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JUGER

Jésus dit expressément : « Ne jugez point » (Mt 7:1) ; il ajoute : « Ne condamnez point, pardonnez » (Lu 6:37).

Il affirme ainsi que nous n'avons pas le droit de formuler des appréciations impitoyables sur la personne de notre prochain ; il nous invite à nous juger nous-mêmes premièrement (Image de la poutre et de la paille).

Dans Mt 15:1 et suivants, il refuse de répondre à une question des Pharisiens parce que ceux-ci, qui accusent les disciples, ont eux-mêmes transgressé gravement la loi sur laquelle ils s'appuient.

Jésus fait la guerre à l'esprit de jugement, esprit de critique et de censure, que les apôtres, après lui, ont combattu dans l'Église naissante. (cf. Ro 14:10, Jas 4:11 etc.) Cet esprit est fait d'ignorance, d'orgueil et de jalousie ; il est donc injuste, dur pour autrui, implacable même, il prononce sur l'apparence ou d'après des préjugés, il sème le découragement, il dessèche le coeur et endurcit l'âme, parfois même il devient violent et persécuteur. Il est l'ennemi le plus néfaste de la vie fraternelle et de la paix entre les hommes et dans l'Église.

Au contraire, celui qui se juge lui-même premièrement (Mt 7:3) et qui se souvient de ses propres fautes entretient en lui l'humilité (voir ce mot), qui lui dicte des jugements empreints de douceur et de bienveillance ; il est de ceux qui « procurent la paix » (Mt 5:9). Cette attitude, magnifiquement décrite dans 1Co 13:4,7, est le fruit d'une vie spirituelle riche et approfondie, qui se garde de juger sur l'apparence (cf. Jn 7:24 8:15) et de décourager autrui, qui respecte la liberté de conscience des frères (Ro 14,1Co 10:29), qui, surtout, s'interdit de se mettre à la place de Dieu (1Co 4:5, Ro 14:10), juge suprême, seul juste, seul saint, juge de tous.

Mais les actions et les pensées des hommes sont bonnes ou mauvaises ; et le christianisme, qui se distingue par son caractère essentiellement moral, implique l'approbation ou la condamnation de ces actes (Ro 2:14,2Co 4:2,1Co 2:16), selon qu'ils sont ou ne sont pas moraux et conformes à l'esprit de l'Évangile (Phi 1:10,1Th 5:21).

Déjà pour les croyants de l'A. T, le discernement du bien et du mal était une nécessité de la foi (Ge 2:17,1Ro 3:9, Jon 4:11, Job 6:30, Pr 1:4, Sir 17:7 etc.) ; à plus forte raison l'est-il pour le disciple du Christ, ce discernement du bien et du mal (Heb 5:14), de ce qui est juste (Lu 12:56 et suivant), de la volonté de Dieu (Ro 12:2), des cas de conscience (Ro 2:18, Bbl. Cent.), des nuances (Php 1:10, id.), et ce « discernement des esprits » qui consiste à distinguer vrais et faux prophètes, et que saint Paul considère comme un don de l'Esprit (1Co 12:10).

Jésus lui-même, tout en mettant en garde ses disciples contre l'esprit de dénigrement, sous-entend qu'ils doivent pourtant identifier les coupables, les indignes : considérer et traiter en conséquence telles ou telles personnes comme « chiens », « pourceaux », « faux prophètes », « reconnaître à leurs fruits les mauvais arbres », etc. (Mt 7:6,15,19) sont des jugements de valeur qu'il commande aussitôt après avoir condamné l'esprit de jugement (verset 1-5) ; ce fait prouve bien que sa condamnation porte sur les jugements inspirés par une âme malveillante ou superficielle.

Quant à l'expression de nos blâmes concernant le prochain, s'il est vrai que Jésus a émis sur certains de ses contemporains des jugements parfois sévères et même indignés, --qui sont surtout provoqués par l'hypocrisie (voir ce mot), --son exemple en l'espèce n'est pas normatif pour nous : lui, c'est sa sainteté et sa connaissance parfaite du coeur humain qui l'autorisaient à s'indigner sans erreur ni injustice possible ; nous, ignorants et imparfaits, nous devons sans doute énergiquement réprouver le mal (Eph 5:11), mais nous ne devons prononcer sur les personnes que dans le même esprit de bienveillance que nous souhaitons pour nous-mêmes (Mt 7:12).

