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GRÂCE

I

Le mot Grâce,

Dans son sens esthétique : attrait, charme, est employé deux fois seulement, par Luc, à propos de Jésus. La première, il s'agit de la personne de l'enfant qui grandissait à Nazareth : « Jésus croissait... en grâce devant Dieu et devant les hommes » (Lu 2:52), « les hommes que charmaient, comme l'a bien dit Godet, ses aimables qualités ». La deuxième, il s'agit de la prédication du Maître, inaugurant son ministère en Galilée : « tous admiraient ses paroles pleines de grâce » (Lu 4:22).

Au sens moral de « bienveillance, faveur » manifestées par les hommes, l'expression hébraïque très fréquente : « trouver grâce aux yeux de quelqu'un » (Ge 18:3 33:10 47:29 etc.), est beaucoup moins usitée dans le N.T. Les premiers chrétiens « trouvaient grâce devant le peuple » (Ac 2:47) ; Dieu fut avec Joseph, « il lui fit trouver grâce devant Pharaon et lui donna de la sagesse » (Ac 7:10) ; Félix et Festus voulant faire preuve de bonne grâce envers les Juifs n'osent pas libérer Paul (Ac 24:27 25:9) ; les Églises de Macédoine ont demandé la grâce de participer à la collecte pour les chrétiens de Jérusalem (2Co 8:4) ; les croyants doivent parler avec grâce pour procurer quelque bienfait à leur interlocuteur et lui répondre comme il faut (Eph 4:29, Col 4:6).

Une transition entre le sens moral et le sens religieux est fournie par les expressions : « trouver grâce devant Dieu » (Ge 6:8, Ex 33:17, No 11:11,2Sa 15:25), et « rendre grâces, action de grâces », très fréquentes dans les lettres de Paul principalement, et qui traduisent quelquefois la satisfaction, la reconnaissance à l'égard des hommes (Ac 24:23,1Co 1:4,2Co 1:11, Ro 1:8), mais surtout la gratitude, faite de confiance et d'adoration, à l'égard de Dieu (Mt 14:19 26:26 et suivant, Mr 6:41 14:22, Lu 22:17,19, Jn 6:11,23 11:41, Ac 27:36 ; et maints textes de 1Th et 2Th 1Cor et 2 Cor., Rom., Éph., Col., Php, 1Tim.).

Le sens religieux du mot, indiquant une disposition de Dieu à l'égard des hommes, une manière d'être et d'agir qu'inspire essentiellement l'amour, prédomine à tel point qu'il est presque le sens exclusif. Presque unique est le domaine dans lequel se déploie la grâce : le relèvement de l'homme, son retour à Dieu. Sans tenir compte des prescriptions de la loi (2Th 2:16, Ro 3:24 5:16,17 Eph 1:6), des exigences de la justice (Ga 2:21, Eph 2:6,7,1Ti 1:13,14,2Ti 1:9), de l'indignité humaine (1Co 15:10, Ga 1:15, Heb 2:9,1Pi 1:10), Dieu pardonne, libère du péché, fait de l'être déchu un enfant qu'il bénit.

La grâce touche ainsi de très près à la miséricorde (1Ti 1:2,2Ti 1:2 2Jn 1:3), et, pareillement à la paix (1Th 1:1,2Th 1:2, Ga 1:3,1Co 1:3,2Co 1:2, Ro 1:7, Eph 1:2, Col 1:2, Phi 1:2,1Ti 1:2,2Ti 1:2, Tit 1:4,1Pi 1:2 2Jn 1:3,2Pi 1:2).

L'Ancienne Alliance est fondée sur la grâce. Ce n'est pas à cause de sa grandeur qu'Israël a été choisi par Jéhovah, à cause de sa justice qu'il est entré dans le pays de la promesse (De 7:7 9:4) ; c'est la compassion seule qui a motivé la détermination de Dieu et sa réalisation (De 10:14 et suivant). Les prophètes rappellent que, malgré les transgressions du peuple, l'Eternel lui a gardé sa bienveillance, que sa bonté a toujours prévalu sur le juste châtiment encouru (Ex 33:19 34:8, Joe 2:13, Jer 31:34, Esa 57:15 et suivant).

Mais la plénitude de la grâce apparaît avec l'Alliance Nouvelle. Tout entière la rédemption de l'homme est due à la grâce ; le salut par la grâce est le seul salut réel, salut gratuit accordé par Dieu, opposé au vain salut cherché dans les oeuvres, salut à l'acquisition duquel l'homme pourrait collaborer. Tout entière l'oeuvre du Rédempteur peut se définir : l'avènement et l'accomplissement de la grâce et de la vérité, se différenciant ainsi de l'oeuvre de Moïse, promulgateur de la Loi (Jn 1:17). C'est pourquoi la grâce est maintes fois précisée comme étant « la grâce du Seigneur Jésus-Christ » (1Th 5:28,2Th 3:18, Ga 6:18,1Co 16:23,2Co 13:13, Ro 16:20, Phm 1:25, Php 4:23), maintes fois donnée comme venant « de Dieu et de Jésus-Christ » (1Th 1:2, 2Th 1:2, Ga 1:3,1Co 1:3,2Co 1:2, Ro 1:7, Eph 1:2, Phm 1:3, Phil 1:2, Tit 1:4). La grâce est donc pour le croyant le bien qui résume et renferme tous les biens ; c'est la raison pour laquelle, sur les 21 épîtres que compte le N.T., 17 ont inclus dans ce mot les multiples bénédictions souhaitées, et les ép. pauliniennes le répètent dans leur adresse et dans leur conclusion.

