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INTERDIT

Institution fort ancienne, qui s'est transmise, avec des modifications, jusque dans l'Église chrétienne. Elle s'inspire d'une idée primitive très générale : ce qui doit servir à l'usage de la divinité doit être détourné de son usage ordinaire et mis à part (objets consacrés, offrandes votives, etc.). L'interdit est un cas particulier de consécration : ce qui a été voué par interdit, doit être entièrement détruit (ou égorgé s'il s'agit d'êtres vivants, animaux ou créatures humaines), cet anéantissement étant le seul moyen d'éviter que ce qui a été consacré à la divinité puisse servir à qui que ce soit. Ainsi le mot « interdit » est-il devenu synonyme de « destruction totale ».

1.

La forme la plus ancienne et la plus répandue de l'interdit est l'interdit en temps de guerre. En théorie, il doit toujours être exercé de la manière la plus rigoureuse : lorsqu'une ville prise est vouée à l'interdit, tout doit être détruit : hommes, femmes, enfants, bestiaux sont passés au fil de l'épée et les biens de toute nature sont anéantis par le feu (De 13:15-18). Le traitement des Amalécites (1Sa 15) en est un exemple célèbre. Le cas d'Acan (Jos 7), après la prise et la mise à l'interdit de Jérico, éclaire d'un jour particulier l'idée religieuse associée à la coutume de l'interdit : toute chose vouée à l'interdit devient la propriété inviolable de l'Éternel ; si elle peut être mise dans le « trésor de la maison de l'Éternel », on ne la détruit pas (Jos 6:19,24) ; sinon elle devient « tabou » et possède la contagion mortelle de ce qui est sacré. (cf. Le 27:28) Ainsi, en retenant une partie des objets voués à l'interdit pour se les approprier, Acan provoqua une rupture du peuple. avec l'Éternel et toutes les désastreuses conséquences qu'elle comportait (Jos 6:18 7, cf. De 7:25). En pratique, on rencontre fréquemment une forme adoucie de l'interdit, mais d'un caractère moins religieux et moins moral. On détruit les êtres humains que l'on craint, mais le bétail et le butin deviennent la propriété des vainqueurs (De 2:34 3:6 et suivant, Jos 11:14). La loi permet même parfois que les femmes et les enfants fassent partie du butin et soient épargnés (De 20:10 et suivant). Dans certaines circonstances spéciales, les jeunes filles seules ont la vie sauve (No 31:17 et suivant, Jug 21:11 et suivant).

2.

Une autre forme de l'interdit s'applique comme punition juridique parmi les membres de la communauté théocratique que forme Israël. Elle apparaît dans la législation la plus ancienne, à l'égard de l'apostolat (Ex 22:20), et le code deutéronomique l'étend à la cité idolâtre (De 13:12,18). Ici, l'interdit doit toujours être rigoureusement appliqué. Mais plus tard, la mise à mort se transforme en exclusion (Esd 10:8). Ce sera le point de départ d'une lente évolution, qu'on retrouve ainsi au début de l'ère chrétienne dans les communautés juives, et dans l'Église chrétienne (voir Excommunication).

3.

Enfin, l'interdit peut être appliqué à des circonstances privées, par une personne : (Le 27:28) dans ce passage, l'interdit désigne la consécration particulièrement rare et solennelle, inaliénable, par un Israélite, d'êtres ou d'objets déterminés (personne, animal ou champ du patrimoine) à l'Éternel. Cet acte dépasse la consécration ordinaire, dont il est question dans les passages précédents. Tandis que, pour celle-ci, les objets sont désignés par les termes de « consacrés » (Vers. Syn.), ou « sanctifiés » (Sg.), et peuvent être rachetés, --ceux qui sont voués à l'interdit sont « entièrement consacrés » (Vers. Syn.), ou « d'une sainteté éminente » (traduction du Rabbinat français), et ne sont pas susceptibles de rachat (cf. No 18:14, Eze 44:29, et l'expression « corban » dans Mr 7:11). La Bbl. Cent., jugeant incroyable que la loi sacerdotale pût reconnaître à un particulier le droit de tuer l'un des siens en le vouant à JHVH, suppose que cet article « est un rappel, sans application pratique, d'un antique usage tombé en désuétude », à moins qu'il ne s'agisse, malgré les apparences, d'une sentence de tribunal comme Ex 22:20.