Certes, la solidarité est étroite entre les actions et leurs auteurs, et chacun est dans une grande mesure responsable des actes qu'il commet ; mais le mystère des justes responsabilités est connu de Dieu seul, et lui-même ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion et sa vie (Eze 18:23, cf. Jn 3:17).

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Versets relatifs

    • Genèse 2

      1 Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
      17 Mais, quant à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras point ; car au jour où tu en mangeras, certainement tu mourras.

      Job 6

      30 Y a-t-il de l'injustice dans ma langue ? Et mon palais ne sait-il pas discerner le mal ?

      Proverbes 1

      4 Pour donner du discernement aux simples, de la connaissance et de la réflexion au jeune homme.

      Ezéchiel 18

      23 Prendrais-je plaisir en aucune manière à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l'Éternel ; n'est-ce pas plutôt à ce qu'il se détourne de ses voies et qu'il vive ?

      Jonas 4

      11 Et moi je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle il y a plus de cent vingt mille créatures humaines qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et du bétail en grand nombre !

      Matthieu 5

      9 Heureux les pacifiques ; car ils seront appelés enfants de Dieu.

      Matthieu 7

      1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ;
      3 Et pourquoi regardes-tu la paille dans l'oeil de ton frère, tandis que tu ne vois pas la poutre dans ton oeil ?
      6 Ne donnez point les choses saintes aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se tournant, ils ne vous déchirent.
      12 Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent faites-les-leur aussi de même ; car c'est là la loi et les prophètes.
      15 Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants.
      19 Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu.

      Matthieu 15

      1 Alors des scribes et des pharisiens vinrent de Jérusalem à Jésus, et lui dirent :

      Luc 6

      37 Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; pardonnez et on vous pardonnera ;

      Luc 12

      56 Hypocrites ! vous savez discerner l'aspect de la terre et du ciel ; comment donc ne discernez-vous pas ce temps-ci ?

      Jean 3

      17 Car Dieu n'a point envoyé son Fils dans le monde, pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui.

      Jean 7

      24 Ne jugez point selon l'apparence, mais jugez selon la justice.

      Jean 8

      15 Vous, vous jugez selon la chair ; moi, je ne juge personne.

      Romains 2

      14 Or, quand les Gentils, qui n'ont point la loi, font naturellement les choses de la loi, n'ayant point la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes ;
      18 Qui connais sa volonté, et discernes ce qui y est contraire, étant instruit par la loi ;

      Romains 3

      9 Et quoi ? sommes-nous donc plus excellents ? Nullement ; car nous avons déjà fait voir que tous, Juifs et Grecs, sont assujettis au péché,

      Romains 12

      2 Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite.

      Romains 14

      1 Quant à celui qui est faible dans la foi, accueillez-le avec bonté, sans discussion d'opinions.
      2 L'un croit pouvoir manger de tout ; et celui qui est faible, ne mange que des herbes.
      3 Que celui qui mange de tout, ne méprise pas celui qui ne mange pas de tout ; et que celui qui ne mange pas de tout, ne condamne pas celui qui mange de tout ; car Dieu l'a reçu.
      4 Qui es-tu, toi qui condamnes le serviteur d'autrui ? S'il se tient ferme, ou s'il tombe, c'est à son maître de le juger ; mais il sera affermi, car Dieu est puissant pour l'affermir.
      5 Celui-ci estime un jour supérieur à un autre ; celui-là estime tous les jours égaux ; que chacun soit pleinement persuadé en son esprit.
      6 Celui qui observe les jours, les observe, à cause du Seigneur ; et de même celui qui ne les observe pas, ne les observe pas, à cause du Seigneur ; celui qui mange de tout, mange, à cause du Seigneur, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas de tout, ne mange pas à cause du Seigneur, et il en rend aussi grâces à Dieu.
      7 En effet, aucun de nous ne vit pour soi-même, et aucun de nous ne meurt pour soi-même.
      8 Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur ; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.
      9 Car c'est pour cela que Christ est mort, et qu'il est ressuscité, et qu'il a repris la vie, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.
      10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Christ.
      11 Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu.
      12 C'est pourquoi, chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
      13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ; mais jugez plutôt qu'il ne faut donner aucune occasion de chute, ni aucun scandale à son frère.
      14 Je sais, et je suis persuadé par le Seigneur Jésus, qu'il n'y a rien de souillé en soi ; néanmoins celui qui croit qu'une chose est souillée, elle est souillée pour lui.
      15 Mais si ton frère est affligé au sujet d'un aliment, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne fais pas périr, par ton aliment, celui pour lequel Christ est mort.
      16 Que votre privilège ne soit donc point calomnié.
      17 Car le royaume de Dieu ne consiste ni dans le manger, ni dans le boire, mais dans la justice, la paix, et la joie par le Saint-Esprit.
      18 Celui qui sert Christ de cette manière, est agréable à Dieu, et approuvé des hommes.
      19 Recherchons donc les choses qui tendent à la paix, et à l'édification mutuelle.
      20 Ne détruis point l'ouvre de Dieu pour un aliment. Il est vrai que toutes choses sont pures, mais il y a du péché pour celui qui donne du scandale en mangeant.
      21 Il est convenable de ne point manger de chair, de ne point boire de vin, et de s'abstenir de tout ce qui peut faire broncher ton frère, ou le scandaliser, ou l'affaiblir.
      22 Toi, as-tu cette foi ? garde-la en toi-même devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne point lui-même dans ce qu'il approuve.
      23 Mais celui qui doute au sujet d'un aliment, est condamné s'il en mange, parce qu'il n'agit pas avec foi ; or tout ce que l'on ne fait pas avec foi, est un péché.

