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JONAS

Le livre de Jonas occupe la cinquième place (la sixième chez les LXX) dans le recueil des douze « petits prophètes ». Dès l'abord il se distingue des autres livres prophétiques par le fait qu'il ne contient pas des discours mais une histoire.

Le héros de cette histoire est un certain Jonas, fils d'Amittaï, qu'il faut évidemment rapprocher du prophète du même nom mentionné dans 2Ro 14:25, et originaire de Gath-Hépher (fig. 132). Au sujet de ce prophète on ne sait qu'une chose, c'est qu'il avait prédit la considérable extension du royaume de Jéroboam II (VIII° siècle av. J. -C).

Dans le livre qui porte son nom, il nous est montré traversant toute une série d'aventures. L'Éternel lui ayant donné l'ordre d'aller porter sa parole à Ninive « la grande ville », Jonas s'y refuse pour un motif qui n'apparaîtra que plus tard et, afin de fuir la face de l'Éternel (Jon 1:3), il s'embarque pour Tarsis (voir ce mot), probablement la Tartessos des Grecs, au Sud-O, de l'Espagne. Une tempête survient et, le sort ayant désigné Jonas comme celui dont la présence est responsable de la catastrophe menaçante, les matelots jettent par-dessus bord le passager indésirable (Jon 1:4,16). Un énorme poisson survient alors, qui engloutit Jonas et, au bout de trois jours, le rejette vivant sur le rivage (Jon 2:1,10). A un second appel qui lui est adressé par l'Éternel, Jonas, cette fois, n'ose plus résister. Il se rend donc à Ninive pour y faire entendre son message de destruction (Jon 3:1,4). Mais les Ninivites et leur roi se repentent, si bien que l'Éternel renonce à les punir (Jon 3:5,10). Sur quoi Jonas se montre furieux, ne pouvant prendre son parti de cette miséricorde de l'Éternel à l'égard des païens (Jon 4:1-4). Mais Dieu lui fait comprendre son erreur par le moyen d'un arbuste, peut-être un ricin (voir ce mot), qui, après une poussée magnifique, se dessèche et meurt (Jon 4:6,8). Jonas, qui se délectait de l'ombre de l'arbuste, s'apitoie sur cette mort prématurée. Ne peut-il pas dès lors comprendre la grande pitié de l'Éternel pour Ninive, la ville immense, en proie à la mort du paganisme ? (Jon 4:9-11)

Autour de cette histoire, où le merveilleux le plus ingénu se rencontre à chaque pas (le poisson, la croissance vertigineuse du ricin, la conversion immédiate des Ninivites), d'innombrables discussions se sont produites.

« La baleine de Jonas » est devenue un des arguments classiques de la libre-pensée, le passage d'un corps d'homme à travers le gosier très étroit de ce cétacé apparaissant, plus encore que le séjour d'un être vivant dans ses flancs, comme le comble de l'invraisemblance. Pour combattre cette impression, les partisans de l'historicité intégrale ont allégué qu'il ne s'agissait pas d'une baleine mais d'un « gros poisson », et ils ont invoqué l'histoire d'un marin du Pacifique qui aurait connu une aventure analogue.

--La discussion semble être entrée dans une phase nouvelle et décisive depuis qu'on s'est avisé de constater que d'autres peuples connaissaient des histoires étrangement semblables à l'histoire israélite ici racontée. Dans la mythologie grecque, Héraclès, combattant pour sauver Hésione, saute dans la gueule du monstre marin et combat dans son ventre pendant trois jours, au bout desquels il ressort sain et sauf. Une autre aventure du même genre se passe précisément à Joppé, le port où s'embarque Jonas (Jon 1:3).

