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HABACUC

Le huitième des livres formant dans l'A. T, le recueil des « douze petits prophètes ».

Auteur.

Il ne nous est connu que par le livre qui porte son nom. Habacuc = embrassement ; ce nom pourrait être un pseudonyme assyrien : Hambakuku est, en effet, un nom assyrien de plante ; les LXX nomment notre prophète Ambakoum. On ne sait rien de bien précis sur lui. D'après le Zohar (ou livre de la Kabbale) et les rabbins, Habacuc serait le fils de la Sunamite ressuscité par Elisée (2Ro 4:16) ; une tradition légendaire en fait le fils de Josué, de la tribu de Lévi ; d'après Épiphane et Dorothée, il était de la tribu de Siméon et serait mort en 538 ; dans l'histoire apocryphe de Bel et le Dragon (verset 33-39), Habacuc est transporté de Judée à Babylone par un ange pour remettre un repas à Daniel dans la fosse aux lions, puis ramené en Judée. La souscription de Hab 3:19 donne à penser que l'auteur appartenait à la classe des lévites, peut-être comme chef de l'une d'entre elles. (cf. 2Ch 29:25) Dans Hab 1:1, l'auteur ne prend d'autre titre que celui de nabi =prophète.

Époque.

Habacuc paraît avoir prophétisé dans les derniers temps du royaume de Juda. La situation morale et religieuse du pays, telle qu'elle ressort du livre, paraît être celle qui est décrite dans Jer 19:4 et suivant et 25. En effet, d'après Hab 1:6 et Hab 3:16 et suivant, l'invasion des Caldéens est proche. On peut donc situer la composition du livre peu après le moment où le prince héritier de Babylone vient de battre le pharaon Néco II à Carkémis sur l'Euphrate, c-à-d, vers 605 av. J. -C. ; la puissance assyrienne est alors définitivement ruinée et les Caldéens apparaissent comme étant virtuellement les maîtres de la Palestine, sans cependant être encore entrés dans le pays, donc avant 597, date de la prise de Jérusalem. (cf. 2Ro 24:1-7) Or, comme Jéhojakim devient tributaire de Babylone vers 600 av. J. -C, c'est donc, entre 605 et 600 que se vérifient le mieux les conditions où les Caldéens peuvent être regardés comme un fléau imminent pour les Judéens, ce qui nous permet de placer à cette même époque la composition de notre livre.

Texte.

La critique a cru discerner dans Habacuc des morceaux supposés originairement distincts (Hab 1:6-11 2:5-8 3:3,15), qui auraient été réunis par un auteur plus récent auquel le reste devrait être attribué. En réalité, on ne parvient à distinguer dans notre livre que deux morceaux principaux : les chap. 1 et 2 (oracle révélé à Habacuc le prophète) ; et le chap. 3 (prière d'Habacuc le prophète sur le mode lyrique). Tout au plus peut-on supposer, à cause du titre et de la souscription de ce dernier morceau, qu'il a fait partie d'un recueil liturgique et qu'on l'a joint plus tard au petit livre prophétique qui se présentait avec le même nom. Mais il est tout aussi logique de supposer que l'adaptation liturgique a été faite après coup, en empruntant au livre prophétique un morceau que sa forme, sa portée, et le voeu même de l'auteur semblaient destiner à cet usage. On comprend du reste que ce psaume ait figuré, dès lors, dans la rédaction définitive avec son titre, la mention trois fois répétée du terme séla (voir ce mot), c-à-d, probablement pause, qui ne se rencontre qu'ici et dans les Psaumes, la souscription finale, et l'addition des verset 17-19 regardés comme un appendice. Quant au corps de ce morceau (Hab 3:2-16), il s'articule très bien avec les chap. 1 et 2, et l'on observe que l'oppresseur étranger se trouve désigné par le même terme, râchâ, dans les deux parties (cf. Hab 3:13 et Hab 1:4,13).

Contenu.

La division du livre se fait suivant une marche naturelle.

La première partie (ch. 1 et 2) se présente comme un dialogue très émouvant entre Dieu et le prophète. On y distingue cinq sections :

(a) Hab 1:1-4, le prophète constate le règne de l'injustice et de la violence, et il se demande si l'Eternel pourra tolérer plus longtemps cette situation ;

(b) Hab 1:5-11, l'Éternel répond qu'il va susciter les Caldéens pour châtier les iniquités de Juda ;

(c) Hab 1:12,17, le prophète s'incline devant la volonté de celui dont les yeux sont trop purs pour voir le mal. Mais l'Éternel n'aura-t-il pas pitié ? Se servira-t-il sans mesure du bras du méchant ? N'aura-t-il pas égard au reste fidèle que la catastrophe attendue va plonger dans la souffrance en même temps que les impies ?

(d) Hab 2:1,4, le prophète se tient en sentinelle pour voir comment va se réaliser cette intervention dont l'Éternel lui a dit : « Si elle tarde, attends-la... » Le mal va recevoir son salaire ; l'orgueilleux sera châtié, mais « le juste vivra de sa foi » (Sg. traduit d'une manière semble-t-il plus conforme au texte hébreu : le juste vivra par sa fidélité)  ;

(e) Hab 2:5-20, en cinq strophes de chacune trois versets, l'oppresseur est décrit comme le conquérant avide, comme le chef cruel se réjouissant du mal fait à autrui et comme idolâtre ; mais il sera lui-même châtié, et la terre sera purifiée et remplie de la connaissance de Dieu comme la mer l'est par les eaux, car l'Éternel règne ; il est dans son saint Temple, c-à-d, hors de l'atteinte de quiconque pourrait attenter à la majesté du sanctuaire de Jérusalem.

La seconde partie (ch. 3) se présente sous la forme d'un hymne psalmique dont on a pu dire avec raison qu'il constitue une des plus remarquables productions lyriques des Hébreux. On y distingue :

(a) Hab 3:3, un titre général (prière) avec l'indication du genre (sur le mode lyrique, ou dithyrambique), ce qui paraît comporter, pour l'usage liturgique, une exécution musicale animée et expressive ;

(b) puis viennent trois strophes séparées par une pause (Hab 3:2-3,8-9,10-13) fortement enchaînées quant au sens, dans lesquelles le poète montre Dieu, qu'il appelle Éloah et le Saint de la montagne de Paran, aveuglant l'homme de sa lumière et accompagné dans son apparition par des prodiges qui rappellent ceux de la sortie d'Egypte ;

(c) dans la dernière partie, trois moments se trouvent encore marqués : v. 14 et suivant, le châtiment de l'oppresseur ; v. 36, l'état d'âme du prophète à la vue de ce que Dieu fait ; et enfin les versets 17-19, où l'auteur, après avoir constaté les effets de l'intervention divine se prolongeant dans la nature, qui souffre elle aussi, se ressaisit dans l'espérance et dans la foi. L'accumulation d'images propres à rappeler les hauts faits de l'Éternel, et d'expressions dont on retrouve l'équivalent dans d'autres livres de l'A.T., notamment chez les prophètes de la grande époque, devait faire impression et justifie amplement le titre et l'usage de ce magistral poème qui est bien une prière sur le mode lyrique, bien que seul le verset 2 constitue une prière à proprement parler. On trouve d'ailleurs dans l'A. T, d'autres morceaux analogues, p. ex. les Ps 17, Ps 90, Ps 102 et Esa 12. Mais, dans Habacuc, la fusion la plus parfaite s'observe entre l'élément lyrique et l'élément prophétique, contribuant à donner à ce chapitre un caractère marqué de grandeur et de perfection.

De cet ensemble bien lié, trois grandes notions se dégagent :

Confiance absolue en la sainte justice de Dieu (si elle tarde, attends-la).

Affirmation du salut, posé dans son principe (justice) et dans ses conséquences (vie).

Enfin, le salut envisagé dépasse les cadres du judaïsme, est conçu comme universel : la terre entière, et non seulement Juda, sera remplie de la connaissance de Dieu comme le fond de la mer par les eaux. (cf. Esa 11:9)

Le Talmud fait allusion à Ps 15, Esa 33:15, Mic 6:8, Esa 56:1 et Hab 2:4, quand il dit : « David établit onze commandements ; Ésaïe les réduit à six, Michée à trois, Ésaïe de nouveau à deux ; enfin Habacuc vient qui les réduit à un seul. » Une telle appréciation repose évidemment sur la traduction : le juste vivra par sa fidélité. Par contre saint Paul (Ro 1:17, Ga 3:11) et l'épître aux Hébreux (Heb 10:38) traduisent : le juste vivra par la foi. Substantiellement les deux traductions ne sont pas contradictoires, mais plutôt complémentaires : la fidélité n'est-elle pas l'aspect pratique de la foi ? Ch. S.

