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IDOLÂTRIE

L'idolâtrie, ou culte des images, présente en Israël deux aspects également inconciliables avec le culte de Jéhovah selon la loi et les prophètes ; et cela malgré la persistance--jusqu'après l'exil--avec laquelle le peuple et ses chefs, même souvent ses prêtres, ont voulu associer l'un et l'autre culte. Le premier aspect de l'idolâtrie est celui du culte des faux dieux représentés par des objets naturels ou artificiels. Le deuxième est celui du culte dont l'objet est bien Jéhovah, mais représenté par un objet visible le plus souvent artificiel. Nous les étudierons successivement.

I L'idolâtrie ou culte des faux dieux.

Le mot idolâtrie est grec et n'a pas d'équivalent en hébreu. Quand nos traductions de l'A. T, l'emploient, c'est pour rendre, par exemple, une expression comme celle-ci : « La désobéissance obstinée est comme faux dieux et idoles » (1Sa 15:23). Par contre les termes hébreux pour rendre la notion d'idoles sont très nombreux et équivalent à : images (taillées ou de fonte suivant les cas), dieux domestiques (théraphim), choses de néant, objets de terreur, abominations, non-dieux, dieux de fumier. Ces cinq derniers termes, fréquents dans les prophètes, marquent le suprême dédain ou la suprême répugnance pour des objets dont on évite à dessein de prononcer le nom particulier.

Quelle que soit la religion des pères d'Abraham (culte des astres, des ancêtres ou d'objets, tels que fontaines, arbres ou pierres, animés par un esprit ou un dieu protecteur), il est certain qu'au moment où Israël apparaît dans l'histoire il y a, en principe, rupture entre sa religion et le polythéisme des autres nations et que, des siècles plus tard, Moïse incarne la religion spirituelle de Jéhovah opposée au culte de toutes les autres divinités. Jéhovah est le seul Dieu d'Israël en attendant d'être, pour Israël d'abord, le seul Dieu de toute l'humanité. Les récits du veau d'or (Ex 32) et du culte de Baal-Péor des Moabites (No 25) ne font qu'accentuer la vigueur du culte spirituel et saint de Jéhovah dès son origine, au désert.