Le terme, l'un des plus significatifs de la langue chrétienne, manque dans les deux premiers évangiles, mais, naturellement, la chose signifiée s'y trouve, exprimée par un synonyme ou une périphrase. Jésus la fait connaître, dans Matthieu, en appelant à lui, de la part de Dieu, les fatigués et les chargés qu'il soulage, auxquels il donne le repos de l'âme (Mt 11:28 et suivant) ; le pardon qu'il dispense est l'effet le plus profond de son action (Mt 9:2). Dans Marc il fait de sa mort la garantie du salut, la rançon de ce salut pour beaucoup, pour tous ceux qui croient (Mr 10:45). Il est, lui, la grâce visible ; en communion avec Dieu comme un fils avec son père, il veut placer les disciples dans une relation semblable ; c'est le Père céleste qu'ils prieront en priant Dieu au sujet des nécessités matérielles comme des nécessités spirituelles (Mt 6:9-13). Ce Père est parfait (Mt 5:48) ; il est parfait dans son assistance comme il l'est dans sa nature ; tout est grâce venant de Lui. La félicité dans le Royaume est la promesse faite et la réalité accordée à quiconque devient son enfant (Mt 5:11 19:29), elle est le terme suprême de la grâce.

Luc met en relief le fait que la grâce agit indépendamment de l'infirmité de celui qui la reçoit (Lu 17:7,10). D'ailleurs, alors même que l'homme serait capable de faire tout ce qui lui est commandé, son service, accomplissement d'un devoir, ne lui vaudrait aucun mérite ; la grâce n'a pas pour raison l'oeuvre ou l'effort de l'homme, mais l'amour de Dieu.

Cette leçon de la parabole du troisième évangile est dans les écrits johanniques le leit-motiv des affirmations sur l'action de Dieu et de Jésus-Christ. Ici grâce et amour sont des mots interchangeables ; c'est l'amour cependant qui est le vocable préféré (Jn 1:16 3:16 4:10 13:1 1Jn 3:1 3:16 4:9)

Par contre, la grâce résume chez Paul le contenu de ce que l'apôtre appelle : son évangile. Le Christ qui, pour Jean, personnifie l'amour de Dieu, incarne, pour Paul, la grâce divine. Parce qu'elle est une dispensation gratuite de Dieu, un don de son amour, la grâce implique, de la part de l'homme, la simple et seule foi (Ro 4:16), et, dans sa souveraineté, elle domine, elle dépasse, elle répudie les oeuvres que la loi prescrit (Ro 11:6), comme cette loi elle-même (Ro 6:14 et suivant, Ga 5:3 et suivant). Elle rend possible la justification, laquelle ne saurait être obtenue par une autre voie ou un autre moyen (Ro 3:24) ; elle donne la paix avec Dieu, et ouvre ainsi à la personne humaine un accès direct auprès du Père (Ro 5:2) ; elle met dans la vie terrestre non seulement la sûre promesse, mais la possession présente de la vie éternelle (Ro 5:21) ; elle est la source des joies, des délivrances, des pouvoirs, des victoires que Dieu accorde au croyant et qui sont adéquatement nommés : des « charismes » (1Co 1:4,7 12:4,9-28,30,31,2Co 8:1,1Ti 4:14,2Ti 1:6). En particulier, la grâce est l'explication--s'il y a une explication--du don suprême de Dieu en Jésus-Christ qui, nous affranchissant de la condamnation et de la mort, est notre salut (2Th 2:16, Ga 2:21, Ro 3:24 5:17,21, Eph 1:6 2:5,7 Col 1:6, Phi 1:7,2Ti 1:9). Elle est le nom de l'activité rédemptrice de Dieu, telle que, par le Christ, elle s'est déroulée dans l'histoire (Eph 2:5, Tit 2:11) ; elle est aussi le nom de l'action que Dieu exerce sur chaque croyant individuellement (Ga 1:15,1Co 15:10,2Co 12:9, Ro 12:3, Eph 4:7).

Comme les évangiles, comme les épîtres de Paul, les autres livres du N.T. ne connaissent et n'indiquent d'autre principe de salut que la libre grâce de Dieu (Ac 13:43 15:11 20:24 32,1Pi 1:13 5:12, Heb 12:15 13:9 etc.).

II

La mystique chrétienne se sert du mot de « grâce » pour traduire et unifier la multiplicité, la diversité des éléments : confiance, conviction, assurance, certitude, communion, qui culminent dans l'expérience religieuse. Le croyant qui, assuré d'être sauvé en Jésus-Christ, se sent, par lui aussi, uni à Dieu d'une union par instants perceptible et sensible, pénétré, conduit, illuminé par l'Esprit, est dit « en état de grâce ». Sans doute, il y a de vaines rêveries mystiques, comme il y a d'inutiles paradoxes dogmatiques, également étrangers à l'enseignement du N.T. Mais le fait, pour le chrétien, de percevoir qu'il est dirigé d'En-haut est un fait biblique, et ce sont des expressions bibliques émanant de l'expérience,'telles que celles-ci : « être ce que l'on est par la grâce de Dieu » (1Co 15:10), « se conduire par la grâce de Dieu » (2Co 1:12), « être sous la grâce » (Ro 6:14), « chanter dans la grâce » (Col 3:16), etc. Le mot revêt ici, du point de vue humain, sa portée la plus haute, sa signification la plus profonde. Les dons sans nombre et sans limites de l'amour du Père s'expérimentent dans la. vie, en quelque mesure supraterrestre, où l'homme possède pardon, lumière, force, félicité, où l'Esprit saint rend témoignage à son esprit qu'il est enfant de Dieu (Ro 8:6). Et l'homme éprouve bien que cette plénitude, cette béatitude lui viennent de Dieu seul, que jamais le mot de « grâce » ne comporte de plus évidente manière la gratuité absolue de l'amour divin comme dans l'état de grâce où il comprend et saisit le mieux cet amour.

