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LOGOS (le)

Ce terme est employé d'une façon particulière dans le prologue de Jean (Jn 1:1,18), dans 1Jn 1:1 et dans Ap 19:13. Dans tous ces textes johanniques il désigne le Christ. Nous avons coutume de le traduire par « la Parole » ou « le Verbe ». Cette dernière traduction a été choisie pour conserver au mot le genre masculin ; mais la traduction « la Parole » rend mieux le sens du terme, sans cependant correspondre à toutes ses significations.

Les allusions dans 1Jn 1:1 et Ap 19:13 ne nous renseignent pas sur la signification de cette expression, si étonnante au premier abord. C'est que ces deux textes, en l'employant, présupposent soit la connaissance du prologue de Jean soit, tout au moins, la connaissance de la théorie visée par ce prologue. C'est donc dans celui-ci seul que nous pouvons nous renseigner sur la signification exacte de l'identification de Jésus-Christ avec le Logos.

Or le prologue du 4° évang, s'y trouve à la place occupée dans Matthieu et Luc par les généalogies de Jésus et les récits de sa naissance, et incontestablement le rôle que le prologue doit jouer dans Jean est pareil à celui de ces récits dans Matthieu et dans Luc. Il doit montrer que Jésus-Christ, tout en n'étant pas un simple mortel, est né homme. C'est ce que signifie dans le prologue la doctrine de l'incarnation. Le Logos en lui-même n'est pas homme, mais il a eu à un certain moment les marques distinctives de la nature humaine, c'est-à-dire le corps réellement charnel (Jn 1:14).

Mais qu'était ce Logos avant d'être fait chair ? Le début du prologue (Jn 1:1) l'indique : « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. » Être divin, le Logos a été fait homme. Le Christ a préexisté à son activité terrestre, en étant auprès de Dieu et en étant Dieu lui-même. Mais cette même idée, l'apôtre Paul et d'autres auteurs du N.T. l'ont exprimée sans se servir du terme : le Logos. Comment se fait-il que l'auteur de Jean le mette au début de son évangile ? A quelles tendances de la pensée chrétienne de Jean ce terme répond-il ?

La Parole de Dieu, non pas comme un être divin, personnel, mais comme expression de la volonté divine accomplit, d'après Ge 1, l'oeuvre de la création. Or, sans aucun doute, l'auteur de Jean en parlant du Logos songe à cette action créatrice de la parole divine. C'est pourquoi son évangile commence par les mêmes mots que la traduction grecque de Ge 1. Et dans le verset 3 et le verset 10 du prologue l'auteur constate expressément que tout a été fait par le Logos.

Mais le Logos s'adresse en particulier aux hommes (Jn 1:9 et suivant). En effet, Dieu a parlé aux hommes par les prophètes et les autres envoyés divins de l'A.T. Il s'est révélé à ceux-ci par sa parole, adressée par ex. à Amos (Am 1:3,6 etc.) et à Osée (Os 1:1 4:1 etc.). La parole de Dieu n'est donc pas seulement créatrice, elle révèle aussi Dieu aux hommes. Comme la parole humaine, en exprimant un ordre, réussit souvent à faire exécuter la volonté de l'homme, et comme cette parole fait souvent connaître aux autres hommes la nature de celui qui l'a prononcée, ainsi c'est par sa parole que Dieu, d'après l'A.T., crée ce qu'il veut, et c'est par elle qu'il se révèle Enfin, au fond de la parole de l'homme nous percevons ses réflexions, l'exercice de sa raison. Aussi le terme de logos en grec signifie-t-il très souvent raison (cf. p. ex. le mot : logique). La parole de Dieu est donc en même temps l'expression de sa raison parfaite.

En affirmant que Jésus-Christ est le Logos, la parole divine, le prologue de Jean déclare :

que la création du monde est elle-même l'oeuvre de Jésus-Christ et ne peut avoir un sens différent de celui de l'oeuvre rédemptrice du Sauveur ;

que le Christ est la parfaite révélation de Dieu, et

que sa doctrine, l'enseignement chrétien, est l'expression de la raison divine qui est parfaite.

Mais toutes ces idées ne sont pas pour l'auteur du prologue des notions abstraites, elles sont toutes réalisées en la personne de Jésus-Christ. C'est lui qui a été le réalisateur des intentions du Dieu créateur, c'est lui qui a révélé Dieu et c'est lui qui aux yeux de tous les croyants présente la raison parfaite de Dieu. Le Logos de Dieu n'est pas une idée pure, il est lui-même une personne divine, le fils unique de Dieu qui s'est incarné en Jésus-Christ. Or, il va de soi que pour le prologue de Jean, Jésus-Christ a la même fonction essentielle que pour le christianisme primitif en général, qu'il est avant tout le Sauveur. De là cette antinomie apparente, d'ailleurs commune à tout le christianisme primitif, que Dieu est considéré à la fois comme le créateur et le sauveur, qu'il a été l'auteur du monde sans que ce monde soit jusqu'à présent son royaume, que toutes les choses ont été faites par le Logos, qui, en venant dans le monde, entrait dans son domaine et qui tout de même n'y est point reçu par les siens (Jn 1:11).