Dès qu'il occupe Canaan, Israël adopte le culte idolâtre de ceux au milieu desquels il vit et qui sont beaucoup plus civilisés que le peuple de nomades qu'il a été jusqu'alors. Baal et Astarté (figurés par le Soleil et la Lune ou par des statues humaines ou par des symboles significatifs des dieux mâle et femelle), déifications des forces de la nature, sont bien à la portée du primitif Israël qui s'essaye à la vie sédentaire du cultivateur. Le culte de débauche et de cruauté qui faisait de la prostitution et des sacrifices d'enfants des actes sacrés ne répugnait point aux Israélites. Gédéon avait dans son domaine un autel élevé à Baal et surmonté d'une idole (Jug 6:25). C'est la guerre qui tourne le coeur des chefs vers Jéhovah. Il en sera ainsi pendant des siècles, jusqu'à l'exil, et malgré les réformateurs et les prophètes ; Baal et Astarté, les théraphim (dieux domestiques que l'on trouve encore chez David : 1Sa 19:13) ; mêlés à la vie du foyer et des champs, paraissent plus proches de l'Israélite et plus facilement accessibles que Jéhovah, toujours invisible : on peut les toucher et les voir, et tenter de les émouvoir par des sacrifices de chair humaine. Le culte des faux dieux peut être efficace pour la vie courante, notamment pour conjurer la sécheresse, protéger les moissons ; mais, quand il s'agit de guerres qui engagent la vie nationale, alors il convient d'aller jusqu'à Jéhovah, le maître des armées célestes et le haut protecteur du peuple. Quand, plusieurs siècles après Gédéon, Elie reproche au peuple de « boiter des deux côtés » (1Ro 18:21), il blâme l'association de son idolâtrie au culte de Jéhovah : l'Éternel seul, ou Baal et les faux dieux, mais point de mélange. Le conflit des deux cultes qui s'affrontent ou qui essayent de se confondre fait tout le drame moral et politique de l'histoire d'Israël jusqu'à l'exil. Si David et Salomon paraissent un moment faire triompher le culte spirituel, aussitôt après eux reparaît le régime de l'idolâtrie, avec ses superstitions, cruautés et débauches. Après le schisme, le culte des faux dieux subsiste dans les deux royaumes. En Juda, qui possède le Temple unique et la dynastie de David, l'idolâtrie va parfois jusqu'à dresser ses faux dieux dans le sanctuaire ; mais les réactions sont vigoureuses aussi. La réforme d'Asa (1Ro 15) et surtout celle d'Ézéchias (2Ro 18), inspirée par Ésaïe, font momentanément triompher le culte spirituel. Mais l'effroyable règne de Manassé vient tout détruire. La dernière réforme, celle de Josias, inspirée par Jérémie, et qui tente de donner au peuple la loi du Deutéronome, n'est, elle aussi, que passagère. Elle n'empêche pas la ruine de Jérusalem, du Temple et l'exil en Caldée de l'élite du peuple. Le royaume du N., Samarie, était, depuis plus de cent ans, tombé sous les coups des Assyriens. Ce royaume de Samarie avait été constitué par Jéroboam, en partie pour réagir contre l'idolâtrie dans laquelle Roboam, fils de Salomon, entraînait le peuple. Mais les sanctuaires établis à Dan et à Béthel, avec les taureaux qui devaient représenter l'Éternel, n'avaient fait que favoriser le culte idolâtre et des faux dieux. Achab était allé jusqu'à élever à Samarie un temple à Baal et une idole à Astarté. La dynastie d'Achab détruite, celle des Nimsides ne valut guère mieux : Jéhu et Jéroboam II apportèrent à Samarie la prospérité politique mais développèrent une idolâtrie formaliste et hypocrite qu'Amos flétrit par ses sombres discours de sévère spiritualité. Les hauts-lieux, les bocages, les jardins sacrés où l'on offrait des sacrifices de sang et de débauche se multipliaient malgré les deux sanctuaires qui passaient pour être consacrés à Jéhovah. L'Assyrien trouve un peuple asservi d'avance et Samarie tombe entre ses mains.

Ce sont les grands adversaires du culte des faux dieux, les témoins vivants du Dieu saint, les prophètes, qui nous montrent à quel degré d'idolâtrie le peuple du royaume du S. parvint en ses dernières années de vie indépendante. « O Juda, s'écrie Jérémie (Jer 2:28), tu as autant de dieux que de villes ! » Et, à la même époque, au commencement du VI e siècle, c'est Ézéchiel (Eze 8) qui, après avoir parlé de « l'idole de la jalousie » (Astarté), érigée à l'entrée de la porte intérieure de la ville, énumère les faux dieux qui régnent en Juda sous leur triple forme : animaux, Thammuz (Adonis ou le printemps qui par sa mort entraîne les femmes aux larmes et aux débauches rituelles), et le Soleil ou Baal que l'on adore en tournant le dos au Temple de Jéhovah. Il fallut l'exil, ses souffrances et la rencontre brutale de tout le paganisme babylonien, pour guérir à tout jamais de l'idolâtrie au moins la partie du peuple--la meilleure--qui revint en Palestine. La réforme d'Esdras, la loi interdisant les mariages avec des païens, la publication de la loi de Moïse eurent raison du culte idolâtre ; et le peuple, dépendant des Perses, puis des Grecs, puis des Romains, vécut fidèle, au moins extérieurement, et jusqu'au fanatisme, à sa loi et à son culte restauré ; il fut même capable de souffrir avec héroïsme les persécutions d'Antiochus Épiphane. C'est l'histoire des Macchabées.

II Le culte idolâtre de Jéhovah.