D'autre part, l'homme ressent que cet état, la plupart du temps, est passager. Et dans les heures moins pleines de la présence de Dieu, parfois même vides de cette présence, il n'estime pas que la grâce divine a des variations d'intensité, de puissance, mais c'est lui, l'homme, qui est moins susceptible de la recevoir, moins ouvert à son influence ; la grâce de Dieu est constante, la réceptivité de l'homme est changeante ; si changeante que le croyant peut « déchoir de la grâce » (Ga 5:4). Ainsi, au centre même des relations avec Dieu, dans la manifestation la plus nette de l'amour de Dieu, au summum de la grâce, l'homme est amené à constater que si « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'En-haut, du Père des lumières en qui il n'y a ni modification, ni ombre de changement » (Jas 1:17), cependant il est lui-même pour quelque chose dans la communication de l'amour divin, dans la proportion de la grâce dispensée. D'un témoignage pareil dans sa diversité, les évangiles et les épîtres font dépendre l'appel au salut, la conversion, la sanctification, la félicité, toutes les grâces et toute la grâce, de la seule volonté souveraine de Dieu ; et d'un témoignage non moins unanime, les évangiles et les épîtres mettent l'homme en demeure de vouloir, pour entendre la voix divine, être sauvé, progresser, vivre la véritable vie, recevoir toutes les grâces et toute la grâce.

Les prophètes déjà avaient esquissé les deux termes du problème. Jésus le pose en pleine clarté : « celui qui écoute ma parole et croit en Celui qui m'a envoyé a la vie éternelle... mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jn 5:24,40). Paul lui donne une forme plus rigoureuse encore : « Dieu produit en vous la volonté et la réalisation en vertu de son bon vouloir. Travaillez donc à votre salut... » (Php 2:12 et suivant). Les textes sont en nombre considérable qui concernent la grâce de Dieu et la liberté de l'homme.

Tout vient de la grâce de Dieu : (Jn 3:16 6:44 Ac 5:31 11:18 16:14), (Ga 1:15,1Th 1:2 2:13 3:9 4:9 5:23 2Th 2:16 3:3,5,1Co 1:4,30 4:7 15:10) (2Co 5:18 9:8, Rom 3:24 5:6,8 6:17 8:15 11 6 15:13, Eph 1:3,9,19 2:5,8,9) (Phi 1:2,2Ti 1:9 2:25, Tit 3:5, Heb 6:17,1Pi 1:3,5, Jas 1:17), etc.

Mais la grâce de Dieu dépend tout aussi nettement, pour l'homme, de certaines conditions qu'il doit personnellement remplir.

Par exemple :

- croire : Mr 1:15 5:36, Jn 6:29 10:38 12:36 14:1,11 20:27, Ac 16:31 ;

- se repentir : Ac 2:38 8:22 ;

- se convertir : Ac 3:19 14:15 26:20 ;

- veiller : Mt 24:42, Mr 13:36,1Co 16:13,1Pi 5:8 ;

- persévérer : Ac 13:43 14:22,1Co 15:1 16:13, Col 4:2 ;

- lutter : 1Co 9:24-27,2Ti 2:5 4:7, etc.

La possibilité de la vie chrétienne et les vertus qui marquent cette vie sont donc, d'une part, des dons de la grâce divine, d'autre part, des effets de la volonté humaine. Et si l'on considère les magnifiques promesses et les avertissements solennels adressés à l'homme pour ce qui touche à sa foi ou à son incrédulité, à ses progrès ou à ses chutes, il apparaît bien que l'homme est responsable de ne pas posséder et de ne pas faire ce que Dieu seul permet de faire et de posséder. Devant cette double série de textes si clairs, la pensée religieuse, sous prétexte de concilier des déclarations qui n'ont nul besoin de l'être, les a faussées parfois en accentuant à l'excès tantôt l'une des affirmations, tantôt l'autre, de telle sorte qu'il y avait antinomie entre elles, et que, pour sortir de la difficulté, il fallait laisser de côté l'une ou l'autre, alors que le N.T. les maintient sur le même plan. Au V e siècle, Pelage insiste si fort sur l'action de l'homme, réclamée par Dieu pour laisser agir sa grâce, qu'il attribue à l'homme non seulement la volonté, mais le pouvoir de se sauver ; contre lui, Augustin insiste si fort sur le caractère absolu de la grâce, qu'il oublie la part que Dieu a faite à l'homme dans l'acquisition du salut. Au XVI e siècle, Calvin et Luther, opposant justement la seule gloire de Dieu à l'incapacité radicale de l'homme, firent à tel point prédominer la volonté divine, que la volonté humaine n'avait logiquement plus de place, quoiqu'ils en appelassent tous deux à l'humaine liberté. Le Concile de Trente, tout en prétendant maintenir la thèse augustinienne, énonça en plusieurs articles une théorie pélagienne, et accrédita dans l'Église romaine la portée et la valeur des oeuvres qui semblent souvent l'emporter sur la foi. Dans les Églises de la Réforme, les calvinistes, tenants de la prédestination inconditionnelle, trouvèrent des contradicteurs

chez les arminiens, tenants de la responsabilité humaine dont ils outrepassaient les exigences morales. Les grands réveils religieux participèrent de cette longue hésitation : au XVIII e siècle, en Angleterre, Wesley repoussait la prédestination, conséquence de la doctrine absolutiste de la grâce, et mettait en relief la sanctification, conséquence de l'effort de l'homme conduit par le Saint-Esprit. Au XIX e siècle, dans les pays de langue française, Haldane, Malan, Gaussen repoussaient la participation de l'homme au salut, la foi elle-même n'étant pas un acte de l'homme mais un don de Dieu, la destinée du monde et la destinée de l'individu ayant pour unique facteur la grâce seule efficace et seule agissante.

