je lui dis : —Que l’empereur vive toujours ! Comment n’aurais-je pas un air triste alors que la ville où sont enterrés mes ancêtres est en ruines et que ses portes ont été détruites par le feu ?
      4 Alors l’empereur me demanda : —Que veux-tu donc ? J’adressai une prière au Dieu du ciel,
      5 et je répondis à l’empereur : —Si tel est le bon plaisir de l’empereur et si tu agrées ton serviteur, veuille m’envoyer en Juda, dans la ville où mes ancêtres sont enterrés, pour que je puisse la rebâtir.
      6 L’empereur, qui avait l’impératrice assise à ses côtés, me demanda alors : —Combien de temps durera ton voyage et quand seras-tu de retour ? L’empereur accepta donc de me laisser partir, et je lui indiquai un délai.
      7 Puis j’ajoutai : —Si l’empereur le trouve bon, pourrait-on me donner des lettres pour les gouverneurs de la province à l’ouest de l’Euphrate, pour qu’ils me laissent passer jusqu’au pays de Juda,
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