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HUMILITÉ

« L'humilité est le sentiment de notre bassesse devant Dieu » (Vauvenargues) ; autrement dit « le sentiment de notre insuffisance, et particulièrement de notre pauvreté spirituelle » (Jean Monod).

C'est une vertu à peu près insoupçonnée dans le paganisme gréco-romain : ses meilleurs moralistes tendent à l'exaltation de la personnalité humaine par les qualités héroïques qui font la grandeur d'âme (megalopsukhia), et les rares passages de Platon, Aristote, etc., qu'on peut citer en sens inverse se rapportent plutôt à la modestie ; or celle-ci consiste simplement à ne pas se montrer orgueilleux devant les hommes, tandis que l'humilité consiste à ne pas l'être devant Dieu

L'antiquité méprisait une telle disposition d'esprit : le grec tapeïnos comme le latin humilis, dérivés de mots désignant la terre, s'appliquaient ordinairement à ce qui est bas, vil, et aux gens courbés jusqu'en terre, s'humi-liant par abjection.

C'est l'Évangile qui a élevé les humbles (Lu 1:52) ; mais, comme l'indique le fait que cette parole même de Marie est une citation, ou plus exactement une adaptation, de l'A.T. (Job 5:11 etc.), réclosion de la vertu éminemment chrétienne de l'humilité a été préparée par l'expérience religieuse des croyants d'Israël.

Le nom hébreu, des humbles (anâvim ou aniyîm) dérive en effet de la racine désignant l'affliction, l'épreuve, et les caractérise non pas comme des apathiques résignés ou des asservis devenus serviles, mais comme des âmes qui dans le malheur ont pris position morale et religieuse (voir Douceur). Les anâvim, comme les êbionim (=pauvres), sont les coeurs fidèles à Dieu qui ont maintenu dans leur vie personnelle la primauté spirituelle, entre le rituel des prêtres et l'arrivisme des grands ; dédaignés, écrasés par l'égoïsme social, premières victimes des troubles politiques et des malheurs de la défaite et de l'exil, les « Pauvres d'Israël », les « humbles », les « débonnaires », sentant leur totale impuissance et réagissant contre l'orgueil de race et de classe des chefs juifs et des Pharisiens intolérants, ont tourné vers l'Éternel leur entière espérance ; et c'est ainsi qu'ils ont été comme les cellules vivantes du milieu religieux où le Messie devait être attendu et bienvenu (voir A. Causse, les Pauvres d'Israël, Strasbourg, 1922).

L'humilité étant par essence attitude de l'âme devant Dieu, il n'est pas étonnant qu'en dehors de ces anonymes, connus seulement par l'oeuvre collective de leur foi, il y ait peu d'exemples individuels à citer ; encore est-il parfois difficile de démêler de l'humilité la modestie, ou la peur des responsabilités, dans des cas comme ceux d'Abraham (Ge 18:7), Jacob (Ge 32:10), Moïse (Ex 3:11 etc.), Salomon (1Ro 3:7-9), Ésaïe (Esa 6:5), Jérémie (Jer 1:6), etc.

C'est surtout chez David et les psalmistes subséquents (parmi lesquels nous trouvons précisément les « Pauvres ») qu'apparaît l'humble prière ; il ne faut pas attendre d'eux la proclamation de leur humilité, puisqu'en s'affirmant elle tomberait d'elle-même, mais tout psaume d'adoration et, plus encore, de repentance, comme les sept Psaumes pénitentiaux (Ps 6, Ps 32, Ps 51 etc.), est le jaillissement de cet état d'âme. Peut-être trouverait-on quelque chose d'analogue dans certains hymnes des religions babylonienne, perse ou hindoue. Mais les croyants et prophètes d'Israël donnent une extrême importance à l'humilité, comme condition même de l'accès auprès de Dieu et de la communion avec lui (Ps 25:9 69:33 116:6 138:6, Pr 3:34 11:2 15:33 22:4 29:23, Sir 3:17 et suivants, Sop 2:3 3:12, Esa 57:15 66:2) ; c'est l'une des trois exigences primordiales de Jéhovah d'après la célèbre déclaration de Michée (Mic 6:8), c'est l'un des^ caractères du Serviteur de l'Éternel, d'après Esa 42:3 qui la décrit sans la nommer, comme aussi du Roi-Messie annoncé par Zacharie (Za 9:9).

Au seuil de l'Évangile, Jean-Baptiste prêche avec la repentance l'humilité (montagnes et collines abaissées, etc.) comme condition d'entrée au Royaume (Lu 3:4,8,16). c'est le sens de la première des béatitudes : « Heureux les pauvres en esprit », qui à travers les « Pauvres d'Israël » revient à dire : « Heureux les humbles ! » (Mt 5:3, comp, v. 6 et Lu 6:20). Comme l'enfant Jésus avait été accueilli par les humbles croyants (Lu 1 et Lu 2), ainsi le Seigneur Jésus est envoyé à ceux qui se sentent pauvres, enfants, malades, perdus (Mt 9:12 18:4, Lu 4:18 19:10 22:26) ; il montre un humble devant Dieu, dans le péager de la parabole (Lu 18:9-14). Les apôtres, exhortent leurs frères et s'exhortent eux-mêmes à l'humilité (Ro 12:19, Eph 4:2, Php 2:3, Jas 1:9 4:6,1Pi 3:8) ; en une figure volontairement paradoxale, ils comparent cette vertu cachée par excellence à un vêtement (Col 3:12), à un ornement (1Pi 5:5).

De tous ces passages il ressort bien que l'humilité n'est pas seulement, comme la définit saint Bernard, le sentiment de notre bassesse découlant de la connaissance la plus exacte de nous-mêmes (ex veris-sima sui cognitione), car on peut se sentir faible et en être par orgueil envieux, déprimé ou révolté. C'est uniquement de nos relations avec Dieu que peut naître notre humilité : Dieu infini devant nous infimes (Ps 8:2-5), Dieu saint devant nous pécheurs (Esa 6:5), Dieu Sauveur qui prend l'initiative de sa réconciliation avec nous (Ro 5:6,11), Dieu bon qui nous comble de grâces imméritées (1Co 4:7), Dieu Père qui nous associe à son oeuvre d'amour pour l'humanité (2Co 5 : et suivants). Si les premiers aspects du contraste étaient de nature à nous humilier (voir Humiliation), à nous ployer dans la poussière pour nous amener à la repentance, les suivants nous font relever la tête en rassurant notre coeur pardonné et en faisant appel à notre volonté consacrée.