4.

L'interdit était pratiqué, en dehors d'Israël, sous sa forme la plus rigoureuse, par divers peuples, les Moabites, peut-être aussi les Ammonites. On retrouve des pratiques semblables chez beaucoup de peuples non civilisés modernes. Lorsque des tribus ennemies considèrent chacune leurs dieux respectifs comme alimentés, entretenus, soutenus par les sacrifices de leurs fidèles, l'extermination des vaincus devient oeuvre aussi religieuse que patriotique, en ce qu'elle contribue à anémier leur dieu en lui supprimant non seulement des soldats, mais aussi des adorateurs.

Quant à son application par les Hébreux, dans la conquête de Josué, il est vraisemblable qu'elle n'a pas été aussi brutale que ne la décrivent les textes plus tardifs et pénétrés de l'esprit de généralisation de l'époque exilique. Certes les Hébreux de la conquête étaient bien de leur époque ; mais des massacres aussi effroyables que ceux qui sont décrits dans des passages comme Jos 11:11-14 sont probablement exagérés sous l'influence des prescriptions plus tardives du Deut. ; nous ne pouvons déterminer dans quelle mesure le paganisme cananéen, dont l'action pernicieuse s'est exercée pendant plusieurs siècles sur la religion israélite, a pu influencer la rédaction de ces prescriptions deuté-ronomistes et des passages de Josué relatifs à l'interdit, mais cette influence semble réelle.

5. Quoi qu'il en soit, on peut distinguer quelques-uns des éléments déterminants, à caractère nettement moral et religieux, qui ont été à l'origine de cette pratique ; ainsi dans No 21:2 et suivant, elle se présente comme un acte de reconnaissance envers l'Éternel, en conformité avec un voeu précédemment fait : car il y a une solidarité réelle entre un dieu et son clan, et, même en Israël, les guerres des Hébreux sont les « guerres de l'Éternel » (voir Guerre). Il faut aussi voir à l'origine de l'interdit un moyen de protéger la communauté contre une menace sérieuse pour sa vie religieuse ; c'est ce que met en lumière le passage De 20:13-16, qui n'autorise des adoucissements à l'interdit du temps de guerre que lorsque les ennemis vaincus habitent loin du territoire palestinien, mais maintient toute sa rigueur à l'égard des peuples au milieu desquels vivait Israël, « afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les pratiques abominables qu'ils font en l'honneur de leurs dieux, et que vous ne péchiez pas contre l'Éternel votre Dieu » (De 20:18).

Ainsi, dans la forme la plus rigoureuse de l'interdit, on trouve un élément religieux, et même moral, puisqu'il oblige au renoncement complet à tout bénéfice ou profit matériel quelconque dans la victoire, et accentue la gratitude du vainqueur pour le Dieu qui lui a permis cette victoire. Mais les atténuations apportées à l'interdit lui ont enlevé cet élément moral, en ne lui laissant que sa signification religieuse. « L'interdit est donc une manifestation du zèle religieux à une époque où le sens moral était moins développé que le sens religieux. » (A.R.S. Kennedy.) R. de R.

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Versets relatifs

    • Exode 22

      20 Celui qui offre des sacrifices à d'autres dieux qu'à l'Éternel seul sera voué à l'extermination.

      Lévitique 27

      28 Tout ce qu'un homme dévouera par interdit à l'Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété ; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l'Éternel.