D'autres analogies, et en particulier l'importance attachée aux trois jours, se trouvent dans les récits mythologiques babyloniens. Aux Indes, à côté de maintes histoires où le poisson joue exactement le même rôle que dans le récit biblique, une vieille légende bouddhiste offre, trait pour trait, le pendant de la scène où Jonas, désigné par le sort comme le porte-malheur du bateau, est jeté à la mer par les matelots. Enfin en Egypte, une histoire datant du troisième millénaire av. J. -C, parle d'un naufragé qui, après avoir vogué trois jours accroché à une planche, fut définitivement sauvé par un grand serpent qui l'avait pris dans sa gueule. C'est sans doute à des récits de ce genre, probablement très nombreux dans les différents peuples de l'antiquité, que fait allusion la satire de Lucien de Samosate (II° siècle ap. J. -C), dans laquelle c'est un navire avec son gréement et son équipage qui entre dans la gueule du monstre marin et en sort ensuite sans dommage (cf. Hans Schmidt, Jona, 1907). Si nous prenons garde encore au fait que, dans les inscriptions antiques, l'idéogramme de Ninive est précisément un poisson, nous nous trouverons en possession d'un grand nombre de raisons très fortes pour penser que nous avons affaire, dans l'histoire de Jonas, à un ou plusieurs récits appartenant aux peuples anciens. Luther prononce ce mot : « Si le livre de Jonas n'était pas dans la Bible, tout le monde y verrait un conte de fées ».

Mais pourquoi ce récit, et quelle en est la vraie valeur ? La réponse à ces questions apparaît avec évidence à quiconque, débarrassé de la hantise du gros poisson, regarde avec la liberté d'esprit nécessaire ce que le livre de Jonas dit des païens

Dès le chap. 1, les matelots, qui ne sont pas des Juifs, sont décrits comme des croyants exemplaires, adressant à l'Éternel la plus touchante des prières. Au ch. 3, les Ninivites, leurs chefs et leur roi, se repentent tous devant l'Éternel. Enfin le ch. 4 affirme solennellement la compassion de l'Éternel pour la grande ville païenne, où il y a tant d'enfants en bas âge. Le fait que le livre se termine sur cette affirmation indique bien qu'elle est la conclusion à laquelle l'auteur veut nous conduire. Nous avons donc affaire ici, sans démenti possible, à une protestation expresse contre l'hostilité témoignée par beaucoup d'Israélites vis-à-vis des païens, à une manifestation courageuse contre le particularisme juif. Après l'exil, les multiples souffrances endurées, la nécessité de résister aux influences extérieures pour maintenir un patrimoine constamment menacé, la conscience de posséder un trésor spirituel unique, l'exaltation des espérances messianiques, l'orgueil national enfin, avaient développé chez les Israélites des sentiments intenses d'orgueil, de haine et de méfiance vis-à-vis des peuples étrangers.

La simple lecture du livre d'Esther suffit à montrer à quelle distance les hommes de cette époque s'étaient éloignés de l'universalisme des grands prophètes. Et les nombreuses malédictions dont est parsemé le livre des Psaumes témoignent que, même dans les cercles pieux, cette étroitesse nationaliste avait beaucoup d'adeptes. Si compréhensible à certains égards que fût une telle attitude chez un peuple opprimé, menacé, et pour lequel ce raidissement nationaliste était en quelque sorte une réaction de défense vitale, il ne se pouvait pas que les âmes nourries de la piété prophétique en prissent leur parti.

Déjà dans Esa 19 se trouve un fragment, généralement considéré comme post-exilique, qui non seulement annonce la conversion des Égyptiens à l'Éternel, mais encore déclare qu'Israël « sera uni » à l'Egypte et à l'Assyrie. « Bénis soient l'Egypte, mon peuple, et l'Assyrie, ouvrage de mes mains, et Israël mon héritage ! » (Esa 19:18,25). Pour que de telles affirmations aient été accueillies dans le livre officiel de la piété juive, il faut qu'à côté du particularisme ait existé une tendance contraire, fidèle à la plus haute tradition d'Israël.

