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JEAN (évangile de) 3.

III But et caractère du livre.

Quel est le but de ce livre qui, tout en s'apparentant aux Synoptiques, en diffère sur des points importants et, par le choix de ses matériaux tout autant que par la coloration qu'il leur donne, témoigne de son intention de créer chez le lecteur une impression plus profonde et plus définie que celle qu'ils sont capables de produire ? Il peut y avoir eu chez l'auteur l'intention de corriger, sur quelques points que nous avons indiqués, les données de la tradition synoptique ; mais cette intention, à elle seule, n'aurait suffi ni à lui faire prendre la plume, ni à lui faire écrire un ouvrage de cette envergure. On est déjà plus près de la vérité en disant qu'il a voulu compléter cette tradition et sauver de l'oubli un certain nombre de traits importants et significatifs ; en effet, si l'on fait abstraction du récit de la purification du temple, que l'auteur paraît avoir voulu replacer à sa véritable date, de l'histoire de la multiplication des pains, dont il avait besoin pour introduire le discours sur le pain de vie et, naturellement, des scènes de la passion et de la résurrection, qui ne pouvaient manquer dans aucun tableau du ministère de Jésus et sur lesquelles il avait, du reste, des renseignements originaux à fournir, on constate que presque tout le surplus, sans manquer absolument de parallèles dans la tradition synoptique, lui est cependant étranger.

Quiconque prendra la peine de relire ces pages spécialement johanniques : la rencontre de Jésus avec ses premiers disciples, les entretiens avec Nicodème et avec la Samaritaine, la guérison du paralytique de Béthesda, le discours sur le pain de vie, la guérison de l'aveugle-né, la parabole du bon berger, la résurrection de Lazare, le lavement des pieds et les dernières instructions, se rendra compte de ce qui manquerait au N.T. si ces trésors sans prix ne nous avaient pas été conservés. Mais, manifestement, le 4 e évang, est et veut être autre chose qu'un recueil de pages oubliées ; il forme une unité non seulement parce qu'il a un prologue et un épilogue, ou parce qu'une même coloration s'étend sur les faits et les discours et leur donne un air de famille, mais parce que tout y procède de la même inspiration et tend au même but.

Dira-t-on peut-être que l'auteur de ce livre s'est donné pour tâche de décrire le ministère de Jésus non plus du dehors et dans son incessante variété, mais du dedans et dans son unité permanente ? Ou bien encore qu'il a rédigé son récit moins au point de vue de l'historien qui a recueilli des informations, comme Luc, qu'au point de vue du témoin qui a été mêlé au drame et qui s'efforce de marquer, d'une part, les étapes de la foi chez les disciples, des intuitions de la première rencontre à la confession délibérée de Pierre (Jn 6:68 et suivant) et à l'acte d'adoration de Thomas (Jn 20:28), et, d'autre part, le développement de l'incrédulité, de l'enquête soupçonneuse faite auprès de Jean-Baptiste par les autorités religieuses du peuple (Jn 1:19-28), aux tentatives de lapidation (Jn 8:59 10:31) et à la décision d'en finir avec un rival dangereux ? (Jn 11:47-53) Toutes ces opinions ont été émises et, s'il en valait la peine, nous pourrions les faire suivre des noms des théologiens éminents qui les ont soutenues. Toutes renferment un élément de vérité, que nous sommes heureux de recueillir, mais aucune ne va véritablement au fond des choses. Pour atteindre celui-ci, il faut les subordonner à une intention plus haute qu'heureusement pour nous nous n'avons pas besoin de rechercher péniblement, puisque l'auteur lui-même, parvenu au terme de son ouvrage, l'a formulée avec toute la netteté désirable : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20:31).

Mettre le lecteur en présence d'un choix de traits et de paroles suffisamment caractéristiques pour que le vrai sens de l'apparition de Jésus éclate avec une pleine clarté ; le montrer sous un jour tel qu'il ne subsiste aucun doute ni sur son origine, ni sur sa mission ; établir entre le lecteur et lui ce lien personnel qui s'appelle la foi et qui engendre la vie, voilà le but premier de l'auteur ; il a voulu faire connaître et communiquer à d'autres ce qu'il a trouvé lui-même au contact de Jésus et dans sa communion.

On le voit, c'est par l'histoire, soulignée et éclairée par son expérience personnelle, que l'auteur du 4 e évang, se propose de conduire ses lecteurs à la foi ; il veut leur faire voir ce qu'il a vu, entendre ce qu'il a entendu, éprouver ce qu'il a lui-même ressenti au cours des années mémorables qu'il a passées à l'école de Jésus. Mais pouvons-nous accepter son témoignage, admettre que les choses qu'il raconte ont été réellement vues et entendues, en un mot qu'elles constituent de l'histoire authentique ? Tout le problème johannique, en dépit de ses multiples aspects, se ramène à cette question fondamentale. Si nous parvenions à l'élucider, toutes les autres questions qui se posent à propos de notre livre ou bien trouveraient assez facilement une solution, ou bien pourraient, sans grand inconvénient, demeurer sans réponse. Nous avons par conséquent à passer en revue les arguments que l'on avance pour combattre et pour défendre le caractère historique du 4 e évangile.