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    • Lévitique 1

      Lévitique 3

      1

      Les sacrifices d'actions de grâce, pour le gros bétail. (Lévitique 3:1-5)
      Les sacrifices d'actions de grâce, pour le menu bétail. (Lévitique 3:6-17)

      Les sacrifices d'actions de grâce font référence à Dieu, Celui qui donne toutes choses. Ces sacrifices, faits sur l'autel, engageaient à la fois les sacrificateurs et celui qui apportait l'offrande. On les appelait « sacrifices d'actions de grâce » car en eux, Dieu et Son peuple se réjouissaient ensemble, en témoignage de leur communion mutuelle. Ces sacrifices étaient offerts dans un esprit de supplication. Si un homme était en instance d'une demande de grâce, il devait ajouter à sa prière le type de sacrifice mentionné dans ce texte. Christ est notre « Paix », notre « Offrande de Paix » ; nous ne pouvons être exaucés dans nos prières, avec en plus la paix dans le cœur, que par Son intermédiaire. Ces sacrifices d'actions de grâce étaient aussi offerts à titre de reconnaissance pour les bienfaits accordés par l'Éternel. Nous devons continuellement offrir à Dieu des sacrifices de louange, par l'intermédiaire de Christ, notre « Paix » ; et cela sera plus agréable à l'Éternel que l'offrande d'un taureau ou d'un bœuf !
      6 Nous sommes ici en présence d'un texte interdisant toute consommation de graisse ou de sang par les Israélites. Tout comme la graisse, les rognons ne devaient pas non plus être mangés. Il était interdit de consommer du sang, car c'était la part réservée à Dieu, à chaque sacrifice. Ce Dernier ne voulait pas que le sang qui avait servi à l'expiation des péchés, soit utilisé à titre de mets commun, Heb 10:29 ; ceci s'applique également à nous, malgré le fait que notre péché ait été expié parfaitement par notre Sauveur. Cela permettait aux Juifs de bien faire la distinction entre les choses communes et celles qui étaient sacrées ; cela permettait aussi de les préserver de toute déviation idolâtre.

      Le peuple était ainsi bien imprégné par la solennité que représentaient le sang versé et la graisse brûlée des sacrifices. Christ, le Prince de Paix, nous donne cette paix par le sang de la croix. En Lui, le croyant est réconcilié avec Dieu ; et ayant cette paix de Dieu en son cœur, le racheté est tout disposé à la partager avec les hommes. Que le Seigneur fasse abonder Sa grâce, Sa Miséricorde et Sa paix à quiconque désire porter le nom de chrétien !

      2 Chroniques 29

      Psaumes 15

      1

      Le chemin du ciel. Si nous voulons être joyeux, nous devons être saints. Nous sommes invités à emprunter cette voie.

      - Voici vraiment la véritable question inhérente aux caractéristiques d'un citoyen de Sion. Il s'agit de la joie des saints glorifiés qui demeurent sur la colline sainte. Là se trouve leur demeure, ils y resteront à jamais.

      En ce qui nous concerne, nous devons vraiment savoir si nous avons une place parmi eux. Une réponse véritable et claire nous est donnée ici. Ceux qui désirent connaître leur devoir, trouveront dans l'Écriture un fidèle Directeur, la conscience trouvera un fidèle Moniteur. Un citoyen de Sion est sincère dans sa religion. Il est vraiment ce qu'il professe et s'efforce toujours de se trouver dans le plan de la volonté divine. Il est juste à la fois devant Dieu et devant l'homme ; lorsque qu'il s'adresse à l'un ou à l'autre, la vérité est présente en son cœur. Il méprise et a en horreur la fausseté et la fraude ; il ne peut se vanter d'avoir fait une bonne affaire si celle-ci a été menée sous le mensonge ; il sait que s'il trompe son voisin, tout se saura un jour et qu'il ne pourra en tirer que des injures. Il est très vigilant en ne voulant faire aucun mal à qui que ce soit. Il ne calomnie personne ni ne souligne pas les fautes des autres dans la conversation courante. Il mentionne le meilleur côté des autres mais jamais le pire. Si on lui conte une mauvaise histoire, il la désapprouve dans la mesure du possible ; en cas d'impossibilité, il ne cherche pas à en savoir davantage. Il mesure la valeur des hommes par leur vertu et leur piété.

      Les méchants sont vils, sans intérêt et bons à rien ; c'est ce que déclare la Parole. Le justifié, quant à lui, est sensible au manque de dévotion d'un homme, à sa condition misérable éventuelle. Il reconnaît qu'une piété véritable honore un homme plus que la richesse ou un grand nom. Il honore de telles personnes, désire tenir conversation avec elles, mentionne un intérêt pour eux dans ses prières, est heureux de leur témoigner son respect ou de leur adresser toute faveur fraternelle.

      En cela nous pouvons nous juger nous-mêmes dans une certaine mesure. Même les hommes bons et sages peuvent prêter serment, pour leur perte : regardez combien l'obligation est sévère lorsqu'ils doivent alors souffrir à perte pour eux même ou pour leur famille, ceci pour respecter leur engagement vis à vis du voisinage. Il n'accroîtra pas la valeur de ses biens par extorsion ou par corruption. En vue d'acquérir quoi que ce soit, il ne fait rien qui puisse nuire à une cause juste.

      Chaque véritable membre vivant de l'assemblée, comme l'église elle-même d’ailleurs, est bâtit sur le Roc. Celui qui est ainsi, ne chancellera jamais. La grâce de Dieu lui sera toujours suffisante.

      L'union à de tels membres, animés par de tels principes ne peut conduire qu'à la repentance, à la foi dans le Sauveur et à Son amour. Dans tout cela, attachons-nous à rechercher cette conduite !

      Psaumes 17

      1

      L'intégrité de David. (Psaumes 17:1-7)
      Le caractère de ses ennemis. Son espérance de joie. (Psaumes 17:8-15)

      Ce Psaume est une prière. Les prières simulées n'apportent aucun fruit. Toutefois, si notre cœur dirige nos prières, Dieu les prendra vraiment en compte. Le psalmiste avait l'habitude de prier, de sorte que la détresse et le danger ne furent pas les motifs qui l'incitèrent à se diriger vers Dieu. Il était également encouragé par la foi et savait que Dieu était attentif à ses prières. Les fermes résolutions et la vigilance vis-à-vis du péché de la langue seront une bonne démonstration de notre intégrité. Bien averti des penchants humains en faveur des mauvaises œuvres, et des ses faiblesses personnelles, David a utilisé la Parole de Dieu pour se défendre des chemins proposés par Satan, chemins qui mènent â la destruction.

      Si nous évitons soigneusement les sentiers du péché, cela nous sera profitable lors de l'épreuve. Ceux qui sont, au travers de la Grâce, dans les sentiers divins, devraient prier pour qu'ils restent bien sur ces précieux chemins. David prie le Seigneur pour qu'il le garde et le fortifie. Ceux qui empruntent les chemins divins et qui persévèrent dans de telles voies doivent adresser journellement des requêtes pour que la Grâce et Sa force les accompagnent. Montre moi, Seigneur, Ton merveilleux Amour, Tes attentions particulières, Ta Miséricorde hors du commun, Ta Grâce ; adresse-moi les mêmes attentions que Tu as l'habitude de donner à ceux qui aiment Ton Nom !

      8 Étant encerclé par ses ennemis, David prie Dieu de le garder en sécurité. Cette prière est une prédiction comme quoi Christ sera préservé, au travers de toutes les souffrances et difficultés de son humiliation, en vue de la gloire et de la joie de son élévation ; il est le Modèle que les chrétiens doivent suivre pour garder leur âme près de Dieu, étant confiants qu'Il peut les sauver en vue du royaume céleste.

      Nos pires ennemis sont ceux de nos âmes. Ils sont l'épée de Dieu, qui ne peut être maniée sans Lui et qu'Il remet dans son fourreau une fois son travail terminé. Ils sont le bras avec lequel Il châtie Son peuple. Il est impossible de fuir loin de la main de Dieu, par contre, il est possible d'aller à Sa rencontre.

      Il est très réconfortant, quand nous craignons la puissance humaine, de voir la situation sous la dépendance et la soumission à Dieu. La plupart des hommes considèrent les choses de ce monde avec le plus grand intérêt ; ils ne regardent pas plus loin et ne se soucient guère de l'éventualité d'une autre vie.

      Les choses de ce monde sont assimilées à des trésors. Mais vis-à-vis de l'âme et des bénédictions éternelles, ces choses ne sont que pacotille. Le plus affligé des chrétiens n'a nul besoin d'envier les hommes les plus prospères de ce monde qui ont leur part ici-bas dans cette vie. Étant en communion avec la droiture de Christ, ayant au travers de sa grâce la plénitude du cœur et de la vie, contemplons la face de notre Dieu et plaçons-le toujours devant nous. Quand nous nous éveillons le matin, soyons heureux de voir Sa présence dans la Parole et dans sa grâce sans cesse renouvelée. La félicité dans l'autre monde est destinée uniquement à ceux qui sont justifiés et sanctifiés : ils la possèderont quand l'âme s'élèvera, hors du corps, au moment de la mort, et quand le corps s'éveillera, à la résurrection, hors de la tombe.

      Il n'y a qu'en Dieu que l'âme puisse se satisfaire ; nous bénéficions de Sa bonté qui œuvre en nous-mêmes. Cette satisfaction ne sera pas parfaite tant que nous ne serons pas au ciel.

      Psaumes 90

      1

      L'éternité de Dieu, la faiblesse de l'homme. (Psaumes 90:1-6)
      Soumission aux châtiments divins. (Psaumes 90:7-11)
      Prière pour la miséricorde et la grâce. (Psaumes 90:12-17)

      On suppose que ce psaume se réfère à la sentence donnée à Israël lors de la traversée du désert, \\#Nombre 14:1-45\\. La faveur et la protection divine sont les seuls appuis et réconforts de l'âme dans ce monde de méchanceté. Jésus-Christ est « le lieu » vers lequel nous pouvons nous réfugier. Nous sommes des créatures mortelles, tout notre confort ici-bas est périssable, mais Dieu est un dieu éternel, accessible pour chaque croyant. Quand Dieu, par la maladie ou l'affliction conduit les hommes vers leur perte, Il les appelle à se repentir de leurs péchés et à vivre une nouvelle vie.