C'est cette tendance que l'auteur du livre de Jonas, de toutes ses forces, a cherché à intensifier. Il n'a pas choisi pour y parvenir la méthode classique des prophètes, la prédication. Il a préféré le procédé, si conforme aux goûts de ses compatriotes, et qui tient une si grande place dans l'A.T., de la parabole. Il a emprunté à la tradition le nom du prophète Jonas et, peut-être, le souvenir d'un voyage de ce prophète à Ninive. Il a utilisé les données du folklore au sujet du « gros poisson » et peut-être du « ricin ». Et de tout cela, il a habillé la grande pensée qui le hantait, la pensée de l'égalité des païens et des Juifs devant Dieu, la pensée de l'amour divin qui s'adresse à toutes les créatures humaines et qui « ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie ».

C'est ainsi qu'est né ce petit livre, l'un des joyaux les plus purs de l'A.T., l'une des manifestations les plus saisissantes de ce courant divin, de ce courant évangélique avant l'Évangile qui, d'un bout à l'autre de l'histoire d'Israël, est en lutte avec le courant païen.

« Ce livre est une des plus profondes et des plus grandes choses qui aient jamais été écrites », a dit CH. Cornill, et il ajoute qu'à quiconque en approche, il voudrait crier : « Ote tes souliers de tes pieds, car tu es sur une terre sainte ! » Introduit dans le recueil des Douze probablement parce qu'il a pour héros un prophète, le livre de Jonas mérite d'y garder sa place parce que l' esprit qui l'anime est vraiment celui des prophètes.

Cet enseignement parabolique sur l'amour de Dieu envers les païens est l'essentiel du livre. Et toute explication qui le ferait passer au second plan serait viciée dans son principe. Mais, dans un ouvrage de ce genre surtout, où sont utilisés des éléments de diverses provenances et d'âges différents, la présence d'idées et d'intentions secondaires n'est pas exclue. Il est possible, par exemple, que les chap. 1-2 avec leur histoire de naufrage et de sauvetage soient, dans une certaine mesure, destinés à montrer que, lorsque Dieu veut mener quelqu'un quelque part, il l'y fait arriver à travers la tempête même et par les chemins les plus étranges. Il est possible également que le récit de la conversion des Ninivites contienne l'arrière-pensée de prouver que la destinée humaine change quand l'attitude à l'égard de Dieu se modifie. Il est possible enfin qu'il y ait quelque chose à retenir de la conjecture de Cheyne, reprise par Lucien Gautier, et d'après laquelle Jonas représenterait le peuple d'Israël, qui a été enseveli vivant dans l'exil, qui en est sorti par la grâce de Dieu, et qui a maintenant--qu'il le veuille ou non--une mission à remplir auprès des païens.

Au point de vue de la composition littéraire, le livre de Jonas présente, dans l'ensemble, une remarquable unité, et les efforts accomplis par certains critiques pour y distinguer plusieurs documents ont échoué. Il y a de bonnes raisons toutefois pour supposer que Jon 4:5 a été déplacé et devrait se trouver plutôt après Jon 3:4. Et, en tout cas, le cantique-prière de Jonas dans le ventre du poisson (Jon 2) doit être considéré comme une interpolation. D'une part, en effet, il ne s'accorde pas avec le contexte dans lequel il se trouve placé : la seule allusion faite à la mer (Jon 2:6) se concevant plutôt dans les paroles d'un naufragé après son retour sur la terre ferme. Et d'autre part ce cantique est si plein de réminiscences des Psaumes, et ses divers versets sont si peu liés entre eux, qu'on ne peut guère douter de son caractère composite et secondaire. (cf. Ps 18:7 42:8 31:23 18:5 69:2 142:4 143:4 5:8 31:7 42:5 50:14-23 116:18 etc.) Il faut enfin signaler, sans en pouvoir donner d'explication suffisante, une étrange alternance des noms de Dieu Yahvé et Élohim ; une fois seulement (Jon 4:6), les deux vocables sont employés ensemble.

