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HUMILITÉ

« L'humilité est le sentiment de notre bassesse devant Dieu » (Vauvenargues) ; autrement dit « le sentiment de notre insuffisance, et particulièrement de notre pauvreté spirituelle » (Jean Monod).

C'est une vertu à peu près insoupçonnée dans le paganisme gréco-romain : ses meilleurs moralistes tendent à l'exaltation de la personnalité humaine par les qualités héroïques qui font la grandeur d'âme (megalopsukhia), et les rares passages de Platon, Aristote, etc., qu'on peut citer en sens inverse se rapportent plutôt à la modestie ; or celle-ci consiste simplement à ne pas se montrer orgueilleux devant les hommes, tandis que l'humilité consiste à ne pas l'être devant Dieu

L'antiquité méprisait une telle disposition d'esprit : le grec tapeïnos comme le latin humilis, dérivés de mots désignant la terre, s'appliquaient ordinairement à ce qui est bas, vil, et aux gens courbés jusqu'en terre, s'humi-liant par abjection.

C'est l'Évangile qui a élevé les humbles (Lu 1:52) ; mais, comme l'indique le fait que cette parole même de Marie est une citation, ou plus exactement une adaptation, de l'A.T. (Job 5:11 etc.), réclosion de la vertu éminemment chrétienne de l'humilité a été préparée par l'expérience religieuse des croyants d'Israël.

Le nom hébreu, des humbles (anâvim ou aniyîm) dérive en effet de la racine désignant l'affliction, l'épreuve, et les caractérise non pas comme des apathiques résignés ou des asservis devenus serviles, mais comme des âmes qui dans le malheur ont pris position morale et religieuse (voir Douceur). Les anâvim, comme les êbionim (=pauvres), sont les coeurs fidèles à Dieu qui ont maintenu dans leur vie personnelle la primauté spirituelle, entre le rituel des prêtres et l'arrivisme des grands ; dédaignés, écrasés par l'égoïsme social, premières victimes des troubles politiques et des malheurs de la défaite et de l'exil, les « Pauvres d'Israël », les « humbles », les « débonnaires », sentant leur totale impuissance et réagissant contre l'orgueil de race et de classe des chefs juifs et des Pharisiens intolérants, ont tourné vers l'Éternel leur entière espérance ; et c'est ainsi qu'ils ont été comme les cellules vivantes du milieu religieux où le Messie devait être attendu et bienvenu (voir A. Causse, les Pauvres d'Israël, Strasbourg, 1922).

L'humilité étant par essence attitude de l'âme devant Dieu, il n'est pas étonnant qu'en dehors de ces anonymes, connus seulement par l'oeuvre collective de leur foi, il y ait peu d'exemples individuels à citer ; encore est-il parfois difficile de démêler de l'humilité la modestie, ou la peur des responsabilités, dans des cas comme ceux d'Abraham (Ge 18:7), Jacob (Ge 32:10), Moïse (Ex 3:11 etc.), Salomon (1Ro 3:7-9), Ésaïe (Esa 6:5), Jérémie (Jer 1:6), etc.

C'est surtout chez David et les psalmistes subséquents (parmi lesquels nous trouvons précisément les « Pauvres ») qu'apparaît l'humble prière ; il ne faut pas attendre d'eux la proclamation de leur humilité, puisqu'en s'affirmant elle tomberait d'elle-même, mais tout psaume d'adoration et, plus encore, de repentance, comme les sept Psaumes pénitentiaux (Ps 6, Ps 32, Ps 51 etc.), est le jaillissement de cet état d'âme. Peut-être trouverait-on quelque chose d'analogue dans certains hymnes des religions babylonienne, perse ou hindoue. Mais les croyants et prophètes d'Israël donnent une extrême importance à l'humilité, comme condition même de l'accès auprès de Dieu et de la communion avec lui (Ps 25:9 69:33 116:6 138:6, Pr 3:34 11:2 15:33 22:4 29:23, Sir 3:17 et suivants, Sop 2:3 3:12, Esa 57:15 66:2) ; c'est l'une des trois exigences primordiales de Jéhovah d'après la célèbre déclaration de Michée (Mic 6:8), c'est l'un des^ caractères du Serviteur de l'Éternel, d'après Esa 42:3 qui la décrit sans la nommer, comme aussi du Roi-Messie annoncé par Zacharie (Za 9:9).

Au seuil de l'Évangile, Jean-Baptiste prêche avec la repentance l'humilité (montagnes et collines abaissées, etc.) comme condition d'entrée au Royaume (Lu 3:4,8,16). c'est le sens de la première des béatitudes : « Heureux les pauvres en esprit », qui à travers les « Pauvres d'Israël » revient à dire : « Heureux les humbles ! » (Mt 5:3, comp, v. 6 et Lu 6:20). Comme l'enfant Jésus avait été accueilli par les humbles croyants (Lu 1 et Lu 2), ainsi le Seigneur Jésus est envoyé à ceux qui se sentent pauvres, enfants, malades, perdus (Mt 9:12 18:4, Lu 4:18 19:10 22:26) ; il montre un humble devant Dieu, dans le péager de la parabole (Lu 18:9-14). Les apôtres, exhortent leurs frères et s'exhortent eux-mêmes à l'humilité (Ro 12:19, Eph 4:2, Php 2:3, Jas 1:9 4:6,1Pi 3:8) ; en une figure volontairement paradoxale, ils comparent cette vertu cachée par excellence à un vêtement (Col 3:12), à un ornement (1Pi 5:5).

De tous ces passages il ressort bien que l'humilité n'est pas seulement, comme la définit saint Bernard, le sentiment de notre bassesse découlant de la connaissance la plus exacte de nous-mêmes (ex veris-sima sui cognitione), car on peut se sentir faible et en être par orgueil envieux, déprimé ou révolté. C'est uniquement de nos relations avec Dieu que peut naître notre humilité : Dieu infini devant nous infimes (Ps 8:2-5), Dieu saint devant nous pécheurs (Esa 6:5), Dieu Sauveur qui prend l'initiative de sa réconciliation avec nous (Ro 5:6,11), Dieu bon qui nous comble de grâces imméritées (1Co 4:7), Dieu Père qui nous associe à son oeuvre d'amour pour l'humanité (2Co 5 : et suivants). Si les premiers aspects du contraste étaient de nature à nous humilier (voir Humiliation), à nous ployer dans la poussière pour nous amener à la repentance, les suivants nous font relever la tête en rassurant notre coeur pardonné et en faisant appel à notre volonté consacrée.

