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GÉDÉON

(=qui taille, qui fend). Juge en Israël, dont l'histoire suit l'épopée de Débora et de Barak (Jug 6:1-8:35). Il est aussi nommé Jérubbaal (Jug 7:1 8:35) et Jérubbéseth (2Sa 11:21). Son vrai nom devait être Jérubbaal (=que Baal combatte, prenne parti), Baal (=seigneur) pouvant parfaitement s'appliquer à Jéhovah, ce qui arrivait fréquemment aux premiers temps du séjour d'Israël en Canaan : c'était placer son fils sous la protection divine, que de le nommer d'après son dieu (Esbaal fils de Saül, Mérib-Baal fils de Jonathan : 1Ch 8:33 et suivant). Un narrateur donne à Jérubbaal une étymologie différente, trouvée sans doute après les événements (Jug 6:32). Plus tard, après le redressement religieux opéré par les grands prophètes, (cf. Os 2:16) les rédacteurs remplacèrent, dans plusieurs de ces noms, baal par béseth (=honte) : Jérubbaal devient Jérubbéseth. Quant au nom de Gédéon, on peut y voir un surnom donné au guerrier israélite pour sa force et sa bravoure.

Israël, déjà sédentaire, se trouvait alors menacé, non plus par des troupes organisées comme du temps de Débora (voir ce mot), mais par des bandes de bédouins pillards, les Madianites (voir ce mot). La situation était devenue intolérable, les cultivateurs risquant de ne travailler le sol que pour se voir enlever leurs récoltes par de terribles razzias. Alors Dieu suscita un héros, qui par sa foi et son courage sut grouper et conduire à la victoire les paysans israélites terrorisés, qui ne pensaient plus qu'à se cacher dans les montagnes et dans les grottes pour se soustraire à leurs agresseurs.

L'intrépidité de Gédéon, son énergie (Jug 6:14), un réel patriotisme, rare à cette époque en Israël (verset 13 montre comment il se solidarise avec sa tribu), des circonstances tragiques : l'assassinat de ses frères par les bédouins (Jug 8:18 et suivant), firent de ce fils de propriétaire terrien l'irréductible ennemi des Madianites ; tout le préparait à devenir le libérateur de son peuple. L'appel de son Dieu fut décisif. Jéhovah lui apparut à Ophra, près de la maison de son père, sans doute aux environs de Sichem, dans la région occupée par la tribu de Manassé, à l'Ouest du Jourdain. Un vieux récit nous montre le héros recevant un étranger, comme Abraham jadis avait accueilli chez lui les trois messagers divins (Ge 18). Alors qu'il se prépare à lui offrir un repas, l'hôte mystérieux se révèle comme « l'ange de l'Éternel » (voir art.), en transformant le repas en sacrifice, et lui ordonne d'aller délivrer Israël, ou tout au moins sa tribu. Le jeune homme demande un signe de la réalité de sa vocation, non qu'il manquât de bravoure ou doutât de l'apparition divine, mais par modestie : afin d'être sûr de ne pas se faire d'illusions flatteuses sur lui-même. Ayant reçu l'assurance que Jéhovah l'a bien choisi entre tous, il lui rend un culte, avec sacrifices, sur l'autel paternel, auquel sans doute il donnera le nom de Jéhovah-paix (Jug 6:24). Possédé par l'Esprit d'En-haut, il appelle aux armes son clan d'Abiézer, ne prenant avec lui que des hommes animés d'une ardente foi jéhoviste. Puis il marche contre les Madianites, en rencontre un groupe nombreux dans la vallée de Jizréel, les attaque malgré une grande infériorité d'effectifs et les met en pièces (le « pain d'orge » renversant la « tente » (Jug 7:13) représente la revanche des cultivateurs sur les nomades pillards). Encouragés par cette première victoire, des éléments d'autres tribus hébraïques viennent à la rescousse ; et les Madianites, retardés dans leur retraite aux gués du Jourdain, subissent une grave défaite. Gédéon atteint les débris de leurs caravanes en TransJordanie et met à mort leurs cheiks, Zébach et Tsalmuna (Jug 8:21).

Ces rapides succès rendirent Gédéon populaire ; on vint lui offrir le pouvoir : c'est la première fois dans la Bible qu'il est question de royauté (Jug 8:22), et il semble que Gédéon accepta et régna, non sur tout Israël, encore trop divisé à cette époque, (cf. Jug 8:1-3) mais sur la tribu de Manassé et la région de Sichem ; car après lui ses fils se disputeront l'autorité royale (Jug 9:2). Le refus de régner, que lui prête Jug 8:23, proviendrait alors d'une époque plus tardive, qui considérera la royauté en Israël comme une infidélité à Jéhovah. En effet, la fin de son histoire décrit Gédéon, vivant comme un prince, avec un nombreux harem (Jug 8:30), et les Sichémites admettant la transmission héréditaire de son pouvoir (Jug 9:1 et suivants). Sous son règne Israël a vécu en paix, mais ne semble pas avoir échappé complètement à l'influence païenne des peuplades voisines, malgré le sursaut de foi qui marqua la lutte contre Madian. L'épisode de 1' « éphod » est très caractéristique à cet égard (Jug 8:24-27). Gédéon dresse à Ophra, pour commémorer sa victoire, une sorte de statue faite avec l'or provenant du butin pris à l'ennemi. Cet objet avait dû être fabriqué en l'honneur de Jéhovah, le véritable vainqueur des Madianites ; car, à part le verset 27 qui semble rédactionnel, aucun passage ne reproche à Gédéon une infidélité envers son Dieu ; les récits soulignent au contraire le bien qu'il fait en Israël. (cf. Jug 8:35 9:16 et suivant) Seulement cet « éphod » --de même que l'achéra qui se trouvait au-dessus de l'autel de Baal dans la maison paternelle (cf. Jug 6:25) --ressemble fort aux idoles cananéennes dressées pour représenter les baals. Tous ces détails montrent une fois de plus avec quelle peine le spiritualisme de la religion de Jéhovah se débarrassait de l'idolâtrie sémitique, qui ne cessa de sévir en Palestine pendant des siècles.

Il n'en reste pas moins que Gédéon fut un des plus grands jéhovistes du temps des Juges. Sa confiance absolue en Dieu, qui le guida dans toutes ses entreprises, (voir Jug 7:10,15) l'a rendu digne d'occuper une place parmi les héros de la foi, glorifiés dans Heb 11.

D'importants problèmes critiques se posent au sujet de ces récits. Nous avons déjà signalé, malgré la grande valeur historique de l'ensemble, quelques éléments surajoutés : contrairement à Jug 6:18, Gédéon n'aperçoit aucun châtiment divin dans les malheurs de son peuple ; (cf. Jug 6:3) c'est le rédacteur de D qui, selon sa coutume, juge ici rétrospectivement et considère cette situation lamentable d'Israël comme la conséquence de son infidélité ; il nous faut d'ailleurs le suivre dans son jugement (tout en faisant la part de la forme quelque peu stéréotypée qu'il donne toujours à ses introductions des histoires des Juges), car le souvenir a été conservé d'une tradition digne de foi, perdue d'ailleurs en partie, où l'on voit un prophète venir proclamer l'idolâtrie du peuple et la punition divine (Jug 6:7-10, sans doute E). Le rédacteur de D a également commenté certains faits dont il avait sous les yeux la relation : ex. Jug 6:31b et Jug 8:27 où il reproche à Gédéon d'avoir dressé cet éphod. Dans le corps du récit, on peut retrouver deux séries de traditions distinctes, qui doivent vraisemblablement appartenir à J et à E : deux mentions de l'érection d'un autel à Ophra ; deux signes de Jéhovah, et Jug 6:36 semble ignorer le premier miracle dont Gédéon aurait été le spectateur (Jug 6:17,21). Le récit de l'attaque du camp madianite est très embrouillé et ne se comprend que par la fusion de deux traditions (Jug 7:16-22). la mort des chefs madianites semble avoir été racontée deux fois (Jug 7:25).

