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JAËL

Femme de Héber le Kénien, connue dans l'histoire de Débora comme la meurtrière du roi Sisera, ennemi d'Israël. (voir Jug 4-5) Après la victoire de Barak sur les Cananéens à Méguiddo, Sisera vaincu, poursuivi par les Israélites, passa auprès de la tente de Jaël et crut trouver chez elle un refuge, selon les lois de l'hospitalité en honneur chez les bédouins. D'après le récit en prose (Jug 4), Jaël, après lui avoir donné à boire, attendit son sommeil pour l'assassiner en lui perçant la tempe avec un piquet de tente (verset 21). D'après le poème, appelé « cantique de Débora » (Jug 5), elle le frappa à l'instant même où il buvait à la coupe pleine de lait qu'elle lui tendait (verset 26). Elle dut commettre cet acte affreux de trahison pour servir la cause israélite : on la décrit s'empressant au-devant de Barak afin de lui annoncer la nouvelle (Jug 4:22) ; aussi est-elle louée sans réserve par le poète, comme un instrument de Jéhovah (cf. la prédiction de Débora dans Jug 4:9: tout le mérite de la victoire revient à l'Éternel, qui a choisi pour vaincre ses ennemis deux simples femmes). Cette approbation du crime s'explique par le caractère guerrier de ce chant : tous les moyens semblent bons à l'auteur pour supprimer les ennemis de Jéhovah.

La famille du Kénien Héber intervient d'une façon assez inattendue dans l'histoire de Débora. La tradition représente les Kéniens (voir ce mot) comme descendants de Caïn, et explique par là leur existence de nomades ; ce groupement eut de bonne heure des relations d'amitié avec les tribus hébraïques : le beau-père de Moïse est représenté comme un Kénien. Bédouins non israélites, voyageant de pâturage en pâturage, ils ne devaient pas être considérés par les Cananéens comme des envahisseurs au même titre que les tribus hébraïques. Cela peut expliquer la notice de Jug 4:17 sur les relations amicales entre Héber et Jabin, roi cananéen de Hatsor. On ne s'attendrait pourtant pas à trouver les Kéniens, bédouins du Négeb (désert du S.) au Nord de la Palestine à Kédès (verset 11) ; moins surprenante est la suite du récit, qui nous montre Jaël installée dans la plaine de Jizréel, sur le passage de Sisera fuyant, aux environs de Haroseth-Goïm, car des troupes de bédouins du S. pouvaient fort bien venir séjourner dans cette vallée fertile.

L'expression du poème : « aux jours de Jaël » (Jug 5:6) s'explique par l'importance historique de son intervention ; certains critiques y voient pourtant une allusion à un chef, peut-être un juge, par ailleurs totalement inconnu.