Aussi l'Écriture nous présente-t-elle toujours l'humilité, non comme un but en soi, mais comme la condition des autres vertus et de l'élévation véritable, celle de la gloire (Lu 14:11, Mt 23:12, cf. les textes déjà cités). Ainsi, l'humilité chrétienne n'a rien d'affecté ni d'obséquieux ; (cf. Col 2:18,23) elle n'est pas plus la fausse modestie que le découragement, la méconnaissance de notre valeur ou l'abandon de notre dignité ; elle est la joyeuse acceptation de notre dépendance de fait à l'égard de Dieu, et de notre dépendance volontaire au service de nos frères ; elle nous libère de la satisfaction de nous-mêmes, toujours paralysante, et nous inspire continuellement le besoin de progrès nouveaux (Php 3:12,14). Éminemment stimulante et féconde, c'est elle qui nous apprend (pour adapter à notre propos le langage de Kant) à ne jamais considérer notre moi comme une fin, mais toujours comme un moyen, au service de Dieu et de l'humanité.

Voilà pourquoi Jésus lui-même a pu, quoique Seigneur et Maître, en donner aussi l'exemple. De Dieu, le seul Être bon d'une façon absolue (Mr 10:18), il se sentait complètement dépendant, pour réaliser Ses desseins (Jn 5:19,30) en apprenant, bien qu'il fût Fils, l'obéissance dans la souffrance (Heb 5:8) ; ce n'est pas sa propre gloire qu'il cherchait (Jn 8:30) ; aussi avait-il le droit, au moment même où il disait : « Venez à moi », de se qualifier « humble de coeur » (Mt 11:28,30). Le quatrième évang, marque magnifiquement en lui l'étroite union de la dignité suprême et de la suprême humilité : « Jésus, qui savait que le Père lui avait remis toutes choses entre les mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu » (ayant donc conscience de son incommensurable supériorité), « ... se ceignit d'un linge, remplit d'eau le bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples » --besogne d'esclave ! --pour leur enseigner l'humilité dans le service et l'amour fraternel (Jn 13:3,12). De même saint Paul ayant à répéter une exhortation analogue à ses amis de Philippes, leur rappelle l'idéal d'humilité et de désintéressement du Maître : « Ayez les mêmes sentiments que Jésus-Christ a eus, lui qui, étant en forme de Dieu..., s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'un serviteur..., et s'est abaissé lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix... » (Php 2:3,8). Cette humilité du Seigneur, sublimité dans la consécration jusqu'au sacrifice, c'est l'idéal divin qui dicte au pécheur, certes ! sa propre humilité, simplicité dans sa repentance et dans sa consécration ; et ce qui l'en rend capable, c'est la puissance souveraine de ce Seigneur vivant.

--Voir (Php 2:9,11) Trench, Syn. N.T., parag. XLII ; Jean Monod, art. Humilité dans Encycl., t. VI, p. 422. Jn L.

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    • Genèse 18

      Genèse 32

      Exode 3

      11 Au début, Moïse pensait pouvoir être capable de délivrer Israël et il commença cette tâche trop précipitamment. Bien vite, il se rendit compte de sa faiblesse. Ce fut le résultat d'une perception relativement plus approfondie de la Personne de Dieu, par rapport à la sienne. Sa confiance initiale en lui-même, assurée d'une foi et d'un zèle solides, fait place maintenant à une remise en question de son opinion sur la Personne divine, associée à une certaine humilité.

      Beaucoup de serviteurs de Dieu, même des plus éminents, entament leur ministère avec des sentiments semblables. Mais à toutes ces pensées, une seule réponse convient : « Je serai avec toi ». C'est suffisant ! Dieu veut se faire connaître sous plusieurs dénominations, pour souligner qu'Il est véritablement Lui-même, « Je suis celui qui suis ». Cela explique bien Son Nom, « Jéhovah », qui signifie : - Qu'Il existe de Lui-même : Il s'est créé Lui-même. - Qu'Il est Éternel et immuable, Il est le même, hier, aujourd'hui et éternellement. - Que c'est une pensée qui nous échappe complètement ; nous ne pouvons de nous même Le rechercher : ce Nom, à lui seul, défie déjà toutes les approches téméraires que l'on serait tenté de faire, même à titre de curiosité. - Qu'Il est fidèle et véritable dans toutes Ses promesses, immuable quant à sa Parole aussi bien que dans sa Nature ; qu'Israël le sache bien, « Celui qui est, m'envoie vers vous ». « Je suis », et il n'y en a pas d'autre autour de moi.

      Tous les êtres n'existent que par la volonté de Dieu et ne dépendent que de Lui. Ce Nom dévoile aussi ce que Dieu représente pour les siens : « Le Dieu de nos pères, envoyé vers vous ». Moïse doit ranimer au sein du peuple la religion de ses pères, pratiquement oubliée ; Israël pourra alors vérifier l'authenticité et la concrétisation rapide des promesses qui lui ont été faites.

      Job 5

      Psaumes 6

      1 * Le psalmiste désapprouve la colère divine et implore sa clémence (Psaumes 6:1-7)

      Psaumes 6:1-7 Ces versets emploient le langage d'un cœur réellement humble, d'un esprit meurtri et contrit par de grandes afflictions avec une conscience à la fois humble et attentive.

      La maladie fait penser au péché et peut être considérée comme un signe de désapprobation divine à l'égard de la personne malade. L'affliction corporelle peut être tolérable si l'âme est réconfortée. La complainte de Christ, au fort de ses souffrances, montrait bien la douleur de son âme, et le désir de réconfort de la part de son Père. Chaque page de l'écriture proclame le fait que le salut ne peut venir que du Seigneur.

      L'homme est un pécheur, sa cause ne peut être rachetée que par grâce ; jamais cette grâce ne sera mieux mise en évidence que par le rachat des impies. C'est avec de bonnes raisons que nous pouvons prier que si nous sommes dans le cadre de la volonté divine, et il y a toujours beaucoup d'ouvrage à faire pour nous ou pour nos amis, Il nous prédispose à le servir. Déloger et être avec Christ est la meilleure chose pour les saints ; mais, en ce qui les concerne, leur fidélité ici-bas est plus profitable pour l'église.

