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JÉSUS-CHRIST (8)

Conclusion.

Résumons, au terme de cette étude, notre impression d'ensemble.

A ne retenir tout d'abord que les matériaux synoptiques, nous nous sommes trouvés devant une personnalité à la fois très définie et très complexe, avec un arrière-fond de mystère. Ce qui la caractérise, c'est un mélange de qualités contraires qui, habituellement, s'excluent. Comme on l'a remarqué, il y a en Jésus des éléments des divers tempéraments qu'on a coutume de distinguer chez l'homme, et il en a retenu les qualités, sans y associer les défauts qui en sont normalement l'envers. On a également relevé en Jésus l'association de la virilité la plus énergique et de la féminité dans ce qu'elle a de plus délicat : un mélange de tendresse et de force, d'enthousiasme et de pondération dont l'humanité n'offre pas d'autre exemple.

Il est difficile de négliger, dans la considération d'une telle vie, ces facultés subconscientes, ou superconscientes, qui jouent un tel rôle dans la vie religieuse. Se peut-il vraiment que Jésus n'ait pas connu les extases, les illuminations qui ont été considérées par ses plus grands disciples comme un privilège essentiel de leur condition ? Si certains de ses historiens prétendent exclure de sa vie toute exaltation, toute intrusion du monde subliminal, c'est qu'ils y voient une altération de la personnalité. Même en admettant qu'il en soit ainsi, cette altération momentanée ne serait-elle pas la rançon de l'inspiration religieuse, qui ne peut, semble-t-il, s'épanouir pleinement sans un bouleversement momentané de l'organisme ? L'image que certains nous donnent de Jésus est celle d'un professeur de théologie, plus que d'un prophète. Il y a là une déformation professionnelle qui ne doit pas nous égarer. Nous pouvons admirer en Jésus le triomphe de la raison et de la sagesse, la sérénité dans la tempête, dont la scène du lac de Tibériade nous offre le merveilleux symbole, --l'équilibre, la maîtrise de soi, l'harmonie. Nous pouvons dire, avec le P. de Grandmaison, que Jésus n'est pas un héros de l'ascèse, mais un homme qui a la paix et qui la donne. Ceci n'empêche nullement les heures d'extase, les visions, les élans prophétiques, les indignations sacrées. Jésus a été au plus haut degré ce que devaient être ses disciples, et il a concilié leurs facultés, étant à la fois prophète et docteur, annonciateur du Règne de Dieu et législateur de l'alliance nouvelle.

Son attitude vis-à-vis de Dieu ne ressemble pas à celle des croyants. Il y manque ce trait essentiel de la piété qui est le sentiment du péché. Le besoin de repentance se retrouve chez les saints du christianisme, et on a pu dire qu'il était la mesure de leur sainteté. Rien de pareil chez Jésus ; en face de la mort, il n'éprouve aucun besoin de pardon.

Certains traits de son enseignement soulèvent de graves problèmes : l'attachement qu'il réclame envers sa personne, sa foi en son retour glorieux, son messianisme en un mot, si étranger qu'il soit aux rêves charnels de ses contemporains.

On peut résoudre la difficulté de trois manières. Les uns disent que Jésus, s'il n'a péché autrement, et en raison de cela même, a pensé et agi avec présomption. D'autres, pour supprimer la difficulté, suppriment les textes, et font appel, --quant à la royauté de Jésus, à son autorité, au lien personnel qu'il a voulu établir entre lui et ses disciples, --à la communauté créatrice, qu'il est vraiment bien commode de rendre responsable de ce qui, dans la personne de Jésus, déborde les cadres de l'humanité. Il y a encore une autre solution : c'est d'admettre que Jésus avait un caractère unique, que sa mission était telle que, dans le langage du temps, le titre de Messie convenait seul à le désigner ; qu'il a été, sans comparaison possible avec les autres initiateurs de l'humanité, l'incarnation du divin.

