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LUC (évangile de) 1.

Le troisième dans la plupart des anciennes collections d'évangiles comme dans l'ordre actuel des livres du N.T. ; dans l'ordre chronologique, il est en tout cas postérieur à Marc peut-être aussi à Matthieu (voir Évangiles synoptiques, introduction générale aux articles particuliers sur chacun de ces évangiles).

I Témoignages de la tradition.

1.

L'AUTEUR.

Si notre évangile est anonyme comme les trois autres, en ce sens que l'auteur ne s'y nomme pas, pourtant il s'introduit dans sa préface, très nettement mais une fois pour toutes, en parlant de lui-même à la 1 re personne du singulier pour définir le but qu'il s'est assigné dans son ouvrage : « j'ai cru bon, moi aussi... » (Lu 1:3) ; et il introduit le premier lecteur auquel il le destine par la 2 e personne du singulier et par le nom même de ce personnage : « ... t'exposer, excellent Théophile..., afin que tu reconnaisses... » (Lu 1:3 et suivant). Or un autre livre du N.T., celui des Actes des apôtres, commencera de la même manière : « Dans mon premier livre, ô Théophile, j'ai parlé... » (Ac 1:1) ; et cette 1 re personne du singulier, ici encore employée une seule fois, se prolongera au cours du récit dans plusieurs apparitions de la 1re personne du pluriel, qui désigneront explicitement l'auteur comme témoin oculaire des scènes qu'il raconte : « Nous cherchâmes à partir... » (Ac 16:10), etc.

D'où deux constatations, connexes et capitales,

(a) Cet emploi du « je », en nous ouvrant un jour sur les intentions et la méthode de l'auteur, et cet emploi du « nous », en nous renseignant sur certaines périodes de sa vie, constituent un phénomène littéraire remarquable, qui unit plus étroitement que dans les trois autres cas l'évangéliste à son évangile,

(b) Le 3e évangile et le livre des Actes ont le même auteur : ils sont dédiés au même Théophile, et le deuxième lui est explicitement présenté comme la suite d'un ouvrage en deux parties (Lu 1:1,4, Ac 1:1) ; ils ont même style, même vocabulaire, même genre narratif et descriptif, même inspiration générale, même mode de composition. Les témoignages anciens au sujet de l'un des deux portent donc implicitement sur l'autre, soit qu'ils nomment l'auteur de l'évangile, soit qu'ils nomment l'auteur des Actes, soit à plus forte raison qu'ils nomment l'auteur des deux volumes.

Nous ne pouvons remonter pour Luc, comme pour Marc et Matthieu, jusqu'au témoignage de Papias, dont l'ouvrage ne nous a été conservé que par fragments, dans les citations d'Eusèbe. Le contemporain de Papias, Justin Martyr (avant 150 ou même 140), parlant de la sueur de sang, mentionnée par Luc seul (Lu 22:44), donne pour référence « les mémoires soit des apôtres, soit de ceux qui les accompagnèrent » (Dial., III, 8) : attribuant ainsi deux évangiles à des apôtres et les deux autres à des disciples, il envisage comme un disciple l'auteur du passage auquel il fait allusion, puisque celui-ci ne se trouve pas dans les écrits des deux apôtres, Matthieu ou Jean.

--Aucun texte aujourd'hui connu ne donne avant Irénée (vers 180) le nom de l'auteur soit du 3° évangile, soit du livre des Actes. Ce silence n'implique en soi rien de défavorable à la tradition subséquente ; il doit être purement accidentel. Le cas est le même pour des livres aussi peu contestés que les épîtres de saint Paul aux Galates et aux Romains, que les Pères de l'Église avaient pourtant plus d'occasions de citer, et qui furent connues publiquement dès leur apparition dans les grandes Églises destinataires, alors que Luc parut d'abord sous un patronage privé. Le témoignage d'Irénée, représentant de l'Asie mineure, de Rome et de la Gaule, attribue ouvertement à Luc, compagnon de Paul, la rédaction de l'évangile prêché par celui-ci ; il énumère toute une série de traits qui lui sont propres et les assigne explicitement à Luc, observant que ceux qui récuseraient l'autorité de ce dernier rejetteraient bien des éléments essentiels de l'Évangile qu'ils professent, l'histoire de Zacharie et de Jean, la visite de l'ange à Marie, etc. (Adv. Hoer., III, 14:3 10:1, etc.). Par cette remarque, il ne suppose nullement la possibilité d'attribuer l'évangile à un autre que Luc ; il combat seulement les doutes relatifs à l'autorité de cet évangéliste.

--A la même époque, à Rome, le catalogue appelé canon de Muratori, en quelques phrases dont certains détails peuvent prêter à discussion, mais dont le sens général est très clair, nomme deux fois Luc, comme disciple de Paul et comme auteur du 3 e évangile et des Actes, et met en oeuvre assez librement les données de leurs deux préambules et de Col 4:14, passage auquel il se réfère expressément à propos du « médecin ».

--Vers 200, Clément d'Alexandrie, qui avait reçu les traditions apostoliques de maîtres venus de Palestine, d'Assyrie, de Grèce et d'Egypte, fait aussi remonter avec précision l'évangile à Luc (Strom., I, 21).