Le Logos, pour Jean, pouvait d'ailleurs être facilement considéré comme le Sauveur. Car d'après cet évangile les croyants sont sauvés par la révélation de la gloire divine, par l'apparition de la grâce de Dieu. Le Logos est plein de grâce et de vérité (Jn 1:14). Le Logos a créé le monde, il a parlé par les prophètes, mais c'est en Jésus-Christ qu'il s'est incarné et c'est en lui qu'il donne aux croyants non une loi comme celle de Moïse, mais la grâce et la vérité (Jn 1:16 et suivant). Ce sont donc des tendances authentiquement chrétiennes qui s'affirment avec grande force dans le développement du prologue du 4 e évang, concernant le Logos. Jésus-Christ est véritablement issu du Dieu de l'A.T., du Dieu Créateur ; il n'en est pas un aspect passager, mais en lui Dieu a réalisé de toute éternité sa volonté créatrice et rédemptrice ; en lui il s'est affirmé finalement dans toute sa splendeur par son oeuvre de salut qui comportait la descente du Logos dans la chair. D'autres chrétiens des premiers temps n'insistèrent pas sur tous les points de vue développés dans cette doctrine du Logos, ils en mirent d'autres en avant, mais incontestablement c'était sa piété chrétienne qui amena l'auteur de Jean à voir en Jésus-Christ le Logos divin. Aussi n'est-il pas étonnant de voir que l'identification de Jésus-Christ avec la Parole de Dieu fut accueillie par un assentiment très vif de la plupart des milieux chrétiens d'alors.

Dans ces conditions on pourrait croire à l'origine purement chrétienne de la notion du Logos et de son identification avec celui qui est venu sauver les hommes et leur apporter la révélation définitive de l'essence même de Dieu. Mais de très nombreux faits sont là pour prouver que cette notion a préexisté au christianisme et que dans son histoire préchrétienne elle a eu des significations plus ou moins rapprochées de celles que nous avons constatées dans la notion johannique.

Parmi les philosophes grecs un certain nombre ont insisté sur le caractère raisonnable que l'organisation de l'univers présentait à leurs yeux. C'était la raison qui dominait et gouvernait le monde. Or cette raison, le principe dominant du monde, avait été nommée le Logos dès le V e siècle par Heraclite d'Éphèse. Et, à peu près deux siècles plus tard, l'importante école stoïcienne avait également employé ce nom pour désigner le principe divin de la raison qui d'après sa doctrine se manifestait dans toute la vie de l'univers. Il est vrai que pour les Stoïciens cette puissance divine du Logos n'était pas séparée du monde, maïs qu'elle lui était immanente. Néanmoins la notion du Logos, principe divin de l'organisation du monde, était ainsi familière à la pensée grecque de longs siècles avant l'apparition du Christ et la publication de l'évangile johannique. Et comme l'école stoïcienne a été la plus influente dans les derniers siècles ayant et les premiers siècles après notre ère, l'idée du Logos est restée connue dans les milieux qui s'intéressaient à la philosophie. Cependant, à elle seule cette notion philosophique du Logos principe du monde n'a que très peu de points de contact avec la notion johannique. Car celle-ci non seulement présuppose la transcendance de Dieu, mais elle prête aussi à la divinité un caractère beaucoup plus personnel. Et puis, tout en insistant sur l'unité de Dieu et du Logos, elle distingue tout de même l'un de l'autre. Enfin elle n'a pas comme la notion stoïcienne un aspect purement intellectuel, mais elle est bien plus spécifiquement religieuse.

Or la plupart des nuances qui distinguent la notion johannique de celle des philosophes grecs, nous les rencontrons déjà dans la spéculation religieuse du paganisme et du judaïsme préchrétiens. Les penseurs religieux du paganisme oriental, de l'Egypte surtout, mais aussi de la Babylonie, de l'Iran et de l'Asie Mineure, ont, en effet, cherché, en partie du moins, à donner à leurs spéculations un caractère plus général en identifiant leurs divinités, parfois si spéciales, avec des notions générales que, du temps hellénistique, ils tiraient souvent des systèmes philosophiques de la Grèce. Ils donnaient cependant à ces notions une forte empreinte religieuse. Or, il semble que d'assez bonne heure la notion du Logos ait joué un rôle dans la pensée religieuse de certains théologiens égyptiens qui s'inspiraient à la fois de la philosophie stoïcienne et des systèmes religieux de leur pays. Chez ces penseurs le Logos désigne un dieu inférieur qui sert d'intermédiaire entre le dieu supérieur et les hommes auxquels il veut se révéler. Dans ces systèmes le Logos n'est donc pas uniquement la raison stoïcienne, il est surtout la parole divine. Car il est évident que l'idée si simple de la parole divine, manifestation et révélation de Dieu, n'était pas réservée à la seule religion israélite, mais qu'elle se rencontrait aussi dans le monde païen. Cependant, nous ignorons si les théories concernant le dieu Logos ont été très répandues dans le monde païen à l'approche de notre ère.

Ce que nous ne savons pas davantage, c'est si le judaïsme palestinien avait lui aussi développé une doctrine de la parole divine qui pourrait en une certaine mesure avoir servi de point de départ à la doctrine johannique. Certes, dans la littérature religieuse du judaïsme palestinien et babylonien ultérieur, nous constatons l'usage fréquent de la formule : « La parole (metnra) de Dieu a fait ceci ou cela. » Mais d'abord il paraît douteux que cette formule soit autre chose qu'une façon déguisée de désigner Dieu lui-même. En effet, par crainte de prononcer le nom de Dieu, les Juifs depuis le temps de Jésus avaient coutume d'utiliser de nombreuses formules de ce genre (voir Ange de l'Eternel). Mais même si la formule dont nous parlons ne provient pas uniquement de cette crainte, si elle doit effectivement désigner un être divin médiateur entre Dieu et le monde, nous ignorons si l'usage de cette formule remonte au temps de la publication de Jean.

A côté du judaïsme orthodoxe, il y avait en Palestine et dans les territoires environnants des sectes plus ou moins hétérodoxes. Il semble que parmi ces sectes les disciples de Jean-Baptiste aient joué un certain rôle. Or il est incontestable que le prologue de Jean est dirigé contre la prétention de ces disciples de Jean-Baptiste de considérer leur maître comme le sauveur, prétention qu'on retrouve plus tard dans les écrits mandéens. Ces groupes baptistes identifiaient-ils déjà Jean-Baptiste avec la parole divine ? Le prologue de Jean ne ferait-il que suivre leur exemple dans sa doctrine du Logos incarné ? Nous n'en savons rien et nous ne pouvons ni exclure entièrement cette supposition qui n'a rien d'impossible, ni la considérer comme un fait acquis. En tout cas, pour l'histoire de la doctrine du Logos comme pour tant d'autres problèmes, les lacunes si considérables de notre connaissance des mouvements religieux dans le judaïsme du I er siècle ap. J. -C, ne nous permettent pas de prononcer un jugement définitif.