1.

LA THESE NEGATIVE.

Depuis un peu plus de cent ans que la question de la valeur historique du 4 e évang, est posée et âprement débattue, un grand nombre de savants ont émis l'opinion qu'en dépit de sa forme et de la prétention qu'il affiche de se placer sur le terrain des faits, le 4 e évang, est un ouvrage de philosophie religieuse dans lequel il serait vain de chercher des informations authentiques sur la carrière de Jésus ; c'est plutôt une sorte d'allégorie, dont tout l'intérêt réside dans sa conception de la vie chrétienne, considérée à la fois dans sa source profonde, la communion spirituelle avec Jésus, dans sa manifestation essentielle, l'amour, et dans son fruit, la vie éternelle. Approprions-nous ce message ; efforçons-nous de nous en pénétrer ; reconnaissons que c'est Jésus qui nous fait vivre de la vraie vie ; peu nous importera, dans la suite, de savoir si les personnages auxquels il est censé avoir communiqué sa doctrine, la Samaritaine, Nicodème, et ceux qu'il aurait guéris ou même rappelés à la vie, le paralytique, l'aveugle-né et Lazare, sont des personnages réels ou fictifs ; peu importera de même qu'il ait changé l'eau en vin et multiplié les pains ou que son corps soit sorti du tombeau ; l'essentiel c'est que, par son Esprit, il soit devenu notre vie, qu'il nous ait nous-mêmes guéris, ramenés de la mort à la vie, spirituellement abreuvés et nourris.

Il faut assurément de graves motifs pour substituer cette interprétation à l'opinion traditionnelle, qui a de tout temps considéré ce livre comme le tableau le plus fidèle qui ait jamais été tracé de la vie personnelle et de l'activité de Jésus. En quoi consistent-ils ?

Les différences constatées entre les données des Synoptiques et celles du 4 e évang, sont évidemment d'un grand poids aux yeux de ceux dont nous cherchons à exposer la manière de voir.

Les miracles qu'il rapporte donnent lieu à une double observation : d'une part, ils tiennent davantage du prodige que ceux qui ont trouvé place dans la narration synoptique : c'est l'eau changée en vin à Cana ; c'est le fils de l'officier royal de Capernaüm guéri à une distance de plusieurs lieues ; c'est la multiplication des pains et la marche nocturne de Jésus sur les eaux ; c'est la guérison d'un paralytique malade depuis trente-huit ans et c'est celle d'un aveugle-né ; c'est enfin la résurrection de Lazare, quatre jours après sa mise au tombeau, fait inouï, que la tradition synoptique aurait certainement recueilli s'il était authentique ; d'autre part, on ne peut se défendre de l'impression que ces miracles, tout en étant donnés pour des signes attestant la mission divine de Jésus, sont racontés moins pour eux-mêmes que pour introduire les discours qui les commentent et qui sont pour l'évangéliste l'élément essentiel (voir ch. 5, 6, 10 et 11).

Les discours, en comprenant sous ce terme les assez nombreux entretiens relatés dans l'évangile, présentent aussi une double particularité : celle, déjà relevée, d'être coulés dans le même moule et de se revêtir des mêmes expressions que la pensée de l'évangéliste, à telles enseignes que l'on est parfois amené à se demander si les déclarations attribuées à Jésus (ou à Jean-Baptiste) ne se muent pas, sans que le lecteur en soit prévenu, en réflexions de l'écrivain (voir spécialement Jn 3:3,21,27-36) ; puis, celle, plus frappante encore, de ramener le témoignage rendu à Jésus et le témoignage que Jésus se rend à lui-même à une série de types empruntés, les uns à l'A.T., les autres à l'idéologie chrétienne : l'agneau de Dieu (Jn 1:29), le serpent du désert (Jn 3:14), l'eau vive (Jn 4:10 7:37), le pain de vie (Jn 6:35), la lumière du monde (Jn 8:12 9:5), la vraie porte (Jn 10:7), le vrai berger (Jn 10:11), la résurrection et la vie (Jn 11:25), le vrai cep (Jn 15:1).

Au reste, l'ouvrage tout entier, comparé aux Synoptiques, fait l'impression d'appartenir à un stade plus avancé de la réflexion chrétienne, surtout dans le domaine de la christologie. Sans doute, il est aisé de constater que, pour les Synoptiques aussi, le Christ, même durant sa vie terrestre, occupait une situation exaltée ; néanmoins leur christologie rentre encore dans les cadres de ce que l'on peut appeler la christologie prophétique ou pneumatique (du grec pneuma, esprit) : Jésus reste pour eux « un prophète puissant en oeuvres et en paroles » (Lu 24:19) ; l'appellation Fils de Dieu est chez eux une désignation messianique (Mt 16:16, cf. Mr 14:61).