La réalité du salut met deux personnes en présence : Dieu et l'homme. Le salut a donc deux aspects : il convient de l'envisager du point de vue de Dieu et du point de vue de l'homme. Du point de vue de Dieu, les évangiles et les épîtres proclamant la grâce, notent l'action de Dieu qui appelle, pardonne, justifie, sanctifie. Du point de vue de l'homme, soulignant la réceptivité humaine indispensable, les évangiles et les épîtres notent que l'homme répond, se convertit, obéit, progresse. Sous les deux aspects, c'est d'une même réalité qu'il est question, et cette réalité unique n'est véritablement, pleinement saisie que sous ses deux aspects. Les actes divins dans lesquels se manifeste la grâce ont pour corollaire les actes humains qui témoignent de ses résultats ; les premiers seraient sans effet s'ils n'amenaient pas les seconds, les seconds ne se produiraient pas s'ils ne reposaient pas sur les premiers. La relation des uns et des autres est si étroite que l'on ne comprend pas les uns sans les autres ; cette relation est union et non point contradiction. Les deux aspects du salut, la grâce et la liberté, ne s'excluent pas plus l'un l'autre que ne s'excluent la toute-puissance de Dieu et la volonté de l'homme. Opposer les textes qui soulignent ce double aspect, c'est méconnaître à la fois la nature de la grâce et la nature de la liberté. Du point de vue de Dieu, la grâce, au lieu d'être une attestation et une preuve de son amour, serait comparable à l'une des forces naturelles, rectrices de l'univers, si elle agissait sans discernement, sans moralité, si elle ne tenait pas compte de la qualité de la créature douée de volonté ; du point de vue de l'homme, la grâce ne serait pas perçue, acceptée comme un sentiment de miséricorde, comme un acte de miraculeuse faveur, si l'homme en était l'objet, indépendamment de lui-même, si sa personnalité religieuse était, comme sa personnalité physique, quelque chose qu'il n'a point choisi et dont il est bien obligé de s'accommoder, quoi qu'il pense et quoi qu'il veuille. Si, par-dessus les systèmes et les théories des écoles ou des Églises, on regarde au N.T., on aperçoit que là même où seule la grâce est mentionnée, la réceptivité humaine est sous-entendue, que là où est mentionnée la part de l'homme dans l'acquisition de la grâce, l'action initiale de Dieu demeure la cause unique.

Car Dieu a toujours et partout l'initiative. La distinction presque traditionnelle de la grâce en grâce prévenante, grâce suffisante, grâce efficace est une distinction philosophique ayant plus d'ingéniosité que de vérité. La grâce est toujours prévenante, c'est Dieu qui aime le premier ; elle est toujours suffisante, elle vient du Dieu tout-puissant ; elle est toujours efficace, Dieu ne s'arrête que devant l'obstacle du refus de l'homme. Ses manières et ses influences multiples mettent en relief une richesse insondable, non des éléments hétérogènes. Et c'est une preuve nouvelle de la liberté d'où elle procède et de la liberté à laquelle elle s'adresse que cette adaptation, indéfiniment variée, à tous les besoins de tous les temps, à tous les états de tous les hommes.

Même dans la Rédemption, opérée au centre de l'histoire, dans l'oeuvre directe du Sauveur, du Christ auquel comme à Dieu est si souvent rapportée la grâce, Dieu est l'auteur premier. C'est lui qui a voulu le salut, c'est son plan qui se réalise, c'est lui qui, les temps étant accomplis, envoie son Fils (Ga 4:4), c'est lui qui, par le Christ, réconcilie le monde avec lui-même (2Co 5:19). La Rédemption est l'apogée de la grâce, d'un amour où entrent la miséricorde et la compassion, d'un plus grand amour que celui qui a présidé à la création. Il a suffi à Dieu, au premier jour de l'univers, de dire : que la lumière soit, et la lumière fut, de vouloir pour que l'homme se lève, alors que pour sauver il trouve devant lui, contre lui, une volonté rebelle qu'il veut persuader et non contraindre, puisque la réduire malgré elle serait la supprimer et non la délivrer ; alors que pour sauver il faut une création nouvelle et plus difficile : non plus seulement poser par un acte de toute-puissance l'harmonie de l'univers et de ses lois, mais, de l'ordre naturel devenu anormal par le péché de l'homme, élever l'homme, par une suite sans fin d'actes d'amour, dans l'ordre surnaturel où se rétablira l'union entre le Père céleste et les fils de la terre. Aussi la grâce est-elle le centre spirituel des grandes conceptions du royaume, de la justice, de la vie, que nous offrent les livres du N.T.

Elle est davantage encore ; c'est la grâce qui, plus que toute autre notion, donne au christianisme son caractère unique, constitue son émouvante originalité ; l'histoire des religions n'a relevé nulle part, dans l'ensemble des religions des primitifs et des civilisés, un terme et un concept comparables au terme et au concept de grâce. And. A.

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      9 Οὕτως οὖν προσεύχεσθε ὑμεῖς· Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς· ἁγιασθήτω τὸ ὄνομά σου,
      10 ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου, γενηθήτω τὸ θέλημά σου, ὡς ἐν οὐρανῷ καὶ ἐπὶ γῆς·
      11 τὸν ἄρτον ἡμῶν τὸν ἐπιούσιον δὸς ἡμῖν σήμερον·
      12 καὶ ἄφες ἡμῖν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν, ὡς καὶ ἡμεῖς ἀφήκαμεν τοῖς ὀφειλέταις ἡμῶν·
      13 καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν, ἀλλὰ ῥῦσαι ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ πονηροῦ.

      Matthieu 9

      2 Καὶ ἰδοὺ προσέφερον αὐτῷ παραλυτικὸν ἐπὶ κλίνης βεβλημένον. καὶ ἰδὼν ὁ Ἰησοῦς τὴν πίστιν αὐτῶν εἶπεν τῷ παραλυτικῷ· Θάρσει, τέκνον· ἀφίενταί σου αἱ ἁμαρτίαι.

      Matthieu 11

      28 Δεῦτε πρός με πάντες οἱ κοπιῶντες καὶ πεφορτισμένοι, κἀγὼ ἀναπαύσω ὑμᾶς.

      Matthieu 14

      19 καὶ κελεύσας τοὺς ὄχλους ἀνακλιθῆναι ἐπὶ τοῦ χόρτου, λαβὼν τοὺς πέντε ἄρτους καὶ τοὺς δύο ἰχθύας, ἀναβλέψας εἰς τὸν οὐρανὸν εὐλόγησεν καὶ κλάσας ἔδωκεν τοῖς μαθηταῖς τοὺς ἄρτους οἱ δὲ μαθηταὶ τοῖς ὄχλοις.