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Versets relatifs

    • Juges 4

      1 Et les fils d'Israël firent de nouveau ce qui est mauvais aux yeux de l'Éternel ; or Éhud était mort.
      2 Et l'Éternel les vendit en la main de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hatsor ; et le chef de son armée était Sisera, et celui-ci habitait à Harosheth des nations.
      3 Et les fils d'Israël crièrent à l'Éternel ; car Jabin avait neuf cents chars de fer, et il opprima fortement les fils d'Israël pendant vingt ans.
      4 Et Debora, une prophétesse, femme de Lappidoth, jugeait Israël en ce temps-là.
      5 Et elle habitait sous le palmier de Debora, entre Rama et Béthel, dans la montagne d'Éphraïm ; et les fils d'Israël montaient vers elle pour être jugés.
      6 Et elle envoya, et appela Barak, fils d'Abinoam, de Kédesh de Nephthali, et lui dit : L'Éternel, le Dieu d'Israël, ne l'a-t-il pas commandé ? Va, et rends-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes des fils de Nephthali et des fils de Zabulon ;
      7 et j'attirerai vers toi, vers le torrent de Kison, Sisera, chef de l'armée de Jabin, et ses chars, et sa multitude, et je le livrerai en ta main.
      8 Et Barak lui dit : Si tu vas avec moi, j'irai ; mais si tu ne vas avec moi, je n'irai pas.
      9 Et elle dit : J'irai bien avec toi ; seulement ce ne sera pas à ton honneur dans le chemin où tu vas, car l'Éternel vendra Sisera en la main d'une femme. Et Debora se leva et s'en alla avec Barak à Kédesh.
      10 Et Barak rassembla Zabulon et Nephthali à Kédesh ; et dix mille hommes montèrent à sa suite, et Debora monta avec lui.
      11 (Or Héber, le Kénien, s'était séparé des Kéniens, fils de Hobab, beau-père de Moïse, et avait dressé sa tente jusqu'au chêne de Tsaannaïm, qui est près de Kédesh.)
      12 Et on rapporta à Sisera que Barak, fils d'Abinoam, était monté sur le mont Thabor.
      13 Et Sisera rassembla tous ses chars, neuf cents chars de fer, et tout le peuple qui était avec lui, depuis Harosheth des nations, au torrent de Kison.
      14 Et Debora dit à Barak : Lève-toi, car c'est ici le jour où l'Éternel livrera Sisera en ta main. L'Éternel n'est-il pas sorti devant toi ? Et Barak descendit du mont Thabor, et dix mille hommes après lui.
      15 Et l'Éternel mit en déroute Sisera, et tous ses chars, et toute l'armée, par le tranchant de l'épée, devant Barak ; et Sisera descendit de son char, et s'enfuit à pied.
      16 Et Barak poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Harosheth des nations ; et toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant de l'épée : il n'en resta pas un seul.
      17 Et Sisera s'enfuit à pied vers la tente de Jaël, femme de Héber, le Kénien ; car il y avait paix entre Jabin, roi de Hatsor, et la maison de Héber, le Kénien.
      18 Et Jaël sortit à la rencontre de Sisera, et lui dit : Retire-toi, mon seigneur, retire-toi chez moi, ne crains point. Et il se retira chez elle dans la tente, et elle le couvrit d'une couverture.
      19 Et il lui dit : Je te prie, donne-moi un peu d'eau à boire, car j'ai soif. Et elle ouvrit l'outre du lait et lui donna à boire, et le couvrit.
      20 Et il lui dit : Tiens-toi à l'entrée de la tente, et s'il arrive qu'on vienne et qu'on t'interroge et dise : Y a-t-il quelqu'un ici ? tu diras : Non.
      21 Et Jaël, femme de Héber, prit un pieu de la tente, et mit le marteau dans sa main, et elle vint vers lui doucement, et lui enfonça le pieu dans la tempe, de sorte qu'il pénétra dans la terre ; or il dormait profondément et était fatigué ; et il mourut.
      22 Et voici Barak, qui poursuivait Sisera ; et Jaël sortit à sa rencontre, et lui dit : Viens, et je te montrerai l'homme que tu cherches. Et il entra chez elle ; et voici, Sisera gisait là, mort, et le pieu dans sa tempe.
      23 Et en ce jour-là, Dieu abattit Jabin, roi de Canaan, devant les fils d'Israël.
      24 Et la main des fils d'Israël avançait toujours et pesait durement sur Jabin, roi de Canaan, jusqu'à ce qu'ils eurent retranché Jabin, roi de Canaan.