Aussi l'Écriture nous présente-t-elle toujours l'humilité, non comme un but en soi, mais comme la condition des autres vertus et de l'élévation véritable, celle de la gloire (Lu 14:11, Mt 23:12, cf. les textes déjà cités). Ainsi, l'humilité chrétienne n'a rien d'affecté ni d'obséquieux ; (cf. Col 2:18,23) elle n'est pas plus la fausse modestie que le découragement, la méconnaissance de notre valeur ou l'abandon de notre dignité ; elle est la joyeuse acceptation de notre dépendance de fait à l'égard de Dieu, et de notre dépendance volontaire au service de nos frères ; elle nous libère de la satisfaction de nous-mêmes, toujours paralysante, et nous inspire continuellement le besoin de progrès nouveaux (Php 3:12,14). Éminemment stimulante et féconde, c'est elle qui nous apprend (pour adapter à notre propos le langage de Kant) à ne jamais considérer notre moi comme une fin, mais toujours comme un moyen, au service de Dieu et de l'humanité.

Voilà pourquoi Jésus lui-même a pu, quoique Seigneur et Maître, en donner aussi l'exemple. De Dieu, le seul Être bon d'une façon absolue (Mr 10:18), il se sentait complètement dépendant, pour réaliser Ses desseins (Jn 5:19,30) en apprenant, bien qu'il fût Fils, l'obéissance dans la souffrance (Heb 5:8) ; ce n'est pas sa propre gloire qu'il cherchait (Jn 8:30) ; aussi avait-il le droit, au moment même où il disait : « Venez à moi », de se qualifier « humble de coeur » (Mt 11:28,30). Le quatrième évang, marque magnifiquement en lui l'étroite union de la dignité suprême et de la suprême humilité : « Jésus, qui savait que le Père lui avait remis toutes choses entre les mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu » (ayant donc conscience de son incommensurable supériorité), « ... se ceignit d'un linge, remplit d'eau le bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples » --besogne d'esclave ! --pour leur enseigner l'humilité dans le service et l'amour fraternel (Jn 13:3,12). De même saint Paul ayant à répéter une exhortation analogue à ses amis de Philippes, leur rappelle l'idéal d'humilité et de désintéressement du Maître : « Ayez les mêmes sentiments que Jésus-Christ a eus, lui qui, étant en forme de Dieu..., s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'un serviteur..., et s'est abaissé lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix... » (Php 2:3,8). Cette humilité du Seigneur, sublimité dans la consécration jusqu'au sacrifice, c'est l'idéal divin qui dicte au pécheur, certes ! sa propre humilité, simplicité dans sa repentance et dans sa consécration ; et ce qui l'en rend capable, c'est la puissance souveraine de ce Seigneur vivant.

--Voir (Php 2:9,11) Trench, Syn. N.T., parag. XLII ; Jean Monod, art. Humilité dans Encycl., t. VI, p. 422. Jn L.

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      1 Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert !
      2 Bienheureux l'homme à qui l'Éternel ne compte pas l'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
      3 Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour ;
      4 Car jour et nuit ta main s'appesantissait sur moi ; ma vigueur s'est changée en une sécheresse d'été. Sélah.
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      7 Tu es mon asile ; tu me gardes de détresse, tu m'entoures des chants de triomphe de la délivrance. Sélah.
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      10 Le méchant a beaucoup d'afflictions ; mais l'homme qui se confie en l'Éternel, la bonté l'environnera.
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      7 Purifie-moi du péché avec de l'hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
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      9 Cache ta face de mes péchés, et efface
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      11 Ne me renvoie pas de devant ta face, et ne m'ôte pas l'esprit de ta sainteté.
      12 Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de franche volonté me soutienne.
      13 J'enseignerai tes voies aux transgresseurs, et des pécheurs se retourneront vers toi.
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      16 Car tu ne prends pas plaisir aux sacrifices, autrement j'en donnerais ; l'holocauste ne t'est point agréable :
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      19 Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, à l'holocauste et au sacrifice qu'on brûle tout entier ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

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      Psaumes 138

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      Proverbes 11

      2 Quand vient l'orgueil, la honte vient aussi ; mais la sagesse est avec les hommes modestes.

      Proverbes 15

      33 La crainte de l'Éternel est la discipline de la sagesse, et l'abaissement va devant la gloire.

      Proverbes 22

      4 La fin de la débonnaireté, de la crainte de l'Éternel, c'est la richesse, et la gloire, et la vie.

      Proverbes 29

      23 L'orgueil d'un homme l'abaisse, mais celui qui est humble d'esprit acquiert la gloire.

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      Esaïe 42

      3 Il ne brisera pas le roseau froissé, et n'éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité.

      Esaïe 57

      15 Car ainsi dit celui qui est haut élevé et exalté, qui habite l'éternité, et duquel le nom est le Saint : J'habite le lieu haut élevé et saint, et avec celui qui est abattu et d'un esprit contrit, pour revivifier l'esprit de ceux qui sont contrits, et pour revivifier le coeur de ceux qui sont abattus.

      Esaïe 66

      2 Toutes ces choses, ma main les a faites, et toutes ces choses ont été, dit l'Éternel. Mais c'est à celui-ci que je regarderai : à l'affligé, et à celui qui a l'esprit contrit et qui tremble à ma parole.

      Jérémie 1

      6 Et je dis : Ah, Seigneur Éternel ! voici, je ne sais pas parler ; car je suis un enfant.

      Michée 6

      8 Il t'a déclaré, ô homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ?

      Zacharie 9

      9 Réjouis-toi avec transports, fille de Sion ; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d'une ânesse.

      Matthieu 5

      3 Bienheureux les pauvres en esprit, car c'est à eux qu'est le royaume des cieux ;

      Matthieu 9

      12 Et Jésus, l'ayant entendu, leur dit : Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal.

      Matthieu 11

      28 Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos.
      30 Car mon joug est aisé et mon fardeau est léger.