La méthode employée par Gédéon d'après Jug 7:2,8, pour mettre à part les guerriers les plus vigilants, rappelle des coutumes de nombreuses tribus africaines et de la Nouvelle-Calédonie : en présence de l'ennemi, les hommes prudents se tiennent sur leurs gardes même en allant boire. Le chiffre très élevé de 32.000 hommes donné par Jug 7:3 ne s'expliquerait à la rigueur que par la présence d'éléments appartenant à plusieurs tribus israélites, à côté du petit groupe provenant d'Abiézer ; or, Jug 6:35, qui mentionne en effet Asser, Zabulon et Nephthali, est contredit par Jug 7:23, qui fait bien mieux comprendre les événements qui suivirent. A. Ch.

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Versets relatifs

    • Genèse 18

      1 Puis l'Éternel apparut à Abraham aux chênes de Mamré, comme il était assis à la porte de la tente, pendant la chaleur du jour.
      2 Il leva les yeux, et regarda ; et voici, trois hommes étaient debout devant lui ; et dès qu'il les vit, il courut au-devant d'eux, de la porte de la tente, et se prosterna en terre ;
      3 Et il dit : Mon Seigneur, je te prie, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point outre, je te prie, devant ton serviteur.
      4 Qu'on prenne, je vous prie, un peu d'eau, et lavez vos pieds ; et reposez-vous sous cet arbre.
      5 Et j'apporterai un morceau de pain, et vous fortifierez votre coeur, ensuite vous passerez outre ; car c'est pour cela que vous êtes passés près de votre serviteur. Et ils dirent : Fais comme tu as dit.
      6 Alors Abraham alla en hâte dans la tente, vers Sara, et dit : Apporte vite trois mesures de fleur de farine, pétris-les et fais des gâteaux.
      7 Puis Abraham courut vers le troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna au serviteur, qui se hâta de l'apprêter.
      8 Ensuite il prit du beurre et du lait, et le veau qu'il avait apprêté, et les mit devant eux ; et lui se tenait devant eux sous l'arbre ; et ils mangèrent.
      9 Et ils lui dirent : Où est Sara ta femme ? Et il répondit : La voilà dans la tente.
      10 Et il dit : Je ne manquerai pas de revenir vers toi dans un an ; et voici, Sara ta femme aura un fils. Et Sara écoutait à la porte de la tente, qui était derrière lui.
      11 Or Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge ; Sara n'avait plus ce que les femmes ont coutume d'avoir.
      12 Et Sara rit en elle-même, en disant : Quand je suis vieille, aurais-je ce plaisir ! mon seigneur aussi est vieux.
      13 Et l'Éternel dit à Abraham : Pour-quoi donc Sara a-t-elle ri, en disant : Est-ce que vraiment j'enfanterais, vieille comme je suis ?
      14 Est-il rien d'impossible à l'Éternel ? A l'époque fixée je reviendrai vers toi, dans un an, et Sara aura un fils.
      15 Et Sara nia, en disant : Je n'ai point ri ; car elle eut peur. Mais il dit : Non, car tu as ri.
      16 Et ces hommes se levèrent de là, et regardèrent vers Sodome ; et Abraham allait avec eux, pour les reconduire.
      17 Et l'Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire,
      18 Quand Abraham doit devenir une nation grande et puissante, et que toutes les nations de la terre seront bénies en lui ?
      19 Car je l'ai connu, afin qu'il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l'Éternel, pour faire ce qui est juste et droit ; afin que l'Éternel fasse venir sur Abraham ce qu'il a dit de lui.
      20 Et l'Éternel dit : Le cri contre Sodome et Gomorrhe est vraiment grand, et leur péché est vraiment très grave.
      21 Je veux descendre et voir s'ils ont agi entièrement selon le cri qui en est venu jusqu'à moi ; et si cela n'est pas, je le saurai.
      22 Alors ces hommes, partant de là, allèrent vers Sodome ; mais Abraham se tint encore devant l'Éternel.
      23 Et Abraham s'approcha et dit : Feras-tu périr aussi le juste avec le méchant ?
      24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu point à ce lieu, à cause des cinquante justes, s'ils y sont ?
      25 Il n'arrivera pas que tu fasses une telle chose, que tu fasses mourir le juste avec le méchant, en sorte que le juste soit traité comme le méchant. Non, tu ne le feras point. Celui qui juge toute la terre, ne fera-t-il point justice ?
      26 Et l'Éternel dit : Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la ville pour l'amour d'eux.
      27 Et Abraham reprit et dit : Voici, je m'enhardis à parler au Seigneur, bien que je ne sois que poussière et cendre.
      28 Peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq : détruiras-tu, pour cinq, toute la ville ? Et il répondit : Je ne la détruirai point, si j'y trouve quarante-cinq justes.
      29 Et Abraham continua de lui parler, et dit : Peut-être s'y en trouvera-t-il quarante ? Et il dit : Je ne le ferai point, pour l'amour de ces quarante.
      30 Et Abraham dit : Je prie le Seigneur de ne pas s'irriter, et je parlerai : Peut-être s'y en trouvera-t-il trente ? Et il dit : Je ne le ferai point, si j'y en trouve trente.
      31 Et Abraham dit : Voici, je m'enhardis à parler au Seigneur : Peut-être s'en trouvera-t-il vingt ? Et il dit : Je ne la détruirai point, pour l'amour de ces vingt.
      32 Et Abraham dit : Je prie le Seigneur de ne pas s'irriter, et je parlerai, seulement cette fois. Peut-être s'y en trouvera-t-il dix ? Et il dit : Je ne la détruirai point, pour l'amour de ces dix.
      33 Et l'Éternel s'en alla, quand il eut achevé de parler à Abraham. Et Abraham retourna en sa demeure.