      1 Corinthiens 2

      16 Car qui a connu la pensée du Seigneur pour l'instruire ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ.

      1 Corinthiens 4

      5 C'est pourquoi, ne jugez de rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en évidence les choses cachées dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des coeurs ; et alors Dieu donnera à chacun sa louange.

      1 Corinthiens 10

      29 Or, je dis la conscience, non point la tienne, mais celle de l'autre ; car pourquoi ma liberté serait-elle condamnée par la conscience d'un autre ?

      1 Corinthiens 12

      10 Un autre, les opérations des miracles ; un autre, la prophétie ; un autre, le discernement des esprits ; un autre, la diversité des langues ; et un autre, le don d'interpréter les langues.

      1 Corinthiens 13

      4 La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n'est point envieuse ; la charité ne se vante pas, elle ne s'enfle point d'orgueil ;

      2 Corinthiens 4

      2 Mais nous avons rejeté les choses honteuses qu'on cache, ne nous conduisant point avec artifice, et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais nous recommandant nous-mêmes auprès de toute conscience d'homme devant Dieu, par la manifestation de la vérité.

      Ephésiens 5

      11 Et ne prenez aucune part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais bien plutôt condamnez-les.

      1 Thessaloniciens 5

      21 Éprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon.

      Hébreux 5

      14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l'habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal.

      Jacques 4

      11 Frères, ne médisez point les uns des autres. Celui qui médit d'un frère, et qui condamne son frère, médit de la loi, et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es point observateur, mais juge de la loi.
    • Genèse 2

      1

      Le premier Sabbat. (Genèse 2:1-3)
      Détails sur la création. (Genèse 2:4-7)
      La création du jardin Éden. (Genèse 2:8-14)
      L'homme y est placé. (Genèse 2:15)
      Les commandements de Dieu. (Genèse 2:16,17)
      Les animaux sont nommés, La création de la femme, L'institution divine du mariage. (Genèse 2:18-25)

      Après six jours, Dieu termina l'œuvre de la création. Quand le Créateur opère des miracles, il dépasse la nature mais ne change jamais les lois qu'Il a dictées, Il n'ajoute rien à Ses préceptes établis. Dieu ne s'est pas reposé parce qu'il était las, mais seulement lorsque Ses souhaits furent comblés. Notez déjà le début de l'œuvre de la grâce, dans la sanctification ou dans le désir de rester saint, au jour de sabbat. Le respect solennel d'un jour sur sept, consacré au saint repos, à l'honneur de Dieu, est le devoir de tous ceux pour qui le Créateur a réservé cette sainte journée, à savoir le sabbat. En ce temps-là, les représentants de la race humaine ne pouvaient être que nos premiers parents. C'est pour eux que le sabbat a été institué ; il a été aussi clairement établi pour toutes les générations suivantes.

      Le sabbat chrétien, celui que nous observons, est le septième jour ; en lui nous célébrons le repos de Dieu le Fils, et l'accomplissement de son œuvre de rédemption à notre égard.

