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Dictionnaire Biblique de Top Bible

GALATES (épître aux)

La Galatie est une région située au centre de l'Asie Mineure. Elle est délimitée au Nord par la Bithynie et la Paphlagonie, à l'Est par le Pont et la Cappadoce, au Sud par la Lycaonie, à l'Ouest par la Phrygie. Ses villes principales étaient Ancyre (aujourd'hui Angora), Pessinonte et Tavium. Elle avait été occupée, vers la fin du III e siècle av. notre ère, par des peuplades d'origine celte venues des côtes de la mer du Nord. Après avoir été longtemps divisée en quatre, puis en trois tétrarchies, la Galatie eut, au I er siècle av. notre ère, un chef unique, Déjotarus, auquel Jules César donna le titre de roi. En 36 av. J. -C, Marc-Antoine remplaça Kastor, le petit-fils de Déjotarus, par un de ses officiers, Amyntas, en même temps qu'il ajoutait à la Galatie la Lycaonie, la Pisidie et une partie de la Phrygie. A la mort d'Amyntas (25 av. J. -C), son royaume devint une province romaine. Longtemps on conserva le souvenir que cette province était formée d'éléments disparates, et le terme de Galatie fut employé pour désigner tantôt l'ancien royaume de Déjotarus, tantôt la province romaine.

L'épître de Paul aux Galates est-elle adressée aux Églises de l'ancien royaume (Galatie du Nord), ou à celles du sud de la province romaine, à savoir aux Églises de Pamphylie, de Pisidie et de Lycaonie (Galatie du Sud) ? La question peut être encore posée sous cette autre forme : l'épître est-elle adressée aux membres des communautés (Antioche de Pisidie, Lystre, Derbe, Iconie) que Paul avait fondées au cours du premier voyage missionnaire (Ac 13-14), ou à d'autres Églises, de la région d'Ancyre par ex., qu'il aurait fondées en traversant la « région galate » (Ac 16:6 18:23), au début du deuxième et du troisième voyages missionnaires ?

La théorie de la Galatie du N. a été universellement admise jusqu'à la fin du XVIII e siècle. Celle de la Galatie du S., proposée d'abord par Schmidt (1750), n'a guère connu de vogue qu'après avoir été reprise par G. Perrot (1867). Elle a été admise par un grand nombre d'exégètes appartenant à des tendances théologiques très diverses (Renan, Ramsay, Zahn, Jon. Weiss, V Weber, Lake, etc.). La théorie de la Galatie du Nord a toujours conservé des partisans (Reuss, Schürer. Holtzmann, Jülicher, Momm-sen, Lietzmann, Moffatt, Loisy, Lagrange, etc.).

Il est, en tout cas, impossible de supposer l'épître adressée à la fois à toutes les Églises de la Galatie, car celles du N. et celles du S. n'avaient pas été fondées en même temps et présentaient des physionomies sensiblement différentes.

Paul se donne comme le seul fondateur des Églises galates. (Ga 4:19) Pour les fonder, il a pu avoir des auxiliaires, mais non des associés, et il a dû accomplir personnellement un grand effort alors qu'il était entravé par la maladie (Ga 4:13). L'accueil des Galates avait été chaleureux. L'apôtre avait été reçu comme un ange de Dieu, comme s'il avait été le Christ lui-même (Ga 4:14 et suivant). Les Galates étaient, en majorité, d'origine païenne. (Ga 4:8) Il devait cependant y avoir aussi d'anciens Juifs parmi eux (Ga 3:28). Paul avait dû séjourner deux fois, au moins, en Galatie (Ga 4:13). Après son départ, l'état des Églises avait d'abord été florissant (Ga 5:7). Au moment où il écrivait (1Co 16:1 et suivant), en 56, Paul pouvait parler des instructions qu'il avait données aux Galates au sujet de la collecte, d'une manière qui suppose qu'au sein des Églises galates personne ne songeait à contester son autorité.

Ces indications ne nous renseignent pas sur la région dans laquelle il convient de chercher les Églises galates. Paul, il est vrai, a l'habitude de se servir des noms administratifs des provinces romaines, mais cette habitude ne permet aucune conclusion certaine, car on ne voit pas quel autre terme que celui de Galatie aurait pu désigner la seule région d'Ancyre. D'autre part, il serait étrange que le nom de l'ensemble de la province eût été employé pour en désigner les parties méridionales seulement, alors qu'elles ne faisaient partie de la Galatie que depuis peu de temps. Le livre des Actes n'emploie jamais le terme de Galatie là où il est indubitablement question des Églises du Sud et, dans les deux passages où se trouve le terme de « région galate » (Ac 16:6 18:23), il s'agit d'un pays évangélisé après la seconde visite faite aux Églises du S. de la Galatie. Il y a là, au moins, une présomption favorable à la théorie de la Galatie du Nord. D'autres indications vont dans le même sens :

(a) il serait étrange qu'écrivant à des Églises parmi lesquelles se serait trouvée celle d'Antioche de Pisidie, Paul ait dit simplement Antioche pour désigner Antioche de Syrie (Ga 2:11) ;

(b) dans l'allusion qu'il fait à l'évangélisation de la Galatie (Ga 4:13), Paul ne mentionne pas Barnabas qui, dans le premier voyage missionnaire, avait été son associé et non son subordonné ;

(c) la majorité au moins des lecteurs de l'épître sont d'origine païenne alors que, d'après Ac 13-14, il semble y avoir eu une notable proportion d'anciens Juifs dans les Églises de la Galatie du S. ;

(d) Paul avait été bien accueilli par les Galates (Ga 4:14) ; le récit des Actes donne, au contraire, l'impression que, dans l'évangélisation de la Galatie du S., il s'était heurté à de grandes difficultés.