      Nombres 18

      14 Tout ce qui sera dévoué par interdit en Israël sera pour toi.

      Nombres 21

      2 Alors Israël fit un voeu à l'Éternel, et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit.

      Nombres 31

      17 Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui ;

      Josué 6

      7 Et il dit au peuple : Marchez, faites le tour de la ville, et que les hommes armés passent devant l'arche de l'Éternel.
      18 Gardez-vous seulement de ce qui sera dévoué par interdit ; car si vous preniez de ce que vous aurez dévoué par interdit, vous mettriez le camp d'Israël en interdit et vous y jetteriez le trouble.
      19 Tout l'argent et tout l'or, tous les objets d'airain et de fer, seront consacrés à l'Éternel, et entreront dans le trésor de l'Éternel.
      24 Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s'y trouvait ; seulement ils mirent dans le trésor de la maison de l'Éternel l'argent, l'or et tous les objets d'airain et de fer.

      Josué 7

      1 Les enfants d'Israël commirent une infidélité au sujet des choses dévouées par interdit. Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérach, de la tribu de Juda, prit des choses dévouées. Et la colère de l'Éternel s'enflamma contre les enfants d'Israël.
      2 Josué envoya de Jéricho des hommes vers Aï, qui est près de Beth Aven, à l'orient de Béthel. Il leur dit : Montez, et explorez le pays. Et ces hommes montèrent, et explorèrent Aï.
      3 Ils revinrent auprès de Josué, et lui dirent : Il est inutile de faire marcher tout le peuple ; deux ou trois mille hommes suffiront pour battre Aï ; ne donne pas cette fatigue à tout le peuple, car ils sont en petit nombre.
      4 Trois mille hommes environ se mirent en marche, mais ils prirent la fuite devant les gens d'Aï.
      5 Les gens d'Aï leur tuèrent environ trente-six hommes ; ils les poursuivirent depuis la porte jusqu'à Schebarim, et les battirent à la descente. Le peuple fut consterné et perdit courage.
      6 Josué déchira ses vêtements, et se prosterna jusqu'au soir le visage contre terre devant l'arche de l'Éternel, lui et les anciens d'Israël, et ils se couvrirent la tête de poussière.
      7 Josué dit : Ah ! Seigneur Éternel, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer entre les mains des Amoréens et nous faire périr ? Oh ! si nous eussions su rester de l'autre côté du Jourdain !
      8 De grâce, Seigneur, que dirai-je, après qu'Israël a tourné le dos devant ses ennemis ?
      9 Les Cananéens et tous les habitants du pays l'apprendront ; ils nous envelopperont, et ils feront disparaître notre nom de la terre. Et que feras-tu pour ton grand nom ?
      10 L'Éternel dit à Josué : Lève-toi ! Pourquoi restes-tu ainsi couché sur ton visage ?
      11 Israël a péché ; ils ont transgressé mon alliance que je leur ai prescrite, ils ont pris des choses dévouées par interdit, ils les ont dérobées et ont dissimulé, et ils les ont cachées parmi leurs bagages.
      12 Aussi les enfants d'Israël ne peuvent-ils résister à leurs ennemis ; ils tourneront le dos devant leurs ennemis, car ils sont sous l'interdit ; je ne serai plus avec vous, si vous ne détruisez pas l'interdit du milieu de vous.
      13 Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras : Sanctifiez-vous pour demain ; car ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Il y a de l'interdit au milieu de toi, Israël ; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu'à ce que vous ayez ôté l'interdit du milieu de vous.
      14 Vous vous approcherez le matin selon vos tribus ; et la tribu que désignera l'Éternel s'approchera par famille, et la famille que désignera l'Éternel s'approchera par maisons, et la maison que désignera l'Éternel s'approchera par hommes.
      15 Celui qui sera désigné comme ayant pris de ce qui était dévoué par interdit sera brûlé au feu, lui et tout ce qui lui appartient, pour avoir transgressé l'alliance de l'Éternel et commis une infamie en Israël.
      16 Josué se leva de bon matin, et il fit approcher Israël selon ses tribus, et la tribu de Juda fut désignée.
      17 Il fit approcher les familles de Juda, et la famille de Zérach fut désignée. Il fit approcher la famille de Zérach par maisons, et Zabdi fut désigné.
      18 Il fit approcher la maison de Zabdi par hommes, et Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérach, de la tribu de Juda, fut désigné.
      19 Josué dit à Acan : Mon fils, donne gloire à l'Éternel, le Dieu d'Israël, et rends-lui hommage. Dis-moi donc ce que tu as fait, ne me le cache point.
      20 Acan répondit à Josué, et dit : Il est vrai que j'ai péché contre l'Éternel, le Dieu d'Israël, et voici ce que j'ai fait.
      21 J'ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d'argent, et un lingot d'or du poids de cinquante sicles ; je les ai convoités, et je les ai pris ; ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente, et l'argent est dessous.
      22 Josué envoya des gens, qui coururent à la tente ; et voici, les objets étaient cachés dans la tente d'Acan, et l'argent était dessous.
      23 Ils les prirent du milieu de la tente, les apportèrent à Josué et à tous les enfants d'Israël, et les déposèrent devant l'Éternel.
      24 Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérach, l'argent, le manteau, le lingot d'or, les fils et les filles d'Acan, ses boeufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, et tout ce qui lui appartenait ; et ils les firent monter dans la vallée d'Acor.
      25 Josué dit : Pourquoi nous as-tu troublés ? L'Éternel te troublera aujourd'hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida,
      26 et l'on éleva sur Acan un grand monceau de pierres, qui subsiste encore aujourd'hui. Et l'Éternel revint de l'ardeur de sa colère. C'est à cause de cet événement qu'on a donné jusqu'à ce jour à ce lieu le nom de vallée d'Acor.