C'est bien à ce culte du Dieu national que Jéroboam attire son peuple quand il élève un taureau à Dan, un autre à Béthel, aux deux extrémités du royaume de Samarie. En dehors du Décalogue, dont l'édition actuelle portant des commentaires n'est certainement pas antérieure au VIIIe siècle, c'est dans ce siècle même que nous trouvons les premières protestations jéhovistes contre le culte des images, même des images de Jéhovah. « Ton veau d'or, ô Samarie, est rejeté ! » s'écrie avec mépris le prophète Osée (Os 8:5), vers l'an 750, à peu près à l'époque où Jéroboam II pontifiait à Béthel sous les diatribes d'Amos.

Mais auparavant, l'horreur sainte du culte des images dont on trouve des échos dans le Pentateuque et qui a parfaitement pu exister en effet à l'époque de Moïse, ne laisse pas de trace dans l'histoire du prophète Élie. Il est l'ennemi du baalisme, il ne semble pas l'être des images et il ne l'est certainement pas des hauts-lieux puisqu'il sacrifie, en sûreté de conscience, sur le Carmel. D'autre part, il est positivement question d'images qui doivent être des représentations, tout au moins des symboles, de l'Éternel, dans les livres des Juges et de Samuel. Gédéon a détruit, sur l'ordre de Dieu, l'autel de Baal et la statue d'Astarté ; mais, après sa victoire sur Madian, il construit en toute bonne conscience, avec l'or pris à l'ennemi, un éphod qui est certainement une sorte de statue (Jug 8:27). Cet éphod, il est vrai, provoqua sans tarder un culte idolâtre abominable. « Il fut un piège pour Gédéon et pour sa maison. » Dans l'épisode si caractéristique de Mica d'Éphraïm (Jug 17), l'éphod est mentionné comme un objet indispensable au culte que Mica doit à Jéhovah, tout aussi indispensable que le prêtre lui-même. David va chercher dans le sanctuaire de Nob, chez le prêtre Ahimélec, l'épée de Goliath qui était « derrière l'éphod » (1Sa 21:9). Plus tard, lorsque menacé par Saül il éprouve le besoin de consulter l'Éternel, il dit au prêtre Abiathar : (1Sa 23:9) « Apporte l'éphod », comme on parle d'un objet connu et indispensable. Et l'Éternel répond aux questions que David lui pose ainsi devant l'éphod (voir ce mot).

La guerre aux images, à toute image, commence en réalité au VIIIe siècle ; ce sont les prophètes qui la déchaînent pour fonder ou restaurer le culte spirituel du Dieu saint. C'est Amos à Béthel ; Osée prêchant contre « le veau de Samarie » ; Ésaïe à Jérusalem inspirant les réformes d'Ézéchias : (2Ro 18:4) ce fut alors qu'on mit en pièces le fameux serpent d'airain dont la place était légitime dans le Temple ; ce Néhustan était devenu un piège, une idole pour les Israélites. Au VII e siècle, la réforme de Josias (2Ro 23) chassa du Temple toutes les idoles qu'y avait installées le règne de Manassé. Le Deutéronome (De 16:21 et suivant) est d'un bout à l'autre contre les images ; or il date de l'époque de Josias. Les prophètes d'après l'exil, notamment le deuxième Ésaïe (Esa 40:19 41:7 46:6), parlent des idoles et de l'idolâtrie avec le mépris des choses vaincues qui ne sont plus que des choses étrangères. Mais l'horreur de l'idolâtrie restera désormais au fond du coeur juif. Au I er siècle de l'ère chrétienne, les Juifs de Corinthe convertis au christianisme ne pouvaient voir sans répulsion un de leurs frères manger la viande qui avait participé aux sacrifices idolâtres. Il fallait que le Juif Saul de Tarse eût remporté une victoire bien décisive sur son vieux judaïsme pour pouvoir exhorter avec sérénité les Juifs chrétiens à ne plus se formaliser de telles choses : « Il n'y a point d'idoles dans le monde, il n'y a qu'un seul Dieu ! » (1Co 8:4). Et quand, auparavant, il avait trouvé à Athènes tant d'autels idolâtres et tant d'idoles, son coeur de croyant outré pour l'honneur de Dieu n'en avait conçu aucune répulsion pour ses frères païens ; au contraire il n'avait vu là que l'occasion d'élever plus haut leur regard, vers le Dieu inconnu qu'ils cherchaient à tâtons, trop bas, au milieu des images terrestres (Ac 17:16 et suivants, cf, 1Co 5:10). Toutefois, chez les chrétiens, il dénonce comme idolâtrie non seulement les cultes de faux dieux (Ga 5:20,1Co 6:10), mais aussi la participation aux fêtes païennes (1Co 10:7), et, au figuré, l'avarice comme culte de Mammon (Col 3:5, Eph 5:5). Cf (1Pi 4:3, Ap 2:1 22:16, 1Jn 5:21)..