C'est le don de l'Esprit, accordé à Jésus au moment de son baptême, qui l'a revêtu de la dotation inséparable de sa haute vocation. Cette conception, que l'on retrouve, à peu de chose près, dans les premières épîtres de Paul (1 et 2 Thess.) et qui est en voie de transformation dans les épîtres de la période des grandes luttes (1Co 8:6,2Co 8:9), cède la place, dans les épîtres de la captivité, principalement Col et Phil., à une doctrine qui fait du Christ un être divin, par qui et pour qui tout a été créé et qui, par un miracle de condescendance et d'amour, consentit à venir ici-bas et à donner sa vie pour notre rédemption. Cette christologie, qui ne s'affirme clairement chez Paul qu'en deux endroits de ses lettres, est, si l'on peut dire, l'alpha et l'oméga de la théologie johannique. On trouverait sans doute encore dans le 4 e évangile des passages où les termes Christ et Fils de Dieu sont juxtaposés comme des équivalents (Jn 11:27 20:31) ; mais il saute aux yeux que le livre dans son ensemble donne à l'expression Fils de Dieu une signification beaucoup plus riche et plus haute. Le prologue voit dans l'apparition du Christ le résultat de l'incarnation de la Parole qui « était au commencement avec Dieu », qui « était Dieu » et « par qui toutes choses ont été créées » (Jn 1:1 et suivant). Ce prologue donne la note à l'évangile entier et en fournit la clé ; c'est à sa lumière que toutes ses pages doivent être interprétées ; du commencement à la fin, le Christ se présente comme celui qui, descendu du ciel, continue cependant à y vivre (Jn 3:13), qui, venu du Père, retourne au Père (Jn 13:3), qui, ne possédant ici-bas qu'une gloire voilée, discernable seulement par les yeux de la foi, aspire à rentrer en possession de la gloire qu'il avait auprès de Dieu avant que le monde fût (Jn 17:5).

Ainsi parlent les théologiens qui nient le caractère historique du 4 e évangile Passons à l'argumentation de ceux qui s'en sont constitués les défenseurs.

2.

LA THESE AFFIRMATIVE.

Si la valeur historique du 4 e évang, a été fréquemment contestée, elle a trouvé également des défenseurs nombreux et convaincus. La tâche de ceux-ci était tout d'abord de répondre aux objections des assaillants, soit en montrant l'inexactitude de leurs allégations et en rétablissant les faits, soit en s'élevant contre les interprétations erronées que l'on donne de ceux-ci. Il est bien vrai, observent-ils, qu'il y a sur plusieurs points, et tout d'abord dans la narration des faits, d'assez nombreuses différences entre les Synoptiques et le 4 e évangile Mais, à supposer, ce qui n'est pas prouvé dans tous les cas, que ces différences soient aussi accentuées qu'on le prétend, de quel droit met-on systématiquement l'erreur du côté du 4 e évangile ? N'est-ce pas lui qui a raison lorsqu'il assigne au ministère de Jésus une durée d'au moins deux ans ? Les huit ou dix mois auxquels on prétend le réduire, d'après les Synoptiques, sont insuffisants pour contenir tout ce qui doit y trouver place, pour rendre compte des phases successives du ministère de Jésus, du développement graduel de la foi chez les uns, de l'opposition chez les autres, et de l'éducation prolongée qui prépara les Douze à l'accomplissement de la tâche qui les attendait. De même, on ne conçoit guère que Jésus, s'il s'est regardé comme le Christ, ait systématiquement confiné son action à la Galilée et n'ait fait qu'une unique et vaine tentative pour gagner la Judée ; et l'on a décidément de la peine à admettre qu'il ne se soit rendu à Jérusalem que pour y mourir. Au reste, à y regarder de près, on s'aperçoit qu'il subsiste chez les Synoptiques eux-mêmes quelques traces de son activité judéenne. Jésus connaissait la famille de Béthanie et s'était arrêté chez elle (Lu 10:38,42) ; Joseph |d'Arimathée était certainement de ses amis et même de ses disciples (Mr 15:43). A rapprocher de ces indices l'exclamation attristée de Jésus : « Jérusalem, Jérusalem... combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants ! » (Lu 13:34). Les corrections discrètes que le 4 e évang, apporte aux Synoptiques n'ont rien de tendancieux et sont faciles à légitimer. Si Jésus était mort le 15 nisan, jour solennel de la Pâque, comment eût-on rencontré ce jour-là quelqu'un qui revenait des champs (ou du travail des champs), comme ce fut le cas de Simon de Cyrène (Mr 15:21), et où Joseph d'Arimathée aurait-il fait l'achat d'un linceul ? (Mr 15:46) Si les Synoptiques ont placé la purification du temple dans la toute dernière semaine, c'est qu'ayant gardé le souvenir de cet événement, mais ne connaissant qu'un seul voyage de Jésus à Jérusalem, ils ne pouvaient le situer à un autre moment ; mais il est parfaitement possible qu'il soit plus ancien ; la chose est même probable ; la difficulté que l'on eut à rétablir la teneur des paroles que Jésus avait prononcées à cette occasion (Mr 14:58 et suivant) tendrait à l'établir. Le silence des Synoptiques relativement à la résurrection de Lazare est embarrassant ; ne pourrait-on pas l'expliquer toutefois en disant, d'une part, que les souvenirs recueillis par les Synoptiques sont essentiellement galiléens, et, d'autre part, que pendant de longues années la plus élémentaire prudence commanda aux amis de Jésus de faire oublier Lazare pour ne pas le signaler à la vindicte des chefs ?