La seule objection qui pourrait être faite à la théorie de la Galatie du N., c'est le silence quasi-total des Actes sur la fondation des Églises de cette région. La difficulté serait grave si les Actes donnaient un récit complet et cohérent de toute l'activité de Paul, mais c'est loin d'être le cas. Dans ces conditions, nous n'hésitons pas à considérer l'épître comme adressée aux Églises de la région d'Ancyre que Paul avait fondées pendant la première partie de son deuxième voyage missionnaire (Ac 16:6), probablement pendant l'été de l'an 49, et qu'il avait visitées à nouveau au début de son troisième voyage (Ac 18:23), entre le printemps 52 et le printemps 53.

Peu après la seconde visite de Paul, une crise très grave fut provoquée au sein des Églises galates par l'activité de contre-missionnaires judaïsants qui étaient, qui se disaient, ou qu'on croyait, envoyés par les apôtres de Jérusalem (Ga 4:29 5:10,12 6:12 et suivant). Ils tentèrent de substituer leur autorité à celle de l'apôtre (Ga 4:17), non pas certainement par simple rivalité personnelle, mais pour remplacer par un autre Évangile l'Évangile que Paul avait prêché.

La personne des contre-missionnaires n'apparaît pas en pleine lumière, soit que Paul se soit borné à des indications un peu vagues parce que ses lecteurs savaient parfaitement de qui il voulait parler, soit qu'il n'ait pas été lui-même très renseigné sur leur compte. Par contre, la prédication de ces nouveaux venus est facile à caractériser par les réfutations que Paul lui oppose. Ils s'efforcent de convaincre les Galates que pour être sauvés, ils doivent, sans abandonner la foi au Christ, pratiquer les rites prescrits par la Loi juive. Il est probable que si Paul ne vise directement que la circoncision, c'est parce qu'elle concrétisait et symbolisait le débat. Pour faire admettre leur thèse par les Galates, les contre-missionnaires avaient cherché à ruiner ou au moins à diminuer l'autorité de Paul, en soutenant qu'il était un interprète moins autorisé de l'Évangile que les apôtres de Jérusalem au nom de qui on prêchait la circoncision. Ils soutenaient que l'apostolat de Paul ne valait que dans la mesure où il enseignait ce qu'on enseignait aussi à Jérusalem.

Au moment où Paul écrit, on est encore au commencement de la crise. Les agitateurs sont à l'oeuvre (Ga 1:7 4:17 5:10 6:12) ; déjà ils ont obtenu quelques succès et sont sur le point d'en obtenir de plus décisifs (Ga 1:6 3:3,4-9,21). Paul exprime sa douloureuse surprise de la rapide évolution qui s'est produite dans l'esprit des Galates (Ga 1:6). Aucune rupture n'est cependant encore consommée. Les Galates ne se sont pas fait encore circoncire, sans quoi Paul ne pourrait que se désintéresser d'eux comme étant déchus de la foi. Seulement on commence à observer les fêtes (Ga 4:10) ; peut-être une petite minorité avait-elle été plus loin encore et avait-elle accepté la circoncision. Ce serait ce « peu de levain » dont Paul craint qu'il ne fasse « lever toute la pâte » (Ga 5:9). L'apôtre est, sinon désespéré, du moins fort inquiet (Ga 4:20).

Nous ne savons pas comment Paul fut informé des événements de Galatie. Il est inutile de discuter les conjectures qui ont été faites à ce sujet.

La crise galate n'a été qu'un épisode de la lutte qu'à travers toute sa carrière, Paul eut à soutenir contre ceux qui voulaient que l'Évangile restât enfermé dans les cadres rigides du judaïsme. C'est pour cela que toute l'histoire des rapports de Paul avec l'Église de Jérusalem est reprise dans l'épître aux Galates, qui se trouve être ainsi la source la plus importante pour la biographie de Paul.

La lettre qu'il écrivit--ou plutôt dicta--sous le coup de l'émotion qu'il éprouva, en apprenant la défection imminente des Galates, n'est pas une dissertation longuement méditée et soigneusement ordonnée. C'est un cri d'indignation et de douleur, une explosion des sentiments de l'apôtre, mélange de reproches, de raisonnements et d'adjurations pathétiques. C'est, a-t-on dit, « un torrent qui roule ses flots tumultueux ». Il n'y a cependant aucun désordre dans cette lettre qui peut passer aussi, tant sont divers ses aspects, pour un chef-d'oeuvre de dialectique. Sa disposition est dictée par la thèse qu'il s'agit de défendre. L'introduction (Ga 1:1,9) et la conclusion (Ga 6:11,18) mises à part, on peut y distinguer trois développements : le premier historique (Ga 1:10-2:14), le deuxième dogmatique (Ga 2:15-5:12), le troisième moral (Ga 5:13-6:10). Paul établit d'abord qu'il est bien apôtre et par là qualifié pour prêcher l'Évangile, puis il prouve la vérité de son Évangile et enfin il montre que cet Évangile aboutit à l'épanouissement de la vie chrétienne.