      Job 6

      Proverbes 1

      Ezéchiel 18

      Jonas 4

      Matthieu 5

      Matthieu 7

      1

      Christ blâme le jugement irréfléchi. (Matthieu 7:1-6)
      Encouragements à la prière. (Matthieu 7:7-11)
      Le chemin large et le chemin étroit. (Matthieu 7:12-14)
      Contre les faux prophètes. (Matthieu 7:15-20)
      Mettre la parole en pratique, et ne pas seulement l'écouter. (Matthieu 7:21-29)

      Nous devons nous juger nous-mêmes, et être juges de nos propres actes, par contre, n’appliquons pas nos critères de jugements personnels envers tous ceux qui nous entourent. Nous ne devons pas juger sans réfléchir, ni avoir d’opinion sur notre frère, dénuée de tout fondement. Nous ne devons pas être considérés comme le pire des personnages.

      Nous trouvons dans ce texte un reproche pertinent envers les personnes qui se querellent avec leurs frères, pour des broutilles, alors qu'elles commettent de bien plus grandes fautes. Certains péchés sont de la taille d’une paille, alors que d'autres ont celle d’une poutre ; certaines fautes ne sont qu’un moucheron, d'autres sont du gabarit d’un chameau.

      Ce texte ne dit pas qu'il y ait de petits péchés, même s’ils sont de la taille d’une paille, d’une poussière dans l'œil, ou d’un moucheron « piqué » dans la gorge ; tous sont douloureux et dangereux, et nous ne pouvons pas être à l'aise tant qu'ils ne sont pas chassés.

      Quand l'amour nous apprend à distinguer une paille ou une poussière dans l'œil de notre frère, la vraie repentance et le chagrin, inhérents à la piété, doivent nous montrer que nous avons une véritable poutre dans notre œil. Il est aussi étrange qu'un homme puisse se trouver dans une condition coupable et misérable, sans toutefois s’en rendre compte, que le fait qu'un autre puisse avoir une poutre dans son œil, sans s'en apercevoir : en fait, le dieu de ce monde aveugle les esprits.

      Ce texte donne une bonne règle pour les réprobateurs : « purifies-toi d'abord toi-même » !

      12 Christ est venu pour nous enseigner, d’abord ce que nous devons savoir et croire, mais aussi ce que nous devons faire : non seulement pour Dieu, mais également envers les hommes ; nous ne devons pas nous manifester qu’envers ceux avec qui nous communiquons facilement, mais envers toutes les personnes en général, toutes celles avec qui nous avons à traiter.

      Nous devons accomplir pour notre prochain ce que nous-mêmes reconnaissons être parfait et raisonnable. Nous devons, dans nos relations avec les hommes, nous placer au même niveau et dans les mêmes circonstances qu’eux, là où ils se trouvent, et agir en conséquence.

      Il n'y a que deux chemins possibles : le juste et le faux, le bon et le mauvais ; le chemin du ciel et le chemin de l'enfer. Tout le monde emprunte l'une de ces voies, et il n'y a pas de choix intermédiaire, pas de piste médiane. Tous les hommes sont saints ou pécheurs, dévots ou impies. Remarquez, en ce qui concerne la voie de ceux qui commettent l’iniquité, combien la « porte » est large, toujours grande ouverte. Vous pouvez entrer par cette porte avec toutes vos convoitises ; il n'y a aucun contrôle de ces dernières, ni des passions. C'est une grande route, ayant de nombreux itinéraires possibles ; on y trouve plusieurs choix de chemins coupables. Beaucoup de monde emprunte cette route. Mais quel profit y a-t-il à emprunter cette large route qui ne mène qu’en enfer ?

      Le chemin de la vie éternelle est étroit. Nous ne pouvons pas parvenir aux cieux tant que nous ne passons pas par la porte étroite. Notre « moi » doit être abandonné, notre corps doit être contrôlé, et nos diverses corruptions doivent être mortifiées. Nous devons résister aux diverses tentations journalières, chercher à accomplir notre devoir. Nous devons veiller en toutes circonstances, marcher avec précaution ; en fait, nous devrons traverser bon nombre d’épreuves.