      Matthieu 18

      4 Quiconque donc s'abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ;

      Matthieu 23

      12 Et quiconque s'élèvera sera abaissé ; et quiconque s'abaissera sera élevé.

      Marc 10

      18 Et Jésus lui dit : Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, sinon un seul, Dieu.

      Luc 1

      1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude,
      2 comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les ministres de la parole,
      3 il m'a semblé bon à moi aussi, qui ai suivi exactement toutes choses depuis le commencement, très-excellent Théophile, de te les écrire par ordre,
      4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.
      5 Aux jours d'Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; et sa femme était des filles d'Aaron, et son nom était Élisabeth.
      6 Et ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur, sans reproche.
      7 Et ils n'avaient pas d'enfant, parce qu'Élisabeth était stérile ; et ils étaient tous deux fort avancés en âge.
      8 Or il arriva, pendant qu'il exerçait la sacrificature devant Dieu dans l'ordre de sa classe,
      9 que, selon la coutume de la sacrificature, le sort lui échut d'offrir le parfum en entrant dans le temple du Seigneur.
      10 Et toute la multitude du peuple priait dehors, à l'heure du parfum.
      11 Et un ange du Seigneur lui apparut, se tenant au côté droit de l'autel du parfum.
      12 Et Zacharie, le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit.
      13 Et l'ange lui dit : Ne crains pas, Zacharie, parce que tes supplications ont été exaucées, et ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jean.
      14 Et il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance ;
      15 car il sera grand devant le Seigneur, et il ne boira ni vin ni cervoise ; et il sera rempli de l'Esprit Saint déjà dès le ventre de sa mère.
      16 Et il fera retourner plusieurs des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu.
      17 Et il ira devant lui dans l'esprit et la puissance d'Élie, pour faire retourner les coeurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
      18 Et Zacharie dit à l'ange : Comment connaîtrai-je cela ? car moi, je suis un vieillard, et ma femme est fort avancée en âge.
      19 Et l'ange, répondant, lui dit : Moi, je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer ces bonnes nouvelles.
      20 Et voici, tu seras muet et tu ne pourras point parler jusqu'au jour où ce choses arriveront, parce que tu n'as pas cru mes paroles qui s'accompliront en leur temps.
      21 Et le peuple attendait Zacharie ; et ils s'étonnaient de ce qu'il tardait tant dans le temple.
      22 Et quand il fut sorti, il ne pouvait pas leur parler : et ils reconnurent qu'il avait vu une vision dans le temple ; et lui-même leur faisait des signes, et il demeura muet.
      23 Et il arriva que, quand les jours de son ministère furent accomplis, il s'en alla dans sa maison.
      24 Or après ces jours, Élisabeth sa femme conçut, et elle se cacha cinq mois, disant :
      25 Le Seigneur m'a ainsi fait aux jours où il m'a regardée, pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
      26 Et au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth,
      27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie.
      28 Et l'ange étant entré auprès d'elle, dit : Je te salue, toi que Dieu fait jouir de sa faveur ! Le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes.
      29 Et elle, le voyant, fut troublée à sa parole ; et elle raisonnait en elle-même sur ce que pourrait être cette salutation.
    • Genèse 18

      Genèse 32

      Exode 3

      11 Au début, Moïse pensait pouvoir être capable de délivrer Israël et il commença cette tâche trop précipitamment. Bien vite, il se rendit compte de sa faiblesse. Ce fut le résultat d'une perception relativement plus approfondie de la Personne de Dieu, par rapport à la sienne. Sa confiance initiale en lui-même, assurée d'une foi et d'un zèle solides, fait place maintenant à une remise en question de son opinion sur la Personne divine, associée à une certaine humilité.

      Beaucoup de serviteurs de Dieu, même des plus éminents, entament leur ministère avec des sentiments semblables. Mais à toutes ces pensées, une seule réponse convient : « Je serai avec toi ». C'est suffisant ! Dieu veut se faire connaître sous plusieurs dénominations, pour souligner qu'Il est véritablement Lui-même, « Je suis celui qui suis ». Cela explique bien Son Nom, « Jéhovah », qui signifie : - Qu'Il existe de Lui-même : Il s'est créé Lui-même. - Qu'Il est Éternel et immuable, Il est le même, hier, aujourd'hui et éternellement. - Que c'est une pensée qui nous échappe complètement ; nous ne pouvons de nous même Le rechercher : ce Nom, à lui seul, défie déjà toutes les approches téméraires que l'on serait tenté de faire, même à titre de curiosité. - Qu'Il est fidèle et véritable dans toutes Ses promesses, immuable quant à sa Parole aussi bien que dans sa Nature ; qu'Israël le sache bien, « Celui qui est, m'envoie vers vous ». « Je suis », et il n'y en a pas d'autre autour de moi.

      Tous les êtres n'existent que par la volonté de Dieu et ne dépendent que de Lui. Ce Nom dévoile aussi ce que Dieu représente pour les siens : « Le Dieu de nos pères, envoyé vers vous ». Moïse doit ranimer au sein du peuple la religion de ses pères, pratiquement oubliée ; Israël pourra alors vérifier l'authenticité et la concrétisation rapide des promesses qui lui ont été faites.

      Job 5

      Psaumes 6

      1 * Le psalmiste désapprouve la colère divine et implore sa clémence (Psaumes 6:1-7)

      Psaumes 6:1-7 Ces versets emploient le langage d'un cœur réellement humble, d'un esprit meurtri et contrit par de grandes afflictions avec une conscience à la fois humble et attentive.

      La maladie fait penser au péché et peut être considérée comme un signe de désapprobation divine à l'égard de la personne malade. L'affliction corporelle peut être tolérable si l'âme est réconfortée. La complainte de Christ, au fort de ses souffrances, montrait bien la douleur de son âme, et le désir de réconfort de la part de son Père. Chaque page de l'écriture proclame le fait que le salut ne peut venir que du Seigneur.

      L'homme est un pécheur, sa cause ne peut être rachetée que par grâce ; jamais cette grâce ne sera mieux mise en évidence que par le rachat des impies. C'est avec de bonnes raisons que nous pouvons prier que si nous sommes dans le cadre de la volonté divine, et il y a toujours beaucoup d'ouvrage à faire pour nous ou pour nos amis, Il nous prédispose à le servir. Déloger et être avec Christ est la meilleure chose pour les saints ; mais, en ce qui les concerne, leur fidélité ici-bas est plus profitable pour l'église.