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      Exode 32

      1 Le peuple voit que Moïse met du temps avant de descendre de la montagne. Alors les Israélites se réunissent près d’Aaron et lui disent : « Allez, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous. En effet, nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte. »
      2 Aaron leur répond : « Prenez les anneaux en or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles. Apportez-les-moi ! »
      3 Tous les Israélites enlèvent les anneaux en or qui sont à leurs oreilles et ils les apportent à Aaron.
      4 Celui-ci les prend. Il les fait fondre dans un moule et il fabrique une statue de veau. Alors les Israélites disent : « Voici notre Dieu qui nous a fait sortir d’Égypte ! »
      5 Quand Aaron voit cela, il bâtit un autel devant la statue et il dit : « Demain, nous ferons une fête pour le SEIGNEUR. »
      6 Le jour suivant, tôt le matin, le peuple offre des sacrifices complets et ils apportent des sacrifices de communion. Les Israélites s’assoient pour manger et pour boire. Puis ils se lèvent pour s’amuser.
      7 Alors le SEIGNEUR dit à Moïse : « Descends tout de suite ! En effet, ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, est tombé dans un grand péché.
      8 Très vite, ils ont quitté le chemin que je leur avais montré. Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont mis à genoux devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices. Ensuite, ils ont dit : “Voici notre Dieu qui nous a fait sortir d’Égypte.”
      9 Eh bien, je le vois, ce peuple est un peuple à la tête dure !
      10 Maintenant, laisse-moi faire. Je vais me mettre en colère et je les détruirai ! Ensuite, je ferai naître de toi un grand peuple. »
      11 Mais Moïse demande avec force au SEIGNEUR son Dieu de calmer sa colère. Il lui dit : « Tu as utilisé ta puissance grande et terrible pour faire sortir d’Égypte ton peuple. Et maintenant, tu veux te mettre en colère contre ce peuple. Pourquoi donc ?
      12 Si tu agis ainsi, les Égyptiens vont dire : “Le SEIGNEUR est méchant. C’est pourquoi il a fait sortir les Israélites de notre pays. Il a voulu les tuer dans les montagnes et les faire disparaître de la terre.” SEIGNEUR, calme le feu de ta colère. Renonce à faire du mal à ton peuple.
      13 Souviens-toi de tes serviteurs Abraham, Isaac et Jacob. Tu leur as fait toi-même ce grand serment : “Je rendrai vos enfants et les enfants de leurs enfants aussi nombreux que les étoiles du ciel. Je leur donnerai le pays que j’ai promis, et ils le posséderont pour toujours.” »
      14 Alors le SEIGNEUR renonce au mal qu’il voulait faire à son peuple.
      15 Moïse descend de la montagne. Il tient les deux tablettes de pierre, gravées de chaque côté, où les paroles de l’alliance sont écrites.
      16 Ces tablettes sont le travail de Dieu. Dieu lui-même a écrit ses commandements sur elles.