Il reste un domaine, dans la pensée contemporaine de la naissance du christianisme, qu'il nous faut examiner pour savoir si l'auteur du 4° évang, pourrait y avoir puisé les ou tout au moins des éléments de sa doctrine concernant le Logos. C'est la pensée religieuse du judaïsme hellénistique, c-à-d, de ceux d'entre les Juifs qui, ayant émigré dans les pays subissant l'influence de la civilisation mi-grecque, mi-orientale, créée par les conquêtes d'Alexandre, avaient eux-mêmes adopté avec la langue grecque une partie de cette civilisation. Nous ne connaissons pas non plus parfaitement la pensée religieuse de ces Juifs, mais du moins en possédons-nous dans quelques écrits apocryphes de l'A.T., avant tout dans la Sapience, puis dans des fragments de différents auteurs juifs hellénistiques et enfin et surtout dans l'ensemble des écrits de Philon d'Alexandrie, d'assez considérables documents authentiques. Or si la Sapience montre, par le rôle qu'elle attribue à la Sagesse divine dans la création et l'organisation du monde, combien la pensée religieuse hellénistique même chez les Juifs était portée à admettre des intermédiaires entre Dieu et le monde, nous trouvons chez certains autres auteurs, surtout chez Philon, des théories concernant le Logos même. On a longtemps désigné Philon et certains de ses précurseurs du nom de philosophes juifs. En réalité ils sont tous des théologiens, des penseurs religieux. Ils utilisent certes des notions philosophiques, mais uniquement pour développer leur pensée religieuse. C'est ainsi que la notion du Logos chez Philon--on peut aisément négliger ici les doctrines de ses précurseurs--contient, pour ainsi dire, toute la notion stoïcienne, mais en outre il s'agit pour lui de la parole divine créatrice, révélatrice et éducatrice.

Le Logos est pour Philon un être divin intermédiaire, comme le Logos chez les théologiens païens dont nous avons parlé et comme la Sagesse divine dans le livre de la Sapience. Aussi a-t-on souvent cru pouvoir dériver uniquement de la doctrine philonienne les développements de Jn 1:1,18 concernant le Logos. Et en effet, dès la première moitié du II° siècle, l'influence des écrits de Philon sur les écrivains chrétiens, par ex. Papologète Justin Martyr, est incontestable. Mais d'autre part la doctrine religieuse du Logos a été certainement plus répandue qu'on ne le supposait autrefois. Jean peut avoir connu la notion du Logos sans avoir eu connaissance de la doctrine philonienne. En tout cas, il est plus que probable que ce soit cette doctrine religieuse du Logos, connue par lui sous la forme philonienne ou sous une autre, qui ait donné à l'auteur de Jean l'idée que Jésus-Christ a été ce Logos, la parole divine créatrice, organisatrice, révélatrice et éducatrice. Peut-être a-t-il même déjà trouvé chez certains penseurs religieux, comme par exemple les disciples de Jean-Baptiste, l'idée de l'incarnation du Logos.

Mais quel qu'ait été le point de départ des réflexions de l'auteur du 4 e évang, sur les rapports entre Jésus-Christ et le Logos de Dieu, le résultat auquel ces réflexions ont abouti est conforme, à l'essence même du christianisme primitif. L'usage exclusivement cosmologique que, sous l'influence de Philon, la théologie chrétienne à partir du IIIe siècle a souvent fait de la notion du Logos a rendu quelque peu suspecte cette notion elle-même aux théologiens de nos jours. Mais en réalité l'auteur de Jean, en déclarant que Jésus-Christ est le Logos, entend proclamer que toute l'oeuvre de Dieu, l'oeuvre de salut pour les hommes non moins que la création et l'organisation du monde, se résume en la révélation définitive, l'oeuvre de salut du Christ depuis son incarnation jusqu'à sa résurrection. Et tout son évangile doit servir à illustrer cette thèse authentiquement chrétienne.

Voir aussi Johannisme, I, parag. 2. Aug. B.

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Versets relatifs

    • Genèse 1

      1

      « Genèse » est un nom tiré du grec, il signifie « le livre de la création, ou de la réalisation » ; ce titre est correctement traduit car l'ouvrage contient le récit de l'origine de toutes choses. C'est le plus ancien livre historique. Aucun autre livre sur l'antiquité ne conteste son autorité ; la plupart des choses enregistrées par plusieurs auteurs païens des plus anciens, ainsi que les différentes coutumes des nations, confirment ce qui est compté dans le livre de la Genèse.

      Dieu crée les cieux et la terre. (Genèse 1:1,2)
      La création de la lumière. (Genèse 1:3-5)
      Dieu sépare la terre des eaux ; Il rend la terre fructueuse. (Genèse 1:6-13)
      Dieu crée le soleil, la lune et les étoiles. (Genèse 1:14-19)
      Les animaux sont créés. (Genèse 1:20-25)
      L'homme est créé à l'image de Dieu. (Genèse 1:26-28)
      La nourriture est fournie. (Genèse 1:29,30)
      L'œuvre de la création est complètement achevée. (Genèse 1:31)

      Le premier verset de la Bible nous donne une explication rationnelle et utile des origines de la terre et des cieux. Les chrétiens réellement humbles, grâce à leur foi, sont mieux à même de comprendre ces choses, plus que ne le peuvent, par leur imagination, les hommes les plus instruits.

