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JONAS

Le livre de Jonas occupe la cinquième place (la sixième chez les LXX) dans le recueil des douze « petits prophètes ». Dès l'abord il se distingue des autres livres prophétiques par le fait qu'il ne contient pas des discours mais une histoire.

Le héros de cette histoire est un certain Jonas, fils d'Amittaï, qu'il faut évidemment rapprocher du prophète du même nom mentionné dans 2Ro 14:25, et originaire de Gath-Hépher (fig. 132). Au sujet de ce prophète on ne sait qu'une chose, c'est qu'il avait prédit la considérable extension du royaume de Jéroboam II (VIII° siècle av. J. -C).

Dans le livre qui porte son nom, il nous est montré traversant toute une série d'aventures. L'Éternel lui ayant donné l'ordre d'aller porter sa parole à Ninive « la grande ville », Jonas s'y refuse pour un motif qui n'apparaîtra que plus tard et, afin de fuir la face de l'Éternel (Jon 1:3), il s'embarque pour Tarsis (voir ce mot), probablement la Tartessos des Grecs, au Sud-O, de l'Espagne. Une tempête survient et, le sort ayant désigné Jonas comme celui dont la présence est responsable de la catastrophe menaçante, les matelots jettent par-dessus bord le passager indésirable (Jon 1:4,16). Un énorme poisson survient alors, qui engloutit Jonas et, au bout de trois jours, le rejette vivant sur le rivage (Jon 2:1,10). A un second appel qui lui est adressé par l'Éternel, Jonas, cette fois, n'ose plus résister. Il se rend donc à Ninive pour y faire entendre son message de destruction (Jon 3:1,4). Mais les Ninivites et leur roi se repentent, si bien que l'Éternel renonce à les punir (Jon 3:5,10). Sur quoi Jonas se montre furieux, ne pouvant prendre son parti de cette miséricorde de l'Éternel à l'égard des païens (Jon 4:1-4). Mais Dieu lui fait comprendre son erreur par le moyen d'un arbuste, peut-être un ricin (voir ce mot), qui, après une poussée magnifique, se dessèche et meurt (Jon 4:6,8). Jonas, qui se délectait de l'ombre de l'arbuste, s'apitoie sur cette mort prématurée. Ne peut-il pas dès lors comprendre la grande pitié de l'Éternel pour Ninive, la ville immense, en proie à la mort du paganisme ? (Jon 4:9-11)

Autour de cette histoire, où le merveilleux le plus ingénu se rencontre à chaque pas (le poisson, la croissance vertigineuse du ricin, la conversion immédiate des Ninivites), d'innombrables discussions se sont produites.

« La baleine de Jonas » est devenue un des arguments classiques de la libre-pensée, le passage d'un corps d'homme à travers le gosier très étroit de ce cétacé apparaissant, plus encore que le séjour d'un être vivant dans ses flancs, comme le comble de l'invraisemblance. Pour combattre cette impression, les partisans de l'historicité intégrale ont allégué qu'il ne s'agissait pas d'une baleine mais d'un « gros poisson », et ils ont invoqué l'histoire d'un marin du Pacifique qui aurait connu une aventure analogue.

--La discussion semble être entrée dans une phase nouvelle et décisive depuis qu'on s'est avisé de constater que d'autres peuples connaissaient des histoires étrangement semblables à l'histoire israélite ici racontée. Dans la mythologie grecque, Héraclès, combattant pour sauver Hésione, saute dans la gueule du monstre marin et combat dans son ventre pendant trois jours, au bout desquels il ressort sain et sauf. Une autre aventure du même genre se passe précisément à Joppé, le port où s'embarque Jonas (Jon 1:3).

D'autres analogies, et en particulier l'importance attachée aux trois jours, se trouvent dans les récits mythologiques babyloniens. Aux Indes, à côté de maintes histoires où le poisson joue exactement le même rôle que dans le récit biblique, une vieille légende bouddhiste offre, trait pour trait, le pendant de la scène où Jonas, désigné par le sort comme le porte-malheur du bateau, est jeté à la mer par les matelots. Enfin en Egypte, une histoire datant du troisième millénaire av. J. -C, parle d'un naufragé qui, après avoir vogué trois jours accroché à une planche, fut définitivement sauvé par un grand serpent qui l'avait pris dans sa gueule. C'est sans doute à des récits de ce genre, probablement très nombreux dans les différents peuples de l'antiquité, que fait allusion la satire de Lucien de Samosate (II° siècle ap. J. -C), dans laquelle c'est un navire avec son gréement et son équipage qui entre dans la gueule du monstre marin et en sort ensuite sans dommage (cf. Hans Schmidt, Jona, 1907). Si nous prenons garde encore au fait que, dans les inscriptions antiques, l'idéogramme de Ninive est précisément un poisson, nous nous trouverons en possession d'un grand nombre de raisons très fortes pour penser que nous avons affaire, dans l'histoire de Jonas, à un ou plusieurs récits appartenant aux peuples anciens. Luther prononce ce mot : « Si le livre de Jonas n'était pas dans la Bible, tout le monde y verrait un conte de fées ».