La salutation initiale (Ga 1:1,5) affirme l'apostolat de Paul et précise qu'il ne vient pas des hommes, mais du Christ et de Dieu. La formule habituelle de salutation est développée dans l'introduction par l'addition, après le nom du Christ, d'un résumé de son oeuvre. Entrant ensuite brusquement en matière, Paul exprime sa surprise du changement qui s'est produit en Galatie. D'Évangile, dit-il, il n'y en a pas d'autre que celui auquel les Galates ont cru. En le prêchant, Paul n'a voulu être que le serviteur de Jésus-Christ (Ga 1:6,10),

Par là est introduit le thème du premier développement. Paul tient son Évangile d'une révélation de Jésus-Christ. Il rappelle son passé juif et la manière dont, après que Dieu lui eut révélé son Fils, il a entièrement cédé à la puissance surnaturelle qui l'avait saisi. Suit le récit de son voyage en Arabie et de son retour à Damas (Ga 1:13,17). Il rappelle ensuite quelles ont été ses relations avec l'Église de Jérusalem. Trois ans après sa conversion, il est venu faire la connaissance de Céphas et a aussi vu Jacques, le frère du Seigneur. Quatorze ans plus tard, il est revenu à Jérusalem avec Barnabas pour exposer aux « colonnes de l'Église » l'Évangile qu'il prêchait aux païens. Sans qu'il ait été contraint de faire ou de laisser circoncire Tite, on lui a tendu la main d'association et on a reconnu ainsi la validité de son apostolat et de son Évangile (Ga 1:18-2:10). Une preuve de plus que l'autorité de Paul n'est en rien inférieure à celle de Pierre, c'est qu'à Antioche il n'a pas hésité à lui reprocher publiquement une attitude qu'il jugeait hypocrite (Ga 2:11 s). Après avoir commencé, dans Ga 2:14, à rapporter l'apostrophe adressée par lui à Pierre, Paul, dans le feu de la composition, se laisse entraîner à traiter directement la question du rapport entre l'observance des lois cérémonielles et la foi au Christ par laquelle est obtenue la justification. La thèse essentielle à la fois de l'apostrophe d'Antioche et de l'épître aux Galates se résume dans la formule « mort à la Loi et vie en Christ » (Ga 2:19 et suivant). Ce serait rejeter la grâce du Christ que de chercher à être justifié par la Loi, car ce serait agir comme si le Christ était mort pour rien (Ga 2:21).

Par là est introduite la thèse du deuxième développement qui est que l'Évangile exclut toute participation de la Loi à a réalisation du salut. Il faut, pense Paul, que les Galates aient été ensorcelés pour s'être laissé détourner de l'Évangile que Paul leur avait prêché en leur dépeignant la crucifixion du Christ. L'expérience de l'Esprit aurait-elle donc été vaine pour eux, alors que c'est par la foi qu'à l'exemple d'Abraham ils ont été justifiés ? (Ga 3:1-6) Par une exégèse qui s'inspire des procédés rabbiniques alors en usage, Paul établit que la promesse faite à Abraham pour ses descendants (Ge 18:18) ne peut s'appliquer à ceux qui appartiennent à l'économie de la Loi, puisque l'Écriture dit que c'est par la foi que le juste vivra (Hab 2:4). C'est donc que sur tous ceux qui appartiennent à l'économie de la Loi pèse la malédiction qui, d'après De 27:26, atteint ceux qui n'ont pas accompli ce que commande la Loi (Ga 3:8-12).

Un développement incident (Ga 3:13 et suivant) explique que cette malédiction de la Loi a été levée quand le Christ est devenu malédiction pour nous. (cf. De 21:2 s)

La thèse soutenue par Paul pourrait appeler une objection, c'est que toute l'économie religieuse d'Israël paraît reposer sur la Loi. Paul répond que la Loi n'est intervenue que quatre cent trente ans après la promesse et qu'elle n'a rien pu changer à l'alliance conclue entre Dieu et Abraham. Observant que, dans Ge 12:7, la promesse est faite à Abraham et à « sa descendance », Paul en conclut, le texte employant ainsi le singulier, que la promesse a pour bénéficiaire un individu de la postérité d'Abraham, c'est le Christ (Ga 3:15,18). Quant à la Loi, elle ne vaut que jusqu'à la venue de l'héritier, c'est-à-dire jusqu'à l'avènement du Christ ; elle n'est donc qu'une économie provisoire (Ga 3:19,29). Cette idée est illustrée par l'exemple de l'héritier qui ne devient maître de ses biens que lorsqu'il a atteint sa majorité. Les Galates, de même, ont été asservis aux éléments (on sait qu'au temps de Paul l'interprétation astrologique des religions païennes était courante) jusqu'au moment où Dieu en leur envoyant son Fils leur a donné la qualité de fils de Dieu (Ga 4:1,5), qualité qu'ils possèdent bien puisque l'Esprit leur fait dire : Abba ! c'est-à-dire Père (Ga 4:6).