La date de la composition du livre de Jonas est relativement facile à déterminer. Le fait qu'il est parlé de Ninive au passé, et que l'auteur ne connaît cette grande ville qu'à travers les brumes de la légende (Jon 3:3) témoigne à lui seul en faveur d'une époque récente. Dans le même sens parlent les tournures tardives et les araméismes que le texte contient. D'autre part la mention dans le Siracide, au début du II° siècle av. J. -C, du recueil des douze prophètes, atteste qu'à cette époque le livre de Jonas occupait sa place dans le canon biblique. Compte tenu du temps qu'a pu mettre un tel ouvrage pour pénétrer dans le recueil sacré, c'est à la fin du IV e ou dans la première moitié du III e siècle que son apparition première semble pouvoir être placée. Le psaume du ch. 2 paraît être postérieur. Et la possibilité ne doit pas être exclue, tant était souple à cette époque la notion d'Écriture sainte, que ce cantique ait été introduit dans le texte alors que Jonas faisait déjà partie du recueil canonique.

Jésus, dans Lu 11:29-32 (cf. Mt 12:41 ; dans Mt 12:40 nous trouvons l'écho d'un contresens de la tradition), a cité le livre de Jonas, faisant honte à ses auditeurs d'avoir moins de foi que les Ninivites. Cette porte, sur l'inspiration de l'admirable petit livre, ce que la psychologie contemporaine appelle un jugement de valeur

A. JE.

Révision Yves Petrakian 2005

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      Lévitique 1

      1 Le SEIGNEUR appelle Moïse et, depuis la tente de la rencontre, il lui commande
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand l’un de vous veut offrir un animal en sacrifice au SEIGNEUR, il peut le choisir parmi les bœufs, les moutons ou les chèvres.
      3 « S’il offre en sacrifice complet un animal pris parmi les bœufs, il doit choisir un taureau sans défaut. Il le conduit à l’entrée de la tente de la rencontre pour que le SEIGNEUR accepte son offrande.
      4 Il pose la main sur la tête de l’animal. Alors le SEIGNEUR accepte son offrande et il lui pardonne ses péchés.
      5 Celui qui offre l’animal l’égorge devant la tente. Ensuite, les prêtres, fils d’Aaron, présentent le sang au SEIGNEUR. Puis ils le versent sur tous les côtés de l’autel qui est à l’entrée de la tente de la rencontre.
      6 L’homme enlève la peau de l’animal et le coupe en morceaux.
      7 Les prêtres allument le feu sur l’autel et ils mettent des morceaux de bois dessus.
      8 Ils mettent les morceaux de viande avec la tête et les parties grasses sur le bois.
      9 L’homme lave les intestins, l’estomac et les pattes de l’animal. Ensuite un prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est un sacrifice complètement brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      10 « Si quelqu’un offre en sacrifice complet un animal pris parmi les moutons et les chèvres, il doit présenter un bélier ou un bouc sans défaut.
      11 Il l’égorge devant le SEIGNEUR, au nord de l’autel. Alors les prêtres, fils d’Aaron, versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      12 On coupe l’animal en morceaux, avec la tête et les parties grasses. Un prêtre met tous ces morceaux sur le bois qui brûle sur l’autel.
      13 L’homme lave les intestins, l’estomac et les pattes de l’animal. Ensuite, le prêtre les présente au SEIGNEUR, puis il brûle tout cela sur l’autel. C’est un sacrifice complètement brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      14 « Si quelqu’un offre un oiseau au SEIGNEUR en sacrifice complet, il doit apporter une tourterelle ou un pigeon.
      15 Le prêtre présente l’oiseau devant l’autel. Il lui tord le cou et il brûle sa tête sur l’autel. Ensuite, il fait couler le sang sur le côté de l’autel.
      16 Il enlève la poche de nourriture de l’oiseau avec ce qu’elle contient, et il la jette à côté de l’autel, à l’est, là où on met les cendres grasses.
      17 Il coupe l’oiseau en deux entre les ailes, mais il ne sépare pas les deux moitiés. Puis il le brûle sur le feu de l’autel. C’est un sacrifice complètement brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR. »

      Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »

      Psaumes 5

      8 Mais moi, grâce à ton amour, je peux entrer dans ta maison. Avec grand respect, je me mets à genoux en direction de ton temple saint.