Mais pourquoi ce récit, et quelle en est la vraie valeur ? La réponse à ces questions apparaît avec évidence à quiconque, débarrassé de la hantise du gros poisson, regarde avec la liberté d'esprit nécessaire ce que le livre de Jonas dit des païens

Dès le chap. 1, les matelots, qui ne sont pas des Juifs, sont décrits comme des croyants exemplaires, adressant à l'Éternel la plus touchante des prières. Au ch. 3, les Ninivites, leurs chefs et leur roi, se repentent tous devant l'Éternel. Enfin le ch. 4 affirme solennellement la compassion de l'Éternel pour la grande ville païenne, où il y a tant d'enfants en bas âge. Le fait que le livre se termine sur cette affirmation indique bien qu'elle est la conclusion à laquelle l'auteur veut nous conduire. Nous avons donc affaire ici, sans démenti possible, à une protestation expresse contre l'hostilité témoignée par beaucoup d'Israélites vis-à-vis des païens, à une manifestation courageuse contre le particularisme juif. Après l'exil, les multiples souffrances endurées, la nécessité de résister aux influences extérieures pour maintenir un patrimoine constamment menacé, la conscience de posséder un trésor spirituel unique, l'exaltation des espérances messianiques, l'orgueil national enfin, avaient développé chez les Israélites des sentiments intenses d'orgueil, de haine et de méfiance vis-à-vis des peuples étrangers.

La simple lecture du livre d'Esther suffit à montrer à quelle distance les hommes de cette époque s'étaient éloignés de l'universalisme des grands prophètes. Et les nombreuses malédictions dont est parsemé le livre des Psaumes témoignent que, même dans les cercles pieux, cette étroitesse nationaliste avait beaucoup d'adeptes. Si compréhensible à certains égards que fût une telle attitude chez un peuple opprimé, menacé, et pour lequel ce raidissement nationaliste était en quelque sorte une réaction de défense vitale, il ne se pouvait pas que les âmes nourries de la piété prophétique en prissent leur parti.

Déjà dans Esa 19 se trouve un fragment, généralement considéré comme post-exilique, qui non seulement annonce la conversion des Égyptiens à l'Éternel, mais encore déclare qu'Israël « sera uni » à l'Egypte et à l'Assyrie. « Bénis soient l'Egypte, mon peuple, et l'Assyrie, ouvrage de mes mains, et Israël mon héritage ! » (Esa 19:18,25). Pour que de telles affirmations aient été accueillies dans le livre officiel de la piété juive, il faut qu'à côté du particularisme ait existé une tendance contraire, fidèle à la plus haute tradition d'Israël.

C'est cette tendance que l'auteur du livre de Jonas, de toutes ses forces, a cherché à intensifier. Il n'a pas choisi pour y parvenir la méthode classique des prophètes, la prédication. Il a préféré le procédé, si conforme aux goûts de ses compatriotes, et qui tient une si grande place dans l'A.T., de la parabole. Il a emprunté à la tradition le nom du prophète Jonas et, peut-être, le souvenir d'un voyage de ce prophète à Ninive. Il a utilisé les données du folklore au sujet du « gros poisson » et peut-être du « ricin ». Et de tout cela, il a habillé la grande pensée qui le hantait, la pensée de l'égalité des païens et des Juifs devant Dieu, la pensée de l'amour divin qui s'adresse à toutes les créatures humaines et qui « ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie ».

C'est ainsi qu'est né ce petit livre, l'un des joyaux les plus purs de l'A.T., l'une des manifestations les plus saisissantes de ce courant divin, de ce courant évangélique avant l'Évangile qui, d'un bout à l'autre de l'histoire d'Israël, est en lutte avec le courant païen.

« Ce livre est une des plus profondes et des plus grandes choses qui aient jamais été écrites », a dit CH. Cornill, et il ajoute qu'à quiconque en approche, il voudrait crier : « Ote tes souliers de tes pieds, car tu es sur une terre sainte ! » Introduit dans le recueil des Douze probablement parce qu'il a pour héros un prophète, le livre de Jonas mérite d'y garder sa place parce que l' esprit qui l'anime est vraiment celui des prophètes.

Cet enseignement parabolique sur l'amour de Dieu envers les païens est l'essentiel du livre. Et toute explication qui le ferait passer au second plan serait viciée dans son principe. Mais, dans un ouvrage de ce genre surtout, où sont utilisés des éléments de diverses provenances et d'âges différents, la présence d'idées et d'intentions secondaires n'est pas exclue. Il est possible, par exemple, que les chap. 1-2 avec leur histoire de naufrage et de sauvetage soient, dans une certaine mesure, destinés à montrer que, lorsque Dieu veut mener quelqu'un quelque part, il l'y fait arriver à travers la tempête même et par les chemins les plus étranges. Il est possible également que le récit de la conversion des Ninivites contienne l'arrière-pensée de prouver que la destinée humaine change quand l'attitude à l'égard de Dieu se modifie. Il est possible enfin qu'il y ait quelque chose à retenir de la conjecture de Cheyne, reprise par Lucien Gautier, et d'après laquelle Jonas représenterait le peuple d'Israël, qui a été enseveli vivant dans l'exil, qui en est sorti par la grâce de Dieu, et qui a maintenant--qu'il le veuille ou non--une mission à remplir auprès des païens.

