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JUGER

Jésus dit expressément : « Ne jugez point » (Mt 7:1) ; il ajoute : « Ne condamnez point, pardonnez » (Lu 6:37).

Il affirme ainsi que nous n'avons pas le droit de formuler des appréciations impitoyables sur la personne de notre prochain ; il nous invite à nous juger nous-mêmes premièrement (Image de la poutre et de la paille).

Dans Mt 15:1 et suivants, il refuse de répondre à une question des Pharisiens parce que ceux-ci, qui accusent les disciples, ont eux-mêmes transgressé gravement la loi sur laquelle ils s'appuient.

Jésus fait la guerre à l'esprit de jugement, esprit de critique et de censure, que les apôtres, après lui, ont combattu dans l'Église naissante. (cf. Ro 14:10, Jas 4:11 etc.) Cet esprit est fait d'ignorance, d'orgueil et de jalousie ; il est donc injuste, dur pour autrui, implacable même, il prononce sur l'apparence ou d'après des préjugés, il sème le découragement, il dessèche le coeur et endurcit l'âme, parfois même il devient violent et persécuteur. Il est l'ennemi le plus néfaste de la vie fraternelle et de la paix entre les hommes et dans l'Église.

Au contraire, celui qui se juge lui-même premièrement (Mt 7:3) et qui se souvient de ses propres fautes entretient en lui l'humilité (voir ce mot), qui lui dicte des jugements empreints de douceur et de bienveillance ; il est de ceux qui « procurent la paix » (Mt 5:9). Cette attitude, magnifiquement décrite dans 1Co 13:4,7, est le fruit d'une vie spirituelle riche et approfondie, qui se garde de juger sur l'apparence (cf. Jn 7:24 8:15) et de décourager autrui, qui respecte la liberté de conscience des frères (Ro 14,1Co 10:29), qui, surtout, s'interdit de se mettre à la place de Dieu (1Co 4:5, Ro 14:10), juge suprême, seul juste, seul saint, juge de tous.

Mais les actions et les pensées des hommes sont bonnes ou mauvaises ; et le christianisme, qui se distingue par son caractère essentiellement moral, implique l'approbation ou la condamnation de ces actes (Ro 2:14,2Co 4:2,1Co 2:16), selon qu'ils sont ou ne sont pas moraux et conformes à l'esprit de l'Évangile (Phi 1:10,1Th 5:21).

Déjà pour les croyants de l'A. T, le discernement du bien et du mal était une nécessité de la foi (Ge 2:17,1Ro 3:9, Jon 4:11, Job 6:30, Pr 1:4, Sir 17:7 etc.) ; à plus forte raison l'est-il pour le disciple du Christ, ce discernement du bien et du mal (Heb 5:14), de ce qui est juste (Lu 12:56 et suivant), de la volonté de Dieu (Ro 12:2), des cas de conscience (Ro 2:18, Bbl. Cent.), des nuances (Php 1:10, id.), et ce « discernement des esprits » qui consiste à distinguer vrais et faux prophètes, et que saint Paul considère comme un don de l'Esprit (1Co 12:10).

Jésus lui-même, tout en mettant en garde ses disciples contre l'esprit de dénigrement, sous-entend qu'ils doivent pourtant identifier les coupables, les indignes : considérer et traiter en conséquence telles ou telles personnes comme « chiens », « pourceaux », « faux prophètes », « reconnaître à leurs fruits les mauvais arbres », etc. (Mt 7:6,15,19) sont des jugements de valeur qu'il commande aussitôt après avoir condamné l'esprit de jugement (verset 1-5) ; ce fait prouve bien que sa condamnation porte sur les jugements inspirés par une âme malveillante ou superficielle.

Quant à l'expression de nos blâmes concernant le prochain, s'il est vrai que Jésus a émis sur certains de ses contemporains des jugements parfois sévères et même indignés, --qui sont surtout provoqués par l'hypocrisie (voir ce mot), --son exemple en l'espèce n'est pas normatif pour nous : lui, c'est sa sainteté et sa connaissance parfaite du coeur humain qui l'autorisaient à s'indigner sans erreur ni injustice possible ; nous, ignorants et imparfaits, nous devons sans doute énergiquement réprouver le mal (Eph 5:11), mais nous ne devons prononcer sur les personnes que dans le même esprit de bienveillance que nous souhaitons pour nous-mêmes (Mt 7:12).

Certes, la solidarité est étroite entre les actions et leurs auteurs, et chacun est dans une grande mesure responsable des actes qu'il commet ; mais le mystère des justes responsabilités est connu de Dieu seul, et lui-même ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie (Eze 18:23, cf. Jn 3:17).

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Versets relatifs

    • Genèse 2

      1 Ainsi furent achevés le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent.
      17 sauf de l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

      Job 6

      Proverbes 1

      4 Ils donnent des exemples de bon sens aux ignorants, des connaissances et des sujets de réflexion aux jeunes gens.

      Ezéchiel 18

      23 Pensez-vous que j’aime voir mourir les méchants ? Je vous le déclare, moi, le Seigneur Dieu, tout ce que je désire, c’est qu’ils changent de conduite et qu’ils vivent.

      Jonas 4

      11 Et tu voudrais que moi, je n’aie pas pitié de Ninive, la grande ville, où il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ignorent ce qui est bon pour eux, ainsi qu’un grand nombre d’animaux ? »

      Matthieu 5

      9 Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car Dieu les appellera ses fils !