      Mille ans ne sont rien face à l'éternité divine : entre une minute et un million d'années il y a un certain rapport ; entre le temps et l'éternité il n'y en a aucun. Tous les événements qui peuvent se dérouler pendant mille ans, soit dans le passé ou dans l'avenir, sont davantage présents dans l'Esprit de l'Éternel que ceux qui se sont passés pour nous dans l'heure précédente. Lors de la résurrection, l'âme et le corps seront à nouveau réunis. Le déroulement du temps nous échappe, un peu comme si nous dormions ; et une fois que les faits sont accomplis, nous n'y pouvons plus rien. La vie est courte et passe rapidement, un peu comme l'eau qui court dans un torrent.

      L'homme fleurit comme l'herbe, et quand survient l'été ou la vieillesse, il se flétrit ; il peut également être fauché par la maladie ou le désastre.

      7 Les afflictions des saints proviennent quelquefois de l'amour de Dieu ; mais les réprimandes des pécheurs et des croyants au sujet de leurs péchés doivent être perçues comme étant directement produites par le déplaisir de Dieu. Les péchés secrets sont connus de Dieu et seront considérés comme tels.

      Remarquez la folie de ceux qui veulent essayer de masquer leurs péchés en vain. Les années qui se sont écoulées ne peuvent être revécues ; il en est de même avec les paroles qui, une fois émises, sont irrémédiablement lancées. Notre vie n'est que labeur et difficultés, nos années sont comptées. Nous voyons que tout cela doit être considéré avec respect. Les anges qui ont péché connaissent la puissance de la colère de Dieu ; les pécheurs en enfer la connaissent aussi ; mais qui d'entre nous peut réellement la décrire ? Seuls quelques-uns uns la considèrent réellement à sa juste mesure. Ceux qui considèrent leur péché et regardent à la lumière de Christ ne connaîtront pas la colère de Dieu. Qui parmi nous peut oser demeurer devant ce feu dévorant ?

      12 Ceux qui se tournent vers la véritable sagesse doivent prier pour connaître la volonté divine et implorer le Saint-Esprit qu'il les éclaire ; ils en retireront en retour tout le réconfort et la joie qui proviennent de l'approbation divine. Ils prient pour obtenir la miséricorde divine car ils prétendent ne rien mériter de par eux-mêmes.

      Les faveurs de l'Éternel doivent être une fontaine jaillissante de joies futures. Elles apaiseront notre tristesse et notre chagrin. Que la Grâce divine produise en nous la lumière qui découle des bonnes ouvres, que les consolations divines placent la joie, dans notre cœur et sur notre visage. « Établis sur nous l'œuvre de nos mains ; affermis-nous dans tout cela ». Au lieu de gaspiller nos précieux jours à la poursuite de fantaisies, qui finissent d'ailleurs toujours dans un sentiment de tristesse, recherchons plutôt le pardon des péchés et l'héritage des cieux. Prions pour que l'œuvre du Saint-Esprit se manifeste dans la conversion de notre cœur et que la beauté de la sainteté puisse se discerner dans notre conduite !

      Psaumes 102

      1

      La terrible prière de l'affligé. (Psaumes 102:1-11)
      Encouragement, dans l'espérance de l'accomplissement des promesses de Dieu à Son église. (Psaumes 102:12-22)
      L'immuabilité de Dieu. (Psaumes 102:23-28)

      Toute la Parole de Dieu sert à nous diriger dans la prière ; mais ici, comme ailleurs, le Saint-Esprit a placé des mots dans notre bouche. C'est ici la prière d'un affligé ; elle doit être présentée à Dieu. Même les hommes droits peuvent être accablés par les afflictions. Il est de notre devoir et de notre intérêt de prier ; il est réconfortant pour l'âme affligée de voir que l'on se tourne vers elle, que l'on prend part humblement à ses douleurs. Nous devons dire « béni soit le nom du Seigneur, qui, à la fois, donne et ôte ». Le psalmiste se considère comme un mourant ; « mes jours sont comme l'ombre ».
      12 Nous sommes des créatures qui doivent mourir, mais Dieu est un Dieu éternel, le protecteur de Son église ; nous pouvons être sûrs qu'Il n'abandonne pas les siens. Quand nous considérons notre aspect vil, nos côtés obscurs, notre corps mortel et les multiples déficiences de nos prières, nous avons de bonnes raisons de craindre que tout cela n'aille pas vers le ciel ; mais nous sommes assurés du contraire, car nous avons un avocat auprès du Père, et nous sommes sous la grâce, non pas sous la loi. La rédemption est le sujet de louange de l'église de Christ ; et cette grande œuvre est décrite dans la délivrance et la restauration du peuple d'Israël. Incline ton regard vers nous, Seigneur Jésus ; dirige-nous vers la glorieuse liberté de Tes enfants pour que nous puissions bénir et louer Ton nom.
      23 Les douleurs affaiblissent rapidement nos forces et que pouvons-nous alors espérer sinon d'être retranchés d'ici-bas ?

      Que pouvons-nous faire sinon subir ? Nous devons, dans de tels cas, avoir recours à la main de Dieu ; nous devons nous réconcilier avec Son amour car ceux qui ont voulu compter sur leurs propres forces se sont vite affaiblis. Ceux qui ne sont pas épargnés par la maladie comptent parfois leurs jours. Il est très réconfortant, lorsque l'on constate la présence de divergences et de dangers au sein de l'église, de se rappeler que Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement.

      Lorsque nous considérons nos corps mortels et que nous voyons nos amis disparaître, il faut nous rappeler que Dieu est un Dieu d'éternité. Ne fermons pas les yeux sur l'assurance mentionnée dans ce psaume : elle conduit vers une fin heureuse de tous les problèmes des croyants. Alors que toutes choses finissent par changer, mourir et périr, comme un vieux vêtement qui se délabre, il faut savoir que Jésus vit et qu'Il est la sécurité en toutes choses, car Il a dit : « parce que je vis, tu vivras aussi ».

      Esaïe 11

      Esaïe 12

      1

      Ce texte est un véritable cantique d'adoration, se rapportant aux temps messianiques.

      - L'hymne de louange de ce chapitre est centré sur le retour des bannis d'Israël, après leur longue captivité, mais il s'applique également au cas du pécheur qui découvre la paix et la joie dans sa foi naissante ; ce texte convient encore au croyant, quand il retrouve la paix, après avoir subi diverses « remises à l'ordre » célestes, suite à ses récidives dans le péché ; ce cantique pourra servir aussi à l'ensemble des rachetés, quand ils se réuniront devant le Trône céleste.

      Les promesses de ce chapitre sont certaines, et les bénédictions qu'on y trouve sont d'une grande richesse ; toute la Grâce que l'on peut obtenir en Jésus-Christ, mérite nos louanges les plus ferventes. Grâce à Lui, la « Racine de Jesse », la colère divine contre l'humanité fut détournée, parce qu'Il est « notre Paix ». Ceux qui sont réconciliés avec Dieu, sont en effet « consolés » spirituellement. Ils sont participants de Sa nature divine.

      Nous pouvons être totalement confiants dans le salut offert par Dieu, sachant qu'Il nous préserve de la perdition. Nous pouvons Lui confier tous nos soucis, sans douter que tout ce qu'Il fait, l'est pour notre bien.

      La foi en Dieu est un remède parfait contre les tourments et les craintes. Beaucoup de chrétiens trouvent leur force en Dieu, ils le témoignent d'ailleurs dans leurs cantiques. Parfois, ils traversent les « ténèbres » ; ceux qui prennent leur force en Dieu devraient en témoigner par des chants de louange : ils devraient en effet Lui rendre Gloire, afin d'en tirer toute la bénédiction spirituelle qui en découle. Le salut est le résultat de l'amour de Dieu le Père ; il nous est accessible par Dieu le Fils, et il s'exerce en nous par la Puissance régénératrice du Saint-Esprit. Quand tout ceci est vu par la foi, le pécheur repentant apprend à placer son espérance en Dieu, et est délivré de toute crainte.

      Les manifestations de purification et de sanctification du Saint-Esprit sont souvent décrites, de manière imagée, comme une eau vive jaillissante. Toutes ces manifestations ne sont rendues possibles que grâce à l'œuvre médiatrice de Christ, et à la Parole de Dieu. Béni soit Dieu, nous pouvons bénéficier de ces « fontaines du salut », d'où nous pouvons tirer les eaux de la vie et de la consolation.

      Dans la deuxième partie de ce « cantique », versets Esaïe 12:4-6, les croyants s'encouragent mutuellement à louer Dieu, cherchant d'autres âmes pour se joindre à eux.

      Aucun différend ne doit diviser les chrétiens, quels que soient les sujets. Efforçons-nous d'être parmi ceux à qui Le Seigneur dira : « venez, âmes bénies de mon Père, recevez le Royaume qui a été préparé pour vous, dès la fondation du monde » !

      Esaïe 33

      15 Le véritable croyant reste vigilant à l'encontre de toutes les occasions de pécher. La Puissance divine le maintiendra en sécurité, et sa foi, par cette Puissance, le gardera en paix. Il ne recherchera que ce qui lui est nécessaire. Chaque bénédiction découlant du salut est librement accordée à tous ceux qui prient avec ferveur, en toute humilité ; le croyant vit dans cette sécurité spirituelle, à jamais !

