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GNOSTICISME

I Généralités.

Le mouvement théologique connu sous le nom de gnosticisme, à partir du II e siècle, eut une amplitude et une vigueur remarquables. On l'appelle ainsi parce qu'il se fonde sur la gnose ou la connaissance (grec gnôsis) ; il a donc un premier et éminent trait caractéristique : c'est un intellectualisme. Pour le définir complètement, il faut en considérer les origines. Avant d'être cristallisé en systèmes plus ou moins définis, le gnosticisme est resté longtemps à l'état de tendance : disposition d'esprit qui plaçait la spéculation métaphysique au premier plan dans la vie chrétienne. Le gnosticisme chrétien semble bien avoir pris naissance en Syrie et en Asie Mineure (région d'Éphèse-Colosses) ; au cours du II e siècle il s'est répandu, dans tout le monde chrétien, très rapidement, puisque vers 120 surgirent ses représentants les plus éminents : Basilide, Valentin, Carpocrate, etc.

Venant d'Asie, le gnosticisme unira la croyance à la rédemption du monde et des spéculations cosmologiques qui en feront une philosophie compliquée et abstraite. Dieu est considéré comme infiniment éloigné du monde actuel ; pour exercer une action sur ce monde et le sauver, il aura besoin de recourir à une série d'intermédiaires plus ou moins nombreux. Afin de participer à cette rédemption, ce n'est pas la foi, mais la connaissance qui sera nécessaire, accompagnée d'une morale ascétique, ritualiste et formaliste.

Quant aux sources du gnosticisme, on peut dire que pendant longtemps elles n'étaient que peu utilisées. On connaissait les gnostiques surtout par le témoignage de leurs adversaires. En dépouillant scrupuleusement toutes les informations qui nous sont parvenues et quelques textes souvent anonymes, échappés à la destruction, on peut établir, avec une approximation suffisante, les doctrines extrêmement compliquées des différents chefs d'école. Ces sources sont actuellement à la portée de tout lecteur cultivé dans l'ouvrage d'Eug. de Faye cité à la fin du présent article.

II Gnosticisme et littérature biblique.

Sans être nommé expressément, le gnosticisme apparaît à plusieurs reprises dans les ouvrages canoniques. On peut distinguer trois phases qui indiquent la progression des idées gnostiques au sein du milieu chrétien : dans les épîtres pauliniennes (des Colossiens aux Pastorales), on assiste à une réaction contre l'ascétisme et la cosmologie à tendances gnostiques. Dans l'Apocalypse, nous trouvons des allusions à un gnosticisme très primitif encore mais qui paraît déjà organisé. Enfin, dans les épîtres catholiques, la lutte est déclarée, véritable polémique contre un gnosticisme connu et dangereux.

A. Les épîtres pauliniennes. Nous ne retenons que pour mémoire l'opinion des Pères, voyant dans Simon le magicien (Ac 8:9-18) un ancêtre du gnosticisme. Cet épisode des Actes confirme qu'au début même de la mission chrétienne, une tendance gnostique existait en Palestine. Quant à l'apôtre Paul, il eut à lutter contre les mêmes théories dans les Églises qu'il avait fondées. La lecture des Colossiens (vers l'an 60), des Éphésiens (plus tardive) découvre les points principaux de la controverse ultérieure : on y lit les termes gnostiques d'éons, archontes (Eph 2:2 3:8 et suivant), plêrôme (Eph 3:19). Col 2:8-20 est le long développement d'une double affirmation antignostique : pour avoir part à la rédemption du Christ, il n'est pas nécessaire d'être ascète, ni d'affirmer l'existence d'intermédiaires entre Dieu et l'homme.

B. Plus tard encore, dans les épîtres dites pastorales (voir art.), les mêmes tendances sont combattues et dans les mêmes termes (1Ti 4:1,3 6:6 et suivant, 2Ti 3:1,8). On y rencontre des allusions (Tit 1:10,11) et le vocabulaire familier au gnosticisme (les généalogies, sous-ent. d'éons, dans 1Ti 1:4, Tit 3:9). Ce gnosticisme est à la fois judaïsant et mercantile : il semble proche parent de celui de l'Apocalypse. On arrive à un moment où le gnosticisme, sans doute déjà répandu, s'organise plus ouvertement, abandonne la discussion pour s'affirmer. Dans l'Apocalypse (Ap 1 et Ap 2, et notamment Ap 2:6-15), nous avons un écho de ces controverses au temps des premières persécutions.

C. Enfin les épîtres catholiques. La première épître de Jean (1Jn 2:22 4:2) met en garde ses lecteurs contre le docétisme (d'après lequel Jésus n'aurait eu qu'une apparence humaine). L'épître de Jude est entièrement consacrée à mettre en garde les chré tiens contre le gnosticisme, auquel l'auteur reproche, ainsi que la deuxième épître de Pierre, non seulement ses doctrines, mais sa morale tombant de l'excès de l'ascétisme dans l'excès opposé.

III Développement ultérieur.

Lors de la clôture du canon du N.T., le gnosticisme est donc en plein épanouissement : son influence et la nécessité de la combattre ne furent pas étrangères à la constitution du canon biblique. Dans cet essor, qui prit rapidement une grande envergure, nous pouvons déceler trois traits caractéristiques.

1.

Caractère métaphysique.

Le gnosticisme n'a cessé d'être une métaphysique religieuse. La gnose n'est pas une foi, c'est une connaissance transmise par initiation et constituée par une explication du monde purement intellectualiste. Avoir compris, c'est être sauvé ; et comprendre, c'est rapporter au Dieu suprême le monde tout entier par une série d'intermédiaires qui en émanent (émanatisme). Entre ce bas monde et Dieu la séparation est complète : les éons (entités métaphysiques) sont érigés en une hiérarchie céleste dans laquelle Jésus-Christ n'occupe qu'une place entre beaucoup d'autres êtres. Il y a également en Jésus une double nature : son caractère céleste rend son apparition terrestre sans réalité.

2.

Caractère moral.

La morale qui découle logiquement de cette métaphysique présente les particularités suivantes :

Elle est ascétique, en ce sens que la connaissance véritable ne pourra être acquise qu'à la suite de purifications, de jeûnes et d'abstinences destinés à libérer l'âme. Au fond, le gnosticisme est dualiste : selon ses principaux docteurs, la matière est le principe mauvais, dont il faut se libérer le plus rapidement possible.

Elle opposera les chrétiens entre eux en établissant des catégories : les hyliques (de hulè =matière) sont encore plongés dans la matière, les psychiques et les pneumatiques (de pneuma =esprit) ont effectué tout ou partie de cette libération, seule issue vers la vie éternelle.

Enfin, cette morale est dangereuse, car à force de vouloir séparer la matière de l'esprit, on en arrive insensiblement à tirer les conséquences ultimes de ce principe. Le corps pourra pécher, puisque l'esprit demeure en dehors des égarements matériels. Par une loi psychologique bien connue, à l'extrême ascétisme s'unira la corruption morale ou l'âpreté du gain. (cf. 1Ti 6:13)

3.