      8 Quel changement radical nous trouvons dans ce texte, par rapport aux verstes précédents !

      Ayant l'assurance que Dieu a entendu sa requête, le psalmiste sait que sa douleur sera transformée en joie. Par la grâce agissant dans son cœur, il a su, sans le moindre doute, que sa prière était exaucée ; il aurait toutefois aimé recevoir une réponse. En fait ses prières seront acceptées, étant prises en main par Christ, le Médiateur. Prières adressées à Dieu, le Juge parfait et droit, avec Christ qui plaide sa cause et qui pardonne ses fautes. Un croyant, par l'intermédiaire du sang et de la justice de Christ, peut accéder directement à Dieu, ce Dieu juste et parfait, pour lui demander pardon et justification.

      Dieu est fidèle et juste pour lui donner les deux à la fois. Cet homme prie également pour la conversion de ses ennemis ou alors la prévention de leur ruine.

      Psaumes 8

      3 Considérons bien deux choses : d'une part les cieux, et d'autre part l'homme porté à diriger ses affections vers les choses célestes.

      Qu'est-ce que l'homme sinon une créature, qui en tant que telle, est honorée. Un être qui est également tellement enclin au péché pour être digne d’être pris en considération ! L'homme domine souverainement les créatures inférieures, en tant que seigneur, sous le regard de Dieu.

      Cela fait référence à Christ. Dans Heb 2:6-8, l'apôtre, pour prouver la domination souveraine de Christ, indique qu'Il est cet Homme, ce Fils de l'Homme, mentionné ici, que Dieu a établi pour pouvoir dominer les œuvres qu'Il a faites. La plus grande faveur jamais faite à la race humaine, et le plus grand honneur jamais donné à la nature humaine sont manifestés dans la personne du Seigneur Jésus.

      C'est avec une bonne raison que le psalmiste conclut comme il a commencé : Seigneur combien ton nom est magnifique sur toute la terre, qui a été elle-même honorée par la présence du Rédempteur et est toujours illuminée par l'évangile, gouvernée par Sa sagesse et sa puissance ! Quels mots peuvent mieux formuler les prières du psalmiste, qui nous invite à l'obéissance vis à vis de notre Rédempteur ?

      Psaumes 25

      Psaumes 32

      1

      La joie d'un pécheur pardonné. (Psaumes 32:1,2)
      La misère qui a précédé la confession des péchés et le réconfort qui en découla. (Psaumes 32:3-7)
      Les pécheurs enseignés, les croyants encouragés. (Psaumes 32:8-11)

      Le péché est la cause de notre misère ; mais les transgressions de celui qui croit en la Loi divine sont toutes pardonnées, étant couvertes par la réconciliation.

      Christ a été sans tache, aucun péché n'a pu lui être imputé. Jésus étant reconnu Juste, nous sommes justifiés par Dieu en Lui ; notre péché ne nous est pas imputé, Dieu ayant placé sur Lui l'iniquité de nous tous, l'ayant fait victime expiatoire pour nous. Notre état de racheté est un acte divin car Dieu est le juge. C'est Lui qui justifie. Remarquez l'attitude de celui qui est justifié : il est sincère et recherche la sanctification, par la puissance du Saint-Esprit. Lors de la repentance, il ne demande pas une indulgence pour le pardon de ses péchés car le Seigneur est prêt à pardonner. Il n'abuse pas de la doctrine de la Grâce qui pardonne librement.

      À l'homme dont l'iniquité est pardonnée, toutes les bénédictions sont promises !

      3 Il est très difficile pour un homme pécheur d'accepter humblement la gratuité de la rédemption, par le biais d'une confession totale des ses péchés et par une reconnaissance de sa culpabilité. Mais l'unique et véritable chemin de la conscience paisible passe par la confession de nos péchés afin qu'ils soient pardonnés ; par cette déclaration, nous pouvons être justifiés. Bien que la repentance et la confession ne soient pas aptes en elles-mêmes à procurer le pardon des transgressions, elles sont quand même nécessaires pour acquérir la joie parfaite du pardon miséricordieux. Et qui peut témoigner de la joie ressentie, lorsque l'âme, oppressée par le péché, peut librement décharger son fardeau devant Dieu, saisissant la promesse de miséricorde en Jésus-Christ ?

      Ceux qui veulent vraiment s'adonner à la prière doivent rechercher le Seigneur ; Il les appelle par Sa Providence et par Son Esprit, Il les incite à cette recherche. C'est le moment propice, quand le cœur est plein de remords et chargé par ses fautes ; quand les refuges d'ici bas sont vains, quand aucun repos de l'âme ne peut être trouvé, c'est alors que Dieu peut appliquer son baume guérissant, par son Esprit.

      8 Dieu nous enseigne par sa Parole et nous guide par les secrets intimes de sa volonté. David adresse un avertissement aux pécheurs. Il le fait car le chemin du péché mène à la détresse. Ces versets servent de réconfort aux saints.

      Ils peuvent voir qu'une vie en communion avec Dieu est de loin la plus plaisante et agréable. Réjouissons-nous en Toi, Seigneur Jésus, réjouissons-nous en Ton salut ; alors nous serons vraiment heureux !

      Psaumes 51

      1

      Le psalmiste prie pour obtenir la miséricorde divine, confessant humblement ses péchés. (Psaumes 51:1-6)
      Il plaide pour le pardon afin de promouvoir la gloire de Dieu et la conversion des pécheurs. (Psaumes 51:7-15)
      Dieu est satisfait devant un cœur contrit, une prière pour la prospérité de Sion. (Psaumes 51:16-19)

      David, convaincu de son péché, épanche son âme à Dieu dans une prière qui implore la miséricorde et la grâce. Qui donc pourrait provoquer un tel sentiment de repentance auprès de ses enfants sinon le Seigneur Dieu qui seul peut les guérir ?

