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JEAN (évangile de) 3.

III But et caractère du livre.

Quel est le but de ce livre qui, tout en s'apparentant aux Synoptiques, en diffère sur des points importants et, par le choix de ses matériaux tout autant que par la coloration qu'il leur donne, témoigne de son intention de créer chez le lecteur une impression plus profonde et plus définie que celle qu'ils sont capables de produire ? Il peut y avoir eu chez l'auteur l'intention de corriger, sur quelques points que nous avons indiqués, les données de la tradition synoptique ; mais cette intention, à elle seule, n'aurait suffi ni à lui faire prendre la plume, ni à lui faire écrire un ouvrage de cette envergure. On est déjà plus près de la vérité en disant qu'il a voulu compléter cette tradition et sauver de l'oubli un certain nombre de traits importants et significatifs ; en effet, si l'on fait abstraction du récit de la purification du temple, que l'auteur paraît avoir voulu replacer à sa véritable date, de l'histoire de la multiplication des pains, dont il avait besoin pour introduire le discours sur le pain de vie et, naturellement, des scènes de la passion et de la résurrection, qui ne pouvaient manquer dans aucun tableau du ministère de Jésus et sur lesquelles il avait, du reste, des renseignements originaux à fournir, on constate que presque tout le surplus, sans manquer absolument de parallèles dans la tradition synoptique, lui est cependant étranger.

Quiconque prendra la peine de relire ces pages spécialement johanniques : la rencontre de Jésus avec ses premiers disciples, les entretiens avec Nicodème et avec la Samaritaine, la guérison du paralytique de Béthesda, le discours sur le pain de vie, la guérison de l'aveugle-né, la parabole du bon berger, la résurrection de Lazare, le lavement des pieds et les dernières instructions, se rendra compte de ce qui manquerait au N.T. si ces trésors sans prix ne nous avaient pas été conservés. Mais, manifestement, le 4 e évang, est et veut être autre chose qu'un recueil de pages oubliées ; il forme une unité non seulement parce qu'il a un prologue et un épilogue, ou parce qu'une même coloration s'étend sur les faits et les discours et leur donne un air de famille, mais parce que tout y procède de la même inspiration et tend au même but.

Dira-t-on peut-être que l'auteur de ce livre s'est donné pour tâche de décrire le ministère de Jésus non plus du dehors et dans son incessante variété, mais du dedans et dans son unité permanente ? Ou bien encore qu'il a rédigé son récit moins au point de vue de l'historien qui a recueilli des informations, comme Luc, qu'au point de vue du témoin qui a été mêlé au drame et qui s'efforce de marquer, d'une part, les étapes de la foi chez les disciples, des intuitions de la première rencontre à la confession délibérée de Pierre (Jn 6:68 et suivant) et à l'acte d'adoration de Thomas (Jn 20:28), et, d'autre part, le développement de l'incrédulité, de l'enquête soupçonneuse faite auprès de Jean-Baptiste par les autorités religieuses du peuple (Jn 1:19-28), aux tentatives de lapidation (Jn 8:59 10:31) et à la décision d'en finir avec un rival dangereux ? (Jn 11:47-53) Toutes ces opinions ont été émises et, s'il en valait la peine, nous pourrions les faire suivre des noms des théologiens éminents qui les ont soutenues. Toutes renferment un élément de vérité, que nous sommes heureux de recueillir, mais aucune ne va véritablement au fond des choses. Pour atteindre celui-ci, il faut les subordonner à une intention plus haute qu'heureusement pour nous nous n'avons pas besoin de rechercher péniblement, puisque l'auteur lui-même, parvenu au terme de son ouvrage, l'a formulée avec toute la netteté désirable : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20:31).

Mettre le lecteur en présence d'un choix de traits et de paroles suffisamment caractéristiques pour que le vrai sens de l'apparition de Jésus éclate avec une pleine clarté ; le montrer sous un jour tel qu'il ne subsiste aucun doute ni sur son origine, ni sur sa mission ; établir entre le lecteur et lui ce lien personnel qui s'appelle la foi et qui engendre la vie, voilà le but premier de l'auteur ; il a voulu faire connaître et communiquer à d'autres ce qu'il a trouvé lui-même au contact de Jésus et dans sa communion.

On le voit, c'est par l'histoire, soulignée et éclairée par son expérience personnelle, que l'auteur du 4 e évang, se propose de conduire ses lecteurs à la foi ; il veut leur faire voir ce qu'il a vu, entendre ce qu'il a entendu, éprouver ce qu'il a lui-même ressenti au cours des années mémorables qu'il a passées à l'école de Jésus. Mais pouvons-nous accepter son témoignage, admettre que les choses qu'il raconte ont été réellement vues et entendues, en un mot qu'elles constituent de l'histoire authentique ? Tout le problème johannique, en dépit de ses multiples aspects, se ramène à cette question fondamentale. Si nous parvenions à l'élucider, toutes les autres questions qui se posent à propos de notre livre ou bien trouveraient assez facilement une solution, ou bien pourraient, sans grand inconvénient, demeurer sans réponse. Nous avons par conséquent à passer en revue les arguments que l'on avance pour combattre et pour défendre le caractère historique du 4 e évangile.

1.

LA THESE NEGATIVE.

Depuis un peu plus de cent ans que la question de la valeur historique du 4 e évang, est posée et âprement débattue, un grand nombre de savants ont émis l'opinion qu'en dépit de sa forme et de la prétention qu'il affiche de se placer sur le terrain des faits, le 4 e évang, est un ouvrage de philosophie religieuse dans lequel il serait vain de chercher des informations authentiques sur la carrière de Jésus ; c'est plutôt une sorte d'allégorie, dont tout l'intérêt réside dans sa conception de la vie chrétienne, considérée à la fois dans sa source profonde, la communion spirituelle avec Jésus, dans sa manifestation essentielle, l'amour, et dans son fruit, la vie éternelle. Approprions-nous ce message ; efforçons-nous de nous en pénétrer ; reconnaissons que c'est Jésus qui nous fait vivre de la vraie vie ; peu nous importera, dans la suite, de savoir si les personnages auxquels il est censé avoir communiqué sa doctrine, la Samaritaine, Nicodème, et ceux qu'il aurait guéris ou même rappelés à la vie, le paralytique, l'aveugle-né et Lazare, sont des personnages réels ou fictifs ; peu importera de même qu'il ait changé l'eau en vin et multiplié les pains ou que son corps soit sorti du tombeau ; l'essentiel c'est que, par son Esprit, il soit devenu notre vie, qu'il nous ait nous-mêmes guéris, ramenés de la mort à la vie, spirituellement abreuvés et nourris.

Il faut assurément de graves motifs pour substituer cette interprétation à l'opinion traditionnelle, qui a de tout temps considéré ce livre comme le tableau le plus fidèle qui ait jamais été tracé de la vie personnelle et de l'activité de Jésus. En quoi consistent-ils ?

Les différences constatées entre les données des Synoptiques et celles du 4 e évang, sont évidemment d'un grand poids aux yeux de ceux dont nous cherchons à exposer la manière de voir.

Les miracles qu'il rapporte donnent lieu à une double observation : d'une part, ils tiennent davantage du prodige que ceux qui ont trouvé place dans la narration synoptique : c'est l'eau changée en vin à Cana ; c'est le fils de l'officier royal de Capernaüm guéri à une distance de plusieurs lieues ; c'est la multiplication des pains et la marche nocturne de Jésus sur les eaux ; c'est la guérison d'un paralytique malade depuis trente-huit ans et c'est celle d'un aveugle-né ; c'est enfin la résurrection de Lazare, quatre jours après sa mise au tombeau, fait inouï, que la tradition synoptique aurait certainement recueilli s'il était authentique ; d'autre part, on ne peut se défendre de l'impression que ces miracles, tout en étant donnés pour des signes attestant la mission divine de Jésus, sont racontés moins pour eux-mêmes que pour introduire les discours qui les commentent et qui sont pour l'évangéliste l'élément essentiel (voir ch. 5, 6, 10 et 11).

Les discours, en comprenant sous ce terme les assez nombreux entretiens relatés dans l'évangile, présentent aussi une double particularité : celle, déjà relevée, d'être coulés dans le même moule et de se revêtir des mêmes expressions que la pensée de l'évangéliste, à telles enseignes que l'on est parfois amené à se demander si les déclarations attribuées à Jésus (ou à Jean-Baptiste) ne se muent pas, sans que le lecteur en soit prévenu, en réflexions de l'écrivain (voir spécialement Jn 3:3,21,27-36) ; puis, celle, plus frappante encore, de ramener le témoignage rendu à Jésus et le témoignage que Jésus se rend à lui-même à une série de types empruntés, les uns à l'A.T., les autres à l'idéologie chrétienne : l'agneau de Dieu (Jn 1:29), le serpent du désert (Jn 3:14), l'eau vive (Jn 4:10 7:37), le pain de vie (Jn 6:35), la lumière du monde (Jn 8:12 9:5), la vraie porte (Jn 10:7), le vrai berger (Jn 10:11), la résurrection et la vie (Jn 11:25), le vrai cep (Jn 15:1).

Au reste, l'ouvrage tout entier, comparé aux Synoptiques, fait l'impression d'appartenir à un stade plus avancé de la réflexion chrétienne, surtout dans le domaine de la christologie. Sans doute, il est aisé de constater que, pour les Synoptiques aussi, le Christ, même durant sa vie terrestre, occupait une situation exaltée ; néanmoins leur christologie rentre encore dans les cadres de ce que l'on peut appeler la christologie prophétique ou pneumatique (du grec pneuma, esprit) : Jésus reste pour eux « un prophète puissant en oeuvres et en paroles » (Lu 24:19) ; l'appellation Fils de Dieu est chez eux une désignation messianique (Mt 16:16, cf. Mr 14:61).

C'est le don de l'Esprit, accordé à Jésus au moment de son baptême, qui l'a revêtu de la dotation inséparable de sa haute vocation. Cette conception, que l'on retrouve, à peu de chose près, dans les premières épîtres de Paul (1 et 2 Thess.) et qui est en voie de transformation dans les épîtres de la période des grandes luttes (1Co 8:6,2Co 8:9), cède la place, dans les épîtres de la captivité, principalement Col et Phil., à une doctrine qui fait du Christ un être divin, par qui et pour qui tout a été créé et qui, par un miracle de condescendance et d'amour, consentit à venir ici-bas et à donner sa vie pour notre rédemption. Cette christologie, qui ne s'affirme clairement chez Paul qu'en deux endroits de ses lettres, est, si l'on peut dire, l'alpha et l'oméga de la théologie johannique. On trouverait sans doute encore dans le 4 e évangile des passages où les termes Christ et Fils de Dieu sont juxtaposés comme des équivalents (Jn 11:27 20:31) ; mais il saute aux yeux que le livre dans son ensemble donne à l'expression Fils de Dieu une signification beaucoup plus riche et plus haute. Le prologue voit dans l'apparition du Christ le résultat de l'incarnation de la Parole qui « était au commencement avec Dieu », qui « était Dieu » et « par qui toutes choses ont été créées » (Jn 1:1 et suivant). Ce prologue donne la note à l'évangile entier et en fournit la clé ; c'est à sa lumière que toutes ses pages doivent être interprétées ; du commencement à la fin, le Christ se présente comme celui qui, descendu du ciel, continue cependant à y vivre (Jn 3:13), qui, venu du Père, retourne au Père (Jn 13:3), qui, ne possédant ici-bas qu'une gloire voilée, discernable seulement par les yeux de la foi, aspire à rentrer en possession de la gloire qu'il avait auprès de Dieu avant que le monde fût (Jn 17:5).