      Matthieu 7

      1 « Ne portez de jugement contre personne, afin que Dieu ne vous juge pas non plus.
      3 Pourquoi regardes-tu le brin de paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton œil ?
      6 « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, de peur qu’ils ne se retournent contre vous et ne vous déchirent ; ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne les piétinent. »
      12 « Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous : c’est là ce qu’enseignent les livres de la loi de Moïse et des Prophètes. »
      15 « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces.
      19 Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé, puis jeté au feu.

      Matthieu 15

      1 Des Pharisiens et des maîtres de la loi vinrent alors de Jérusalem trouver Jésus et lui demandèrent :

      Luc 6

      37 « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera.

      Luc 12

      56 Hypocrites ! Vous êtes capables de comprendre ce que signifient les aspects de la terre et du ciel ; alors, pourquoi ne comprenez-vous pas le sens du temps présent ? »

      Jean 3

      17 Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour sauver le monde par lui.

      Jean 7

      24 Cessez de juger d’après les apparences. Jugez de façon correcte. »

      Jean 8

      15 Vous jugez à la manière des hommes ; moi je ne juge personne.

      Romains 2

      14 Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, la mettent d’eux-mêmes en pratique, c’est comme s’ils la portaient au-dedans d’eux, bien qu’ils ne l’aient pas.
      18 tu connais sa volonté et la loi t’a enseigné à choisir ce qui est bien ;

      Romains 3

      9 Mais quoi ? Sommes-nous, nous les Juifs, supérieurs aux autres ? Pas du tout ! J’ai déjà démontré que tous, Juifs et non-Juifs, sont également sous la domination du péché.

      Romains 12

      2 Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer et vous donner une intelligence nouvelle. Vous pourrez alors discerner ce que Dieu veut : ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait.

      Romains 14

      1 Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses opinions.
      2 Par exemple, l’un croit pouvoir manger de tout, tandis que l’autre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes.
      3 Celui qui mange de tout ne doit pas mépriser celui qui ne mange pas de viande et celui qui ne mange pas de viande ne doit pas juger celui qui mange de tout, car Dieu l’a accueilli lui aussi.
      4 Qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il demeure ferme dans son service ou qu’il tombe, cela regarde son maître. Et il demeurera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.
      5 Pour l’un, certains jours ont plus d’importance que d’autres, tandis que pour l’autre ils sont tous pareils. Il faut que chacun soit bien convaincu de ce qu’il pense.
      6 Celui qui attribue de l’importance à un jour particulier le fait pour honorer le Seigneur ; celui qui mange de tout le fait également pour honorer le Seigneur, car il remercie Dieu pour son repas. Celui qui ne mange pas de tout le fait pour honorer le Seigneur et lui aussi remercie Dieu.
      7 En effet, aucun de nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même.
      8 Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur.
      9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
      10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Et toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Nous aurons tous à nous présenter devant Dieu pour être jugés par lui.
      11 Car l’Écriture déclare : « Moi, le Seigneur vivant, je l’affirme : tous les humains se mettront à genoux devant moi, et tous célèbreront la gloire de Dieu. »
      12 Ainsi, chacun de nous devra rendre compte à Dieu pour soi-même.
      13 Cessons donc de nous juger les uns les autres. Appliquez-vous bien plutôt à ne rien faire qui amène votre frère à trébucher ou à tomber dans l’erreur.
      14 Par le Seigneur Jésus, je sais de façon tout à fait certaine que rien n’est impur en soi. Mais si quelqu’un pense qu’une chose est impure, elle le devient pour lui.
      15 Si tu fais de la peine à ton frère à cause de ce que tu manges, tu ne te conduis plus selon l’amour. Ne va pas entraîner la perte de celui pour qui le Christ est mort, simplement pour une question de nourriture !
      16 Ce qui est bien pour vous ne doit pas devenir pour d’autres une occasion de critiquer.
      17 En effet, le Royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson ; il consiste en la justice, la paix et la joie que donne le Saint-Esprit.
      18 Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
      19 Recherchons donc ce qui contribue à la paix et nous permet de progresser ensemble dans la foi.
      20 Ne détruis pas l’œuvre de Dieu pour une question de nourriture. Certes, tout aliment peut être mangé, mais il est mal de manger quelque chose si l’on fait ainsi tomber un frère dans l’erreur.
      21 Ce qui est bien, c’est de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, de renoncer à tout ce qui peut faire tomber ton frère.
      22 Ta conviction personnelle à ce sujet, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se sent pas coupable dans ses choix !
      23 Mais celui qui a mauvaise conscience en consommant un aliment est condamné par Dieu, parce qu’il n’agit pas selon une conviction fondée sur la foi. Et tout acte qui n’est pas fondé sur la foi est péché.

      1 Corinthiens 2

      16 Il est écrit, en effet : « Qui connaît la pensée du Seigneur ? Qui peut lui donner des conseils ? » Mais nous, nous avons la pensée du Christ.

      1 Corinthiens 4

      5 C’est pourquoi, ne portez de jugement sur personne avant le moment fixé. Attendez que le Seigneur vienne : il mettra en lumière ce qui est caché dans l’obscurité et révélera les intentions secrètes du cœur des hommes. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient.

      1 Corinthiens 10

      29 – je parle ici non pas de votre conscience, mais de celle de l’autre. « Mais pourquoi, demandera-t-on, ma liberté devrait-elle être limitée par la conscience de quelqu’un d’autre ?