      8 Quel changement radical nous trouvons dans ce texte, par rapport aux verstes précédents !

      Ayant l'assurance que Dieu a entendu sa requête, le psalmiste sait que sa douleur sera transformée en joie. Par la grâce agissant dans son cœur, il a su, sans le moindre doute, que sa prière était exaucée ; il aurait toutefois aimé recevoir une réponse. En fait ses prières seront acceptées, étant prises en main par Christ, le Médiateur. Prières adressées à Dieu, le Juge parfait et droit, avec Christ qui plaide sa cause et qui pardonne ses fautes. Un croyant, par l'intermédiaire du sang et de la justice de Christ, peut accéder directement à Dieu, ce Dieu juste et parfait, pour lui demander pardon et justification.

      Dieu est fidèle et juste pour lui donner les deux à la fois. Cet homme prie également pour la conversion de ses ennemis ou alors la prévention de leur ruine.

      Psaumes 8

      3 Considérons bien deux choses : d'une part les cieux, et d'autre part l'homme porté à diriger ses affections vers les choses célestes.

      Qu'est-ce que l'homme sinon une créature, qui en tant que telle, est honorée. Un être qui est également tellement enclin au péché pour être digne d’être pris en considération ! L'homme domine souverainement les créatures inférieures, en tant que seigneur, sous le regard de Dieu.

      Cela fait référence à Christ. Dans Heb 2:6-8, l'apôtre, pour prouver la domination souveraine de Christ, indique qu'Il est cet Homme, ce Fils de l'Homme, mentionné ici, que Dieu a établi pour pouvoir dominer les œuvres qu'Il a faites. La plus grande faveur jamais faite à la race humaine, et le plus grand honneur jamais donné à la nature humaine sont manifestés dans la personne du Seigneur Jésus.

      C'est avec une bonne raison que le psalmiste conclut comme il a commencé : Seigneur combien ton nom est magnifique sur toute la terre, qui a été elle-même honorée par la présence du Rédempteur et est toujours illuminée par l'évangile, gouvernée par Sa sagesse et sa puissance ! Quels mots peuvent mieux formuler les prières du psalmiste, qui nous invite à l'obéissance vis à vis de notre Rédempteur ?

      Psaumes 25

      Psaumes 32

      1

      La joie d'un pécheur pardonné. (Psaumes 32:1,2)
      La misère qui a précédé la confession des péchés et le réconfort qui en découla. (Psaumes 32:3-7)
      Les pécheurs enseignés, les croyants encouragés. (Psaumes 32:8-11)

      Le péché est la cause de notre misère ; mais les transgressions de celui qui croit en la Loi divine sont toutes pardonnées, étant couvertes par la réconciliation.

      Christ a été sans tache, aucun péché n'a pu lui être imputé. Jésus étant reconnu Juste, nous sommes justifiés par Dieu en Lui ; notre péché ne nous est pas imputé, Dieu ayant placé sur Lui l'iniquité de nous tous, l'ayant fait victime expiatoire pour nous. Notre état de racheté est un acte divin car Dieu est le juge. C'est Lui qui justifie. Remarquez l'attitude de celui qui est justifié : il est sincère et recherche la sanctification, par la puissance du Saint-Esprit. Lors de la repentance, il ne demande pas une indulgence pour le pardon de ses péchés car le Seigneur est prêt à pardonner. Il n'abuse pas de la doctrine de la Grâce qui pardonne librement.

      À l'homme dont l'iniquité est pardonnée, toutes les bénédictions sont promises !

      3 Il est très difficile pour un homme pécheur d'accepter humblement la gratuité de la rédemption, par le biais d'une confession totale des ses péchés et par une reconnaissance de sa culpabilité. Mais l'unique et véritable chemin de la conscience paisible passe par la confession de nos péchés afin qu'ils soient pardonnés ; par cette déclaration, nous pouvons être justifiés. Bien que la repentance et la confession ne soient pas aptes en elles-mêmes à procurer le pardon des transgressions, elles sont quand même nécessaires pour acquérir la joie parfaite du pardon miséricordieux. Et qui peut témoigner de la joie ressentie, lorsque l'âme, oppressée par le péché, peut librement décharger son fardeau devant Dieu, saisissant la promesse de miséricorde en Jésus-Christ ?

      Ceux qui veulent vraiment s'adonner à la prière doivent rechercher le Seigneur ; Il les appelle par Sa Providence et par Son Esprit, Il les incite à cette recherche. C'est le moment propice, quand le cœur est plein de remords et chargé par ses fautes ; quand les refuges d'ici bas sont vains, quand aucun repos de l'âme ne peut être trouvé, c'est alors que Dieu peut appliquer son baume guérissant, par son Esprit.

      8 Dieu nous enseigne par sa Parole et nous guide par les secrets intimes de sa volonté. David adresse un avertissement aux pécheurs. Il le fait car le chemin du péché mène à la détresse. Ces versets servent de réconfort aux saints.

      Ils peuvent voir qu'une vie en communion avec Dieu est de loin la plus plaisante et agréable. Réjouissons-nous en Toi, Seigneur Jésus, réjouissons-nous en Ton salut ; alors nous serons vraiment heureux !

      Psaumes 51

      1

      Le psalmiste prie pour obtenir la miséricorde divine, confessant humblement ses péchés. (Psaumes 51:1-6)
      Il plaide pour le pardon afin de promouvoir la gloire de Dieu et la conversion des pécheurs. (Psaumes 51:7-15)
      Dieu est satisfait devant un cœur contrit, une prière pour la prospérité de Sion. (Psaumes 51:16-19)

      David, convaincu de son péché, épanche son âme à Dieu dans une prière qui implore la miséricorde et la grâce. Qui donc pourrait provoquer un tel sentiment de repentance auprès de ses enfants sinon le Seigneur Dieu qui seul peut les guérir ?

      Le psalmiste, de par son enseignement spirituel, fait un état de son cœur, vis-à-vis de Dieu. Ceux qui, en toute sincérité, implorent le pardon divin pour leurs péchés, n'éprouveront aucune honte de leur repentance. L'auteur nous offre un enseignement sur cette pratique et en particulier sur ce qu'il faut dire.