Ici la démonstration dogmatique est interrompue par un appel direct. Que les Galates ne se laissent pas de nouveau asservir aux forces élémentaires. Paul a peur d'avoir travaillé en vain parmi eux ; et cela l'amène à rappeler son activité en Galatie et l'accueil qu'il y a reçu (Ga 4:8-20).

Vient ensuite un nouveau développement scripturaire. L'histoire des deux femmes d'Abraham, Agar et Sara, est l'allégorie de deux alliances incompatibles entre elles (Ga 4:21-31). Celui qui se fait circoncire est déchu de la grâce ; il n'a plus rien à attendre du Christ. Le développement se termine par des invectives contre ceux qui troublent les Galates (Ga 5:1-12).

La dernière partie de l'épître est une exhortation morale. La liberté chrétienne ne doit pas servir de prétexte à la chair, mais conduire à l'épanouissement des fruits de l'Esprit. Suivent divers conseils qui se terminent par cet avertissement : « On ne se moque pas de Dieu ; ce que l'homme aura semé, il le récoltera » (Ga 5:13-6:10).

Ici s'achève l'épître telle que Paul l'a dictée. Ce qui suit est une addition autographe dont Paul souligne l'importance en l'écrivant en gros caractères. C'est une exhortation pressante dans laquelle est ramassée toute l'argumentation de l'épître et qui est suivie de cette adjuration : « Que personne ne me fasse de la peine, car je porte dans mon corps les stigmates de Jésus », ce qui est, selon, l'interprétation la plus vraisemblable, une allusion aux souffrances qu'il a subies à son service et aux cicatrices qui lui en restent (Ga 6:11,18).

Nous n'avons aucune indication directe sur l'effet que produisit l'épître aux Galates. On peut conjecturer que ce fut celui qu'en attendait l'apôtre puisque, dans l'épître aux Romains composée peu après, il apparaît tout frémissant encore de la lutte, mais non découragé comme s'il venait de subir un douloureux échec. On aurait aussi quelque peine à concevoir que Paul ait entrepris un voyage à Jérusalem au lendemain d'une campagne victorieuse des judéo-chrétiens en Galatie.

La date de composition de l'épître aux Galates ne peut être déterminée que d'une manière indirecte. Dans la crise corinthienne qui nous apparaît comme solidaire de la crise galate, Paul n'a pas eu le sentiment que c'était son Évangile qui était visé, puisqu'il n'en fait pas l'apologie, alors que, dans l'épître aux Romains, écrite pour prévenir les effets d'une action éventuelle des judaïsants à Rome, il fait porter tout son effort sur la défense des principes de son Évangile. L'épître aux Galates doit donc être considérée comme postérieure à la lettre par laquelle s'est terminée la controverse de Paul avec les Corinthiens (2Co 1:1-6,13 7:2-8,14) laquelle est de l'automne 56. Il ne faut pas descendre beaucoup plus bas, car il y a une sensible différence de ton entre l'épître aux Galates et l'épître aux Romains qui est des premiers mois de 57. L'épître aux Galates a donc été écrite à la fin de 56. Paul se trouvait alors en Macédoine.

L'authenticité de l'épître aux Galates est reconnue par la très grande majorité des critiques. Elle n'est contestée que par quelques représentants de l'école ultraradicale (Bruno Bauer, Steck, Voelter, etc.). Deux arguments surtout lui sont opposés. L'un est tiré du fait que l'épître aux Galates présente les relations de Paul avec l'Église de Jérusalem tout autrement que le livre des Actes. Cela est exact. Mais les contradictions, les incohérences, les lacunes évidentes du récit des Actes n'autorisent à user de son témoignage qu'avec une extrême prudence et après une critique sévère. Le second argument est tiré de certains contacts de l'épître avec l'épître aux Romains. Ces contacts sont réels, mais la parenté des deux lettres s'explique entièrement par la relation qu'elles ont l'une et l'autre avec les formules dans lesquelles Paul avait l'habitude d'exprimer sa pensée. Ces formules étaient connues des Galates ; aussi Paul s'exprime-t-il, en leur écrivant, avec une extrême concision, les formules condensées qu'il emploie devant naturellement évoquer les souvenirs que son enseignement avait laissés parmi les Galates.

Quant à la théorie récemment développée avec quelque fracas d'après laquelle il n'y aurait dans l'épître aux Galates comme dans les autres épîtres de l'apôtre qu'un fond paulinien insignifiant, la majeure partie de l'épître étant constituée par des développements marcionites et des retouches catholiques, elle est trop fantaisiste et trop arbitraire pour mériter d'être discutée. BIBLIOGRAPHIE. --On trouvera des indications bibliographiques détaillées dans notre Introd. IV, 2, p. 147-201. Nous nous bornerons ici à renvoyer aux chap, consacrés à l'épître dans les principales Introd, au N.T. et à citer les principaux Commentaires. Français : Loisy, 1916 ; Lagrange, 1918 ; Anglais : Findlay, 1888 ; Lightfoot, 1890 ; Ramsay, 1900 ; de Witt Burton, 1921. --J.H. Ropes, The singular problem of the Ep. to the Ga (Harv. Theol. St., XIV) Cambridge 1929. M. G.