Toutefois, les adversaires du christianisme formulent contre la doctrine de Jésus certaines critiques dont il y a lieu de parler avant de conclure.

On reproche à l'enseignement de Jésus d'être étranger à la civilisation, et en conflit avec elle. L'Évangile, dit-on, méconnaît le progrès humain. Il ne sait rien de l'art, de la science, de tout ce qui embellit le monde et rend l'existence digne d'être vécue. Il est certain que Jésus s'est placé sur un autre plan. Il n'a pas ignoré les réalités de la vie. On voit bien dans les évangiles qu'il a été, d'abord, l'observateur attentif, soit de la vie de la nature, soit de la VI° sociale envisagée dans ses formes les plus complexes. Mais, bientôt, il n'a plus eu le temps de penser à ce qui était secondaire. Il a dû s'attacher à ce qui faisait l'objet propre de sa mission. Il a fait mieux que de laisser des aperçus d'économie sociale, ou des développements poétiques. Il a jeté les bases d'une société nouvelle, et tous les progrès accomplis depuis dix-neuf siècles ont été placés légitimement sous l'invocation de son nom. Le but final de l'humanité est-il l'épanouissement de la vie matérielle ou le développement de la spiritualité ? Tout est là. En introduisant sur la terre la vie divine, Jésus a changé la face du monde.

Sans doute, l'Évangile ne contient pas une doctrine sociale proprement dite ; mais il a restauré la dignité de la personne humaine. Il a flétri le mammonisme. Il a pris la défense des opprimés. En intégrant dans l'âme humaine la conscience de Dieu, il y a introduit la grande force libératrice et civilisatrice. Jésus n'est pas seulement l'initiateur de la religion définitive dont l'Oraison dominicale est l'expression. Il est le créateur d'une humanité nouvelle, née sous le signe du sacrifice, et qui, ayant appris à aimer ses frères en Dieu, est apte à transformer le monde.

Il n'est pas vrai que le christianisme, religion de l'au-delà, ait détourné ses adeptes de la vie terrestre et de ses devoirs. Le sentiment de la responsabilité, qui est l'aiguillon du progrès moral et social, a été renforcé par la vision du Règne à venir. Et le jour où cette vision a commencé de pâlir, une société nouvelle des enfants de Dieu, installée définitivement sur la terre, a considéré comme sa vocation d'y faire prévaloir la loi d'amour.

Il est parfaitement vain de prétendre que la morale de Jésus soit une morale d'esclaves. Loin d'énerver l'énergie humaine, elle est une école incomparable d'héroïsme. Elle a formé les plus nobles représentants de l'humanité.

Sans doute, il ne faut pas isoler la personne historique de Jésus et son enseignement de ce qui a suivi. Le Christ de la foi et le Jésus de l'histoire ne doivent pas être séparés.

Ce que nous savons de Jésus par les évangile--quelques traits de sa vie, quelques fragments de son enseignement, et le récit de sa mort--ne suffirait pas à expliquer son action, si l'on n'y pouvait ajouter le témoignage de ses disciples. Mais Jésus est toujours là, associé à l'histoire de l'humanité, et continuant de l'attirer vers les sommets. Il faut compter, non seulement avec son influence sur ses premiers disciples, mais avec la vie qu'il mène dans le coeur des hommes, avec cette action prodigieuse qu'exerce, sur l'humanité de tous les siècles, le Christ vivant.

L'Église chrétienne s'est penchée sur le mystère de Jésus, Elle n'a pas songé à l'expliquer, mais à le définir. Le dogme des deux natures a été le résultat de son effort. Il est certain qu'à vouloir mêler l'humain et le divin, on s'expose à des objections auxquelles le dogme est soustrait par l'altitude où il se place, hors de l'histoire, à un point de vue qui ne peut être que celui de la foi. Le mystère de Jésus subsiste. La contemplation du héros des évangiles s'achève logiquement en adoration.