Caractère théologique.

Enfin, au point de vue de l'histoire des dogmes, rappelons que l'Église a opposé une très forte résistance au gnosticisme. Elle a compris le danger qu'offraient ces spéculations compliquées et cette morale pleine de contradictions. Cette explosion de théosophie orientale a fait courir un péril certain à la pensée chrétienne, en risquant de l'étouffer sous un éclectisme sans discernement. Elle a pourtant rendu service à l'Église en l'obligeant, dès le II e siècle, à définir ses doctrines métaphysiques et morales d'une manière claire et populaire. On peut le constater dans les trois points principaux :

Opposition irréductible à la mythologie orientale dont le gnosticisme se servait avec beaucoup d'habileté ; la rédemption du monde n'est pas une affaire de connaissance, mais de foi.

Affirmation de la personnalité du Sauveur, alors que le gnosticisme réduisait le Christ à l'existence (à l'être) en le dépouillant de tout caractère divin.

Dieu n'est pas distinct du Dieu créateur et du Dieu de l'A.T., comme le concevait le gnosticisme ; la matière n'est ni mauvaise en soi ni indépendante.

Ce qui vient d'être exposé se retrouve--avec des modifications plus ou moins nombreuses--dans les différents systèmes des principales écoles gnostiques dont les chefs furent : Cérinthe, Basi-lide, Héracléon, Valentin. De l'avis des meilleurs historiens, Marcion ne doit pas être mis au rang des gnostiques. P. -G. Ch. BIBLIOGRAPHIE. --On trouvera les indications bibliographiques les plus importantes à la fin de l'ouvrage, désormais classique, d'Eug. de Faye : Gnostiques et gnosticisme, et. crit. des documents du gnosticisme chrétien aux II° et III e siècle, Paris, 2 e éd., 1925.

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Versets relatifs

    • Jean 2

      Jean 4

      Actes 8

      14 Le Saint-Esprit n'était encore descendu sur ces nouveaux convertis de la Samarie, bien qu’Il ait auparavant manifesté Ses pouvoirs extraordinaires, au jour de la Pentecôte.

      Soyons encouragés par l’exemple donné dans ce texte : prions Dieu de renouveler les grâces du Saint-Esprit envers tous, tous étant en effet concernés par Ses bienfaits spirituels ! Cette prière englobe toutes les bénédictions ! Nul ne peut accorder le Saint-Esprit par une simple imposition des mains, par contre, faisons tout notre possible pour instruire spirituellement ceux pour qui nous prions.

      Simon le mage avait l'ambition de vouloir avoir les mêmes honneurs qu’un apôtre, mais il ne se souciait guère d'avoir l’esprit et le caractère d'un chrétien. Il cherchait plus à être honoré, que de faire du bien aux autres. Pierre lui révéla son égarement. Simon estimait que les richesses de ce monde avaient une certaine influence dans l’au delà, il pensait pouvoir acheter le pardon de ses péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. Devant une telle erreur, si condamnable, la Grâce ne pouvait lui être accordée.

      Le fond de notre cœur est révélé aux yeux de Dieu, Celui qui ne peut être trompé. Si Dieu constate que le péché nous anime, notre piété est alors vaine, et nous n'avons pas notre place dans Son Royaume. Un cœur avide et orgueilleux ne peut pas se tenir devant Dieu. Un homme peut très bien œuvrer sous le pouvoir du péché, tout en affichant une certaine forme de piété. Lorsque, par exemple, nous sommes tentés de mal utiliser l'argent, nous devons considérer combien ce dernier est périssable et méprisable.

      Le Christianisme n’est pas un « commerce » dont on peut vivre en ce monde. Beaucoup de méchanceté règne en notre cœur : de mauvais préjugés, des affections corrompues, de vains projets ; nous devons nous repentir de tous ces maux, ou alors tout espérance de connaître la paix du Seigneur est vaine. Par contre, suite à la repentance, on reçoit le pardon !

      Après la lecture de ce texte, on peut douter de la sincérité du repentir de Simon : si ce dernier était sincère, son pardon ne fait alors aucun doute. Donne-nous, Seigneur, une foi différente de celle de Simon, qui n’était qu’étonné par la Puissance du Saint-Esprit, sans vouloir réellement sanctifier son cœur. Puissions-nous condamner toute pensée qui fasse que notre piété serve à des fins de fierté ou d'ambition. Gardons-nous de ce poison subtil, la « fierté spirituelle », qui s’infiltre même dans notre soi-disant humilité. Puissions-nous seulement rechercher l'honneur qui vient uniquement de Dieu !

      Ephésiens 2

      Ephésiens 3

      8 Dieu pousse à l’humilité ceux qu’Il a promus à d'honorables tâches ; et là où Il accorde Sa Grâce, dans ce cadre, Il offre celle-ci sans limitation.

      Avec quelle force, Paul parle-t-il de l’insondable richesse de Jésus-Christ ! Cependant, beaucoup de personnes n’en bénéficient pas, malgré la grande faveur qui leur est accordée, par la libre prédication de l’Évangile !

      C’est par notre faute si nous ne sommes pas régénérés spirituellement par les richesses de notre Seigneur. Toute création a été opérée par Dieu, en Jésus-Christ : celle de l’origine du monde, lorsque qu’Il a généré toutes choses à partir du néant, comme celle par laquelle les pécheurs deviennent de « nouvelles créatures », par la Grâce qui opère en eux.

      Ces richesses divines sont insondables et demeurent éternellement. Alors que les anges vénèrent la Sagesse de Dieu, quant à la rédemption de l’Église, les impies, dans leur ignorance, continuent à considérer tout cela comme des fables...

      Colossiens 2

      8 Il n’y a pas de meilleure sagesse, pour nous conduire, que celle de l’étude des œuvres divines, étude qui nous mène à la connaissance de Dieu et affermit notre foi en Lui.

      Il existe un autre genre de « sagesse », vaine et trompeuse : celle qui satisfait les convoitises des hommes ; elle ne peut qu’entraver leur cheminement vers la foi ; elle ne représente que l’aboutissement à de vaines recherches ou spéculations, de curiosité à propos des éléments invisibles, ce qui en fait, ne nous concerne pas. Ceux qui marchent dans les voies de ce monde, se détournent du véritable Chemin : celui qui mène à Christ. Nous avons en Lui tout ce qui peut nous éclairer sur les difficultés propres à la loi mosaïque. Tous les problèmes inhérents à cette loi sont désormais résolus dans l'Évangile de Christ, par le sacrifice parfait de ce Dernier, expiant notre péché, et par la révélation de la Volonté divine.