      17 Josué entend les cris poussés par le peuple. Il dit à Moïse : « Il y a des bruits de guerre dans le camp. »
      18 Mais Moïse répond : « Non, ce ne sont pas des cris de victoire, ni des cris de défaite. Moi, j’entends des chants de fête. »
      19 En arrivant près du camp, Moïse voit le veau et le peuple qui danse. Il est rempli de colère. Il jette les tablettes de pierre qu’il tient dans ses mains et il les casse au bas de la montagne.
      20 Il prend la statue de veau que les Israélites ont faite et il la jette dans le feu. Puis il la réduit en poudre fine. Il met cette poudre dans de l’eau et il donne l’eau à boire aux Israélites.
      21 Ensuite Moïse dit à Aaron : « Tu as entraîné le peuple dans un péché très grave. Pourquoi donc ? Qu’est-ce que ce peuple t’a fait ? »
      22 Aaron répond : « Je t’en prie, ne te mets pas en colère ! Tu le sais bien, ce peuple fait le mal très facilement.
      23 Ils m’ont dit : “Fabrique-nous un dieu qui marche devant nous. En effet, nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte.”
      24 Alors je leur ai demandé : “Qui a de l’or ?” Ils ont arraché les bijoux de leurs oreilles et ils me les ont donnés. Je les ai fait fondre au feu, et voilà le veau qui en est sorti ! »
      25 Moïse comprend qu’Aaron a laissé le peuple faire ce qu’il voulait. Alors les ennemis peuvent facilement se moquer des Israélites.
      26 Moïse va donc se mettre à l’entrée du camp et il crie : « Ceux qui sont pour le SEIGNEUR, venez ici ! » Tous les hommes de la tribu de Lévi se réunissent autour de lui.
      27 Moïse leur dit : « Voici ce que le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, commande : “Chacun de vous va prendre son épée. Vous passerez et repasserez dans le camp, d’un bout à l’autre. Vous tuerez vos frères, vos amis, vos voisins !” »
      28 Les lévites obéissent à Moïse, et 3 000 Israélites environ meurent ce jour-là.
      29 Alors Moïse dit aux lévites : « Aujourd’hui, vous avez été consacrés au service du SEIGNEUR. En effet, vous n’avez pas hésité à tuer même vos fils ou vos frères. Que le SEIGNEUR vous accorde donc sa bénédiction aujourd’hui ! »
      30 Le jour suivant, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un péché grave. Maintenant, je vais remonter vers le SEIGNEUR, sur la montagne. J’obtiendrai peut-être le pardon pour votre péché. »
      31 Moïse retourne vers le SEIGNEUR et il lui dit : « Hélas, SEIGNEUR, ce peuple a commis un péché grave ! Ils ont fabriqué un dieu en or.
      32 Pardonne-leur, je t’en prie ! Sinon, efface mon nom du livre de vie que tu as écrit. »
      33 Le SEIGNEUR répond : « Non, de mon livre, j’effacerai seulement le nom de ceux qui ont péché contre moi.
      34 Maintenant, va, conduis le peuple à l’endroit que je t’ai dit ! Mon ange ira devant toi. Et moi, le jour où j’agirai, je les punirai de leur péché. »
      35 Le SEIGNEUR punit donc les Israélites parce qu’ils ont demandé à Aaron de leur fabriquer une statue de veau.