Au point de vue de la composition littéraire, le livre de Jonas présente, dans l'ensemble, une remarquable unité, et les efforts accomplis par certains critiques pour y distinguer plusieurs documents ont échoué. Il y a de bonnes raisons toutefois pour supposer que Jon 4:5 a été déplacé et devrait se trouver plutôt après Jon 3:4. Et, en tout cas, le cantique-prière de Jonas dans le ventre du poisson (Jon 2) doit être considéré comme une interpolation. D'une part, en effet, il ne s'accorde pas avec le contexte dans lequel il se trouve placé : la seule allusion faite à la mer (Jon 2:6) se concevant plutôt dans les paroles d'un naufragé après son retour sur la terre ferme. Et d'autre part ce cantique est si plein de réminiscences des Psaumes, et ses divers versets sont si peu liés entre eux, qu'on ne peut guère douter de son caractère composite et secondaire. (cf. Ps 18:7 42:8 31:23 18:5 69:2 142:4 143:4 5:8 31:7 42:5 50:14-23 116:18 etc.) Il faut enfin signaler, sans en pouvoir donner d'explication suffisante, une étrange alternance des noms de Dieu Yahvé et Élohim ; une fois seulement (Jon 4:6), les deux vocables sont employés ensemble.

La date de la composition du livre de Jonas est relativement facile à déterminer. Le fait qu'il est parlé de Ninive au passé, et que l'auteur ne connaît cette grande ville qu'à travers les brumes de la légende (Jon 3:3) témoigne à lui seul en faveur d'une époque récente. Dans le même sens parlent les tournures tardives et les araméismes que le texte contient. D'autre part la mention dans le Siracide, au début du II° siècle av. J. -C, du recueil des douze prophètes, atteste qu'à cette époque le livre de Jonas occupait sa place dans le canon biblique. Compte tenu du temps qu'a pu mettre un tel ouvrage pour pénétrer dans le recueil sacré, c'est à la fin du IV e ou dans la première moitié du III e siècle que son apparition première semble pouvoir être placée. Le psaume du ch. 2 paraît être postérieur. Et la possibilité ne doit pas être exclue, tant était souple à cette époque la notion d'Écriture sainte, que ce cantique ait été introduit dans le texte alors que Jonas faisait déjà partie du recueil canonique.

Jésus, dans Lu 11:29-32 (cf. Mt 12:41 ; dans Mt 12:40 nous trouvons l'écho d'un contresens de la tradition), a cité le livre de Jonas, faisant honte à ses auditeurs d'avoir moins de foi que les Ninivites. Cette porte, sur l'inspiration de l'admirable petit livre, ce que la psychologie contemporaine appelle un jugement de valeur

A. JE.

Révision Yves Petrakian 2005

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    • Lévitique 1

      1

      Dieu a institué diverses sortes d'offrandes et de sacrifices, afin d'assurer au peuple le pardon des offenses, à condition que le tout soit offert avec obéissance et avec une foi réelle.

      L'Éternel a aussi institué les sacrificateurs et les Lévites, en ayant défini leurs vêtements propres à leurs différents offices ; Il a dicté leur conduite à tenir et a indiqué par qui elle devait leur être octroyée. Les différentes fêtes, avec leur date respective, leur furent également prescrites. Tout cela a été indiqué à Israël pour bien montrer que le salaire du péché c'est la mort et que sans le sang de Christ, l'Agneau de Dieu innocent, il ne pouvait y avoir de pardon des fautes.

      * Les offrandes. (Lévitique 1:1,2) Préceptes à observer pour le bétail, (Lévitique 1:3-9) Pour le menu bétail et les oiseaux. (Lévitique 1:10-17)

      Lévitique 1:1,2 Les offrandes pour les sacrifices ont été une ordonnance propre à la véritable religion, depuis la chute de l'homme jusqu'à la venue de Christ. Mais jusqu'à ce que les Israélites n'arrivent dans le désert, rien de bien particulier n'avait été défini à ce sujet par l'Éternel. Le principe général de toutes ces ordonnances est clair : les sacrifices sont une image de Christ ; ils mettent au jour le devoir des croyants ainsi que le type et la nature de la communion à entretenir avec Dieu. Il n'y a guère de choses se rapportant au Seigneur Jésus, qui ne soient mentionnées par les Écritures, en particulier dans ces instructions données au peuple.

      Le livre du Lévitique débute par les lois relatives aux Sacrifices ; les plus anciens étaient les sacrifices d'offrandes brûlées : Dieu donna en effet à Moïse toutes les instructions à leur sujet. Il était clair que le peuple désirait apporter des offrandes à l'Éternel.