      1 Corinthiens 12

      10 L’Esprit accorde à l’un de pouvoir accomplir des miracles, à un autre le don de transmettre des messages reçus de Dieu, à un autre encore la capacité de distinguer les faux esprits du véritable Esprit. A l’un il donne la possibilité de parler en des langues inconnues et à un autre la possibilité d’interpréter ces langues.

      1 Corinthiens 13

      4 Qui aime est patient et bon, il n’est pas envieux, ne se vante pas et n’est pas prétentieux ;

      2 Corinthiens 4

      2 Nous avons renoncé à toute action cachée ou honteuse ; nous agissons sans ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu. Au contraire, nous faisons connaître clairement la vérité et nous nous rendons ainsi recommandables au jugement de tout être humain devant Dieu.

      Ephésiens 5

      11 N’ayez aucune part aux actions stériles que l’on pratique dans l’obscurité ; dénoncez-les plutôt.

      1 Thessaloniciens 5

      21 Mais examinez toutes choses : retenez ce qui est bon,

      Hébreux 5

      14 Par contre, la nourriture solide est destinée aux adultes qui, par la pratique, ont les sens habitués à distinguer le bien du mal.

      Jacques 4

      11 Frères, ne dites pas de mal les uns des autres. Celui qui dit du mal de son frère ou qui le juge, dit du mal de la loi de Dieu et la juge. Dans ce cas, tu te fais le juge de la loi au lieu de la pratiquer.
    • Genèse 2

      1 Ainsi furent achevés le ciel et la terre avec toute l’armée de ce qu’ils contiennent.
      17 sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

      Job 6

      30 Y a-t-il dans ma bouche de la perversité ? Mon palais ne sait-il plus discerner le mal ?

      Proverbes 1

      4 Ces proverbes donneront aux gens sans expérience le bon sens et aux jeunes la connaissance et le jugement.

      Ezéchiel 18

      23 Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Eternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ?

      Jonas 4

      11 Et tu voudrais que moi, je n’aie pas pitié de Ninive, de cette grande ville où vivent plus de cent vingt mille personnes qui ne savent pas distinguer le bien du mal, sans compter des animaux en grand nombre !

      Matthieu 5

      9 Heureux ceux qui répandent autour d’eux la paix, car Dieu les reconnaîtra pour ses fils.

      Matthieu 7

      1 —Ne condamnez pas les autres, pour ne pas être vous-mêmes condamnés.
      3 Pourquoi vois-tu les grains de sciure dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien ?
      6 —Gardez-vous de donner aux chiens ce qui est sacré, et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne piétinent vos perles et que les chiens ne se retournent contre vous pour vous déchirer.
      12 —Faites pour les autres tout ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous, car c’est là tout l’enseignement de la *Loi et des *prophètes.
      15 —Gardez-vous des faux *prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces.
      19 Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits est arraché et jeté au feu.

      Matthieu 15

      1 A cette époque, des *pharisiens et des *spécialistes de la Loi vinrent de *Jérusalem ; ils abordèrent Jésus pour lui demander :

      Luc 6

      37 —Ne vous posez pas en juges d’autrui, et vous ne serez pas vous-mêmes jugés. Gardez-vous de condamner les autres, et, à votre tour, vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez vous-mêmes pardonnés.

      Luc 12

      56 Hypocrites ! Vous êtes capables d’interpréter correctement les phénomènes de la terre et les aspects du ciel, et vous ne pouvez pas comprendre en quel temps vous vivez ?

      Jean 3

      17 En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit *sauvé par lui.

      Jean 7

      24 Cessez donc de juger selon les apparences, et apprenez à porter des jugements conformes à ce qui est juste.

      Jean 8

      15 Vous jugez selon des critères purement humains, moi, je ne juge personne.

      Romains 2

      14 En effet, lorsque les païens qui n’ont pas la Loi de Moïse accomplissent naturellement ce que demande cette Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, alors qu’ils n’ont pas la Loi.
      18 tu connais sa volonté, tu juges de ce qui est le meilleur parce que tu es instruit par la Loi.

      Romains 3

      9 Que faut-il donc conclure ? Nous les Juifs, sommes-nous supérieurs aux autres hommes ? Pas du tout. Nous avons, en effet, déjà démontré que tous les hommes, Juifs ou non, sont également coupables.