      Juges 6

      1 Or, les enfants d'Israël firent ce qui est mauvais devant l'Éternel, et l'Éternel les livra entre les mains des Madianites pendant sept ans.
      2 Et la main des Madianites fut puissante contre Israël. Et à cause des Madianites, les enfants d'Israël se firent des retraites dans les montagnes, des cavernes et des forts.
      3 Quand Israël avait semé, il arrivait que les Madianites montaient avec les Amalécites et les fils de l'Orient, et ils montaient contre lui.
      4 Ils faisaient un camp contre lui ; ils détruisaient les récoltes du pays jusqu'à Gaza, et ne laissaient point de vivres en Israël, ni brebis, ni boeufs, ni ânes.
      5 Car ils montaient, eux et leurs troupeaux, et leurs tentes, comme une multitude de sauterelles ; et eux et leurs chameaux étaient innombrables ; et ils venaient dans le pays pour le ravager.
      6 Israël fut donc très appauvri par les Madianites, et les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel.
      7 Alors, les enfants d'Israël ayant crié à l'Éternel au sujet des Madianites,
      8 L'Éternel envoya un prophète vers les enfants d'Israël. Et il leur dit : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Je vous ai fait monter hors d'Égypte, et je vous ai retirés de la maison de servitude ;
      9 Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens, et de la main de tous ceux qui vous opprimaient ; je les ai chassés devant vous ; je vous ai donné leur pays, et vous ai dit :
      10 Je suis l'Éternel votre Dieu, vous ne craindrez point les dieux des Amoréens, dans le pays desquels vous habitez. Mais vous n'avez point écouté ma voix.
      11 Puis l'ange de l'Éternel vint, et s'assit sous le térébinthe d'Ophra, qui appartenait à Joas, l'Abiézérite. Et Gédéon, son fils, battait du froment dans le pressoir, pour le soustraire aux Madianites.
      12 Et l'ange de l'Éternel lui apparut, et lui dit : Vaillant guerrier, l'Éternel est avec toi !
      13 Et Gédéon lui répondit : Hélas ! Mon Seigneur, si l'Éternel est avec nous, pourquoi donc toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont toutes ces merveilles que nos pères nous ont racontées, en disant : L'Éternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d'Égypte ? Car maintenant l'Éternel nous a abandonnés et nous a livrés entre les mains des Madianites.
      14 Et l'Éternel tourna sa face vers lui et lui dit : Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main des Madianites. N'est-ce pas moi qui t'envoie ?
      15 Et il lui répondit : Hélas ! Mon Seigneur, avec quoi délivrerai-je Israël ? Voici, mon millier est le plus pauvre en Manassé ; et je suis le plus petit dans la maison de mon père.
      16 Et l'Éternel lui dit : Parce que je serai avec toi, tu battras les Madianites comme un seul homme.
      17 Et Gédéon lui dit : Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe que c'est toi qui me parles.
      18 Ne t'éloigne point d'ici, jusqu'à ce que je revienne auprès de toi, et que j'apporte mon offrande, et que je la dépose devant toi. Et il dit : Je resterai jusqu'à ce que tu reviennes.
      19 Alors Gédéon rentra, et apprêta un chevreau de lait, et fit avec un épha de farine, des gâteaux sans levain. Il mit la viande dans un panier, et le bouillon dans un pot, et les lui apporta sous le térébinthe, et les lui présenta.
      20 Et l'ange de Dieu lui dit : Prends la viande et les gâteaux sans levain, et dépose-les sur ce rocher, et répands le bouillon. Et il fit ainsi.
      21 Alors l'ange de l'Éternel avança le bout du bâton qu'il avait en sa main, et toucha la chair et les gâteaux sans levain ; et le feu monta du rocher, et consuma la chair et les gâteaux sans levain ; et l'ange de l'Éternel disparut à ses y eux.
      22 Et Gédéon vit que c'était l'ange de l'Éternel, et il dit : Hélas, Seigneur Éternel ! Car j'ai vu l'ange de l'Éternel face à face.
      23 Mais l'Éternel lui dit : Sois en paix, ne crains point, tu ne mourras pas.
      24 Et Gédéon bâtit là un autel à l'Éternel, et l'appela JÉHOVA-SHALOM (L'Éternel-Paix). Il existe encore aujourd'hui à Ophra des Abiézérites.
      25 Or, dans cette même nuit, l'Éternel lui dit : Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans, et démolis l'autel de Baal qui est à ton père, et coupe l'emblème d'Ashéra qui est au-dessus.
      26 Et bâtis un autel à l'Éternel ton Dieu, sur le haut de ce lieu fort, dans l'enceinte ; tu prendras le second taureau, et tu l'offriras en holocauste, avec le bois de l'emblème d'Ashéra que tu auras coupé.
      27 Et Gédéon prit dix hommes parmi ses serviteurs et fit comme l'Éternel lui avait dit ; et comme il craignait la maison de son père et les gens de la ville, il le fit de nuit et non de jour.
      28 Et au matin les gens de la ville se levèrent de bonne heure, et voici, l'autel de Baal avait été démoli, et l'emblème d'Ashéra, qui était au-dessus, était coupé, et le second taureau était offert en holocauste sur l'autel qui avait été bâti.
      29 Et ils se dirent les uns aux autres : Qui a fait cela ? Et ils s'en informèrent et firent des recherches, et on dit : C'est Gédéon, fils de Joas, qui l'a fait.
      30 Les gens de la ville dirent à Joas : Fais sortir ton fils, et qu'il meure ; car il a démoli l'autel de Baal, et il a coupé l'emblème d'Ashéra qui était au-dessus.
      31 Et Joas répondit à tous ceux qui s'adressèrent à lui : Est-ce à vous de prendre parti pour Baal ? Est-ce à vous de le sauver ? Quiconque prendra parti pour Baal sera mis à mort avant que le matin vienne. S'il est dieu, qu'il plaide pour lui-même, puisqu'on a démoli son autel.
      32 Et en ce jour-là, on appela Gédéon Jérubbaal (que Baal plaide), disant : Que Baal plaide contre lui, puisque Gédéon a démoli son autel.
      33 Or, tous les Madianites, les Amalécites et les fils de l'Orient se rassemblèrent ; ils passèrent le Jourdain, et campèrent dans la vallée de Jizréel.
      34 Et l'Esprit de l'Éternel revêtit Gédéon ; il sonna de la trompette, et les Abiézérites s'assemblèrent pour le suivre.
      35 Il envoya aussi des messagers par toute la tribu de Manassé, qui s'assembla pour marcher après lui. Puis il envoya des messagers à Asser, à Zabulon, et à Nephthali, qui montèrent à leur rencontre.
      36 Et Gédéon dit à Dieu : Si tu veux délivrer Israël par mon moyen, comme tu l'as dit,
      37 Voici, je vais mettre une toison dans l'aire ; si la rosée est sur la toison seule et que la terre reste sèche, je connaîtrai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu me l'as dit.
      38 Et c'est ce qui arriva ; car le lendemain il se leva de bonne heure, et, ayant pressé la toison, il en fit sortir une pleine coupe d'eau de rosée.
      39 Gédéon dit encore à Dieu : Que ta colère ne s'embrase point contre moi, et je ne parlerai plus que cette fois. Je te prie, que je fasse une épreuve avec la toison, pour cette fois seulement ; que la toison seule reste sèche, et que la rosée soit sur tout le sol.
      40 Et Dieu fit ainsi cette nuit-là ; la toison seule resta sèche, et la rosée fut sur tout le sol.

      Juges 7

      1 Jérubbaal, qui est Gédéon, et tout le peuple qui était avec lui, s'étant donc levés de bon matin, campèrent près de la fontaine de Harod ; et le camp de Madian était au nord, vers le coteau de Moré, dans la vallée.
      2 Or, l'Éternel dit à Gédéon : Le peuple qui est avec toi, est trop nombreux pour que je livre Madian en ses mains ; Israël se glorifierait contre moi, en disant : C'est ma main qui m'a délivré.
      3 Maintenant donc, publie ceci aux oreilles du peuple, et qu'on dise : Que celui qui est timide et qui a peur, s'en retourne et s'éloigne librement de la montagne de Galaad. Et vingt-deux mille hommes d'entre le peuple s'en retournèrent, et il en resta dix mille.
      4 Et l'Éternel dit à Gédéon : Le peuple est encore trop nombreux ; fais-les descendre vers l'eau, et là je les mettrai à l'épreuve ; et celui dont je te dirai : Celui-ci ira avec toi, ira ; et celui duquel je te dirai : Celui-ci n'ira point avec toi, n'ira point.
      5 Il fit donc descendre le peuple vers l'eau, et l'Éternel dit à Gédéon : Quiconque lapera l'eau avec sa langue, comme le chien lape, tu le mettras à part ; et tu les sépareras de tous ceux qui se courberont sur leurs genoux pour boire.
      6 Et le nombre de ceux qui lapèrent l'eau dans leurs mains, la portant à leur bouche, fut de trois cents hommes ; mais tout le reste du peuple se courba sur ses genoux pour boire de l'eau.
      7 Alors l'Éternel dit à Gédéon : Je vous délivrerai par ces trois cents hommes, qui ont lapé l'eau, et je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le peuple s'en aille, chacun chez soi.
      8 On garda les vivres du peuple et ses trompettes. Et Gédéon renvoya tous les hommes d'Israël, chacun en sa tente, mais il retint les trois cents hommes. Or, le camp de Madian était au-dessous de lui, dans la vallée.
      9 Et l'Éternel dit à Gédéon pendant la nuit : Lève-toi, descends au camp, car je l'ai livré entre tes mains.
      10 Et si tu crains d'y descendre seul, descends au camp avec Pura ton serviteur,
      11 Et tu entendras ce qu'ils diront, et tes mains seront fortifiées ; descends au camp. Il descendit donc, avec Pura son serviteur, jusqu'aux avant-postes du camp.
      12 Or, les Madianites, les Amalécites et tous les fils de l'Orient étaient répandus dans la vallée, nombreux comme des sauterelles, et leurs chameaux étaient sans nombre, comme le sable qui est sur le bord de la mer, tant il y en avait.
      13 Et Gédéon arriva ; et voici un homme contait à son compagnon un songe, et il disait : Voici, j'ai fait un songe ; il me semblait qu'un gâteau de pain d'orge roulait dans le camp des Madianites, et qu'étant venu jusqu'à la tente, il l'a frappée, de sorte qu'elle est tombée ; et il l'a retournée sens dessus dessous, et elle a été renversée.
      14 Alors son compagnon répondit et dit : Ce songe ne signifie pas autre chose que l'épée de Gédéon, fils de Joas, homme d'Israël. Dieu a livré Madian et tout ce camp entre ses mains.
      15 Et quand Gédéon eut entendu le récit du songe et son interprétation, il se prosterna, revint au camp d'Israël, et dit : Levez-vous, car l'Éternel a livré le camp de Madian entre vos mains.
      16 Puis il divisa les trois cents hommes en trois bandes, et il leur remit à chacun des trompettes, et des cruches vides, et des flambeaux dans les cruches ;
      17 Et il leur dit : Regardez-moi, et faites comme je ferai ; quand je serai arrivé à l'extrémité du camp, vous ferez ce que je ferai.
      18 Et quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui seront avec moi, vous sonnerez aussi de la trompette autour de tout le camp, et vous direz : Pour l'Éternel et pour Gédéon !
      19 Gédéon, et les cent hommes qui étaient avec lui, vinrent à l'extrémité du camp, au commencement de la veille de minuit, comme on venait de poser les gardes. Ils sonnèrent des trompettes et cassèrent les cruches qu'ils avaient en leurs mains.
      20 Alors les trois bandes sonnèrent des trompettes, et cassèrent les cruches. Ils saisirent de leur main gauche les flambeaux, et de leur main droite les trompettes pour sonner ; et ils crièrent : L'épée pour l'Éternel et pour Gédéon !
      21 Et ils se tinrent, chacun à sa place, autour du camp ; et tout le camp se mit à courir, à pousser des cris, et à fuir.
      22 Les trois cents hommes sonnèrent encore des trompettes, et par tout le camp l'Éternel tourna l'épée de chacun contre son compagnon. Et le camp s'enfuit jusqu'à Beth-Shitta, vers Tseréra, jusqu'au bord d'Abel-Mehola, vers Tabbath.
      23 Et les hommes d'Israël, ceux de Nephthali, et d'Asser, et de tout Manassé, s'assemblèrent et poursuivirent les Madianites.
      24 Alors Gédéon envoya des messagers dans toute la montagne d'Éphraïm, disant : Descendez à la rencontre des Madianites, et emparez-vous du passage des eaux, jusqu'à Beth-Bara, et du Jourdain. Les hommes d'Éphraïm s'assemblèrent donc, se saisirent des eaux jusqu'à Beth-Bara, et du Jourdain.
      25 Et ils prirent deux des chefs des Madianites : Oreb et Zéeb. Et ils tuèrent Oreb au rocher d'Oreb, et tuèrent Zéeb au pressoir de Zéeb. Puis ils poursuivirent les Madianites, et apportèrent les têtes d'Oreb et de Zéeb à Gédéon, de l'autre côté du Jourdain.