      Josué 11

      11 On frappa du tranchant de l'épée et l'on dévoua par interdit tous ceux qui s'y trouvaient, il ne resta rien de ce qui respirait, et l'on mit le feu à Hatsor.
      12 Josué prit aussi toutes les villes de ces rois et tous leurs rois, et il les frappa du tranchant de l'épée, et il les dévoua par interdit, comme l'avait ordonné Moïse, serviteur de l'Éternel.
      13 Mais Israël ne brûla aucune des villes situées sur des collines, à l'exception seulement de Hatsor, qui fut brûlée par Josué.
      14 Les enfants d'Israël gardèrent pour eux tout le butin de ces villes et le bétail ; mais ils frappèrent du tranchant de l'épée tous les hommes, jusqu'à ce qu'ils les eussent détruits, sans rien laisser de ce qui respirait.

      Juges 21

      11 Voici ce que vous ferez : vous dévouerez par interdit tout mâle et toute femme qui a connu la couche d'un homme.

      1 Samuel 15

      1 Samuel dit à Saül : C'est moi que l'Éternel a envoyé pour t'oindre roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc ce que dit l'Éternel.
      2 Ainsi parle l'Éternel des armées : Je me souviens de ce qu'Amalek fit à Israël, lorsqu'il lui ferma le chemin à sa sortie d'Égypte.
      3 Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l'épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes.
      4 Saül convoqua le peuple, et en fit la revue à Thelaïm : il y avait deux cent mille hommes de pied, et dix mille hommes de Juda.
      5 Saül marcha jusqu'à la ville d'Amalek, et mit une embuscade dans la vallée.
      6 Il dit aux Kéniens : Allez, retirez-vous, sortez du milieu d'Amalek, afin que je ne vous fasse pas périr avec lui ; car vous avez eu de la bonté pour tous les enfants d'Israël, lorsqu'ils montèrent d'Égypte. Et les Kéniens se retirèrent du milieu d'Amalek.
      7 Saül battit Amalek depuis Havila jusqu'à Schur, qui est en face de l'Égypte.
      8 Il prit vivant Agag, roi d'Amalek, et il dévoua par interdit tout le peuple en le passant au fil de l'épée.
      9 Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs boeufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu'il y avait de bon ; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif.
      10 L'Éternel adressa la parole à Samuel, et lui dit :
      11 Je me repens d'avoir établi Saül pour roi, car il se détourne de moi et il n'observe point mes paroles. Samuel fut irrité, et il cria à l'Éternel toute la nuit.
      12 Il se leva de bon matin, pour aller au-devant de Saül. Et on vint lui dire : Saül est allé à Carmel, et voici, il s'est érigé un monument ; puis il s'en est retourné, et, passant plus loin, il est descendu à Guilgal.
      13 Samuel se rendit auprès de Saül, et Saül lui dit : Sois béni de l'Éternel ! J'ai observé la parole de l'Éternel.
      14 Samuel dit : Qu'est-ce donc que ce bêlement de brebis qui parvient à mes oreilles, et ce mugissement de boeufs que j'entends ?