      Nombres 25

      1 Les Israélites s’installent à Chittim. Là, ils vivent n’importe comment avec des femmes moabites,
      2 et elles les entraînent à offrir des sacrifices à leurs dieux. Les Israélites partagent leurs repas sacrés et ils adorent leurs dieux.
      3 Ils s’attachent au dieu Baal de Péor, alors le SEIGNEUR se met en colère contre eux.
      4 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Prends tous les chefs du peuple et fais-les pendre devant moi, face au soleil. Ensuite le feu de ma colère contre vous se calmera. »
      5 Moïse dit aux responsables d’Israël : « Chacun de vous doit tuer les hommes de sa tribu qui se sont attachés au dieu Baal de Péor ! »
      6 À ce moment-là, un Israélite arrive au milieu de ses frères, avec une Madianite. Moïse et toute la communauté d’Israël sont en train de pleurer à l’entrée de la tente de la rencontre. Ils voient l’homme et la femme.
      7 Alors, le prêtre Pinhas, fils d’Élazar et petit-fils d’Aaron, se lève au milieu de la communauté. Il prend une lance.
      8 Il suit l’homme dans la tente où celui-ci entre avec la Madianite. Pinhas les tue tous les deux en les frappant au bas du ventre. Aussitôt le grand malheur qui frappe les Israélites s’arrête.
      9 Mais ce malheur a déjà fait 24 000 morts.
      10 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      11 « Le prêtre Pinhas, fils d’Élazar et petit-fils d’Aaron, a détourné ma colère des Israélites. En effet, il a été envers eux aussi sévère que moi. Oui, j’exige d’être leur seul Dieu. Pourtant, à cause de Pinhas, je ne les ai pas détruits.
      12 C’est pourquoi tu lui diras que je fais avec lui une alliance qui apporte la paix.
      13 Elle sera pour lui, pour ses fils et les fils de leurs fils. Elle fait d’eux des prêtres pour toujours. En effet, il a montré qu’il était uniquement attaché à moi, son Dieu. Ainsi, il a obtenu le pardon des péchés pour les Israélites. »
      14 L’Israélite qui a été tué avec la Madianite s’appelait Zimri, fils de Salou. C’était un des responsables de la tribu de Siméon.
      15 La Madianite s’appelait Kozbi, fille de Sour. Son père était chef de plusieurs clans d’une tribu madianite.
      16 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      17 « Attaquez les Madianites et tuez-les !
      18 En effet, dans l’affaire de Péor et dans celle de Kozbi, ils vous ont attaqués par la ruse. Kozbi était leur sœur, la fille d’un chef de Madian. On l’a tuée le jour du grand malheur de Péor. »

      Juges 6

      25 Cette nuit-là, le SEIGNEUR dit à Gédéon : « Prends le taureau de ton père, celui qui est né le deuxième et qui a sept ans. Après cela, tu détruiras l’autel où ton père adore le dieu Baal, et tu couperas le poteau sacré planté à côté.

      Juges 8

      27 Avec cet or, Gédéon fait la statue d’un dieu qu’il place dans son village, à Ofra. Les Israélites viennent à cet endroit pour adorer ce dieu, et la statue devient un piège pour Gédéon et pour sa famille.

      Juges 17

      1 Dans la région montagneuse d’Éfraïm, il y a un homme qui s’appelle Mika.
      2 Un jour, il dit à sa mère : « Quand quelqu’un t’a pris 1 100 pièces d’argent, tu as maudit le voleur, tu t’en souviens. Et j’ai même entendu ta malédiction. Eh bien, cet argent, c’est moi qui l’ai pris. » Sa mère répond : « Que le SEIGNEUR te bénisse, mon fils ! »
      3 Mika rend les 1 100 pièces d’argent à sa mère. Celle-ci lui dit : « J’ai décidé d’offrir cet argent au SEIGNEUR, pour toi, mon fils. Il servira à faire la statue d’un dieu recouverte de métal fondu. Je te redonne donc l’argent maintenant. »
      4 Après que Mika a rendu l’argent à sa mère, celle-ci prend 200 pièces d’argent et elle les donne au fondeur. L’ouvrier fabrique la statue d’un dieu recouverte de métal fondu, et on la place dans la maison de Mika.
      5 Cet homme, Mika, a chez lui un lieu pour adorer les dieux. Il fait fabriquer une autre statue de dieu et des petites statues sacrées. Puis il établit un de ses fils comme prêtre à son service.
      6 À cette époque, il n’y a pas de roi en Israël. Chacun fait ce qui lui plaît.
      7 Un jeune lévite habite à Bethléem, ville de la tribu de Juda, où il s’est installé.
      8 Il quitte Bethléem pour trouver un autre lieu où s’installer. En chemin, il arrive à la maison de Mika, dans la région montagneuse d’Éfraïm.
      9 Mika lui dit : « D’où viens-tu ? » L’homme répond : « Je suis un lévite de Bethléem, en Juda. Je cherche un endroit où m’installer. »
      10 Mika lui dit : « Reste chez moi et deviens le prêtre de ma famille. Je te donnerai dix pièces d’argent par an, des vêtements et ta nourriture. » Le lévite entre
      11 et il accepte de rester chez Mika. Celui-ci traite le jeune homme comme son fils.
      12 Mika l’établit comme prêtre à son service et il le loge chez lui.
      13 Mika se dit : « Maintenant, le SEIGNEUR me fera du bien, j’en suis sûr, puisque j’ai un lévite comme prêtre. »