      La lumière naturelle qui illumine le monde, pousse l'homme à se tourner vers son Créateur, vers Dieu. Immédiatement après la chute, dans le livre de la Genèse, les sacrifices furent en effet décrétés.

      3 Dans les ordonnances données par le livre du Lévitique, les mystères du monde spirituel sont représentés par des éléments de la nature : les pratiques qui vont suivre, relatives aux sacrifices et aux offrandes, en sont une représentation. Sans cette idée sous-jacente, ces cérémonies sembleraient n'avoir aucun sens. Dans ces éléments, nous trouvons une représentation des souffrances du Fils de Dieu, sacrifié pour les péchés du monde entier. Le corps brûlé de l'animal, n'était qu'une piètre représentation du châtiment éternel que nous méritions tous ; en fait, c'est notre Seigneur Jésus qui a supporté corps et âme cette malédiction, lorsqu'Il est mort sous le poids de nos iniquités.

      Remarquons bien les éléments suivants : - La bête à sacrifier devait être sans défaut. Cela signifie que Christ était pur et parfait, capable de rendre sain Son peuple racheté. - La personne offrant le sacrifice devait le faire sans contrainte. Tout acte de piété, destiné à plaire à Dieu, doit être accompli avec amour. Christ s'est Lui-même volontairement offert, par amour pour nous. - La bête devait être offerte à la porte du tabernacle, sur l'autel de bronze des sacrifices. Cette offrande était ainsi sanctifiée : c'est une image du pécheur, incapable d'entrer en communion avec Dieu, sans être sanctifié par un sacrifice. - Celui qui offrait le sacrifice devait apposer sa main sur la tête de la victime : cela signifiait qu'il souhaitait que son offrande soit bien acceptée. - Le sacrifice devait être exécuté devant l'Éternel, selon un rite et une manière bien précis, en vue d'honorer Dieu. Cela signifie aussi pour les chrétiens, qu'ils doivent sacrifier tout ce qui vient de la chair : les affections corrompues comme les convoitises. - Les sacrificateurs devaient épandre le sang sur l'autel ; le sang étant la vie, c'est par lui que le péché pouvait être expié. C'est une image de la purification et de l'apaisement de nos consciences par l'aspersion du sang de Jésus-Christ, et ce par le biais de la foi. - La bête sacrifiée devait être divisée en plusieurs morceaux, pour être ensuite brûlée sur l'autel. Ce sacrifice consumé est aussi une image des horribles souffrances de Christ ; c'est également un modèle pour les chrétiens, qui doivent offrir leur être, dans le « feu de la sainteté », donnant ainsi leur esprit, leur âme et leur corps à Dieu. - Il est mentionné que le sacrifice était d'odeur agréable à l'Éternel : il en a été de même pour Christ qui est mort, en toute obéissance à Dieu, en vue de Lui offrir un sacrifice parfait ; les sacrifices spirituels des chrétiens ne peuvent être acceptés par Dieu qu'au travers de Christ, 1Pierre 2:5.

      10 Ceux qui ne pouvaient offrir un taureau, pouvaient apporter un mouton ou une chèvre ; quant à ceux qui ne pouvaient offrir aucun de ces animaux, ils avaient l'agrément divin s'ils amenaient une tourterelle ou un pigeon. Ces créatures n'étaient sélectionnées pour être sacrifiées, que si leur caractère était doux, calme et inoffensif ; cela nous rappelle l'innocence et l'humilité que l'on rencontrait dans la personne de Christ, ici-bas et qui devrait se trouver également chez les chrétiens.

      L'offrande du pauvre était également une image de l'expiation faite par Jésus-Christ, elle avait autant de valeur que la plus coûteuse : elle exprimait une réelle repentance, la foi et le dévouement à Dieu. Nous n'avons aucune excuse si nous négligeons notre devoir dans le service divin. De même qu'un Israélite pouvait offrir un taureau ou une chèvre, nous pouvons offrir à Dieu, qui Le premier, nous a déjà donné, le sacrifice de notre cœur brisé, ou celui de notre louange et de nos remerciements. Plus nous nous consacrons au service divin, plus nous nous engageons pour Lui, cherchant toute occasion pour accomplir de notre mieux, Sa volonté. En toutes choses Dieu pourvoit aux éléments nécessaires pour Son service, que ce soit le temps ou les moyens ; là où la providence divine a donné à l'homme une opulence de richesse, Dieu n'acceptera pas d'offrande qui ne soit faite avec un cœur contrit.

      Consacrons-nous, corps et âme, à Son service, quelle qu'en soit la difficulté requise ; entreprenons, accomplissons et souffrons pour notre Seigneur !

      Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Psaumes 5

      Psaumes 18

      Psaumes 31

      Psaumes 42

      Psaumes 50

      Psaumes 69

      Psaumes 116

      Psaumes 142

      Psaumes 143

      Esaïe 19

      1

      Jugements sur l'Égypte. (Esaïe 19:1-17)
      La délivrance de l'Éternel, et la conversion de Son peuple. (Esaïe 19:18-25)

      Dieu, avec Ses jugements, fondra sur l'Égypte. Il fera subir aux Égyptiens, leurs propres méthodes de destruction.