      Le psalmiste, de par son enseignement spirituel, fait un état de son cœur, vis-à-vis de Dieu. Ceux qui, en toute sincérité, implorent le pardon divin pour leurs péchés, n'éprouveront aucune honte de leur repentance. L'auteur nous offre un enseignement sur cette pratique et en particulier sur ce qu'il faut dire.

      David a non seulement commis un grave péché, il en souffre aussi énormément vis à vis de Dieu ; il sait également qu'il peut compter sur la grâce infinie de Dieu, et obtenir ainsi Son pardon et Sa paix. Il implore le pardon du péché.

      Le sang de Christ, épandu sur la conscience, efface la transgression, et nous réconcilie avec Dieu. Le croyant désire vivement être délivré de la dette de tous ses péchés, il veut être lavé de toute souillure ; il voudrait être soigneusement nettoyé de toute iniquité ; mais l'hypocrite a toujours quelques secrets cachés ou de vifs désirs insatisfaits.

      David éprouve une honte réelle vis à vis de son péché, à tel point qu'il y pense constamment, étant troublé et saisi de douleur. Son péché a été commis contre Dieu et ceci montre bien combien nous nous éloignons de Lui lorsque nous péchons volontairement ; dans cet état, nous ne pouvons que régresser. Et celui qui se repent sincèrement saisira vraiment l'envergure de sa faute et la corruption de son péché. Il confessera cette corruption. C'est cette folie qui est implantée dans le cœur d'un enfant, cette tendance à se tourner vers le mal et non vers le bien, ce fardeau qui charge celui qui veut être régénéré et qui ruine l'impie. Il est encourageant, lors de cette repentance, de voir que Dieu, dans sa grâce, accepte le psalmiste.

      Dieu désire la sincérité de cœur, il regarde au changement de cap du pécheur. Là où se trouve la vérité Dieu donne la sagesse. Ceux qui recherchent instamment et sincèrement cette voie seront encouragés ; ils ne pourront espérer se sanctifier que par la grâce divine qui seule peut laver leur nature corrompue.

      7 Purifie-moi avec de l'hysope, par le sang de Christ répandu sur mon âme, par une foi vivante, comme une eau de purification. Le sang de Christ est appelé le sang d'aspersion, Heb 12:24. Si ce sang de Christ lave tous les péchés, il lavera donc les nôtres Heb 10:2. Le psalmiste désire d'abord être purifié avant d'obtenir du réconfort ; si son péché, cause amère de souffrance, est ôté, il peut alors prier par la foi : « accorde-moi la paix afin que dans ma désolation je puisse être réconforté. Cache Ta face loin de mes péchés ; ôte toute trace de mes iniquités dans Ton saint livre ; efface-les et disperse-les, comme le sont les nuages, dispersés par les rayons du soleil.

      Le croyant aspire au renouvellement et à la sainteté autant qu'à la joie du salut. David a vu maintenant, plus que jamais, à quel point son cœur était mauvais et se lamente tristement de cet état ; il s'aperçoit qu'il n'est pas en son pouvoir de le modifier et demande ainsi à Dieu de le purifier.

      Quand le pécheur ressent ce besoin de changement nécessaire et constate que Dieu est capable de le faire, il commence par le Lui demander. L'auteur savait que par son péché il avait attristé le Saint-Esprit et avait ainsi provoqué son éloignement. Il ressentait une véritable épouvante. Il a prié pour obtenir le réconfort et la restauration divine ; quand nous doutons de l'intérêt du salut, comment pouvons-nous en espérer la joie ? C'est ce qui a affaibli David. Il a prié ainsi : « je suis prêt à tomber soit dans le péché, soit dans le désespoir, donc soutiens-moi Par Ton Esprit ». Ton Esprit est un Esprit libre, libre lui-même, travaillant en toute liberté.

      Plus nous serons joyeux dans notre devoir, plus nous aurons de constance à l'accomplir. Qu'est-ce que la liberté offerte par Christ à Son peuple, en opposition avec le joug de la servitude Galates 5:1.

      C'est l'Esprit d'adoption qui s'adresse au cœur. Ceux dont Dieu est le Dieu de leur salut, savent qu'Il les délivrera de leurs fautes ; car Il est le Dieu du salut, le salut du péché. Nous devons donc nous adresser à Lui, le Seigneur : « Tu es le Dieu de mon salut, délivre-moi de la domination du péché ». Et quand les lèvres s'adressent à Dieu, que ne devraient-elles demander sinon le bénéfice de Sa grâce et de Son pardon ?

      16 Ceux qui sont vraiment convaincus de leur dangereux état misérable dû au péché cherchent à tout prix à en obtenir la rémission. Alors qu'ils ne peuvent obtenir de satisfaction dans leur iniquité, de même, Dieu ne peut en obtenir avec eux malgré Son amour et le devoir vis-à-vis de leur salut qu'Il éprouve.

      Le véritable pardon ne trouve son accomplissement que dans une âme contrite, dans un cœur et un esprit brisé par la douleur du péché. Ce cœur doit être préparé à recevoir la Parole de Dieu.

      Oh, si nous pouvions tous avoir un tel cœur ! Cela ne pourrait que plaire à Dieu et être vraiment apprécié de Sa part, plus que tous les sacrifices où offrandes. Un cœur contrit ne peut s'approcher de Dieu que par l'intermédiaire de Christ ; il ne peut avoir de réelle repentance sans la foi. Les hommes méprisent ce qui est brisé, contrit, à l'inverse de l'attitude divine. Dieu ne détourne pas le regard devant une telle situation ; Il ne la rejette pas, malgré le déplaisir qu'Il éprouve devant l'iniquité. Ceux qui ont traversé des épreuves spirituelles savent comment prier et avoir compassion envers les autres.

      David a eu peur des retombées de son péché sur la ville et sur Son royaume. Ni les craintes intérieures, ni les épreuves ne peuvent laisser indifférent celui qui a reçu la grâce, envers les intérêts de l'église. Puissions-nous être dans une joie continuelle, en tant que racheté, au travers de la rédemption du sang de Christ, qui nous accorde toutes les richesses de sa grâce.

      Psaumes 69

      Psaumes 116

      Psaumes 138

      6 Bien que le Seigneur soit haut élevé dans les cieux, Il a de la compassion pour l'humble pécheur ; les hautains, quant à eux, seront bannis, loin de Sa merveilleuse présence.