      Romains 12

      2 Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

      Romains 14

      1 Accueillez celui qui est mal affermi dans la foi, sans vous ériger en juges de ses opinions.
      2 Ainsi l’un a la conviction qu’il peut manger de tout. L’autre, qui est mal affermi dans la foi, ne mange que des légumes.
      3 Que celui qui mange de tout ne méprise pas celui qui ne fait pas comme lui, et que celui qui ne mange pas de viande ne condamne pas celui qui en mange, car Dieu lui a fait bon accueil.
      4 Qui es-tu, toi, pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il tienne bon ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. Mais il tiendra bon car le Seigneur, son maître, a le pouvoir de le faire tenir.
      5 Pour celui-ci, tel jour vaut plus qu’un autre ; pour celui-là, ils ont tous la même valeur : à chacun d’avoir une pleine conviction en lui-même.
      6 Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur. Celui qui mange le fait aussi pour le Seigneur, puisqu’il remercie Dieu pour sa nourriture. Et celui qui s’abstient de certains aliments le fait encore pour le Seigneur, car lui aussi remercie Dieu.
      7 Aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même.
      8 Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur.
      9 En effet, le Christ est mort et il est revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
      10 Et toi, pourquoi condamnes-tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Ne devons-nous pas tous comparaître devant le tribunal de Dieu ?
      11 Car il est écrit : Aussi vrai que je vis, dit le Seigneur, tout genou ploiera devant moi et toute langue me reconnaîtra comme Dieu.
      12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
      13 Cessons donc de nous condamner les uns les autres. Prenez plutôt la décision de ne rien mettre en travers du chemin d’un frère qui puisse le faire trébucher ou tomber.
      14 Pour moi, je sais et je suis pleinement convaincu, en accord avec la pensée du Seigneur Jésus, que rien n’est impur en soi. Cependant, si quelqu’un considère que telle chose est impure, alors elle est vraiment impure pour lui.
      15 Si donc, à cause d’un aliment, tu fais du tort à ton frère, tu ne te conduis pas selon l’amour. Ne va pas, pour un aliment, causer la perte de celui pour qui le Christ est mort.
      16 Que ce qui est bien pour vous ne devienne pas pour d’autres une occasion de dire du mal de vous.
      17 Car le règne de Dieu ne consiste pas à réglementer le manger et le boire, mais, par l’Esprit Saint, à nous rendre justes et à nous donner la paix et la joie.
      18 Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et estimé des hommes.
      19 Ainsi donc, cherchons toujours ce qui contribue à favoriser la paix et à nous faire grandir les uns les autres dans la foi.
      20 Ne va pas, pour un aliment, détruire l’œuvre de Dieu. Tout est *pur, c’est vrai. Mais il est mal de manger tel aliment si cela risque de faire tomber quelqu’un dans le péché.
      21 Ce qui est bien, c’est de s’abstenir de viande, de vin, bref, de tout ce qui peut entraîner la chute de ton frère.
      22 Garde tes convictions, pour ce qui te concerne, devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve.
      23 Mais celui qui mange tout en ayant des doutes à ce sujet est déjà condamné, car son attitude ne découle pas de la foi. Or tout ce qui ne découle pas de la foi est péché.

      1 Corinthiens 2

      16 Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l’instruire ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ.

      1 Corinthiens 4

      5 Ne jugez donc pas avant le temps. Attendez que le Seigneur revienne. Il mettra en lumière tout ce qui est caché dans les ténèbres et il dévoilera les intentions véritables qui animent les cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient.

      1 Corinthiens 10

      29 — Par conscience, j’entends, évidemment, non la vôtre, mais la sienne. — Pourquoi, en effet, exposerais-je ma liberté à être condamnée du fait qu’un autre a des scrupules de conscience ?

      1 Corinthiens 12

      10 A un autre, il est donné de faire des miracles, un autre reçoit une activité *prophétique, un autre le discernement de ce qui vient de l’Esprit divin. Ici, quelqu’un reçoit la faculté de s’exprimer dans des langues inconnues, et il est donné à un autre d’interpréter ces langues.

      1 Corinthiens 13

      4 L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil.

      2 Corinthiens 4

      2 Nous rejetons les intrigues et les procédés indignes. Nous ne recourons pas à la ruse et nous ne falsifions pas la Parole de Dieu. Au contraire, en faisant connaître la vérité, nous nous en remettons devant Dieu au jugement de tout homme.

      Ephésiens 5

      11 Ne participez pas aux pratiques stériles que favorisent les ténèbres, mais démasquez-les plutôt.

      1 Thessaloniciens 5

      21 au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon,

      Hébreux 5

      14 Les adultes, quant à eux, prennent de la nourriture solide : par la pratique, ils ont exercé leurs facultés à distinguer ce qui est bien de ce qui est mal.

      Jacques 4

      11 Frères, ne vous critiquez pas les uns les autres. Celui qui critique son frère ou qui se fait son juge critique la *Loi et la juge. Mais si tu juges la Loi, tu n’es plus celui qui lui obéit, tu t’en fais le juge.
    • Genèse 2

      1

      Le premier Sabbat. (Genèse 2:1-3)
      Détails sur la création. (Genèse 2:4-7)
      La création du jardin Éden. (Genèse 2:8-14)
      L'homme y est placé. (Genèse 2:15)
      Les commandements de Dieu. (Genèse 2:16,17)
      Les animaux sont nommés, La création de la femme, L'institution divine du mariage. (Genèse 2:18-25)

      Après six jours, Dieu termina l'œuvre de la création. Quand le Créateur opère des miracles, il dépasse la nature mais ne change jamais les lois qu'Il a dictées, Il n'ajoute rien à Ses préceptes établis. Dieu ne s'est pas reposé parce qu'il était las, mais seulement lorsque Ses souhaits furent comblés. Notez déjà le début de l'œuvre de la grâce, dans la sanctification ou dans le désir de rester saint, au jour de sabbat. Le respect solennel d'un jour sur sept, consacré au saint repos, à l'honneur de Dieu, est le devoir de tous ceux pour qui le Créateur a réservé cette sainte journée, à savoir le sabbat. En ce temps-là, les représentants de la race humaine ne pouvaient être que nos premiers parents. C'est pour eux que le sabbat a été institué ; il a été aussi clairement établi pour toutes les générations suivantes.

      Le sabbat chrétien, celui que nous observons, est le septième jour ; en lui nous célébrons le repos de Dieu le Fils, et l'accomplissement de son œuvre de rédemption à notre égard.