      Ce que nous pouvons voir du ciel et de la terre, nous fait découvrir la puissance du grand Créateur. Au vu, ici-bas, de notre condition humaine, nous devons garder à l'esprit notre devoir de chrétiens : lever toujours les yeux vers le ciel, et garder la terre sous nos pieds. Le Fils de Dieu, ne faisant qu'un avec le Père, était avec Celui-ci, lors de la création du monde ; qui plus est, on nous dit, dans Sa Parole, que le monde a été fait par Lui, et que rien n'a été fait sans Lui. Ah, quelles nobles pensées devrions-nous avoir au sujet de ce grand Dieu que nous adorons, ce grand Médiateur vers qui nous adressons nos prières ! Et ici, dès le début du Saint Livre, nous lisons, au sujet de cet esprit divin, qu'Il travaille dans le cœur de l'homme ; ce type d'action est d'ailleurs souvent mentionné dans d'autres passages de la bible. Il faut remarquer qu'au début, il n'y avait rien d'enviable sur la surface terrestre car le monde d'alors était informe et vide ; tout n'était que désolation. De manière imagée, l'œuvre effectuée par la grâce, dans l'âme, est aussi une création nouvelle : dans une âme « en friche », là où il n'y a pas eu de nouvelle naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui concerne le bien, de tout contexte divin ; on n'y trouve que l'obscurité car il n'y a en elle que ténèbres : c'est ici notre état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en nous Son changement.

      3 Dieu dit : « Que la lumière soit » ; ce fut Sa volonté et aussitôt la lumière jaillit. Que de puissance, dans la Parole de Dieu !

      Lors de la nouvelle naissance, la première chose traitée dans l'âme est la lumière : le Saint Esprit œuvre sur la volonté et les affections, de façon à éclairer notre compréhension. Ceux, qui dans leur péché, vivaient dans les ténèbres, sont, par grâce, parvenus à la Lumière, à savoir, le Seigneur.

      L'obscurité aurait régné éternellement sur l'homme déchu si le Fils de Dieu n'avait pas été ému de compassion à son égard, 1Jean 5:20. La lumière que Dieu désirait, au tout début, a été agréée. Dieu a séparé la lumière des ténèbres ; qu'y a-t-il en effet de commun entre les deux ? Dans les lieux célestes se trouve une lumière parfaite, l'obscurité n'existe pas ; en enfer, c'est l'inverse : ce ne sont que ténèbres, il n'y a aucune clarté. Le jour et la nuit appartiennent au Seigneur ; vivons-les chacun en Son honneur, en travaillant pour Lui le jour et en nous reposant sur Lui chaque nuit, méditant Sa parole sans cesse.

      6 Le monde était vide, mais par le biais d'une Parole, il se remplit des richesses divines et ce, jusqu'à ce jour.

      Il est cependant permis à l'homme de jouir de ces richesses, elles proviennent de Dieu, et doivent être utilisées pour Son service et à Son honneur. Dès que Dieu a donné son ordre, la terre a produit l'herbe, les plantes, et les fruits. Dieu doit être glorifié pour tous les avantages que nous recevons des produits de la terre. Si nous recevons les bénédictions de la Fontaine de la grâce divine, nous pouvons nous réjouir en Lui, même si ces miséricordes semblent parfois temporairement tarir.

      14 Au quatrième jour, le soleil, la lune et les étoiles sont créés. Tout cela est l'œuvre de Dieu. Les étoiles apparaissent alors, sans que l'on nous en dise plus sur leur nombre, leur nature, leur place, leur taille et leur mouvement ; les écritures ont été en effet écrites, non pour satisfaire notre curiosité ou pour nous instruire dans le domaine astronomique, mais pour nous mener à Dieu et pour nous rendre saints. Les luminaires célestes ont été créés pour servir Sa gloire ; ils émettent leur lumière avec régularité, de manière conforme à chaque saison, et ce, sans défaillance.

      Nous sommes de véritables lumières dans ce monde, destinés à servir Dieu ; devons-nous le faire d'une manière qui manifeste avec orgueil la prétendue force du genre humain ? Pas du tout ! La lumière que nous pouvons rayonner ne peut être comparable à celle émise par Dieu, dans notre direction. Nous consommons la lumière du Maître, n'oublions pas Ses œuvres à notre égard !

      20 Dieu a ordonné aux poissons et aux oiseaux d'être féconds. Cet ordre, Il l'a rendu Lui-même exécutable. Les insectes, qui sont bien plus nombreux que les oiseaux et les gros animaux, semblent curieusement avoir été créés le même jour. La sagesse et la puissance du créateur peuvent être contemplées à la fois devant une fourmi et devant un éléphant. La puissance de la Providence divine préserve toute la création, Ses bénédictions sont abondantes.
      26 L'homme a été le dernier des êtres créés : c'est à la fois un honneur et une faveur qui lui ont été faits. L'homme a été toutefois créé le même jour que les animaux. Son corps a été tiré de la terre, tout comme pour eux. Tant que l'être humain est en vie, il habite dans le même environnement terrestre que l'animal. Dieu nous interdit de nous conduire de la même manière que les bêtes, sous prétexte que nous avons un corps sujet aux mêmes instincts et aux mêmes penchants !

      L'homme a été créé pour être une créature différente des autres. La chair et l'esprit, les cieux et la terre sont présents en même temps devant le Créateur. Dieu dit : « Faisons l'homme ». L'homme, quand il fut créé, était destiné à glorifier le Père, le Fils et le Saint Esprit.