      Juges 8

      1 Alors les hommes d'Éphraïm dirent à Gédéon : Pourquoi nous as-tu fait ceci, de ne pas nous appeler, quand tu es allé à la guerre contre les Madianites ? Et ils le querellèrent avec violence.
      2 Mais il leur répondit : Qu'ai-je fait en comparaison de vous ? Les grappillages d'Éphraïm ne valent-ils pas mieux que la vendange d'Abiézer ?
    • Genèse 18

      1 Le Seigneur apparut à Abraham près des chênes de Mamré. Abraham était assis à l’entrée de sa tente à l’heure la plus chaude de la journée.
      2 Soudain il vit trois hommes qui se tenaient non loin de lui. De l’entrée de la tente, il se précipita à leur rencontre et s’inclina jusqu’à terre.
      3 Il dit à l’un d’eux : « Je t’en prie, fais-moi la faveur de t’arrêter chez moi.
      4 On va apporter un peu d’eau pour vous laver les pieds et vous vous reposerez sous cet arbre.
      5 Je vous servirai quelque chose à manger pour que vous repreniez des forces, puis vous continuerez votre chemin. Ainsi vous ne serez pas passés pour rien près de chez moi. » Les visiteurs répondirent : « Bien ! Fais ce que tu viens de dire. »
      6 Alors Abraham retourna en toute hâte dans la tente pour dire à Sara : « Vite ! Prends trois grandes mesures de fine farine et fais des galettes. »
      7 Ensuite il courut vers le troupeau, choisit un veau tendre et gras. Il le remit à son serviteur, qui se dépêcha de le préparer.
      8 Quand la viande fut prête, Abraham la plaça devant ses visiteurs avec du lait caillé et du lait frais. Ils mangèrent tandis qu’Abraham se tenait debout près d’eux sous l’arbre.
      9 Ils lui demandèrent : « Où est ta femme Sara ? » – « Dans la tente », répondit-il.
      10 L’un des visiteurs déclara : « Je reviendrai chez toi l’an prochain à la même époque, et ta femme Sara aura un fils. » Sara se trouvait à l’entrée de la tente, derrière Abraham et elle écoutait.
      11 Elle se mit à rire en elle-même, car Abraham et elle étaient déjà vieux et elle avait passé l’âge d’avoir des enfants. Elle se disait donc : « Maintenant je suis usée et mon mari est un vieillard ; le temps du plaisir est passé. »
      13 Le Seigneur demanda alors à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri ? Pourquoi se dit-elle : “C’est impossible, je suis trop vieille pour avoir un enfant” ?
      14 Y a-t-il donc quelque chose que le Seigneur soit incapable de réaliser ? Quand je reviendrai chez toi l’an prochain à la même époque, Sara aura un fils. »
      15 Effrayée, Sara nia : « Je n’ai pas ri », dit-elle. « Si, tu as ri ! » répliqua le Seigneur.
      16 Les hommes se mirent en route et regardèrent en direction de Sodome. Abraham marchait avec eux pour les reconduire.
      17 Le Seigneur se dit : « Je ne veux pas cacher à Abraham ce que je vais faire.
      18 Il doit devenir l’ancêtre d’un peuple grand et puissant. A travers lui, je bénirai toutes les nations de la terre.
      19 Je l’ai choisi pour qu’il ordonne à ses fils et à ses descendants d’observer mes commandements, en ayant une conduite juste et droite, afin que j’accomplisse en sa faveur ce que je lui ai promis. »
      20 Le Seigneur dit alors à Abraham : « Les accusations contre les populations de Sodome et Gomorrhe sont graves, leurs péchés sont énormes.
      21 Je vais descendre pour vérifier s’ils ont fait tout ce dont on les accuse auprès de moi. Si ce n’est pas le cas, je le saurai. »
      22 Deux des visiteurs quittèrent cet endroit et se dirigèrent vers Sodome, tandis que le Seigneur restait avec Abraham.
      23 Abraham se rapprocha et dit : « Seigneur, vas-tu vraiment faire périr ensemble l’innocent et le coupable ?
      24 Il y a peut-être cinquante justes à Sodome. Vas-tu quand même détruire cette ville ? Ne veux-tu pas lui pardonner à cause des cinquante justes qui s’y trouvent ?
      25 Non, tu ne peux pas agir ainsi ! Tu ne feras pas mourir l’innocent avec le coupable, de sorte que l’innocent ait le même sort que le coupable. Il n’est pas possible que le juge de toute la terre ne respecte pas la justice. »
      26 Le Seigneur répondit : « Si je trouve à Sodome cinquante justes, je pardonnerai à toute la ville à cause d’eux. »
      27 Abraham reprit : « Excuse-moi d’oser te parler, Seigneur, moi qui ne suis qu’un peu de poussière et de cendre.
      28 Au lieu des cinquante justes, il n’y en aura peut-être que quarante-cinq. Pour les cinq qui manquent détruiras-tu toute la ville ? » Dieu dit : « Je ne la détruirai pas si j’y trouve quarante-cinq justes. »
      29 Abraham insista : « On n’en trouvera peut-être que quarante. » – « Je n’interviendrai pas à cause des quarante », déclara Dieu.
      30 Abraham dit alors : « Je t’en prie, Seigneur, ne te fâche pas si je parle encore. On n’en trouvera peut-être que trente. » – « Je n’interviendrai pas si je trouve trente justes dans la ville », répondit Dieu.
      31 Abraham dit : « Seigneur, excuse mon audace. On n’en trouvera peut-être que vingt. » – « Je ne détruirai pas la ville à cause de ces vingt », répondit Dieu.
      32 Alors Abraham dit : « Je t’en prie, Seigneur, ne te fâche pas. C’est la dernière fois que je parle. On n’en trouvera peut-être que dix. » – « Je ne détruirai pas la ville à cause de ces dix », dit Dieu.
      33 Lorsqu’il eut achevé de parler avec Abraham, le Seigneur s’en alla et Abraham retourna chez lui.