      Avoir la plénitude divine, c'est posséder l’essentiel du salut. Par ce terme, « pleinement », ce texte montre que nous avons en Christ tout ce qui est requis. Quand nous lisons « en Lui, » cela signifie que lorsque nous portons notre regard vers Christ, Il ne reste pas distant, mais qu’Il demeure littéralement « en nous ». Christ est EN nous, et nous EN Lui, lorsque, par le pouvoir de l'Esprit, notre cœur est sensibilisé, et que nous sommes unis à notre « Tête » spirituelle.

      La circoncision du cœur, la crucifixion de la chair, la mort et l'ensevelissement au péché et au monde, ainsi que la résurrection en nouveauté de vie, par le baptême, par la foi, tout cela prouve que nos péchés sont pardonnés, et que nous sommes complètement délivrés de la malédiction de la loi. À travers Christ, nous, qui étions morts dans le péché, somme ramenés à la vie. Le sacrifice de Christ fut « l’anéantissement » de nos péchés ; Sa résurrection est « le retour à la vie » de notre âme.

      La loi et les ordonnances mosaïques, véritable joug pour les Juifs, représentent un mur infranchissable pour le Païen, mais le Seigneur Jésus a permis à ce dernier de le franchir. Christ, dans Son incarnation, a clarifié tous les points sombres de la loi. Chaque mortel, à cause de son péché et de la loi, étant coupable de mort, la condition de l'impie et du profane reste épouvantable, car ils foulent aux pieds le sang du Fils de Dieu, le Seul qui puisse anéantir ces terribles sentences !

      Les Colossiens ne devaient pas être troublés par les jugements fanatiques relatifs aux viandes, ni aux solennités juives. Mettre à part une partie de leur temps pour l'adoration et le service de Dieu, était un devoir moral et constant, mais cela n'avait aucune dépendance majeure avec le septième jour de la semaine, le sabbat des Juifs. Le premier jour de la semaine, le jour du Seigneur, est le temps mis à part par les chrétiens, en souvenir de la résurrection de Christ. Tous les rites juifs étaient en fait des « ombres » risquant de couvrir les bénédictions de l'Évangile...

      18 Le fait de s’adresser uniquement aux anges pouvait faire croire à une fausse humilité, comme si les hommes, conscients de leur indignité, ne pouvaient parler directement à Dieu. Cette pensée n'avait en fait aucun sens ; elle pouvait signifier en effet : ne pas oser usurper l’honneur d’approcher le Père, honneur revenant seulement à Christ, en ne permettant pas à la créature d’approcher le Créateur. Il y avait vraiment de l'orgueil dans ce semblant d'humilité.

      Ceux qui vouent un culte aux anges répudient Christ, le seul Médiateur entre Dieu et les hommes. Le fait de faire appel à des intercesseurs autres que Christ en personne, représente une véritable insulte à ce Dernier, la Tête de l'Église. Quand les hommes nient l'influence de Christ en leur cœur, ils se vouent alors à diverses sortes d’égarements...

      Le corps de Christ est un élément qui croît. Les véritables croyants ne peuvent pas vivre selon les vaines manières de ce monde. La véritable sagesse consiste à suivre les préceptes de l'Évangile, dans une soumission entière à Christ, l’unique chef de Son église.

      Les pénitences et les jeûnes que l'on peut s'imposer, peuvent donner aux autres l’impression d’une rare spiritualité et d’une bonne disposition à souffrir pour le Seigneur, mais en fait, cela ne rend aucun honneur à Dieu. Ce genre d’activité peut tendre, dans une vaine manière, à satisfaire l'esprit charnel, en gratifiant l’amour propre, une soi-disant sagesse, et une satisfaction personnelle, (avec un éventuel mépris des autres.) Ces activités ne sont qu'une ostentation de pseudo sagesse ou un semblant de témoignage, sans utilité, ni satisfaction de la chair.

      Ce que le Seigneur a considéré comme sans importance, estimons-le comme tel, laissons cependant aux autres toute liberté en ce sens ; souvenons-nous que toutes les activités de ce monde ne sont qu’éphémères, cherchons vraiment à glorifier Dieu, quant à leur usage...

      1 Timothée 1

      1 Timothée 4

      1

      Le déclin de la foi qui, à cette époque, commençait déjà. (1 Timothée 4:1-5)
      Plusieurs directives sont données par l’apôtre, avec des exhortations pour accomplir notre devoir, en tant que chrétien. (1 Timothée 4:6-16)

      Le Saint-Esprit, à la fois dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, a parlé d'une dégradation générale de la foi envers Christ, ainsi que de l'adoration de Dieu. Cette apostasie doit survenir pendant la dispensation chrétienne, dans les « derniers temps ».

      Les faux docteurs lancent des interdits, en déclarant « mauvais » ce que Dieu déclare « bon » ; ils exigent des âmes divers devoirs et servitudes, cependant considérés par Dieu comme sans importance majeure !

      Dans ces derniers temps nous allons trouver plusieurs tendances, en faveur d’un désintéressement des exigences de la loi divine, avec en contre partie, diverses charges relatives aux « devoirs imaginaires », qui rejettent tout ce que Dieu a permis.

      En fait rien ne justifie tout usage sans modération ou impropre à ce que Dieu a créé ; rien ne sera bon pour nous, si nous ne cherchons pas, par la prière, les bénédictions que le Seigneur peut nous accorder.

      1 Timothée 6

      2 Timothée 3

      1 L'apôtre prédit la venue d'ennemis dangereux, hostiles à l'Évangile. (2 Timothée 3:1-9) Il propose à Timothée de suivre son propre exemple. (2 Timothée 3:10-13) Il l'exhorte à continuer dans la doctrine qu'il a apprise des Saintes Écritures. (2 Timothée 3:14-17)

      2 Timothée 3:1-9 Même au temps de l'Évangile il y aura des périodes fâcheuses, d’une part à cause de la persécution, mais d’autre part à cause des corruptions internes à l’église.

      Les hommes aiment satisfaire leurs propres convoitises, plutôt que vouloir plaire à Dieu et accomplir leur devoir. Quand un individu est passionné par l’obtention de sa convoitise, tout en étant inquiet de garder ce qu'il possède déjà, il devient dangereux vis-à-vis de son prochain. Quand les hommes ne craignent pas Dieu, ils n’ont alors aucune considération pour les autres. Quand les enfants désobéissent à leurs parents, les temps deviennent fâcheux. Les impies ne craignent pas Dieu, parce qu'ils méprisent Sa Miséricorde.

      Nous abusons des dons que Dieu nous a octroyés, si nous en profitons, de façon exagérée. Les temps sont également difficiles lorsque les parents n'éprouvent plus d’affection naturelle envers leurs enfants. Il en est de même quand certaines personnes n’ont plus aucune règle pour contrôler leur esprit, en méprisant la bonté et ce qui est honorable.

      Dieu doit être aimé par dessus tout ; un esprit charnel, rempli d'inimitié contre Lui, place ses priorités dans d’autres domaines, en particulier dans les plaisirs et la luxure. La dévotion est vraiment à l’opposé d’une telle conduite ; les véritables chrétiens doivent s'écarter des hypocrites. De telles personnes se sont infiltrées dans l'église, en tous lieux, de tous temps.