Ainsi parlent les théologiens qui nient le caractère historique du 4 e évangile Passons à l'argumentation de ceux qui s'en sont constitués les défenseurs.

2.

LA THESE AFFIRMATIVE.

Si la valeur historique du 4 e évang, a été fréquemment contestée, elle a trouvé également des défenseurs nombreux et convaincus. La tâche de ceux-ci était tout d'abord de répondre aux objections des assaillants, soit en montrant l'inexactitude de leurs allégations et en rétablissant les faits, soit en s'élevant contre les interprétations erronées que l'on donne de ceux-ci. Il est bien vrai, observent-ils, qu'il y a sur plusieurs points, et tout d'abord dans la narration des faits, d'assez nombreuses différences entre les Synoptiques et le 4 e évangile Mais, à supposer, ce qui n'est pas prouvé dans tous les cas, que ces différences soient aussi accentuées qu'on le prétend, de quel droit met-on systématiquement l'erreur du côté du 4 e évangile ? N'est-ce pas lui qui a raison lorsqu'il assigne au ministère de Jésus une durée d'au moins deux ans ? Les huit ou dix mois auxquels on prétend le réduire, d'après les Synoptiques, sont insuffisants pour contenir tout ce qui doit y trouver place, pour rendre compte des phases successives du ministère de Jésus, du développement graduel de la foi chez les uns, de l'opposition chez les autres, et de l'éducation prolongée qui prépara les Douze à l'accomplissement de la tâche qui les attendait. De même, on ne conçoit guère que Jésus, s'il s'est regardé comme le Christ, ait systématiquement confiné son action à la Galilée et n'ait fait qu'une unique et vaine tentative pour gagner la Judée ; et l'on a décidément de la peine à admettre qu'il ne se soit rendu à Jérusalem que pour y mourir. Au reste, à y regarder de près, on s'aperçoit qu'il subsiste chez les Synoptiques eux-mêmes quelques traces de son activité judéenne. Jésus connaissait la famille de Béthanie et s'était arrêté chez elle (Lu 10:38,42) ; Joseph |d'Arimathée était certainement de ses amis et même de ses disciples (Mr 15:43). A rapprocher de ces indices l'exclamation attristée de Jésus : « Jérusalem, Jérusalem... combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants ! » (Lu 13:34). Les corrections discrètes que le 4 e évang, apporte aux Synoptiques n'ont rien de tendancieux et sont faciles à légitimer. Si Jésus était mort le 15 nisan, jour solennel de la Pâque, comment eût-on rencontré ce jour-là quelqu'un qui revenait des champs (ou du travail des champs), comme ce fut le cas de Simon de Cyrène (Mr 15:21), et où Joseph d'Arimathée aurait-il fait l'achat d'un linceul ? (Mr 15:46) Si les Synoptiques ont placé la purification du temple dans la toute dernière semaine, c'est qu'ayant gardé le souvenir de cet événement, mais ne connaissant qu'un seul voyage de Jésus à Jérusalem, ils ne pouvaient le situer à un autre moment ; mais il est parfaitement possible qu'il soit plus ancien ; la chose est même probable ; la difficulté que l'on eut à rétablir la teneur des paroles que Jésus avait prononcées à cette occasion (Mr 14:58 et suivant) tendrait à l'établir. Le silence des Synoptiques relativement à la résurrection de Lazare est embarrassant ; ne pourrait-on pas l'expliquer toutefois en disant, d'une part, que les souvenirs recueillis par les Synoptiques sont essentiellement galiléens, et, d'autre part, que pendant de longues années la plus élémentaire prudence commanda aux amis de Jésus de faire oublier Lazare pour ne pas le signaler à la vindicte des chefs ?

Passons à des questions plus générales. Il est manifeste que le langage de Jésus chez Jean, différent de ce qu'il est chez les Synoptiques, se rapproche, au point de se confondre avec lui, du langage de l'apôtre dans l'épître. Remarquons néanmoins que certaines locutions très caractéristiques du langage synoptique : le royaume de Dieu, le Fils de l'homme, ne sont point étrangères à Jean et que les termes que ce dernier affectionne : lumière, ténèbres, vie, mort, etc., sont des expressions courantes de la piété hébraïque et chrétienne. Admettons que Jean, au terme de cinquante ou soixante années de témoignage chrétien, ait fini par transposer, inconsciemment sans doute, les paroles de Jésus dont il avait gardé le souvenir, il a parfaitement pu le faire sans en altérer la substance. Les miracles racontés par Jean, même le changement de l'eau en vin, qui n'a rien de plus stupéfiant que la multiplication des pains, ne sont pas plus voisins du prodige que ceux que rapportent les Synoptiques. Les Synoptiques aussi racontent des guérisons à distance (Mt 8:5,13, Mr 7:24,30), des guérisons d'infirmes qui l'étaient de naissance (Mr 7:32-37) ou depuis de longues années (Lu 13:31), des résurrections de morts (Mr 5:21,43, Lu 7:31,17), et même des miracles opérés sur la nature inanimée (Mr 4:35-41). Au reste, il est piquant d'observer que c'est précisément chez Jean que les exigences des Juifs et leur soif de merveilleux sont le plus rigoureusement condamnées (Jn 4:42,48 6:30-33 20:29) et que les conditions morales de la foi sont le plus nettement affirmées (Jn 3:19,21 7:17 8:47). Et quant à la façon dont Jésus se présente, il faut constater que, lorsqu'il s'exprime en public et surtout lorsqu'il a devant lui des adversaires, il est chez Jean aussi fermé et réticent que chez Marc ou Luc lorsqu'il refuse de faire un miracle pour lever les doutes des pharisiens ou d'Hérode (Mr 8 : et suivant, Lu 23:8). Il ne faut rien systématiser relativement au rapport des faits et des discours ; certains faits (miracle de Cana, guérison du fils de l'officier royal, résurrection de Lazare) ne sont suivis d'aucun discours ; et tels discours, ceux des ch. 7 et 8, par exemple, ne sont amenés par aucun fait particulier.

Les types auxquels on s'achoppe et sur lesquels on se fonde pour prétendre que les discours qui les contiennent sont fabriqués de toutes pièces sont bien loin d'être amenés avec une telle insistance, et quantité de gens ont lu l'évangile toute leur vie sans s'apercevoir qu'il y aurait là quelque chose de systématique et de cherché. Quant à l'allégation que la théologie johannique et notamment la christologie du 4 e évang, dénoteraient un stade très avancé de la réflexion chrétienne, il suffit, pour en faire justice, de rappeler que cette christologie est aussi celle des épîtres de Paul, dont la rédaction est antérieure de bien des années à celle des Synoptiques, et qu'à bien considérer les choses, elle est celle du N.T. tout entier ; elle constitue l'atmosphère qu'on y respire de la première à la dernière page ; elle est le fondement inébranlable du message chrétien.

Les objections et les négations des adversaires étant ainsi écartées ou réduites, il est possible à ceux qui affirment le caractère historique du 4 e évangile de passer aux raisons qui les engagent à voir dans ce livre un portrait authentique de Jésus et une description fidèle de son activité.

Deux de ces raisons sont d'un caractère général.

L'une se tire de l'unanimité de la tradition chrétienne, qui, dès ses origines et à la seule exception de l'infime secte des Aloges (négateurs de la doctrine du Verbe ou Logos), a mis sans hésiter le 4 e évang, au même rang que les Synoptiques, les opposant ensemble à la masse grandissante des évangiles apocryphes qui envahissaient l'Église et mettaient en péril l'unité de sa foi.

L'autre consiste à alléguer l'impossibilité dans laquelle on se trouve de se représenter la mentalité spéciale d'un écrivain qui aurait enrichi le patrimoine spirituel de l'humanité de son plus précieux joyau et se serait rendu en même temps coupable d'un faux parfaitement caractérisé ; on a beau nous rappeler qu'en matière d'honnêteté littéraire, l'antiquité avait de tout autres idées que les nôtres, et que les historiens anciens placent sans sourciller dans la bouche des généraux et des hommes d'État des discours de leur propre fabrication, notre sens chrétien ne peut que s'élever contre un tel rapprochement.

Mais les défenseurs de la valeur historique du 4 e évang, ont autre chose à avancer que ces considérations générales. Ils allèguent le témoignage de l'évangile lui-même, qui se donne (Jn 1:14 19:35) et est donné (Jn 21:24) pour l'oeuvre d'un disciple du Christ et qui, en maint endroit, justifie pleinement cette assertion.

Bien que l'auteur ait cherché à s'effacer le plus possible, comme il convenait dans un ouvrage qui ne devait attirer l'attention que sur une seule figure, il n'a pu éviter de se révéler par toute une série de traits. Il s'est révélé, par exemple, comme un homme parfaitement au courant de la géographie et des usages palestiniens, capable de conduire sans hésitation ses lecteurs de Galilée en Judée et de Jérusalem dans les régions situées à l'orient du Jourdain, bien au fait des rapports des autorités juives et des autorités romaines, au courant des fêtes juives (Pâque, fête des Tabernacles, fête de la Dédicace) et du moment de leur célébration (Jn 10:22), sachant combien il s'était écoulé d'années depuis le commencement de la restauration du temple par Hérode (Jn 2:20) et connaissant le nom de la localité obscure où Jean baptisait (Jn 3:23), familiarisé avec les préventions des Juifs contre les Samaritains (Jn 4:9), ainsi qu'avec leurs conceptions particulières sur l'origine de la souffrance (Jn 9:2), en état d'indiquer avec précision la situation de Béthesda (Jn 5:2), du Trésor (Jn 8:20), du portique de Salomon (Jn 10:23) et jusqu'au nombre, à la contenance et à la destination des vases que Jésus fit remplir d'eau en vue du miracle de Cana (Jn 2:6). Ce même homme se révèle, en second lieu, par l'insertion d'un certain nombre de traits d'une précision autobiographique qui sont à l'évangile ce que la signature du peintre est au tableau. On a toujours considéré comme tels le récit de la rencontre de Jésus avec ses premiers disciples (Jn 1:35-51), celui de la guérison de l'aveugle-né (Jn 9), du lavement des pieds, de la passion, de la course au tombeau le matin de Pâques, des remarques comme celles de Jn 2:11,17,22 4:35 12:16 19:35 20:8, et surtout les suprêmes entretiens, où la figure de Jésus se dresse, sublime, au milieu des disciples, qui ne se doutent de rien et que pourtant étreint et accable le sentiment de la solennité de l'heure. Seul, en somme, un témoignage comme celui qui est rendu ici au Christ terrestre explique les liens qui se nouèrent entre les disciples et le Christ ressuscité et glorifié. Maintenez ce témoignage et vous donnez à l'existence de l'Église une base solide. Otez-le et vous rendez inintelligible tout le développement postérieur du christianisme. Telles sont les raisons sur lesquelles on s'appuie pour affirmer, en dépit de toutes les difficultés, la valeur historique du 4 e évangile.