      Quand les impies échappent au danger, ils pensent être alors en Sécurité ; mais le mal poursuit les pécheurs, et les rattrape rapidement, à moins qu'ils ne se repentent.

      Les Égyptiens seront livrés entre les mains de celui qui les traitera avec détermination et rapidement. Les Égyptiens étaient renommés pour leur sagesse et leur science ; malgré tout, l'Éternel avait prévu de les abandonner à leur destin pervers, et à leurs querelles internes, jusqu'à ce que leur pays soit un objet du mépris et de pitié.

      Dieu fait en sorte que les pécheurs soient effrayés par ceux qu'ils ont pu dédaigner et opprimer ; le Seigneur des seigneurs sera pour les « ouvriers d'iniquité » et ceux qui les côtoient, une véritable terreur ; ils seront effrayés par tout ce qui les entoure.

      18 Le terme, « en ce jour », ne se rapporte pas toujours au passage précédent. Dans un temps futur, les Égyptiens parleront la « langue sainte », celle de l'Écriture ; non seulement ils la comprendront, mais ils l'utiliseront aussi. Quand la Grâce pousse à la conversion, en transformant le cœur, elle change également le langage ; c'est de l'abondance du cœur, que la bouche parle, Luc 6:45*.

      Il y aura tant de juifs qui iront en Égypte, qu'ils constitueront rapidement cinq villes. Cet endroit infâme de l'idolâtrie, là où le soleil fut adoré, sera transformé en un lieu merveilleux ! Christ, le grand « Autel », Celui qui sanctifie chaque louange, sera le Seigneur de tous, et des sacrifices spirituels, constitués par la prière et l'adoration, Lui seront offerts.

      Que le cœur brisé et contrit, touché et enseigné par le Seigneur, puisse vraiment se tourner vers Lui, et prendre ainsi Courage ! Car Il est Celui qui guérira ces âmes, et transformera leurs supplications et leurs afflictions, en louanges pleines de joie ! Les « Gentils » s'uniront, à l'annonce de l'évangile de Christ, le grand Berger, non seulement mutuellement, mais aussi avec les Juifs. Tous ces peuples seront réunis par le Seigneur ; tous partageront la même bénédiction spirituelle.

      Le fait de se réunir, face au Trône de la Grâce, au service des uns et des autres, dans l'unité spirituelle, devrait résoudre tous les conflits ici-bas, et unir le cœur des croyants, dans un saint amour !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Jonas 1

      4 Dieu envoya un élément naturel aux trousses de Jonas : ce fut une puissante tempête. Le péché amène des orages et des tempêtes dans l'âme, dans la famille, dans les églises et les nations, c'est une chose inquiétante et dérangeante. Ayant appelé leurs dieux à l'aide, les marins firent ce qu'ils purent pour se secourir. Oh ces hommes là, seraient-ils ainsi sages pour leurs âmes, et bien disposés à se défaire de cette richesse, du plaisir et de l'honneur, qu'ils ne peuvent garder sans faire naufrage par rapport à la foi et à une bonne conscience, et ruiner leurs âmes pour toujours ! Jonas s'endormit rapidement.

      Le péché est un véritable « stupéfiant », et nous devons rester sur nos gardes, de peur qu'à tout moment notre cœur ne soit endurci par sa duplicité. Où les hommes veulent-ils se diriger, en se livrant au péché, alors que la Parole de Dieu et les convictions de leur propre conscience les avertissent qu'il faut se lever et invoquer le Seigneur ? Veulent-ils vraiment échapper à la misère éternelle ?

      Ne devrions-nous pas nous avertir les uns les autres, afin de de nous « réveiller », pour nous lever et invoquer notre Dieu, le Seul qui puisse nous délivrer ? Les marins conclurent que la tempête était un « messager » de la Justice Divine, envoyé pour châtier une personne sur le bateau.

      Bien que le mal nous assaille n'importe quand, il y a une raison et nous devons prier chacun dans ce sens : Seigneur, montre-moi pour quelle raison Tu combats contre moi !

      Le sort tomba sur Jonas. Dieu dispose d’une multitude de procédés pour amener à la lumière les péchés secrets, ainsi que les pécheurs qui se cachent ; il est manifeste que la pensée d'être caché aux regards de tout ce qui vit, n'est que folie !

      Jonas 2

      1

      La prière de Jonas. (\\# Jon 2:1-9\\)
      Il est délivré du poisson. (\\# Jon 2:10\\)

      Remarquez à quel moment Jonas a prié : ce fut lors de l’épreuve, car il constatait alors les signes du mécontentement divin, à cause de son péché.

      Lorsque nous sommes dans l'affliction, nous devons prier ! Étant miraculeusement gardé en vie, Jonas pria. La perception de la bonté de Dieu à notre égard, en dépit de nos offenses, « ouvre nos lèvres » pour prier, alors qu’elles restaient muettes, par crainte de la colère divine.