      15 Saül répondit : Ils les ont amenés de chez les Amalécites, parce que le peuple a épargné les meilleures brebis et les meilleurs boeufs, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu ; et le reste, nous l'avons dévoué par interdit.
      16 Samuel dit à Saül : Arrête, et je te déclarerai ce que l'Éternel m'a dit cette nuit. Et Saül lui dit : Parle !
      17 Samuel dit : Lorsque tu étais petit à tes yeux, n'es-tu pas devenu le chef des tribus d'Israël, et l'Éternel ne t'a-t-il pas oint pour que tu sois roi sur Israël ?
      18 L'Éternel t'avait fait partir, en disant : Va, et dévoue par interdit ces pécheurs, les Amalécites ; tu leur feras la guerre jusqu'à ce que tu les aies exterminés.
      19 Pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel ? pourquoi t'es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l'Éternel ?
      20 Saül répondit à Samuel : J'ai bien écouté la voix de l'Éternel, et j'ai suivi le chemin par lequel m'envoyait l'Éternel. J'ai amené Agag, roi d'Amalek, et j'ai dévoué par interdit les Amalécites ;
      21 mais le peuple a pris sur le butin des brebis et des boeufs, comme prémices de ce qui devait être dévoué, afin de les sacrifier à l'Éternel, ton Dieu, à Guilgal.
      22 Samuel dit : L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.
      23 Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l'Éternel, il te rejette aussi comme roi.
      24 Alors Saül dit à Samuel : J'ai péché, car j'ai transgressé l'ordre de l'Éternel, et je n'ai pas obéi à tes paroles ; je craignais le peuple, et j'ai écouté sa voix.
      25 Maintenant, je te prie, pardonne mon péché, reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel.
      26 Samuel dit à Saül : Je ne retournerai point avec toi ; car tu as rejeté la parole de l'Éternel, et l'Éternel te rejette, afin que tu ne sois plus roi sur Israël.
      27 Et comme Samuel se tournait pour s'en aller, Saül le saisit par le pan de son manteau, qui se déchira.
      28 Samuel lui dit : L'Éternel déchire aujourd'hui de dessus toi la royauté d'Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi.
      29 Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir.
      30 Saül dit encore : J'ai péché ! Maintenant, je te prie, honore-moi en présence des anciens de mon peuple et en présence d'Israël ; reviens avec moi, et je me prosternerai devant l'Éternel, ton Dieu.
      31 Samuel retourna et suivit Saül, et Saül se prosterna devant l'Éternel.
      32 Puis Samuel dit : Amenez-moi Agag, roi d'Amalek. Et Agag s'avança vers lui d'un air joyeux ; il disait : Certainement, l'amertume de la mort est passée.
      33 Samuel dit : De même que ton épée a privé des femmes de leurs enfants, ainsi ta mère entre les femmes sera privée d'un fils. Et Samuel mit Agag en pièces devant l'Éternel, à Guilgal.
      34 Samuel partit pour Rama, et Saül monta dans sa maison à Guibea de Saül.
      35 Samuel n'alla plus voir Saül jusqu'au jour de sa mort ; car Samuel pleurait sur Saül, parce que l'Éternel se repentait d'avoir établi Saül roi d'Israël.