La force de cette argumentation a été reconnue par un groupe imposant, et peut-être faudrait-il dire croissant, de théologiens qui, tout en continuant à regarder le 4 e évang, comme un ouvrage composé avec une certaine liberté par un chrétien de la deuxième ou de la troisième génération, reconnaissent que l'auteur a introduit dans son récit bien des traits authentiques, dont il devait la connaissance soit à la tradition orale, soit à des sources écrites qu'il avait réussi à recueillir. Cette conception intermédiaire se rapproche beaucoup de l'opinion traditionnelle quand elle va jusqu'à admettre que le 4 e évang, a vu le jour dans un milieu qui, ayant connu l'apôtre Jean, avait bénéficié de ses souvenirs et subi l'influence de sa remarquable personnalité.

Il serait sans intérêt pour nous d'essayer de dresser la liste des critiques et des théologiens qui se sont prononcés pour l'une ou pour l'autre des manières de voir que nous venons de caractériser.

Mais qui décidera entre ces opinions contradictoires et appuyées par tant de savants éminents, et peut-on espérer qu'une fois ou l'autre la force des arguments, dans un sens ou dans l'autre, réussira à établir l'unanimité parmi les hommes de science ? Cela ne nous paraît guère probable ; car, au fond, les savants eux-mêmes, sans qu'ils s'en rendent compte, sont influencés, jusque dans des questions de pure érudition, par leur conception générale de la religion et par leur attitude personnelle à l'égard du Christ.

Le regardent-ils comme un homme semblable aux autres, bien que les dépassant par la pureté de sa vie, par l'ardeur de sa piété et par la profondeur et la richesse de sa connaissance de Dieu ? Dans ce cas, les miracles qui lui sont attribués et bien des paroles mises dans sa bouche par les évangélistes leur paraîtront incroyables et aucun ensemble de considérations historiques ne parviendra à leur faire admettre que ceux qui rapportent ces choses puissent en avoir été les témoins.

Regardent-ils, au contraire, le Christ comme un être parfaitement saint, en pleine communion, durant toute sa vie, avec Celui qu'il appelait son Père, et dont l'apparition parmi les hommes est, elle-même, le plus grand miracle de l'histoire ? Ils ne seront alors nullement choqués d'entendre que cet être qui les surpasse à tous égards a guéri les malades, dominé sur la nature et même ramené les morts à la vie, non point sans doute dans l'exercice arbitraire d'un pouvoir magique, mais dans la pleine obéissance aux directions de Celui qui lui avait confié son autorité et sa puissance ; dès lors il ne leur répugnera point d'admettre que le tableau tracé par les évangélistes (car c'est d'eux tous qu'il s'agit) est véritablement de l'histoire. C'est de ce côté qu'en dépit de difficultés que nous ne songeons pas à nier et que nous ne sommes pas en mesure d'écarter, nous nous sentons contraints de nous ranger.

Révision Yves Petrakian 2005

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    • Lévitique 4

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Transmets ces instructions aux Israélites : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel en faisant des choses qui ne doivent pas se faire,
      3 si c'est le prêtre consacré par onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Eternel, en sacrifice d'expiation pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente de la rencontre, devant l'Eternel. Il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l'Eternel.
      5 Le prêtre consacré par onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le prêtre mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le prêtre enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice de communion et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa viande avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera à l’extérieur du camp, dans un endroit pur où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois ; c'est sur le tas de cendres qu’on le brûlera.
      13 » Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement, si sans y prêter attention elle a fait contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendue coupable,
      14 et si le péché commis vient à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation et on l'amènera devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Eternel et l’on égorgera le taureau devant l'Eternel.
      16 Le prêtre consacré par onction apportera du sang du taureau dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Puis il versera tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l'autel.
      20 Il procédera avec ce taureau exactement comme pour le taureau expiatoire. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour eux, et le pardon leur sera accordé.
      21 Il emportera le taureau à l’extérieur du camp et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 » Si c'est un chef qui a péché, s’il a fait involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel, son Dieu, des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendu coupable,
      23 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes devant l'Eternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C'est ainsi que le prêtre fera pour ce chef l'expiation de son péché, et le pardon lui sera accordé.
      27 » Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement en faisant contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le prêtre enlèvera toute la graisse, comme on enlève la graisse du sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel ; son odeur sera agréable à l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour cet homme, et le pardon lui sera accordé.
      32 » Si c’est un agneau qu’il offre en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime et l’égorgera en sacrifice d'expiation à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le prêtre enlèvera toute la graisse comme on enlève la graisse de l'agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel comme un sacrifice passé par le feu pour l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et le pardon lui sera accordé.

      Lévitique 15

      1 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron :
      2 « Transmettez ces instructions aux Israélites : Tout homme qui a une blennorragie est par là même impur.
      3 Il est impur à cause de sa blennorragie. Que son corps laisse couler l’écoulement ou le retienne, il est impur.
      4 Tout lit sur lequel il couchera sera impur et tout objet sur lequel il s'assiéra sera impur.
      5 Si quelqu’un touche son lit, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      6 Si quelqu’un s’assied sur l'objet sur lequel lui-même s'est assis, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      7 Si quelqu’un touche son corps, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      8 S'il crache sur un homme pur, cet homme lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      9 Toute selle sur laquelle il voyagera sera impure.
      10 Si quelqu’un touche un objet qui a été sous lui, il sera impur jusqu'au soir et, si quelqu’un porte un tel objet, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      11 S’il touche quelqu’un sans s’être lavé les mains dans l'eau, cette personne lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impure jusqu'au soir.
      12 Tout vase de terre qu’il touchera sera brisé et tout vase de bois sera lavé dans l'eau.
      13 Lorsqu'il sera purifié de son écoulement, il comptera encore 7 jours pour sa purification, puis il lavera ses vêtements, lavera son corps avec de l'eau vive et il sera pur.
      14 Le huitième jour, il prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, ira devant l'Eternel à l'entrée de la tente de la rencontre et les donnera au prêtre.
      15 Le prêtre les offrira, l'un en sacrifice d'expiation et l'autre en holocauste. Il fera l'expiation pour lui devant l'Eternel à cause de son écoulement.
      16 » L'homme qui aura une éjaculation lavera tout son corps dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      17 On lavera dans l’eau tout vêtement et tout cuir touchés par le sperme, et ils seront impurs jusqu'au soir.
      18 Si une femme a couché avec un tel homme, ils se laveront tous les deux et seront impurs jusqu'au soir.
      19 » La femme qui aura un écoulement de sang restera 7 jours dans la souillure de ses règles. Si quelqu’un la touche, il sera impur jusqu'au soir.
      20 Tout lit sur lequel elle couchera pendant ses règles sera impur et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur.
      21 Si quelqu’un touche son lit, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      22 Si quelqu’un touche un objet sur lequel elle s'est assise, il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      23 S'il y a quelque chose sur le lit ou l'objet sur lequel elle s'est assise, celui qui y touchera sera impur jusqu'au soir.
      24 Si un homme couche avec elle, si la souillure des règles de cette femme vient sur lui, il sera impur pendant 7 jours et tout lit sur lequel il couchera sera impur.
      25 La femme qui aura un écoulement de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles, ou dont les règles dureront plus que d’habitude, sera impure pendant toute la période de son écoulement, comme pendant ses règles.
      26 Tout lit sur lequel elle couchera pendant la durée de cet écoulement sera comme le lit de ses règles et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur comme lors de ses règles.
      27 Si quelqu’un les touche, il sera impur. Il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
      28 Lorsqu'elle sera purifiée de son écoulement, elle comptera encore 7 jours après lesquels elle sera pure.
      29 Le huitième jour, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons et elle les apportera au prêtre à l'entrée de la tente de la rencontre.
      30 Le prêtre offrira l'un en sacrifice d'expiation et l'autre en holocauste, et il fera l'expiation pour elle devant l'Eternel à cause de l’écoulement qui la rendait impure.
      31 » Vous éloignerez les Israélites de ce qui les met en état d’impureté, ainsi ils ne mourront pas pour avoir rendu impure mon habitation au milieu d'eux. »
      32 Telle est la loi pour l’homme qui a une blennorragie ou qui est impur en raison d’une éjaculation,
      33 pour la femme qui a ses règles, pour l'homme ou la femme qui a un écoulement et pour l'homme qui couche avec une femme impure.

      Matthieu 8

      5 Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le supplia
      13 Puis Jésus dit à l’officier : « Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi. » Et au moment même le serviteur fut guéri.

      Matthieu 16

      16 Simon Pierre répondit : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. »

      Marc 4

      35 Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit : « Passons sur l'autre rive. »
      36 Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait ; il y avait aussi d'autres barques avec lui.
      37 Un vent violent s'éleva et les vagues se jetaient sur la barque, au point qu'elle se remplissait déjà.
      38 Et lui, il dormait à l'arrière sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : « Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir ? »
      39 Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » Le vent tomba et il y eut un grand calme.
      40 Puis il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas de foi ? »
      41 Ils furent saisis d'une grande frayeur et ils se disaient les uns aux autres : « Qui est donc cet homme ? Même le vent et la mer lui obéissent ! »

      Marc 5

      21 Jésus regagna en barque l'autre rive, où une grande foule se rassembla autour de lui. Il était au bord du lac.
      43 Jésus leur adressa de fortes recommandations pour que personne ne le sache et demanda qu’on donne à manger à la jeune fille.