      Remarquez également à quel endroit Jonas pria : dans le ventre du poisson ! En fait, tout endroit est propice pour prier !

      Nous pouvons interrompre notre communion avec nos semblables, mais pas celle que nous pouvons avoir avec Dieu. Cela peut même encourager ceux qui, à la suite d’une chute spirituelle, veulent revenir à Lui. Ce fut le cas pour Jonas : le texte semble relater son expérience et ses réflexions, au moment spécifique de l’épreuve, plutôt que de donner le contenu intégral de sa prière. Jonas réfléchit sur la solennité de sa requête, connaissant l'accueil favorable de Dieu, quant aux prières.

      Si nous voulons progresser au travers de nos épreuves, nous devons discerner la main divine. Jonas, dans sa méchanceté, avait fui la présence de l’Éternel ; ce Dernier aurait pu retirer, à juste titre Son Saint-Esprit de lui, pour ne plus jamais le visiter...

      Ceux qui, par leur éloignement de Dieu, ne Lui « appartiennent » plus et qu'Il n'approuve plus, sont vraiment misérables. Malgré sa perplexité, Jonas ne désespéra pas. Il songea aux faveurs divines qu’il reçut, lorsqu'il recherchait Dieu et plaçait en Lui sa confiance, lors de sa détresse.

      Le prophète avait précédemment déclaré aux marins, sa fuite devant l’Éternel, et il leur recommanda de rester en Sa présence.

      Ceux qui abandonnent leur devoir, abandonnent la grâce qui leur était préalablement octroyée ; s’ils « rechignent » à accomplir leur travail quotidien, ils se privent du réconfort qu'ils pourraient en retirer.

      Tant qu'un croyant emprunte le chemin de ceux qui suivent des vanités mensongères, il se prive des avantages de sa propre bénédiction, et ne peut bénéficier de ses privilèges.

      L'expérience de Jonas encourage ceux, de tout âge, à faire confiance à Dieu, le Dieu du salut !

    • Lévitique 1

      1 Or l'Éternel appela Moïse, et lui parla du tabernacle d'assignation, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Quand quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il fera son offrande de bétail, de gros ou de menu bétail.
      3 Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l'offrira à l'entrée du tabernacle d'assignation, devant l'Éternel, pour obtenir sa faveur.
      4 Et il appuiera sa main sur la tête de l'holocauste, et il sera agréé en sa faveur, pour faire expiation pour lui.
      5 Puis il égorgera le veau devant l'Éternel ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, offriront le sang, et le répandront tout autour sur l'autel, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      6 Ensuite, il dépouillera l'holocauste, et le coupera suivant ses parties.
      7 Alors les fils d'Aaron, le sacrificateur, mettront du feu sur l'autel, et arrangeront du bois sur le feu ;
      8 Et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, arrangeront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois, qu'on aura mis au feu sur l'autel.
      9 Il lavera dans l'eau les entrailles et les jambes, et le sacrificateur fera fumer le tout sur l'autel, en holocauste, en sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      10 Si son offrande est de menu bétail, d'agneaux ou de chèvres pour holocauste,
      11 Il offrira un mâle sans défaut ; et il l'égorgera au côté Nord de l'autel, devant l'Éternel ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      12 Il le coupera suivant ses parties, séparant sa tête et sa graisse ; et le sacrificateur les arrangera sur le bois qu'on aura mis au feu sur l'autel.
      13 Il lavera dans l'eau les entrailles et les jambes ; et le sacrificateur offrira le tout, et le fera fumer sur l'autel ; c'est un holocauste, un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      14 Si son offrande à l'Éternel est un holocauste d'oiseaux, il fera son offrande de tourterelles ou de pigeonneaux.
      15 Le sacrificateur l'approchera de l'autel, lui brisera la tête, et fera fumer l'oiseau sur l'autel, et son sang sera exprimé contre la paroi de l'autel ;
      16 Il ôtera son jabot avec ses plumes, et le jettera près de l'autel, vers l'Orient, au lieu où sera la cendre.
      17 Puis il le déchirera par les ailes, sans les séparer, et le sacrificateur le fera fumer sur l'autel, sur le bois mis au feu ; c'est un holocauste, un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.