      Matthieu 19

      29 καὶ πᾶς ὅστις ἀφῆκεν οἰκίας ἢ ἀδελφοὺς ἢ ἀδελφὰς ἢ πατέρα ἢ μητέρα ἢ γυναῖκα ἢ τέκνα ἢ ἀγροὺς ἕνεκεν τοῦ ὀνόματός μου, ἑκατονταπλασίονα λήμψεται καὶ ζωὴν αἰώνιον κληρονομήσει.

      Matthieu 24

      42 γρηγορεῖτε οὖν, ὅτι οὐκ οἴδατε ποίᾳ ἡμέρᾳ ὁ κύριος ὑμῶν ἔρχεται.

      Matthieu 26

      26 Ἐσθιόντων δὲ αὐτῶν λαβὼν ὁ Ἰησοῦς ἄρτον καὶ εὐλογήσας ἔκλασεν καὶ δοὺς τοῖς μαθηταῖς εἶπεν· Λάβετε φάγετε, τοῦτό ἐστιν τὸ σῶμά μου.

      Marc 1

      15 καὶ λέγων ὅτι Πεπλήρωται ὁ καιρὸς καὶ ἤγγικεν ἡ βασιλεία τοῦ θεοῦ· μετανοεῖτε καὶ πιστεύετε ἐν τῷ εὐαγγελίῳ.

      Marc 5

      36 ὁ δὲ Ἰησοῦς παρακούσας τὸν λόγον λαλούμενον λέγει τῷ ἀρχισυναγώγῳ· Μὴ φοβοῦ, μόνον πίστευε.

      Marc 6

      41 καὶ λαβὼν τοὺς πέντε ἄρτους καὶ τοὺς δύο ἰχθύας ἀναβλέψας εἰς τὸν οὐρανὸν εὐλόγησεν καὶ κατέκλασεν τοὺς ἄρτους καὶ ἐδίδου τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ ἵνα παρατιθῶσιν αὐτοῖς, καὶ τοὺς δύο ἰχθύας ἐμέρισεν πᾶσιν.

      Marc 10

      45 καὶ γὰρ ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου οὐκ ἦλθεν διακονηθῆναι ἀλλὰ διακονῆσαι καὶ δοῦναι τὴν ψυχὴν αὐτοῦ λύτρον ἀντὶ πολλῶν.

      Marc 13

      36 μὴ ἐλθὼν ἐξαίφνης εὕρῃ ὑμᾶς καθεύδοντας·

      Marc 14

      22 Καὶ ἐσθιόντων αὐτῶν λαβὼν ἄρτον εὐλογήσας ἔκλασεν καὶ ἔδωκεν αὐτοῖς καὶ εἶπεν· Λάβετε, τοῦτό ἐστιν τὸ σῶμά μου.

      Luc 2

      52 Καὶ Ἰησοῦς προέκοπτεν σοφίᾳ καὶ ἡλικίᾳ καὶ χάριτι παρὰ θεῷ καὶ ἀνθρώποις.

      Luc 4

      22 καὶ πάντες ἐμαρτύρουν αὐτῷ καὶ ἐθαύμαζον ἐπὶ τοῖς λόγοις τῆς χάριτος τοῖς ἐκπορευομένοις ἐκ τοῦ στόματος αὐτοῦ, καὶ ἔλεγον· Οὐχὶ υἱός ἐστιν Ἰωσὴφ οὗτος;

      Luc 17

      7 Τίς δὲ ἐξ ὑμῶν δοῦλον ἔχων ἀροτριῶντα ἢ ποιμαίνοντα, ὃς εἰσελθόντι ἐκ τοῦ ἀγροῦ ἐρεῖ αὐτῷ· Εὐθέως παρελθὼν ἀνάπεσε,
      10 οὕτως καὶ ὑμεῖς, ὅταν ποιήσητε πάντα τὰ διαταχθέντα ὑμῖν, λέγετε ὅτι Δοῦλοι ἀχρεῖοί ἐσμεν, ὃ ὠφείλομεν ποιῆσαι πεποιήκαμεν.

      Luc 22

      17 καὶ δεξάμενος ποτήριον εὐχαριστήσας εἶπεν· Λάβετε τοῦτο καὶ διαμερίσατε εἰς ἑαυτούς·
      19 καὶ λαβὼν ἄρτον εὐχαριστήσας ἔκλασεν καὶ ἔδωκεν αὐτοῖς λέγων· Τοῦτό ἐστιν τὸ σῶμά μου [τὸ ὑπὲρ ὑμῶν διδόμενον· τοῦτο ποιεῖτε εἰς τὴν ἐμὴν ἀνάμνησιν.

      Jean 1

      3 πάντα δι’ αὐτοῦ ἐγένετο, καὶ χωρὶς αὐτοῦ ἐγένετο οὐδὲ ἕν. ὃ γέγονεν
      16 ὅτι ἐκ τοῦ πληρώματος αὐτοῦ ἡμεῖς πάντες ἐλάβομεν, καὶ χάριν ἀντὶ χάριτος·
      17 ὅτι ὁ νόμος διὰ Μωϋσέως ἐδόθη, ἡ χάρις καὶ ἡ ἀλήθεια διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ ἐγένετο.

      Jean 3

      1 Ἦν δὲ ἄνθρωπος ἐκ τῶν Φαρισαίων, Νικόδημος ὄνομα αὐτῷ, ἄρχων τῶν Ἰουδαίων·
      16 Οὕτως γὰρ ἠγάπησεν ὁ θεὸς τὸν κόσμον ὥστε τὸν υἱὸν τὸν μονογενῆ ἔδωκεν, ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται ἀλλὰ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον.

      Jean 4

      9 λέγει οὖν αὐτῷ ἡ γυνὴ ἡ Σαμαρῖτις· Πῶς σὺ Ἰουδαῖος ὢν παρ’ ἐμοῦ πεῖν αἰτεῖς γυναικὸς Σαμαρίτιδος οὔσης; οὐ γὰρ συγχρῶνται Ἰουδαῖοι Σαμαρίταις.
      10 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτῇ· Εἰ ᾔδεις τὴν δωρεὰν τοῦ θεοῦ καὶ τίς ἐστιν ὁ λέγων σοι· Δός μοι πεῖν, σὺ ἂν ᾔτησας αὐτὸν καὶ ἔδωκεν ἄν σοι ὕδωρ ζῶν.