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      47 En effet, tel est l’ordre que le Seigneur nous a donné : Je t'ai établi pour être la lumière des nations, pour apporter le salut jusqu'aux extrémités de la terre. »
      48 Les non-Juifs se réjouissaient en entendant cela, ils célébraient la parole du Seigneur, et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.
      49 La parole du Seigneur se propageait dans tout le pays.
      50 Mais les Juifs excitèrent les femmes pieuses de la haute société et les personnalités de la ville, ils provoquèrent une persécution contre Paul et Barnabas et les chassèrent de leur territoire.
      51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et allèrent à Iconium.
      52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et du Saint-Esprit.

      Actes 14

      1 A Iconium de même, Paul et Barnabas entrèrent dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu'une grande foule de Juifs et de non-Juifs crurent.
      2 Mais les Juifs restés incrédules excitèrent l'esprit des non-Juifs et provoquèrent leur hostilité contre les frères.
      3 Paul et Barnabas restèrent donc assez longtemps à Iconium ; ils parlaient avec assurance, appuyés sur le Seigneur qui rendait témoignage à la parole de sa grâce en permettant qu'il se fasse par leur intermédiaire des signes miraculeux et des prodiges.
      4 La population de la ville se divisa : les uns étaient du côté des Juifs, les autres du côté des apôtres.
      5 Alors que les non-Juifs et les Juifs, avec leurs chefs, se préparaient à les maltraiter et à les lapider,
      6 Paul et Barnabas, avertis de la situation, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre, à Derbe et dans les environs.
      7 Là aussi, ils annoncèrent la bonne nouvelle.
      8 A Lystre, un homme impotent des pieds se tenait assis ; il était infirme de naissance et n'avait jamais marché.
      9 Il écoutait Paul parler. Celui-ci fixa les regards sur lui et, voyant qu'il avait la foi pour être sauvé,
      10 il lui dit d'une voix forte : « Lève-toi droit sur tes pieds ! » Il se leva d'un bond et se mit à marcher.
      11 A la vue de ce que Paul avait fait, la foule se mit à dire tout haut en lycaonien : « Les dieux sont descendus vers nous sous une forme humaine. »
      12 Ils appelaient Barnabas Zeus, et Paul Hermès, parce que c'était lui qui prenait la parole.
      13 Le prêtre de Zeus, dont le temple était à l'entrée de la ville, amena des taureaux avec des guirlandes vers les portes. Il voulait, de même que la foule, offrir un sacrifice.
      14 Quand ils apprirent cela, les apôtres Barnabas et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule
      15 en s'écriant : « Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des êtres humains de la même nature que vous, et nous vous apportons une bonne nouvelle en vous appelant à renoncer à ces idoles sans consistance pour vous tourner vers le Dieu vivant qui a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve.
      16 Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies.
      17 Pourtant, il n'a pas cessé de rendre témoignage à ce qu'il est par le bien qu'il fait : il vous envoie du ciel les pluies et les saisons fertiles, il vous comble de nourriture et remplit votre cœur de joie. »
      18 C’est à peine s’ils purent, par ces paroles, empêcher la foule de leur offrir un sacrifice.
      19 Alors arrivèrent d'Antioche et d'Iconium des Juifs qui gagnèrent la foule. Après avoir lapidé Paul, ils le traînèrent hors de la ville, pensant qu'il était mort.
      20 Cependant, quand les disciples l'entourèrent, il se leva et entra dans la ville. Le lendemain, il partit pour Derbe avec Barnabas.
      21 Après avoir évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Iconium et à Antioche.
      22 Ils fortifiaient l'esprit des disciples, les encourageaient à persévérer dans la foi et disaient : « C'est à travers beaucoup de difficultés qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »
      23 Ils désignèrent des anciens dans chaque Eglise et, après avoir prié et jeûné, ils les confièrent au Seigneur en qui ils avaient cru.
      24 Traversant ensuite la Pisidie, ils vinrent en Pamphylie.
      25 Ils annoncèrent la parole à Perge, puis ils descendirent à Attalie.
      26 De là ils embarquèrent pour Antioche, leur point de départ, où on les avait confiés à la grâce de Dieu pour la tâche qu'ils venaient d'accomplir.
      27 Après leur arrivée, Paul et Barnabas réunirent l'Eglise et racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux et comment il avait ouvert la porte de la foi aux non-Juifs.
      28 Ils restèrent assez longtemps avec les disciples.

      Actes 16

      6 Empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la parole en Asie, ils traversèrent la Phrygie et la Galatie.

      Actes 18

      23 Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie en fortifiant tous les disciples.