      Job 6

      Proverbes 1

      Ezéchiel 18

      Jonas 4

      Matthieu 5

      Matthieu 7

      1

      Christ blâme le jugement irréfléchi. (Matthieu 7:1-6)
      Encouragements à la prière. (Matthieu 7:7-11)
      Le chemin large et le chemin étroit. (Matthieu 7:12-14)
      Contre les faux prophètes. (Matthieu 7:15-20)
      Mettre la parole en pratique, et ne pas seulement l'écouter. (Matthieu 7:21-29)

      Nous devons nous juger nous-mêmes, et être juges de nos propres actes, par contre, n’appliquons pas nos critères de jugements personnels envers tous ceux qui nous entourent. Nous ne devons pas juger sans réfléchir, ni avoir d’opinion sur notre frère, dénuée de tout fondement. Nous ne devons pas être considérés comme le pire des personnages.

      Nous trouvons dans ce texte un reproche pertinent envers les personnes qui se querellent avec leurs frères, pour des broutilles, alors qu'elles commettent de bien plus grandes fautes. Certains péchés sont de la taille d’une paille, alors que d'autres ont celle d’une poutre ; certaines fautes ne sont qu’un moucheron, d'autres sont du gabarit d’un chameau.

      Ce texte ne dit pas qu'il y ait de petits péchés, même s’ils sont de la taille d’une paille, d’une poussière dans l'œil, ou d’un moucheron « piqué » dans la gorge ; tous sont douloureux et dangereux, et nous ne pouvons pas être à l'aise tant qu'ils ne sont pas chassés.

      Quand l'amour nous apprend à distinguer une paille ou une poussière dans l'œil de notre frère, la vraie repentance et le chagrin, inhérents à la piété, doivent nous montrer que nous avons une véritable poutre dans notre œil. Il est aussi étrange qu'un homme puisse se trouver dans une condition coupable et misérable, sans toutefois s’en rendre compte, que le fait qu'un autre puisse avoir une poutre dans son œil, sans s'en apercevoir : en fait, le dieu de ce monde aveugle les esprits.

      Ce texte donne une bonne règle pour les réprobateurs : « purifies-toi d'abord toi-même » !

      12 Christ est venu pour nous enseigner, d’abord ce que nous devons savoir et croire, mais aussi ce que nous devons faire : non seulement pour Dieu, mais également envers les hommes ; nous ne devons pas nous manifester qu’envers ceux avec qui nous communiquons facilement, mais envers toutes les personnes en général, toutes celles avec qui nous avons à traiter.

      Nous devons accomplir pour notre prochain ce que nous-mêmes reconnaissons être parfait et raisonnable. Nous devons, dans nos relations avec les hommes, nous placer au même niveau et dans les mêmes circonstances qu’eux, là où ils se trouvent, et agir en conséquence.

      Il n'y a que deux chemins possibles : le juste et le faux, le bon et le mauvais ; le chemin du ciel et le chemin de l'enfer. Tout le monde emprunte l'une de ces voies, et il n'y a pas de choix intermédiaire, pas de piste médiane. Tous les hommes sont saints ou pécheurs, dévots ou impies. Remarquez, en ce qui concerne la voie de ceux qui commettent l’iniquité, combien la « porte » est large, toujours grande ouverte. Vous pouvez entrer par cette porte avec toutes vos convoitises ; il n'y a aucun contrôle de ces dernières, ni des passions. C'est une grande route, ayant de nombreux itinéraires possibles ; on y trouve plusieurs choix de chemins coupables. Beaucoup de monde emprunte cette route. Mais quel profit y a-t-il à emprunter cette large route qui ne mène qu’en enfer ?

      Le chemin de la vie éternelle est étroit. Nous ne pouvons pas parvenir aux cieux tant que nous ne passons pas par la porte étroite. Notre « moi » doit être abandonné, notre corps doit être contrôlé, et nos diverses corruptions doivent être mortifiées. Nous devons résister aux diverses tentations journalières, chercher à accomplir notre devoir. Nous devons veiller en toutes circonstances, marcher avec précaution ; en fait, nous devrons traverser bon nombre d’épreuves.

      C'est cependant ce chemin difficile que nous devons tous emprunter : il mène à la vie ! Il nous permet d’accéder à la consolation spirituelle, à la faveur divine, qui est la source de la vie de l'âme ; cette voie mène à la béatitude éternelle, à l'espérance de voir s’estomper les différentes difficultés de la « route ».

      Cette déclaration claire et précise de Christ, a été négligée par de nombreuses personnes, qui ont fait beaucoup d’efforts pour la corrompre ; de tous temps, le véritable disciple de Christ a été considéré comme un « cas » particulier, démodé ; tous ceux qui ont suivi ce plus grand nombre, ont emprunté le chemin large, celui qui mène vers la destruction.

      Si nous désirons servir Dieu, nous devons rester fermes quant à l’exercice de notre piété. Pouvons-nous entendre parler de la porte étroite et du chemin resserré, empruntés par un petit nombre de personnes, sans être en peine pour nous-mêmes ? Est-ce nous nous sommes déjà posé la question de savoir si nous avons déjà parcouru ce chemin étroit, et quel progrès nous y faisons ?