      Les consolations divines sont à même de nous fortifier, même si nous traversons l'épreuve. Et Dieu sauvera son peuple, en sorte que celui-ci soit régénéré par l'Esprit Saint, Celui qui donne la vie et la sainteté. Si nous rendons gloire à Dieu pour Sa Miséricorde, nous en tirerons du réconfort. Cette assurance ne sera pas vaine mais elle nous conduira à la prière. Quelle que soit la valeur de notre bonté, elle ne représente que le résultat de l'œuvre de Dieu en nous, en ce qui concerne le vouloir et le faire. Le Seigneur mènera chaque véritable croyant vers la perfection du salut, et il n'abandonnera jamais ceux qu'Il a créé, en nouveauté de vie, dans le Christ Jésus, en vue de l'accomplissement des bonnes œuvres.

      Proverbes 3

      Proverbes 11

      Proverbes 15

      Proverbes 22

      Proverbes 29

      Esaïe 6

      Esaïe 42

      Esaïe 57

      Esaïe 66

      Jérémie 1

      Michée 6

      Zacharie 9

      9 Dans ce texte, le prophète tressaille de joie en discernant la future venue du Messie ; cette prophétie était d’ailleurs annoncée dans l’Ancien Testament, par différents écrits.

      Christ a revêtu la stature de « roi des Juifs, » lors de Son entrée à Jérusalem, la multitude criant : « hosanna. » Le Royaume du Seigneur est un royaume spirituel. Il ne prendra pas corps par la force ni par les armes. L’Évangile allait être prêché dans le monde entier et reçu parmi les païens !

      Le péché réduit à un état d'esclavage, c'est une véritable fosse (ou un Donjon) dans lesquels ne se trouvent, ni eau, ni confort et dont nous sommes, par nature, tous prisonniers. Par le sang précieux de Christ beaucoup de « prisonniers de Satan » ont été libérés de cette fosse horrible dans laquelle ils allaient périr inéluctablement, sans espoir d’évasion.

      Pendant que nous admirons le Seigneur, cherchons à témoigner de Sa sainteté et de Sa vérité, par nos propos, comme dans notre conduite.

      Nous bénéficions en Jésus Christ, des promesses d’accomplissement des bénédictions spirituelles de l'Évangile. De la même façon que la délivrance des Juifs était symbolique, par la Rédemption de Christ, l’invitation au salut s'adresse également à toutes les nations qui seront appelées à ce sujet.

      Les pécheurs invétérés sont de véritables « prisonniers, » mais ils bénéficient d’une espérance certaine : leur situation est triste, mais pas désespérée car il y a de l'espérance pour eux en Israël. Christ est une « forteresse », « une tour solide » dans laquelle les croyants sont à l'abri de la peur et de la colère de Dieu, de la malédiction de la loi et des assauts des ennemis spirituels.

      Nous devons nous tourner vers Lui avec une foi fervente ; nous devons nous réfugier en Lui et faire confiance en Son Nom durant toutes nos épreuves et toutes nos souffrances. Il est promis dans ce texte, que le Seigneur délivrera Son peuple. Ce passage fait également référence aux apôtres et aux prédicateurs de l'Évangile, aux premiers temps de l’église. Dieu accompagnait manifestement Ses serviteurs, leurs paroles atteignant les cœurs et les consciences de ceux qui les écoutaient.

      Ces serviteurs de Dieu étaient merveilleusement défendus durant les persécutions et étaient remplis de l'influence du Saint Esprit. Ils étaient préservés par le Bon Berger, ils faisaient partie de son troupeau et resplendissaient de la Grâce divine. Les dons, les grâces et les consolations de l'Esprit se répandirent au jour de la Pentecôte, Actes 2:1-47, pour durer ensuite, au fil des temps.

      Ces premiers chrétiens allaient connaître la persécution et la violence, mais leur Dieu allait les rendre plus que victorieux ! Plus nous sommes bénis par le Seigneur, plus nous pouvons admirer spirituellement Sa beauté. Quels que soient les dons que Dieu nous accorde, nous devons les utiliser pour Le servir avec ferveur ; à la fin de notre parcourt béni ici-bas, nous pourrons déclarer : « que Ses bontés sont magnifiques ! »

      Matthieu 5

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

      Matthieu 9

      Matthieu 11

      Matthieu 18

      Matthieu 23

      Marc 10

      Luc 1

      1

      On suppose généralement que Luc était un médecin et un compagnon de l'apôtre Paul. Le style de ses écrits, et sa connaissance des rites et des usages des Juifs montrent suffisamment qu'il l’était lui-même, alors que sa connaissance de la langue grecque et son nom, révèlent en fait son origine païenne.

      Il est mentionné pour la première fois dans Actes 16:10,11, où il était avec Paul, à Troas ; il a accompagné l’apôtre à Jérusalem ; il était aussi avec lui dans son voyage Rome et lors de son emprisonnement.

      L’Évangile de Luc paraît être conçu pour remplacer de nombreuses et fausses narrations qui circulaient çà et là ; il constitue également un récit authentique et inspiré de la vie, des miracles, et des doctrines de notre Seigneur, éléments reçus par ceux qui furent témoins de Sa vie ici-bas.

      * Préface de l’évangile de Luc. (Actes 1:1-4) Zacharie et Élisabeth. (Actes 1:5-25) L’annonce de la naissance de Christ. (Actes 1:26-38) Entrevue de Marie et d’Élisabeth. (\\#39-56\\) La naissance de Jean-Baptiste. (\\#57-66\\) La prophétie de Zacharie. (\\#67-80\\)

      Actes 1:1-4 Luc n'écrira rien qui ne puisse donner aux chrétiens des vues divergentes sur le contenu des évangiles, et qui pourrait éventuellement les déstabiliser ; les écrits de l’évangéliste doivent par contre être crus sans réserve.

      Les hommes les plus sages et les plus sincères ont « nourri » leur âme en toute confiance et satisfaction, avec la doctrine de Christ. De plus, les grands événements sur lesquels leurs espérances reposent, ont été consignés par ceux qui ont été les témoins oculaires, depuis le commencement du ministère du Seigneur ; ces témoins, véritables « ministres » de la Parole, ont parachevé leur compréhension de ces événements grâce à l'inspiration divine.