Passons à des questions plus générales. Il est manifeste que le langage de Jésus chez Jean, différent de ce qu'il est chez les Synoptiques, se rapproche, au point de se confondre avec lui, du langage de l'apôtre dans l'épître. Remarquons néanmoins que certaines locutions très caractéristiques du langage synoptique : le royaume de Dieu, le Fils de l'homme, ne sont point étrangères à Jean et que les termes que ce dernier affectionne : lumière, ténèbres, vie, mort, etc., sont des expressions courantes de la piété hébraïque et chrétienne. Admettons que Jean, au terme de cinquante ou soixante années de témoignage chrétien, ait fini par transposer, inconsciemment sans doute, les paroles de Jésus dont il avait gardé le souvenir, il a parfaitement pu le faire sans en altérer la substance. Les miracles racontés par Jean, même le changement de l'eau en vin, qui n'a rien de plus stupéfiant que la multiplication des pains, ne sont pas plus voisins du prodige que ceux que rapportent les Synoptiques. Les Synoptiques aussi racontent des guérisons à distance (Mt 8:5,13, Mr 7:24,30), des guérisons d'infirmes qui l'étaient de naissance (Mr 7:32-37) ou depuis de longues années (Lu 13:31), des résurrections de morts (Mr 5:21,43, Lu 7:31,17), et même des miracles opérés sur la nature inanimée (Mr 4:35-41). Au reste, il est piquant d'observer que c'est précisément chez Jean que les exigences des Juifs et leur soif de merveilleux sont le plus rigoureusement condamnées (Jn 4:42,48 6:30-33 20:29) et que les conditions morales de la foi sont le plus nettement affirmées (Jn 3:19,21 7:17 8:47). Et quant à la façon dont Jésus se présente, il faut constater que, lorsqu'il s'exprime en public et surtout lorsqu'il a devant lui des adversaires, il est chez Jean aussi fermé et réticent que chez Marc ou Luc lorsqu'il refuse de faire un miracle pour lever les doutes des pharisiens ou d'Hérode (Mr 8 : et suivant, Lu 23:8). Il ne faut rien systématiser relativement au rapport des faits et des discours ; certains faits (miracle de Cana, guérison du fils de l'officier royal, résurrection de Lazare) ne sont suivis d'aucun discours ; et tels discours, ceux des ch. 7 et 8, par exemple, ne sont amenés par aucun fait particulier.

Les types auxquels on s'achoppe et sur lesquels on se fonde pour prétendre que les discours qui les contiennent sont fabriqués de toutes pièces sont bien loin d'être amenés avec une telle insistance, et quantité de gens ont lu l'évangile toute leur vie sans s'apercevoir qu'il y aurait là quelque chose de systématique et de cherché. Quant à l'allégation que la théologie johannique et notamment la christologie du 4 e évang, dénoteraient un stade très avancé de la réflexion chrétienne, il suffit, pour en faire justice, de rappeler que cette christologie est aussi celle des épîtres de Paul, dont la rédaction est antérieure de bien des années à celle des Synoptiques, et qu'à bien considérer les choses, elle est celle du N.T. tout entier ; elle constitue l'atmosphère qu'on y respire de la première à la dernière page ; elle est le fondement inébranlable du message chrétien.

Les objections et les négations des adversaires étant ainsi écartées ou réduites, il est possible à ceux qui affirment le caractère historique du 4 e évangile de passer aux raisons qui les engagent à voir dans ce livre un portrait authentique de Jésus et une description fidèle de son activité.

Deux de ces raisons sont d'un caractère général.

L'une se tire de l'unanimité de la tradition chrétienne, qui, dès ses origines et à la seule exception de l'infime secte des Aloges (négateurs de la doctrine du Verbe ou Logos), a mis sans hésiter le 4 e évang, au même rang que les Synoptiques, les opposant ensemble à la masse grandissante des évangiles apocryphes qui envahissaient l'Église et mettaient en péril l'unité de sa foi.

L'autre consiste à alléguer l'impossibilité dans laquelle on se trouve de se représenter la mentalité spéciale d'un écrivain qui aurait enrichi le patrimoine spirituel de l'humanité de son plus précieux joyau et se serait rendu en même temps coupable d'un faux parfaitement caractérisé ; on a beau nous rappeler qu'en matière d'honnêteté littéraire, l'antiquité avait de tout autres idées que les nôtres, et que les historiens anciens placent sans sourciller dans la bouche des généraux et des hommes d'État des discours de leur propre fabrication, notre sens chrétien ne peut que s'élever contre un tel rapprochement.