      Nous sommes baptisés en Son Nom, nous ne pouvons demeurer sur terre que par Lui. (Il n'y a que l'âme de l'homme qui ne peut rechercher l'image de Dieu). Au début, l'homme a été créé juste, Ec 7:29. Son intelligence a su discerner clairement les préceptes divins ; il n'a commis aucune erreur ni faute dans la connaissance des Préceptes divins ; il a consenti immédiatement, en toutes choses, à suivre la volonté de Dieu. Ses pensées n'étaient pas détournées, et il ne s'est pas dirigé vers de mauvaises passions. Ses pensées ont été tout de suite polarisées vers les meilleurs sujets. Nos premiers parents étaient ainsi, dans un état de sainteté, heureux, ayant l'image de Dieu en eux. Mais maintenant, combien cet aspect de Dieu, aux yeux de sa créature, est défiguré ! Que le seigneur inonde nos âmes de Sa grâce !

      29 L'homme doit se nourrir des plantes et des fruits, en particulier les céréales et tous les produits que donne la terre. Que le peuple de Dieu rejette donc tout souci de nourriture sur Lui et ne soit pas anxieux sur le « manger » et le « boire ». Celui qui nourrit les oiseaux du ciel ne délaissera pas Ses enfants.
      31 Quand nous examinons nos œuvres, nous constatons, avec une certaine honte, qu'elles sont vraiment mauvaises ; Dieu quant à Lui, a vu au contraire, que les siennes étaient très bonnes. Elles ont été bonnes car elles furent crées telles que le Créateur l'a désiré. Toutes Ses œuvres, en tous lieu, Le louent et Le bénissent ; Oh Seigneur, bénis mon âme !

      Bénissons Dieu pour l'évangile de Christ ; quand nous considérons Sa puissance, fuyons, en tant que pécheurs, la Colère à venir. Si nous sommes nés de nouveau, en toute sainteté, à l'image de Dieu, nous irons vers de « nouveaux cieux et la nouvelle terre, où demeure la droiture ».

      Lévitique 1

      3 Dans les ordonnances données par le livre du Lévitique, les mystères du monde spirituel sont représentés par des éléments de la nature : les pratiques qui vont suivre, relatives aux sacrifices et aux offrandes, en sont une représentation. Sans cette idée sous-jacente, ces cérémonies sembleraient n'avoir aucun sens. Dans ces éléments, nous trouvons une représentation des souffrances du Fils de Dieu, sacrifié pour les péchés du monde entier. Le corps brûlé de l'animal, n'était qu'une piètre représentation du châtiment éternel que nous méritions tous ; en fait, c'est notre Seigneur Jésus qui a supporté corps et âme cette malédiction, lorsqu'Il est mort sous le poids de nos iniquités.

      Remarquons bien les éléments suivants : - La bête à sacrifier devait être sans défaut. Cela signifie que Christ était pur et parfait, capable de rendre sain Son peuple racheté. - La personne offrant le sacrifice devait le faire sans contrainte. Tout acte de piété, destiné à plaire à Dieu, doit être accompli avec amour. Christ s'est Lui-même volontairement offert, par amour pour nous. - La bête devait être offerte à la porte du tabernacle, sur l'autel de bronze des sacrifices. Cette offrande était ainsi sanctifiée : c'est une image du pécheur, incapable d'entrer en communion avec Dieu, sans être sanctifié par un sacrifice. - Celui qui offrait le sacrifice devait apposer sa main sur la tête de la victime : cela signifiait qu'il souhaitait que son offrande soit bien acceptée. - Le sacrifice devait être exécuté devant l'Éternel, selon un rite et une manière bien précis, en vue d'honorer Dieu. Cela signifie aussi pour les chrétiens, qu'ils doivent sacrifier tout ce qui vient de la chair : les affections corrompues comme les convoitises. - Les sacrificateurs devaient épandre le sang sur l'autel ; le sang étant la vie, c'est par lui que le péché pouvait être expié. C'est une image de la purification et de l'apaisement de nos consciences par l'aspersion du sang de Jésus-Christ, et ce par le biais de la foi. - La bête sacrifiée devait être divisée en plusieurs morceaux, pour être ensuite brûlée sur l'autel. Ce sacrifice consumé est aussi une image des horribles souffrances de Christ ; c'est également un modèle pour les chrétiens, qui doivent offrir leur être, dans le « feu de la sainteté », donnant ainsi leur esprit, leur âme et leur corps à Dieu. - Il est mentionné que le sacrifice était d'odeur agréable à l'Éternel : il en a été de même pour Christ qui est mort, en toute obéissance à Dieu, en vue de Lui offrir un sacrifice parfait ; les sacrifices spirituels des chrétiens ne peuvent être acceptés par Dieu qu'au travers de Christ, 1Pierre 2:5.

      10 Ceux qui ne pouvaient offrir un taureau, pouvaient apporter un mouton ou une chèvre ; quant à ceux qui ne pouvaient offrir aucun de ces animaux, ils avaient l'agrément divin s'ils amenaient une tourterelle ou un pigeon. Ces créatures n'étaient sélectionnées pour être sacrifiées, que si leur caractère était doux, calme et inoffensif ; cela nous rappelle l'innocence et l'humilité que l'on rencontrait dans la personne de Christ, ici-bas et qui devrait se trouver également chez les chrétiens.

      L'offrande du pauvre était également une image de l'expiation faite par Jésus-Christ, elle avait autant de valeur que la plus coûteuse : elle exprimait une réelle repentance, la foi et le dévouement à Dieu. Nous n'avons aucune excuse si nous négligeons notre devoir dans le service divin. De même qu'un Israélite pouvait offrir un taureau ou une chèvre, nous pouvons offrir à Dieu, qui Le premier, nous a déjà donné, le sacrifice de notre cœur brisé, ou celui de notre louange et de nos remerciements. Plus nous nous consacrons au service divin, plus nous nous engageons pour Lui, cherchant toute occasion pour accomplir de notre mieux, Sa volonté. En toutes choses Dieu pourvoit aux éléments nécessaires pour Son service, que ce soit le temps ou les moyens ; là où la providence divine a donné à l'homme une opulence de richesse, Dieu n'acceptera pas d'offrande qui ne soit faite avec un cœur contrit.