      Ceux qui marchent dans la droiture disposeront, non seulement, de leur pain quotidien, accompagné d'eau rafraichissante, mais aussi, par la foi, ils verront le Roi des rois dans Sa beauté, la beauté de la sainteté.

      Au souvenir des anxiétés qui pouvaient l'assaillir auparavant, se substituera le plaisir de leur affranchissement. Il est logique de souhaiter rester tranquille dans sa propre demeure, mais on a beaucoup plus d'intérêt à goûter la paix inhérente à la fréquentation de la maison de Dieu ; en tous temps, Christ disposera de « rachetés » pour Le servir.

      Jérusalem n'est traversée par aucun cours d'eau, mais la présence et la Puissance de l'Éternel compensent ce manque. Nous disposons de tout en Lui, tout ce dont nous avons besoin, ou pouvons désirer. Par la foi, nous pouvons voir Christ comme notre Prince et notre Sauveur ; Il règne sur Son peuple racheté. Tous ceux qui refusent de Le voir régner sur eux, conduisent leur âme vers un « naufrage spirituel ».

      La maladie est écartée par la Grâce, quand le « fruit » de cette dernière nous éloigne du péché. Si nous rejetons toute forme d'iniquité, nous n'aurons peu de raison de nous plaindre des afflictions qui nous pourront nous assaillir.

      Le dernier verset nous invite à réfléchir, non seulement sur l'état glorieux de l'église de l'évangile ici-bas, mais également au ciel, où aucune maladie ni épreuve n'existent ! Celui qui efface nos transgressions, guérira aussi notre âme !

      Esaïe 56

      1

      Exhortation à garder les préceptes divins. (Esaïe 56:1,2)
      Les bénédictions promises. (Esaïe 56:3-8)
      Reproches adressés aux « sentinelles insouciantes », aux conducteurs et aux responsables Juifs. (Esaïe 56:9-12)

      L'Éternel nous expose ici, quels sont Ses désirs quant à nos devoirs : soyez honnêtes et justes dans toutes vos entreprises. De plus, observez scrupuleusement le jour de sabbat. Pour que nos activités soient bénies toute la semaine, nous devons prendre conscience que ce « septième jour » est saint. Nous ne devons faire aucune concession avec le péché.

      Béni soit l'homme qui évite tout ce qui pourrait attrister Dieu et qui serait nuisible à son âme. Ceux, qui par l'Esprit, et par la foi, marchent dans l'espérance de la Droiture, chemineront dans les voies de l'obéissance !

      Jérémie 19

      Michée 6

      Habacuc 1

      1

      Cette prophétie d’Habacuc traite de la destruction de la Judée et de Jérusalem, à cause des péchés du peuple ; l’auteur mentionne la consolation des fidèles, souffrant des calamités qui frappent le pays.

      La perversité du pays. La vengeance effroyable qui doit survenir. (\\# 1-11\\)
      Ces jugements seront infligés par une nation plus perverse qu'Israël.(Habacuc 1:12-17)

      Les serviteurs de Dieu sont profondément affligés lorsque l'impiété et la violence prédominent, parmi ceux, qui soi-disant, professent la vérité.

      Beaucoup d’impies éprouvent peu de scrupules à faire du mal à leur prochain. Nous devrions tous avoir hâte de connaître le Royaume parfait, où la sainteté et l'amour règnent, là où il n’existe aucune violence !

      Dieu, dans Sa grande Sagesse, a sans doute de bonnes raisons d’avoir de la patience envers les méchants et de réprimander les hommes de bien. Le jour viendra où le péché des impies sera dénoncé et les cris de ceux qui ont enduré la souffrance, seront entendus.

      Les enfants d’Israël allaient rapidement se rendre compte du danger qui allait fondre sur eux : leur nation allait être dévastée, par le paganisme des Chaldéens.

      Beaucoup de personnes abusent d'une situation prospère continue, ne présumant pas que l'affliction est parfois prête à les toucher.

      Les Chaldéens représentaient une nation implacable, redoutable, cruelle, opprimant tout sur son passage. Ils allaient triompher de tous ceux qui allaient oser leur tenir tête. Ils voulaient, par tous les moyens, s'approprier la gloire.

      Nous pouvons entrevoir, à la fin de ce texte, un aperçu du réconfort qui allait bientôt venir.

    • Lévitique 1

      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Quand quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il fera son offrande de bétail, de gros ou de menu bétail.

      Lévitique 3

      1 Si quelqu'un offre un sacrifice de prospérités, s'il offre du gros bétail, mâle ou femelle, il l'offrira sans défaut, devant l'Éternel ;
      2 Il appuiera sa main sur la tête de son offrande et l'égorgera à l'entrée du tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, répandront le sang sur l'autel tout autour.
      3 Il offrira, du sacrifice de prospérités, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles ;
      4 Et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      5 Et les fils d'Aaron feront fumer cela sur l'autel, par-dessus l'holocauste placé sur le bois qu'on aura mis au feu. C'est un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      6 Si son offrande pour le sacrifice de prospérités à l'Éternel est du menu bétail, mâle ou femelle, il l'offrira sans défaut.
      7 S'il offre un agneau pour son offrande, il l'offrira devant l'Éternel ;
      8 Et il appuiera sa main sur la tête de son offrande, et l'égorgera devant le tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      9 Il offrira, du sacrifice de prospérités, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : sa graisse, la queue entière, qu'il séparera près de l'échine, et la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      10 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      11 Le sacrificateur fera fumer cela sur l'autel, comme aliment d'un sacrifice fait par le feu à l'Éternel.
      12 Et si son offrande est une chèvre, il l'offrira devant l'Éternel.
      13 Il appuiera la main sur sa tête, et l'égorgera devant le tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      14 Et il en offrira son offrande, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      15 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      16 Le sacrificateur les fera fumer sur l'autel, comme aliment d'un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur. Toute graisse appartient à l'Éternel.
      17 C'est une ordonnance perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux de votre habitation : vous ne mangerez ni graisse ni sang.

      2 Chroniques 29

      25 Il fit aussi tenir les Lévites dans la maison de l'Éternel, avec des cymbales, des lyres et des harpes, selon le commandement de David et de Gad, le Voyant du roi, et de Nathan, le prophète ; car c'était un commandement de l'Éternel, par ses prophètes.

      Psaumes 15

      1 Psaume de David. Éternel, qui séjournera dans ton tabernacle ? Qui habitera sur la montagne de ta sainteté ?
      2 C'est celui qui marche dans l'intégrité, et qui pratique la justice ; qui dit la vérité telle qu'elle est en son coeur ;
      3 Qui n'emploie pas sa langue à médire, qui ne fait point de mal à son prochain, et ne jette point l'opprobre sur son voisin ;
      4 Qui regarde avec dédain l'homme méprisable, et honore ceux qui craignent l'Éternel ; et s'il a juré, fût-ce à son dommage, il n'y change rien.
      5 Il ne donne point son argent à usure et ne prend point de présent contre l'innocent. Celui qui fait ces choses ne sera jamais ébranlé.

      Psaumes 17

      1 Prière de David. Éternel ! écoute ma juste cause ; sois attentif à mon cri ; prête l'oreille à la prière que je te fais, avec des lèvres sans fraude !
      2 Que mon droit paraisse devant ta face ; que tes yeux voient mon intégrité !
      3 Tu as sondé mon coeur, tu m'as visité la nuit ; tu m'as éprouvé, tu ne trouves rien ; ma parole ne va pas au-delà de ma pensée.
      4 Quant aux actions des hommes, suivant la parole de tes lèvres, je me suis gardé des voies de l'homme violent.
      5 Mes pas sont affermis dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent point.
      6 Je t'invoque, car tu m'exauces, ô Dieu ! Incline ton oreille vers moi, écoute ma parole !
      7 Rends admirables tes bontés, ô toi, dont la droite délivre de leurs adversaires ceux qui se retirent vers toi !
      8 Garde-moi comme la prunelle de l'oeil ; couvre-moi sous l'ombre de tes ailes,
      9 Contre ces méchants qui m'oppriment, contre mes ennemis mortels qui m'environnent !
      10 Ils ferment leur coeur endurci ; leur bouche parle avec fierté.
      11 Déjà ils entourent nos pas ; ils nous épient pour nous jeter à terre.
      12 Ils ressemblent au lion qui ne demande qu'à déchirer, au lionceau qui se tient en embuscade.
      13 Lève-toi, Éternel ! préviens-le, renverse-le ; délivre mon âme du méchant par ton épée !
      14 Par ta main, ô Éternel, délivre-la des hommes, des hommes de ce monde, dont le partage est dans cette vie, dont tu remplis le ventre de tes biens ; leurs fils sont rassasiés, et ils laissent leurs restes à leurs petits enfants.
      15 Mais moi, dans la justice je verrai ta face ; je serai rassasié de ton image, quand je me réveillerai.