      Il y a toujours eu des personnes sournoises, qui, par des vains discours et des flatteries de tout genre, ont acquis la faveur et la confiance de certains, naïfs et versatiles.

      Tout doit concourir à la connaissance du Seigneur ; ceux qui suivent systématiquement toute nouvelle doctrine, ne cherchent cependant jamais la Vérité, telle qu'elle nous est donnée par Jésus. Les magiciens Égyptiens (d’après le livre de la Genèse) étaient des hommes à l’esprit corrompu, envahis de préjugés contre la Vérité, et n’ayant aucune foi.

      De telles erreurs ne peuvent cependant durer infiniment : Satan peut tromper les nations et les églises, mais pas cependant davantage, ni plus longtemps, que Dieu ne le permettra !

      Tite 1

      10 Ce texte décrit l’esprit des faux docteurs : les fidèles serviteurs de Dieu doivent s'y opposer en toute occasion, afin que l’égarement de telles personnes devienne manifeste aux yeux de tous, et qu’elles ne puissent pas aller au delà de certaines limites, servant ainsi un intérêt mondain sous des apparences de piété. L'amour de l'argent est la source de tous les maux. Paul indique donc qu’il faut résister à ces faux docteurs, jusqu’à les rendre confus, par la saine doctrine des Écritures.

      Toute action honteuse, ce que l’on reproche aux impies, ne devrait pas être trouvée parmi les chrétiens ; la fausseté et le mensonge, l'habileté envieuse, la cruauté, les pratiques brutales et sensuelles, l'oisiveté et la paresse, sont des péchés condamnés par la nature elle-même. Mais la douceur chrétienne, l'humilité sont très loin de la lâcheté, de la colère et de l’impatience, engendrées par le péché et l'erreur.

      Bien qu'il y ait différentes races et caractères, le cœur de l'homme, quel que soit son âge ou le lieu où il se trouve, est tortueux et désespérément méchant. Les mises en garde les plus sévères doivent conduire au bien, celui qui est réprouvé ; une foi saine est ce qu’il y a de plus désirable et nécessaire.

      Pour tous ceux qui sont souillés et incrédules, rien n'est pur ; ils s'abusent eux-mêmes, et « tournent » toutes choses légitimes en péché. Plusieurs professent connaître Dieu, cependant leur vie dément et rejette une telle déclaration.

      Quelle misérable attitude constate-t-on chez les hypocrites : ils ont une pâle forme de piété, mais sans puissance spirituelle ; ne soyons cependant pas trop prompts à leur « jeter la pierre », mais restons sur nos gardes, de peur que nous soyons tentés d’emprunter les mêmes voies...

      Tite 3

      1 Jean 2

      Apocalypse 1

      1

      Le Livre de l'Apocalypse de Jean est constitué principalement de deux parties.

      1. Il relate « les choses qui sont », c'est-à-dire l'état de l'église au temps présent : il contient les lettres de Jean aux sept églises, son récit de l'apparition du Seigneur Jésus, et les directives de ce Dernier, adressées à l'apôtre, pour qu’il mentionne ce qu'il a reçu, Apocalypse 1:9-20. L’Apocalypse contient également des messages (des lettres) adressés aux sept églises d'Asie. Cela fait indubitablement référence à l'état des églises respectives de cette époque, mais on y trouve aussi d’excellents préceptes, des exhortations, des recommandations, des reproches, des promesses et des menaces, tous nécessaires à l’instruction de l'église chrétienne de toute époque.

      2. Ce livre contient ensuite une prophétie sur « les choses qui seront après », et décrit l'état futur de l'église, à partir du temps où l'apôtre a reçu les visions qu'il a ici enregistrées.

      Le rôle de l’Apocalypse est d’améliorer notre spiritualité : il prévient le pécheur insouciant, il indique le chemin du salut à celui qui le recherche avec ferveur, il revivifie le croyant affaibli, il console l'affligé et le chrétien tenté ; de plus, nous pouvons également affirmer qu’il fortifie le martyr pour la cause de Christ, subissant les cruelles persécutions et les souffrances infligées par Satan et ses partisans.

      * L'origine divine, le concept, et l'importance de ce livre. (Apocalypse 1:1-3) L'apôtre Jean salue les sept églises d'Asie. (Apocalypse 1:4-8) Il déclare quand, où et comment, cette « révélation » lui a été donnée. (Apocalypse 1:9-11) La vision, dans laquelle il a vu apparaître Christ. (Apocalypse 1:12-20)

      Apocalypse 1:1-3 Ce livre est la Révélation de Jésus-Christ ; il en est ainsi pour toute la Bible, car en fait, toute révélation provient de Christ, et se rattache à Lui !

      Le principal objet de l’Apocalypse est de nous faire découvrir les desseins divins, en ce qui concerne l'église, avec les nations qui y sont liées, et ce, jusqu'à la fin du monde. Ces événements décrits, auront lieu inéluctablement ; ils doivent d’ailleurs commencer à se dérouler très prochainement !

      Bien que Christ soit Dieu Lui-même, et qu'Il ait la lumière et la vie en Lui, Il se trouve cependant placé, en tant que Médiateur, entre Dieu et l'homme, recevant ainsi des directives du Père. C'est à Lui que nous devons la connaissance de ce que nous pouvons attendre de Dieu, et de ce qu'Il attend de nous.

      Le sujet de cette révélation concerne « les choses qui doivent arriver bientôt ». Sur tous ceux qui lisent ou entendent les paroles de la prophétie, une bénédiction est prononcée. Ceux qui étudient sérieusement la Bible occupent très bien leur temps ! Il n'est pas suffisant que nous la lisions et que nous en entendions la lecture, mais nous devons « garder » ce qui est écrit : dans nos mémoires, dans nos esprits, nos affections et dans la pratique ; nous serons ainsi bénis dans tout ce que nous entreprenons.

      Les mystères et les difficultés inhérents à ce livre sont associés aux découvertes des attributs divins : toutes ces choses sont nécessaires pour sensibiliser l’esprit du lecteur, dans la crainte du Seigneur, et purifier son âme, bien qu'il ne puisse pas discerner immédiatement l’ensemble de la signification prophétique.

      Aucune autre partie de l'Écriture n'énonce plus complètement l'évangile, et ne prévient aussi bien contre le mal du péché.

      4 Il ne peut pas y avoir de paix authentique, là où il n'y a pas la Grâce véritable ; et là où la Grâce arrive, la paix ne tarde pas ! Cette bénédiction est inhérente au nom de Dieu, à la Sainte trinité, c'est d’ailleurs un sujet d'adoration !

      Dans ce texte, le Père est nommé en premier lieu ; il est décrit comme Celui qui est, et qui était, et qui vient, qui est éternel, qui ne change pas. Le Saint-Esprit est appelé « les sept esprits », le parfait Esprit de Dieu, en qui il y a une diversité de dons et d'opérations.