      5 Le père et la mère de Jean-Baptiste étaient des pécheurs, comme chacun de nous : ils ont aussi été justifiés et sauvés de la même façon que chacun de nous, par la Puissance de Christ ; ils étaient cependant éminemment connus pour leur piété et leur intégrité. Ils n'avaient pas d'enfants, et ne pouvaient pas espérer en avoir, vu l’âge avancé d’Élisabeth. Pendant que Zacharie brûlait de l'encens dans le temple, la multitude entière du peuple priait à l'extérieur.

      Toutes les prières que nous faisons monter vers Dieu, sont entendues ; elles ne sont toutefois acceptées que par l'intercession de Christ, dans le temple de Dieu, dans les cieux. Ne nous attendons pas à être exaucés si nous n’adressons pas au Seigneur une prière qui ne vienne du fond de notre âme, sans aucune ferveur. Ne nous attendons pas non plus à ce que la meilleure de nos prières soit acceptée et nous apporte une réponse de paix, si ce n'est par la médiation de Christ, Celui qui vit à jamais, et qui est notre Intercesseur.

      Les fréquentes prières que Zacharie adressait à Dieu recevaient une réponse de paix. Les prières de la foi sont enregistrées dans le ciel, elles ne sont pas oubliées. Les prières que nous avons faites, alors que nous étions jeunes, quand nous sommes « entrés » en ce monde, peuvent parfois ne recevoir leur réponse que lorsque nous sommes avancés en âge et sur le point de quitter cette terre. Les miséricordes divines reçues en réponse à la prière, sont alors deux fois plus appréciées.

      L’ange annonça à Zacharie qu’il aurait un fils dans sa vieillesse ; « il sera un instrument » dans la main de Dieu, utile à la conversion de beaucoup d'âmes ; il les préparera à recevoir l'évangile de Christ. Il précèdera le Seigneur avec courage, zèle et sainteté, étant désintéressé envers les attraits et les plaisirs de ce monde. Le désobéissant et le rebelle seront ramenés à la sagesse, comme l’étaient leurs aïeux vertueux ; en fait, ils seront conduits vers la Sagesse de ce Juste (Christ) qui allait arriver parmi eux.

      Zacharie entendit bien tout ce que l'ange lui disait ; mais il fut victime de son incrédulité. En le rendant muet, Dieu agit avec sagesse, parce que Zacharie avait émis quelques doutes, quant à Sa Parole.

      Nous pouvons admirer la patience de Dieu envers nous : Il agit avec bonté envers Zacharie, afin que ce dernier ne puisse plus prononcer de paroles traduisant ses doutes et son incrédulité. Il a également affermi la foi de Son serviteur.

      Quand nous culpabilisons sous le poids de notre péché, nous devons donner davantage de crédit à la Parole de Dieu ; dans le cas contraire, ne nous plaignons pas ! Même les véritables croyants peuvent déshonorer Dieu par leur incrédulité ; leur bouche est alors réduite au silence et à la confusion, alors qu'autrement, ils auraient loué Dieu avec joie et gratitude.

      Dans nos relations avec Dieu, pleines de Grâce, il convient d’observer Sa merveilleuse considération à notre égard. Il nous observe avec toute Sa compassion et Sa bienveillance, et agit en conséquence avec nous !

      26 Nous avons dans ce texte, un récit relatif à la mère de notre Seigneur ; bien que nous ne devions pas lui adresser de prières, nous pouvons cependant louer Dieu, à son sujet.

      Christ devait naître d'une façon miraculeuse. Les propos de l'ange signifiaient simplement : je te salue, toi qui as été spécialement choisie et favorisée par le Très-Haut, toi qui va recevoir un honneur que toutes les mères juives ont si longtemps désiré ! Cette apparition et ce salut merveilleux troublèrent Marie. L'ange lui assura qu'elle avait trouvé faveur auprès de Dieu, et qu'elle deviendrait la mère d'un fils, à qui elle devait donner le nom de Jésus, le Fils du Très-Haut, qui devait s’identifier, par Sa nature et Sa perfection avec le Seigneur Dieu. JÉSUS ! Le Nom qui rafraîchit les âmes défaillantes des pécheurs contrits ; un Nom doux à prononcer et à entendre : Jésus, un Sauveur !

      Nous ne pouvons rien connaître de Sa richesse spirituelle, ni de notre propre pauvreté, si nous ne courons pas à Lui ; nous ne pouvons pas percevoir à quel point nous sommes perdus et que nous périssons, si le terme « Sauveur » ne nous offre que peu de saveur. Avons-nous été convaincus de l’énorme culpabilité qui repose sur nous et la colère divine résultante, qui plane au dessus de nos têtes, prête à fondre sur nous ? Nous devrions avoir continuellement cette pensée : « est-ce que le Sauveur m'appartient » ? Pour qu'il soit notre Sauveur, nous devons ôter tout ce qui entrave l’accès du chemin qui mène à Lui.

      La réplique que Marie fit à l'ange traduisait sa foi et son humble admiration : elle n'a demandé aucun signe pour confirmer cette annonce, d’origine divine. « Sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair », 1Ti 3:16. Christ, allait devoir revêtir Sa nature humaine, tout en étant en parfaite harmonie avec celle, d’origine divine.

      Nous devons, comme Marie dans ce texte, porter tous nos désirs vers la Parole de Dieu. Dans tout conflit, souvenons-nous qu'avec Dieu, rien n'est impossible ! Lorsque nous lisons et entendons Ses promesses, transformons-les en ce genre de prière : « je suis le serviteur du Seigneur ; qu'il me soit fait selon Sa Parole » !

    • Genèse 18

      7 Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l'apprêter.

      Genèse 32

      10 Je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont tu as usé envers ton serviteur ; car j'ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je forme deux camps.

      Exode 3

      11 Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les enfants d'Israël ?