Entre tous ces témoins de Jésus dont la nuée nous enveloppe, il y a un accord merveilleux. Le Christ des évangiles est identique au Christ des apôtres, au Christ de l'Église, au Christ de la foi.

C'est un fait inexplicable que cette concordance des âmes, rendant témoignage à Celui qui les a affranchies. Si diverses que soient leurs interprétations de tels détails de son enseignement, toutes les Églises ont le même Christ. Il y a plus : le Christ est le même pour toutes les âmes croyantes. Et l'unité du christianisme est là : dans les transformations spirituelles produites par l'influence mystérieuse de Celui qui a été jadis Jésus de Nazareth et qui est aujourd'hui le Christ de la foi, l'auteur du salut, « le Chemin, la Vérité et la Vie » -- « Jésus-Christ, le même hier, aujourd'hui, éternellement ». BIBLIOGRAPHIE. --La littérature relative aux problèmes de la vie de Jésus est si considérable qu'il faudrait un volume pour en donner la liste.

Ici, on se bornera à indiquer :

quelques oeuvres qui ont fait époque dans l'histoire des recherches ;

des travaux qui caractérisent les différentes orientations de la pensée actuelle.

I OEUVRES ANCIENNES.

-- Vie du Seigneur Jésus, 1858. Renan, Vie de Jésus, Paris 1863. Dans la littérature suscitée par ce dernier ouvrage, il suffira de citer : Gratry, Réponse à M. Renan, Paris 1864 ; E. de Pressensé, Jésus-Christ, son temps, sa vie, son oeuvre, Paris 1865, 4 e éd. 1873 ; Schérer, La Vie de Jésus, art. du Temps, reprod. dans Mélanges d'hist, relig., Paris 1864, pp. 61-139 ; Lagrange, La Vie de Jésus d'après Renan, 2 e éd., Paris 1923. F.W. Farrar, Vie du Christ, 2 vol., Londres 1874, trad. fr. de Mme de Witt. Aug. Sabatier, art. Jésus-Christ, dans Encycl. Lichtenb. (a peu vieilli ; comme portrait de Jésus, garde toute sa valeur). Le P. Didon, Jésus-Christ, 2 vol., 1891. Edm. Stapfer, J. -C, avant son ministère, Paris 1896 ; J. -C, pendant son ministère, Paris 1897 ; La mort et la résurrection de J. -C, Paris 1898. Alb. Réville, Jésus de Nazareth, 2 e éd., Paris 1906. A. Wabnitz, Hist, de la Vie de Jésus, Montauban 1904-1906.

II OEUVRES RÉCENTES

OUVRAGES CATHOLIQUES.

Hermann Schell, Christus, Mainz 1903. L. C1. Fillion, Les étapes du rationalisme dans ses attaques contre la vie de J. -C, Paris 1901 ; L'existence historique de Jésus et le rationalisme contemporain, Paris 1909. R.P. Léonce de Grandmaison Jésus-Christ, 8 e éd., Paris 1929 (ouvrage caractère nettement apologétique ; avec cela, très renseigné).

Lebreton, Les origines du dogme de la Trinité, Paris 1910. M. Lepix, Jésus-Christ, sa vie et son oeuvre, Paris 1910-1912. Rousselot et Huby La religion chrétienne, I (dans Christus, Manuel d'Hist, des Religions, Paris 1912). L. C1. Fillion, Vie de N.S.J.C., Paris 1922. Le P. Lagrange, L'Évangile de Jésus-Christ, Paris 1930. Le R.P. Pinard de la Boul-laye, Jésus et l'Histoire, 1929 ; Jésus Messie, 1930 ; Jésus Messie : le Thaumaturge et le Prophète, 1931 (Conférences de Carême, à N. -D. de Paris, éd. Spes)

ANGLO-CATHOLICISME.

Dr Ch. Gore, Dissert, on Subjects connected with the Incarnation, 2° éd., London 1907

OUVRAGES PROTESTANTS DE NUANCE PLUTOT TRADITIONALISTE.