      Marc 7

      24 Jésus partit de là et s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sache, mais il ne put rester caché,
      30 Et quand elle rentra chez elle, elle trouva l'enfant couchée sur le lit : le démon était sorti.
      32 On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui.
      33 Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive.
      34 Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit : « Ephphatha » – c'est-à-dire « Ouvre-toi ».
      35 Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.
      36 Jésus leur recommanda de n'en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.
      37 Remplis d'étonnement, ils disaient : « Il fait tout à merveille ; il fait même entendre les sourds et parler les muets. »

      Marc 8

      1 Ces jours-là, une foule [très] nombreuse s'était [de nouveau] réunie et n'avait pas de quoi manger. Jésus appela ses disciples et leur dit :
      2 « Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger.
      3 Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin, car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. »
      4 Ses disciples lui répondirent : « Comment pourrait-on leur donner assez de pains à manger, ici, dans un endroit désert ? »
      5 Jésus leur demanda : « Combien avez-vous de pains ? » « Sept », répondirent-ils.
      6 Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer ; et ils les distribuèrent à la foule.
      7 Ils avaient encore quelques petits poissons ; Jésus [les] bénit et les fit aussi distribuer.
      8 Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
      9 Ceux qui mangèrent étaient environ 4000. Ensuite Jésus les renvoya.
      10 Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples et se rendit dans la région de Dalmanutha.
      11 Les pharisiens arrivèrent, se mirent à discuter avec Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, lui demandèrent un signe venant du ciel.
      12 Jésus soupira profondément dans son esprit et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Je vous le dis en vérité, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »
      13 Puis il les quitta et remonta [dans la barque] pour passer sur l'autre rive.
      14 Les disciples avaient oublié de prendre des pains ; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque.
      15 Jésus leur fit cette recommandation : « Attention, méfiez-vous du levain des pharisiens et du levain d'Hérode. »
      16 Les disciples raisonnaient entre eux [et disaient] : « C'est parce que nous n'avons pas de pains. »
      17 Jésus, le sachant, leur dit : « Pourquoi raisonnez-vous sur le fait que vous n'avez pas de pains ? Ne comprenez-vous pas et ne saisissez-vous pas encore ?
      18 Avez-vous [encore] le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas ? Vous avez des oreilles et vous n'entendez pas ? Ne vous rappelez-vous pas ?
      19 Quand j'ai rompu les cinq pains pour les 5000 hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ? » « Douze », lui répondirent-ils.
      20 « Et quand j'ai rompu les sept [pains] pour les 4000 hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? » « Sept », répondirent-ils.
      21 Et il leur dit : « [Comment] se fait-il que vous ne compreniez pas [encore] ? »
      22 Ils se rendirent à Bethsaïda ; on amena un aveugle vers Jésus et on le supplia de le toucher.
      23 Il prit l'aveugle par la main et le conduisit à l’extérieur du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux, posa les mains sur lui et lui demanda s'il voyait quelque chose.
      24 Il regarda et dit : « J'aperçois les gens, je les vois comme des arbres, et ils marchent. »
      25 Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux et, quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri et vit tout distinctement.
      26 Alors Jésus le renvoya chez lui en disant : « N'entre pas dans le village [et n'en parle à personne]. »
      27 Jésus s'en alla avec ses disciples dans les villages voisins de Césarée de Philippe. Il leur posa en chemin cette question : « Qui suis-je, d’après les hommes ? »
      28 Ils répondirent : « Jean-Baptiste ; d’après certains, Elie ; d’après d'autres, l'un des prophètes. »
      29 « Et d’après vous, qui suis-je ? » leur demanda-t-il. Pierre lui répondit : « Tu es le Messie. »
      30 Jésus leur recommanda sévèrement de n'en parler à personne.
      31 Alors il commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite trois jours après.
      32 Il leur disait cela ouvertement. Alors Pierre le prit à part et se mit à le reprendre,
      33 mais Jésus se retourna, regarda ses disciples et réprimanda Pierre en disant : « Arrière, Satan, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »
      34 Puis il appela la foule avec ses disciples et il leur dit : « Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive !
      35 En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
      36 Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?
      37 Que donnera un homme en échange de son âme ?
      38 En effet, celui qui aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura aussi honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »

      Marc 14

      58 « Nous l'avons entendu dire : ‘Je détruirai ce temple fait par la main de l'homme, et en trois jours j'en construirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.’ »
      61 Mais Jésus gardait le silence et ne répondit rien. Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau et lui dit : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? »

      Marc 15

      21 Ils forcèrent un passant qui revenait des champs à porter la croix de Jésus. C’était Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus.
      43 Joseph d'Arimathée arriva. C’était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus.
      46 Joseph acheta un drap de lin, descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche. Puis il roula une pierre à l'entrée du tombeau.

      Luc 7

      17 Cette déclaration sur Jésus se propagea dans toute la Judée et dans toute la région.
      31 A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils ?

      Luc 10

      38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l’accueillit dans sa maison.
      42 mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée. »

      Luc 13

      31 Ce même jour, des pharisiens vinrent lui dire : « Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te faire mourir. »
      34 » Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !

      Luc 23

      8 Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie, car depuis longtemps il désirait le voir à cause de tout ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait le voir faire un signe miraculeux.

      Luc 24

      19 « Quoi ? » leur dit-il. Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,

      Jean 1

      1 Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu.
      14 Et la Parole s'est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.
      19 Voici le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander : « Toi, qui es-tu ? »
      20 Il déclara et sans restriction affirma : « Moi, je ne suis pas le Messie. »
      21 Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu Elie ? » Et il dit : « Je ne le suis pas. » « Es-tu le prophète ? » Et il répondit : « Non. »
      22 Ils lui dirent alors : « Qui es-tu ? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés ! Que dis-tu de toi-même ? »
      23 « Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : ‘Rendez le chemin du Seigneur droit’, comme l’a dit le prophète Esaïe. »
      24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
      25 Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète ? »
      26 Jean leur répondit : « Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.
      27 Il vient après moi [mais il m’a précédé, ] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales. »
      28 Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
      29 Le lendemain, il vit Jésus s’approcher de lui et dit : « Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
      35 Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.
      36 Il vit Jésus passer et dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
      37 Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.
      38 Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu ? »
      39 « Venez, leur dit-il, et voyez. » Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.
      40 André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
      41 Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie », ce qui correspond à Christ.
      42 Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas », ce qui signifie Pierre.
      43 Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit : « Suis-moi. »
      44 Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.
      45 Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé : Jésus de Nazareth, fils de Joseph. »
      46 Nathanaël lui dit : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens et vois. »
      47 Jésus vit Nathanaël s'approcher de lui et dit de lui : « Voici vraiment un Israélite en qui il n'y a pas de ruse. »
      48 « D'où me connais-tu ? » lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : « Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. »
      49 Nathanaël répondit : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. »
      50 Jésus lui répondit : « Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci. »
      51 Il ajouta : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme. »

      Jean 2

      6 Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.
      11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
      17 Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.
      20 Les Juifs dirent : « Il a fallu 46 ans pour construire ce temple et toi, en 3 jours tu le relèverais ! »
      22 C’est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.

      Jean 3

      3 Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu. »
      13 Personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme [qui est dans le ciel].
      14 » Et tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l'homme soit élevé
      19 Et voici quel est ce jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise.
      21 Mais celui qui agit conformément à la vérité vient à la lumière afin qu'il soit évident que ce qu’il a fait, il l’a fait en Dieu. »
      23 Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.
      27 Jean répondit : « Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

      Jean 4

      9 La femme samaritaine lui dit : « Comment ? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » ? Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. ?
      10 Jésus lui répondit : « Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t'aurait donné de l'eau vive. »
      35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs : ils sont déjà blancs pour la moisson.
      42 et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus seulement à cause de ce que tu as dit que nous croyons, car nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment [le Messie, ] le Sauveur du monde. »
      48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas ? »

      Jean 5

      2 Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.

      Jean 6

      30 « Quel signe miraculeux fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions et que nous croyions en toi ? Que fais-tu ?
      35 Jésus leur dit : « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.
      68 Simon Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

      Jean 7

      17 Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.
      37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, debout, s'écria : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive.

      Jean 8

      12 Jésus leur parla de nouveau. Il dit : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. »
      20 Jésus dit ces paroles alors qu'il enseignait dans le temple à l'endroit où était le trésor, et personne ne l'arrêta parce que son heure n'était pas encore venue.
      47 Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous, vous n'écoutez pas parce que vous n'êtes pas de Dieu. »
      59 Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui, mais Jésus se cacha et sortit du temple [en passant au milieu d'eux. C’est ainsi qu’il s’en alla].

      Jean 9

      1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.
      2 Ses disciples lui posèrent cette question : « Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? »
      3 Jésus répondit : « Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.
      4 Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler.
      5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
      6 Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]
      7 et lui dit : « Va te laver au bassin de Siloé », nom qui signifie « envoyé ». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.
      8 Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier auparavant disaient : « N'est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait ? »
      9 Les uns disaient : « C'est lui. » D'autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C'est bien moi. »
      10 Ils lui dirent donc : « Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts ? »
      11 Il répondit : « L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, l'a appliquée sur mes yeux et m'a dit : ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’J'y suis donc allé, je me suis lavé et j'ai pu voir. »
      12 Ils lui dirent : « Où est cet homme ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
      13 Ils menèrent vers les pharisiens l'homme qui avait été aveugle.
      14 Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
      15 A leur tour, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Il leur dit : « Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois. »
      16 Là-dessus, quelques-uns des pharisiens disaient : « Cet homme ne vient pas de Dieu, car il ne respecte pas le sabbat », mais d'autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes miraculeux ? » Et il y eut division parmi eux.
      17 Ils dirent encore à l'aveugle : « Toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C'est un prophète. »
      18 Les Juifs ne voulurent pas croire qu'il avait été aveugle et qu’il voyait désormais, avant d'avoir fait venir ses parents.
      19 Ils les interrogèrent en disant : « Est-ce bien votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc se fait-il qu’il voie maintenant ? »
      20 Ses parents leur répondirent : « Nous savons que c'est bien notre fils et qu'il est né aveugle,
      21 mais nous ne savons pas comment il se fait qu'il voie maintenant, ni qui lui a ouvert les yeux. Interrogez-le lui-même, il est assez grand pour parler de ce qui le concerne. »
      22 Ses parents dirent cela parce qu'ils avaient peur des chefs juifs. En effet, ceux-ci avaient déjà décidé d'exclure de la synagogue celui qui reconnaîtrait Jésus comme le Messie.
      23 Voilà pourquoi ses parents dirent : « Il est assez grand, interrogez-le lui-même. »
      24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle et lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons que cet homme est un pécheur. »
      25 Il répondit : « S'il est un pécheur, je n'en sais rien. Je sais une chose : c'est que j'étais aveugle et maintenant je vois. »
      26 Ils lui dirent [de nouveau] : « Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ? »
      27 Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ? »
      28 Ils l'insultèrent et dirent : « C'est toi qui es son disciple. Nous, nous sommes disciples de Moïse.
      29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais celui-ci, nous ne savons pas d'où il est. »
      30 Cet homme leur répondit : « Voilà qui est étonnant : vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux !
      31 Nous savons que Dieu n'exauce pas les pécheurs mais qu’en revanche, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce.
      32 Jamais encore on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.
      33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
      34 Ils lui répondirent : « Tu es né tout entier dans le péché et tu nous enseignes ! » Et ils le chassèrent.
      35 Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé. L’ayant rencontré, il [lui] dit : « Crois-tu au Fils de Dieu ? »
      36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? »
      37 « Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui. »
      38 Alors il dit : « Je crois, Seigneur. » Et il se prosterna devant lui.
      39 Puis Jésus dit : « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient et pour que ceux qui voient deviennent aveugles. »
      40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Nous aussi, sommes-nous aveugles ? »
      41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais en réalité, vous dites : ‘Nous voyons.’[Ainsi donc, ] votre péché reste.

      Jean 10

      7 Jésus leur dit encore : « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
      11 » Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
      22 On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver.
      23 Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon.
      31 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider.