      David a non seulement commis un grave péché, il en souffre aussi énormément vis à vis de Dieu ; il sait également qu'il peut compter sur la grâce infinie de Dieu, et obtenir ainsi Son pardon et Sa paix. Il implore le pardon du péché.

      Le sang de Christ, épandu sur la conscience, efface la transgression, et nous réconcilie avec Dieu. Le croyant désire vivement être délivré de la dette de tous ses péchés, il veut être lavé de toute souillure ; il voudrait être soigneusement nettoyé de toute iniquité ; mais l'hypocrite a toujours quelques secrets cachés ou de vifs désirs insatisfaits.

      David éprouve une honte réelle vis à vis de son péché, à tel point qu'il y pense constamment, étant troublé et saisi de douleur. Son péché a été commis contre Dieu et ceci montre bien combien nous nous éloignons de Lui lorsque nous péchons volontairement ; dans cet état, nous ne pouvons que régresser. Et celui qui se repent sincèrement saisira vraiment l'envergure de sa faute et la corruption de son péché. Il confessera cette corruption. C'est cette folie qui est implantée dans le cœur d'un enfant, cette tendance à se tourner vers le mal et non vers le bien, ce fardeau qui charge celui qui veut être régénéré et qui ruine l'impie. Il est encourageant, lors de cette repentance, de voir que Dieu, dans sa grâce, accepte le psalmiste.

      Dieu désire la sincérité de cœur, il regarde au changement de cap du pécheur. Là où se trouve la vérité Dieu donne la sagesse. Ceux qui recherchent instamment et sincèrement cette voie seront encouragés ; ils ne pourront espérer se sanctifier que par la grâce divine qui seule peut laver leur nature corrompue.

      7 Purifie-moi avec de l'hysope, par le sang de Christ répandu sur mon âme, par une foi vivante, comme une eau de purification. Le sang de Christ est appelé le sang d'aspersion, Heb 12:24. Si ce sang de Christ lave tous les péchés, il lavera donc les nôtres Heb 10:2. Le psalmiste désire d'abord être purifié avant d'obtenir du réconfort ; si son péché, cause amère de souffrance, est ôté, il peut alors prier par la foi : « accorde-moi la paix afin que dans ma désolation je puisse être réconforté. Cache Ta face loin de mes péchés ; ôte toute trace de mes iniquités dans Ton saint livre ; efface-les et disperse-les, comme le sont les nuages, dispersés par les rayons du soleil.

      Le croyant aspire au renouvellement et à la sainteté autant qu'à la joie du salut. David a vu maintenant, plus que jamais, à quel point son cœur était mauvais et se lamente tristement de cet état ; il s'aperçoit qu'il n'est pas en son pouvoir de le modifier et demande ainsi à Dieu de le purifier.

      Quand le pécheur ressent ce besoin de changement nécessaire et constate que Dieu est capable de le faire, il commence par le Lui demander. L'auteur savait que par son péché il avait attristé le Saint-Esprit et avait ainsi provoqué son éloignement. Il ressentait une véritable épouvante. Il a prié pour obtenir le réconfort et la restauration divine ; quand nous doutons de l'intérêt du salut, comment pouvons-nous en espérer la joie ? C'est ce qui a affaibli David. Il a prié ainsi : « je suis prêt à tomber soit dans le péché, soit dans le désespoir, donc soutiens-moi Par Ton Esprit ». Ton Esprit est un Esprit libre, libre lui-même, travaillant en toute liberté.

      Plus nous serons joyeux dans notre devoir, plus nous aurons de constance à l'accomplir. Qu'est-ce que la liberté offerte par Christ à Son peuple, en opposition avec le joug de la servitude Galates 5:1.

      C'est l'Esprit d'adoption qui s'adresse au cœur. Ceux dont Dieu est le Dieu de leur salut, savent qu'Il les délivrera de leurs fautes ; car Il est le Dieu du salut, le salut du péché. Nous devons donc nous adresser à Lui, le Seigneur : « Tu es le Dieu de mon salut, délivre-moi de la domination du péché ». Et quand les lèvres s'adressent à Dieu, que ne devraient-elles demander sinon le bénéfice de Sa grâce et de Son pardon ?

      16 Ceux qui sont vraiment convaincus de leur dangereux état misérable dû au péché cherchent à tout prix à en obtenir la rémission. Alors qu'ils ne peuvent obtenir de satisfaction dans leur iniquité, de même, Dieu ne peut en obtenir avec eux malgré Son amour et le devoir vis-à-vis de leur salut qu'Il éprouve.

      Le véritable pardon ne trouve son accomplissement que dans une âme contrite, dans un cœur et un esprit brisé par la douleur du péché. Ce cœur doit être préparé à recevoir la Parole de Dieu.

      Oh, si nous pouvions tous avoir un tel cœur ! Cela ne pourrait que plaire à Dieu et être vraiment apprécié de Sa part, plus que tous les sacrifices où offrandes. Un cœur contrit ne peut s'approcher de Dieu que par l'intermédiaire de Christ ; il ne peut avoir de réelle repentance sans la foi. Les hommes méprisent ce qui est brisé, contrit, à l'inverse de l'attitude divine. Dieu ne détourne pas le regard devant une telle situation ; Il ne la rejette pas, malgré le déplaisir qu'Il éprouve devant l'iniquité. Ceux qui ont traversé des épreuves spirituelles savent comment prier et avoir compassion envers les autres.

      David a eu peur des retombées de son péché sur la ville et sur Son royaume. Ni les craintes intérieures, ni les épreuves ne peuvent laisser indifférent celui qui a reçu la grâce, envers les intérêts de l'église. Puissions-nous être dans une joie continuelle, en tant que racheté, au travers de la rédemption du sang de Christ, qui nous accorde toutes les richesses de sa grâce.

      Psaumes 69

      Psaumes 116

      Psaumes 138

      6 Bien que le Seigneur soit haut élevé dans les cieux, Il a de la compassion pour l'humble pécheur ; les hautains, quant à eux, seront bannis, loin de Sa merveilleuse présence.