Nath. Schmidt, The Prophet of Nazareth, 1905. W. Sanday, Jesus-Christ (dans le HDB, II, Edinburgh 1899 ; public, à part sous le titre : Outlines of the Life of Christ, 2° éd. Edinb. 1909). La Mission historique de Jésus, 2:8 éd., Paris 1914. Alex. Westphal, Jésus de Nazareth d'après les Témoins de sa vie, 2 vol., Lausanne 1914. H.E. Fosdick, The Manhood of the Master (trad. fr. : Jésus Homme, Genève 1920). Henri Bois, La Personne et l'OEuvre de Jésus, Paris 1925. Headlam, Jesus-Christ in the History and Faith, London 1925. T.R. Glover, The Jésus of History, London 1926. Marc Boegner, Jésus-Christ, Paris 1930.

TENDANCE CRITIQUE PROPREMENT DITE Jésus ou Christ ? Essais publiés en supplément du Hibbert Journal, Londres 1909. (Cet ouvrage atteste la grande variété des points de vue ; on a prononcé à son sujet, non sans injustice, le mot de Tour de Babel. Il y a, au fond, de l'unité dans ces études, faites d'un point de vue strictement historique, mais avec un réel sentiment religieux). M. Goguel, L'Apôtre Paul et J. -C, Paris, Leroux 1904 ; L'Eucharistie, des origines à Justin Martyr, Paris 1910 ; Notes d'hist. évang, (extrait de la RHR), Paris 1927 ; Introd, au N.T., t. I, Évangile Synopt., Paris 1923 ; t. II, Le 4 e Évangile Paris 1924 ; Critique et Histoire, A propos de la Vie de Jésus, Paris 1928 ; Au seuil de l'Évangile : Jean-Baptiste, Paris 1928 ; La Vie de Jésus, Paris 1932 (ouvrage paru alors que le présent article était déjà composé).

TRAVAUX DE L'ÉCOLE FORMATIVE.

Cette école (formge-schichtliche Schule) prétend avoir l'avenir pour elle. Elle substitue à l'histoire de Jésus la tradition relative à Jésus. Elle s'attache à définir l'évolution des idées dans ce domaine, en insistant particulièrement sur l'influence des rites, qui seraient créateurs de traditions, ou qui, du moins, auraient modelé les traditions existantes. Elle porte atteinte à la stabilité jusqu'ici reconnue dans la tradition évangélique. D'après elle, il est impossible d'écrire une vie de Jésus. Les outrances de cette école amènent déjà une réaction sensible. M. Bultmann, qui en est le maître le plus connu, ne retient plus que quelques éléments de la littérature évangélique. Il est vrai que ces éléments lui suffisent pour reconstituer une physionomie de Jésus qui est toute pareille à celle que la tradition de l'Église aimait à se représenter.

--Noter que les divers articles de M. Goguel dans Rev. Strasb, (qui sont les travaux préliminaires d'un ouvrage dont le vol. I er vient de paraître) reprennent le problème de la vie de Jésus, et le résolvent positivement, tout en tenant compte des résultats obtenus par l'école en question.

ÉCRITS D'INSPIRATION RATIONALISTE

AH. Loisy, Les Évangiles Synoptiques, 2 voL, 1907 ; Jésus et la Tradition Évangélique Paris 1916 ; Les livres du N.T., Paris 1922 ; L'Évang, selon Marc, Paris 1912 ; L'Évang, selon Luc, Paris 1924 ; Essai sur le sacrifice, Paris 1920. Ch. Guignebert, Le Problème du Christ, Paris 1914 ; Le Christianisme antique, Paris 1921. --Dans cette catégorie rentrent les études sur le caractère historique ou mythique de la vie de Jésus : P. -L. Couchoud, Le Mystère de Jésus, Paris 1924. Parmi les réfutations M. Goguel, Jésus de Nazareth Mythe ou Histoire ? Paris 1925. Les théories de non-historicité, non seulement ne sont pas identiques, mais se contredisent sur des points essentiels.