      15 Rien n'empêche davantage les hommes d'entrer par la porte étroite, et de devenir ainsi, de vrais disciples de Christ, que les doctrines charnelles, flatteuses, d’où émane une certaine paix, doctrines enseignées par ceux qui s'opposent à la vérité.

      Ces faux enseignements se décèlent par leurs dérives et leurs mauvaises conséquences. Une bonne partie de leur contenu et de la conduite qu’ils divulguent est contraire à ce qu’enseigne l'Esprit de Christ. Si ces « dérives » conduisent au péché, elles ne viennent pas de Dieu !

      Matthieu 15

      1

      Jésus s’exprime au sujet des traditions humaines. (Matthieu 15:1-9)
      Il met en garde sur ce qui souille vraiment l’homme. (Matthieu 15:10-20)
      Il guérit la fille d'une femme cananéenne. (Matthieu 15:21-28)
      Jésus guérit les malades, et nourrit miraculeusement quatre mille personnes. (Matthieu 15:29-39)

      Tout ce qui est ajouté à la loi de Dieu, n’est que mépris de Sa Sagesse, comme s'Il avait exclu un élément qui nous serait nécessaire et que l’homme pourrait fournir ; quelles que soient les manières utilisées, ces ajouts amènent toujours les hommes à désobéir à Dieu.

      Combien devons-nous être reconnaissants pour l’existence de l’Écriture, la Parole de Dieu ! Ne pensons jamais que l’enseignement de la Bible puisse être amélioré par un additif quelconque, d’origine humaine, qu’il s’agisse de doctrine ou de conduite pratique.

      Notre Seigneur béni rappela aux pharisiens leurs diverses traditions : elles ne provenaient que de leur invention ; Jésus mentionna un exemple dans lequel il était très clair que leurs coutumes allaient à l’encontre du cinquième commandement ; quand des parents, dans le besoin, demandaient une assistance aux pharisiens, ces derniers prétextaient avoir consacré au temple toute leur épargne, et que par conséquent, ils étaient dans l’incapacité de les aider : ils ne devaient rien attendre d'eux. Cette attitude reniait le commandement de Dieu...

      La ruine des hypocrites est très bien résumée dans ce texte : « c'est en vain qu'ils m'honorent ». Ils ne peuvent ni plaire à Dieu, ni jouir eux-mêmes de leurs profits ; ils placent leur confiance dans la vanité : cette dernière sera alors leur seule rétribution ...

      Luc 6

      37 Ce texte nous rapporte les paroles que Christ a souvent employées : elles sont simples à comprendre, et à mettre en pratique.

      Nous devons être très prudents quand nous blâmons les autres : en fait, nous avons besoin de nous condamner nous-mêmes... Si nous savons donner et être indulgents, nous en récolterons tous les bénéfices. Bien que ces derniers ne nous soient pas accordés en totalité ici-bas (nous serons récompensés aussi dans l’au-delà), la Providence doit cependant nous encourager à pratiquer le bien.

      Ceux qui suivent les autres pour faire le mal, empruntent le chemin « large », celui qui mène à la destruction. On reconnait un arbre à ses fruits ; la Parole de Christ est « greffée » dans notre cœur, afin que nous puissions produire du bon fruit en chaque occasion. Nos paroles sont généralement le reflet de ce qui est ancré dans notre cœur. Il n’y a que ceux qui vivent, qui parlent et qui agissent selon la Parole de Dieu, qui ne pourront assurer l’éternité à leur âme, auprès du Seigneur ; ils en tireront tous les bénéfices ici-bas, au temps de l'épreuve.

      Ceux qui s’attachent à la piété doivent fonder leur espérance sur Christ, le « Rocher des Âges », le véritable Fondement, qu'aucun homme ne peut offrir. Face à la mort et au jugement, ces âmes sont en sécurité, étant gardées par la Puissance de Christ, par la foi en Son salut ; ils ne périront jamais !

      Luc 12

      Jean 3

      Jean 7

      Jean 8

      Romains 2

      Romains 3

      9 Nous voyons encore dans ce texte, que toute l'espèce humaine est coupable, à cause du péché : il est un véritable fardeau ; chacun est manipulé par l'autorité du péché, lui étant asservi, pour s’adonner au mal.

      Ce constat est clairement exposé dans plusieurs passages de l'Ancien Testament : ils décrivent l'état corrompu et dépravé de tous les hommes, avant que l’amélioration opérée par la Grâce, ne vienne changer leur cœur.

      Ce texte nous met en garde également contre l’état de nombreuses personnes soi disant chrétiennes. Leurs principes de vie et leur conduite prouvent qu'elles n’ont aucune crainte de Dieu : là où cette crainte est absente, on ne rencontre aucune recherche du bien.

      Romains 12

      Romains 14

      1

      Les Juifs convertis sont mis en garde contre le jugement, et les païens croyants, (les gentils), contre le mépris mutuel. (Romains 14:1-13)
      Les païens sont exhortés à ne pas offenser leur prochain, avec des éléments sans importance. (Romains 14:14-23)

      Au temps où a été rédigé ce texte, différentes opinions ont prédominé, même parmi les partisans immédiats de Christ et de leurs disciples. Paul n’entreprit pas de mettre fin à ces divergences.

      Un assentiment par la contrainte, à une doctrine, ou une recherche de conformité à différentes tendances, sans réelle conviction, serait hypocrite et n’aurait guère de crédibilité. Toute tentative de recherche d’unité d'esprit absolue, parmi les chrétiens est assez illusoire. Que la fraternité chrétienne ne soit pas remise en question, par de simples querelles verbales.