      C'est cependant ce chemin difficile que nous devons tous emprunter : il mène à la vie ! Il nous permet d’accéder à la consolation spirituelle, à la faveur divine, qui est la source de la vie de l'âme ; cette voie mène à la béatitude éternelle, à l'espérance de voir s’estomper les différentes difficultés de la « route ».

      Cette déclaration claire et précise de Christ, a été négligée par de nombreuses personnes, qui ont fait beaucoup d’efforts pour la corrompre ; de tous temps, le véritable disciple de Christ a été considéré comme un « cas » particulier, démodé ; tous ceux qui ont suivi ce plus grand nombre, ont emprunté le chemin large, celui qui mène vers la destruction.

      Si nous désirons servir Dieu, nous devons rester fermes quant à l’exercice de notre piété. Pouvons-nous entendre parler de la porte étroite et du chemin resserré, empruntés par un petit nombre de personnes, sans être en peine pour nous-mêmes ? Est-ce nous nous sommes déjà posé la question de savoir si nous avons déjà parcouru ce chemin étroit, et quel progrès nous y faisons ?

      15 Rien n'empêche davantage les hommes d'entrer par la porte étroite, et de devenir ainsi, de vrais disciples de Christ, que les doctrines charnelles, flatteuses, d’où émane une certaine paix, doctrines enseignées par ceux qui s'opposent à la vérité.

      Ces faux enseignements se décèlent par leurs dérives et leurs mauvaises conséquences. Une bonne partie de leur contenu et de la conduite qu’ils divulguent est contraire à ce qu’enseigne l'Esprit de Christ. Si ces « dérives » conduisent au péché, elles ne viennent pas de Dieu !

      Matthieu 15

      1

      Jésus s’exprime au sujet des traditions humaines. (Matthieu 15:1-9)
      Il met en garde sur ce qui souille vraiment l’homme. (Matthieu 15:10-20)
      Il guérit la fille d'une femme cananéenne. (Matthieu 15:21-28)
      Jésus guérit les malades, et nourrit miraculeusement quatre mille personnes. (Matthieu 15:29-39)

      Tout ce qui est ajouté à la loi de Dieu, n’est que mépris de Sa Sagesse, comme s'Il avait exclu un élément qui nous serait nécessaire et que l’homme pourrait fournir ; quelles que soient les manières utilisées, ces ajouts amènent toujours les hommes à désobéir à Dieu.

      Combien devons-nous être reconnaissants pour l’existence de l’Écriture, la Parole de Dieu ! Ne pensons jamais que l’enseignement de la Bible puisse être amélioré par un additif quelconque, d’origine humaine, qu’il s’agisse de doctrine ou de conduite pratique.

      Notre Seigneur béni rappela aux pharisiens leurs diverses traditions : elles ne provenaient que de leur invention ; Jésus mentionna un exemple dans lequel il était très clair que leurs coutumes allaient à l’encontre du cinquième commandement ; quand des parents, dans le besoin, demandaient une assistance aux pharisiens, ces derniers prétextaient avoir consacré au temple toute leur épargne, et que par conséquent, ils étaient dans l’incapacité de les aider : ils ne devaient rien attendre d'eux. Cette attitude reniait le commandement de Dieu...

      La ruine des hypocrites est très bien résumée dans ce texte : « c'est en vain qu'ils m'honorent ». Ils ne peuvent ni plaire à Dieu, ni jouir eux-mêmes de leurs profits ; ils placent leur confiance dans la vanité : cette dernière sera alors leur seule rétribution ...

      Luc 6

      37 Ce texte nous rapporte les paroles que Christ a souvent employées : elles sont simples à comprendre, et à mettre en pratique.

      Nous devons être très prudents quand nous blâmons les autres : en fait, nous avons besoin de nous condamner nous-mêmes... Si nous savons donner et être indulgents, nous en récolterons tous les bénéfices. Bien que ces derniers ne nous soient pas accordés en totalité ici-bas (nous serons récompensés aussi dans l’au-delà), la Providence doit cependant nous encourager à pratiquer le bien.

      Ceux qui suivent les autres pour faire le mal, empruntent le chemin « large », celui qui mène à la destruction. On reconnait un arbre à ses fruits ; la Parole de Christ est « greffée » dans notre cœur, afin que nous puissions produire du bon fruit en chaque occasion. Nos paroles sont généralement le reflet de ce qui est ancré dans notre cœur. Il n’y a que ceux qui vivent, qui parlent et qui agissent selon la Parole de Dieu, qui ne pourront assurer l’éternité à leur âme, auprès du Seigneur ; ils en tireront tous les bénéfices ici-bas, au temps de l'épreuve.