      Les consolations divines sont à même de nous fortifier, même si nous traversons l'épreuve. Et Dieu sauvera son peuple, en sorte que celui-ci soit régénéré par l'Esprit Saint, Celui qui donne la vie et la sainteté. Si nous rendons gloire à Dieu pour Sa Miséricorde, nous en tirerons du réconfort. Cette assurance ne sera pas vaine mais elle nous conduira à la prière. Quelle que soit la valeur de notre bonté, elle ne représente que le résultat de l'œuvre de Dieu en nous, en ce qui concerne le vouloir et le faire. Le Seigneur mènera chaque véritable croyant vers la perfection du salut, et il n'abandonnera jamais ceux qu'Il a créé, en nouveauté de vie, dans le Christ Jésus, en vue de l'accomplissement des bonnes œuvres.

      Proverbes 3

      Proverbes 11

      Proverbes 15

      Proverbes 22

      Proverbes 29

      Esaïe 6

      Esaïe 42

      Esaïe 57

      Esaïe 66

      Jérémie 1

      Michée 6

      Zacharie 9

      9 Dans ce texte, le prophète tressaille de joie en discernant la future venue du Messie ; cette prophétie était d’ailleurs annoncée dans l’Ancien Testament, par différents écrits.

      Christ a revêtu la stature de « roi des Juifs, » lors de Son entrée à Jérusalem, la multitude criant : « hosanna. » Le Royaume du Seigneur est un royaume spirituel. Il ne prendra pas corps par la force ni par les armes. L’Évangile allait être prêché dans le monde entier et reçu parmi les païens !

      Le péché réduit à un état d'esclavage, c'est une véritable fosse (ou un Donjon) dans lesquels ne se trouvent, ni eau, ni confort et dont nous sommes, par nature, tous prisonniers. Par le sang précieux de Christ beaucoup de « prisonniers de Satan » ont été libérés de cette fosse horrible dans laquelle ils allaient périr inéluctablement, sans espoir d’évasion.

      Pendant que nous admirons le Seigneur, cherchons à témoigner de Sa sainteté et de Sa vérité, par nos propos, comme dans notre conduite.

      Nous bénéficions en Jésus Christ, des promesses d’accomplissement des bénédictions spirituelles de l'Évangile. De la même façon que la délivrance des Juifs était symbolique, par la Rédemption de Christ, l’invitation au salut s'adresse également à toutes les nations qui seront appelées à ce sujet.

      Les pécheurs invétérés sont de véritables « prisonniers, » mais ils bénéficient d’une espérance certaine : leur situation est triste, mais pas désespérée car il y a de l'espérance pour eux en Israël. Christ est une « forteresse », « une tour solide » dans laquelle les croyants sont à l'abri de la peur et de la colère de Dieu, de la malédiction de la loi et des assauts des ennemis spirituels.

      Nous devons nous tourner vers Lui avec une foi fervente ; nous devons nous réfugier en Lui et faire confiance en Son Nom durant toutes nos épreuves et toutes nos souffrances. Il est promis dans ce texte, que le Seigneur délivrera Son peuple. Ce passage fait également référence aux apôtres et aux prédicateurs de l'Évangile, aux premiers temps de l’église. Dieu accompagnait manifestement Ses serviteurs, leurs paroles atteignant les cœurs et les consciences de ceux qui les écoutaient.

      Ces serviteurs de Dieu étaient merveilleusement défendus durant les persécutions et étaient remplis de l'influence du Saint Esprit. Ils étaient préservés par le Bon Berger, ils faisaient partie de son troupeau et resplendissaient de la Grâce divine. Les dons, les grâces et les consolations de l'Esprit se répandirent au jour de la Pentecôte, Actes 2:1-47, pour durer ensuite, au fil des temps.

      Ces premiers chrétiens allaient connaître la persécution et la violence, mais leur Dieu allait les rendre plus que victorieux ! Plus nous sommes bénis par le Seigneur, plus nous pouvons admirer spirituellement Sa beauté. Quels que soient les dons que Dieu nous accorde, nous devons les utiliser pour Le servir avec ferveur ; à la fin de notre parcourt béni ici-bas, nous pourrons déclarer : « que Ses bontés sont magnifiques ! »

      Matthieu 5

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

      Matthieu 9

      Matthieu 11

      Matthieu 18

      Matthieu 23

      Marc 10

      Luc 1

      1

      On suppose généralement que Luc était un médecin et un compagnon de l'apôtre Paul. Le style de ses écrits, et sa connaissance des rites et des usages des Juifs montrent suffisamment qu'il l’était lui-même, alors que sa connaissance de la langue grecque et son nom, révèlent en fait son origine païenne.

      Il est mentionné pour la première fois dans Actes 16:10,11, où il était avec Paul, à Troas ; il a accompagné l’apôtre à Jérusalem ; il était aussi avec lui dans son voyage Rome et lors de son emprisonnement.

      L’Évangile de Luc paraît être conçu pour remplacer de nombreuses et fausses narrations qui circulaient çà et là ; il constitue également un récit authentique et inspiré de la vie, des miracles, et des doctrines de notre Seigneur, éléments reçus par ceux qui furent témoins de Sa vie ici-bas.

      * Préface de l’évangile de Luc. (Actes 1:1-4) Zacharie et Élisabeth. (Actes 1:5-25) L’annonce de la naissance de Christ. (Actes 1:26-38) Entrevue de Marie et d’Élisabeth. (\\#39-56\\) La naissance de Jean-Baptiste. (\\#57-66\\) La prophétie de Zacharie. (\\#67-80\\)

      Actes 1:1-4 Luc n'écrira rien qui ne puisse donner aux chrétiens des vues divergentes sur le contenu des évangiles, et qui pourrait éventuellement les déstabiliser ; les écrits de l’évangéliste doivent par contre être crus sans réserve.

      Les hommes les plus sages et les plus sincères ont « nourri » leur âme en toute confiance et satisfaction, avec la doctrine de Christ. De plus, les grands événements sur lesquels leurs espérances reposent, ont été consignés par ceux qui ont été les témoins oculaires, depuis le commencement du ministère du Seigneur ; ces témoins, véritables « ministres » de la Parole, ont parachevé leur compréhension de ces événements grâce à l'inspiration divine.