Mais les défenseurs de la valeur historique du 4 e évang, ont autre chose à avancer que ces considérations générales. Ils allèguent le témoignage de l'évangile lui-même, qui se donne (Jn 1:14 19:35) et est donné (Jn 21:24) pour l'oeuvre d'un disciple du Christ et qui, en maint endroit, justifie pleinement cette assertion.

Bien que l'auteur ait cherché à s'effacer le plus possible, comme il convenait dans un ouvrage qui ne devait attirer l'attention que sur une seule figure, il n'a pu éviter de se révéler par toute une série de traits. Il s'est révélé, par exemple, comme un homme parfaitement au courant de la géographie et des usages palestiniens, capable de conduire sans hésitation ses lecteurs de Galilée en Judée et de Jérusalem dans les régions situées à l'orient du Jourdain, bien au fait des rapports des autorités juives et des autorités romaines, au courant des fêtes juives (Pâque, fête des Tabernacles, fête de la Dédicace) et du moment de leur célébration (Jn 10:22), sachant combien il s'était écoulé d'années depuis le commencement de la restauration du temple par Hérode (Jn 2:20) et connaissant le nom de la localité obscure où Jean baptisait (Jn 3:23), familiarisé avec les préventions des Juifs contre les Samaritains (Jn 4:9), ainsi qu'avec leurs conceptions particulières sur l'origine de la souffrance (Jn 9:2), en état d'indiquer avec précision la situation de Béthesda (Jn 5:2), du Trésor (Jn 8:20), du portique de Salomon (Jn 10:23) et jusqu'au nombre, à la contenance et à la destination des vases que Jésus fit remplir d'eau en vue du miracle de Cana (Jn 2:6). Ce même homme se révèle, en second lieu, par l'insertion d'un certain nombre de traits d'une précision autobiographique qui sont à l'évangile ce que la signature du peintre est au tableau. On a toujours considéré comme tels le récit de la rencontre de Jésus avec ses premiers disciples (Jn 1:35-51), celui de la guérison de l'aveugle-né (Jn 9), du lavement des pieds, de la passion, de la course au tombeau le matin de Pâques, des remarques comme celles de Jn 2:11,17,22 4:35 12:16 19:35 20:8, et surtout les suprêmes entretiens, où la figure de Jésus se dresse, sublime, au milieu des disciples, qui ne se doutent de rien et que pourtant étreint et accable le sentiment de la solennité de l'heure. Seul, en somme, un témoignage comme celui qui est rendu ici au Christ terrestre explique les liens qui se nouèrent entre les disciples et le Christ ressuscité et glorifié. Maintenez ce témoignage et vous donnez à l'existence de l'Église une base solide. Otez-le et vous rendez inintelligible tout le développement postérieur du christianisme. Telles sont les raisons sur lesquelles on s'appuie pour affirmer, en dépit de toutes les difficultés, la valeur historique du 4 e évangile.

La force de cette argumentation a été reconnue par un groupe imposant, et peut-être faudrait-il dire croissant, de théologiens qui, tout en continuant à regarder le 4 e évang, comme un ouvrage composé avec une certaine liberté par un chrétien de la deuxième ou de la troisième génération, reconnaissent que l'auteur a introduit dans son récit bien des traits authentiques, dont il devait la connaissance soit à la tradition orale, soit à des sources écrites qu'il avait réussi à recueillir. Cette conception intermédiaire se rapproche beaucoup de l'opinion traditionnelle quand elle va jusqu'à admettre que le 4 e évang, a vu le jour dans un milieu qui, ayant connu l'apôtre Jean, avait bénéficié de ses souvenirs et subi l'influence de sa remarquable personnalité.

Il serait sans intérêt pour nous d'essayer de dresser la liste des critiques et des théologiens qui se sont prononcés pour l'une ou pour l'autre des manières de voir que nous venons de caractériser.

Mais qui décidera entre ces opinions contradictoires et appuyées par tant de savants éminents, et peut-on espérer qu'une fois ou l'autre la force des arguments, dans un sens ou dans l'autre, réussira à établir l'unanimité parmi les hommes de science ? Cela ne nous paraît guère probable ; car, au fond, les savants eux-mêmes, sans qu'ils s'en rendent compte, sont influencés, jusque dans des questions de pure érudition, par leur conception générale de la religion et par leur attitude personnelle à l'égard du Christ.

Le regardent-ils comme un homme semblable aux autres, bien que les dépassant par la pureté de sa vie, par l'ardeur de sa piété et par la profondeur et la richesse de sa connaissance de Dieu ? Dans ce cas, les miracles qui lui sont attribués et bien des paroles mises dans sa bouche par les évangélistes leur paraîtront incroyables et aucun ensemble de considérations historiques ne parviendra à leur faire admettre que ceux qui rapportent ces choses puissent en avoir été les témoins.