      Psaumes 18

      5 La mort m’avait déjà attaché, elle me faisait peur comme un fleuve en colère.
      7 Dans mon malheur, j’ai fait appel au SEIGNEUR, j’ai crié vers mon Dieu. De son temple, il a entendu ma voix, mon cri est arrivé à ses oreilles.

      Psaumes 31

      7 Je déteste ceux qui adorent les faux dieux, moi, j’ai confiance dans le SEIGNEUR.
      23 J’étais désespéré et je pensais : « Tu m’as chassé loin de tes yeux. » Mais tu m’as entendu quand je t’ai supplié, quand j’ai crié vers toi.

      Psaumes 42

      5 J’ai des souvenirs qui me touchent le cœur : autrefois, je marchais en tête de la procession. J’avançais vers la maison de mon Dieu dans la foule en fête, parmi les cris de joie et de louange.
      8 Tout autour, tu fais rugir les torrents. De même toutes tes vagues et toute ton eau tombent sur moi, je suis complètement noyé !

      Psaumes 50

      14 Offre-moi plutôt ta reconnaissance, à moi, ton Dieu. Et tiens les promesses que tu m’as faites, à moi, le Très-Haut.

      Psaumes 69

      2 Ô Dieu, sauve-moi, j’ai de l’eau jusqu’au cou !

      Psaumes 116

      18 Je tiendrai mes promesses envers le SEIGNEUR, devant tout son peuple,

      Psaumes 142

      4 Quand je suis découragé, toi, tu sais où je vais. Sur la route où je marche, on m’a tendu un piège.

      Psaumes 143

      4 Je suis découragé, j’ai perdu tout espoir.

      Esaïe 19

      1 Message au sujet de l’Égypte. Voici le SEIGNEUR : il arrive en Égypte, monté sur un nuage rapide. Les faux dieux de l’Égypte tremblent devant lui, et les Égyptiens se découragent.
      2 Le SEIGNEUR dit : « Je vais dresser les Égyptiens les uns contre les autres, ils se battront entre eux, frère contre frère, ami contre ami, ville contre ville, royaume contre royaume.
      3 Les Égyptiens se décourageront, et je mettrai du désordre dans leurs projets. Ils consulteront les faux dieux, les sorciers, les esprits des morts et les devins.
      4 Je livrerai l’Égypte au pouvoir d’un maître sans pitié, un roi cruel la dirigera. » Voilà ce que déclare le SEIGNEUR de l’univers, le Maître.
      5 L’eau disparaît du Nil, ce fleuve est complètement sec.
      6 Ses rivières sont pourries, l’eau des canaux d’Égypte diminue, ils sont en train de se vider. Les roseaux et les joncs se fanent.
      7 Les herbes le long du Nil et près de l’endroit où il se jette dans la mer, tout ce qui pousse au bord du fleuve devient sec. Le vent l’emporte, il ne reste plus rien.
      8 Les pêcheurs se plaignent. Tous ceux qui pêchent dans le Nil sont dans la tristesse. Ceux qui lancent leurs filets sur l’eau perdent leurs forces.
      9 Ceux qui travaillent le lin sont déçus, les femmes qui le démêlent, les hommes qui le tissent ont l’air malades, tellement ils sont inquiets.
      10 Les tisserands sont sans force, tous les ouvriers qui gagnent leur vie de cette façon sont désespérés.
      11 Les chefs de la ville de Soan sont des fous. Les sages qui conseillent le roi d’Égypte forment un conseil stupide. Ils lui disent : « Je suis un fils des sages, fils des rois d’autrefois. » Comment osent-ils lui dire cela ?
      12 Roi d’Égypte, où sont-ils donc, tes sages ? Qu’ils t’apprennent ce que le SEIGNEUR de l’univers a décidé contre ton pays !
      13 Les chefs de Soan sont devenus fous, les chefs de Memphis se trompent. Ce sont les chefs des provinces qui entraînent l’Égypte sur un mauvais chemin.
      14 Le SEIGNEUR leur a fait perdre la tête. Oui, ces chefs entraînent l’Égypte sur un mauvais chemin dans tout ce qu’elle fait. L’Égypte ressemble à un ivrogne qui perd l’équilibre en vomissant.
      15 Personne ne fait plus rien en Égypte, ni la tête ni la queue, ni les branches de palmier ni les roseaux.
      16 Un jour, les Égyptiens seront comme des femmes. Ils trembleront de peur quand le SEIGNEUR de l’univers les menacera en levant le poing.
      17 Le pays de Juda sera pour eux un souvenir honteux. Chaque fois qu’on parlera de ce pays devant eux, ils auront peur à cause des décisions que le SEIGNEUR de l’univers a prises contre eux.
      18 Un jour, il y aura en Égypte cinq villes où l’on parlera hébreu, et où les gens feront le serment d’appartenir au SEIGNEUR de l’univers. L’une de ces villes s’appellera Ville-du-soleil.
      19 Un jour, il y aura un autel pour le SEIGNEUR au centre de l’Égypte, et une pierre dressée pour lui près de sa frontière.
      20 Ce sera un signe prouvant que le SEIGNEUR de l’univers est présent en Égypte. Quand les Égyptiens crieront vers le SEIGNEUR à cause de ceux qui les écrasent par l’injustice, il leur enverra un sauveur qui les défendra et les délivrera.
      21 Le SEIGNEUR se fera connaître aux Égyptiens, et ce jour-là, les Égyptiens connaîtront le SEIGNEUR. Ils le serviront en lui offrant des sacrifices et des dons. Ils feront des promesses au SEIGNEUR et les réaliseront.
      22 Le SEIGNEUR frappera les Égyptiens. Il les frappera, mais il les guérira. Ils reviendront vers le SEIGNEUR, et lui, il écoutera leurs demandes et les guérira.
      23 Un jour, une route ira d’Égypte en Assyrie. Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie. Ensemble, ils serviront le SEIGNEUR.
      24 Un jour, le SEIGNEUR bénira le monde : Israël sera béni en troisième lieu, avec l’Égypte et l’Assyrie.
      25 Le SEIGNEUR de l’univers bénira le monde en disant : « Je bénis l’Égypte, mon peuple, l’Assyrie, que j’ai créée de mes mains, et Israël, la part qui m’appartient. »