      5 Le père et la mère de Jean-Baptiste étaient des pécheurs, comme chacun de nous : ils ont aussi été justifiés et sauvés de la même façon que chacun de nous, par la Puissance de Christ ; ils étaient cependant éminemment connus pour leur piété et leur intégrité. Ils n'avaient pas d'enfants, et ne pouvaient pas espérer en avoir, vu l’âge avancé d’Élisabeth. Pendant que Zacharie brûlait de l'encens dans le temple, la multitude entière du peuple priait à l'extérieur.

      Toutes les prières que nous faisons monter vers Dieu, sont entendues ; elles ne sont toutefois acceptées que par l'intercession de Christ, dans le temple de Dieu, dans les cieux. Ne nous attendons pas à être exaucés si nous n’adressons pas au Seigneur une prière qui ne vienne du fond de notre âme, sans aucune ferveur. Ne nous attendons pas non plus à ce que la meilleure de nos prières soit acceptée et nous apporte une réponse de paix, si ce n'est par la médiation de Christ, Celui qui vit à jamais, et qui est notre Intercesseur.

      Les fréquentes prières que Zacharie adressait à Dieu recevaient une réponse de paix. Les prières de la foi sont enregistrées dans le ciel, elles ne sont pas oubliées. Les prières que nous avons faites, alors que nous étions jeunes, quand nous sommes « entrés » en ce monde, peuvent parfois ne recevoir leur réponse que lorsque nous sommes avancés en âge et sur le point de quitter cette terre. Les miséricordes divines reçues en réponse à la prière, sont alors deux fois plus appréciées.

      L’ange annonça à Zacharie qu’il aurait un fils dans sa vieillesse ; « il sera un instrument » dans la main de Dieu, utile à la conversion de beaucoup d'âmes ; il les préparera à recevoir l'évangile de Christ. Il précèdera le Seigneur avec courage, zèle et sainteté, étant désintéressé envers les attraits et les plaisirs de ce monde. Le désobéissant et le rebelle seront ramenés à la sagesse, comme l’étaient leurs aïeux vertueux ; en fait, ils seront conduits vers la Sagesse de ce Juste (Christ) qui allait arriver parmi eux.

      Zacharie entendit bien tout ce que l'ange lui disait ; mais il fut victime de son incrédulité. En le rendant muet, Dieu agit avec sagesse, parce que Zacharie avait émis quelques doutes, quant à Sa Parole.

      Nous pouvons admirer la patience de Dieu envers nous : Il agit avec bonté envers Zacharie, afin que ce dernier ne puisse plus prononcer de paroles traduisant ses doutes et son incrédulité. Il a également affermi la foi de Son serviteur.

      Quand nous culpabilisons sous le poids de notre péché, nous devons donner davantage de crédit à la Parole de Dieu ; dans le cas contraire, ne nous plaignons pas ! Même les véritables croyants peuvent déshonorer Dieu par leur incrédulité ; leur bouche est alors réduite au silence et à la confusion, alors qu'autrement, ils auraient loué Dieu avec joie et gratitude.

      Dans nos relations avec Dieu, pleines de Grâce, il convient d’observer Sa merveilleuse considération à notre égard. Il nous observe avec toute Sa compassion et Sa bienveillance, et agit en conséquence avec nous !

      26 Nous avons dans ce texte, un récit relatif à la mère de notre Seigneur ; bien que nous ne devions pas lui adresser de prières, nous pouvons cependant louer Dieu, à son sujet.

      Christ devait naître d'une façon miraculeuse. Les propos de l'ange signifiaient simplement : je te salue, toi qui as été spécialement choisie et favorisée par le Très-Haut, toi qui va recevoir un honneur que toutes les mères juives ont si longtemps désiré ! Cette apparition et ce salut merveilleux troublèrent Marie. L'ange lui assura qu'elle avait trouvé faveur auprès de Dieu, et qu'elle deviendrait la mère d'un fils, à qui elle devait donner le nom de Jésus, le Fils du Très-Haut, qui devait s’identifier, par Sa nature et Sa perfection avec le Seigneur Dieu. JÉSUS ! Le Nom qui rafraîchit les âmes défaillantes des pécheurs contrits ; un Nom doux à prononcer et à entendre : Jésus, un Sauveur !

      Nous ne pouvons rien connaître de Sa richesse spirituelle, ni de notre propre pauvreté, si nous ne courons pas à Lui ; nous ne pouvons pas percevoir à quel point nous sommes perdus et que nous périssons, si le terme « Sauveur » ne nous offre que peu de saveur. Avons-nous été convaincus de l’énorme culpabilité qui repose sur nous et la colère divine résultante, qui plane au dessus de nos têtes, prête à fondre sur nous ? Nous devrions avoir continuellement cette pensée : « est-ce que le Sauveur m'appartient » ? Pour qu'il soit notre Sauveur, nous devons ôter tout ce qui entrave l’accès du chemin qui mène à Lui.

      La réplique que Marie fit à l'ange traduisait sa foi et son humble admiration : elle n'a demandé aucun signe pour confirmer cette annonce, d’origine divine. « Sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair », 1Ti 3:16. Christ, allait devoir revêtir Sa nature humaine, tout en étant en parfaite harmonie avec celle, d’origine divine.

      Nous devons, comme Marie dans ce texte, porter tous nos désirs vers la Parole de Dieu. Dans tout conflit, souvenons-nous qu'avec Dieu, rien n'est impossible ! Lorsque nous lisons et entendons Ses promesses, transformons-les en ce genre de prière : « je suis le serviteur du Seigneur ; qu'il me soit fait selon Sa Parole » !

    • Genèse 18

      7 Ensuite il courut vers le troupeau, choisit un veau tendre et gras. Il le remit à son serviteur, qui se dépêcha de le préparer.

      Genèse 32

      10 Ensuite Jacob pria : « O Dieu de mon grand-père Abraham, de mon père Isaac, Seigneur, tu m’as dit : “Retourne dans ton pays, auprès de ta famille. J’agirai et tout ira bien pour toi.”