      Juges 6

      1 Les Israélites firent de nouveau ce qui déplaît au Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur les livra aux Madianites pendant sept ans.
      2 Les Madianites opprimaient durement Israël. Pour leur échapper, les Israélites utilisèrent les couloirs, les cavernes et les endroits escarpés des montagnes.
      3 Chaque fois que les Israélites avaient ensemencé leurs champs, les Madianites venaient les attaquer, avec les Amalécites et des nomades de l’Orient.
      4 Ils campaient sur leurs terres et détruisaient les produits du sol jusqu’à proximité de Gaza. Ils ne laissaient rien à manger aux Israélites, ils ne leur laissaient ni moutons, ni bœufs, ni ânes.
      5 En effet, ils se déplaçaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient en masse comme les sauterelles ; ils étaient si nombreux, eux et leurs chameaux, qu’on ne pouvait pas les compter. Ils envahissaient le pays et le dévastaient.
      6 Ainsi, les Israélites furent plongés dans une telle misère par les Madianites qu’ils appelèrent le Seigneur à leur secours.
      7 Lorsque les Israélites demandèrent au Seigneur de les libérer des Madianites,
      8 celui-ci leur envoya un prophète qui leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur, Dieu d’Israël : “C’est moi qui vous ai fait sortir d’Égypte, le pays où vous étiez esclaves.
      9 Je vous ai délivrés des Égyptiens et de tous ceux qui vous opprimaient. J’ai chassé vos ennemis au fur et à mesure que vous avanciez et je vous ai donné leur pays.
      10 Je vous ai rappelé que j’étais le Seigneur votre Dieu et que vous ne deviez pas adorer les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Mais vous ne m’avez pas écouté !” »
      11 L’ange du Seigneur vint au village d’Ofra. Il s’assit sous le chêne situé dans la propriété de Yoach, un homme du clan d’Abiézer. Gédéon, fils de Yoach, était en train de battre le blé dans le pressoir à raisin, pour ne pas être vu des Madianites.
      12 L’ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, valeureux combattant ! »
      13 Gédéon répondit : « Pardon, mon seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tous ces malheurs nous sont-ils arrivés ? Où sont donc tous ces prodiges dont nous parlaient nos pères quand ils nous racontaient que le Seigneur les avait fait sortir d’Égypte ? En réalité, le Seigneur nous a abandonnés, il nous a livrés aux Madianites. »
      14 Le Seigneur se tourna vers lui et lui dit : « Avec la force que tu as, va délivrer Israël des Madianites. C’est moi qui t’envoie. » –
      15 « Je t’en prie, Seigneur, répondit Gédéon, comment pourrais-je sauver Israël ? Mon clan est le plus faible de la tribu de Manassé et moi, je suis le plus jeune de ma famille. »
      16 Alors le Seigneur déclara : « Je serai avec toi, c’est pourquoi tu battras les Madianites comme s’ils n’étaient qu’un seul homme. »
      17 Gédéon reprit : « Si tu m’accordes ta faveur, donne-moi un signe que c’est bien toi, le Seigneur, qui me parles.
      18 Ne t’en va pas avant que je sois revenu avec l’offrande que je désire te présenter. » Le Seigneur répondit : « Je resterai ici jusqu’à ton retour. »
      19 Gédéon alla donc préparer un chevreau ainsi que des pains sans levain confectionnés avec trente kilos de farine. Il mit la viande dans une corbeille et le jus dans un pot, il les apporta sous le chêne et les présenta à l’ange de Dieu.
      20 L’ange lui dit : « Va poser la viande et les pains sur ce rocher, puis verse le jus par-dessus. » Gédéon obéit.
      21 Alors l’ange du Seigneur étendit la main et, avec l’extrémité du bâton qu’il tenait, il toucha la viande et les pains. Le feu jaillit du rocher et brûla la viande et les pains. Puis l’ange disparut.
      22 Gédéon comprit alors que c’était l’ange du Seigneur et il s’écria : « Malheur à moi, Seigneur Dieu ! J’ai vraiment vu ton ange face à face ! »
      23 Mais le Seigneur lui dit : « Sois en paix, n’aie pas peur, tu ne mourras pas. »
      24 A cet endroit Gédéon construisit un autel pour le Seigneur, et il l’appela “Le Seigneur donne la paix”. Cet autel se trouve maintenant encore à Ofra, village du clan d’Abiézer.
      25 Cette nuit-là, le Seigneur ordonna à Gédéon : « Prends le taureau de ton père, le second, celui qui a sept ans. Démolis l’autel de Baal que possède ton père et coupe le poteau sacré dressé à côté.
      26 Au sommet de cette colline, construis ensuite pour le Seigneur ton Dieu un autel bien aménagé. Tu prendras le taureau et tu l’offriras en sacrifice complet, en utilisant pour le feu le bois du poteau sacré que tu auras coupé. »
      27 Gédéon choisit dix de ses serviteurs pour faire ce que le Seigneur lui avait ordonné. Mais il le fit de nuit, car il avait peur d’agir en plein jour à cause de sa famille et des habitants du village.
      28 Le matin, à leur réveil, les gens du village constatèrent que l’autel de Baal avait été démoli, que le poteau sacré dressé à côté avait été coupé, et que le taureau de la seconde portée avait été offert en sacrifice complet sur l’autel nouvellement construit.
      29 « Qui a fait cela ? », se demandèrent-ils les uns aux autres. Ils se renseignèrent, firent des recherches et découvrirent que c’était Gédéon, fils de Yoach.
      30 Ils dirent alors à Yoach : « Amène-nous ton fils pour que nous le mettions à mort, car il a détruit l’autel de Baal et coupé le poteau sacré dressé à côté. »
      31 Yoach répondit à tous ceux qui faisaient front contre lui : « Est-ce à vous de défendre la cause de Baal et de venir à son secours ? Quiconque défendra sa cause sera mis à mort avant demain matin. Si Baal est Dieu, qu’il se défende lui-même, car c’est son autel qui a été détruit ! »
      32 A partir de ce moment-là, on appela Gédéon Yeroubaal, c’est-à-dire “que Baal se défende”, à cause de la parole de Yoach : « Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qui a été détruit ! »
      33 Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Orient se rassemblèrent, traversèrent le Jourdain et installèrent leur camp dans la plaine de Jizréel.
      34 Mais l’Esprit du Seigneur s’empara de Gédéon. Celui-ci sonna de la trompette pour appeler les hommes du clan d’Abiézer à le suivre.
      35 Il envoya des messagers dans tout le territoire de Manassé pour appeler les hommes de la tribu à le suivre également. Il envoya encore des messagers dans les tribus d’Asser, de Zabulon et de Neftali, dont les hommes vinrent se joindre à lui.
      36 Gédéon dit à Dieu : « Tu as déclaré que tu te servirais de moi pour délivrer Israël.
      37 Eh bien, je vais étendre une toison de laine à l’endroit où l’on bat le blé. Si, durant la nuit, la rosée se dépose seulement sur la toison et que le sol tout autour reste sec, je serai convaincu que tu te serviras de moi pour délivrer Israël comme tu l’as affirmé. »
      38 Et c’est ce qui arriva. Le lendemain matin, Gédéon alla presser la toison et il en fit sortir assez de rosée pour remplir d’eau un bol.
      39 Il dit alors à Dieu : « Ne te mets pas en colère contre moi, si je te demande encore quelque chose. Je voudrais faire un dernier essai avec la toison : il faudrait, cette fois, que la toison seule soit sèche et qu’il y ait de la rosée sur le sol tout autour ! »
      40 Cette nuit-là, Dieu réalisa la demande de Gédéon : seule la toison resta sèche et le sol tout autour se couvrit de rosée.