      Juges 5

      1 Et Debora chanta, en ce jour-là, avec Barak, fils d'Abinoam, en disant :
      2 Parce que des chefs se sont mis en avant en Israël, parce que le peuple a été porté de bonne volonté, bénissez l'Éternel !
      3 Rois, écoutez ! princes, prêtez l'oreille ! Moi, moi, je chanterai à l'Éternel ; je chanterai un hymne à l'Éternel, le Dieu d'Israël.
      4 Éternel ! Quand tu sortis de Séhir, quand tu t'avanças des champs d'Édom, la terre trembla, et les cieux distillèrent, et les nuées distillèrent des eaux.
      5 Les montagnes se fondirent devant l'Éternel, ce Sinaï, devant l'Éternel, le Dieu d'Israël.
      6 Aux jours de Shamgar, fils d'Anath, aux jours de Jaël, les chemins étaient délaissés, et ceux qui allaient par les grands chemins allaient par des sentiers détournés ;
      7 Les villes ouvertes étaient délaissées en Israël, elles étaient délaissées, -jusqu'à ce que je me suis levée, moi Debora, jusqu'à ce que je me suis levée, une mère en Israël.
      8 On choisissait de nouveaux dieux, alors la guerre était aux portes ! On ne voyait ni bouclier ni pique chez quarante milliers en Israël.
      9 Mon coeur est aux gouverneurs d'Israël qui ont été portés de bonne volonté parmi le peuple. Bénissez l'Éternel !
      10 Vous qui montez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui allez par les chemins, méditez !
      11 A cause de la voix de ceux qui partagent le butin, au milieu des lieux où l'on puise l'eau : là, ils racontent les justes actes de l'Éternel, ses justes actes envers ses villes ouvertes en Israël. Alors le peuple de l'Éternel est descendu aux portes.
      12 Réveille-toi, réveille-toi, Debora ! Réveille-toi, réveille-toi, dis un cantique ! Lève-toi, Barak, et emmène captifs tes captifs, fils d'Abinoam !
      13 descends, toi, le résidu des nobles, comme son peuple ; Éternel ! descends avec moi au milieu des hommes forts.
      14 D'Éphraïm sont venus ceux dont la racine est en Amalek ; derrière toi vient Benjamin, au milieu de tes peuples. De Makir sont descendus les gouverneurs, et de Zabulon sont venus ceux qui tiennent le bâton du commandant.
      15 Et les princes d'Issacar ont été avec Debora, et Issacar, comme Barak ; il a été envoyé sur ses pas dans la vallée. Aux divisions de Ruben, grandes considérations de coeur !
      16 Pourquoi es-tu resté entre les barres des étables, à écouter le bêlement des troupeaux ? Aux divisions de Ruben, grandes délibérations de coeur !
      17 Galaad est demeuré au delà du Jourdain ; et Dan, pourquoi a-t-il séjourné sur les navires ? Aser est resté au bord de la mer, et il est demeuré dans ses ports.
      18 Zabulon est un peuple qui a exposé son âme à la mort, Nephthali aussi, sur les hauteurs des champs.
      19 Les rois sont venus, ils ont combattu ; alors les rois de Canaan ont combattu à Thaanac, près des eaux de Meguiddo ; mais, de butin d'argent, ils n'en ont pas emporté.
      20 On a combattu des cieux ; du chemin qu'elles parcourent, les étoiles ont combattu contre Sisera.
      21 Le torrent de Kison les a emportés, le torrent des anciens temps, le torrent de Kison. Mon âme, tu as foulé aux pieds la force !
      22 Alors les talons des chevaux battirent le sol à cause de la course rapide, de la course rapide de leurs hommes vaillants.
      23 Maudissez Méroz, dit l'Ange de l'Éternel ; maudissez, maudissez ses habitants ! car ils ne sont pas venus au secours de l'Éternel, au secours de l'Éternel, avec les hommes forts.
      24 Bénie soit, au-dessus des femmes, Jaël, femme de Héber, le Kénien ! Qu'elle soit bénie au-dessus des femmes qui se tiennent dans les tentes !
      25 Il a demandé de l'eau, elle lui a donné du lait ; dans la coupe des nobles elle lui a présenté du caillé.
      26 Elle a étendu sa main vers le pieu, et sa droite vers le marteau des ouvriers ; elle a frappé Sisera, elle lui a brisé la tête, elle lui a fracassé et transpercé la tempe.
      27 Entre ses pieds il s'est courbé, il est tombé, il s'est étendu par terre ; entre ses pieds il s'est courbé, il est tombé ; là où il s'est courbé, là il est tombé anéanti.
      28 La mère de Sisera regarde par la fenêtre, et s'écrie à travers le treillis : Pourquoi son char tarde-t-il à venir ? Pourquoi la marche de ses chars est-elle si lente ?
      29 Les sages d'entre ses princesses lui répondent ; elle s'est donné la réponse à elle-même.
      30 N'ont-ils pas trouvé, n'ont-ils pas divisé le butin ? Une jeune fille, deux jeunes filles par tête d'homme ; du butin de vêtements de couleur pour Sisera, du butin de vêtements de couleur brodés, deux vêtements de couleur brodés, pour le cou des captives !
      31 Qu'ainsi périssent tous tes ennemis, ô Éternel ! mais que ceux qui t'aiment soient comme le soleil quand il sort dans sa force ! Et le pays fut en repos quarante ans.
    • Juges 4