Regardent-ils, au contraire, le Christ comme un être parfaitement saint, en pleine communion, durant toute sa vie, avec Celui qu'il appelait son Père, et dont l'apparition parmi les hommes est, elle-même, le plus grand miracle de l'histoire ? Ils ne seront alors nullement choqués d'entendre que cet être qui les surpasse à tous égards a guéri les malades, dominé sur la nature et même ramené les morts à la vie, non point sans doute dans l'exercice arbitraire d'un pouvoir magique, mais dans la pleine obéissance aux directions de Celui qui lui avait confié son autorité et sa puissance ; dès lors il ne leur répugnera point d'admettre que le tableau tracé par les évangélistes (car c'est d'eux tous qu'il s'agit) est véritablement de l'histoire. C'est de ce côté qu'en dépit de difficultés que nous ne songeons pas à nier et que nous ne sommes pas en mesure d'écarter, nous nous sentons contraints de nous ranger.

Révision Yves Petrakian 2005

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      Lévitique 4

      1 L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, en faisant des choses qui ne doivent point se faire ;
      3 Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Éternel, pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice d'expiation.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau, qu'il égorgera devant l'Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau, et l'apportera dans la tente d'assignation ;
      6 il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Éternel dans la tente d'assignation ; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le sacrificateur enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice d'actions de grâces, et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois : c'est sur le tas de cendres qu'il sera brûlé.
      13 Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement et sans s'en apercevoir, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      14 et que le péché qu'on a commis vienne à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation, et on l'amènera devant la tente d'assignation.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel, et on égorgera le taureau devant l'Éternel.
      16 Le sacrificateur ayant reçu l'onction apportera du sang du taureau dans la tente d'assignation ;
      17 il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Éternel dans la tente d'assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau, et il la brûlera sur l'autel.
      20 Il fera de ce taureau comme du taureau expiatoire ; il fera de même. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l'expiation, et il leur sera pardonné.
      21 Il emportera le taureau hors du camp, et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 Si c'est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      23 et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes devant l'Éternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice d'actions de grâces. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour ce chef l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice d'actions de grâces, et il la brûlera sur l'autel, et elle sera d'une agréable odeur à l'Éternel. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation, et il lui sera pardonné.
      32 S'il offre un agneau en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime, qu'il égorgera en sacrifice d'expiation dans le lieu où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau dans le sacrifice d'actions de grâces, et il la brûlera sur l'autel, comme un sacrifice consumé par le feu devant l'Éternel. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné.

      Lévitique 15

      1 L'Éternel parla à Moïse et à Aaron, et dit :
      2 Parlez aux enfants d'Israël, et dites-leur : Tout homme qui a une gonorrhée est par là même impur.
      3 C'est à cause de sa gonorrhée qu'il est impur : que sa chair laisse couler son flux, ou qu'elle le retienne, il est impur.
      4 Tout lit sur lequel il couchera sera impur, et tout objet sur lequel il s'assiéra sera impur.
      5 Celui qui touchera son lit lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      6 Celui qui s'assiéra sur l'objet sur lequel il s'est assis lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      7 Celui qui touchera sa chair lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      8 S'il crache sur un homme pur, cet homme lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      9 Toute monture sur laquelle il s'assiéra sera impure.
      10 Celui qui touchera une chose quelconque qui a été sous lui sera impur jusqu'au soir ; et celui qui la portera lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      11 Celui qui sera touché par lui, et qui ne se sera pas lavé les mains dans l'eau, lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      12 Tout vase de terre qui sera touché par lui sera brisé, et tout vase de bois sera lavé dans l'eau.
      13 Lorsqu'il sera purifié de son flux, il comptera sept jours pour sa purification ; il lavera ses vêtements, il lavera sa chair avec de l'eau vive, et il sera pur.
      14 Le huitième jour, il prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, il ira devant l'Éternel, à l'entrée de la tente d'assignation, et il les donnera au sacrificateur.
      15 Le sacrificateur les offrira, l'un en sacrifice d'expiation, et l'autre en holocauste ; et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, à cause de son flux.
      16 L'homme qui aura une pollution lavera tout son corps dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      17 Tout vêtement et toute peau qui en seront atteints seront lavés dans l'eau, et seront impurs jusqu'au soir.
      18 Si une femme a couché avec un tel homme, ils se laveront l'un et l'autre, et seront impurs jusqu'au soir.
      19 La femme qui aura un flux, un flux de sang en sa chair, restera sept jours dans son impureté. Quiconque la touchera sera impur jusqu'au soir.
      20 Tout lit sur lequel elle couchera pendant son impureté sera impur, et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur.
      21 Quiconque touchera son lit lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      22 Quiconque touchera un objet sur lequel elle s'est assise lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      23 S'il y a quelque chose sur le lit ou sur l'objet sur lequel elle s'est assise, celui qui la touchera sera impur jusqu'au soir.
      24 Si un homme couche avec elle et que l'impureté de cette femme vienne sur lui, il sera impur pendant sept jours, et tout lit sur lequel il couchera sera impur.
      25 La femme qui aura un flux de sang pendant plusieurs jours hors de ses époques régulières, ou dont le flux durera plus qu'à l'ordinaire, sera impure tout le temps de son flux, comme au temps de son indisposition menstruelle.
      26 Tout lit sur lequel elle couchera pendant la durée de ce flux sera comme le lit de son flux menstruel, et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur comme lors de son flux menstruel.
      27 Quiconque les touchera sera souillé ; il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir.
      28 Lorsqu'elle sera purifiée de son flux, elle comptera sept jours, après lesquels elle sera pure.
      29 Le huitième jour, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, et elle les apportera au sacrificateur, à l'entrée de la tente d'assignation.
      30 Le sacrificateur offrira l'un en sacrifice d'expiation, et l'autre en holocauste ; et le sacrificateur fera pour elle l'expiation devant l'Éternel, à cause du flux qui la rendait impure.
      31 Vous éloignerez les enfants d'Israël de leurs impuretés, de peur qu'ils ne meurent à cause de leurs impuretés, s'ils souillent mon tabernacle qui est au milieu d'eux.
      32 Telle est la loi pour celui qui a une gonorrhée ou qui est souillé par une pollution,
      33 pour celle qui a son flux menstruel, pour l'homme ou la femme qui a un flux, et pour l'homme qui couche avec une femme impure.