      Le Seigneur Jésus-Christ est de toute éternité, un Témoin de tous les conseils divins. Il est le Premier-né d’entre les morts, qui par Son propre pouvoir, ressuscite Son peuple. Il est le Prince des rois de la terre ; c'est par Lui que leurs délibérations sont dirigées, et c'est à Lui qu'ils doivent rendre des comptes.

      Le péché laisse une « tache » de culpabilité et de pollution sur l'âme. Rien ne peut effacer cette tache, si ce n'est le sang de Christ ; et Christ a versé Son propre sang pour satisfaire la justice divine, et acheter le pardon et la pureté pour Son peuple.

      Des croyants, Christ a fait des « rois » et des « sacrificateurs », pour Dieu son Père. En tant que tels, ils sont vainqueurs du monde, mortifient le péché, gouvernent leur propre esprit, résistent à Satan, communient avec Dieu dans la prière, et jugeront le monde. Christ a fait d'eux, des sacrificateurs, leur donnant accès à Dieu, Il leur a permis d'offrir des sacrifices spirituels et acceptables ; ces faveurs destinent Ses enfants à Lui attribuer l'autorité et la gloire qui lui sont dues, pour toujours !

      Christ jugera le monde. L'attention est attirée sur ce grand jour, où tous verront la sagesse et le bonheur des « amis » de Christ, et la folie et la misère de Ses ennemis.

      Puissions-nous penser fréquemment à la seconde venue de Christ ! Il viendra, pour la terreur de ceux qui Le blessent et Le crucifient par leur apostasie : Il viendra, à la surprise de l’ensemble des impies. Il est le Commencement et la Fin ; toutes choses sont de Lui et pour Lui ; Il est le Tout-puissant ; Il est le même, Celui qui est éternel et immuable !

      Si nous voulons être comptés parmi Ses saints, dans Sa gloire éternelle, nous devons maintenant nous soumettre volontairement à Lui, Le recevoir, et L'honorer comme un Sauveur, nous qui croyons qu'Il viendra pour être notre Juge.

      Ils doivent être nombreux hélas, ceux qui souhaiteraient ne jamais mourir, et ne jamais connaître le jour du jugement !

      9 Il était réconfortant pour l'apôtre, de ne pas souffrir d'être incarcéré pour avoir mal agi, mais pour avoir témoigné de Jésus, le Christ, le Sauveur, Emmanuel ; le Saint Esprit, l’Esprit de Gloire, reposait sur cet apôtre persécuté.

      Le jour et l’heure, où jean eut cette vision était « le jour du Seigneur », à savoir, le sabbat chrétien, le premier jour de la semaine, observé en souvenir de la résurrection de Christ.

      Puissions-nous, alors que nous L'appelons « Notre Seigneur », l'honorer à l'occasion du jour qui Lui est consacré ! La nature de ce nom, (le jour du Seigneur) indique avec quelle solennité il doit être observé : ce jour doit en effet, Lui être totalement consacré, et aucune de ses heures ne doit être employée à jouir des vains plaisirs de ce monde, ou de certains loisirs douteux.

      L’apôtre se trouvait dans un cadre particulier : céleste et spirituel, sous l’influence, pleine de Grâce, de l'Esprit de Dieu.

      Ceux qui désirent bénéficier de la communion avec Dieu, au jour du Seigneur, doivent chercher à éloigner leurs pensées et leurs affections des attraits de ce monde. Si, en ce saint jour du Seigneur, les croyants ne peuvent, par nécessité et non par choix, jouir de la communion avec les saints, ils peuvent rechercher l’intimité et la communion avec l’Esprit Saint : ils entendront alors spirituellement la voix de leur bien-aimé Sauveur, en contemplant Sa Gloire, et aucun fait extérieur ne saurait perturber ces instants bénis.

      Le son d'une trompette stupéfia l'apôtre : il put alors entendre la voix de Christ !

      12 Les églises reçoivent la lumière spirituelle, de Christ et de l'évangile, et elles la retransmettent intégralement à leur entourage.

      Ce texte mentionne la présence de chandeliers d'or ; ils sont à la fois précieux et purs : ils représentent non seulement les serviteurs de Dieu, mais aussi les membres des églises ; leur lumière doit ainsi briller devant les hommes, comme pour engager les autres à rendre gloire à Dieu.

      L'apôtre vit le Seigneur Jésus-Christ paraître au milieu des chandeliers d'or. Il est toujours avec Ses églises, (et ce, jusqu'à la fin du monde), les remplissant de lumière, d'amour et de vie. Christ était vêtu d'une longue robe, qui allait jusqu'aux pieds, et représentait peut-être Sa Justice et Son Sacerdoce, en tant que Médiateur. Ce vêtement était ceint d’une ceinture d'or, ce qui peut dénoter combien Son Amour et Son affection pour les Siens sont précieux. Sa tête et Ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme de la neige, ce qui peut signifier Sa Majesté, Sa Pureté, et Son Éternité. Ses yeux étaient comme une flamme de feu, pouvant représenter Sa Connaissance des secrets de tous les cœurs, et des événements les plus éloignés. Ses pieds semblables à de l'airain ardent, embrasé dans une fournaise, peuvent représenter la fermeté de Ses projets, et l'excellence de Ses actes. Sa voix, telle le bruit de grandes eaux, peut représenter la puissance de Sa Parole, capable d’ôter, comme de détruire quoi que ce soit.

      Les sept étoiles représentaient les anges des sept églises, à qui l'apôtre reçut l'ordre d'écrire, et que Christ soutenait et dirigeait.

      L'épée représentait la Justice, et la Parole de Christ, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, Heb 4:12.

      Son visage était comme le soleil, quand il brille, dans sa clarté et sa puissance ; la puissance de son éclat est trop vive et trop éblouissante pour que des yeux mortels puissent la regarder !

      L'apôtre fut comme écrasé, par la grandeur de l'éclat et de la Gloire dans laquelle parut Christ. Nous pouvons être heureux de marcher par la foi, tant que nous sommes ici-bas.

      Le Seigneur Jésus adressa à Jean : - Des paroles de réconfort : « ne crains pas » ! - Des paroles d'enseignement ; - L’identité de Celui qui paraissait ainsi devant lui. - L’origine de Sa nature divine : le Premier et le Dernier. - Le rappel de Ses précédentes souffrances : J'étais mort ; Il est le même que Celui que Ses disciples ont vu sur la croix. - Le rappel de Sa résurrection et Sa vie : J'ai vaincu la mort, et Je vis éternellement. - Le rappel de Sa fonction et de Son autorité : autorité souveraine « dans » et « sur » le monde invisible, en tant que Juge de tous ; Ses décisions sont sans appel.

      Écoutons la voix de Christ, et recevons les manifestations de Son Amour ; qui pourrait L'éloigner des pécheurs pour lesquels Il est mort ? Puissions-nous vraiment obéir à Sa Parole, en nous abandonnant complètement à Lui, afin qu’Il dirige toutes choses, dans Sa droiture !