      Juges 7

      1 Tôt le matin, Gédéon, dit Yeroubaal, se mit en route avec ses troupes et ils allèrent camper près de la source de Harod. Le camp madianite se trouvait plus au nord, dans la plaine, du côté de la colline de Moré.
      2 Le Seigneur dit à Gédéon : « Tes troupes sont trop nombreuses pour que je leur accorde la victoire sur les Madianites. Les Israélites se vanteraient d’avoir vaincu par leur propre force et s’attribueraient ainsi une gloire qui me revient.
      3 Tu vas donc annoncer ceci devant tes troupes : “Que tous ceux qui tremblent de peur s’éloignent du mont Galaad et retournent chez eux.” » Vingt-deux mille d’entre eux s’en retournèrent et il en resta dix mille.
      4 Mais le Seigneur dit à Gédéon : « Les troupes sont encore trop nombreuses. Fais-les descendre au bord du torrent et là je ferai un tri pour toi. Je te dirai qui doit aller avec toi et qui ne le doit pas. »
      5 Gédéon fit descendre ses troupes au bord du torrent. Puis le Seigneur lui dit : « Ceux qui laperont l’eau avec la langue comme le font les chiens, tu les sépareras de ceux qui s’agenouilleront pour boire. »
      6 Il y eut trois cents hommes qui prirent de l’eau dans leur main pour la porter à la bouche et la laper ; tous les autres s’agenouillèrent pour boire.
      7 Le Seigneur dit à Gédéon : « Avec les trois cents hommes qui ont lapé l’eau, je sauverai Israël en te livrant les Madianites. Quant aux autres, qu’ils retournent tous chez eux. »
      8 Gédéon retint avec lui les trois cents hommes et renvoya les autres Israélites chez eux, mais l’on garda les provisions et les trompettes des partants. Le camp des Madianites se trouvait plus bas dans la plaine.
      9 Cette nuit-là, le Seigneur dit à Gédéon : « Debout ! Descends attaquer le camp madianite, car je te le livre.
      10 Si tu as peur de l’attaquer, descends-y d’abord avec Poura, ton serviteur.
      11 Tu entendras ce que l’on dit là-bas, et ensuite, tu auras le courage de partir à l’attaque. » Gédéon descendit avec son serviteur jusqu’aux avant-postes du camp.
      12 Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’Orient étaient répandus dans la plaine, en aussi grand nombre que des sauterelles ; leurs chameaux étaient innombrables, comme les grains de sable au bord de la mer.
      13 Au moment où Gédéon arriva, un homme était en train de raconter un rêve à un camarade : « J’ai fait un rêve, lui disait-il. Je voyais un pain d’orge rouler à travers notre camp : il vint heurter une tente, la renversa et la mit sens dessus dessous. »
      14 Son camarade répondit : « Cela ne peut que représenter l’épée de Gédéon l’Israélite, le fils de Yoach. Dieu a décidé de nous livrer à lui avec tout le camp. »
      15 Quand Gédéon eut entendu le récit du rêve et son interprétation, il s’inclina jusqu’à terre pour remercier Dieu. Puis il retourna au camp israélite et cria : « Debout ! le Seigneur vous a livré le camp madianite ! »
      16 Gédéon divisa les trois cents hommes en trois groupes. Il remit à chaque homme une trompette, une cruche vide et une torche à placer dans la cruche.
      17 Ensuite, il leur donna cet ordre : « Vous regarderez de mon côté et vous agirez exactement comme moi dès que je serai arrivé à la limite du camp.
      18 Quand je sonnerai de la trompette, ainsi que les hommes qui m’accompagnent, vous sonnerez également de la trompette tout autour du camp et vous crierez : “Pour le Seigneur et pour Gédéon !” »
      19 Peu avant minuit, Gédéon et son groupe de cent hommes arrivèrent à la limite du camp. On venait de remplacer les sentinelles. Ils sonnèrent de la trompette et brisèrent les cruches qu’ils portaient.
      20 Les deux autres groupes en firent autant. Ils saisirent tous les torches de la main gauche et les trompettes de la main droite, et ils crièrent : « A l’assaut, pour le Seigneur et pour Gédéon ! »
      21 Ils se tenaient autour du camp, chacun à sa place. Mais, dans le camp, tout le monde se mit à courir, à crier, à prendre la fuite.
      22 Pendant que les trois cents hommes sonnaient de la trompette, le Seigneur fit s’entre-tuer les Madianites dans tout le camp. Finalement, ceux qui restaient s’enfuirent jusqu’à Beth-Chitta en direction de Seréda et jusqu’à la ville d’Abel-Mehola, près de Tabbath.
      23 On fit appeler les Israélites des tribus de Neftali, d’Asser et de tout Manassé, et ils vinrent poursuivre les Madianites.
      24 Gédéon envoya des messagers proclamer dans la région montagneuse d’Éfraïm : « Descendez tous bloquer le passage aux Madianites en occupant les gués le long du Jourdain jusqu’à Beth-Bara. » On appela donc les hommes d’Éfraïm qui descendirent occuper les gués le long du Jourdain jusqu’à Beth-Bara.
      25 Ils capturèrent les deux chefs madianites, Oreb et Zeb ; ils tuèrent Oreb au rocher d’Oreb et Zeb au pressoir de Zeb. Ils continuèrent ensuite à poursuivre les Madianites. Ils apportèrent à Gédéon, de l’autre côté du Jourdain, les têtes d’Oreb et de Zeb.

      Juges 8

      1 Les hommes d’Éfraïm dirent à Gédéon : « Pourquoi nous as-tu traités de la sorte ? Pourquoi ne nous as-tu pas appelés en renfort lorsque tu es allé combattre les Madianites ? » Et ils s’en prirent violemment à lui.
      2 Mais Gédéon leur répondit : « Que représentent mes exploits en comparaison du vôtre ? Votre intervention, gens d’Éfraïm, même limitée, n’a-t-elle pas plus de valeur que les succès obtenus par mon propre clan, le clan d’Abiézer ?
    • Genèse 18

      1

      L'Éternel apparaît à Abraham. (Genèse 18:1-8)
      Le reproche de l'incrédulité de Sarah. (Genèse 18:9-15)
      Dieu révèle à Abraham la destruction de Sodome. (Genèse 18:16-22)
      L'intercession d'Abraham pour Sodome. (Genèse 18:23-33)

      Abraham a souvent tenté, par son hospitalité, de soulager les voyageurs de leur lassitude, car les auberges se faisaient rares dans cette contrée. Alors qu'il venait tout juste de s'asseoir, il vit trois homme s'approcher. C'était, en fait, trois êtres célestes, sous une forme corporelle. Certains pensent même qu'il s'agissait de trois anges ; d'autres supposent que l'un d'entre eux était le Fils de Dieu, l'accomplissement de l'alliance divine préétablie. La pratique de laver les pieds des hôtes était courante dans ces chaudes contrées, où l'on n'était chaussé que de sandales. Nous ne devrions pas manquer d'accueillir les étrangers dans notre maison, car certains peuvent être des anges, sans que l'on puisse soupçonner quoi que ce soit, Heb 13:2 ; dans notre texte, il s'agissait peut être du Seigneur, en personne ; à chaque fois que nous accueillons le plus humble de nos frères, faisons-le comme si nous avions avec nous notre Seigneur. La politesse et la courtoisie de notre accueil sont des signes qui peuvent manifester notre piété. Bien que notre Seigneur ne s'approche ni ne nous visite sans grand apparat, Il se tient néanmoins à la porte, par l'Esprit, et Il frappe ; quand nous sommes prêts à Lui ouvrir, Il daigne alors entrer ; c'est alors que par Sa grâce et Sa consolation, il nous fait participer à un véritable festin en Sa compagnie, Apocalypse 3:20.
      9 « Où est Sara, ta femme » ? Demanda-t-on à Abraham. Remarquez alors la réponse : « Elle est là, sous la tente ». Sara se trouvait à sa place, près d'Abraham, occupée par les tâches de la maison. On n'acquiert rien de bon à errer ça et là.