      Esdras 10

      Ezéchiel 44

      29 Ils se nourriront des offrandes, des sacrifices d'expiation et de culpabilité ; et tout ce qui sera dévoué par interdit en Israël sera pour eux.

      Marc 7

      11 Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à Dieu,
    • Exode 22

      Lévitique 27

      Nombres 18

      Nombres 21

      Nombres 31

      Josué 6

      Josué 7

      1

      Les Israélites battus à Aï. (Josué 7:1-5)
      La prière et l'humiliation de Josué. (Josué 7:6-9)
      Dieu enseigne à Josué ce qu'il doit faire. (Josué 7:10-5)
      La faute d'Acan est dévoilée, il est lapidé. (Josué 7:16-26)

      Acan prit pour lui, une partie du butin de Jéricho. L'amour du monde est une racine d'amertume, la pire de toutes.

      Nous devrions veiller à ne pas céder au péché, de peur qu'il ne nous souille, ou nous remplisse d'amertume, Heb 12:15 ; ne fréquentons pas non plus assidûment les pécheurs, sinon nous serons associés à leur conduite fautive. Nous devons par contre, dissuader ceux qui sont tentés de commettre le péché, ce qui ne pourrait que nous nuire. La rapide conquête de Jéricho a suscité l'étonnement de l'ennemi, tout en montrant aux enfants d'Israël que l'Éternel se chargeait de combattre pour eux.

      Certaines personnes abusent parfois de la Grâce et des Promesses divines, demandant à Dieu d'accomplir ce qu'elles ne veulent pas faire. Nous devons travailler à notre propre salut, malgré le fait que ce soit Dieu qui œuvre en nous !

      Israël a remporté une réelle victoire sur les Cananéens : les Hébreux s'étaient humiliés et réconciliés avec Dieu, alors que, parallèlement, le peuple de Canaan endurcissait son cœur, courant ainsi à sa ruine.

      6 Josué se souciait de l'honneur de l'Éternel, plus que du destin d'Israël : il marchait selon l'Esprit. Il invoqua Dieu.

      Il se lamentait de la défaite des Hébreux, tout en méditant sur la Puissance, la Sagesse, la Bonté et la fidélité divines. Dans de telles situations, il n'est de meilleur plan que de faire appel au grand Nom de l'Éternel. Que Dieu soit glorifié en toutes choses et que Sa volonté soit accomplie !

      10 Dieu incita Josué à enquêter, afin de trouver la raison qui empêchait Israël de pouvoir résister à ses ennemis.

      Les périodes de danger et d'épreuve que nous pouvons traverser, devraient être propices à une remise en cause personnelle. Nous devrions « enquêter » dans nos maisons, notre propre cœur, et essayer ainsi de discerner exactement ce qui entraîne ce vif mécontentement divin : une convoitise cachée, un gain malhonnête, le fait d'avoir offensé gravement Dieu ou quelqu'un...

      Tant que nous n'aurons pas réglé ce problème, au fond de notre cœur, au sein de notre famille ou de notre maison, il ne sera pas possible d'aller de l'avant. Quand le péché et son auteur sont démasqués, on peut alors se confier à Dieu. Grâce à Son Jugement infaillible, Dieu est à même de distinguer l'innocent du coupable ; bien que ces derniers puissent faire partie d'une même famille, le fautif ne sera jamais traité comme le juste !

      16 Remarquez, dans ce passage, la folie de ceux qui se sont corrompus secrètement dans le péché ! Le Dieu trois fois Saint possède de nombreux moyens pour amener au jour les œuvres cachées des ténèbres. Remarquez également combien cela nous concerne : quand Dieu est aux prises avec notre conscience, Il cherche à nous révéler l'origine de nos manquements. Nous devons prier comme le faisait Job : « Seigneur, montre-moi pourquoi Tu luttes contre moi » !