      Apocalypse 2

      1

      Lettres aux églises d’Asie, comportant des avertissements et des encouragements : à l'église d'Éphèse ; (Apocalypse 2:1-7)
      à l’église de Smyrne ; (Apocalypse 2:8-11)
      à l’église de Pergame ; (Apocalypse 2:12-17)
      à l’église de Thyatire. (Apocalypse 2:18-29)

      Ces assemblées étaient dans des états si différents, quant à la pureté de la doctrine et la ferveur de la piété, que les paroles qui leur sont adressées par Christ, peuvent tout à fait convenir à toutes les autres églises, ainsi qu’à leurs dirigeants.

      Christ connaît et observe l’état de ces assemblées d’Asie : bien qu’étant au ciel, Il est cependant au milieu de Ses églises, ici-bas, observant leurs défauts et leurs besoins.

      L'église d'Éphèse est complimentée pour son assiduité à son devoir. Christ mémorise chaque heure passée par Ses serviteurs, dans l’exercice de leur tâche : ce travail « pour le Seigneur », ne sera pas vain. Il ne suffit pas d’être assidu dans ce ministère : il faut aussi avoir de la patience, à la fois de « supporter », mais aussi « d’attendre ». Bien que nous devions montrer de la douceur de caractère envers tous les hommes, nous devons cependant afficher un certain zèle à condamner leurs iniquités.

      Le péché que reproche Christ à cette église d’Éphèse, n'est pas d'avoir laissé et abandonné l’objet de son amour, mais d'avoir perdu la ferveur qu'elle avait d'abord manifestée. Tel est le reproche que Christ adresse à Son peuple, le voyant devenir négligent et froid envers Lui. Il est certain que cette mention relative à l'abandon, par les chrétiens, de leur premier amour, est un blâme pour ceux qui éprouvent le même sentiment, en toute insouciance, tentant d'excuser leur indifférence et leur manque de zèle à cet égard ; notre Sauveur culpabilise cette insouciance : ces âmes doivent s'en repentir ; elles doivent éprouver de la peine et de la honte, quant à leur déclin spirituel et coupable et le confesser humblement devant Dieu. Ces chrétiens doivent s'efforcer de retrouver leur zèle initial, leur tendresse et leur sérieux dans leur piété ; ils doivent prier avec ferveur, veiller aussi, avec diligence, de la même manière que lorsqu'ils firent leurs « premiers pas » vers Dieu. Si la présence de la Grâce de Christ et l'Esprit sont offensés, ils doivent s’attendre à être attristés.

      Une mention encourageante est néanmoins adressée à l’église d’Éphèse, au sujet de ses qualités. L'indifférence pour la vérité comme pour l'erreur, pour le bien comme pour le mal, peut être faussement appelée de la charité et de la douceur de caractère : c’est une erreur, et cela déplait à Christ.

      La vie chrétienne est une guerre contre le péché, contre Satan, contre le monde et la chair. Nous ne devons jamais céder à nos ennemis spirituels : nous connaîtrons alors un glorieux triomphe et une récompense dans le ciel. Tous ceux qui persévèrent « trouveront » tout en Christ : l'Arbre de vie, la perfection et la confirmation dans la sainteté et le bonheur, non pas ici-bas, mais dans le paradis céleste ! Ces termes ne sont pas fictifs, mais ils proviennent du récit du jardin d'Éden, dénotant les joies pures, satisfaisantes, et éternelles du ciel : nous pouvons les attendre en ce monde, par la foi, dans la communion avec Christ, avec les consolations du Saint-Esprit !

      Croyants, que votre « séjour » ici-bas, soit une véritable lutte : une vie de quiétude vous attend plus tard ; mais dans l’immédiat, la Parole de Dieu ne nous promet aucune tranquillité ni absence de conflits sur cette terre !

      8 Notre Seigneur Jésus est « le Premier », car c'est par Lui que toutes choses ont été faites ; Il était avant toutes choses, avec Dieu, et Il est Dieu lui-même. Il est aussi « le Dernier », car Il sera le Juge de tous. En tant que Premier et Dernier, Celui qui était mort et qui maintenant est vivant, est le Frère et l'Ami du croyant ; Il est riche dans la pauvreté la plus profonde, honorable dans l'humiliation la plus basse, et heureux sous la tribulation la plus lourde, comme l’était l'église de Smyrne.

      Beaucoup de riches ici-bas sont en fait des « pauvres » devant Dieu ; d’autres sont pauvres extérieurement, mais sont riches intérieurement : riches en la foi, en bonnes œuvres, libéraux pour octroyer des privilèges et des dons, et enfin, riches en espérance.

      Quand une âme jouit d’une spiritualité fervente, toute pauvreté extérieure éventuelle peut être très bien supportée ; quand le peuple de Dieu est pauvre en ce monde, mais qu’il dispose d’une bonne conscience envers Christ, ce Dernier fait abonder en eux la richesse spirituelle. Christ nous protège dans les difficultés que nous pouvons devoir subir. Il ne faut pas les appréhender ! Ne vous contentez pas « d'étouffer » toute crainte servile, mais subjuguez-la, en fortifiant votre âme, avec vigueur et courage ! Les problèmes surviennent pour nous éprouver, non pour nous détruire.

      Observez l’authenticité de la récompense, promise au verset Apocalypse 2:10* : « Je te donnerai » ; ces âmes recevront leur récompense de la propre main de Christ. On peut voir également ce qui lui est associé : « une couronne de vie » ; une existence passée au service du Seigneur, ou consacrée pour Sa cause, sera récompensée par une vie bien meilleure, une vie qui sera éternelle !

      La seconde mort est infiniment pire que la première : d’une part dans l’agonie, mais aussi parce qu’elle est éternelle ; il est déjà affreux de mourir, mais rester perpétuellement dans cet état...

      Si un homme est préservé de la seconde mort et de la colère divine, il peut patiemment endurer tout ce qu'il subira ici-bas !

      *Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      12 La parole de Dieu est une « épée », capable de tuer à la fois le péché et les pécheurs. Elle est capable de sévir en tous lieux ; le croyant, cependant, ne doit pas avoir peur de cette épée : il ne peut toutefois se placer sous sa protection, sans une entière obéissance à la Parole.

      Du fait que notre Seigneur remarque tous les avantages et les opportunités que nous pouvons avoir dans l’accomplissement de notre devoir, là où nous nous trouvons, Il est parfaitement capable de voir également nos tentations et nos découragements.

      Malgré cette situation d’épreuve, l'église de Pergame n'avait pas renié sa foi, ni par une apostasie manifeste, ni par un rejet du salut offert à la croix. Christ recommande aux membres de cette assemblée, une certaine fermeté, tout en réprouvant leurs échecs et leur culpabilité. Une mauvaise perception de la doctrine de l'évangile et de la liberté chrétienne était à l’origine de l'amertume qui avait provoqué les mauvaises pratiques de cette église.