      Matthieu 8

      5 Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda,
      13 Puis Jésus dit au centenier : Va, qu'il te soit fait selon ta foi. Et à l'heure même le serviteur fut guéri.

      Matthieu 16

      16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

      Marc 4

      35 Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l'autre bord.
      36 Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait ; il y avait aussi d'autres barques avec lui.
      37 Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque, au point qu'elle se remplissait déjà.
      38 Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent, et lui dirent : Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons ?
      39 S'étant réveillé, il menaça le vent, et dit à la mer : Silence ! tais-toi ! Et le vent cessa, et il y eut un grand calme.
      40 Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous ainsi peur ? Comment n'avez-vous point de foi ?
      41 Ils furent saisis d'une grande frayeur, et ils se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ?

      Marc 5

      21 Jésus dans la barque regagna l'autre rive, où une grande foule s'assembla près de lui. Il était au bord de la mer.
      43 Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose ; et il dit qu'on donnât à manger à la jeune fille.

      Marc 7

      24 Jésus, étant parti de là, s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût ; mais il ne put rester caché.
      30 Et, quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti.
      32 On lui amena un sourd, qui avait de la difficulté à parler, et on le pria de lui imposer les mains.
      33 Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et lui toucha la langue avec sa propre salive ;
      34 puis, levant les yeux au ciel, il soupira, et dit : Éphphatha, c'est-à-dire, ouvre-toi.
      35 Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia, et il parla très bien.
      36 Jésus leur recommanda de n'en parler à personne ; mais plus il le leur recommanda, plus ils le publièrent.
      37 Ils étaient dans le plus grand étonnement, et disaient : Il fait tout à merveille ; même il fait entendre les sourds, et parler les muets.

      Marc 8

      1 En ces jours-là, une foule nombreuse s'étant de nouveau réunie et n'ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit :
      2 Je suis ému de compassion pour cette foule ; car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger.
      3 Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin ; car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin.
      4 Ses disciples lui répondirent : Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert ?
      5 Jésus leur demanda : Combien avez-vous de pains ? Sept, répondirent-ils.
      6 Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer ; et ils les distribuèrent à la foule.
      7 Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer.
      8 Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.
      9 Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya.
      10 Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples, et se rendit dans la contrée de Dalmanutha.
      11 Les pharisiens survinrent, se mirent à discuter avec Jésus, et, pour l'éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel.
      12 Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit : Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Je vous le dis en vérité, il ne sera point donné de signe à cette génération.
      13 Puis il les quitta, et remonta dans la barque, pour passer sur l'autre bord.
      14 Les disciples avaient oublié de prendre des pains ; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque.
      15 Jésus leur fit cette recommandation : Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et du levain d'Hérode.
      16 Les disciples raisonnaient entre eux, et disaient : C'est parce que nous n'avons pas de pains.
      17 Jésus, l'ayant connu, leur dit : Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains ? Etes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas ?
      18 Avez-vous le coeur endurci ? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n'entendez-vous pas ? Et n'avez-vous point de mémoire ?
      19 Quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ? Douze, lui répondirent-ils.
      20 Et quand j'ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? Sept, répondirent-ils.
      21 Et il leur dit : Ne comprenez-vous pas encore ?
      22 Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle, qu'on le pria de toucher.
      23 Il prit l'aveugle par la main, et le conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s'il voyait quelque chose.
      24 Il regarda, et dit : J'aperçois les hommes, mais j'en vois comme des arbres, et qui marchent.
      25 Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux ; et, quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.
      26 Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant : N'entre pas au village.
      27 Jésus s'en alla, avec ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et il leur posa en chemin cette question : Qui dit-on que je suis ?
      28 Ils répondirent : Jean Baptiste ; les autres, Élie, les autres, l'un des prophètes.
      29 Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : Tu es le Christ.
      30 Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne.
      31 Alors il commença à leur apprendre qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât trois jours après.
      32 Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre.
      33 Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit : Arrière de moi, Satan ! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines.
      34 Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
      35 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
      36 Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ?
      37 Que donnerait un homme en échange de son âme ?
      38 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.

      Marc 14

      58 Nous l'avons entendu dire : Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.
      61 Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ?