      1

      Israël se révolte de nouveau, il est oppressé par Jabin. (Juges 4:1-3)
      Débora appelle Barak, pour délivrer Israël. (Juges 4:4-9)
      Sisera est battu. (Juges 4:10-16)
      Sisera mis à mort par Jaël. (Juges 4:17-24)

      Le pays d'Israël était en paix depuis quatre-vingts ans, ce qui aurait pu prouver que les Hébreux se conformaient aux commandements divins ; le peuple se sentait ainsi en sécurité et commençait à céder à ses convoitises. En fait, cette prospérité était pour Israël un véritable piège qui risquait de mener la nation à sa perte. Jabin et son général, Sisera oppressaient puissamment les Hébreux. Cet ennemi était le plus proche de ces derniers. Israël cria à l'Éternel, la détresse poussant le peuple qui n'avait plus d'issue, à se tourner vers Lui. Ceux qui négligent leur communion avec Dieu, au temps de la prospérité, se trouvent rapidement devant la nécessité de Le retrouver, au temps de l'épreuve.
      4 Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l'Esprit divin. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l'Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu'il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l'accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés.

      Ceux qui, au nom de l'Éternel, envoient d'autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses.

      Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

      10 Sisera plaçait toute sa confiance dans ses chars de fer.

      Si nous avons la ferme conviction que Dieu nous précède au combat, nous pouvons alors avancer, le courage et la joie au cœur. Ne soyons pas inquiets, face aux difficultés que nous pouvons rencontrer en résistant à Satan, en servant Dieu ou en souffrant pour Lui : n'est-il pas le Tout Puissant qui combat devant nous ? Suivons-Le en toutes choses.

      Barak, conduit par Dieu, descendit combattre dans la plaine, les chars de fer de Sisera, supérieurs en nombre. L'Éternel seul, est le salut d'Israël, Jer 3:23. Barak ne regretta pas de s'être confié en Dieu. Quand le Seigneur nous assiste dans nos conflits spirituels, nous devrions donner le meilleur de nous-mêmes ; et quand, dans Sa grâce, Il nous rend vainqueurs des ennemis de notre âme, nous devrions redoubler de vigilance et de détermination.

      17 Les chars de Sisera le rendaient orgueilleux et lui donnaient une grande assurance. Ceux qui se confient en l'homme, ne peuvent qu'être déçus : ils se reposent sur un roseau, qui non seulement se courbe sous leur poids, mais les transperce également, en les faisant souffrir considérablement.

      Une idole peut rapidement devenir un fardeau, Esa 46:1 ; Dieu peut nous faire rejeter définitivement ce qui était pour nous, auparavant, une charge et un dégoût.

      Il est probable qu'au début, Jaël éprouva de la sympathie pour Sisera ; mais, poussée par l'Esprit de Dieu, elle a sûrement constaté que ce dernier n'était qu'un ennemi de l'Éternel et de Son peuple : il fallait l'anéantir. Toutes nos relations avec les ennemis de Dieu doivent être interrompues, si nous voulons que le Seigneur soit avec nous, et faire partie de Son peuple.

      Celui qui a détruit Israël avec sa multitude de chars d'acier, est lui-même anéanti par un simple pieu. Les choses faibles du monde peuvent confondre les plus puissantes ! Les Israélites se seraient épargnés de tels ennuis, s'ils avaient détruit plus tôt les Cananéens, selon le commandement de l'Éternel. Mais une prudence tardive et une sagesse basée sur l'expérience, sont préférables à une insouciance totale !