      Psaumes 90

      1 Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur, tu as été pour nous une retraite d'âge en âge.
      2 Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d'éternité en éternité, tu es Dieu.
      3 Tu fais retourner l'homme à la poussière ; et tu dis : Fils des hommes, retournez !
      4 Car mille ans à tes yeux sont comme le jour d'hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit.
      5 Tu les emportes, semblables à un songe ; ils sont au matin comme une herbe qui passe ;
      6 Elle fleurit le matin et elle se fane ; le soir on la coupe et elle sèche.
      7 Car nous sommes consumés par ta colère, et nous sommes troublés par ton courroux.
      8 Tu as mis devant toi nos iniquités, et devant la clarté de ta face nos fautes cachées.
      9 Car tous nos jours s'en vont par ta colère ; nous consumons nos années comme une pensée.
      10 Les jours de nos années reviennent à soixante-dix ans et pour les plus vigoureux, à quatre-vingts ans ; et le plus beau de ces jours n'est que peine et tourment ; car il s'en va bientôt, et nous nous envolons.
      11 Qui connaît la force de ton courroux et ton indignation, selon la crainte qui t'est due ?
      12 Enseigne-nous à compter nos jours, tellement que nous puissions avoir un coeur sage.
      13 Reviens, Éternel, jusques à quand ? Aie compassion de tes serviteurs !
      14 Dès le matin, rassasie-nous de ta bonté, afin que nous nous réjouissions et que nous soyons joyeux tout le long de nos jours.
      15 Réjouis-nous au prix des jours où tu nous as affligés et des années où nous avons vu des maux.
      16 Que ton oeuvre se montre à tes serviteurs, et ta gloire sur leurs enfants !
      17 Et que la bienveillance de l'Éternel notre Dieu soit sur nous ! Affermis pour nous l'oeuvre de nos mains ; oui, affermis l'oeuvre de nos mains.

      Psaumes 102

      1 Prière de l'affligé, lorsqu'il est abattu et qu'il répand sa plainte devant l'Éternel. Éternel, écoute ma prière, et que mon cri parvienne jusqu'à toi !
      2 Ne me cache point ta face ; au jour de ma détresse, incline vers moi ton oreille ; au jour que je t'invoque, hâte-toi, réponds-moi !
      3 Car mes jours s'en vont comme la fumée, et mes os sont brûlés comme un foyer.
      4 Mon coeur a été frappé, et s'est desséché comme l'herbe ; tellement que j'ai oublié de manger mon pain.
      5 A force de crier en gémissant, mes os sont attachés à ma chair.
      6 Je ressemble au pélican du désert ; je suis comme la chouette des masures.
      7 Je veille, et je suis semblable à un passereau solitaire sur le toit.
      8 Tous les jours mes ennemis m'outragent, et mes adversaires en fureur jurent par mon nom.
      9 Car j'ai mangé la cendre comme le pain, et j'ai mêlé ma boisson de pleurs,
      10 A cause de ton indignation et de ton courroux ; car tu m'as enlevé et jeté au loin.
      11 Mes jours sont comme l'ombre à son déclin, et je deviens sec comme l'herbe.
      12 Mais toi, Éternel, tu règnes à perpétuité, et ta mémoire dure d'âge en âge.
      13 Tu te lèveras, tu auras compassion de Sion ; car il est temps d'en avoir pitié ; car le moment est venu.
      14 Car tes serviteurs sont affectionnés à ses pierres, et ils ont pitié de sa poussière.
      15 Alors les peuples craindront le nom de l'Éternel, et tous les rois de la terre, ta gloire ;
      16 Quand l'Éternel aura rebâti Sion, qu'il aura paru dans sa gloire,
      17 Qu'il aura écouté la requête des désolés, et n'aura pas dédaigné leur supplication.
      18 Cela sera écrit pour la génération à venir ; et le peuple qui sera créé, louera l'Éternel.
      19 Parce qu'il aura regardé du lieu élevé de sa sainteté, et que des cieux l'Éternel aura jeté les yeux sur la terre,
      20 Pour entendre les gémissements des captifs, pour délivrer ceux qui sont voués à la mort ;
      21 Afin qu'on célèbre en Sion le nom de l'Éternel, et sa louange dans Jérusalem,
      22 Quand tous les peuples s'assembleront, et tous les royaumes, pour servir l'Éternel.
      23 Il a abattu ma force en chemin ; il a abrégé mes jours.
      24 J'ai dit : Mon Dieu, ne m'enlève pas au milieu de mes jours. Tes années sont d'âge en âge.
      25 Tu as jadis fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
      26 Ils périront, mais toi tu subsisteras ; ils vieilliront tous comme un vêtement ; tu les changeras comme un habit, et ils seront changés.
      27 Mais toi, tu es toujours le même, et tes années ne finiront point.
      28 Les enfants de tes serviteurs habiteront en repos, et leur postérité sera affermie devant toi.

      Esaïe 11

      9 On ne fera point de mal, et on ne détruira point, sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, comme le fond de la mer des eaux qui le couvrent.

      Esaïe 12

      1 En ce jour-là tu diras : Je te loue, ô Éternel, car tu étais courroucé contre moi ; mais ta colère a pris fin et tu m'as consolé.
      2 Voici, Dieu est mon salut ; j'aurai confiance, et je ne craindrai point. Car l'Éternel, l'Éternel est ma force et ma louange, et il a été mon Sauveur !
      3 Et vous puiserez des eaux avec joie aux sources du salut.
      4 Et vous direz en ce jour-là : Louez l'Éternel, invoquez son nom, publiez parmi les peuples ses hauts faits ! Célébrez la gloire de son nom !
      5 Chantez à l'Éternel, car il a fait des choses magnifiques ; qu'elles soient connues par toute la terre !
      6 Crie et chante de joie, toi qui habites en Sion ! Car le Saint d'Israël est grand au milieu de toi.

      Esaïe 33

      15 Celui qui marche dans la justice, et qui parle avec droiture ; qui rejette le gain acquis par extorsion, qui secoue ses mains pour ne point prendre de présent ; qui bouche ses oreilles pour ne point entendre des paroles de sang, et ferme ses yeux pour ne point voir le mal.

      Esaïe 56

      1 Ainsi a dit l'Éternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; car mon salut est près de venir, et ma justice d'être manifestée.

      Jérémie 19

      4 Parce qu'ils m'ont abandonné, et qu'ils ont profané ce lieu, et qu'ils y ont fait des encensements à d'autres dieux que ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda n'avaient connus ; et qu'ils ont rempli ce lieu du sang des innocents, et ont bâti des hauts lieux à Baal,

      Michée 6

      8 Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel demande de toi, sinon de faire ce qui est droit, d'aimer la miséricorde, et de marcher humblement avec ton Dieu ?

      Habacuc 1

      1 Prophétie révélée à Habacuc, le prophète.
      2 Jusqu'à quand, ô Éternel, crierai-je sans que tu écoutes ? Jusqu'à quand crierai-je à toi : Violence ! sans que tu sauves ?
      3 Pourquoi me fais-tu voir l'iniquité, et regardes-tu la perversité ? L'oppression et la violence sont devant moi ; il y a des querelles, et la discorde s'élève.
      4 Aussi la loi est impuissante, et le jugement n'est jamais rendu selon la vérité ; le méchant environne le juste, c'est pourquoi l'on rend des jugements iniques.
      5 Voyez parmi les nations, et soyez étonnés, soyez stupéfaits ! Car je vais faire en vos jours une oeuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait.
    • Lévitique 1

      2 דַּבֵּ֞ר אֶל־בְּנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם אָדָ֗ם כִּֽי־יַקְרִ֥יב מִכֶּ֛ם קָרְבָּ֖ן לַֽיהוָ֑ה מִן־הַבְּהֵמָ֗ה מִן־הַבָּקָר֙ וּמִן־הַצֹּ֔אן תַּקְרִ֖יבוּ אֶת־קָרְבַּנְכֶֽם׃