      Il serait bon de nous demander, quand nous sommes tentés de dédaigner et de blâmer nos frères : « appartiennent-ils réellement au Seigneur ? Dans l’affirmative, puis-je oser les désavouer » ?

      Que le chrétien qui se sent entièrement libre, ne méprise pas son frère, pour sa faiblesse, le considérant comme ignorant ou superstitieux. Que le croyant scrupuleux ne trouve pas de faute chez son frère, car Dieu l'a accepté en tant que tel, sans considération spéciale, ni distinction, quant au choix de sa nourriture.

      Quand nous jugeons ainsi les pensées et les intentions de ceux qui n’ont pas les mêmes points de vue que les nôtres, nous usurpons pour ainsi dire, la place de Dieu. Il en est de même pour ceux qui préfèrent certains jours à d’autres. Ceux qui savaient que tous les rites inhérents à la loi étaient caduques, par la venue de Christ, ne tenaient même pas compte des fêtes des Juifs.

      Il n'est pas suffisant que notre conscience soit en accord avec nos actes ; il est essentiel qu’ils soient aussi conformes à ce que prescrit la Parole de Dieu. Veillons à ce que toute action ne s'oppose pas à ce que notre conscience nous dicte. Nous avons rapidement tendance à faire de nos propres opinions, le standard de la vérité, en jugeant négativement les actes de notre prochain. Souvent les chrétiens méprisent ou condamnent les autres sur des sujets douteux, sans réelle importance.

      Un regard reconnaissant vers Dieu, l'Auteur et le Donateur de toutes grâces, les sanctifie et nous pousse à reconnaître qu’elles sont merveilleuses !

      7 Bien que certains soient faibles, et d'autres, plus vigoureux, tous cependant doivent consentir à ne pas vivre pour eux-mêmes.

      Ceux qui ont donné leur vie à Christ ne doivent pas être égoïstes : c'est contraire au véritable christianisme. Le but de notre vie n'est pas de satisfaire toutes nos convoitises, mais de plaire à Dieu ! Voilà ce que représente le véritable christianisme : Christ en toutes choses.

      Bien que les chrétiens soient différents, en termes de vigueur morale, de capacités, de dons personnels, tous appartiennent cependant au Seigneur ; ils portent leur regard vers Christ et Le servent, dans le but de Lui plaire. Christ est le Seigneur de ceux qui vivent pour Lui, Il les gouverne ; quant à ceux qui sont morts spirituellement, Il les ranime et les relève.

      Les chrétiens ne doivent pas se juger ni se mépriser mutuellement, car tous devront bientôt rendre des comptes. Le simple fait d’imaginer ce que sera le grand jour du Jugement devrait étouffer toute pensée irréfléchie. Que chacun examine son cœur ; celui qui se juge personnellement avec rigueur et qui s'humilie, ne cherchera pas à juger et à mépriser son frère.

      Veillons à ne pas dire ni commettre ce qui pourrait être pour d'autres une occasion de chute. Sachons nous abaisser devant notre frère, cherchons à lui éviter toute peine ou toute culpabilité par nos propos.

      14 Christ agit avec douceur envers ceux qui possèdent Sa Grâce, même s'ils sont encore faibles dans la foi. Considérez le but de la mort de Christ : ôter d’une âme le péché qui la menace de la destruction.

      Christ a-t-Il refusé le salut à nos frères ? A-t-Il refusé de mourir pour eux ? Les renierions-nous pour une cause quelconque, sans leur accorder quelque indulgence ? Nous ne pouvons pas empêcher ceux qui ne maîtrisent pas leurs paroles de dire du mal des autres ; par contre, ne leur en donnons pas, la moindre occasion.

      Sachons nous blâmer nous-mêmes, quand nos actes heurtent notre frère. Le bien que nous cherchons à faire peut parfois être considéré comme du mal, parce que nous sommes en fait peu charitables, voire même égoïstes. Lorsque nous évaluons le bien que nous professons avoir accompli, nous ne devons trouver aucune critique des autres.

      Justice, paix, et joie, sont des termes vraiment significatifs. Nous devons chercher à paraître devant Dieu, justifiés par la mort de Christ, sanctifiés par l'Esprit de Sa Grâce ; le Seigneur est la Justice.

      Quant à nos frères, ils doivent vivre mutuellement en paix, dans l'amour et la charité ; il faut faire de même avec tous les hommes. En ce qui nous concerne, vivons dans la plénitude du Saint-Esprit qui demeure en nous ! Ce Dernier apporte dans le cœur du croyant, réconcilié avec le Père, la félicité spirituelle ; le ciel est la demeure qu'ils attendent.

      Regarder à Christ dans tout ce que nous entreprenons, est le seul moyen de nous faire accepter, dans le cadre de notre devoir. Ceux qui plaisent le plus à Dieu sont ceux qui éprouvent une joie profonde en Sa présence et qui abondent le plus dans la paix et la joie offertes par le Saint-Esprit. Ils sont approuvés par tous les hommes bons, quelle que soit l'opinion des autres !

      19 Nombreux sont ceux qui souhaitent ouvertement la paix, mais qui ne font rien pour l’obtenir. La douceur de caractère, l'humilité, le désintéressement, et l'amour, procurent la paix.