      Jean 5

      24 Ἀμὴν ἀμὴν λέγω ὑμῖν ὅτι ὁ τὸν λόγον μου ἀκούων καὶ πιστεύων τῷ πέμψαντί με ἔχει ζωὴν αἰώνιον, καὶ εἰς κρίσιν οὐκ ἔρχεται ἀλλὰ μεταβέβηκεν ἐκ τοῦ θανάτου εἰς τὴν ζωήν.
      40 καὶ οὐ θέλετε ἐλθεῖν πρός με ἵνα ζωὴν ἔχητε.

      Jean 6

      11 ἔλαβεν οὖν τοὺς ἄρτους ὁ Ἰησοῦς καὶ εὐχαριστήσας διέδωκεν τοῖς ἀνακειμένοις, ὁμοίως καὶ ἐκ τῶν ὀψαρίων ὅσον ἤθελον.
      23 ἀλλὰ ἦλθεν πλοιάρια ἐκ Τιβεριάδος ἐγγὺς τοῦ τόπου ὅπου ἔφαγον τὸν ἄρτον εὐχαριστήσαντος τοῦ κυρίου.
      29 ἀπεκρίθη ὁ Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτοῖς· Τοῦτό ἐστιν τὸ ἔργον τοῦ θεοῦ ἵνα πιστεύητε εἰς ὃν ἀπέστειλεν ἐκεῖνος.
      44 οὐδεὶς δύναται ἐλθεῖν πρός με ἐὰν μὴ ὁ πατὴρ ὁ πέμψας με ἑλκύσῃ αὐτόν, κἀγὼ ἀναστήσω αὐτὸν ἐν τῇ ἐσχάτῃ ἡμέρᾳ.

      Jean 10

      38 εἰ δὲ ποιῶ, κἂν ἐμοὶ μὴ πιστεύητε τοῖς ἔργοις πιστεύετε, ἵνα γνῶτε καὶ γινώσκητε ὅτι ἐν ἐμοὶ ὁ πατὴρ κἀγὼ ἐν τῷ πατρί.

      Jean 11

      41 ἦραν οὖν τὸν λίθον. ὁ δὲ Ἰησοῦς ἦρεν τοὺς ὀφθαλμοὺς ἄνω καὶ εἶπεν· Πάτερ, εὐχαριστῶ σοι ὅτι ἤκουσάς μου,

      Jean 12

      36 ὡς τὸ φῶς ἔχετε, πιστεύετε εἰς τὸ φῶς, ἵνα υἱοὶ φωτὸς γένησθε. Ταῦτα ἐλάλησεν Ἰησοῦς, καὶ ἀπελθὼν ἐκρύβη ἀπ’ αὐτῶν.

      Jean 13

      1 Πρὸ δὲ τῆς ἑορτῆς τοῦ πάσχα εἰδὼς ὁ Ἰησοῦς ὅτι ἦλθεν αὐτοῦ ἡ ὥρα ἵνα μεταβῇ ἐκ τοῦ κόσμου τούτου πρὸς τὸν πατέρα ἀγαπήσας τοὺς ἰδίους τοὺς ἐν τῷ κόσμῳ εἰς τέλος ἠγάπησεν αὐτούς.

      Jean 14

      1 Μὴ ταρασσέσθω ὑμῶν ἡ καρδία· πιστεύετε εἰς τὸν θεόν, καὶ εἰς ἐμὲ πιστεύετε.
      11 πιστεύετέ μοι ὅτι ἐγὼ ἐν τῷ πατρὶ καὶ ὁ πατὴρ ἐν ἐμοί· εἰ δὲ μή, διὰ τὰ ἔργα αὐτὰ πιστεύετε.

      Jean 20

      27 εἶτα λέγει τῷ Θωμᾷ· Φέρε τὸν δάκτυλόν σου ὧδε καὶ ἴδε τὰς χεῖράς μου, καὶ φέρε τὴν χεῖρά σου καὶ βάλε εἰς τὴν πλευράν μου, καὶ μὴ γίνου ἄπιστος ἀλλὰ πιστός.

      Actes 2

      38 Πέτρος δὲ πρὸς αὐτούς· Μετανοήσατε, καὶ βαπτισθήτω ἕκαστος ὑμῶν ἐπὶ τῷ ὀνόματι Ἰησοῦ Χριστοῦ εἰς ἄφεσιν τῶν ἁμαρτιῶν ὑμῶν, καὶ λήμψεσθε τὴν δωρεὰν τοῦ ἁγίου πνεύματος·
      47 αἰνοῦντες τὸν θεὸν καὶ ἔχοντες χάριν πρὸς ὅλον τὸν λαόν. ὁ δὲ κύριος προσετίθει τοὺς σῳζομένους καθ’ ἡμέραν ἐπὶ τὸ αὐτό.

      Actes 3

      19 μετανοήσατε οὖν καὶ ἐπιστρέψατε πρὸς τὸ ἐξαλειφθῆναι ὑμῶν τὰς ἁμαρτίας,

      Actes 5

      31 τοῦτον ὁ θεὸς ἀρχηγὸν καὶ σωτῆρα ὕψωσεν τῇ δεξιᾷ αὐτοῦ, τοῦ δοῦναι μετάνοιαν τῷ Ἰσραὴλ καὶ ἄφεσιν ἁμαρτιῶν·

      Actes 7

      10 καὶ ἐξείλατο αὐτὸν ἐκ πασῶν τῶν θλίψεων αὐτοῦ, καὶ ἔδωκεν αὐτῷ χάριν καὶ σοφίαν ἐναντίον Φαραὼ βασιλέως Αἰγύπτου, καὶ κατέστησεν αὐτὸν ἡγούμενον ἐπ’ Αἴγυπτον καὶ ὅλον τὸν οἶκον αὐτοῦ.