      Lévitique 3

      1 וְאִם־זֶ֥בַח שְׁלָמִ֖ים קָרְבָּנ֑וֹ אִ֤ם מִן־הַבָּקָר֙ ה֣וּא מַקְרִ֔יב אִם־זָכָר֙ אִם־נְקֵבָ֔ה תָּמִ֥ים יַקְרִיבֶ֖נּוּ לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
      2 וְסָמַ֤ךְ יָדוֹ֙ עַל־רֹ֣אשׁ קָרְבָּנ֔וֹ וּשְׁחָט֕וֹ פֶּ֖תַח אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְזָרְק֡וּ בְּנֵי֩ אַהֲרֹ֨ן הַכֹּהֲנִ֧ים אֶת־הַדָּ֛ם עַל־הַמִּזְבֵּ֖חַ סָבִֽיב׃
      3 וְהִקְרִיב֙ מִזֶּ֣בַח הַשְּׁלָמִ֔ים אִשֶּׁ֖ה לַיהוָ֑ה אֶת־הַחֵ֙לֶב֙ הַֽמְכַסֶּ֣ה אֶת־הַקֶּ֔רֶב וְאֵת֙ כָּל־הַחֵ֔לֶב אֲשֶׁ֖ר עַל־הַקֶּֽרֶב׃
      4 וְאֵת֙ שְׁתֵּ֣י הַכְּלָיֹ֔ת וְאֶת־הַחֵ֙לֶב֙ אֲשֶׁ֣ר עֲלֵהֶ֔ן אֲשֶׁ֖ר עַל־הַכְּסָלִ֑ים וְאֶת־הַיֹּתֶ֙רֶת֙ עַל־הַכָּבֵ֔ד עַל־הַכְּלָי֖וֹת יְסִירֶֽנָּה׃
      5 וְהִקְטִ֨ירוּ אֹת֤וֹ בְנֵֽי־אַהֲרֹן֙ הַמִּזְבֵּ֔חָה עַל־הָ֣עֹלָ֔ה אֲשֶׁ֥ר עַל־הָעֵצִ֖ים אֲשֶׁ֣ר עַל־הָאֵ֑שׁ אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַֽיהוָֽה׃
      6 וְאִם־מִן־הַצֹּ֧אן קָרְבָּנ֛וֹ לְזֶ֥בַח שְׁלָמִ֖ים לַיהוָ֑ה זָכָר֙ א֣וֹ נְקֵבָ֔ה תָּמִ֖ים יַקְרִיבֶֽנּוּ׃
      7 אִם־כֶּ֥שֶׂב הֽוּא־מַקְרִ֖יב אֶת־קָרְבָּנ֑וֹ וְהִקְרִ֥יב אֹת֖וֹ לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
      8 וְסָמַ֤ךְ אֶת־יָדוֹ֙ עַל־רֹ֣אשׁ קָרְבָּנ֔וֹ וְשָׁחַ֣ט אֹת֔וֹ לִפְנֵ֖י אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְ֠זָרְקוּ בְּנֵ֨י אַהֲרֹ֧ן אֶת־דָּמ֛וֹ עַל־הַמִּזְבֵּ֖חַ סָבִֽיב׃
      9 וְהִקְרִ֨יב מִזֶּ֣בַח הַשְּׁלָמִים֮ אִשֶּׁ֣ה לַיהוָה֒ חֶלְבּוֹ֙ הָאַלְיָ֣ה תְמִימָ֔ה לְעֻמַּ֥ת הֶעָצֶ֖ה יְסִירֶ֑נָּה וְאֶת־הַחֵ֙לֶב֙ הַֽמְכַסֶּ֣ה אֶת־הַקֶּ֔רֶב וְאֵת֙ כָּל־הַחֵ֔לֶב אֲשֶׁ֖ר עַל־הַקֶּֽרֶב׃
      10 וְאֵת֙ שְׁתֵּ֣י הַכְּלָיֹ֔ת וְאֶת־הַחֵ֙לֶב֙ אֲשֶׁ֣ר עֲלֵהֶ֔ן אֲשֶׁ֖ר עַל־הַכְּסָלִ֑ים וְאֶת־הַיֹּתֶ֙רֶת֙ עַל־הַכָּבֵ֔ד עַל־הַכְּלָיֹ֖ת יְסִירֶֽנָּה׃
      11 וְהִקְטִיר֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן הַמִּזְבֵּ֑חָה לֶ֥חֶם אִשֶּׁ֖ה לַיהוָֽה׃
      12 וְאִ֥ם עֵ֖ז קָרְבָּנ֑וֹ וְהִקְרִיב֖וֹ לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
      13 וְסָמַ֤ךְ אֶת־יָדוֹ֙ עַל־רֹאשׁ֔וֹ וְשָׁחַ֣ט אֹת֔וֹ לִפְנֵ֖י אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד וְ֠זָרְקוּ בְּנֵ֨י אַהֲרֹ֧ן אֶת־דָּמ֛וֹ עַל־הַמִּזְבֵּ֖חַ סָבִֽיב׃
      14 וְהִקְרִ֤יב מִמֶּ֙נּוּ֙ קָרְבָּנ֔וֹ אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָ֑ה אֶת־הַחֵ֙לֶב֙ הַֽמְכַסֶּ֣ה אֶת־הַקֶּ֔רֶב וְאֵת֙ כָּל־הַחֵ֔לֶב אֲשֶׁ֖ר עַל־הַקֶּֽרֶב׃
      15 וְאֵת֙ שְׁתֵּ֣י הַכְּלָיֹ֔ת וְאֶת־הַחֵ֙לֶב֙ אֲשֶׁ֣ר עֲלֵהֶ֔ן אֲשֶׁ֖ר עַל־הַכְּסָלִ֑ים וְאֶת־הַיֹּתֶ֙רֶת֙ עַל־הַכָּבֵ֔ד עַל־הַכְּלָיֹ֖ת יְסִירֶֽנָּה׃
      16 וְהִקְטִירָ֥ם הַכֹּהֵ֖ן הַמִּזְבֵּ֑חָה לֶ֤חֶם אִשֶּׁה֙ לְרֵ֣יחַ נִיחֹ֔חַ כָּל־חֵ֖לֶב לַיהוָֽה׃
      17 חֻקַּ֤ת עוֹלָם֙ לְדֹרֹ֣תֵיכֶ֔ם בְּכֹ֖ל מֽוֹשְׁבֹתֵיכֶ֑ם כָּל־חֵ֥לֶב וְכָל־דָּ֖ם לֹ֥א תֹאכֵֽלוּ׃

      2 Chroniques 29

      25 וַיַּֽעֲמֵ֨ד אֶת־הַלְוִיִּ֜ם בֵּ֣ית יְהוָ֗ה בִּמְצִלְתַּ֙יִם֙ בִּנְבָלִ֣ים וּבְכִנֹּר֔וֹת בְּמִצְוַ֥ת דָּוִ֛יד וְגָ֥ד חֹזֵֽה־הַמֶּ֖לֶךְ וְנָתָ֣ן הַנָּבִ֑יא כִּ֧י בְיַד־יְהוָ֛ה הַמִּצְוָ֖ה בְּיַד־נְבִיאָֽיו׃

      Psaumes 15

      1 מִזְמ֗וֹר לְדָ֫וִ֥ד יְ֭הֹוָה מִי־יָג֣וּר בְּאָהֳלֶ֑ךָ מִֽי־יִ֝שְׁכֹּ֗ן בְּהַ֣ר קָדְשֶֽׁךָ׃
      2 הוֹלֵ֣ךְ תָּ֭מִים וּפֹעֵ֥ל צֶ֑דֶק וְדֹבֵ֥ר אֱ֝מֶ֗ת בִּלְבָבֽוֹ׃
      3 לֹֽא־רָגַ֨ל ׀ עַל־לְשֹׁנ֗וֹ לֹא־עָשָׂ֣ה לְרֵעֵ֣הוּ רָעָ֑ה וְ֝חֶרְפָּ֗ה לֹא־נָשָׂ֥א עַל־קְרֹֽבוֹ׃
      4 נִבְזֶ֤ה ׀ בְּֽעֵ֘ינָ֤יו נִמְאָ֗ס וְאֶת־יִרְאֵ֣י יְהוָ֣ה יְכַבֵּ֑ד נִשְׁבַּ֥ע לְ֝הָרַ֗ע וְלֹ֣א יָמִֽר׃
      5 כַּסְפּ֤וֹ ׀ לֹא־נָתַ֣ן בְּנֶשֶׁךְ֮ וְשֹׁ֥חַד עַל־נָקִ֗י לֹ֥א לָ֫קָ֥ח עֹֽשֵׂה־אֵ֑לֶּה לֹ֖א יִמּ֣וֹט לְעוֹלָֽם׃

      Psaumes 17

      1 תְּפִלָּ֗ה לְדָ֫וִ֥ד שִׁמְעָ֤ה יְהוָ֨ה ׀ צֶ֗דֶק הַקְשִׁ֥יבָה רִנָּתִ֗י הַאֲזִ֥ינָה תְפִלָּתִ֑י בְּ֝לֹ֗א שִׂפְתֵ֥י מִרְמָֽה׃
      2 מִ֭לְּפָנֶיךָ מִשְׁפָּטִ֣י יֵצֵ֑א עֵ֝ינֶ֗יךָ תֶּחֱזֶ֥ינָה מֵישָׁרִֽים׃
      3 בָּ֘חַ֤נְתָּ לִבִּ֨י ׀ פָּ֘קַ֤דְתָּ לַּ֗יְלָה צְרַפְתַּ֥נִי בַל־תִּמְצָ֑א זַ֝מֹּתִ֗י בַּל־יַעֲבָר־פִּֽי׃
      4 לִפְעֻלּ֣וֹת אָ֭דָם בִּדְבַ֣ר שְׂפָתֶ֑יךָ אֲנִ֥י שָׁ֝מַ֗רְתִּי אָרְח֥וֹת פָּרִֽיץ׃
      5 תָּמֹ֣ךְ אֲ֭שֻׁרַי בְּמַעְגְּלוֹתֶ֑יךָ בַּל־נָמ֥וֹטּוּ פְעָמָֽי׃
      6 אֲנִֽי־קְרָאתִ֣יךָ כִֽי־תַעֲנֵ֣נִי אֵ֑ל הַֽט־אָזְנְךָ֥ לִ֝֗י שְׁמַ֣ע אִמְרָתִֽי׃
      7 הַפְלֵ֣ה חֲ֭סָדֶיךָ מוֹשִׁ֣יעַ חוֹסִ֑ים מִ֝מִּתְקוֹמְמִ֗ים בִּֽימִינֶֽךָ׃
      8 שָׁ֭מְרֵנִי כְּאִישׁ֣וֹן בַּת־עָ֑יִן בְּצֵ֥ל כְּ֝נָפֶ֗יךָ תַּסְתִּירֵֽנִי׃
      9 מִפְּנֵ֣י רְ֭שָׁעִים ז֣וּ שַׁדּ֑וּנִי אֹיְבַ֥י בְּ֝נֶ֗פֶשׁ יַקִּ֥יפוּ עָלָֽי׃
      10 חֶלְבָּ֥מוֹ סָּגְר֑וּ פִּ֝֗ימוֹ דִּבְּר֥וּ בְגֵאֽוּת׃
      11 אַ֭שֻּׁרֵינוּ עַתָּ֣ה *סבבוני **סְבָב֑וּנוּ עֵינֵיהֶ֥ם יָ֝שִׁ֗יתוּ לִנְט֥וֹת בָּאָֽרֶץ׃
      12 דִּמְיֹנ֗וֹ כְּ֭אַרְיֵה יִכְס֣וֹף לִטְר֑וֹף וְ֝כִכְפִ֗יר יֹשֵׁ֥ב בְּמִסְתָּרִֽים׃
      13 קוּמָ֤ה יְהוָ֗ה קַדְּמָ֣ה פָ֭נָיו הַכְרִיעֵ֑הוּ פַּלְּטָ֥ה נַ֝פְשִׁ֗י מֵרָשָׁ֥ע חַרְבֶּֽךָ׃
      14 מִֽמְתִ֥ים יָדְךָ֨ ׀ יְהוָ֡ה מִֽמְתִ֬ים מֵחֶ֗לֶד חֶלְקָ֥ם בַּֽחַיִּים֮ *וצפינך **וּֽצְפוּנְךָ֮ תְּמַלֵּ֪א בִ֫טְנָ֥ם יִשְׂבְּע֥וּ בָנִ֑ים וְהִנִּ֥יחוּ יִ֝תְרָ֗ם לְעוֹלְלֵיהֶֽם׃
      15 אֲנִ֗י בְּ֭צֶדֶק אֶחֱזֶ֣ה פָנֶ֑יךָ אֶשְׂבְּעָ֥ה בְ֝הָקִ֗יץ תְּמוּנָתֶֽךָ׃