      1 Samuel 15

      23 Oui, refuser d’obéir, c’est aussi grave que de consulter les devins. Résister au SEIGNEUR, c’est aussi grave que d’adorer les faux dieux. Tu as rejeté les ordres du SEIGNEUR. Alors le SEIGNEUR te rejette aussi : tu n’es plus roi ! »

      1 Samuel 19

      13 Mikal prend une statue en bois et elle la met dans le lit de David. Elle prend une moustiquaire faite de poils de chèvre. Elle la met à la tête du lit et elle couvre la statue avec une couverture.

      1 Samuel 21

      9 David demande encore à Ahimélek : « Est-ce que tu as ici une lance ou une épée ? Je n’ai pas emporté d’épée ni d’armes, parce que le roi m’a fait partir très vite. »

      1 Samuel 23

      9 David apprend que Saül prépare un mauvais coup contre lui. Il demande au prêtre Abiatar : « Apporte les objets sacrés pour consulter Dieu. »

      Esaïe 40

      19 À une statue ? C’est impossible ! Un artisan lui donne une forme, un autre la recouvre d’or et lui met des colliers d’argent.

      Esaïe 41

      7 Le sculpteur encourage celui qui travaille l’or et l’argent. L’artisan qui aplatit le métal au marteau encourage le forgeron. Il dit de son travail : “Ça va bien.” Puis on termine la statue d’un faux dieu en la fixant avec des clous. »

      Esaïe 46

      6 Certains sortent beaucoup d’or de leur poche. Ils pèsent l’argent dans une balance. Ils demandent à un fondeur de leur fabriquer un dieu. Ensuite, ils s’inclinent devant ce dieu et ils l’adorent.

      Jérémie 2

      28 Moi, je vous répondrai : “Les dieux que vous avez fabriqués, où sont-ils ? Qu’ils viennent vous sauver quand vous serez dans le malheur, s’ils en sont capables ! En effet, vous avez autant de dieux que de villes, gens de Juda.”