      Ceux qui s’attachent à la piété doivent fonder leur espérance sur Christ, le « Rocher des Âges », le véritable Fondement, qu'aucun homme ne peut offrir. Face à la mort et au jugement, ces âmes sont en sécurité, étant gardées par la Puissance de Christ, par la foi en Son salut ; ils ne périront jamais !

      Luc 12

      Jean 3

      Jean 7

      Jean 8

      Romains 2

      Romains 3

      9 Nous voyons encore dans ce texte, que toute l'espèce humaine est coupable, à cause du péché : il est un véritable fardeau ; chacun est manipulé par l'autorité du péché, lui étant asservi, pour s’adonner au mal.

      Ce constat est clairement exposé dans plusieurs passages de l'Ancien Testament : ils décrivent l'état corrompu et dépravé de tous les hommes, avant que l’amélioration opérée par la Grâce, ne vienne changer leur cœur.

      Ce texte nous met en garde également contre l’état de nombreuses personnes soi disant chrétiennes. Leurs principes de vie et leur conduite prouvent qu'elles n’ont aucune crainte de Dieu : là où cette crainte est absente, on ne rencontre aucune recherche du bien.

      Romains 12

      Romains 14

      1

      Les Juifs convertis sont mis en garde contre le jugement, et les païens croyants, (les gentils), contre le mépris mutuel. (Romains 14:1-13)
      Les païens sont exhortés à ne pas offenser leur prochain, avec des éléments sans importance. (Romains 14:14-23)

      Au temps où a été rédigé ce texte, différentes opinions ont prédominé, même parmi les partisans immédiats de Christ et de leurs disciples. Paul n’entreprit pas de mettre fin à ces divergences.

      Un assentiment par la contrainte, à une doctrine, ou une recherche de conformité à différentes tendances, sans réelle conviction, serait hypocrite et n’aurait guère de crédibilité. Toute tentative de recherche d’unité d'esprit absolue, parmi les chrétiens est assez illusoire. Que la fraternité chrétienne ne soit pas remise en question, par de simples querelles verbales.

      Il serait bon de nous demander, quand nous sommes tentés de dédaigner et de blâmer nos frères : « appartiennent-ils réellement au Seigneur ? Dans l’affirmative, puis-je oser les désavouer » ?

      Que le chrétien qui se sent entièrement libre, ne méprise pas son frère, pour sa faiblesse, le considérant comme ignorant ou superstitieux. Que le croyant scrupuleux ne trouve pas de faute chez son frère, car Dieu l'a accepté en tant que tel, sans considération spéciale, ni distinction, quant au choix de sa nourriture.

      Quand nous jugeons ainsi les pensées et les intentions de ceux qui n’ont pas les mêmes points de vue que les nôtres, nous usurpons pour ainsi dire, la place de Dieu. Il en est de même pour ceux qui préfèrent certains jours à d’autres. Ceux qui savaient que tous les rites inhérents à la loi étaient caduques, par la venue de Christ, ne tenaient même pas compte des fêtes des Juifs.

      Il n'est pas suffisant que notre conscience soit en accord avec nos actes ; il est essentiel qu’ils soient aussi conformes à ce que prescrit la Parole de Dieu. Veillons à ce que toute action ne s'oppose pas à ce que notre conscience nous dicte. Nous avons rapidement tendance à faire de nos propres opinions, le standard de la vérité, en jugeant négativement les actes de notre prochain. Souvent les chrétiens méprisent ou condamnent les autres sur des sujets douteux, sans réelle importance.

      Un regard reconnaissant vers Dieu, l'Auteur et le Donateur de toutes grâces, les sanctifie et nous pousse à reconnaître qu’elles sont merveilleuses !

      7 Bien que certains soient faibles, et d'autres, plus vigoureux, tous cependant doivent consentir à ne pas vivre pour eux-mêmes.

      Ceux qui ont donné leur vie à Christ ne doivent pas être égoïstes : c'est contraire au véritable christianisme. Le but de notre vie n'est pas de satisfaire toutes nos convoitises, mais de plaire à Dieu ! Voilà ce que représente le véritable christianisme : Christ en toutes choses.