      1 Corinthiens 16

      1 En ce qui concerne la collecte en faveur des saints, faites, vous aussi, comme je l'ai prescrit aux Eglises de la Galatie :

      2 Corinthiens 1

      1 De la part de Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et du frère Timothée à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans toute l'Achaïe :
      2 que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
      3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de compassion et le Dieu de tout réconfort !
      4 Il nous réconforte dans toutes nos détresses afin que nous puissions réconforter ceux qui se trouvent dans la détresse, grâce à l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu.
      5 En effet, de même que les souffrances de Christ abondent pour nous, de même aussi, c’est par Christ que notre réconfort abonde.
      6 Si nous sommes dans la détresse, c'est pour votre réconfort et pour votre salut ; si nous sommes encouragés, c'est pour votre encouragement, pour vous permettre de supporter les mêmes souffrances que celles que nous endurons.

      Galates 1

      1 De la part de Paul, apôtre établi non par des hommes ni par l’intermédiaire d’un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu le Père qui l'a ressuscité,
      5 à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
      6 Je m'étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile.
      7 Ce n’est pas qu'il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent déformer l'Evangile de Christ.
      9 Nous l'avons déjà dit, et je le répète maintenant : si quelqu'un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit !
      10 Maintenant, est-ce la faveur des hommes que je recherche ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.
      11 Je vous le déclare, frères et sœurs : l'Evangile que j'ai annoncé ne vient pas de l’homme.
      12 En effet, je ne l'ai moi-même ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.
      13 Vous avez d’ailleurs entendu parler de mon comportement autrefois dans le judaïsme : je persécutais à outrance l'Eglise de Dieu, je cherchais à la détruire
      14 et j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge parmi mon peuple, car j'étais animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes ancêtres.
      15 Mais [Dieu] m'avait mis à part dès le ventre de ma mère et m'a appelé par sa grâce.
      16 Lorsqu’il a trouvé bon de révéler son Fils en moi afin que je l'annonce parmi les non-Juifs, je n'ai consulté personne,
      17 je ne suis même pas monté à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je suis aussitôt parti pour l'Arabie ; puis je suis retourné à Damas.
      18 Trois ans plus tard, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours chez lui.
      19 Mais je n'ai vu aucun autre apôtre, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.
      20 En vous écrivant cela, je l’affirme devant Dieu, je ne mens pas.
      21 Je suis allé ensuite dans les régions de la Syrie et de la Cilicie.
      22 Or, mon visage était inconnu des Eglises de Judée qui sont en Christ.
      23 Elles avaient seulement entendu dire : « Celui qui nous persécutait auparavant annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait alors de détruire »
      24 et elles rendaient gloire à Dieu à cause de moi.

      Galates 2

      1 Quatorze ans plus tard, je suis monté de nouveau à Jérusalem avec Barnabas ; j'avais aussi pris Tite avec moi.
      2 J’y suis monté à la suite d'une révélation et je leur ai présenté l'Evangile que je prêche parmi les non-Juifs ; je l'ai exposé en privé à ceux qui sont les plus considérés afin de ne pas courir ou avoir couru pour rien.
      3 Or Tite, qui était avec moi et qui est grec, n’a même pas été contraint de se faire circoncire,
      4 malgré les prétendus frères qui s'étaient furtivement glissés parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir.
      5 Nous ne leur avons pas cédé un seul instant, afin que la vérité de l'Evangile soit maintenue pour vous.
      6 Quant à ceux qui sont les plus considérés – ce qu'ils étaient autrefois m’importe peu, Dieu ne fait pas de favoritisme – ils ne m'ont rien imposé de plus.
      7 Au contraire, ils ont vu que l'Evangile m'avait été confié pour les incirconcis comme à Pierre pour les circoncis
      8 – car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des non-Juifs –
      9 et ils ont reconnu la grâce qui m'avait été accordée. Jacques, Céphas et Jean, qui sont considérés comme des piliers, nous ont alors donné la main d'association, à Barnabas et à moi, afin que nous allions, nous vers les non-Juifs, eux vers les circoncis.
      10 Ils nous ont seulement recommandé de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire.
      11 Mais lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis ouvertement opposé à lui, parce qu'il était condamnable.
      12 En effet, avant la venue de quelques personnes de l'entourage de Jacques, il mangeait avec les non-Juifs, mais après leur arrivée, il s’est esquivé et s’est tenu à l'écart par crainte des circoncis.
      13 Les autres Juifs ont pratiqué avec lui ce double jeu, de telle sorte que même Barnabas a été entraîné dans leur hypocrisie.
      14 Quand j'ai vu qu'ils ne marchaient pas droit, puisqu’ils ne respectaient pas la vérité de l'Evangile, j'ai dit à Pierre devant tous : « Si toi, qui es juif, tu vis à la manière des non-Juifs et non à la manière des Juifs, pourquoi veux-tu forcer les non-Juifs à se comporter comme des Juifs ?
      15 » Nous, nous sommes des Juifs de naissance, et non des pécheurs issus des autres nations.
      16 Cependant, nous savons que ce n'est pas sur la base des œuvres de la loi que l'homme est déclaré juste, mais au moyen de la foi en Jésus-Christ. Ainsi, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ afin d'être déclarés justes sur la base de la foi en Christ et non des œuvres de la loi, puisque personne ne sera considéré comme juste sur la base des œuvres de la loi.
      17 » Mais si, en cherchant à être déclarés justes en Christ, nous avons été trouvés pécheurs nous aussi, cela signifie-t-il que Christ serait un serviteur du péché ? Certainement pas !
      18 En effet, si je reconstruis ce que j'ai détruit, je me présente moi-même comme coupable,
      19 puisque c'est la loi qui m’a amené à mourir à la loi afin de vivre pour Dieu.
      20 J'ai été crucifié avec Christ ; ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans mon corps, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est donné lui-même pour moi.
      21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; en effet, si la justice s'obtient par la loi, alors Christ est mort pour rien. »