      Ceux qui sont à leur place, en accomplissant leur devoir, peuvent s'attendre à recevoir les promesses et le réconfort divins, Luc 2:8. Nous sommes en général assez réticents à croire les choses que l'on nous annonce et nous avons souvent besoin qu'on insiste pour qu'elles puissent être acceptées. Les bénédictions des païens découlent de la Providence mais les croyants sont sous le bénéfice direct des promesses et des certitudes divines, de la Paix du cœur. La semence spirituelle d'Abraham eut pour conséquence la joie, et fut l'objet à la fois d'une espérance et d'une promesse. Sara a pensé que cette révélation était trop belle pour être vraie ; elle rit et son cœur ne fut pas disposé à recevoir cette nouvelle. Elle n'aurait jamais pu penser qu'il pouvait y avoir une différence entre son rire et celui d'Abraham, ch. Luc 17:17 ; mais Celui qui sonde les cœurs est capable de discerner la différence entre ceux qui sont incrédules et ceux qui marchent par la foi.

      Sara a nié qu'elle avait ri. Un péché en amène souvent un autre, c'est pourquoi nous devons strictement nous conformer à la vérité, et mieux encore, à la Vérité divine. Mais celui qui aime le Seigneur se verra alors réprimander, convaincre et porter au repentir, chaque fois qu'il sera confronté au péché.

      16 On pense que les deux personnages de ce passage sont des anges ; ils se dirigent vers Sodome. L'Éternel, quant à Lui, reste avec Abraham et ne lui cache pas Ses intentions.

      Bien que Dieu soit tolérant vis-à-vis des pécheurs, ces derniers n'ont aucune considération envers Lui ; mais quand le jour de Sa colère survient, alors l'Éternel se manifeste vraiment.

      Dieu va donner à Abraham l'opportunité d'intercéder pour les habitants de Sodome et lui révèle la raison de Sa démarche. Remarquez les qualités et l'exemple d'Abraham : non seulement il prie avec sa famille, mais de plus, il veille soigneusement à éduquer les siens convenablement.

      Ceux qui comptent recevoir des bénédictions dans leur famille doivent bien considérer quel est leur devoir vis-à-vis des leurs. Abraham n'entretint pas de vaines disputes chez lui ; au contraire, il enseigna à sa maison le sérieux, la dévotion et l'adoration de Dieu ; il incita les siens à être honnêtes dans leurs transactions avec les autres.

      Il devient rare, de nos jours, de rencontrer un tel caractère ! Combien de chefs de familles se soucient peu de l'enseignement de la religion dans leur maison ! Est ce que nous nous soucions, de semaine en semaine, des progrès ou des régressions que peuvent accomplir les nôtres ?

      23 Nous trouvons ici la première prière solennelle de la Bible ; c'est en fait une prière pour la délivrance de la ville de Sodome. Abraham prie avec ferveur pour que la ville soit épargnée s'il se trouvait en elle quelques hommes droits.

      Il est bon de remarquer la compassion d'Abraham pour les pécheurs : nous devrions être animés des mêmes sentiments. Nous voyons ici combien la prière du juste est efficace. Abraham n'a pas réussi à délivrer la ville entière, mais Lot fut toutefois miraculeusement épargné. Que cela puisse nous inciter à compter sur l'efficacité de la prière pour recevoir la bénédiction en faveur de nos familles, nos amis et notre voisinage. Dans cette optique, nous devons non seulement prier, mais aussi conduire notre vie comme Abraham. Ce dernier savait que le Juge de toute la terre exercerait la justice. Abraham n'a pas plaidé pour que le méchant soit épargné, à cause de tous les péchés commis, il n'a pas demandé non plus à l'Éternel une clémence exceptionnelle, il a simplement cherché à épargner les justes qui pourraient se trouver dans cette ville. Seule la droiture peut être présentée pour plaider devant Dieu. Comment alors Christ a-t-il pu intercéder pour les pécheurs ? Non pas en rejetant les accusations de la loi, ni en minimisant ou en excusant le péché des hommes ; mais en allant LUI-MÊME, en toute obéissance, à la mort.

      Juges 6

      1

      Israël oppressé par les Madianites. (Juges 6:1-6)
      Israël réprimandé par un prophète. (Juges 6:7-10)
      Gédéon est envoyé pour délivrer Israël. (Juges 6:11-24)
      Gédéon détruit les autels de Baal. (Juges 6:25-32)
      Un signe lui est donné par Dieu. (Juges 6:33-40)

      Le peuple d'Israël pécha de nouveau, ce qui le soumit encore à diverses épreuves. Tous ceux qui commettent l'iniquité doivent s'attendre à souffrir.

      Les enfants d'Israël se cachaient dans les ravins et les Cavernes ; telle est la conséquence des actes d'une conscience fautive. Le péché déprime les hommes. Les envahisseurs ne laissèrent aucune nourriture pour les Hébreux, ces derniers devant se contenter de ce qu'ils avaient sauvé dans les grottes. Le peuple destinait à Baal ce qu'il aurait dû donner à Dieu : en conséquence, ce Dernier lui octroya sa juste rétribution.

      7 Les enfants d'Israël implorèrent l'Éternel, pour qu'Il les délivre ; ce Dernier envoya alors un prophète, qui enseigna le peuple. Quand Dieu donne à un pays, des hommes fidèles, pour servir Sa cause, c'est un témoignage de Sa grande miséricorde.

      Le prophète fit remarquer aux enfants d'Israël, qu'ils se rebellaient sans cesse contre l'Éternel : il fallait les amener à la repentance. Cette dernière ne peut être réelle que lorsque la culpabilité de notre péché est clairement confessée, en tant que désobéissance envers Dieu.

      11 Gédéon, était généralement assez discret, mais cependant, actif et brave : dans ce passage, nous voyons qu'il est sollicité pour accomplir une grande œuvre. Nos pensons que certainement, l'Éternel était avec lui, quand nous lisons les paroles prononcées par Son Ange. Gédéon avait une faible foi : il avait du mal à croire que l'Éternel était toujours présent, avec Son peuple, malgré la détresse qu'éprouvait ce dernier.

      L'ange répondit favorablement aux requêtes de Gédéon. Il lui annonça qu'il serait Celui qui délivrerait Israël, sans plus. L'ange l'encouragea et le fortifia premièrement : « Va avec cette force que tu as ». Il plait à Dieu de mettre les humbles en avant. Gédéon désirait toutefois une confirmation de cet ordre, afin d'affermir sa foi.

      Maintenant, sous la dispensation du Saint-Esprit, nous ne devons pas nous attendre à voir de tels signes, de nos yeux, comme ce fut le cas pour Gédéon : nous devons, par contre, prier Dieu avec ferveur, qu'Il nous donne une « manifestation spirituelle » dans le cœur, témoignant ainsi que nous avons trouvé grâce à Ses yeux. L'Ange de l'Éternel transforma la viande, en offrande passée par le feu, montrant ainsi qu'Il n'était pas un simple homme, ayant besoin de se nourrir, mais directement le Fils de Dieu, qui devait à la fois, par Son sacrifice, être honoré et sauver ceux qui acceptent le Salut par Grâce. Un signe a donc été donné à Gédéon, indiquant à ce dernier, qu'il avait trouvé grâce aux yeux de l'Éternel.

      Depuis que l'homme, par son péché, a été exposé à la colère et à la malédiction divines, un message du ciel lui a été envoyé, le terrorisant et lui révélant qu'il ne méritait que la mort. Il est vraiment impressionnant d'avoir ici-bas, des manifestations directes du monde spirituel, qui nous est vraiment étranger.

      Gédéon perdit quelque peu sa détermination, mais Dieu l'encouragea par une parole de paix : « Mais Je serai avec toi ».