      Exode 3

      11 Moïse répondit à Dieu : « Moi ? je ne peux pas aller trouver le Pharaon et faire sortir les Israélites d’Égypte ! » –

      Job 5

      11 Il place tout en haut ceux qui sont tout en bas ; ceux qui portaient le deuil se dressent de bonheur.

      Psaumes 6

      1 Du répertoire du chef de chorale. Accompagnement à l’octave. Psaume appartenant au recueil de David.
      2 Seigneur, tu es irrité contre moi, mais ne me condamne pas ; tu es indigné contre moi, mais renonce à me punir.
      3 Seigneur, aie pitié de moi, je suis sans force. Seigneur, guéris-moi, je suis profondément troublé.
      4 Je suis en plein désarroi. Et toi, Seigneur, jusqu’à quand m’en voudras-tu ?
      5 Reviens me délivrer, Seigneur, toi qui es si bon, sauve-moi.
      6 Car dans la mort on ne peut plus penser à toi, chez les défunts on ne peut plus te louer.
      7 Je m’épuise à force de soupirer, chaque nuit je trempe mon lit de larmes, j’inonde ma couche de pleurs.
      8 Mes yeux se voilent, tant j’ai de chagrin ; je n’y vois plus tant j’ai d’adversaires.
      9 Allez-vous-en, vous tous qui faites le mal, car le Seigneur a entendu mes pleurs ;
      10 oui, il a entendu ma supplication, il a accueilli ma prière.

      Psaumes 8

      2 O Seigneur, notre Maître, que ta renommée est grande sur toute la terre ! Ta majesté surpasse la majesté du ciel.
      3 Mais c’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants, que tu opposes à tes adversaires. Elle est comme un rempart que tu dresses pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés.
      4 Quand je vois le ciel, ton ouvrage, la lune et les étoiles, que tu y as placées,
      5 je me demande : L’homme a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ? Un être humain mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ?

      Psaumes 25

      9 Il fait vivre les humbles en leur rendant justice, il leur enseigne sa volonté.

      Psaumes 32

      1 Heureux celui que Dieu décharge de sa faute, et qui est pardonné du mal qu’il a commis !
      2 Heureux l’homme que le Seigneur ne traite pas en coupable, et qui est exempt de toute mauvaise foi !
      3 Tant que je ne reconnaissais pas ma faute, mes dernières forces s’épuisaient en plaintes quotidiennes.
      4 Car de jour et de nuit, Seigneur, tes coups pleuvaient sur moi, et j’étais épuisé, comme une plante au plus chaud de l’été.
      5 Mais je t’ai avoué ma faute, je ne t’ai pas caché mes torts. Je me suis dit : « Je suis rebelle au Seigneur, je dois le reconnaître devant lui. » Et toi, tu m’as déchargé de ma faute. Pause
      6 Voilà pourquoi tous les fidèles devraient t’adresser leur prière quand ils découvrent leur faute. Si le danger menace de les submerger ils resteront hors d’atteinte.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse. Je crierai ma joie pour la protection dont tu m’entoures. Pause
      8 Je vais t’enseigner et t’indiquer le chemin à suivre, dit le Seigneur. Je vais te donner un conseil, je garde les yeux fixés sur toi :
      9 Ne sois pas aussi stupide que le cheval ou le mulet, dont il faut maîtriser les élans avec un mors et une bride ; alors il ne t’arrivera rien.
      10 Le méchant se prépare beaucoup d’ennuis, mais le Seigneur entoure de bonté celui qui lui fait confiance.
      11 Que le Seigneur soit votre joie, vous les fidèles ; émerveillez-vous, criez votre joie, vous les hommes au cœur droit.

      Psaumes 51

      1 Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David.
      2 Il fait allusion à la visite que le prophète Natan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Batchéba.
      3 O Dieu, toi qui es si bon, aie pitié de moi ; toi dont le cœur est si grand, efface mes désobéissances.
      4 Lave-moi complètement de mes torts, et purifie-moi de ma faute.
      5 Je t’ai désobéi, je le reconnais ; ma faute est toujours là, je la revois sans cesse.
      6 C’est contre toi seul que j’ai mal agi, puisque j’ai fait ce que tu désapprouves. Ainsi tu as raison quand tu prononces ta sentence, tu es irréprochable quand tu rends ton jugement.
      7 Oui, je suis marqué par le péché depuis que je suis né, plongé dans le mal depuis que ma mère m’a porté en elle.
      8 Mais ce que tu aimes trouver dans un cœur humain, c’est le respect de la vérité. Au plus profond de ma conscience, fais-moi connaître la sagesse.
      9 Fais disparaître ma faute, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que neige.
      10 Annonce-moi ton pardon, il m’inondera de joie. Que je sois en fête, moi que tu as brisé !
      11 Détourne ton regard de mes fautes, efface tous mes torts.
      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur ; renouvelle et affermis mon esprit.
      13 Ne me rejette pas loin de toi, ne me prive pas de ton saint Esprit.
      14 Rends-moi la joie d’être sauvé, soutiens-moi par un esprit d’engagement.
      15 A tous ceux qui te désobéissent je veux dire ce que tu attends d’eux ; alors ceux qui ont rompu avec toi reviendront à toi.
      16 Dieu, mon libérateur, délivre-moi de la mort, pour que je crie avec joie comment tu m’as sauvé.
      17 Seigneur, ouvre mes lèvres, pour que je puisse te louer.
      18 Tu ne désires pas que je t’offre un sacrifice. Même un sacrifice entièrement consumé ne pourrait te plaire.
      19 O Dieu, le sacrifice que je t’offre, c’est moi-même, avec mon orgueil brisé. O Dieu, ne refuse pas mon cœur complètement brisé.

      Psaumes 69

      33 Les humbles verront ma délivrance et s’en réjouiront. « Vous qui cherchez le secours de Dieu, longue vie à vous !

      Psaumes 116

      6 Le Seigneur garde ceux qui sont simples ; j’étais tombé bien bas et il m’a sauvé.

      Psaumes 138

      6 Le Seigneur a beau être là-haut, il voit les humbles, de loin il reconnaît l’orgueilleux. »

      Proverbes 3

      34 Il se moque de ceux qui se moquent de lui, mais il traite les humbles avec bonté.

      Proverbes 11

      2 A l’arrogance répond le mépris. Il est plus sage d’être modeste.

      Proverbes 15

      33 Reconnaître l’autorité du Seigneur est une école de sagesse. Avant d’accéder aux honneurs, il convient d’être humble.

      Proverbes 22

      4 L’homme humble se soumet au Seigneur, il est récompensé par la prospérité, la considération et une longue vie.

      Proverbes 29

      23 L’orgueil conduit à l’humiliation. Pour accéder aux honneurs, il faut avoir l’esprit humble.

      Esaïe 6

      5 Je dis alors : « Hélas, me voilà condamné au silence car mes lèvres sont indignes de Dieu, et j’appartiens à un peuple aux lèvres tout aussi indignes de lui. Or j’ai vu, de mes yeux, le Roi, le Seigneur de l’univers ! »

      Esaïe 42

      3 Il ne casse pas le roseau déjà plié, il n’éteint pas la lampe qui faiblit. Mais il apporte réellement le droit que j’instaure.