      Job 5

      11 Il relève les humbles, Et délivre les affligés ;

      Psaumes 6

      1 (6 : 1) Au chef des chantres. Avec instruments à cordes. Sur la harpe à huit cordes. Psaume de David. (6 : 2) Éternel ! ne me punis pas dans ta colère, Et ne me châtie pas dans ta fureur.
      2 (6 : 3) Aie pitié de moi, Éternel ! car je suis sans force ; Guéris-moi, Éternel ! car mes os sont tremblants.
      3 (6 : 4) Mon âme est toute troublée ; Et toi, Éternel ! jusques à quand ?...
      4 (6 : 5) Reviens, Éternel ! délivre mon âme ; Sauve-moi, à cause de ta miséricorde.
      5 (6 : 6) Car celui qui meurt n'a plus ton souvenir ; Qui te louera dans le séjour des morts ?
      6 (6 : 7) Je m'épuise à force de gémir ; Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, Mon lit est arrosé de mes pleurs.
      7 (6 : 8) J'ai le visage usé par le chagrin ; Tous ceux qui me persécutent le font vieillir.
      8 (6 : 9) Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ! Car l'Éternel entend la voix de mes larmes ;
      9 (6 : 10) L'Éternel exauce mes supplications, L'Éternel accueille ma prière.
      10 (6 : 11) Tous mes ennemis sont confondus, saisis d'épouvante ; Ils reculent, soudain couverts de honte.

      Psaumes 8

      2 (8 : 3) Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l'ennemi et au vindicatif.
      3 (8 : 4) Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées :
      4 (8 : 5) Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ?
      5 (8 : 6) Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l'as couronné de gloire et de magnificence.

      Psaumes 25

      9 Il conduit les humbles dans la justice, Il enseigne aux humbles sa voie.

      Psaumes 32

      1 De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné !
      2 Heureux l'homme à qui l'Éternel n'impute pas d'iniquité, Et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
      3 Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée ;
      4 Car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, Ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. -Pause.
      5 Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. -Pause.
      6 Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement.
      7 Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, Tu m'entoures de chants de délivrance. -Pause.
      8 Je t'instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, j'aurai le regard sur toi.
      9 Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence ; On les bride avec un frein et un mors, dont on les pare, Afin qu'ils ne s'approchent point de toi.
      10 Beaucoup de douleurs sont la part du méchant, Mais celui qui se confie en l'Éternel est environné de sa grâce.
      11 Justes, réjouissez-vous en l'Éternel et soyez dans l'allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de coeur !

      Psaumes 51

      1 (51 : 1) Au chef des chantres. Psaume de David. (51 : 2) Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath Schéba. (51 : 3) O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ;
      2 (51 : 4) Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché.
      3 (51 : 5) Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi.
      4 (51 : 6) J'ai péché contre toi seul, Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
      5 (51 : 7) Voici, je suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché.
      6 (51 : 8) Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi !
      7 (51 : 9) Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
      8 (51 : 10) Annonce-moi l'allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront.
      9 (51 : 11) Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités.
      10 (51 : 12) O Dieu ! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
      11 (51 : 13) Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.
      12 (51 : 14) Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne !
      13 (51 : 15) J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.
      14 (51 : 16) O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera ta miséricorde.
      15 (51 : 17) Seigneur ! ouvre mes lèvres, Et ma bouche publiera ta louange.
      16 (51 : 18) Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert ; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
      17 (51 : 19) Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit.
      18 (51 : 20) Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, Bâtis les murs de Jérusalem !
      19 (51 : 21) Alors tu agréeras des sacrifices de justice, Des holocaustes et des victimes tout entières ; Alors on offrira des taureaux sur ton autel.

      Psaumes 69

      33 (69 : 34) Car l'Éternel écoute les pauvres, Et il ne méprise point ses captifs.

      Psaumes 116

      6 L'Éternel garde les simples ; J'étais malheureux, et il m'a sauvé.

      Psaumes 138

      6 L'Éternel est élevé : il voit les humbles, Et il reconnaît de loin les orgueilleux.

      Proverbes 3

      34 Il se moque des moqueurs, Mais il fait grâce aux humbles ;

      Proverbes 11

      2 Quand vient l'orgueil, vient aussi l'ignominie ; Mais la sagesse est avec les humbles.

      Proverbes 15

      33 La crainte de l'Éternel enseigne la sagesse, Et l'humilité précède la gloire.

      Proverbes 22

      4 Le fruit de l'humilité, de la crainte de l'Éternel, C'est la richesse, la gloire et la vie.

      Proverbes 29

      23 L'orgueil d'un homme l'abaisse, Mais celui qui est humble d'esprit obtient la gloire.

      Esaïe 6

      5 Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées.

      Esaïe 42

      3 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité.

      Esaïe 57

      15 Car ainsi parle le Très Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; Mais je suis avec l'homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les coeurs contrits.

      Esaïe 66

      2 Toutes ces choses, ma main les a faites, Et toutes ont reçu l'existence, dit l'Éternel. Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l'esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole.

      Jérémie 1

      6 Je répondis : Ah ! Seigneur Éternel ! voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant.

      Michée 6

      8 On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l'Éternel demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

      Zacharie 9

      9 Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse.

      Matthieu 5

      3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

      Matthieu 9

      12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

      Matthieu 11

      28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
      30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

      Matthieu 18

      4 C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

      Matthieu 23

      12 Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.

      Marc 10

      18 Jésus lui dit : Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul.

      Luc 1

      1 Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
      2 suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole,
      3 il m'a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile,
      4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
      5 Du temps d'Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; sa femme était d'entre les filles d'Aaron, et s'appelait Élisabeth.
      6 Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur.
      7 Ils n'avaient point d'enfants, parce qu'Élisabeth était stérile ; et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge.
      8 Or, pendant qu'il s'acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort,
      9 d'après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum.
      10 Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum.
      11 Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums.
      12 Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui.
      13 Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
      14 Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance.
      15 Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ;
      16 il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ;
      17 il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
      18 Zacharie dit à l'ange : A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge.
      19 L'ange lui répondit : Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j'ai été envoyé pour te parler, et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.
      20 Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps.
      21 Cependant, le peuple attendait Zacharie, s'étonnant de ce qu'il restait si longtemps dans le temple.
      22 Quand il sortit, il ne put leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le temple ; il leur faisait des signes, et il resta muet.
      23 Lorsque ses jours de service furent écoulés, il s'en alla chez lui.
      24 Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant :
      25 C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.
      26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
      27 auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.
      28 L'ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.
      29 Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.
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