      Lévitique 4

      1 L'Éternel parla encore à Moïse, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, en disant : Lorsque quelqu'un aura péché par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, sur ce qui ne doit pas être fait, et qu'il aura fait quelqu'une de ces choses ;
      3 Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché, rendant par là le peuple coupable, il offrira à l'Éternel, pour le péché qu'il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché ;
      4 Il amènera le taureau à l'entrée du tabernacle d'assignation devant l'Éternel ; il appuiera sa main sur la tête du taureau, et il égorgera le taureau devant l'Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans le tabernacle d'assignation ;
      6 Et le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera sept fois aspersion du sang devant l'Éternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Puis le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums d'aromates, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      8 Et il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui tient aux entrailles,
      9 Et les deux rognons, la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie, et qu'il détachera près des rognons,
      10 Comme on enlève ces parties du taureau du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel de l'holocauste.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
      12 Le taureau entier, il l'emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l'on jette la cendre, et il le brûlera sur du bois, au feu ; il sera brûlé sur le tas de cendres.
      13 Et si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché par erreur, et que la chose soit ignorée de l'assemblée ; s'ils ont fait contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire, et qu'ils se soient rendus coupables,
      14 Et que le péché qu'ils ont commis soit connu, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l'amènera devant le tabernacle d'assignation.
      15 Les anciens de l'assemblée appuieront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel, et on égorgera le taureau devant l'Éternel ;
      16 Le sacrificateur ayant reçu l'onction portera du sang du taureau dans le tabernacle d'assignation.
      17 Puis le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et en fera sept fois aspersion devant l'Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      19 Il enlèvera aussi toute la graisse, et la fera fumer sur l'autel ;
      20 Et il fera de ce taureau comme il a fait du taureau expiatoire ; il en fera de même. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Puis il emportera le taureau hors du camp, et le brûlera, comme il a brûlé le premier taureau ; c'est le sacrifice pour le péché de l'assemblée.
      22 Si c'est un des principaux du peuple qui a péché, en faisant par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, ce qui ne doit pas être fait, et s'est rendu coupable ;
      23 Quand on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande un bouc mâle, sans défaut ;
      24 Il appuiera sa main sur la tête du bouc, et l'égorgera au lieu où l'on égorge l'holocauste devant l'Éternel ; c'est un sacrifice pour le péché.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra le sang au pied de l'autel de l'holocauste ;
      26 Et il fera fumer toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de prospérités. Ainsi le sacrificateur fera pour lui l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché par erreur, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et qu'il se rende coupable ;
      28 Lorsqu'on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis ;
      29 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et il égorgera le sacrifice pour le péché au même lieu que l'holocauste.
      30 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel ;
      31 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice de prospérités ; et il la fera fumer sur l'autel, en agréable odeur à l'Éternel. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 S'il amène un agneau comme son offrande pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et l'égorgera pour le péché, au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      34 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau du sacrifice de prospérités, et il les fera fumer sur l'autel, à la manière des sacrifices de l'Éternel faits par le feu. Ainsi le sacrificateur fera l'expiation pour cet homme, pour le péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné.

      Psaumes 5

      8 Éternel, conduis-moi par ta justice, à cause de mes ennemis ; aplanis ta voie devant moi.

      Psaumes 18

      5 Les liens du Sépulcre m'entouraient, les pièges de la mort m'avaient surpris ;
      7 Alors la terre fut ébranlée et trembla ; les fondements des montagnes s'agitèrent et s'ébranlèrent, parce qu'il était courroucé.

      Psaumes 31

      7 Je triompherai, je me réjouirai en ta bonté, toi qui as regardé mon affliction, qui as pris connaissance des détresses de mon âme.
      23 Aimez l'Éternel, vous tous ses bien-aimés ! L'Éternel garde les fidèles, mais il rend à celui qui agit avec orgueil tout ce qu'il a mérité.

      Psaumes 42

      5 Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et frémis-tu en moi ? Attends-toi à Dieu, car je le louerai encore ; son regard est le salut !
      8 De jour, l'Éternel enverra sa grâce, et de nuit son cantique sera dans ma bouche ; je prierai le Dieu qui est ma vie ;

      Psaumes 50

      14 Offre à Dieu le sacrifice de la louange, et accomplis tes voeux envers le Très-Haut ;

      Psaumes 69

      2 Je suis plongé dans un bourbier profond, où je ne puis prendre pied ; je suis entré dans l'abîme des eaux, et les flots m'ont submergé.