      Juges 5

      1

      L'adoration et la gloire attribuées à Dieu. (Juges 5:1-5)
      La détresse et la délivrance d'Israël. (Juges 5:6-11)
      Louanges et critiques. (Juges 5:12-23)
      La déception de la mère de Sisera. (Juges 5:24-31)

      Aucune grâce ni bénédiction ne doivent être omises, quand nous remercions le Seigneur pour tout ce qu'Il fait ; Il acceptera nos louanges avec grand plaisir, si ces dernières viennent vraiment du fond de notre cœur. Par une telle attitude, l'amour et la gratitude seront plus profonds et efficacement ancrés chez les croyants.

      Tous ces évènements et ces victoires d'Israël devaient être gravés dans la mémoire du peuple. Quels que soient les actes accomplis par Débora, Barak et toute l'armée, l'Éternel devait être glorifié avant tout. La motivation, l'efficacité et le succès dans les différentes opérations, ne dépendent en fait que de Lui !

      6 Débora rappelle la détresse du peuple d'Israël, au temps où il était oppressé par Jabin, et le salut merveilleux que les Hébreux connurent ensuite. Elle dépeint la misère qui surgit sur les enfants d'Israël, conséquence de leur idolâtrie.

      Les Hébreux se choisirent de nouveaux dieux, avec de nouveaux noms. Mais, par de telles déviations, c'était Satan qui était adoré ! Débora était une véritable mère pour Israël : le salut des âmes était sa préoccupation première. Elle appelait ceux qui bénéficiaient de ce salut, à remercier Dieu.

      De même, ceux qui sont restaurés, qui ont retrouvé la liberté et leur rang, comme les Israélites de l'époque, doivent louer Dieu. En fait, c'est ce Dernier qui accomplit toutes choses : sa Justice est appliquée envers Ses ennemis. Au temps de la persécution, les ordonnances divines, véritables murs du salut, font concourir toutes choses en faveur de ceux qui s'attendent à Dieu. En tout temps, Satan essaiera d'empêcher les croyants de s'approcher du trône de la grâce. Remarquez au passage, la bonté de Dieu, envers Son peuple tremblant. C'est la gloire de Dieu, de protéger ceux qui sont les plus exposés, et d'aider les plus faibles.

      Rendons gloire à Dieu pour la paix dont nous bénéficions dans notre pays !

      12 Débora s'adressait au peuple avec solennité. Celui qui exhorte les hommes à s'approcher de tout cœur, de l'amour de Christ, doit lui-même connaître profondément ce Dernier. Louer Dieu, est un devoir qui doit utiliser toutes nos forces et toute notre attention.

      Débora rappela au peuple les différentes sortes de « combattants » : ceux qui luttaient contre Israël et ceux qui se sont enfuis. Tous étaient des ennemis obstinés du peuple de Dieu, donc des plus dangereux. Les différentes tribus d'Israël qui participèrent au combat, furent toutes mentionnées avec honneur ; Dieu est au dessus de tout ce qui peut être glorifié : ceux qui L'adorent, doivent Lui adresser des louanges qui soient dignes de Lui, afin d'encourager les autres à faire de même. La création entière est en guerre contre les ennemis de Dieu. Le texte mentionne que le torrent de Kison combattit contre les adversaires d'Israël : ce cours d'eau était peu profond et donc, la plupart du temps à sec ; mais une pluie abondante l'a probablement fait déborder, à tel point que ceux qui tentèrent de le traverser, furent noyés. L'âme de Débora se battit contre les ennemis du peuple. Quand l'âme est ainsi sollicitée, à des fins spirituelles, en toute sainteté, quand le cœur est en communion avec le Seigneur, alors par la grâce divine, la force de nos ennemis est écrasée et ces derniers ne peuvent que succomber devant nous. Pendant le combat, Débora constatait que certains Hébreux se tenaient à l'écart, loin du reste du peuple.