      Ezéchiel 8

      1 C’était la sixième année après la déportation. Le sixième mois, le 5 du mois, j’étais assis chez moi, et des anciens de Juda étaient assis devant moi. C’est là que la puissance du Seigneur DIEU m’a saisi tout à coup.
      2 Voici ce que je vois : Quelqu’un est là. Il a une forme qui ressemble à un homme. Au-dessous de ce qui a l’air d’être sa taille, son corps est comme du feu. Au-dessus, il y a une sorte de lumière, brillante comme de l’or rougi au feu.
      3 Il tend quelque chose comme une main et me saisit par les cheveux. Alors, dans cette vision qui vient de Dieu, l’esprit me soulève entre ciel et terre et m’emmène à Jérusalem. Je me retrouve à l’intérieur de la porte nord de la ville, là où on a placé une statue qui est une insulte à Dieu.
      4 Or la gloire du Dieu d’Israël m’apparaît à cet endroit, comme elle m’est déjà apparue dans la vallée.
      5 Dieu me dit : « Toi, l’homme, regarde vers le nord. » Je regarde dans cette direction. À la porte du nord, il y a un autel. La statue qui est une insulte à Dieu se trouve près de l’entrée qui conduit à l’autel.
      6 Il ajoute : « Toi, l’homme, est-ce que tu vois ce qu’ils font ? Ici, les gens d’Israël commettent des actions horribles pour m’éloigner de mon lieu saint. Tu vas voir encore d’autres choses aussi horribles. »
      7 Il me transporte à l’entrée de la cour du temple. Je vois qu’il y a un trou dans le mur.
      8 Dieu me dit : « Toi, l’homme, fais un trou dans le mur. » Je fais un trou, et il y a alors un passage.
      9 Il me dit : « Entre et regarde. Les gens font ici des choses horribles et dégoûtantes. »
      10 J’entre et voici ce que je vois : autour de moi, les murs sont couverts de dessins qui représentent des serpents et des bêtes dégoûtantes. Tous les faux dieux des Israélites sont dessinés sur les murs.
      11 Soixante-dix anciens du peuple d’Israël sont debout devant les faux dieux. Parmi eux, il y a Yazania, fils de Chafan. Chacun tient un brûle-parfum à la main, et la fumée d’encens monte vers le ciel.
      12 Dieu me dit : « Toi, l’homme, est-ce que tu as vu ce que les anciens du peuple d’Israël font en se cachant, chacun à sa place devant son faux dieu. Ils disent : “Le SEIGNEUR ne peut pas nous voir, il a quitté le pays.” »
      13 Dieu ajoute : « Tu vas voir qu’ils commettent encore d’autres actions aussi horribles. »
      14 Il me transporte vers la porte nord du temple. Des femmes sont assises à cet endroit et elles pleurent sur la mort de Tammouz.
      15 Il me demande : « Toi, l’homme, est-ce que tu as bien vu ? Tu vas voir des choses encore plus horribles que celles-ci. »
      16 Il me transporte vers la cour intérieure du temple. À l’entrée du lieu saint, entre la cour et l’autel, il y a à peu près 25 hommes. Ils tournent le dos au lieu saint et ils se mettent à genoux, le front contre le sol, dans la direction de l’est, pour adorer le soleil.
      17 Dieu me demande : « Toi, l’homme, est-ce que tu vois ? Eh bien, ces gens de Juda ne se contentent pas des actions horribles qu’ils commettent ici. Ils remplissent en plus le pays de violence, ils font tout pour me mettre en colère. Et maintenant, ils approchent une petite branche de leur nez.
      18 C’est pourquoi à mon tour, j’agirai avec une violente colère. Je n’aurai pas un regard indulgent pour eux, je serai sans pitié. Ils pourront m’appeler à grands cris, je ne les écouterai pas. »

      Osée 8

      5 Gens de Samarie, rejetez donc votre veau d’or ! Vous m’avez mis en colère. Vous n’êtes pas capables de mener une vie sans fautes. Jusqu’à quand cela durera-t-il ?

      Jean 5

      21 En effet, le Père réveille les morts et il leur donne la vie. De la même façon, le Fils donne la vie à qui il veut.

      Actes 17

      16 Paul attend Silas et Timothée à Athènes. Il voit que, dans la ville, on adore beaucoup de faux dieux. C’est pourquoi il est vraiment triste.

      1 Corinthiens 5

      10 Je ne voulais pas parler de tous ceux qui, dans ce monde, ont une vie immorale. Je ne parlais pas non plus de tous les voleurs, de tous les avares, ou de tous ceux qui adorent les faux dieux. Dans ce cas, vous devriez sortir du monde !

      1 Corinthiens 6

      10 les voleurs, les avares, ceux qui boivent trop, ceux qui insultent les autres, les bandits, ces gens-là n’auront pas de place dans le Royaume de Dieu !

      1 Corinthiens 8

      4 Donc, est-ce qu’on peut manger la viande des animaux offerts aux faux dieux ? Les faux dieux n’existent pas dans le monde, nous le savons bien, et il n’y a qu’un seul Dieu.
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