ÉTUDES PSYCHOLOGIQUES (le plus souvent arbitraires et contestables).

Stanley Hall, Jésus, the Christ (Light of Psychology, New-York 1919). G. Berguer, Quelques traits de la vie de Jésus au point de vue psychol. et psychanal., Genève-Paris 1920. H.M.

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Versets relatifs

    • Lévitique 4

      1 L'Eternel parla encore à Moïse, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et leur dis : Quand une personne aura péché par erreur contre quelqu'un des commandements de l'Eternel, en commettant des choses qui ne se doivent point faire, et qu'il aura fait quelqu'une de ces choses ;
      3 Si c'est le Sacrificateur oint qui ait commis un péché semblable à quelque faute du peuple, il offrira à l'Eternel pour son péché qu'il aura fait, un veau sans tare, pris du troupeau, en offrande pour le péché.
      4 Il amènera le veau à l'entrée du Tabernacle d'assignation devant l'Eternel, il posera sa main sur la tête du veau, et l'égorgera devant l'Eternel.
      5 Et le Sacrificateur oint prendra du sang du veau, et l'apportera dans le Tabernacle d'assignation.
      6 Et le Sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera aspersion du sang par sept fois devant l'Eternel, au devant du voile du Sanctuaire.
      7 Le Sacrificateur mettra aussi devant l'Eternel du sang sur les cornes de l'autel du parfum des drogues, qui est dans le Tabernacle d'assignation ; mais il répandra tout le reste du sang du veau au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du Tabernacle d'assignation.
      8 Et il lèvera toute la graisse du veau de l'offrande pour le péché, [savoir], la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles.
      9 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, jusque sur les flancs, et il ôtera la taie qui est sur le foie [pour la mettre] sur les rognons ;
      10 Comme on les ôte du boeuf du sacrifice de prospérités, et le Sacrificateur fera fumer [toutes] ces choses-là sur l'autel de l'holocauste.
      11 Mais quant à la peau du veau et toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles, et sa fiente,
      12 Et [même] tout le veau, il le tirera hors du camp dans un lieu net, où l'on répand les cendres, et il le brûlera sur du bois au feu, il sera brûlé au lieu où l'on répand les cendres.
      13 Et si toute l'assemblée d'Israël a péché par erreur, et que la chose n'ait pas été aperçue par l'assemblée, et qu'ils aient violé quelque commandement de l'Eternel, en commettant des choses qui ne se doivent point faire, et se soient rendus coupables ;
      14 Et que le péché qu'ils ont fait vienne en évidence, l'assemblée offrira en offrande pour le péché un veau pris du troupeau, et on l'amènera devant le Tabernacle d'assignation.
      15 Et les Anciens de l'assemblée poseront leurs mains sur la tête du veau devant l'Eternel.
      16 Et le Sacrificateur oint portera du sang du veau dans le Tabernacle d'assignation.
      17 Ensuite le Sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et en fera aspersion devant l'Eternel au devant du voile, par sept fois.
      18 Et il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Eternel dans le Tabernacle d'assignation, et il répandra tout le reste du sang au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du Tabernacle d'assignation.
      19 Et il lèvera toute sa graisse, et la fera fumer sur l'autel ;
      20 Et il fera de ce veau, comme il a fait du veau de l'offrande pour son péché. Le Sacrificateur fera ainsi ; il fera propitiation pour eux ; et il leur sera pardonné.
      21 Puis il tirera hors du camp le veau, et le brûlera comme il a brûlé le premier veau ; car c'est l'offrande pour le péché de l'assemblée.
      22 Que si quelqu'un des principaux a péché, ayant violé par erreur quelqu'un des commandements de l'Eternel son Dieu, en commettant des choses qui ne se doivent point faire, et s'est rendu coupable ;
      23 Et qu'on l'avertisse de son péché, qu'il a commis, il amènera pour sacrifice un jeune bouc mâle sans tare ;
      24 Et il posera sa main sur la tête du bouc, et on l'égorgera au lieu où l'on égorge l'holocauste devant l'Eternel ; [car] c'est une offrande pour le péché.
      25 Puis le Sacrificateur prendra avec son doigt du sang de l'offrande pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra le reste de son sang au pied de l'autel de l'holocauste.
      26 Et il fera fumer toute sa graisse sur l'autel comme la graisse du sacrifice de prospérités ; ainsi le Sacrificateur fera propitiation pour lui de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Que si quelque personne du commun peuple a péché par erreur, en violant quelqu'un des commandements de l'Eternel, [et] en commettant des choses qui ne se doivent point faire, et s'est rendu coupable ;
      28 Et qu'on l'avertisse de son péché qu'il a commis, il amènera son offrande d'une jeune chèvre, sans tare, femelle, pour son péché qu'il a commis.
      29 Et il posera sa main sur la tête de l'offrande pour le péché, et on égorgera l'offrande pour le péché au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      30 Puis le Sacrificateur prendra du sang de la chèvre avec son doigt, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra tout le reste de son sang au pied de l'autel.
      31 Et il ôtera toute sa graisse comme on ôte la graisse de dessus le sacrifice de prospérités, et le Sacrificateur la fera fumer sur l'autel, en bonne odeur à l'Eternel, il fera propitiation pour lui, et il lui sera pardonné.
      32 Que s'il amène un agneau pour l'oblation de son péché, ce sera une femelle sans tare qu'il amènera.
      33 Et il posera sa main sur la tête de l'offrande pour le péché, et on l'égorgera pour le péché au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      34 Puis le Sacrificateur prendra avec son doigt du sang de l'offrande pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra tout le reste de son sang au pied de l'autel.
      35 Et il ôtera toute sa graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau du sacrifice de prospérités, et le Sacrificateur les fera fumer sur l'autel par dessus les sacrifices de l'Eternel faits par feu, et il fera propitiation pour lui, touchant son péché qu'il aura commis, et il lui sera pardonné.
    • Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »
    • Lévitique 4