      Bien que les chrétiens soient différents, en termes de vigueur morale, de capacités, de dons personnels, tous appartiennent cependant au Seigneur ; ils portent leur regard vers Christ et Le servent, dans le but de Lui plaire. Christ est le Seigneur de ceux qui vivent pour Lui, Il les gouverne ; quant à ceux qui sont morts spirituellement, Il les ranime et les relève.

      Les chrétiens ne doivent pas se juger ni se mépriser mutuellement, car tous devront bientôt rendre des comptes. Le simple fait d’imaginer ce que sera le grand jour du Jugement devrait étouffer toute pensée irréfléchie. Que chacun examine son cœur ; celui qui se juge personnellement avec rigueur et qui s'humilie, ne cherchera pas à juger et à mépriser son frère.

      Veillons à ne pas dire ni commettre ce qui pourrait être pour d'autres une occasion de chute. Sachons nous abaisser devant notre frère, cherchons à lui éviter toute peine ou toute culpabilité par nos propos.

      14 Christ agit avec douceur envers ceux qui possèdent Sa Grâce, même s'ils sont encore faibles dans la foi. Considérez le but de la mort de Christ : ôter d’une âme le péché qui la menace de la destruction.

      Christ a-t-Il refusé le salut à nos frères ? A-t-Il refusé de mourir pour eux ? Les renierions-nous pour une cause quelconque, sans leur accorder quelque indulgence ? Nous ne pouvons pas empêcher ceux qui ne maîtrisent pas leurs paroles de dire du mal des autres ; par contre, ne leur en donnons pas, la moindre occasion.

      Sachons nous blâmer nous-mêmes, quand nos actes heurtent notre frère. Le bien que nous cherchons à faire peut parfois être considéré comme du mal, parce que nous sommes en fait peu charitables, voire même égoïstes. Lorsque nous évaluons le bien que nous professons avoir accompli, nous ne devons trouver aucune critique des autres.

      Justice, paix, et joie, sont des termes vraiment significatifs. Nous devons chercher à paraître devant Dieu, justifiés par la mort de Christ, sanctifiés par l'Esprit de Sa Grâce ; le Seigneur est la Justice.

      Quant à nos frères, ils doivent vivre mutuellement en paix, dans l'amour et la charité ; il faut faire de même avec tous les hommes. En ce qui nous concerne, vivons dans la plénitude du Saint-Esprit qui demeure en nous ! Ce Dernier apporte dans le cœur du croyant, réconcilié avec le Père, la félicité spirituelle ; le ciel est la demeure qu'ils attendent.

      Regarder à Christ dans tout ce que nous entreprenons, est le seul moyen de nous faire accepter, dans le cadre de notre devoir. Ceux qui plaisent le plus à Dieu sont ceux qui éprouvent une joie profonde en Sa présence et qui abondent le plus dans la paix et la joie offertes par le Saint-Esprit. Ils sont approuvés par tous les hommes bons, quelle que soit l'opinion des autres !

      19 Nombreux sont ceux qui souhaitent ouvertement la paix, mais qui ne font rien pour l’obtenir. La douceur de caractère, l'humilité, le désintéressement, et l'amour, procurent la paix.

      Nous ne pouvons pas nous édifier les uns les autres, tant que nous nous querellons mutuellement ou que nous sommes opposés les uns aux autres. Beaucoup, par l’abus de nourriture et de boisson, détruisent l'œuvre que Dieu a accomplie en eux ; rien n'est plus destructeur pour l'âme, que de choyer et rechercher les satisfactions de la chair et d'en accomplir les convoitises : c’est par de telles offenses opiniâtres, donc par notre témoignage, que d'autres peuvent être blessés.

      Des actes tout à fait légitimes peuvent devenir illégitimes s’ils sont une offense pour des frères. Ceci peut avoir lieu sur des sujets de peu d'importance, mais qui peuvent offenser ou déstabiliser un frère ; il peut même s’en trouver affaibli dans sa vie spirituelle.

      Sommes-nous solides dans la foi, c'est-à-dire, en toute connaissance et clarté de notre liberté chrétienne ? Apprécions-en le réconfort, mais ne troublons pas les autres, par une mauvaise conduite. N'agissons pas, en cas de doute, contre notre conscience.