      Psaumes 90

      1 תְּפִלָּה֮ לְמֹשֶׁ֪ה אִֽישׁ־הָאֱלֹ֫הִ֥ים אֲ‍ֽדֹנָ֗י מָע֣וֹן אַ֭תָּה הָיִ֥יתָ לָּ֗נוּ בְּדֹ֣ר וָדֹֽר׃
      2 בְּטֶ֤רֶם ׀ הָ֘רִ֤ים יֻלָּ֗דוּ וַתְּח֣וֹלֵֽל אֶ֣רֶץ וְתֵבֵ֑ל וּֽמֵעוֹלָ֥ם עַד־ע֝וֹלָ֗ם אַתָּ֥ה אֵֽל׃
      3 תָּשֵׁ֣ב אֱ֭נוֹשׁ עַד־דַּכָּ֑א וַ֝תֹּ֗אמֶר שׁ֣וּבוּ בְנֵי־אָדָֽם׃
      4 כִּ֤י אֶ֪לֶף שָׁנִ֡ים בְּֽעֵינֶ֗יךָ כְּי֣וֹם אֶ֭תְמוֹל כִּ֣י יַעֲבֹ֑ר וְאַשְׁמוּרָ֥ה בַלָּֽיְלָה׃
      5 זְ֭רַמְתָּם שֵׁנָ֣ה יִהְי֑וּ בַּ֝בֹּ֗קֶר כֶּחָצִ֥יר יַחֲלֹֽף׃
      6 בַּ֭בֹּקֶר יָצִ֣יץ וְחָלָ֑ף לָ֝עֶ֗רֶב יְמוֹלֵ֥ל וְיָבֵֽשׁ׃
      7 כִּֽי־כָלִ֥ינוּ בְאַפֶּ֑ךָ וּֽבַחֲמָתְךָ֥ נִבְהָֽלְנוּ׃
      8 *שת **שַׁתָּ֣ה עֲוֺנֹתֵ֣ינוּ לְנֶגְדֶּ֑ךָ עֲ֝לֻמֵ֗נוּ לִמְא֥וֹר פָּנֶֽיךָ׃
      9 כִּ֣י כָל־יָ֭מֵינוּ פָּנ֣וּ בְעֶבְרָתֶ֑ךָ כִּלִּ֖ינוּ שָׁנֵ֣ינוּ כְמוֹ־הֶֽגֶה׃
      10 יְמֵֽי־שְׁנוֹתֵ֨ינוּ בָהֶ֥ם שִׁבְעִ֪ים שָׁנָ֡ה וְאִ֤ם בִּגְבוּרֹ֨ת ׀ שְׁמ֘וֹנִ֤ים שָׁנָ֗ה וְ֭רָהְבָּם עָמָ֣ל וָאָ֑וֶן כִּי־גָ֥ז חִ֝֗ישׁ וַנָּעֻֽפָה׃
      11 מִֽי־י֭וֹדֵעַ עֹ֣ז אַפֶּ֑ךָ וּ֝כְיִרְאָתְךָ֗ עֶבְרָתֶֽךָ׃
      12 לִמְנ֣וֹת יָ֭מֵינוּ כֵּ֣ן הוֹדַ֑ע וְ֝נָבִ֗א לְבַ֣ב חָכְמָֽה׃
      13 שׁוּבָ֣ה יְ֭הוָה עַד־מָתָ֑י וְ֝הִנָּחֵ֗ם עַל־עֲבָדֶֽיךָ׃
      14 שַׂבְּעֵ֣נוּ בַבֹּ֣קֶר חַסְדֶּ֑ךָ וּֽנְרַנְּנָ֥ה וְ֝נִשְׂמְחָ֗ה בְּכָל־יָמֵֽינוּ׃
      15 שַׂ֭מְּחֵנוּ כִּימ֣וֹת עִנִּיתָ֑נוּ שְׁ֝נ֗וֹת רָאִ֥ינוּ רָעָֽה׃
      16 יֵרָאֶ֣ה אֶל־עֲבָדֶ֣יךָ פָעֳלֶ֑ךָ וַ֝הֲדָרְךָ֗ עַל־בְּנֵיהֶֽם׃
      17 וִיהִ֤י ׀ נֹ֤עַם אֲדֹנָ֥י אֱלֹהֵ֗ינוּ עָ֫לֵ֥ינוּ וּמַעֲשֵׂ֣ה יָ֭דֵינוּ כּוֹנְנָ֥ה עָלֵ֑ינוּ וּֽמַעֲשֵׂ֥ה יָ֝דֵ֗ינוּ כּוֹנְנֵֽהוּ׃

      Psaumes 102

      1 תְּ֭פִלָּה לְעָנִ֣י כִֽי־יַעֲטֹ֑ף וְלִפְנֵ֥י יְ֝הוָ֗ה יִשְׁפֹּ֥ךְ שִׂיחֽוֹ׃
      2 יְ֭הוָה שִׁמְעָ֣ה תְפִלָּתִ֑י וְ֝שַׁוְעָתִ֗י אֵלֶ֥יךָ תָבֽוֹא׃
      3 אַל־תַּסְתֵּ֬ר פָּנֶ֨יךָ ׀ מִמֶּנִּי֮ בְּי֪וֹם צַ֫ר לִ֥י הַטֵּֽה־אֵלַ֥י אָזְנֶ֑ךָ בְּי֥וֹם אֶ֝קְרָ֗א מַהֵ֥ר עֲנֵֽנִי׃
      4 כִּֽי־כָל֣וּ בְעָשָׁ֣ן יָמָ֑י וְ֝עַצְמוֹתַ֗י כְּמוֹ־קֵ֥ד נִחָֽרוּ׃
      5 הוּכָּֽה־כָ֭עֵשֶׂב וַיִּבַ֣שׁ לִבִּ֑י כִּֽי־שָׁ֝כַ֗חְתִּי מֵאֲכֹ֥ל לַחְמִֽי׃
      6 מִקּ֥וֹל אַנְחָתִ֑י דָּבְקָ֥ה עַ֝צְמִ֗י לִבְשָׂרִֽי׃
      7 דָּ֭מִיתִי לִקְאַ֣ת מִדְבָּ֑ר הָ֝יִ֗יתִי כְּכ֣וֹס חֳרָבֽוֹת׃
      8 שָׁקַ֥דְתִּי וָאֶֽהְיֶ֑ה כְּ֝צִפּ֗וֹר בּוֹדֵ֥ד עַל־גָּֽג׃
      9 כָּל־הַ֭יּוֹם חֵרְפ֣וּנִי אוֹיְבָ֑י מְ֝הוֹלָלַ֗י בִּ֣י נִשְׁבָּֽעוּ׃
      10 כִּי־אֵ֭פֶר כַּלֶּ֣חֶם אָכָ֑לְתִּי וְ֝שִׁקֻּוַ֗י בִּבְכִ֥י מָסָֽכְתִּי׃
      11 מִפְּנֵֽי־זַֽעַמְךָ֥ וְקִצְפֶּ֑ךָ כִּ֥י נְ֝שָׂאתַ֗נִי וַתַּשְׁלִיכֵֽנִי׃
      12 יָ֭מַי כְּצֵ֣ל נָט֑וּי וַ֝אֲנִ֗י כָּעֵ֥שֶׂב אִיבָֽשׁ׃
      13 וְאַתָּ֣ה יְ֭הוָה לְעוֹלָ֣ם תֵּשֵׁ֑ב וְ֝זִכְרְךָ֗ לְדֹ֣ר וָדֹֽר׃
      14 אַתָּ֣ה תָ֭קוּם תְּרַחֵ֣ם צִיּ֑וֹן כִּי־עֵ֥ת לְ֝חֶֽנְנָ֗הּ כִּי־בָ֥א מוֹעֵֽד׃
      15 כִּֽי־רָצ֣וּ עֲ֭בָדֶיךָ אֶת־אֲבָנֶ֑יהָ וְֽאֶת־עֲפָרָ֥הּ יְחֹנֵֽנוּ׃
      16 וְיִֽירְא֣וּ ג֭וֹיִם אֶת־שֵׁ֣ם יְהוָ֑ה וְֽכָל־מַלְכֵ֥י הָ֝אָ֗רֶץ אֶת־כְּבוֹדֶֽךָ׃
      17 כִּֽי־בָנָ֣ה יְהוָ֣ה צִיּ֑וֹן נִ֝רְאָ֗ה בִּכְבוֹדֽוֹ׃
      18 פָּ֭נָה אֶל־תְּפִלַּ֣ת הָעַרְעָ֑ר וְלֹֽא־בָ֝זָ֗ה אֶת־תְּפִלָּתָֽם׃
      19 תִּכָּ֣תֶב זֹ֭את לְד֣וֹר אַחֲר֑וֹן וְעַ֥ם נִ֝בְרָ֗א יְהַלֶּל־יָֽהּ׃
      20 כִּֽי־הִ֭שְׁקִיף מִמְּר֣וֹם קָדְשׁ֑וֹ יְ֝הוָ֗ה מִשָּׁמַ֤יִם ׀ אֶל־אֶ֬רֶץ הִבִּֽיט׃
      21 לִ֭שְׁמֹעַ אֶנְקַ֣ת אָסִ֑יר לְ֝פַתֵּ֗חַ בְּנֵ֣י תְמוּתָֽה׃
      22 לְסַפֵּ֣ר בְּ֭צִיּוֹן שֵׁ֣ם יְהוָ֑ה וּ֝תְהִלָּת֗וֹ בִּירוּשָׁלִָֽם׃
      23 בְּהִקָּבֵ֣ץ עַמִּ֣ים יַחְדָּ֑ו וּ֝מַמְלָכ֗וֹת לַעֲבֹ֥ד אֶת־יְהוָֽה׃
      24 עִנָּ֖ה בַדֶּ֥רֶךְ *כחו **כֹּחִ֗י קִצַּ֥ר יָמָֽי׃
      25 אֹמַ֗ר אֵלִ֗י אַֽל־תַּ֭עֲלֵנִי בַּחֲצִ֣י יָמָ֑י בְּד֖וֹר דּוֹרִ֣ים שְׁנוֹתֶֽיךָ׃
      26 לְ֭פָנִים הָאָ֣רֶץ יָסַ֑דְתָּ וּֽמַעֲשֵׂ֖ה יָדֶ֣יךָ שָׁמָֽיִם׃
      27 הֵ֤מָּה ׀ יֹאבֵדוּ֮ וְאַתָּ֪ה תַ֫עֲמֹ֥ד וְ֭כֻלָּם כַּבֶּ֣גֶד יִבְל֑וּ כַּלְּב֖וּשׁ תַּחֲלִיפֵ֣ם וְֽיַחֲלֹֽפוּ׃
      28 וְאַתָּה־ה֑וּא וּ֝שְׁנוֹתֶ֗יךָ לֹ֣א יִתָּֽמּוּ׃