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Transmets ces instructions aux Israélites : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel en faisant des choses qui ne doivent pas se faire,
      3 si c'est le prêtre consacré par onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Eternel, en sacrifice d'expiation pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente de la rencontre, devant l'Eternel. Il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l'Eternel.
      5 Le prêtre consacré par onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le prêtre mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le prêtre enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice de communion et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa viande avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera à l’extérieur du camp, dans un endroit pur où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois ; c'est sur le tas de cendres qu’on le brûlera.
      13 » Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement, si sans y prêter attention elle a fait contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendue coupable,
      14 et si le péché commis vient à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation et on l'amènera devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Eternel et l’on égorgera le taureau devant l'Eternel.
      16 Le prêtre consacré par onction apportera du sang du taureau dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Puis il versera tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l'autel.
      20 Il procédera avec ce taureau exactement comme pour le taureau expiatoire. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour eux, et le pardon leur sera accordé.
      21 Il emportera le taureau à l’extérieur du camp et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 » Si c'est un chef qui a péché, s’il a fait involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel, son Dieu, des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendu coupable,
      23 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes devant l'Eternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C'est ainsi que le prêtre fera pour ce chef l'expiation de son péché, et le pardon lui sera accordé.
      27 » Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement en faisant contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le prêtre enlèvera toute la graisse, comme on enlève la graisse du sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel ; son odeur sera agréable à l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour cet homme, et le pardon lui sera accordé.
      32 » Si c’est un agneau qu’il offre en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime et l’égorgera en sacrifice d'expiation à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le prêtre enlèvera toute la graisse comme on enlève la graisse de l'agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel comme un sacrifice passé par le feu pour l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et le pardon lui sera accordé.
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