      Jean 11

      25 Jésus lui dit : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt ;
      27 Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. »
      47 Alors les chefs des prêtres et les pharisiens rassemblèrent le sanhédrin et dirent : « Qu'allons-nous faire ? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux.
      48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation. »
      49 L'un d'eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y comprenez rien ;
      50 vous ne réfléchissez pas qu'il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas. »
      51 Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
      52 Et ce n'était pas pour la nation seulement, c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.
      53 Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.

      Jean 12

      16 Sur le moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui se passait, mais, lorsque Jésus fut dans sa gloire, ils se souvinrent que ces choses étaient écrites à son sujet et qu'on les avait faites pour lui.

      Jean 13

      3 Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait vers Dieu.

      Jean 15

      1 » C’est moi qui suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.

      Jean 17

      5 Maintenant, Père, révèle toi-même ma gloire auprès de toi en me donnant la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde existe.

      Jean 19

      35 Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.

      Jean 20

      8 Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi, il vit et il crut.
      28 Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit :
      29 « Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »
      31 Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

      Jean 21

      24 C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.

      1 Corinthiens 8

      6 Néanmoins, pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous vivons, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui nous vivons.

      2 Corinthiens 8

      9 En effet, vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : pour vous il s'est fait pauvre alors qu'il était riche, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis.
    • Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Lévitique 15

      1

      Lois relatives aux cérémonies de purification.

      - Il n'est pas nécessaire de pousser à l'extrême notre curiosité, en cherchant à expliquer toutes les lois de ce texte ; nous devons, par contre, être reconnaissants de ne pas avoir à subir ces cérémonies de purification, quelle que puisse être notre infection par le péché. Toutes ces lois nous rappellent que Dieu voit toutes choses, même celles que les hommes ne peuvent discerner. Les grands commandements de l'évangile, les œuvres de la foi et de la repentance, sont ici rappelés. On y trouve également tous les grands privilèges de l'évangile, procurés à notre âme par le sang de Christ, tous les avantages de Sa grâce, en vue de notre sanctification.

      Matthieu 8

      5 Ce centurion, mentionné dans ce texte, était un païen, un soldat romain. Bien qu'il soit militaire, c’était cependant un homme pieux.

      Aucune vocation, ni le fait de se trouver en un lieu hostile, ne peuvent être une excuse à l'incrédulité et au péché. Remarquez comment ce centurion exposa le cas de son serviteur : nous devons, de même, nous sentir concernés par le sort des âmes de nos enfants et de nos serviteurs, qui peuvent se trouver spirituellement malades, sans toutefois en être vraiment conscients, ou qui ne savent pas discerner le bien inhérent à la piété ; nous devons les « apporter » à Christ, par la foi et dans la prière.

      Remarquez également l’humilité de ce centurion : une âme remplie de modestie est rendue encore plus humble, par l'action de la Grâce de Christ.

      Observez la grande foi de ce Romain. Plus nous manquons d'assurance en nous-mêmes, plus notre confiance sera affermie en Christ. Le centurion attribuait à Jésus, le pouvoir divin, et la pleine autorité sur toute créature et puissance de la nature, tel un maître sur ses serviteurs. Nous devrions être ainsi, voués au service de Dieu ; nous devrions aller et venir, selon les directives de Sa Parole et les dispositions de Sa Providence.

      Quand le Fils de l'homme viendra de nouveau ici-bas, Il ne trouvera, hélas, qu’une petite foi, avec, comme conséquence de modestes « fruits spirituels »... Une profession de foi n’étant que parure extérieure peut nous faire appeler « enfants de Dieu » ; mais si nous nous satisfaisons de cet état, sans avoir rien d'autre à témoigner, nous serons alors jetés dehors.

      Le serviteur du centurion fut guéri de sa maladie, son maître ayant obtenu l'approbation de sa foi. Le message adressé à ce militaire l’est également à tous : « crois, et tu recevras ; crois seulement ».

      Remarquez au passage, la Puissance de Christ, et le pouvoir de la foi. La guérison de notre âme est subordonnée à l’intérêt manifeste que nous pouvons avoir, pour le sacrifice de Christ !

      Matthieu 16

      Marc 4

      35 Christ dormait durant la tempête, pour éprouver la foi de Ses disciples, et pour les amener à prier. Leur foi semblait en effet encore faible, malgré la ferveur de leurs prières.

      Lorsque notre cœur fragile est sans cesse agité comme la mer, quand nos passions sont dangereuses, entendons-nous l’appel de Christ : « fais silence, tais-toi » ? Quand nous luttons contre ce qui nous entoure, quand les craintes nous assaillent, quand notre esprit vit dans le tumulte, si le Seigneur s’écrie : « la paix soit avec vous, restez sereins », il se produit immédiatement un grand calme.

      Pourquoi vous faites-vous autant de soucis ? Bien qu'il puisse exister de réels motifs de crainte, il n'y en a néanmoins aucun qui doive nous déstabiliser. Ceux qui estiment que Jésus ne se soucie pas de Son peuple périssant, doivent douter en fait de la qualité de leur foi. Les meilleurs des saints sont toujours perfectibles !

      La foi et la peur se succèdent, alors que nous sommes en ce monde ; mais bientôt, au ciel, la crainte sera vaincue, et la foi ne sera plus !

      Marc 5

      21 Quand l’évangile est méprisé, il continue son action là où on le recevra le mieux.

      Nous voyons dans ce texte un des chefs de cette synagogue supplier humblement Christ, de sauver sa petite fille, âgée d’environ douze ans, en danger de mort. Une autre guérison, celle de cette femme atteinte d’une perte de sang, fut également opérée, pendant cette scène.

      Nous devrions pratiquer le bien non seulement lorsque nous sommes dans notre demeure, mais aussi lorsque nous sommes en voyage, \\#De 6:7\\. Il est courant de voir différentes personnes négliger de chercher secours auprès de Christ, avant d’avoir essayé en vain toutes les autres possibilités d’aide, comme par exemple, des médecins sans compétence. Certaines courent vers les divertissements, les plaisirs... D'autres se plongent avec acharnement dans les affaires, s'occupent d'établir leur propre justice, ou se tourmentent par de vaines superstitions. Beaucoup périssent dans ces voies... En fait, nul ne trouvera jamais le repos de l’âme par de tels moyens. Par contre, ceux que Jésus guérit de la maladie du péché, constatent en eux-mêmes un changement positif radical.

      Les actes secrets du péché, comme ceux de la foi, sont tous connus du Seigneur Jésus. La femme atteinte de cette perte de sang, avoua au Seigneur toute la vérité. Christ désire que Son peuple soit consolé, et Il a le pouvoir de réconforter les esprits troublés.

      Plus nous dépendons de Lui en toute simplicité, plus nous nous attendons à recevoir de grandes choses de Sa part, plus nous constaterons qu'Il est vraiment l’Auteur de notre salut. Ceux qui, par la foi, sont guéris de leurs maladies spirituelles, peuvent en toute quiétude, cheminer en paix !

      Marc 7

      24 Christ n'a jamais repoussé celui qui se jette à Ses pieds : même une âme tremblante peut le faire sans crainte.

      La femme mentionnée dans ce texte était une mère bonne et attentionnée : pour sauver sa fille, elle alla vers Christ qui, par Sa parole : « laisse d'abord les enfants se rassasier », montra qu’Il avait de la compassion pour les Gentils, proches de Lui. Elle s’exprima, non pour souligner l'importance de la Grâce, mais pour magnifier l'abondance de miracles parmi les Juifs : la seule guérison de sa fille n'allait être en fait, qu'une « miette ».

      Alors que le Sauveur béni, délaisse les pharisiens orgueilleux, Il manifeste sa compassion envers de pauvres et humbles pécheurs, qui regardent à Lui, pour le « pain » des enfants. Christ s'affaire toujours à rechercher et sauver celui qui est perdu !

      Marc 8

      1

      Quatre mille personnes sont nourries miraculeusement. (Marc 8:1-10). Christ met en garde contre les Pharisiens et les Hérodiens. (Marc 8:11-21). Un aveugle est guéri. (Marc 8:22-26). Pierre témoigne de Christ. (Marc 8:27-33)
      On doit suivre Christ. (Marc 8:34-38).

      Notre Seigneur Jésus encouragea les plus démunis à venir à Lui, pour bénéficier de la Vie et de la Grâce. Christ connaît et considère chacun en particulier. La bonté du Seigneur est toujours disponible : pour bien le montrer, Il répéta ce miracle de la multiplication des pains, une seconde fois.

      Les faveurs du Seigneur sont renouvelées, comme le sont nos différents besoins. Ceux qui, par la foi, dépendent de Christ, n'ont pas à craindre le manque : ils agissent ainsi avec action de grâce.

      11 Les incrédules obstinés ont toujours quelque chose à dire, d’ailleurs souvent vraiment absurde. S'ils ne veulent pas être convaincus, ils ne le seront pas. Hélas ! Que de raisons avons-nous de nous lamenter au sujet de ceux qui nous entourent, se détruisant avec leur entourage par leur incrédulité perverse et obstinée, leur hostilité à l'Évangile !

      Lorsque nous oublions les œuvres de Dieu et que nous doutons de Lui, nous devrions nous reprendre sévèrement, comme Christ ici réprimande Ses disciples. Pourquoi nous méprenons-nous si souvent sur ce qu'Il veut dire, négligeons-nous Ses avertissements, doutons-nous de Sa Providence ?

      22 Nous voici en présence d’un aveugle, amené à Christ par ses amis : cette démarche révèle la foi de ceux qui l'amenèrent. Si ceux qui sont « aveugles » spirituellement, ne prient pas pour eux-mêmes, leur famille et leurs amis devraient le faire pour eux : Christ serait heureux de les « toucher ».

      La guérison de cet homme fut faite par étapes, ce qui n'était pas habituel dans les miracles opérés par le Seigneur. Christ montra par quelle méthode sont généralement guéris, ceux qui par nature sont « aveugles » spirituellement : en premier lieu, leur connaissance est embrouillée ; mais, comme la lumière du matin brille de plus en plus jusqu'au jour complet, de même, ces « aveugles » perçoivent alors les choses clairement.

      Quand on ne prend pas en considération les faveurs de Christ, on en perd alors tout le bénéfice qui peut en résulter ; en de tels cas, le Seigneur fera connaître à ceux qui agissent de la sorte, la véritable valeur de Ses privilèges, provoquant la « soif » de les acquérir.

      27 Ces évènements sont écrits, afin que nous croyions véritablement que Jésus est le Christ, le fils de Dieu ! Les miracles de notre Seigneur nous assurent qu'Il ne fut pas vaincu, mais au contraire, Vainqueur !

      Les disciples sont dès lors convaincus que Jésus est le Christ ; ils sont capables de supporter de l'entendre parler de Ses souffrances : en effet Jésus, dans ce texte, commence à les instruire à ce sujet.

      Le Seigneur voit ce qui ne va pas, dans ce que nous disons ou faisons, ce dont nous sommes parfois incapable de vraiment nous rendre compte : Il connait notre état d’âme. La sagesse de l'homme n’est que folie, lorsqu’elle prétend que les ordonnances divines ont des limites.