      Actes 8

      22 μετανόησον οὖν ἀπὸ τῆς κακίας σου ταύτης, καὶ δεήθητι τοῦ κυρίου εἰ ἄρα ἀφεθήσεταί σοι ἡ ἐπίνοια τῆς καρδίας σου·

      Actes 11

      18 ἀκούσαντες δὲ ταῦτα ἡσύχασαν καὶ ἐδόξασαν τὸν θεὸν λέγοντες· Ἄρα καὶ τοῖς ἔθνεσιν ὁ θεὸς τὴν μετάνοιαν εἰς ζωὴν ἔδωκεν.

      Actes 13

      43 λυθείσης δὲ τῆς συναγωγῆς ἠκολούθησαν πολλοὶ τῶν Ἰουδαίων καὶ τῶν σεβομένων προσηλύτων τῷ Παύλῳ καὶ τῷ Βαρναβᾷ, οἵτινες προσλαλοῦντες αὐτοῖς ἔπειθον· αὐτοὺς προσμένειν τῇ χάριτι τοῦ θεοῦ.

      Actes 14

      15 καὶ λέγοντες· Ἄνδρες, τί ταῦτα ποιεῖτε; καὶ ἡμεῖς ὁμοιοπαθεῖς ἐσμεν ὑμῖν ἄνθρωποι, εὐαγγελιζόμενοι ὑμᾶς ἀπὸ τούτων τῶν ματαίων ἐπιστρέφειν ἐπὶ θεὸν ζῶντα ὃς ἐποίησεν τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν καὶ τὴν θάλασσαν καὶ πάντα τὰ ἐν αὐτοῖς·
      22 ἐπιστηρίζοντες τὰς ψυχὰς τῶν μαθητῶν, παρακαλοῦντες ἐμμένειν τῇ πίστει καὶ ὅτι διὰ πολλῶν θλίψεων δεῖ ἡμᾶς εἰσελθεῖν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ.

      Actes 15

      11 ἀλλὰ διὰ τῆς χάριτος τοῦ κυρίου Ἰησοῦ πιστεύομεν σωθῆναι καθ’ ὃν τρόπον κἀκεῖνοι.

      Actes 16

      14 καί τις γυνὴ ὀνόματι Λυδία, πορφυρόπωλις πόλεως Θυατείρων σεβομένη τὸν θεόν, ἤκουεν, ἧς ὁ κύριος διήνοιξεν τὴν καρδίαν προσέχειν τοῖς λαλουμένοις ὑπὸ τοῦ Παύλου.
      31 οἱ δὲ εἶπαν· Πίστευσον ἐπὶ τὸν κύριον Ἰησοῦν, καὶ σωθήσῃ σὺ καὶ ὁ οἶκός σου.

      Actes 20

      24 ἀλλ’ οὐδενὸς λόγου ποιοῦμαι τὴν ψυχὴν τιμίαν ἐμαυτῷ ὡς τελειῶσαι τὸν δρόμον μου καὶ τὴν διακονίαν ἣν ἔλαβον παρὰ τοῦ κυρίου Ἰησοῦ, διαμαρτύρασθαι τὸ εὐαγγέλιον τῆς χάριτος τοῦ θεοῦ.
      32 καὶ τὰ νῦν παρατίθεμαι ὑμᾶς τῷ θεῷ καὶ τῷ λόγῳ τῆς χάριτος αὐτοῦ, τῷ δυναμένῳ οἰκοδομῆσαι καὶ δοῦναι τὴν κληρονομίαν ἐν τοῖς ἡγιασμένοις πᾶσιν.

      Actes 24

      23 διαταξάμενος τῷ ἑκατοντάρχῃ τηρεῖσθαι αὐτὸν ἔχειν τε ἄνεσιν καὶ μηδένα κωλύειν τῶν ἰδίων αὐτοῦ ὑπηρετεῖν αὐτῷ.
      27 Διετίας δὲ πληρωθείσης ἔλαβεν διάδοχον ὁ Φῆλιξ Πόρκιον Φῆστον· θέλων τε χάριτα καταθέσθαι τοῖς Ἰουδαίοις ὁ Φῆλιξ κατέλιπε τὸν Παῦλον δεδεμένον.

      Actes 25

      9 ὁ Φῆστος δὲ θέλων τοῖς Ἰουδαίοις χάριν καταθέσθαι ἀποκριθεὶς τῷ Παύλῳ εἶπεν· Θέλεις εἰς Ἱεροσόλυμα ἀναβὰς ἐκεῖ περὶ τούτων κριθῆναι ἐπ’ ἐμοῦ;

      Actes 26

      20 ἀλλὰ τοῖς ἐν Δαμασκῷ πρῶτόν τε καὶ Ἱεροσολύμοις, πᾶσάν τε τὴν χώραν τῆς Ἰουδαίας, καὶ τοῖς ἔθνεσιν ἀπήγγελλον μετανοεῖν καὶ ἐπιστρέφειν ἐπὶ τὸν θεόν, ἄξια τῆς μετανοίας ἔργα πράσσοντας.

      Actes 27

      36 εὔθυμοι δὲ γενόμενοι πάντες καὶ αὐτοὶ προσελάβοντο τροφῆς.

      Romains 1

      7 πᾶσιν τοῖς οὖσιν ἐν Ῥώμῃ ἀγαπητοῖς θεοῦ, κλητοῖς ἁγίοις· χάρις ὑμῖν καὶ εἰρήνη ἀπὸ θεοῦ πατρὸς ἡμῶν καὶ κυρίου Ἰησοῦ Χριστοῦ.
      8 Πρῶτον μὲν εὐχαριστῶ τῷ θεῷ μου διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ περὶ πάντων ὑμῶν, ὅτι ἡ πίστις ὑμῶν καταγγέλλεται ἐν ὅλῳ τῷ κόσμῳ.