      Le péché d'Acan commença par la convoitise des yeux. Il vit ces richesses de la même manière qu'Ève regarda le fruit défendu. Nous pouvons noter au passage, que les souffrances du cœur suivent la convoitise de nos yeux ; quel besoin avons-nous de désirer quelque chose de malsain, si nous savons, qu'à terme, nous finirons par pleurer ? Tous ces maux émanent du cœur. Ceux qui veulent être préservés du mal, doivent « tuer » leurs mauvais désirs, particulièrement ceux concernant les richesses de ce monde. Tous ces maux proviennent du cœur.

      Ceux qui veulent éviter de commettre de mauvaises actions, doivent d'abord s'examiner, pour bannir leurs mauvais désirs, en particulier tous ceux qui sont liés aux convoitises de ce monde. Si Acan avait regardé les richesses du butin avec les yeux de la foi, il aurait immédiatement vu qu'il allait pécher en voulant les dérober ; mais il les a regardées avec des yeux remplis de convoitise. Dès qu'il commit ce péché, il chercha à le dissimuler, ce qui devint pour lui un véritable fardeau : il était dans l'impossibilité d'utiliser son butin.

      Que de déception le péché peut amener ! Au début on éprouve du plaisir, mais plus tard, que d'amertume ! De quelle folie peuvent faire preuve, ceux qui osent « voler » Dieu ! Le péché est un acte qui occasionne des dégâts, non seulement à son auteur, mais aussi à tout son entourage. Le Dieu de Droiture donnera certainement une juste punition à ceux qui ont persécuté Son peuple.

      Acan ne périt pas seul, par son péché : ses fils et ses filles furent aussi lapidés ; il est d'ailleurs probable qu'ils aient aidé leur père à cacher ces richesses dérobées : ils savaient tous qu'il était un voleur.

      Que d'issues fatales observe-t-on en ce monde, pour le pécheur et tout ce qui lui appartient ! L'homme inique, ne peut que détruire le bien de son entourage : quelle sera alors la colère divine qui en résultera ?

      Fuyons ce monde de péché, pour nous réfugier sous la protection de Jésus-Christ, l'Ami des âmes repentantes.

      On peut noter dans cette histoire d'Acan, une certaine Progression : le péché initial entra d'abord dans son cœur, puis au sein de sa famille, pour servir enfin de triste exemple aux yeux du peuple ; la loi divine était transgressée et pour finir, à terme, le sacrifice de Jésus Christ.

      Josué 11

      Juges 21

      1 Samuel 15

      1

      Saül est envoyé pour détruire Amalek. (1 Samuel 15:1-9)
      Saül tente d'expliquer sa conduite. (1 Samuel 15:10-23)
      La fausse humiliation de Saül. (1 Samuel 15:24-31)
      Agag mis à mort, Samuel et Saül se séparent. (1 Samuel 15:32-35)

      La sentence de condamnation contre les Amalécites était prévue depuis longtemps, Exode 17:14;De 25:19, mais ils furent épargnés tant que la nature de leurs péchés n'avait pas atteint son comble.

      Nous pouvons être convaincus que le Seigneur agit avec Justice envers tous. L'évocation de la bonté exercée par les ancêtres des Kéniens, en faveur des fils d'Israël, alors que l'Éternel punissait les Amalécites, a manifesté la Droiture divine dans ce cas.

      Il est dangereux de se trouver en compagnie des ennemis de Dieu, et c'est notre devoir, comme notre intérêt, de nous séparer d'eux, de peur que nous ne soyons mêlés à leurs péchés et aux fléaux que le ciel leur fait subir, Apocalypse 18:4.

      Le commandement de l'Éternel était catégorique, en fait, il mettait à l'épreuve l'obéissance de Saül ; la conduite de ce dernier reflétait manifestement son orgueil et sa rébellion contre Dieu. Saül ne détruisit chez les Amalécites, que ce qui était misérable et chétif, mais épargna ce qui était bon : il s'opposait ainsi aux prescriptions et à la Justice divines.