      Dans ce texte, nous voyons que Pierre ne comprit pas exactement la véritable nature du Royaume de Christ.

      34 On remarque souvent qu'il y avait de grands attroupements autour de Jésus, quand Il était ici-bas : chacun en effet, comptait recevoir de l'aide en divers cas.

      S’il voulait que son âme « guérisse », chaque individu devait connaître l’enseignement donné ici par le Seigneur : c’était en fait prioritaire, sur à la recherche du bien être corporel.

      Autant la joie d’être spirituellement au ciel avec Christ, est suffisante pour compenser la perte de notre vie pour Lui, autant le gain du monde entier pour le péché ne compensera pas la ruine de l'âme provoquée par ce dernier. Le jour approche, où la cause de Christ apparaîtra vraiment glorieuse, alors que certains la considèrent aujourd’hui, misérable et nulle.

      Puissions-nous méditer sur cette rencontre merveilleuse avec le Seigneur et envisager chaque objectif terrestre en fonction de ce grand jour !

      Marc 14

      Marc 15

      Luc 7

      Luc 10

      38 Le fait qu’un sermon soit prêché dans une maison ordinaire ne le rend pas mauvais pour autant ; quand nos amis nous visitent, on doit tout faire pour que leur âme en tire du bénéfice. Quand on est « assis » spirituellement aux pieds du Seigneur, cela révèle un empressement à recevoir Sa parole, et une soumission à Ses commandements.

      Marthe était occupée à recevoir Jésus et ceux qui étaient venus avec lui. Cette attitude nous montre le respect qu’elle avait envers notre Seigneur Jésus et en même temps le souci des affaires de la maison. Mais sa conduite était quelque peu blâmable : elle montrait trop de zèle dans son service, elle y consacrait toute son énergie, ne recherchant que la perfection.

      Les affaires du monde peuvent nous « piéger », si elles sont une entrave au service de Dieu, et si elles nuisent au bien de notre âme. Que de temps utile est parfois gaspillé, combien de dépenses sont parfois inadéquates, même pour accueillir des serviteurs de l'évangile !

      Bien que Marthe soit quelque peu fautive, elle manifestait cependant une grande dévotion, et sa conduite générale n'a jamais failli.

      La faveur divine est nécessaire à notre bonheur ; le salut de Christ est nécessaire à notre « sécurité » spirituelle. Quand cela est bien compris, toutes les autres tâches seront accomplies convenablement !

      Christ a déclaré que Marie avait choisi la bonne part. Pour elle, le nécessaire a été accompli : se placer sous la « houlette » de Christ. Lors de notre départ dans l’au-delà, tout ce qui nous appartient ici-bas nous sera enlevé ; par contre, rien ne nous séparera de l'Amour de Christ ! Les hommes et les démons ne peuvent pas nous ôter cet Amour, cela serait contraire à la Volonté divine.

      Accomplissons avec diligence l’essentiel et le nécessaire de notre tâche !

      Luc 13

      31 En appelant Hérode « ce renard », Christ voulait montrer le véritable caractère de ce dernier. Même le plus valeureux des hommes, au jour du Jugement, devra rendre des comptes à Dieu ; il appartenait donc au Seigneur de désigner ce roi orgueilleux par son juste nom ; la conduite d’Hérode n'était pas un exemple à suivre...

      Notre Seigneur annonça qu’Il devait mourir bientôt : « à Ma mort tout sera accompli, j'aurai achevé Mon œuvre ».

      Il est bon de bien considérer le peu de temps qui nous est octroyé pour notre vie ici-bas, afin de l’utiliser judicieusement.

      La méchanceté des habitants de Jérusalem, lieu qui se veut être « près de Dieu », mécontenta particulièrement le Seigneur Jésus. Au grand jour du Jugement, les non-croyants seront confondus, face à leurs péchés ; apprenons avec reconnaissance à bien accueillir tous ceux qui viennent au Nom du Seigneur, pour bénéficier de leur témoignage : nous pourrons alors être des « participants » au grand salut qu’Il nous offre !

      Luc 23

      Luc 24

      Jean 1

      1

      L'apôtre et évangéliste, Jean, semble avoir été le plus jeune des douze. Il était particulièrement estimé par notre Seigneur et bénéficiait vraiment de Sa confiance, d’où cette expression : « il était le disciple que Jésus aimait ».

      Jean était très sincèrement attaché à son Maître. Il exerçait avec beaucoup de zèle son ministère à Jérusalem ; il survécut à la destruction de cette ville, conformément à la prédiction de Christ, en (Jean 21:22).

      La tradition raconte qu'après la mort de la mère de Jésus, Jean résida principalement à Éphèse. Vers la fin du règne de Domitien, il fut banni à l'île de Patmos, où il écrivit l’Apocalypse. À l'accession au pouvoir de Nerva, il fut remis en liberté, et retourna à Éphèse, où l'on pense qu'il écrivit son Évangile et ses Épîtres, aux environs de 97 après J.C ; il mourut aussitôt après.

      Le but de cet Évangile semble être celui d'apporter au monde chrétien de justes notions sur la véritable nature, la fonction, et le caractère du « Professeur Divin », Celui qui vint pour enseigner et racheter l'humanité.

      Dans ce but, Jean fut conduit à choisir pour son récit, les passages de la vie de notre Sauveur qui exposaient le plus clairement Sa puissance et Son autorité divines ; l’apôtre mentionne également les propos de Jésus, dans lesquels Il parle très clairement de Sa propre nature et de la puissance de Sa mort, en tant qu’expiation des péchés du monde.

      En citant, ou en soulignant brièvement les événements rapportés par les autres évangélistes, Jean témoigna ainsi que leurs récits étaient véridiques ; il a seulement repris quelques points doctrinaux déjà mentionnés, ainsi que certaines particularités importantes, omises dans les autres évangiles.

      * La Divinité de Christ. (Jean 1:1-5) Sa nature divine et humaine. (Jean 1:6-14) Le témoignage de Jean-Baptiste concernant Christ. (Jean 1:15-18) Le témoignage public de Jean concernant Christ. (Jean 1:19-28) Autres témoignages de Jean concernant Christ. (Jean 1:29-36) André et un autre disciple suivent Jésus. (Jean 1:37-42) Philippe et Nathanaël sont appelés par Jésus. (Jean 1:43-51)

      Jean 1:1-5 Dans ce texte, le Fils de Dieu est appelé « la Parole ». Nos propos révèlent nos pensées aux autres et il semble évident qu’il en soit ainsi pour le Fils de Dieu, envoyé ici bas pour révéler l'Esprit de Son Père au monde.

      Ce texte de l'évangéliste, relatif à Christ, prouve que ce Dernier est véritablement Dieu ! Jean affirme d’ailleurs Sa coexistence avec le Père, dès le commencement : « la Parole était avec Dieu ». Toutes choses ont été faites par Christ. Sans Lui rien n'aurait pu être fait, depuis le plus élevé des anges, jusqu'au moindre vermisseau. Tout ceci montre combien Il était qualifié pour l'œuvre de notre rédemption et de notre salut !

      La lumière et la vie viennent de Christ, et dépendent de Lui. Cette Parole est éternelle, cette Lumière véritable brille, mais hélas, les ténèbres ne la comprennent pas. Prions sans cesse, pour que nos yeux puissent rester ouverts, afin de contempler cette Lumière, et de pouvoir marcher avec Elle, pour devenir spirituellement sages, par notre à salut, par la foi en Jésus-Christ !

      19 Jean-Baptiste déclare dans ce texte qu'il n'est pas le Christ, Celui qui était annoncé et attendu de tous. Jean n’était pas Élie, mais il vint dans l'esprit et avec la puissance de ce dernier. L’évangéliste n'était pas ce Prophète mentionné par Moïse en ces termes : « le Seigneur suscitera d'entre leurs frères un prophète comme lui ». Jean-Baptiste n'était pas un prophète comme celui que les Juifs attendaient, qui pourrait les secourir, les délivrer des Romains. La description qu'il leur fit, quant à son rôle, ne pouvait que les exciter et les pousser à l'écouter.

      Jean baptisait le peuple d’eau, pour l’inciter à la repentance ; ce baptême était la représentation des bénédictions spirituelles qui allaient être accordées par le Messie ; ce Dernier était déjà parmi les Juifs, bien que ceux-ci ne Le connaissent pas encore. Jean se trouvait indigne de rendre le moindre service au Seigneur.

      29 Jean-Baptiste vit Jésus venir à lui, déclarant qu’Il était l'Agneau de Dieu. L'agneau pascal, dans l'effusion et l'aspersion de son sang, la cuisson et la consommation de sa chair, et toutes les autres étapes de l'ordonnance juive, représentait le salut des pécheurs, par la foi en Christ. Les agneaux sacrifiés quotidiennement, matin et soir, ne peuvent se référer qu'à Christ, Celui qui a été sacrifié pour nous racheter devant Dieu, par Son sang.

      Jean vint pour prêcher la repentance, c'est pourquoi il dit à ses disciples, qu'ils devaient regarder seulement à Jésus et à Sa mort, pour le pardon de leurs péchés. Il convient à la Gloire de Dieu, de pardonner tous ceux qui dépendent du sacrifice expiatoire de Christ. Ce sacrifice ôte le péché du monde ; il acquiert le pardon pour tous ceux qui se repentent et croient à l'évangile. Ceci ne peut qu’affermir notre foi ; chacun pense : si Christ ôte le péché du monde, alors pourquoi pas le mien ?

      Notre Sauveur a porté notre péché, nous en déchargeant par ce fait. Dieu pouvait ôter le péché en supprimant le pécheur, comme il l'a fait auparavant ; mais maintenant, Il a un moyen d’effacer l’iniquité, tout en épargnant le fautif, en faisant Son Fils « péché », en tant que sacrifice d'expiation, pour nous. Portez votre regard vers Jésus, Celui qui efface le péché ; que cela vous fasse haïr vos fautes, et être ensuite résolus à résister fermement au mal. Ne nous attachons pas à ce péché, que l'Agneau de Dieu est venu effacer par Son sang !

      Pour confirmer son témoignage à propos de Christ, Jean énonce ce qu’il entendra plus tard, lors de Son baptême, par une déclaration divine. Jean-Baptiste porta ainsi témoignage que Jésus est véritablement le Fils de Dieu. Ces propos terminent le paroles de Jean : Jésus était le Messie promis !

      Jean profitait de chaque opportunité pour conduire le peuple à Christ.

      37 L'argument le plus convainquant qui puisse prédominer dans une âme éveillée qui cherche à suivre Christ, c’est qu'Il est le seul qui soit capable d’ôter le péché.

      Quel que soit le degré de communion entre notre âme et Christ, Il est Celui qui entame le dialogue. Jésus posa cette question aux futurs disciples : « que cherchez-vous » ? Nous pouvons tous nous poser ce genre de question quand nous commençons à suivre Christ : qu'envisageons-nous de faire exactement avec Lui, que désirons-nous ? Quand nous suivons Jésus, recherchons-nous la faveur de Dieu et la vie éternelle ?