      Consacrons-nous, corps et âme, à Son service, quelle qu'en soit la difficulté requise ; entreprenons, accomplissons et souffrons pour notre Seigneur !

      Osée 1

      1

      On suppose qu'Osée faisait partie du peuple d'Israël. Il a vécu et a prophétisé pendant une longue période. L'objet de ces prédictions paraît être de détecter, de réprouver et de convaincre la nation juive et en particulier les Israélites, des péchés commis et de leur idolâtrie. Le royaume était également très corrompu. L'auteur invite néanmoins le peuple à la repentance, avec des promesses de miséricorde ; il prédit la bonne nouvelle de la future restauration des Israélites et des Juifs ainsi que leur conversion finale au Christianisme.

      L'idolâtrie honteuse des dix tribus est représentée sous forme imagée. (\\# Os 1:1-7\\)
      L'appel des Gentils, et l'unité d'Israël et de Juda, sous le regard de Christ. (\\# Os 1:8-11\\)

      Bien qu'Israël soit prospère, Osée, avec audace, avertit le peuple pour les péchés commis, il prédit sa destruction.

      Les hommes ne doivent pas être encouragés dans la pratique de leurs péchés, même s'ils prospèrent ici-bas ; ils ne pourront guère continuer, même s'ils persistent dans ce sens. Le prophète doit montrer aux enfants d'Israël leur péché. Il doit leur signifier à quel point cela est excessif et honteux. Leur idolâtrie était bien le péché qui leur était reproché. Donner à d'autres la gloire qui doit revenir à Dieu seul est pour Lui une injure et un affront ; c'est semblable à la frustration d'un mari dont la femme irait vers un étranger.

      Le Seigneur, sans aucun doute, a de bonnes raisons de donner de telles instructions au prophète ; cela présente une image touchante de la bonté et de la patience infinies de Dieu vis-à-vis de la perversité et de l'ingratitude d'Israël.

      Nous devrions être vraiment touchés et sensibilisés par la perversité des autres, qui met à l'épreuve la patience de l'Esprit divin, et qui Le peine. Soyons prêts à supporter la croix que le Seigneur place devant nous. Le prophète se doit de souligner, par les noms qu'il donne à ses enfants, la ruine du peuple. Il prédit, par le nom de son premier enfant, la chute de la famille royale : « appelle-le Jizreel », ce qui signifie dispersion. Il prédit, dans le nom du deuxième enfant, l'abandon de la nation, par Dieu ; Lo-Ruchama, « Le mal aimé », ou « celui qui n'a pas obtenu miséricorde ». Dieu a révélé sa grande miséricorde mais Israël a abusé de cette faveur. L'état de péché a fait refuser la clémence divine, pour Israël, le peuple de Dieu.

      Si la grâce est refusée, aucune autre miséricorde ne peut être escomptée. Bien que certains persistent dans leur incrédulité, Dieu préservera son église dans ce monde jusqu'à la fin du temps qu'Il a décrété. Notre salut ne tient qu'à la miséricorde divine, notre propre mérite n'entre pas en ligne de compte. Ce salut est certain, Dieu en est l'Auteur ; nul ne pourra empêcher cette œuvre divine !

      Osée 4

      1

      Les jugements de Dieu à l'égard des péchés du peuple. (\\# Os 4:1-5\\)
      et contre les prêtres. (\\# Os 4:6-11\\)
      L'idolâtrie est réprouvée et Juda reçoit un avertissement. (\\# Os 4:12-19\\)

      Osée dénonce l'immoralité aussi bien que l'idolâtrie. Il n'y avait aucune vérité pratiquée, aucune miséricorde ou connaissance de Dieu dans le pays : il y avait quantité de meurtriers, 2Rois 21:16. De ce fait, les calamités étaient imminentes, prêtes à désoler le pays. Nos péchés, en tant que peuple à part, en tant que famille ou nation, poussent le Seigneur à nous réprimander ; approchons-nous de Lui en toute soumission, avec humilité, Il saura nous préserver de toute destruction.

      Amos 1

      Jean 1

      1

      L'apôtre et évangéliste, Jean, semble avoir été le plus jeune des douze. Il était particulièrement estimé par notre Seigneur et bénéficiait vraiment de Sa confiance, d’où cette expression : « il était le disciple que Jésus aimait ».

      Jean était très sincèrement attaché à son Maître. Il exerçait avec beaucoup de zèle son ministère à Jérusalem ; il survécut à la destruction de cette ville, conformément à la prédiction de Christ, en (Jean 21:22).

      La tradition raconte qu'après la mort de la mère de Jésus, Jean résida principalement à Éphèse. Vers la fin du règne de Domitien, il fut banni à l'île de Patmos, où il écrivit l’Apocalypse. À l'accession au pouvoir de Nerva, il fut remis en liberté, et retourna à Éphèse, où l'on pense qu'il écrivit son Évangile et ses Épîtres, aux environs de 97 après J.C ; il mourut aussitôt après.

      Le but de cet Évangile semble être celui d'apporter au monde chrétien de justes notions sur la véritable nature, la fonction, et le caractère du « Professeur Divin », Celui qui vint pour enseigner et racheter l'humanité.

      Dans ce but, Jean fut conduit à choisir pour son récit, les passages de la vie de notre Sauveur qui exposaient le plus clairement Sa puissance et Son autorité divines ; l’apôtre mentionne également les propos de Jésus, dans lesquels Il parle très clairement de Sa propre nature et de la puissance de Sa mort, en tant qu’expiation des péchés du monde.

      En citant, ou en soulignant brièvement les événements rapportés par les autres évangélistes, Jean témoigna ainsi que leurs récits étaient véridiques ; il a seulement repris quelques points doctrinaux déjà mentionnés, ainsi que certaines particularités importantes, omises dans les autres évangiles.