      Beaucoup de personnes n'accomplissent pas correctement leur Devoir : elles craignent l'épreuve, elles aiment rester dans leur confort personnel et dans le contexte de leurs occupations du monde, avec tous les avantages que cela peut procurer. De telles personnes, à l'esprit étroit et égoïste, ne se soucient guère des problèmes inhérents à l'église : elles ne pensent souvent qu'à acquérir et à accumuler de l'argent. Elles ne recherchent alors que leur propre intérêt, Philippiens 2:21. Certain invoquent aussi tous les prétextes pour rester à la maison, n'ayant nullement l'envie de s'engager dans des services utiles à l'assemblée spirituelle, se dérobant devant toutes les difficultés !

      Nous ne pouvons fuir, par contre, le contexte d'inimitié entre Dieu et Ses ennemis ! Si nous ne nous engageons pas activement au service du Seigneur, pour témoigner en ce monde de méchanceté, nous tomberons alors sous la malédiction prévue pour ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité.

      Dieu n'a besoin d'aucune aide, mais Il accepte avec plaisir, le service de ceux qui consacrent leur talent à Sa cause. Il demande à chacun ce genre de consécration !

      24 Jaël était particulièrement bénie !

      Ceux qui restent simples et modestes en servant Dieu, avec les seules forces reçues de ce Dernier, recevront leur récompense en temps voulu.

      La mère de Sisera attendait le retour de son fils, ne doutant absolument pas de la victoire de ce dernier. Sachons rester prudents et ne pas céder à l'impatience et à la faiblesse, devant ce qui nous est cher ici-bas, en particulier envers ceux qui entretiennent de vaines gloires. C'est un tel esprit qui animait cette femme, elle aimait son fils par-dessus tout, quelle que fût la conduite de ce dernier. Quelle triste image cela nous donne : celle d'un cœur impie, esclave de ses sentiments ! Quelle honte et quelle faiblesse il y avait chez cette vieille femme, attendant son fils ! Il est fréquent de voir ainsi Dieu mener Ses ennemis à la ruine, quand ces derniers sont à bout de souffle.

      Débora conclut ce chapitre par une prière adressée à Dieu : elle lui demande de détruire ses ennemis et de bénir toute sa famille. Il en est ainsi pour tous ceux qui aiment le Seigneur sincèrement, avec joie : ils peuvent témoigner de la Lumière spirituelle, semblable au soleil dans le firmament.