      25 Notez la puissance de la Grâce divine, capable de donner à un homme, la volonté de renverser des idoles ; remarquez également la bonté de l'Éternel, quand Il va chercher cet homme, au sein d'une famille dont le responsable était en fait, un chef de l'idolâtrie ! Gédéon pensait qu'il n'était pas suffisant de s'abstenir de toute adoration devant ce monument païen, il fallait en plus, le détruire, pour offrir à Dieu, un sacrifice sur un autre autel. Il était nécessaire que Gédéon soit en paix avec l'Éternel, avant d'entamer la guerre contre Madian.

      Tant que notre péché n'a pas été pardonné par le grand Sacrifice, celui de Christ, aucun appui divin ne peut être réellement escompté. Dieu, qui garde en Ses mains tous les cœurs, influença Joas, (bien que ce dernier fasse lui-même partie de ce peuple idolâtre), afin qu'il défende son fils, des accusations des partisans de Baal.

      Accomplissons notre devoir, faisons confiance à Dieu, Il est notre « Sécurité » !

      Un véritable défi fut ensuite lancé aux partisans de Baal : Faire le bien ou le mal ; finalement, ces hommes furent convaincus de leur folie, ils tentèrent d'adresser une vaine prière à leur idole, afin qu'elle les délivre, sachant pertinemment que cela était impossible !

      33 Ces signes sont vraiment miraculeux et très significatifs. Gédéon et ses hommes étaient sur le point de combattre contre les Madianites ; Dieu serait-Il capable de faire la distinction entre une petite « toison », le peuple d'Israël, et une vaste étendue, la multitude de Madian ? Gédéon voulait en être convaincu. Se pouvait-Il que la Grâce divine puisse descendre jusqu'à lui, en particulier ? Il vit la toison, humide de rosée : cela affermit sa conviction. Mais Dieu désirerait-Il étendre Sa Grâce à l'ensemble d'Israël ? Lors de la manifestation du deuxième signe, le reste du sol, autour de cette toison, était baigné de rosée.

      Nous pouvons louer le Seigneur, en tant que pécheurs et « Gentils » que nous sommes : s'Il a d'abord accordé Ses bénédictions célestes à Israël, Il les adresse désormais à tous les habitants de la terre ! La Grâce divine est toutefois dispensée selon Sa volonté, sous différents aspects : dans une même assemblée, une âme peut être, comme la toison de Gédéon, humectée de rosée et une autre, rester complètement sèche, comme le sol tout autour.

      Juges 7

      1

      L'armée de Gédéon est réduite à trois cents hommes. (Juges 7:1-8)
      Gédéon est encouragé. (Juges 7:9-15)
      La défaite des Madianites. (Juges 7:16-22)
      Les hommes d'Éphraïm prennent Oreb et Zeeb. (Juges 7:23-25)

      Dieu désirait que le peuple reconnaisse qu'Il était vraiment l'Auteur de la victoire contre Madian, d'où cette réduction du nombre de combattants à trois cents.

      Dans toutes nos entreprises, nous dépendons de l'aide divine, d'une part, en ce qui concerne notre activité proprement dite, mais aussi dans le discernement que nous devons avoir à ce sujet.

      Quand l'Éternel vit que les Hébreux, par pure incrédulité, risquaient de ne pas reconnaître le soutien divin dans le péril du combat, en tirant ainsi, par vantardise, un certain orgueil, Il fit renvoyer les hommes indécis, ne désirant faire combattre que les guerriers sélectionnés.

      De nombreux prétextes sont avancés quand il s'agit de fuir le service du Seigneur, en essayant de ne pas « porter Sa croix ». Bien que la famille des serviteurs de Dieu soit relativement modeste, elle est composée d'hommes et de femmes qui recherchent la sainteté, tout en comptant sur une bénédiction croissante du Seigneur. Dieu choisit pour Son service, des personnes, qui sont non seulement motivées, mais aussi zélées pour la bonne cause. Ces serviteurs de Dieu n'éprouvent aucune jalousie envers ceux qui vaquent à diverses tâches.

      En accomplissant le devoir qui nous a été dicté par Dieu, nous ne devons pas porter le regard de-ci de-là, pour voir ce que font les autres, car le Seigneur remarque tout ce que nous faisons.

      Rares sont ceux qui savent supporter sans broncher, que les personnes qui les entourent, reçoivent de nombreuses bénédictions, dons ou libertés ; on peut dire que c'est une Grâce particulière que de pouvoir discerner la volonté divine. Sachons L'écouter, ne cherchons pas à nous occuper en priorité, de ce que font les autres !

      9 Le songe qui est cité dans ce passage semble avoir assez peu d'importance ; en fait, l'interprétation du texte, montre avec évidence qu'il venait de l'Éternel et que le nom de Gédéon était synonyme de terreur pour les Madianites. Gédéon comprit, par le récit du rêve de cet homme, qu'il sortirait vainqueur du combat contre Madian. Il loua l'Éternel sans attendre, puis retourna vers les trois cents hommes de son armée.

      Quel que soit l'endroit où nous nous trouvons, nous pouvons toujours nous adresser à Dieu et Lui apporter notre louange. Ce Dernier doit recevoir notre adoration, ce qui nous fortifie d'ailleurs dans notre foi. Sa Providence doit être reconnue dans tous nos faits et gestes, même les plus insignifiants et dans ceux qui peuvent nous sembler accidentels !

      16 Cette méthode pour conduire les Madianites à la défaite, peut être une image de la destruction du royaume de Satan ici-bas, par l'évangile éternel : la prédication de ce dernier représentant en effet le « son de la trompette », et les serviteurs de Dieu étant de véritables « lumières », 2Corinthiens 4:6,7. Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages : un pain d'orge pour renverser les tentes de Madian, Juges 7:13,* ce qui démontre que cette Puissance merveilleuse ne pouvait venir que du Seigneur.

      L'évangile est une épée, non pas tenue en main, mais qui sort de la bouche : l'épée de l'Éternel et de Gédéon, celle de Dieu et de Jésus-Christ, celle de Celui qui est assis sur le trône, celle de l'Agneau. Les méchants sont souvent conduits par Dieu pour venger Sa cause envers les pécheurs, pour leur montrer la fureur de leurs passions. Remarquez comment Dieu utilise les ennemis de l'église pour qu'ils se détruisent l'un, l'autre ; quel dommage, en revanche, de voir les chrétiens, agir parfois à l'encontre de leur devoir spirituel, en pratiquant ouvertement le péché !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      23 Deux princes de Madian furent capturés et tués par les hommes d'Éphraïm.

      Il était logique d'espérer voir les hommes de Gédéon, terminer l'œuvre qu'avaient commencée leur frères : il étaient présents, là où ces derniers avaient besoin d'aide. Si une tâche excellente et profitable est entamée, nous devons tout faire pour aider nos compagnons à la terminer au plus vite !

      Juges 8

      1

      Gédéon apaise les hommes d'Éphraïm. (Juges 8:1-3)
      Succoth et Penuel refusent d'aider Gédéon. (Juges 8:4-12)
      La punition de Succoth et Penuel. (Juges 8:13-17)
      Gédéon venge ses frères. (Juges 8:18-21)
      Gédéon décline l'offre de gouverner le pays, mais se livre à l'idolâtrie. (Juges 8:22-28)
      La mort de Gédéon, l'ingratitude d'Israël. (Juges 8:29-35)

      Ceux qui sont oisifs ou qui ne risquent rien pour la cause divine, sont souvent les premiers à se quereller avec ceux qui manifestent du zèle pour le Seigneur. On peut voir aussi, que les personnes qui reculent devant chaque difficulté rencontrée, se mettent facilement en colère en ne voyant aucune issue à leurs problèmes.

      Gédéon se tenant devant Succoth et Penuel, était un grand exemple d'abnégation : il démontrait que l'envie est bannie par l'humilité. Les hommes d'Éphraïm donnaient libre cours à leurs passions : ils avaient une certaine liberté de langage, ce qui pouvait se traduire par un complexe d'infériorité. Ils n'avaient en fait aucune défense valable à présenter à Gédéon, face aux réprimandes sévères de ce dernier.

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