      * La Divinité de Christ. (Jean 1:1-5) Sa nature divine et humaine. (Jean 1:6-14) Le témoignage de Jean-Baptiste concernant Christ. (Jean 1:15-18) Le témoignage public de Jean concernant Christ. (Jean 1:19-28) Autres témoignages de Jean concernant Christ. (Jean 1:29-36) André et un autre disciple suivent Jésus. (Jean 1:37-42) Philippe et Nathanaël sont appelés par Jésus. (Jean 1:43-51)

      Jean 1:1-5 Dans ce texte, le Fils de Dieu est appelé « la Parole ». Nos propos révèlent nos pensées aux autres et il semble évident qu’il en soit ainsi pour le Fils de Dieu, envoyé ici bas pour révéler l'Esprit de Son Père au monde.

      Ce texte de l'évangéliste, relatif à Christ, prouve que ce Dernier est véritablement Dieu ! Jean affirme d’ailleurs Sa coexistence avec le Père, dès le commencement : « la Parole était avec Dieu ». Toutes choses ont été faites par Christ. Sans Lui rien n'aurait pu être fait, depuis le plus élevé des anges, jusqu'au moindre vermisseau. Tout ceci montre combien Il était qualifié pour l'œuvre de notre rédemption et de notre salut !

      La lumière et la vie viennent de Christ, et dépendent de Lui. Cette Parole est éternelle, cette Lumière véritable brille, mais hélas, les ténèbres ne la comprennent pas. Prions sans cesse, pour que nos yeux puissent rester ouverts, afin de contempler cette Lumière, et de pouvoir marcher avec Elle, pour devenir spirituellement sages, par notre à salut, par la foi en Jésus-Christ !

      1 Jean 1

      1

      Les épîtres de Jean sont un exposé sur les principes du Christianisme, tant en termes de doctrine, comme de pratique. Le but est de réfuter et de mettre en garde les croyants contre les pratiques et les principes erronés et profanes, en particulier : vouloir nier la Divinité de Christ, ainsi que Ses souffrances et Sa mort, en tant que sacrifice d'expiation ; l’apôtre met en garde le lecteur contre ce prétexte que les croyants, étant sauvés par grâce, ne sont plus obligés d'obéir aux commandements de la Parole.

      Cette épître invite aussi tous ceux qui professent connaître Dieu, à entretenir une communion spirituelle avec ce Dernier, à croire en Lui, à marcher dans la sainteté, à s’écarter du péché, en montrant qu'une profession de foi « extérieure » n'est rien, sans les évidences d'une vie et d'une conduite pieuses. Elle aide également à cheminer plus loin : elle incite les véritables chrétiens à entretenir une communion avec Dieu et avec le Seigneur Jésus-Christ, en ayant de la constance dans une foi véritable, en toute pureté de vie.

      * L'apôtre adresse son épître aux croyants, avec des témoignages se référant à Christ, pour promouvoir leur bonheur et leur joie. (1 Jean 1:1-4) Il montre la nécessité de garder une vie de sainteté, pour avoir la communion avec Dieu. (1 Jean 1:5-10)

      1 Jean 1:1-4 « Ce qui était dès le commencement », cette Excellence non créée, éternelle, étant l’égale du Père, et qui parut un jour sous une nature humaine, pour le salut de pécheurs, est Christ, le grand sujet développé par l'apôtre, à l’intention de ses frères.

      Les apôtres ont connu Jésus et ont été témoins de Sa sagesse et de Sa sainteté ; ils ont constaté Ses miracles, Son amour et Sa miséricorde, pendant Ses quelques années passées ici-bas, jusqu'à ce qu'Il soit crucifié, pour les pécheurs, puis ressuscité des morts. Les disciples ont ensuite « touché » leur Maître, pour avoir la preuve totale de Sa résurrection.

      Christ, cette Personne divine, la Parole de vie, la Parole de Dieu, a paru sous une forme humaine, pour pouvoir devenir l'Auteur de la vie éternelle de toute l'humanité, par la rédemption de Son sang, et l'influence de son Esprit, capable de créer une nouvelle créature.

      Les apôtres ont témoigné de ce qu'ils avaient vu et entendu, afin que les croyants puissent partager leurs consolations et leurs avantages spirituels éternels. Ces derniers avaient ainsi un libre accès à Dieu le Père. Ils avaient une expérience heureuse de la Vérité dans leur âme, montrant ainsi l’excellence de leur vie spirituelle. Cette communion des croyants, avec le Père et le Fils, est initialisée et entretenue par l’influence du Saint-Esprit.

      Les bienfaits que Christ accorde ne sont pas comme les vaines possessions de ce monde, n’occasionnant que jalousies ; la joie et le bonheur d’être en communion avec Dieu sont suffisants pour que tous puissent en bénéficier. Tous ceux qui peuvent annoncer leur réelle communion avec le Père, désireront amener les autres à participer à la même bénédiction !