      Psaumes 116

      18 Je rendrai mes voeux à l'Éternel, en présence de tout son peuple,

      Psaumes 142

      4 Regarde à ma droite, et vois ! Personne ne me reconnaît ; tout refuge me manque ; personne n'a souci de mon âme.

      Psaumes 143

      4 Et mon esprit est abattu en moi ; mon coeur est troublé au-dedans de moi.

      Esaïe 19

      1 Oracle sur l'Égypte. Voici, l'Éternel est porté sur un nuage léger ; il vient en Égypte, et les idoles d'Égypte tremblent devant lui, et le coeur des Égyptiens se fond au-dedans d'eux.
      2 J'armerai l'Égyptien contre l'Égyptien ; et ils combattront chacun contre son frère, et chacun contre son ami, ville contre ville, et royaume contre royaume.
      3 Et l'esprit de l'Égypte s'évanouira au milieu d'elle ; je détruirai son conseil, et ils consulteront les idoles et les enchanteurs, les évocateurs d'esprits et les devins.
      4 Je livrerai l'Égypte aux mains d'un maître dur ; et un roi cruel dominera sur eux, dit le Seigneur, l'Éternel des armées.
      5 Et les eaux de la mer manqueront ; la rivière se desséchera, et tarira.
      6 Les rivières deviendront infectes ; les canaux de l'Égypte s'abaisseront et tariront ; les roseaux et les joncs dépériront.
      7 Les prairies du fleuve, celles qui bordent le fleuve, tout ce qui est semé sur ses rives, sécheront, s'en iront en poussière, et ne seront plus.
      8 Les pêcheurs gémiront ; tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve se lamenteront, et ceux qui étendent les filets sur les eaux s'affligeront.
      9 Ceux qui travaillent le fin lin seront confus, et ceux qui tissent des étoffes blanches.
      10 Les colonnes du pays seront brisées, et tous les mercenaires seront dans l'abattement.
      11 Les princes de Tsoan ne sont que des insensés ; les sages conseils de Pharaon sont un conseil sans intelligence. Comment dites-vous à Pharaon : Je suis le fils des sages, le fils des anciens rois ?
      12 Où sont-ils donc tes sages ? Qu'ils t'annoncent maintenant, qu'ils découvrent ce que l'Éternel des armées a résolu contre l'Égypte !
      13 Les princes de Tsoan ont perdu le sens ; les princes de Noph sont abusés ; l'Égypte est égarée par les chefs de ses tribus.
      14 L'Éternel a répandu au milieu d'elle un esprit de vertige, et ils égarent l'Égypte dans toutes ses entreprises, comme un homme ivre qui chancelle en vomissant.
      15 Et il n'y aura rien qui serve à l'Égypte, de tout ce que feront la tête et la queue, la palme et le jonc.
      16 En ce jour-là, l'Égypte sera comme des femmes ; elle sera éperdue et épouvantée, en voyant s'agiter la main de l'Éternel des armées, qu'il agitera contre elle.
      17 Alors la terre de Juda sera la terreur de l'Égypte ; tous ceux à qui l'on en parlera seront épouvantés, à cause du dessein que l'Éternel des armées, va former contre elle.
      18 En ce jour-là, il y aura cinq villes, au pays d'Égypte, qui parleront la langue de Canaan et qui jureront obéissance à l'Éternel des armées. Ir-Hérès (ville sauvée) sera le nom de l'une d'elles.
      19 En ce jour-là, il y aura un autel érigé à l'Éternel au milieu du pays d'Égypte, et un monument dressé à l'Éternel sur la frontière ;
      20 Ce sera, pour l'Éternel des armées, un signe et un témoignage dans le pays d'Égypte ; car ils crieront à l'Éternel à cause des oppresseurs, et il leur enverra un Sauveur et un défenseur pour les délivrer.
      21 Et l'Éternel se fera connaître aux Égyptiens, et les Égyptiens connaîtront l'Éternel en ce jour-là ; ils offriront des sacrifices et des oblations ; ils feront des voeux à l'Éternel et les accompliront.
      22 L'Éternel frappera les Égyptiens ; il les frappera et les guérira ; ils retourneront à l'Éternel, qui se laissera fléchir par leurs prières, et les guérira.
      23 En ce jour-là, il y aura une route d'Égypte en Assyrie ; les Assyriens viendront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie ; et l'Égyptien avec l'Assyrien serviront l'Éternel.
      24 En ce jour-là, Israël sera joint, lui troisième, à l'Égypte et à l'Assyrie, bénis ensemble au milieu de la terre.
      25 Et l'Éternel des armées les bénira, disant : Bénis soient l'Égypte, mon peuple, et Assur, l'ouvrage de mes mains, et Israël, mon héritage !

      Jonas 1

      3 Mais Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, de devant la face de l'Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis ; il paya son passage, et y entra pour aller avec eux à Tarsis, de devant la face de l'Éternel.
      4 Mais l'Éternel souleva un grand vent sur la mer, et il y eut une grande tempête sur la mer, et le navire était sur le point de se briser.
      16 Et ces hommes furent saisis d'une grande crainte de l'Éternel. Ils offrirent des sacrifices à l'Éternel, et firent des voeux.

      Jonas 2

      1 Or, Jonas fit sa prière à l'Éternel son Dieu, dans le ventre du poisson.
      2 Et il dit : Dans ma détresse j'ai invoqué l'Éternel, et il m'a répondu ; du sein du Sépulcre j'ai crié, et tu as entendu ma voix.
      3 Tu m'as jeté dans l'abîme, au coeur de la mer, et le courant m'a environné. Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi.
      4 Et moi je disais : Je suis rejeté de devant tes yeux ! Cependant je verrai encore le temple de ta sainteté !
      5 Les eaux m'ont environné jusqu'à l'âme ; l'abîme m'a enveloppé ; les roseaux ont entouré ma tête.
      6 J'étais descendu jusqu'aux racines des montagnes ; la terre avait fermé sur moi ses barres pour toujours. Mais tu as fait remonter ma vie de la fosse, Éternel, mon Dieu !
      7 Quand mon âme défaillait en moi, je me suis souvenu de l'Éternel, et ma prière est parvenue jusqu'à toi, dans le temple de ta sainteté.
      8 Ceux qui s'attachent à des vanités trompeuses abandonnent celui qui leur fait miséricorde ;
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