      Nous ne pouvons pas nous édifier les uns les autres, tant que nous nous querellons mutuellement ou que nous sommes opposés les uns aux autres. Beaucoup, par l’abus de nourriture et de boisson, détruisent l'œuvre que Dieu a accomplie en eux ; rien n'est plus destructeur pour l'âme, que de choyer et rechercher les satisfactions de la chair et d'en accomplir les convoitises : c’est par de telles offenses opiniâtres, donc par notre témoignage, que d'autres peuvent être blessés.

      Des actes tout à fait légitimes peuvent devenir illégitimes s’ils sont une offense pour des frères. Ceci peut avoir lieu sur des sujets de peu d'importance, mais qui peuvent offenser ou déstabiliser un frère ; il peut même s’en trouver affaibli dans sa vie spirituelle.

      Sommes-nous solides dans la foi, c'est-à-dire, en toute connaissance et clarté de notre liberté chrétienne ? Apprécions-en le réconfort, mais ne troublons pas les autres, par une mauvaise conduite. N'agissons pas, en cas de doute, contre notre conscience.

      Que les bénédictions du Royaume de Christ sont excellentes ! Elles ne sont pas l’objet de rites, ni de manifestations extérieures, mais de pratique de la justice, de la paix et de la joie, dans la présence du Saint-Esprit !

      Le service de Dieu est préférable à tous les autres ! En Le servant, nous ne sommes pas appelés à vivre et mourir pour nous-mêmes, mais pour Christ, à qui nous appartenons, Celui que nous devons servir !

      1 Corinthiens 2

      1 Corinthiens 4

      1 Corinthiens 10

      1 Corinthiens 12

      1 Corinthiens 13

      4 Ce texte nous montre quelques « bénéfices » apportés par l’amour, afin que nous puissions juger si nous les possédons, ou dans le cas contraire, que nous ne cessions de les rechercher. L’amour est une preuve tangible de notre régénération spirituelle, il est à la base de notre foi en Christ.

      Dans cette belle description de la nature et des effets de l'amour, l’apôtre désirait montrer aux Corinthiens que leur conduite était, sous de nombreux aspects, loin d’être en phase avec ces préceptes. La charité (l’amour) est totalement opposée à l'égoïsme ; elle ne désire ni ne cherche sa renommée, son honneur, son profit, ni sa satisfaction. Elle ne cherche pas à anéantir spécialement notre amour-propre, ni nos intérêts. Elle ne se satisfait jamais en blessant les autres, ou en les négligeant. Elle recherche toujours le bien-être et l’avantage personnel de notre prochain.

      L’amour du chrétien est vraiment merveilleux ! Quel beau témoignage pourrait avoir le christianisme, si ceux qui le professent vivaient davantage sous ce principe divin, en considérant l’intérêt qui lui est dû, et en respectant le commandement que son Auteur merveilleux a institué à son sujet !

      Demandons-nous si cet amour divin demeure en notre cœur. Guide-t-il notre comportement envers tous les hommes ? Sommes-nous disposés à laisser de côté notre égoïsme ? Nous avons dans ce texte un véritable appel à la vigilance, à l'assiduité, et la prière !

      2 Corinthiens 4

      Ephésiens 5

      1 Thessaloniciens 5

      Hébreux 5

      Jacques 4

      11 Nos lèvres doivent être gouvernées, tant par la tendresse, que par la vérité et la justice. Les chrétiens sont tous frères : s’ils disent du mal l’un de l’autre, ils ne respectent pas les commandements de Dieu.

      Nous disposons de la loi divine, elle est une règle parfaite en tous points ; ne cherchons pas à faire prévaloir nos propres notions ou opinions à notre entourage, afin de ne pas être condamnés par le Seigneur. Chacun doit considérer les imperfections de sa propre conduite.

      Combien de personnes sont promptes à laisser Dieu hors de leurs plans ! Qu’il est vain de rechercher toute bénédiction de Dieu, hors de Ses ordonnances ! La fragilité, la brièveté, et l'incertitude de la vie, permettent de vérifier la vanité et la confiance présomptueuse de tous nos projets d'avenir basés sur la sagesse du monde. Nous savons prévoir l'heure et la minute auxquelles le soleil se lèvera, mais nous ne connaissons pas le temps nécessaire à une vapeur pour disparaître. La vie est courte, irréelle et incertaine, ainsi que toute prospérité ou plaisir qui peut en découler ; malgré cela, notre avenir éternel dépend de notre conduite durant ce temps fugitif.

      Nous sommes toujours dépendants de la Volonté divine. Le temps ne nous appartient pas, il est à la disposition de Dieu. Nous pouvons être diligents à rechercher le bien-être, à titre personnel, ou pour notre famille, voire nos amis, mais la Providence contrecarre souvent nos plans...

      Tout ce que nous concevons, ou pratiquons, doit l’être dans une parfaite dépendance en Dieu. Il est insensé, voire nuisible, de nous glorifier des « choses du monde » et de nos différents projets ; ceci ne peut que provoquer de grandes déceptions et sera finalement vain.

      Nos mauvaises actions, comme nos péchés par omission, seront jugés par Dieu. Celui qui ne pratique pas le bien, sachant comment pouvoir le faire, ainsi que celui qui s’adonne délibérément au mal, seront condamnés.

      Puissions-nous avoir la prudence de ne pas omettre la prière, de ne pas négliger l’examen de notre conscience ! Ne nous engageons pas vers les vices de ce monde, contre la Lumière céleste !

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