      Le repentir est un devoir, au sein des assemblées, comme dans le cœur de chacun ; ceux qui ont commis un péché ensemble, doivent se repentir en commun. Nous trouvons dans ce texte une promesse, en faveur de ceux qui sont « vainqueurs ». Les influences et les consolations de l'Esprit de Christ descendent du ciel vers l'âme, en vue de réconforter cette dernière. Tout cela reste caché aux yeux du monde. Le nouveau nom, mentionné au verset Apocalypse 2:17*, est le nom d'adoption de la personne citée : quand le Saint-Esprit révèle Son action dans l'âme du croyant, le nouveau nom de ce dernier et son rôle véritable ici-bas sont alors parfaitement compris !

      *Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      18 Même si le Seigneur sait que les œuvres de Son peuple sont faites dans l'amour, la foi, le zèle, et la patience, si Ses yeux, tels une flamme de feu, voient les Siens s'engager dans une mauvaise direction, Il les réprimandera, les corrigera, ou les punira. Nous voyons, dans ce texte, la louange du ministère et du peuple de Thyatire, par Celui qui connaissait les principes par lesquels il agit. Les membres de cette église devinrent plus sages et meilleurs.

      Tous les chrétiens doivent désirer avec ferveur que leurs dernières œuvres puissent être les meilleures. Cependant, cette église de Thyatire « fermait les yeux » sur l’œuvre de certains séducteurs, de mauvaise réputation...

      Dieu est sage dans les jugements qu'Il exécute ; quand Il juge les « séducteurs », Il révèle à quel point Il connaît bien le cœur des hommes, leurs principes, leurs diverses conceptions et leur tempérament. Un encouragement est donné dans ce texte, à ceux qui veillent à rester purs et non souillés.

      Il est dangereux de mépriser le « mystère » de Dieu, et tout aussi périlleux d’adopter celui de Satan. Méfions-nous des profondeurs de Satan : celui qui en connaît le moins est le plus heureux. Combien Christ est tendre envers Ses fidèles serviteurs ! Il ne leur impose aucun joug, si ce n'est pour leur bien.

      Une grande récompense est promise au croyant persévérant et victorieux ; il bénéficiera de la connaissance et de la sagesse, nécessaires à l’exercice de son pouvoir et de son autorité dans le futur.

      Christ, par Sa venue, par Sa présence, apporte la Lumière dans l'âme : Lumière de la Grâce et de la Gloire ; quel bonheur de Le connaître en tant que Seigneur et Sauveur ! Après chaque victoire sur « l’ennemi », sachons garder notre avantage sur lui, pour que nous puissions le vaincre de nouveau éventuellement et garder les œuvres de Christ jusqu'à la fin !

    • Jean 2

      22 Après donc qu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il leur avait dit cela ; et ils crurent à l'Écriture et à cette parole que Jésus avait dite.

      Jean 4

      2 (Toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais c'étaient ses disciples),

      Actes 8

      9 Or, il y avait auparavant, dans la ville, un homme nommé Simon, qui exerçait la magie et étonnait le peuple de la Samarie, se faisant passer pour un grand personnage.
      10 Tous lui étaient attachés, depuis le plus petit jusqu'au plus grand ; et ils disaient : Celui-ci est la grande puissance de Dieu.
      11 Et ils étaient attachés à lui, parce que depuis longtemps il les étonnait par ses opérations magiques.
      12 Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle de ce qui concerne le royaume de Dieu et le nom de Jésus-Christ, ils furent baptisés, tant les hommes que les femmes.
      13 Et Simon lui-même crut aussi, et ayant été baptisé, il ne quittait point Philippe ; et voyant les prodiges et les grands miracles qui se faisaient, il était étonné.
      14 Cependant, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean,
      15 Qui étant descendus, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent le Saint-Esprit.
      16 Car il n'était encore descendu sur aucun d'eux ; mais ils avaient été seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.
      17 Alors les apôtres leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit.
      18 Mais Simon voyant que le Saint-Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, leur offrit de l'argent, en disant :

      Ephésiens 2

      2 Dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion ;

      Ephésiens 3

      8 C'est à moi, le moindre de tous les saints, qu'a été donnée cette grâce d'annoncer, parmi les Gentils, les richesses incompréhensibles de Christ,
      19 Et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu.

      Colossiens 2

      8 Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde, et non selon Christ.
      9 Car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement.
      10 Et vous avez toute plénitude en lui, qui est le chef de toute principauté et puissance.
      11 En lui aussi vous avez été circoncis, d'une circoncision faite sans main, en dépouillant le corps des péchés de la chair, ce qui est la circoncision de Christ ;
      12 Ayant été ensevelis avec lui par le baptême ; en lui aussi vous êtes ressuscités, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts.
      13 Et quand vous étiez morts dans vos péchés et dans votre incirconcision charnelle, il vous a vivifiés avec lui, vous ayant pardonné toutes vos fautes.
      14 Il a effacé ce qui était contre nous, l'obligation des ordonnances qui s'élevait contre nous ; et il l'a entièrement annulée, en l'attachant à la croix ;
      15 Ayant dépouillé les principautés et les puissances, qu'il a publiquement exposées en spectacle, en triomphant d'elles sur cette croix.
      16 Que personne donc ne vous condamne au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'un jour de fête, ou de nouvelle lune, ou de sabbats ;
      17 C'était l'ombre des choses qui devaient venir, mais le corps en est en Christ.
      18 Que personne ne vous ravisse le prix par une humilité affectée, et par le culte des anges, s'ingérant dans des choses qu'il n'a point vues, étant témérairement enflé de son sens charnel, et ne s'attachant pas au chef,
      19 Duquel tout le corps, joint et étroitement uni au moyen des jointures et des liens, s'accroît d'un accroissement selon Dieu.
      20 Si donc vous êtes morts avec Christ, quant aux rudiments du monde, pourquoi vous charge-t-on de ces préceptes, comme si vous viviez encore au monde ?

      1 Timothée 1

      4 Et de ne pas s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui engendrent des disputes, plutôt que l'édification en Dieu, par la foi, je t'y exhorte encore.

      1 Timothée 4

      1 L'Esprit dit expressément que dans les derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi, s'attachant à des esprits séducteurs, et à des doctrines de démons ;

      1 Timothée 6

      13 Je te recommande devant Dieu, qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ, qui fit une belle confession devant Ponce-Pilate,

      2 Timothée 3

      1 Or, sache que dans les derniers jours il y aura des temps difficiles.

      Tite 1

      10 Il y a, en effet, principalement parmi ceux de la circoncision, beaucoup de gens indisciplinés, de vains discoureurs et d'imposteurs, auxquels il faut fermer la bouche ;
      11 Qui pervertissent des familles entières, enseignant pour un gain honteux ce qui ne convient pas.

      Tite 3

      9 Mais évite les questions folles, les généalogies, les contestations et les disputes touchant la loi ; car elles sont inutiles et vaines.