      Jonas 1

      3 Jonas se met en route, mais pour fuir à Tarsis, loin du SEIGNEUR. Il arrive à Jaffa. Là, il trouve un bateau qui part pour Tarsis. Il paie son voyage. Puis il monte dans le bateau, pour aller avec les marins à Tarsis, loin du SEIGNEUR.
      4 Mais le SEIGNEUR lance sur la mer un vent violent, et la tempête est si forte que le bateau risque de se casser.
      16 Ensuite, les hommes sont remplis d’un grand respect envers le SEIGNEUR. Ils lui offrent un sacrifice et ils lui font des promesses avec serment.

      Jonas 2

      1 Le SEIGNEUR envoie un grand poisson pour avaler Jonas. Jonas reste dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.
      2 Dans le ventre du poisson, il prie le SEIGNEUR son Dieu.
      3 Il dit : « Je suis très malheureux. Alors je crie vers toi, SEIGNEUR, et tu me réponds. De la profondeur de la mort, j’appelle au secours et tu entends ma voix.
      4 Tu m’as jeté dans un trou profond au cœur de la mer, et l’eau m’entoure. Toutes tes vagues et toute ton eau tombent sur moi.
      5 Et moi, je dis : “Tu m’as chassé loin de tes yeux. Pourtant, je veux revoir ton temple saint.”
      6 L’eau m’arrive jusqu’au cou. La mer m’entoure. Des herbes s’enroulent autour de ma tête.
      7 Je suis descendu jusqu’au pied des montagnes. Je suis dans le monde des morts, et les portes sont fermées à clé derrière moi, pour toujours. Mais toi, SEIGNEUR mon Dieu, tu me fais remonter vivant de ce trou.
      8 SEIGNEUR mon Dieu, je vais bientôt mourir. Alors je me souviens de toi, SEIGNEUR, et ma prière monte près de toi dans ton temple saint.
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