      Jésus invita Ses disciples à venir sans délai. « Voici maintenant le temps favorable »... 2Corinthiens 6:2. Il est bon d’être là où se trouve Christ, où que ce soit. Nous devons œuvrer pour le bien-être spirituel de nos proches, et chercher à les amener à Christ. Ceux qui viennent à Jésus, doivent avoir la ferme résolution de demeurer appuyés sur Lui ; Il est en effet une « pierre solide et inébranlable » !

      43 La nature du véritable Christianisme consiste à suivre Jésus, à nous consacrer à Lui et à marcher dans l'empreinte de Ses pas.

      Remarquons l'objection que fait Nathanaël à Jésus au verset Jean 1:46* : tous ceux qui désirent tirer profit de la Parole de Dieu, doivent se méfier des préjugés contre les lieux ou les dénominations des hommes. Ils doivent tout examiner eux-mêmes, et ils trouveront quelquefois le bien, là où ils ne pensaient pas le trouver. De nombreuses personnes sont tenues à l'écart de la piété par les préjugés absurdes qu'elles conçoivent. Le meilleur moyen de se débarrasser de tout mauvais concept sur la religion, est de l’éprouver.

      Il n'y avait aucune fraude ni hypocrisie en Nathanaël. Il n’était pas malhonnête, mais direct ; il avait un caractère sain et c’était un homme véritablement droit et pieux.

      Christ connaît réellement le cœur de chaque homme. Nous connaît-il ? Puissions-nous Le connaître en retour ! Cherchons à être vraiment semblables à des « Israélites dans lesquels il n'y a point de fraude », prions à cet effet ; cherchons à être de véritables chrétiens, approuvés par Christ en personne ! Nous avons tous des faiblesses, des imperfections, des pensées coupables, mais l'hypocrisie ne trouble pas le caractère d'un croyant.

      Jésus voyait Nathanaël, quand il était sous le figuier : il était probablement en train de prier avec ferveur, recherchant une direction pour l'espérance et la consolation d'Israël ; personne ne pouvait réellement l’observer. Cette réflexion de Jésus, Jean 1:50*, lui montra qu’Il connaissait les secrets de son cœur.

      Au travers de Christ nous pouvons bénéficier des services des saints anges ; tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur terre se trouve alors réconcilié et réuni !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Jean 2

      Jean 3

      14 Jésus-Christ est venu ici-bas pour nous sauver ; Il nous a « guéris » (du péché), comme l’étaient les enfants d'Israël, lorsqu’ils étaient piqués par des serpents venimeux : ils furent guéris en levant les yeux vers le serpent d'airain, Nombres 21:6-9.

      Nous pouvons remarquer à ce propos, la nature mortelle et destructrice du péché. Demandez aux consciences repentantes, interrogez des pécheurs condamnés, ils vous diront combien peuvent être séduisants les attraits du péché, mais qu'à la fin, ce dernier « mord » comme un serpent. Il y a cependant un remède puissant contre cette maladie fatale : dans l'évangile, Christ est clairement mis en évidence, Il est Celui qui offre le salut. Celui que nous avons offensé est en réalité notre Paix, le seul moyen d'obtenir la guérison c'est de croire en Lui.

      Pour certains, aussi léger que puisse être leur mal, leur péché, ou quelle que soit la méthode de guérison offerte par Christ, s'ils ne veulent pas Le recevoir en leur cœur, ils courent à la ruine.

      Jésus dit : « regarde et sois sauvé, regarde et vis » ! Levez les « yeux de votre foi » vers Christ crucifié. Tant que nous n’aurons pas franchi ce pas, nous ne serons pas guéris, mais nous serons toujours agressés par les flèches de Satan, donc dans un état de mort.

      Jésus-Christ est venu pour nous sauver, en endossant nos péchés, afin que nous ne tombions pas sous la sentence de la loi divine. Tel est le message de l'Évangile, la véritable bonne nouvelle ! C’est cela l'Amour de Dieu, donnant son Fils pour le monde. Dieu a véritablement aimé le monde, d’un Amour incomparable. Contemplez, et soyez émerveillés de voir que ce grand Dieu ait pu aimer un tel monde indigne ! Notre grand devoir, en entendant l'Évangile, consiste à croire en Jésus-Christ. Dieu l'ayant donné pour être notre Prophète, notre Sacrificateur, et notre Roi, nous devons nous soumettre à Lui, afin d’être sauvés, tout en gardant Ses enseignements. Voici l’aspect merveilleux de l'Évangile : quiconque croit en Christ, ne périra pas, mais aura la vie éternelle ! Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, le sauvant ainsi. Le monde ne peut être sauvé que par Christ ; il n'y a de salut en aucun autre.

      Tout ce texte nous révèle le bonheur spirituel des véritables croyants. Celui qui croit en Christ n'est pas condamné : bien qu'il ait été peut-être auparavant un grand pécheur, il n'est cependant pas traité par Dieu selon ses fautes !

      Jean 4

      Jean 5

      Jean 6

      Jean 7

      37 Au dernier jour de la fête des tabernacles, les Juifs puisaient de l'eau et la déversaient devant l'Éternel. Il est supposé, dans ce texte, que Christ faisait allusion à cet acte.

      Celui qui désire vraiment connaître la félicité éternelle, doit « s'attacher » spirituellement à Christ, afin que Celui-ci le conduise et l’enseigne.

      La soif mentionnée dans ce texte exprime un puissant désir de bénédictions spirituelles ; rien d'autre ne peut satisfaire cette soif ; les influences sanctifiantes et bienfaisantes du Saint Esprit étaient ici sous-entendues : Jésus parla de fleuves d’eaux vives, appelant chacun à venir à Lui et à en boire de cette eau.

      Les flots bienfaisants coulent constamment, comme un torrent et ils ont suffisamment de force pour renverser l'opposition des doutes et des craintes. Il y a une entière plénitude en Christ, et « grâce pour grâce », Jean 1:16*.

      L'Esprit qui demeure et qui agit dans le cœur des croyants est une « fontaine d'eau vive, une source », de laquelle coule un flot qui nous rafraîchit et nous purifie. Nous n’attendons les dons miraculeux du Saint-Esprit que pour pouvoir en témoigner de la meilleure façon possible !

      Des torrents d’eaux vives jaillirent de notre Rédempteur glorifié, et aujourd’hui encore, jusqu'aux endroits les plus reculés du globe. Puissions-nous être attentifs et soucieux de les faire connaître à d’autres !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Jean 8

      12 Jean 8:12-16 Christ est la Lumière du monde. Dieu est lumière et Christ est l'image du Dieu invisible.

      Un seul soleil éclaire la terre entière ; il en est de même pour la lumière de Christ : nul n'a besoin d'ajouter quoi que ce soit ! Quel sombre cachot serait un monde sans soleil ! Ainsi en serait-il sans Jésus, par qui, la lumière est venue ici-bas.

      Ceux qui suivent Christ ne marcheront point dans les ténèbres. Ils ne seront pas privés des vérités qui leur sont nécessaires pour les garder de l'erreur destructrice ; Christ, la Vérité, nous donne toute directive pour rester dans le chemin du devoir, ce qui est nécessaire pour nous garder du péché qui nous condamne.

      Jean 9

      1

      Christ donne la vue à un aveugle de naissance. (Jean 9:1-7)
      Le récit de cet aveugle. (Jean 9:8-12)
      Les pharisiens questionnent cet aveugle. (Jean 9:13-17)
      Ils l'interrogent, à propos de lui-même. (Jean 9:18-23)
      Ils le chassent. (Jean 9:24-34)
      Le dialogue de Christ avec cet aveugle. (Jean 9:35-38)
      Christ réprouve les pharisiens. (Jean 9:39-41)

      Christ guérit de nombreux aveugles, atteints par la maladie ou par accident ; dans ce texte, Il guérit un aveugle de naissance. Il montra ainsi Sa Puissance pour secourir l’homme, dans les cas les plus désespérés ; Il manifeste l'œuvre de Sa Grâce envers l’âme des pécheurs : Il offre la vue à ceux qui sont aveugles par nature.

      Si ce pauvre aveugle était incapable de discerner Christ, ce Dernier l'a bien vu ! Si nous parvenons à connaitre ou à saisir quelque information sur Christ, c'est parce qu’Il nous a connu en premier. Lorsque le Seigneur mentionne les calamités exceptionnelles qui peuvent toucher certains, Il affirme qu’elles ne doivent pas toutes être considérées comme un châtiment spécifique du péché ; elles nous sont quelquefois adressées pour la gloire de Dieu, pour manifester Ses œuvres.

      Notre vie ne dure qu’un « jour », pendant lequel nous devons exécuter les tâches qui nous sont assignées. Nous devons employer ce temps à bon escient et ne pas le gaspiller ; nous pourrons nous reposer, une fois cette journée terminée... L'approche de la mort devrait nous inciter à saisir toutes les occasions pour pratiquer le bien. Celui que nous pouvons faire doit être effectué dès que possible. Celui qui ne se contente que d’œuvres imparfaites, en laissera de côté de nombreuses autres, Ec 11:4.

      Christ magnifia Sa Puissance en guérissant instantanément cet aveugle, ce qu’aucun parmi ceux qui L’entouraient n’était capable de faire. La raison humaine est incapable de juger les voies du Seigneur ; ce Dernier utilise des moyens et des instruments que les hommes méprisent parfois. Ceux qui veulent être guéris par Christ doivent accepter d’être gouvernés par Lui !

      Quand cet aveugle revint du réservoir de Siloé, il constata avec émerveillement qu’il était guéri ! Telles sont les conséquences bienheureuses qui découlent de l’obéissance aux ordonnances de Christ ! Quand les âmes s’approchent de Lui, elles sont encore spirituellement faibles ; elles partent se purifier près du Seigneur et en reviennent comblées et fortifiées ; elles s'approchent dans la tristesse du péché, pour revenir ensuite dans la joie ; elles partent « aveugles », et reviennent en ayant recouvré spirituellement « la vue » !

      8 Ceux dont les « yeux spirituels » ont été ouverts, dont le cœur a été purifié par la Grâce, sont de véritables « édifices », érigés à la Gloire du Rédempteur : ils témoignent du don de cette Grâce reçue par tous ceux qui désirent bénéficier de ce précieux salut.

      Il est bon d'observer les méthodes employées par Dieu dans l’accomplissement de Ses œuvres, on en découvrira mieux alors le côté merveilleux : appliquez-vous à cet exercice spirituel !

      Dans l'œuvre que la Grâce opère sur l'âme, nous pouvons constater le changement opéré, sans voir toutefois la main qui l’accomplit ; il en est de même pour l’action de l'Esprit : Il est comme le vent, dont on entend le murmure, mais dont on ne peut dire ni d'où il vient, ni où il va...