      Que les bénédictions du Royaume de Christ sont excellentes ! Elles ne sont pas l’objet de rites, ni de manifestations extérieures, mais de pratique de la justice, de la paix et de la joie, dans la présence du Saint-Esprit !

      Le service de Dieu est préférable à tous les autres ! En Le servant, nous ne sommes pas appelés à vivre et mourir pour nous-mêmes, mais pour Christ, à qui nous appartenons, Celui que nous devons servir !

      1 Corinthiens 2

      1 Corinthiens 4

      1 Corinthiens 10

      1 Corinthiens 12

      1 Corinthiens 13

      4 Ce texte nous montre quelques « bénéfices » apportés par l’amour, afin que nous puissions juger si nous les possédons, ou dans le cas contraire, que nous ne cessions de les rechercher. L’amour est une preuve tangible de notre régénération spirituelle, il est à la base de notre foi en Christ.

      Dans cette belle description de la nature et des effets de l'amour, l’apôtre désirait montrer aux Corinthiens que leur conduite était, sous de nombreux aspects, loin d’être en phase avec ces préceptes. La charité (l’amour) est totalement opposée à l'égoïsme ; elle ne désire ni ne cherche sa renommée, son honneur, son profit, ni sa satisfaction. Elle ne cherche pas à anéantir spécialement notre amour-propre, ni nos intérêts. Elle ne se satisfait jamais en blessant les autres, ou en les négligeant. Elle recherche toujours le bien-être et l’avantage personnel de notre prochain.

      L’amour du chrétien est vraiment merveilleux ! Quel beau témoignage pourrait avoir le christianisme, si ceux qui le professent vivaient davantage sous ce principe divin, en considérant l’intérêt qui lui est dû, et en respectant le commandement que son Auteur merveilleux a institué à son sujet !

      Demandons-nous si cet amour divin demeure en notre cœur. Guide-t-il notre comportement envers tous les hommes ? Sommes-nous disposés à laisser de côté notre égoïsme ? Nous avons dans ce texte un véritable appel à la vigilance, à l'assiduité, et la prière !

      2 Corinthiens 4

      Ephésiens 5

      1 Thessaloniciens 5

      Hébreux 5

      Jacques 4

      11 Nos lèvres doivent être gouvernées, tant par la tendresse, que par la vérité et la justice. Les chrétiens sont tous frères : s’ils disent du mal l’un de l’autre, ils ne respectent pas les commandements de Dieu.

      Nous disposons de la loi divine, elle est une règle parfaite en tous points ; ne cherchons pas à faire prévaloir nos propres notions ou opinions à notre entourage, afin de ne pas être condamnés par le Seigneur. Chacun doit considérer les imperfections de sa propre conduite.

      Combien de personnes sont promptes à laisser Dieu hors de leurs plans ! Qu’il est vain de rechercher toute bénédiction de Dieu, hors de Ses ordonnances ! La fragilité, la brièveté, et l'incertitude de la vie, permettent de vérifier la vanité et la confiance présomptueuse de tous nos projets d'avenir basés sur la sagesse du monde. Nous savons prévoir l'heure et la minute auxquelles le soleil se lèvera, mais nous ne connaissons pas le temps nécessaire à une vapeur pour disparaître. La vie est courte, irréelle et incertaine, ainsi que toute prospérité ou plaisir qui peut en découler ; malgré cela, notre avenir éternel dépend de notre conduite durant ce temps fugitif.

      Nous sommes toujours dépendants de la Volonté divine. Le temps ne nous appartient pas, il est à la disposition de Dieu. Nous pouvons être diligents à rechercher le bien-être, à titre personnel, ou pour notre famille, voire nos amis, mais la Providence contrecarre souvent nos plans...

      Tout ce que nous concevons, ou pratiquons, doit l’être dans une parfaite dépendance en Dieu. Il est insensé, voire nuisible, de nous glorifier des « choses du monde » et de nos différents projets ; ceci ne peut que provoquer de grandes déceptions et sera finalement vain.

      Nos mauvaises actions, comme nos péchés par omission, seront jugés par Dieu. Celui qui ne pratique pas le bien, sachant comment pouvoir le faire, ainsi que celui qui s’adonne délibérément au mal, seront condamnés.

      Puissions-nous avoir la prudence de ne pas omettre la prière, de ne pas négliger l’examen de notre conscience ! Ne nous engageons pas vers les vices de ce monde, contre la Lumière céleste !

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