      Galates 3

      1 Galates sans intelligence ! Qui vous a fascinés [pour que vous n'obéissiez plus à la vérité], vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été décrit comme crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce en pratiquant les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit ou en écoutant l'Evangile avec foi ?
      3 Manquez-vous à ce point de bon sens ? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par vos propres forces ?
      4 Avez-vous tant souffert pour rien ? Si du moins c'est pour rien.
      5 Celui qui vous accorde l'Esprit et qui accomplit des miracles parmi vous le fait-il donc parce que vous pratiquez les œuvres de la loi ou parce que vous écoutez avec foi ?
      6 Tout comme Abraham eut confiance en Dieu et que cela lui fut compté comme justice,
      7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont les fils d'Abraham.
      8 Or l'Ecriture prévoyait que Dieu considérerait les non-Juifs comme justes sur la base de la foi, et elle a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !
      9 Ainsi ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 En effet tous ceux qui dépendent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit tout homme qui ne reste pas fidèle à tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le mettre en pratique.
      11 De plus, il est évident que personne n'est déclaré juste devant Dieu dans le cadre de la loi, puisqu'il est dit : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne s’appuie pas sur la foi ; elle dit au contraire : L’homme qui mettra ces règles en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : Tout homme pendu au bois est maudit.
      14 C'est ainsi qu’en Jésus-Christ la bénédiction d'Abraham touche aussi les non-Juifs et que nous recevons par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Frères et sœurs – je parle ici selon les règles humaines – quand un testament est établi par un homme, personne ne peut l'annuler ni lui ajouter quelque chose.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : « et aux descendances », comme s'il s'agissait de plusieurs, mais c’est d’une seule qu’il s'agit : à ta descendance, c'est-à-dire à Christ.
      17 Voici ce que je veux dire : un testament que Dieu a établi, la loi survenue 430 ans plus tard ne peut l’annuler et rendre ainsi la promesse sans effet.
      18 En effet, si l'héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse, or c'est par une promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur.
      20 Un médiateur n’intervient pas quand il y a une seule partie, or là, Dieu est seul.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Certainement pas ! Si une loi qui puisse procurer la vie avait été donnée, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l'Ecriture a déclaré le monde entier prisonnier du péché afin que ce qui avait été promis soit accordé par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vienne, nous étions prisonniers sous la garde de la loi en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été le guide chargé de nous conduire à Christ afin que nous soyons déclarés justes sur la base de la foi.
      25 Depuis que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
      26 Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;
      27 en effet, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ.
      28 Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.
      29 Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham [et] vous êtes héritiers conformément à la promesse.

      Galates 4

      1 Voici ce que je veux dire : aussi longtemps que l'héritier est un enfant, il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout :
      2 il est soumis à des tuteurs et à des administrateurs jusqu'au moment fixé par son père.
      3 Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions des enfants, nous étions esclaves des principes élémentaires qui régissent le monde.
      4 Mais, lorsque le moment est vraiment venu, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi,
      5 pour racheter ceux qui étaient sous la loi afin que nous recevions le statut d’enfants adoptifs.
      6 Et parce que vous êtes ses fils, Dieu a envoyé dans votre cœur l'Esprit de son Fils qui crie : « Abba ! Père ! »
      7 Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier de Dieu par Christ.
      8 Autrefois vous ne connaissiez pas Dieu, vous serviez des dieux qui par nature ne le sont pas.
      9 Mais maintenant que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment pouvez-vous retourner à ces principes élémentaires sans force et sans valeur auxquels vous voulez vous asservir encore ?
      10 Vous faites très attention aux jours, aux mois, aux saisons et aux années !
      11 J’ai peur d'avoir inutilement travaillé pour vous.
      13 mais, vous le savez, c'est à cause d'un problème physique que je vous ai annoncé l'Evangile pour la première fois.
      14 Et mis à l'épreuve par mon corps, vous n'avez montré ni mépris ni dégoût ; au contraire, vous m'avez accueilli comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ lui-même.
      15 Où donc est l'expression de votre bonheur ? En effet, je vous rends ce témoignage : si cela avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.
      16 Suis-je donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ?
      17 Le zèle que ces gens manifestent pour vous n'est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous afin que vous soyez zélés pour eux.
      18 Il est beau d'avoir constamment du zèle pour ce qui est bien, et pas seulement quand je suis présent parmi vous.
      19 Mes enfants, j'éprouve de nouveau les douleurs de l’accouchement pour vous, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous.
      20 Je voudrais être en ce moment auprès de vous et pouvoir changer de ton, car je suis dans l’embarras à votre sujet.
      21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne comprenez-vous pas la loi ?
      22 En effet, il est écrit qu'Abraham a eu deux fils, un de la femme esclave et un de la femme libre.
      23 Mais celui de l'esclave est né par volonté humaine, et celui de la femme libre est le fruit de la promesse.
      24 Ces faits ont une valeur allégorique, car ces femmes représentent deux alliances. L'une vient du mont Sinaï et donne naissance à des esclaves : c'est Agar.
      25 En effet, Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle qui vit dans l’esclavage avec ses enfants.
      26 Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est elle qui est notre mère.
      27 De fait, il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n'as pas eu d'enfant ! Eclate de joie et pousse des cris de triomphe, toi qui n'as pas connu les douleurs de l'accouchement ! En effet, les enfants de la femme délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme mariée.
      29 Le fils né par volonté humaine persécutait alors celui qui était né grâce à l'Esprit, et il en va de même maintenant encore.
      30 Mais que dit l'Ecriture ? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre.
      31 Ainsi, frères et sœurs, nous ne sommes pas les enfants de l'esclave, mais de la femme libre.