      Apocalypse 19

    • Genèse 1

      1 Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre.
      2 La terre est comme un grand vide. Elle est dans la nuit. Une eau profonde la recouvre. Le souffle de Dieu se tient au-dessus de l’eau.
      3 Dieu dit : « Que la lumière brille ! » Et la lumière se met à briller.
      4 Dieu voit que la lumière est une bonne chose. Alors il sépare la lumière de l’obscurité.
      5 Dieu appelle la lumière « jour », et l’obscurité, il l’appelle « nuit ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le premier jour.
      6 Dieu dit : « Qu’un toit, au milieu de l’eau, la sépare en deux parties ! »
      7 Et cela arrive. Ainsi, Dieu fait le toit qui sépare l’eau d’en haut et l’eau d’en bas.
      8 Dieu appelle le toit « ciel ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le deuxième jour.
      9 Dieu dit : « Que toute l’eau qui est sous le ciel se rassemble au même endroit, et que le sol apparaisse ! » Et cela arrive.
      10 Dieu appelle le sol « terre », et l’eau, il l’appelle « mer ». Dieu voit que c’est une bonne chose.
      11 Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe verte, avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres à fruits ! Sur la terre, chaque plante aura ses graines. Chaque arbre aura ses fruits, avec des pépins ou un noyau, selon son espèce. » Et cela arrive.
      12 La terre produit de l’herbe verte avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres. Chaque plante a ses graines selon son espèce. Chaque arbre a ses fruits, avec des pépins ou un noyau selon son espèce. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      13 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le troisième jour.
      14 Dieu dit : « Que des lumières dans le ciel séparent le jour et la nuit ! Elles marqueront les fêtes, les jours et les années.
      15 Dans le ciel, elles serviront à éclairer la terre. » Et cela arrive.
      16 Ainsi, Dieu fait les deux grandes sources de lumière : la plus grande pour commander au jour, et la plus petite pour commander à la nuit. Il fait aussi les étoiles.
      17 Dieu les place dans le ciel pour éclairer la terre,
      18 pour commander au jour et à la nuit et séparer la lumière de l’obscurité. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      19 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le quatrième jour.
      20 Dieu dit : « Que toutes sortes d’animaux vivent dans la mer ! Que les oiseaux volent dans le ciel au-dessus de la terre ! »
      21 Dieu crée les grands animaux de la mer et toutes les espèces d’animaux qui se déplacent et s’agitent dans l’eau. Il crée aussi toutes les espèces d’oiseaux. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      22 Dieu les bénit en disant : « Faites des petits, devenez nombreux. Remplissez l’eau des mers. Et vous, les oiseaux, devenez nombreux sur la terre. »
      23 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le cinquième jour.
      24 Dieu dit : « Que la terre produise toutes sortes d’animaux : animaux domestiques, petites bêtes et animaux sauvages de chaque espèce ! » Et cela arrive.
      25 Ainsi, Dieu fait les différentes espèces d’animaux : les animaux sauvages, les animaux domestiques et les petites bêtes. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      26 Dieu dit : « Faisons les êtres humains à notre image, et qu’ils nous ressemblent vraiment ! Qu’ils commandent aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel, aux animaux domestiques et à toutes les petites bêtes qui se déplacent sur le sol ! »
      27 Alors Dieu crée les humains à son image, et ils sont vraiment à l’image de Dieu. Il les crée homme et femme.
      28 Puis il les bénit en disant : « Ayez des enfants, devenez nombreux. Remplissez la terre et dominez-la. Commandez aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel et à tous les animaux qui se déplacent sur la terre. »
      29 Dieu dit : « Sur toute la terre, je vous donne toutes les plantes avec leurs graines. Je vous donne aussi tous les arbres qui portent des fruits avec des pépins ou un noyau : ce sera votre nourriture.
      30 Et je donne toute l’herbe verte comme nourriture à tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui se déplacent sur le sol, en un mot, à tout ce qui est vivant. » Et cela arrive.
      31 Dieu regarde tout ce qu’il a fait. Et il voit que c’est une très bonne chose. Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le sixième jour.

      Lévitique 1

      3 « S’il offre en sacrifice complet un animal pris parmi les bœufs, il doit choisir un taureau sans défaut. Il le conduit à l’entrée de la tente de la rencontre pour que le SEIGNEUR accepte son offrande.
      10 « Si quelqu’un offre en sacrifice complet un animal pris parmi les moutons et les chèvres, il doit présenter un bélier ou un bouc sans défaut.

      Osée 1

      1 Voici les paroles que le SEIGNEUR a dites à Osée, fils de Beéri, à l’époque où Jéroboam, fils de Yoas, était roi d’Israël. C’était aussi l’époque des rois de Juda : Ozias, Yotam, Akaz et Ézékias.

      Osée 4

      1 Le SEIGNEUR est en procès avec les habitants du pays. Gens d’Israël, écoutez ses paroles : « Ici, il n’y a plus de fidélité ni de bonté. Dans ce pays, les habitants ne me connaissent plus comme Dieu.

      Amos 1

      3 Voici ce que le SEIGNEUR dit : « J’ai beaucoup de crimes à reprocher aux Syriens de Damas. Le plus grave est celui-ci : ils ont écrasé les habitants de Galaad sous des herses de fer. C’est pourquoi je ne changerai pas la décision que j’ai prise :
      6 Voici ce que le SEIGNEUR dit : « J’ai beaucoup de crimes à reprocher aux Philistins de Gaza. Le plus grave est celui-ci : ils ont déporté les habitants de villages entiers pour les livrer aux Édomites. C’est pourquoi je ne changerai pas la décision que j’ai prise :

      Jean 1

      1 Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu.
      9 La Parole est la vraie lumière. En venant dans le monde, elle éclaire tous les êtres humains.
      11 La Parole est venue dans son peuple, mais les gens de son peuple ne l’ont pas reçue.
      14 La Parole est devenue un homme, et il a habité parmi nous. Nous avons vu sa gloire. Cette gloire, il la reçoit du Père. C’est la gloire du Fils unique, plein d’amour et de vérité.
      16 Oui, nous avons tous reçu une part de sa richesse, nous avons tous été remplis de son amour, et de plus en plus.
      18 Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et qui vit auprès du Père, nous l’a fait connaître.

      1 Jean 1

      1 Nous vous annonçons la Parole qui donne la vie et qui existe depuis toujours. Nous l’avons entendue, nous l’avons vue de nos yeux, nous l’avons regardée avec attention, nous l’avons touchée de nos mains.

      Apocalypse 19

      13 Il est habillé d’un vêtement couvert de sang et il s’appelle « Parole de Dieu ».
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