      Marc 15

      21 Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus ;
      43 arriva Joseph d'Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus.
      46 Et Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, l'enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc. Puis il roula une pierre à l'entrée du sépulcre.

      Luc 7

      17 Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d'alentour.
      31 A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?

      Luc 10

      38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
      42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.

      Luc 13

      31 Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire : Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te tuer.
      34 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !

      Luc 23

      8 Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie ; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait qu'il le verrait faire quelque miracle.

      Luc 24

      19 Quoi ? leur dit-il. -Et ils lui répondirent : Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en oeuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,

      Jean 1

      1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
      14 Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
      19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ?
      20 Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu'il n'était pas le Christ.
      21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non.
      22 Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ?
      23 Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète.
      24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
      25 Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ?
      26 Jean leur répondit : Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi ;
      27 je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.
      28 Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.
      29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
      35 Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ;
      36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l'Agneau de Dieu.
      37 Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.
      38 Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu ?
      39 Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.
      40 André, frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
      41 Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).
      42 Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).
      43 Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit : Suis-moi.
      44 Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre.
      45 Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.
      46 Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondit : Viens, et vois.
      47 Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude.
      48 D'où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.
      49 Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.
      50 Jésus lui répondit : Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.
      51 Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme.

      Jean 2

      6 Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures.
      11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
      17 Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.
      20 Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras !
      22 C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

      Jean 3

      3 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
      13 Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.
      14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,
      19 Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
      21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu.
      23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on y venait pour être baptisé.
      27 Jean répondit : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.

      Jean 4

      9 La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. -
      10 Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive.
      35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
      42 et ils disaient à la femme : Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde.
      48 Jésus lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point.

      Jean 5

      2 Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.

      Jean 6

      30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Que fais-tu ?
      35 Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.
      68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

      Jean 7

      17 Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.
      37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.

      Jean 8

      12 Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
      20 Jésus dit ces paroles, enseignant dans le temple, au lieu où était le trésor ; et personne ne le saisit, parce que son heure n'était pas encore venue.
      47 Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n'écoutez pas, parce que vous n'êtes pas de Dieu.
      59 Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui ; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

      Jean 9

      1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.
      2 Ses disciples lui firent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?
      3 Jésus répondit : Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui.
      4 Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler.
      5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
      6 Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l'aveugle,
      7 et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (nom qui signifie envoyé). Il y alla, se lava, et s'en retourna voyant clair.
      8 Ses voisins et ceux qui auparavant l'avaient connu comme un mendiant disaient : N'est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ?
      9 Les uns disaient : C'est lui. D'autres disaient : Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait : C'est moi.
      10 Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ?
      11 Il répondit : L'Homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m'a dit : Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J'y suis allé, je me suis lavé, et j'ai recouvré la vue.
      12 Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais.
      13 Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle.
      14 Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux.
      15 De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois.
      16 Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ?
      17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l'aveugle : Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux ? Il répondit : C'est un prophète.
      18 Les Juifs ne crurent point qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir ses parents.
      19 Et ils les interrogèrent, disant : Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ?
      20 Ses parents répondirent : Nous savons que c'est notre fils, et qu'il est né aveugle ;
      21 mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera de ce qui le concerne.
      22 Ses parents dirent cela parce qu'ils craignaient les Juifs ; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue.
      23 C'est pourquoi ses parents dirent : Il a de l'âge, interrogez-le lui-même.
      24 Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : Donne gloire à Dieu ; nous savons que cet homme est un pécheur.
      25 Il répondit : S'il est un pécheur, je ne sais ; je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois.
      26 Ils lui dirent : Que t'a-t-il fait ? Comment t'a-t-il ouvert les yeux ?
      27 Il leur répondit : Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté ; pourquoi voulez-vous l'entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?
      28 Ils l'injurièrent et dirent : C'est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes disciples de Moïse.
      29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est.
      30 Cet homme leur répondit : Il est étonnant que vous ne sachiez d'où il est ; et cependant il m'a ouvert les yeux.
      31 Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui là qu'il l'exauce.
      32 Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.
      33 Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.
      34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent.
      35 Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé ; et, l'ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ?
      36 Il répondit : Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ?
      37 Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui.
      38 Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.
      39 Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.
      40 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes-nous aveugles ?
      41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste.

      Jean 10

      7 Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
      11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
      22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver.
      23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon.
      31 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider.

      Jean 11

      25 Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;
      27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.
      47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent : Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles.
      48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.
      49 L'un d'eux, Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : Vous n'y entendez rien ;
      50 vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.
      51 Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.
      52 Et ce n'était pas pour la nation seulement ; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.
      53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.

      Jean 12

      16 Ses disciples ne comprirent pas d'abord ces choses ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, ils se souvinrent qu'elles étaient écrites de lui, et qu'il les avaient accomplies à son égard.

      Jean 13

      3 Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu,

      Jean 15

      1 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.

      Jean 17

      5 Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.

      Jean 19

      35 Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi.

      Jean 20

      8 Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut.
      28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit :
      29 Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru !
      31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

      Jean 21

      24 C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai.

      1 Corinthiens 8

      6 néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

      2 Corinthiens 8

      9 Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis.
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