      Esaïe 57

      15 Or voici ce que déclare celui qui est plus haut que tout, dont la demeure est éternelle et dont le nom est unique : « Moi, l’unique vrai Dieu, j’habite là-haut, mais je suis avec les hommes qui se trouvent accablés et ont l’esprit d’humilité, pour rendre la vie aux humiliés, pour rendre la vie aux accablés.

      Esaïe 66

      2 Tout ce que vous voyez, je l’ai fait de mes mains, et tout cela existe, vous dis-je. Mais ce qui m’intéresse, c’est le pauvre, le malheureux, celui qui écoute ma parole avec crainte et tremblement.

      Jérémie 1

      6 Je répondis : « Hélas ! Seigneur Dieu, je suis trop jeune pour parler en public. »

      Michée 6

      8 On vous a enseigné la conduite juste que le Seigneur exige des hommes : il vous demande seulement de respecter les droits des autres, d’aimer agir avec bonté et de suivre avec soin le chemin que lui, votre Dieu, vous indique.

      Zacharie 9

      9 Éclate de joie, Jérusalem ! Crie de bonheur, ville de Sion ! Regarde, ton roi vient à toi, juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.

      Matthieu 5

      3 « Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes, car le Royaume des cieux est à eux !

      Matthieu 9

      12 Jésus les entendit et déclara : « Les personnes en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin.

      Matthieu 11

      28 « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau et je vous donnerai le repos.
      30 Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger. »

      Matthieu 18

      4 Le plus grand dans le Royaume des cieux est celui qui s’abaisse et devient comme cet enfant.

      Matthieu 23

      12 Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. »

      Marc 10

      18 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, à part Dieu seul.

      Luc 1

      1 Cher Théophile, Plusieurs personnes ont essayé d’écrire le récit des événements qui se sont passés parmi nous.
      2 Ils ont rapporté les faits tels que nous les ont racontés ceux qui les ont vus dès le commencement et qui ont été chargés d’annoncer la parole de Dieu.
      3 C’est pourquoi, à mon tour, je me suis renseigné exactement sur tout ce qui est arrivé depuis le début et il m’a semblé bon, illustre Théophile, d’en écrire pour toi le récit suivi.
      4 Je le fais pour que tu puisses reconnaître la vérité des enseignements que tu as reçus.
      5 Au temps où Hérode était roi de Judée, il y avait un prêtre nommé Zacharie qui appartenait au groupe de prêtres d’Abia. Sa femme, une descendante d’Aaron le grand-prêtre, s’appelait Élisabeth.
      6 Ils étaient tous deux justes aux yeux de Dieu et obéissaient parfaitement à toutes les lois et tous les commandements du Seigneur.
      7 Mais ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth ne pouvait pas en avoir et ils étaient déjà âgés tous les deux.
      8 Un jour, Zacharie exerçait ses fonctions de prêtre devant Dieu, car c’était au tour de son groupe de le faire.
      9 Selon la coutume des prêtres, il fut désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y brûler l’encens.
      10 Toute la foule des fidèles priait au-dehors à l’heure où l’on brûlait l’encens.
      11 Un ange du Seigneur apparut alors à Zacharie : il se tenait à la droite de l’autel servant à l’offrande de l’encens.
      12 Quand Zacharie le vit, il fut troublé et saisi de crainte.
      13 Mais l’ange lui dit : « N’aie pas peur, Zacharie, car Dieu a entendu ta prière : Élisabeth, ta femme, te donnera un fils que tu nommeras Jean.
      14 Tu en seras profondément heureux et beaucoup de gens se réjouiront au sujet de sa naissance.
      15 Car il sera un grand serviteur du Seigneur. Il ne boira ni vin, ni aucune autre boisson fermentée. Il sera rempli du Saint-Esprit dès avant sa naissance.
      16 Il ramènera beaucoup d’Israélites au Seigneur leur Dieu.
      17 Il viendra comme messager de Dieu avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour réconcilier les pères avec leurs enfants et ramener les désobéissants à la sagesse des justes ; il formera un peuple prêt pour le Seigneur. »
      18 Mais Zacharie dit à l’ange : « Comment saurai-je que cela est vrai ? Car je suis vieux et ma femme aussi est âgée. »
      19 Et l’ange lui répondit : « Je suis Gabriel ; je me tiens devant Dieu pour le servir ; il m’a envoyé pour te parler et t’apporter cette bonne nouvelle.
      20 Mais tu n’as pas cru à mes paroles, qui se réaliseront pourtant au moment voulu ; c’est pourquoi tu vas devenir muet, tu seras incapable de parler jusqu’au jour où ces événements se produiront. »
      21 Pendant ce temps, les fidèles attendaient Zacharie et s’étonnaient qu’il reste si longtemps à l’intérieur du sanctuaire.
      22 Mais quand il sortit, il ne put pas leur parler et les gens comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes et restait muet.
      23 Quand Zacharie eut achevé la période où il devait servir dans le temple, il retourna chez lui.
      24 Quelque temps après, Élisabeth sa femme devint enceinte, et elle se tint cachée pendant cinq mois. Elle se disait :
      25 « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi : il a bien voulu me délivrer maintenant de ce qui causait ma honte devant tout le monde. »
      26 Le sixième mois, Dieu envoya l’ange Gabriel dans une ville de Galilée, Nazareth,
      27 chez une jeune fille fiancée à un homme appelé Joseph. Celui-ci était un descendant du roi David ; le nom de la jeune fille était Marie.
      28 L’ange entra chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur t’a accordé une grande faveur, il est avec toi. »
      29 Marie fut très troublée par ces mots ; elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
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