      1 Jean 2

      22 Qui est menteur, si ce n'est celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antichrist, qui nie le Père et le Fils.

      Apocalypse 1

      1 Révélation de Jésus-Christ, qu'il a reçue de Dieu, pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître par l'envoi de son ange, à Jean son serviteur ;
      2 Lequel a rapporté la parole de Dieu, et le témoignage de Jésus-Christ, et tout ce qu'il a vu.
      3 Heureux celui qui lit, et ceux qui écoutent les paroles de cette prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ; car le temps est proche.
      4 Jean, aux sept Églises qui sont en Asie. La grâce et la paix vous soient données de la part de celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône ;
      5 Et de la part de Jésus-Christ, le fidèle témoin, le premier-né d'entre les morts, et le Prince des rois de la terre.
      6 A celui qui nous a aimés et qui nous a lavés de nos péchés par son sang, et qui nous a faits rois et sacrificateurs de Dieu son Père ; à lui soient la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen.
      7 Voici, il vient sur les nuées, et tout oeil le verra, ceux même qui l'ont percé ; et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine devant lui. Oui, Amen.
      8 Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, Celui QUI EST, et QUI ÉTAIT, et QUI SERA, le Tout-Puissant.
      9 Moi Jean, votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au règne, et à la patience de Jésus-Christ, j'étais dans l'île appelée Patmos, pour la parole de Dieu, et pour le témoignage de Jésus-Christ.
      10 Je fus ravi en esprit, le jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une grande voix, comme celle d'une trompette,
      11 Qui disait : Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier ; ce que tu vois, écris-le dans un livre et l'envoie aux sept Églises qui sont en Asie, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée.
      12 Alors je me retournai pour voir d'où venait la voix qui me parlait ; et m'étant retourné, je vis sept chandeliers d'or ;
      13 Et, au milieu des sept chandeliers quelqu'un de semblable au Fils de l'homme, vêtu d'une longue robe, et ceint sur la poitrine d'une ceinture d'or.
      14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs, comme de la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme de feu ;
      15 Ses pieds, semblables à un cuivre très fin, étaient embrasés comme par une fournaise, et sa voix était comme la voix des grosses eaux.
      16 Il avait dans sa main droite sept étoiles ; une épée aiguë à deux tranchants sortait de sa bouche, et son visage resplendissait comme le soleil dans sa force.
      17 Or, quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, et il mit sa main droite sur moi, en me disant : Ne crains point ; c'est moi qui suis le premier et le dernier, celui qui est vivant ;
      18 Et j'ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles, Amen ; et j'ai les clefs de l'enfer et de la mort.
      19 Écris les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver après celles-ci.
      20 Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite, et des sept chandeliers d'or, le voici : Les sept étoiles sont les anges des sept Églises ; et les sept chandeliers que tu as vus, sont les sept Églises.

      Apocalypse 2

      1 Ecris à l'ange de l'Église d'ÉPHESE : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d'or :
      2 Je connais tes oeuvres, et ton travail, et ta patience ; et je sais que tu ne peux souffrir les méchants ; et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres, et ne le sont point, et tu les a trouvés menteurs.
      3 Tu as souffert, tu as eu de la patience, et tu as travaillé pour mon nom, et tu ne t'es point découragé.
      4 Mais j'ai contre toi, que tu as abandonné ta première charité.
      5 Souviens-toi donc d'où tu es déchu, repens-toi, et fais tes premières oeuvres ; sinon je viendrai bientôt à toi, et si tu ne te repens, j'ôterai ton chandelier de sa place.
      6 Toutefois tu as ceci, c'est que tu hais les actions des Nicolaïtes, lesquelles je hais aussi.
      7 Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est au milieu du paradis de Dieu.
      8 Écris aussi à l'ange de l'Église de SMYRNE : Voici ce que dit le Premier et le Dernier, qui a été mort, et qui a repris la vie :
      9 Je connais tes oeuvres, et ta tribulation, et ta pauvreté, (quoique tu sois riche) et les calomnies de ceux qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais qui sont une synagogue de Satan.
      10 Ne crains rien des choses que tu auras à souffrir ; voici, le diable va jeter en prison quelques-uns de vous, afin que vous soyez éprouvés ; et vous aurez une affliction de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.
      11 Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra, ne recevra aucun dommage de la seconde mort.
      12 Écris aussi à l'ange de l'Église de PERGAME : Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë à deux tranchants :
      13 Je connais tes oeuvres, et le lieu que tu habites, où Satan a son trône ; et tu retiens mon nom, et tu n'as point renié ma foi, même aux jours où Antipas, mon fidèle martyr, a été mis à mort au milieu de vous, où Satan habite.
      14 Mais j'ai quelque peu de chose contre toi, c'est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre un scandale devant les enfants d'Israël, pour qu'ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles, et qu'ils tombassent dans la fornication.
      15 Pareillement, tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes ; ce que je hais.
      16 Repens-toi donc ; sinon je viendrai bientôt à toi, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche.
      17 Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit aux Églises : A celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de la manne cachée ; et je lui donnerai un caillou blanc, et sur le caillou sera écrit un nouveau nom, que personne ne connaît que celui qui le reçoit.
      18 Écris aussi à l'ange de l'Église de THYATIRE : Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a les yeux comme une flamme de feu, et les pieds semblables à un cuivre très fin.
      19 Je connais tes oeuvres, ta charité, ton ministère, ta foi, et ta patience ; et je sais que tes dernières oeuvres surpassent les premières.
      20 Mais j'ai quelque peu de chose contre toi, c'est que tu souffres que la femme Jésabel, qui se dit prophétesse, enseigne et séduise mes serviteurs, pour les engager dans la fornication, et leur faire manger des choses sacrifiées aux idoles.
      21 Et je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît de sa fornication ; et elle ne s'est point repentie.
      22 Voici, je vais la jeter sur un lit de douleur ; et ceux qui se livrent à l'adultère avec elle, seront dans une grande affliction, s'ils ne se repentent de leurs actions.
      23 Et je ferai mourir ses enfants ; et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs ; et je rendrai à chacun de vous selon ses oeuvres.
      24 Mais à vous, et aux autres qui sont à Thyatire, à tous ceux qui ne professent pas cette doctrine, et qui n'ont point connu, comme ils disent, les profondeurs de Satan, je dis : Je ne mettrai point sur vous d'autre charge ;
      25 Mais tenez ferme seulement ce que vous avez, jusqu'à ce que je vienne.
      26 Car à celui qui aura vaincu, et qui pratiquera mes oeuvres jusqu'à la fin, je lui donnerai puissance sur les nations.
      27 Il les gouvernera avec un sceptre de fer, et comme on brise des vases d'argile, ainsi que je l'ai moi-même reçu de mon Père.
      28 Et je lui donnerai l'étoile du matin.
      29 Que celui qui a des oreilles, écoute ce que l'Esprit dit aux Églises.
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