    • Juges 4

      1 Après la mort d’Éhoud, les Israélites recommencent à faire ce qui est mal aux yeux du SEIGNEUR.
      2 Alors le SEIGNEUR les livre au pouvoir de Yabin, roi de Canaan, qui habite dans la ville de Hassor. Le chef de son armée est Sisra. Il habite à Harocheth-Goïm.
      3 Yabin possède 900 chars de fer et il maltraite les Israélites pendant 20 ans. Alors ceux-ci crient vers le SEIGNEUR.
      4 À ce moment-là, c’est Débora, une prophétesse, femme de Lapidoth, qui dirige Israël.
      5 Elle se tient pour juger sous un palmier, entre Rama et Béthel, dans la région montagneuse d’Éfraïm. Plus tard, on a appelé cet arbre Palmier de Débora. C’est là que les Israélites viennent la voir pour régler leurs affaires.
      6 Un jour, Débora fait appeler Barac, fils d’Abinoam, de Quédech, dans le territoire de Neftali. Elle lui dit de la part du SEIGNEUR, Dieu d’Israël : « Va chercher 10 000 hommes dans les tribus de Neftali et de Zabulon et conduis-les sur le mont Tabor.
      7 J’attirerai vers toi, au torrent de Quichon, Sisra, chef de l’armée de Yabin. Il viendra avec ses chars et ses troupes : alors je le livrerai en ton pouvoir. »
      8 Barac répond à Débora : « Si tu viens avec moi, j’irai, mais si tu ne viens pas, je n’irai pas. »
      9 Elle lui dit : « J’irai donc avec toi. Mais tu ne recevras aucun honneur dans cette bataille. En effet, c’est à une femme que le SEIGNEUR livrera Sisra. » Débora va à Quédech avec Barac.
      10 Celui-ci réunit les tribus de Neftali et de Zabulon : 10 000 hommes partent avec lui, et Débora aussi.
      11 Héber, le Quénite, se trouve près de Quédech. Il s’est séparé des autres Quénites de la famille de Hobab, le beau-frère de Moïse. Il a dressé sa tente à côté du grand arbre sacré de Saananim.
      12 Sisra apprend ceci : Barac, fils d’Abinoam, est monté sur le mont Tabor.
      13 Il rassemble ses 900 chars de fer et tous ses hommes à Harocheth-Goïm. Puis ils partent au torrent du Quichon.
      14 Alors Débora dit à Barac : « Partons ! C’est aujourd’hui que le SEIGNEUR va livrer Sisra en ton pouvoir. Oui, le SEIGNEUR lui-même marche devant toi. » Barac descend du mont Tabor à la tête de ses 10 000 hommes.
      15 Il attaque, et le SEIGNEUR met en fuite devant lui Sisra, tous ses chars et toutes ses troupes. Sisra descend de son char et il fuit à pied.
      16 Barac poursuit les chars et l’armée de Sisra jusqu’à Harocheth-Goïm. Les troupes de Sisra sont écrasées, et personne ne reste en vie.
      17 Sisra fuit en courant jusqu’à la tente de Yaël, femme de Héber le Quénite. En effet, il y a la paix entre Yabin, roi de Hassor et la famille de Héber.
      18 Yaël sort à la rencontre de Sisra. Elle lui dit : « Entre ici, chef, entre, n’aie pas peur ! » Sisra entre dans la tente, et Yaël le cache sous une couverture.
      19 Il lui dit : « S’il te plaît, donne-moi un peu d’eau, j’ai soif. » Yaël ouvre l’outre pleine de lait et elle lui donne à boire. Puis elle remet la couverture sur lui.
      20 Il lui dit encore : « Reste à l’entrée de la tente, et si on vient te demander : “Est-ce qu’il y a quelqu’un ici ?”, tu diras : “Non !” »
      21 Sisra est écrasé de fatigue. Il se met à dormir profondément. Yaël, femme de Héber, prend donc un piquet de la tente, elle prend aussi un marteau et s’approche doucement de Sisra. Elle lui enfonce le piquet dans le crâne, et le piquet s’enfonce dans la terre. Alors Sisra meurt.
      22 Barac, qui poursuivait Sisra, arrive à son tour. Yaël sort à sa rencontre et lui dit : « Viens, je vais te faire voir l’homme que tu cherches. » Barac entre dans la tente et trouve Sisra étendu, mort sur le sol, le piquet de la tente dans le crâne.
      23 Ce jour-là, Dieu met Yabin, roi de Canaan, sous le pouvoir des Israélites.
      24 Pendant longtemps, ils combattent durement contre lui et finalement, ils arrivent à le tuer.