      10 La repentance devant Dieu n'est pas une simple modification d'intention, ce doit être aussi un changement de vie. Saül n'a pas exécuté les prescriptions de l'Éternel. Ce Dernier annonce en effet : « Il s'est détourné de Moi ». Par cette attitude, Saül fit de Dieu son ennemi.

      Samuel, malgré tout, passa toute une nuit en prière pour plaider en faveur de Saül.

      Les croyants éprouvent de la peine en voyant les pécheurs rejeter Dieu : ce Dernier ne désire pas leur perte et nous devrions d'ailleurs, avoir la même attitude à leur égard. Saül vanta son obéissance à Dieu, auprès du prophète. Les pécheurs pensent qu'en se justifiant eux-mêmes, ils peuvent ainsi échapper à la Justice du Seigneur.

      Le bruit que faisait le bétail capturé aux Amalécites, était comme la « rouille de l'argent », Jacques 5:3 : il était un véritable témoin à charge contre Saül.

      Beaucoup se vantent de leur obéissance aux commandements divins ! Cela révèle en fait leur appartenance à la chair, leur amour du monde, leur état d'esprit étroit et belliqueux, ainsi que leur négligence de la dévotion, véritables témoins de leur vraie nature. Remarquez quelle est la racine de la convoitise et la culpabilité que procure le péché : ce dernier est à l'origine de tout ce qui est mauvais aux yeux du Seigneur ; l'iniquité est synonyme de désobéissance : « pourquoi n'as-tu pas écouté la voix de l'Éternel » (verset \\#19\\) ?

      Le cœur charnel est trompeur, comme l'était celui de Saül, qui pensait pouvoir échapper aux commandements divins en accomplissant ce qui lui plaisait.

      Il est difficile de convaincre les enfants de leur insubordination. Une obéissance humble, sincère, et entière à la volonté divine, est plus agréable au Seigneur que tous nos sacrifices personnels ou diverses offrandes. Dieu est plus honoré et glorifié par l'obéissance, que par le sacrifice. Il est beaucoup plus facile d'apporter en sacrifice à Dieu, un bœuf ou un agneau, que de soumettre chacune de nos pensées à la volonté divine, dans un sentiment de parfaite obéissance. Ceux qui refusent de se soumettre à l'autorité et à la volonté divines, seront incapables et indignes de diriger les autres !

      24 Il y avait plusieurs signes d'hypocrisie dans le repentir de Saül : - Il implora uniquement Samuel, et semblait se préoccuper de son avis, et de gagner sa faveur. - Il tenta de se disculper, même en admettant sa faute, ce qui n'est jamais la voie de la vraie repentance. - Tous ses efforts tendaient à sauver sa réputation, et à préserver son intérêt à régner sur le peuple.

      Les hommes sont inconstants et changent souvent d'avis, ce qui ne peut que les affaiblir et leur faire manquer leurs objectifs : c'est alors que l'imprévisible se produit, contrecarrant tous leurs plans. Mais la marche avec Dieu ne va pas dans ce sens : la « Force d'Israël » (l'Éternel) ne faillira jamais !

      32 Beaucoup pensent que la peine occasionnée par la mort d'êtres chers, finit malgré tout, par s'estomper assez rapidement ; ils essaient d'oublier volontairement ce moment tragique, encore présent dans leur mémoire.

      Samuel appela Agag, pour lui rappeler les fautes commises par ce dernier : le roi d'Amalek fut en effet animé par la même cruauté que ses ancêtres, et devait en toute justice, en subir les conséquences. Saül sembla rester indifférent au mécontentement divin, relatif à cette affaire, malgré le fait que Samuel pria jour et nuit en sa faveur. Il en était de même pour Jérusalem, qui se croyait en sécurité, alors que Christ pleurait à son sujet !

      Désirons-nous vraiment accomplir intégralement la volonté de Dieu ? Tournons-nous vers Lui, non pas de manière « artificielle », mais en toute sincérité !

      Esdras 10

      Ezéchiel 44

      Marc 7

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