      Esaïe 11

      9 לֹֽא־יָרֵ֥עוּ וְלֹֽא־יַשְׁחִ֖יתוּ בְּכָל־הַ֣ר קָדְשִׁ֑י כִּֽי־מָלְאָ֣ה הָאָ֗רֶץ דֵּעָה֙ אֶת־יְהוָ֔ה כַּמַּ֖יִם לַיָּ֥ם מְכַסִּֽים׃

      Esaïe 12

      1 וְאָֽמַרְתָּ֙ בַּיּ֣וֹם הַה֔וּא אוֹדְךָ֣ יְהוָ֔ה כִּ֥י אָנַ֖פְתָּ בִּ֑י יָשֹׁ֥ב אַפְּךָ֖ וּֽתְנַחֲמֵֽנִי׃
      2 הִנֵּ֨ה אֵ֧ל יְשׁוּעָתִ֛י אֶבְטַ֖ח וְלֹ֣א אֶפְחָ֑ד כִּֽי־עָזִּ֤י וְזִמְרָת֙ יָ֣הּ יְהוָ֔ה וַֽיְהִי־לִ֖י לִֽישׁוּעָֽה׃
      3 וּשְׁאַבְתֶּם־מַ֖יִם בְּשָׂשׂ֑וֹן מִמַּעַיְנֵ֖י הַיְשׁוּעָֽה׃
      4 וַאֲמַרְתֶּ֞ם בַּיּ֣וֹם הַה֗וּא הוֹד֤וּ לַֽיהוָה֙ קִרְא֣וּ בִשְׁמ֔וֹ הוֹדִ֥יעוּ בָֽעַמִּ֖ים עֲלִֽילֹתָ֑יו הַזְכִּ֕ירוּ כִּ֥י נִשְׂגָּ֖ב שְׁמֽוֹ׃
      5 זַמְּר֣וּ יְהוָ֔ה כִּ֥י גֵא֖וּת עָשָׂ֑ה *מידעת **מוּדַ֥עַת זֹ֖את בְּכָל־הָאָֽרֶץ׃
      6 צַהֲלִ֥י וָרֹ֖נִּי יוֹשֶׁ֣בֶת צִיּ֑וֹן כִּֽי־גָד֥וֹל בְּקִרְבֵּ֖ךְ קְד֥וֹשׁ יִשְׂרָאֵֽל׃

      Esaïe 33

      15 הֹלֵ֣ךְ צְדָק֔וֹת וְדֹבֵ֖ר מֵֽישָׁרִ֑ים מֹאֵ֞ס בְּבֶ֣צַע מַעֲשַׁקּ֗וֹת נֹעֵ֤ר כַּפָּיו֙ מִתְּמֹ֣ךְ בַּשֹּׁ֔חַד אֹטֵ֤ם אָזְנוֹ֙ מִשְּׁמֹ֣עַ דָּמִ֔ים וְעֹצֵ֥ם עֵינָ֖יו מֵרְא֥וֹת בְּרָֽע׃

      Esaïe 56

      1 כֹּ֚ה אָמַ֣ר יְהוָ֔ה שִׁמְר֥וּ מִשְׁפָּ֖ט וַעֲשׂ֣וּ צְדָקָ֑ה כִּֽי־קְרוֹבָ֤ה יְשֽׁוּעָתִי֙ לָב֔וֹא וְצִדְקָתִ֖י לְהִגָּלֽוֹת׃

      Jérémie 19

      4 יַ֣עַן ׀ אֲשֶׁ֣ר עֲזָבֻ֗נִי וַֽיְנַכְּר֞וּ אֶת־הַמָּק֤וֹם הַזֶּה֙ וַיְקַטְּרוּ־בוֹ֙ לֵאלֹהִ֣ים אֲחֵרִ֔ים אֲשֶׁ֧ר לֹֽא־יְדָע֛וּם הֵ֥מָּה וַאֲבֽוֹתֵיהֶ֖ם וּמַלְכֵ֣י יְהוּדָ֑ה וּמָֽלְא֛וּ אֶת־הַמָּק֥וֹם הַזֶּ֖ה דַּ֥ם נְקִיִּֽם׃

      Michée 6

      8 הִגִּ֥יד לְךָ֛ אָדָ֖ם מַה־טּ֑וֹב וּמָֽה־יְהוָ֞ה דּוֹרֵ֣שׁ מִמְּךָ֗ כִּ֣י אִם־עֲשׂ֤וֹת מִשְׁפָּט֙ וְאַ֣הֲבַת חֶ֔סֶד וְהַצְנֵ֥עַ לֶ֖כֶת עִם־אֱלֹהֶֽיךָ׃

      Habacuc 1

      1 הַמַּשָׂא֙ אֲשֶׁ֣ר חָזָ֔ה חֲבַקּ֖וּק הַנָּבִֽיא׃
      2 עַד־אָ֧נָה יְהוָ֛ה שִׁוַּ֖עְתִּי וְלֹ֣א תִשְׁמָ֑ע אֶזְעַ֥ק אֵלֶ֛יךָ חָמָ֖ס וְלֹ֥א תוֹשִֽׁיעַ׃
      3 לָ֣מָּה תַרְאֵ֤נִי אָ֙וֶן֙ וְעָמָ֣ל תַּבִּ֔יט וְשֹׁ֥ד וְחָמָ֖ס לְנֶגְדִּ֑י וַיְהִ֧י רִ֦יב וּמָד֖וֹן יִשָּֽׂא׃
      4 עַל־כֵּן֙ תָּפ֣וּג תּוֹרָ֔ה וְלֹֽא־יֵצֵ֥א לָנֶ֖צַח מִשְׁפָּ֑ט כִּ֤י רָשָׁע֙ מַכְתִּ֣יר אֶת־הַצַּדִּ֔יק עַל־כֵּ֛ן יֵצֵ֥א מִשְׁפָּ֖ט מְעֻקָּֽל׃
      5 רְא֤וּ בַגּוֹיִם֙ וְֽהַבִּ֔יטוּ וְהִֽתַּמְּה֖וּ תְּמָ֑הוּ כִּי־פֹ֙עַל֙ פֹּעֵ֣ל בִּֽימֵיכֶ֔ם לֹ֥א תַאֲמִ֖ינוּ כִּ֥י יְסֻפָּֽר׃
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