      13 Christ a non seulement opéré des miracles le jour du sabbat, mais Il l'a fait d'une manière qui offensait les Juifs, car Il ne voulait pas sembler céder à l’emprise des scribes et des pharisiens. Le zèle de ces derniers, quant à l’accomplissement de simples rites, étouffait complètement les vérités substantielles de la piété ; c'est pour cette raison que Christ ne voulait pas se soumettre à leur domination.

      Ainsi, certaines œuvres nécessaires ou miséricordieuses sont permises le jour du sabbat, qui cependant doit, toujours être respecté. En effet, combien a-t-on vu « d’aveugles spirituels » retrouver la vue par la prédication de l'évangile, le jour du Seigneur ! Combien « d'âmes impotentes » ont été guéries en ce jour !

      Beaucoup d'injustices et de jugements dénués de toute charité proviennent des hommes qui entachent les commandements divins de leurs envies personnelles. On peut voir à quel point était parfait en sagesse et en sainteté notre Rédempteur, puisque Ses ennemis ne pouvaient trouver qu’à Lui reprocher le soi-disant non respect du sabbat !

      Puissions-nous être vraiment capables de pratiquer le bien, pour réduire au silence l'ignorance des hommes insensés !

      18 Les pharisiens espéraient vainement réfuter ce miracle notable. Ils attendaient un Messie, mais ne pouvaient supporter de penser que « Jésus » puisse être ce Messie, Ses préceptes étant tous contraires à leurs traditions : ils attendaient un envoyé de Dieu qui arrive en grand apparat, plein de splendeur. « La crainte des hommes tend un piège », Proverbes 29:25, ce qui pousse les gens à nier et à désavouer Christ, Ses vérités et Ses voies, ils agissent alors contre leur gré.

      Le pauvre, celui qui a peu d'instruction, mais qui possède toutefois un cœur simple, tire rapidement de bonnes conclusions sur les évidences de la lumière de l'évangile ; quant à ceux dont les désirs ne suivent que les voies de leur cœur, même s'ils acquièrent parfois de solides connaissances, ne parviennent jamais à celle de la Vérité.

      24 Les bénédictions de Christ sont davantage perçues par ceux qui en éprouvent vraiment le besoin : ceux qui étaient

      spirituellement aveugles, peuvent désormais voir ! Il en est de même pour nos affections les plus ferventes et les plus durables pour Christ : elles croissent parallèlement à une réelle connaissance de Sa personne.

      Dans l'œuvre de la Grâce opérée dans l'âme, bien que nous ne puissions pas dire exactement quand et comment ce changement béni a eu lieu, nous pouvons nous exclamer : « je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois ! Je vivais une vie basée sur les plaisirs de ce monde, mais, grâces soient rendues à Dieu, il en est maintenant autrement », Eph 5:8.

      Il est étonnant de constater l'incrédulité de certains, face à la joie de ceux qui jouissent de la connaissance et de la communion avec le Seigneur. Tous ceux qui ont ressenti la Puissance et la Grâce du Seigneur Jésus, s'étonnent de l'obstination de ceux qui Le rejettent.

      Dans ce texte, nous voyons cet aveugle guéri, discuter vivement avec les pharisiens et assurer que non seulement Jésus n'était pas un pécheur, mais Il était Dieu en personne !

      Chacun de nous, au regard de ce texte, doit savoir s'il est pour ou contre Dieu. Que faisons-nous pour Lui ? Que faisons-nous pour notre âme ? Avons-nous plus que les autres, du zèle pour le Seigneur ?

      35 Christ connaît ceux qui lui appartiennent, qui suivent Sa vérité et Ses voies. Nous trouvons dans ce texte une attention particulière pour ceux qui témoignent d’une bonne conscience et qui souffrent pour la cause de Christ.

      Notre Seigneur Jésus, dans Sa Grâce, se révèle Lui-même à l'homme. Une fois que ce dernier a été sensibilisé par cette Miséricorde ineffable, il doit être guéri de son aveuglement spirituel, afin de discerner le Fils de Dieu !

      Nul autre que Dieu ne doit être adoré ; en adorant Jésus, l’aveugle mentionné dans ce texte, L’a reconnu en tant que Dieu. Tous ceux qui croient en Christ L'adoreront !

      39 Christ est venu dans le monde pour rendre la vue à ceux qui étaient spirituellement aveugles. Mais Il est aussi venu, pour que ceux qui voient, puissent être rendus aveugles, s’ils ont une haute opinion de leur propre sagesse, qu’ils restent « enfermés » dans leur ignorance.

      La prédication de la croix fut considérée comme une folie par ceux qui, à cause de leur « sagesse » charnelle, ne connaissaient pas véritablement Dieu. Rien ne peut dresser davantage le cœur corrompu des hommes contre les vérités de la Parole, que les dénigrements qu’ils peuvent recevoir des autres à ce sujet ; on serait ainsi tenté de croire que tout ce qui peut provoquer les acclamations humaines puisse obtenir l'approbation divine.

      Christ a fait taire les pharisiens. Le péché demeure dans le cœur des vaniteux, de ceux qui sont trop sûrs d'eux-mêmes. Ils ne font que repousser l'évangile de la Grâce : la culpabilité de leur péché ne peut être alors pardonnée, et l’ampleur de leur iniquité reste entière.

      Jean 10

      22 Tous ceux qui cherchaient Jésus, pouvaient le trouver dans le temple de Jérusalem.

      Christ voudrait que nous puissions croire à Ses paroles : hélas, nous avons souvent tendance à en douter...

      Les Juifs comprirent le sens de l’image des brebis, employée par Jésus, mais ils ne purent altérer le sens de Ses paroles pour qu'elles deviennent une charge contre Lui. Christ décrit la paix et le bonheur de Ses brebis ; beaucoup entendirent Sa parole et crurent : ils suivirent alors le Seigneur, tels des disciples fidèles ; aucune brebis ne doit périr ; le Père et le Fils ne font « qu’un ».

      Jésus est capable de défendre Ses brebis contre les attaques de tous leurs ennemis : c’est pour cette raison qu'Il revendiquait auprès des Juifs, la puissance et la perfection divines, comme Son Père !

      31 Les œuvres de Christ, pleines de puissance et de miséricorde, Le proclament comme étant au-dessus de tout, le Dieu béni, pour l'éternité, afin que tous puissent savoir et croire qu'Il est « dans » le Père, et le Père « en » Lui.

      Le Père sanctifie ceux qu’Il envoie. Le Dieu saint ne récompense ni n’emploie nulle autre personne que celle qu'Il a sanctifiée. Le Père était « dans » le Fils, afin que par la Puissance divine, Christ puisse opérer Ses miracles ; le Fils était aussi « dans » le Père, afin de connaître tout Son Esprit.

      Nous ne pouvons pas parvenir à un tel degré de perfection, même avec la plus grande rigueur, mais nous pouvons néanmoins connaître et accepter toutes les déclarations du Seigneur !

      Jean 11

      47 Il semble, d’après ce texte, qu'il soit difficile de constater plus clairement la folie qui règne dans le cœur de l'homme et l’inimitié irrémédiable de ce dernier envers Dieu.

      De toute évidence, les paroles prophétiques de ce souverain sacrificateur ne manifestaient pas une abondance de Grâce en son cœur. Quand nous cherchons à fuir la calamité en pratiquant le péché, nous ne faisons en réalité qu’attirer cette dernière sur notre tête ; il en est de même pour ceux qui pensent qu’en s'opposant au Royaume de Christ, leurs intérêts ici-bas ne pourront que croître : le sort réservé aux méchants les atteindra inexorablement...

      Lorsque les âmes se convertissent à Christ, elles se rassemblent spirituellement autour de Lui ; Il est leur Souverain et leur Refuge, Il est mort dans ce but ! Par cette mort, Il a racheté ces âmes pour Lui-même, pour leur octroyer ensuite le Saint-Esprit ; en cet Amour manifesté à la croix, les croyants sont alors étroitement unis !

      Jean 12

      Jean 13

      Jean 15

      1

      Christ le véritable cep. (Jean 15:1-8)
      Son amour pour Ses disciples. (Jean 15:9-17)
      La haine et les persécutions sont prédites. (Jean 15:18-25)
      Le Consolateur promis. (Jean 15:26,27)

      Jésus-Christ est le cep, le véritable Cep. L'union des natures, humaine et divine, et la plénitude de l'Esprit qui est en Lui, ressemblent à la racine d’un cep, fructueux grâce à la sève provenant d'un sol riche.

      Les croyants sont les sarments de ce cep. La racine est invisible, et notre vie est cachée en Christ ; la racine porte l'arbre, y diffuse la sève ; en Christ se trouvent tous les soutiens nécessaires. Les branches du cep, les sarments, sont présents en grande quantité, ils se rejoignent dans la racine, pour ne former qu'un seul cep ; ainsi, tous les véritables chrétiens, de diverses opinions et disséminés en divers lieux distants les uns des autres, se rencontrent « en Christ ».

      Les croyants, comme les sarments du cep, sont fragiles et incapables de se tenir droits, s'ils ne sont pas soutenus. Le Père est le Vigneron. Jamais il n'y eut de vigneron si sage, si vigilant, quant à sa vigne ; il en est ainsi pour Dieu vis-à-vis de l’église, c'est pourquoi elle doit prospérer : nous devons porter du fruit.

      Sur un cep nous recherchons des raisins ; chez le chrétien, nous recherchons un tempérament digne de Son nom, une bonne disposition de cœur et une certaine activité spirituelle. Nous devons honorer Dieu, et pratiquer le bien, « porter du fruit ». Les rameaux stériles sont taillés et retranchés ; même l'élagage des sarments productifs est nécessaire. Nos idées, nos passions, et nos différentes humeurs ont besoin d'être « émondées » : Christ a promis de sanctifier les croyants, ils Lui en seront reconnaissants !

      La Parole de Christ est annoncée à tous les croyants ; elle possède une vertu purificatrice, elle œuvre en faveur de la Grâce et élimine la corruption. Plus nous amenons de fruits spirituels à maturité, plus nous abondons dans la pratique du bien, plus notre Seigneur est glorifié ! Pour porter du fruit, nous devons demeurer en Christ, rester en communion avec Lui, par la foi. Les Siens doivent veiller particulièrement à maintenir constamment leur dépendance envers le Maître, à rester toujours en communion avec Lui.

      Les véritables chrétiens découvrent par expérience, que toute faille de leur foi, fait décliner leurs saintes affections et ranime leurs corruptions : leurs consolations spirituelles diminuent alors.

      Ceux qui ne demeurent pas en Christ, même en cas de prospérité matérielle passagère, ne parviennent à rien de bon. Le feu est le moyen le plus adéquat pour traiter les sarments desséchés ; ils ne sont bons qu’à la destruction.

      Cherchons à vivre simplement dans la plénitude de Christ, à devenir plus fructueux, dans nos paroles comme dans nos actes ; que notre joie en notre Sauveur et Son salut puisse être parfaite !

      Jean 17

      Jean 19

      Jean 20

      Jean 21

      1 Corinthiens 8

      2 Corinthiens 8

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