      Galates 5

      1 C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme dans cette liberté et ne vous placez pas de nouveau sous la contrainte d’un esclavage.
      2 Moi Paul, je vous le dis : si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien.
      3 Et j'affirme encore une fois à tout homme qui se fait circoncire qu'il est tenu de mettre en pratique la loi tout entière.
      4 Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez à être considérés comme justes dans le cadre de la loi, vous êtes déchus de la grâce.
      5 Nous, c'est de la foi et par l'Esprit que nous attendons la justice espérée.
      6 En effet, en Jésus-Christ, ce qui a de l’importance, ce n’est ni la circoncision ni l'incirconcision, mais seulement la foi qui agit à travers l'amour.
      7 Vous couriez bien. Qui vous a arrêtés pour vous empêcher d'obéir à la vérité ?
      8 Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.
      9 Un peu de levain fait lever toute la pâte.
      10 J'ai confiance dans le Seigneur qu’en ce qui vous concerne vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu'il soit, en subira la condamnation.
      11 Quant à moi, frères et sœurs, pourquoi suis-je encore persécuté, si je prêche encore la circoncision ? Le scandale de la croix est alors supprimé !
      12 Puissent-ils même se castrer, ceux qui jettent le trouble parmi vous !
      13 Frères et sœurs, c’est à la liberté que vous avez été appelés. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour suivre les désirs de votre nature propre. Au contraire, soyez par amour serviteurs les uns des autres.
      14 En effet, toute la loi est accomplie dans cette seule parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
      15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, attention : vous finirez par vous détruire les uns les autres.
      16 Voici donc ce que je dis : marchez par l'Esprit et vous n'accomplirez pas les désirs de votre nature propre.
      17 En effet, la nature humaine a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la nature humaine. Ils sont opposés entre eux, de sorte que vous ne pouvez pas faire ce que vous voudriez.
      18 Cependant, si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la loi.
      19 Les œuvres de la nature humaine sont évidentes : ce sont [l'adultère, ] l'immoralité sexuelle, l'impureté, la débauche,
      20 l'idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes,
      21 l'envie, [les meurtres, ] l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait : ceux qui ont un tel comportement n'hériteront pas du royaume de Dieu.
      22 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.
      23 Contre de telles attitudes, il n’y a pas de loi.
      24 Ceux qui appartiennent à [Jésus-]Christ ont crucifié leur nature propre avec ses passions et ses désirs.
      25 Si nous vivons par l'Esprit, laissons-nous aussi conduire par l'Esprit.
      26 Ne soyons pas vaniteux en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

      Galates 6

      1 Frères et sœurs, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le dans un esprit de douceur. Veille sur toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté.
      2 Portez les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi de Christ.
      3 Si quelqu'un pense être quelque chose alors qu'il n'est rien, il se trompe lui-même.
      4 Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura de quoi être fier par rapport à lui seul, et non par comparaison avec un autre,
      5 car chacun portera sa propre responsabilité.
      6 Que celui à qui l'on enseigne la parole donne une part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
      7 Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le récoltera aussi.
      8 Celui qui sème pour satisfaire sa nature propre récoltera d’elle la ruine, mais celui qui sème pour l'Esprit récoltera de l'Esprit la vie éternelle.
      9 Ne négligeons pas de faire le bien, car nous moissonnerons au moment convenable, si nous ne nous relâchons pas.
      10 Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous et en particulier envers nos proches dans la foi.
      11 Voyez avec quelles grosses lettres je vous ai écrit de ma propre main.
      12 Tous ceux qui veulent se faire bien voir par les hommes vous obligent à vous faire circoncire uniquement afin de ne pas être eux-mêmes persécutés pour la croix de Christ.
      18 Frères et sœurs, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen !
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