      Juges 5

      1 Ce jour-là, Débora et Barac, fils d’Abinoam, chantent en disant :
      2 En Israël, les soldats sont prêts pour la guerre, le peuple s’offre volontairement pour combattre : remerciez le SEIGNEUR !
      3 Vous, les rois, écoutez ! Chefs des peuples, soyez attentifs ! Je vais chanter, oui, moi, je vais chanter pour le SEIGNEUR, Dieu d’Israël.
      4 SEIGNEUR, quand tu es venu du pays d’Édom, quand tu es descendu des montagnes de Séir, la terre a tremblé. Les nuages ont versé leur eau, une pluie abondante est tombée du ciel.
      5 Les montagnes ont tremblé devant toi, le SEIGNEUR du Sinaï, Dieu d’Israël.
      6 À l’époque de Chamgar, fils d’Anath, à l’époque de Yaël, les routes étaient abandonnées, les voyageurs prenaient d’autres chemins.
      7 Il n’y avait plus de chefs, plus de chefs en Israël, avant que moi, Débora, j’arrive, avant que j’arrive pour être la mère d’Israël.
      8 Les gens choisissaient des dieux nouveaux, et aussitôt, c’était la guerre. Mais en Israël, pour 40 000 soldats il n’y avait pas un bouclier, pas une lance.
      9 Mon cœur est avec les commandants d’Israël, avec ceux du peuple qui s’offrent volontairement pour combattre. Remerciez le SEIGNEUR !
      10 Vous qui vous déplacez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, vous qui marchez sur les routes, parlez !
      11 Près des points d’eau, les bergers racontent les bienfaits du SEIGNEUR, ses bienfaits envers les chefs d’Israël. Alors le peuple du SEIGNEUR est descendu aux portes de la ville.
      12 Réveille-toi, Débora ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! Lance un chant de guerre ! Debout, Barac, fils d’Abinoam, ramène tes prisonniers !
      13 Ceux qui sont restés en vie ont rejoint les chefs. Le SEIGNEUR m’a permis, à moi Débora, de vaincre des combattants courageux.
      14 Les vainqueurs des Amalécites sont venus d’Éfraïm. La tribu de Benjamin les a suivis et a fait partie de leurs troupes. Le clan de Makir a donné des chefs, et la tribu de Zabulon a donné des officiers.
      15 Les chefs d’Issakar ont rejoint Débora. Les gens d’Issakar, fidèles à Barac, l’ont rejoint rapidement dans la plaine. Mais dans les clans de Ruben, on a discuté pendant longtemps.
      16 Vous êtes restés assis entre deux parcs à écouter les bergers jouant de la flûte près des troupeaux. Pourquoi donc ? Oui, dans les clans de Ruben, on a discuté pendant longtemps.
      17 En Galaad, à l’est du Jourdain, les tribus n’ont pas bougé. La tribu de Dan est restée près de ses bateaux, celle d’Asser est restée aussi au bord de la mer, près de ses ports.
      18 Les gens de Zabulon, eux, comme ceux de Neftali, ont risqué leur vie jusqu’à mourir sur le champ de bataille.
      19 Les rois ennemis, les rois de Canaan sont arrivés. Ils ont combattu à Taanak, près des sources de Méguiddo. Mais ils n’ont rien emporté : ni biens, ni argent.
      20 Du haut du ciel, les étoiles ont participé au combat, en suivant leur chemin, elles ont combattu contre Sisra.
      21 Le torrent du Quichon a balayé les ennemis, ce torrent qui coule depuis toujours, le torrent du Quichon. Courage ! En avant pour le combat !
      22 Alors les sabots des chevaux ont frappé le sol. Ils galopent, ils galopent comme des chevaux de course.
      23 L’ange du SEIGNEUR dit : « Maudissez la ville de Méroz, maudissez-la, maudissez ses habitants ! Ils ne sont pas venus aider le SEIGNEUR, ils ne sont pas venus l’aider avec leurs combattants courageux. »
      24 Que le SEIGNEUR te bénisse plus que toutes les femmes, Yaël, femme de Héber le Quénite ! Oui, que le SEIGNEUR te bénisse plus que toutes les femmes qui habitent sous la tente !
      25 Sisra a demandé de l’eau. Yaël lui a donné du lait, elle lui a offert de la crème de lait dans une très belle coupe.
      26 Puis elle a pris un piquet dans une main, le marteau des ouvriers dans l’autre. Elle a frappé Sisra, elle lui a écrasé la tête. Elle l’a frappé et lui a percé le crâne.
      27 Il a glissé entre ses pieds, il est tombé, il s’est couché. Il a glissé, il est tombé. Là où il a glissé, il est tombé, mort !
      28 La mère de Sisra regarde à la fenêtre. Elle crie à travers le grillage : « Le char de mon fils ne revient pas. Pourquoi donc ? Pourquoi ce retard ? »
      29 Les plus sages de ses amies lui répondent, et la mère de Sisra répète leurs paroles :
      30 « Les soldats partagent sans doute les biens qu’ils ont trouvés : une jeune fille, deux jeunes filles par combattant. Du tissu de couleur pour Sisra, du tissu brodé, du tissu richement brodé pour son cou ! »
      31 SEIGNEUR, que tous tes ennemis meurent comme Sisra ! Mais que tes amis soient comme le soleil, quand il se lève dans toute sa clarté ! Et le pays connaît la paix pendant 40 ans.
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