      Romains 3

      24 δικαιούμενοι δωρεὰν τῇ αὐτοῦ χάριτι διὰ τῆς ἀπολυτρώσεως τῆς ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ·

      Romains 4

      16 Διὰ τοῦτο ἐκ πίστεως, ἵνα κατὰ χάριν, εἰς τὸ εἶναι βεβαίαν τὴν ἐπαγγελίαν παντὶ τῷ σπέρματι, οὐ τῷ ἐκ τοῦ νόμου μόνον ἀλλὰ καὶ τῷ ἐκ πίστεως Ἀβραάμ (ὅς ἐστιν πατὴρ πάντων ἡμῶν,

      Romains 5

      2 δι’ οὗ καὶ τὴν προσαγωγὴν ἐσχήκαμεν τῇ πίστει εἰς τὴν χάριν ταύτην ἐν ᾗ ἑστήκαμεν, καὶ καυχώμεθα ἐπ’ ἐλπίδι τῆς δόξης τοῦ θεοῦ·
      6 Ἔτι γὰρ Χριστὸς ὄντων ἡμῶν ἀσθενῶν ἔτι κατὰ καιρὸν ὑπὲρ ἀσεβῶν ἀπέθανεν.
      8 συνίστησιν δὲ τὴν ἑαυτοῦ ἀγάπην εἰς ἡμᾶς ὁ θεὸς ὅτι ἔτι ἁμαρτωλῶν ὄντων ἡμῶν Χριστὸς ὑπὲρ ἡμῶν ἀπέθανεν.
      16 καὶ οὐχ ὡς δι’ ἑνὸς ἁμαρτήσαντος τὸ δώρημα· τὸ μὲν γὰρ κρίμα ἐξ ἑνὸς εἰς κατάκριμα, τὸ δὲ χάρισμα ἐκ πολλῶν παραπτωμάτων εἰς δικαίωμα.
      17 εἰ γὰρ τῷ τοῦ ἑνὸς παραπτώματι ὁ θάνατος ἐβασίλευσεν διὰ τοῦ ἑνός, πολλῷ μᾶλλον οἱ τὴν περισσείαν τῆς χάριτος καὶ τῆς δωρεᾶς τῆς δικαιοσύνης λαμβάνοντες ἐν ζωῇ βασιλεύσουσιν διὰ τοῦ ἑνὸς Ἰησοῦ Χριστοῦ.
      21 ἵνα ὥσπερ ἐβασίλευσεν ἡ ἁμαρτία ἐν τῷ θανάτῳ, οὕτως καὶ ἡ χάρις βασιλεύσῃ διὰ δικαιοσύνης εἰς ζωὴν αἰώνιον διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ τοῦ κυρίου ἡμῶν.

      Romains 6

      14 ἁμαρτία γὰρ ὑμῶν οὐ κυριεύσει, οὐ γάρ ἐστε ὑπὸ νόμον ἀλλὰ ὑπὸ χάριν.
      17 χάρις δὲ τῷ θεῷ ὅτι ἦτε δοῦλοι τῆς ἁμαρτίας ὑπηκούσατε δὲ ἐκ καρδίας εἰς ὃν παρεδόθητε τύπον διδαχῆς,

      Romains 8

      6 τὸ γὰρ φρόνημα τῆς σαρκὸς θάνατος, τὸ δὲ φρόνημα τοῦ πνεύματος ζωὴ καὶ εἰρήνη·
      15 οὐ γὰρ ἐλάβετε πνεῦμα δουλείας πάλιν εἰς φόβον, ἀλλὰ ἐλάβετε πνεῦμα υἱοθεσίας ἐν ᾧ κράζομεν· Αββα ὁ πατήρ·

      Romains 11

      6 εἰ δὲ χάριτι, οὐκέτι ἐξ ἔργων, ἐπεὶ ἡ χάρις οὐκέτι γίνεται χάρις.

      Romains 12

      3 Λέγω γὰρ διὰ τῆς χάριτος τῆς δοθείσης μοι παντὶ τῷ ὄντι ἐν ὑμῖν μὴ ὑπερφρονεῖν παρ’ ὃ δεῖ φρονεῖν, ἀλλὰ φρονεῖν εἰς τὸ σωφρονεῖν, ἑκάστῳ ὡς ὁ θεὸς ἐμέρισεν μέτρον πίστεως.

      Romains 15

      13 ὁ δὲ θεὸς τῆς ἐλπίδος πληρώσαι ὑμᾶς πάσης χαρᾶς καὶ εἰρήνης ἐν τῷ πιστεύειν, εἰς τὸ περισσεύειν ὑμᾶς ἐν τῇ ἐλπίδι ἐν δυνάμει πνεύματος ἁγίου.

      Romains 16

      20 ὁ δὲ θεὸς τῆς εἰρήνης συντρίψει τὸν Σατανᾶν ὑπὸ τοὺς πόδας ὑμῶν ἐν τάχει. ἡ χάρις τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ μεθ’ ὑμῶν.

      1 Corinthiens 1

      3 χάρις ὑμῖν καὶ εἰρήνη ἀπὸ θεοῦ πατρὸς ἡμῶν καὶ κυρίου Ἰησοῦ Χριστοῦ.
      4 Εὐχαριστῶ τῷ θεῷ μου πάντοτε περὶ ὑμῶν ἐπὶ τῇ χάριτι τοῦ θεοῦ τῇ δοθείσῃ ὑμῖν ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ,

      1 Corinthiens 9

      24 Οὐκ οἴδατε ὅτι οἱ ἐν σταδίῳ τρέχοντες πάντες μὲν τρέχουσιν, εἷς δὲ λαμβάνει τὸ βραβεῖον; οὕτως τρέχετε ἵνα καταλάβητε.
      25 πᾶς δὲ ὁ ἀγωνιζόμενος πάντα ἐγκρατεύεται, ἐκεῖνοι μὲν οὖν ἵνα φθαρτὸν στέφανον λάβωσιν, ἡμεῖς δὲ ἄφθαρτον.
      26 ἐγὼ τοίνυν οὕτως τρέχω ὡς οὐκ ἀδήλως, οὕτως πυκτεύω ὡς οὐκ ἀέρα δέρων·
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