--Tertullien (190-220), de l'Église d'Afrique, le cite tout au long contre Marcion, en tant qu'évangile de Luc ; il observe : « parmi les apôtres, Jean et Matthieu nous inspirent la foi ; parmi les aides apostoliques, Luc et Marc l'affermissent » ; il signale l'opinion courante de son temps qui rattache Luc à Paul et Marc à Pierre ; il déclare que dans toutes les Églises chrétiennes, fondées ou non par les apôtres, cet évangile a été admis sans opposition dès qu'il a paru (Adv. Marc, IV, 2:5).

--Origène (avant 250), cité par Eusèbe (H.E., VI, 25), dit : « En troisième lieu l'évangile selon Luc, cité par Paul avec approbation », allusion à 2Co 8:18 et suivant, qu'il appliquait à Luc (voir ce mot, parag. 4) et à l'expression de l'apôtre : « mon Évangile ».

--Eusèbe (Ro 2:16 etc.) de Césarée (après 300) le confirme : « On dit que Paul parle de l'évangile selon Luc lorsqu'il écrit : mon évangile » (H.E., III, 4).

--Jérôme (fin du IV e siècle) rapporte à « quelques-uns » la même interprétation (De Vir. M., 7).

Inutile de poursuivre plus loin la série des témoignages : la voix des huit premiers siècles, dans toute la chrétienté, y compris un certain nombre de prologues de vieux manuscrits, dont quelques-uns doivent être fort anciens (voir Lagrange, Luc, pp. XIIIss), désigne unanimement Luc. Il ne s'agit pas de vues particulières à ces divers témoins, mais d'une conviction générale, incontestée, et que personne n'ignore dans l'Église.

2.

LA NOTORIETE DE L'EVANGILE.

Si donc le nom de l'auteur n'est pas, à notre connaissance, prononcé plus tôt que 180 dans les anciens écrits, en revanche nous avons maintes preuves que longtemps avant cette époque l'évangile était connu, répandu, utilisé dans tous les grands centres chrétiens. Déjà la plupart des témoins précités qui l'attribuent à Luc l'invoquent couramment comme une autorité décisive : Clément d'Alexandrie en fait de fréquentes citations, empruntées à toutes les parties du livre ; Irénée plus encore, qui en cite à peu près tous les chapitres, et plus spécialement ceux qui sont presque entièrement particuliers à Luc (Lu 2, Lu 9-19, Lu 24 etc.) ; Tertullien ne se borne pas à le citer : il construit sur l'ensemble de cet évangile, du chap. 4 jusqu'à la fin, son traité contre l'hérétique Marcion.

--Celui-ci fournit en faveur de Luc un témoignage involontaire, et plus ancien, par « l'évangile du Seigneur » qu'il introduisit (vers 145) dans son N.T. personnel à sa communauté. Cet évangile de Marcion n'était en aucune façon un écrit original qui, modifié et augmenté par la suite, serait devenu le 3° évangile canonique, comme l'a soutenu depuis Albert Ritschl toute une école critique au XIX° siècle ; cette thèse est complètement abandonnée aujourd'hui : il ressort de l'examen des autres livres du N.T. marcionite (épîtres de Paul tendancieusement remaniées, etc.), comme de la comparaison entre Lu et les morceaux actuellement connus de l'évangile en question, que celui-ci est au contraire, sans nul doute possible, le résultat des remaniements et des mutilations de tendance opérés par Marcion sur l'évangile même de Luc. L'autorité du 3 e évangile se rehausse ainsi, d'abord de sa priorité sur Marcion, puis de l'emploi qu'en fit ce théologien en l'expurgeant pour les besoins de son gnosticisme.

--D'autres gnostiques : Basilide, Valentin, Héra-cléon (125-180), ont fait aussi quelque usage de Luc ; le dernier des trois en a même écrit un commentaire.

--Le païen Celse (après 160), adversaire militant de l'Évangile, le connaissait également, car il parle (d'après Origène, Cont. Cels., 2:32) de la généalogie de Jésus remontant à Adam (cf. Lu 2:23) --La composition même par Tatien (vers 175) du Diatessaron, harmonie de nos 4 évangiles canoniques (voir Évangiles, harmonie des), établit la valeur alors reconnue à Luc comme aux trois autres.

--Le maître de Tatien, mentionné plus haut, Justin Martyr (vers 150), cite bien des traits propres à Lu : Elisabeth, l'ange Gabriel, le recensement, etc.

--Le Testament des XII Patriarches (voir Apocalypses), ouvrage judéo-chrétien (av. 135), a de nombreuses rencontres d'idées et d'expressions avec le 3 e évangile.

--On croit encore pouvoir en relever de fréquentes citations probables dans la Didachè ou Doctrine des Apôtres (100-120) ; le titre même de cet antique document chrétien pourrait bien être emprunté à Lu : « Ils persévéraient dans la doctrine des apôtres ». --En (Ac 2:42) remontant plus haut, il est permis de supposer aussi des allusions chez les Pères apostoliques : Polycarpe d'Éphèse, Ignace d'Antioche, Clément de Rome (vers l'an 100) ; mais on ne peut plus reconnaître à coup sûr si ces allusions renvoient exclusivement à Luc plutôt qu'à Matthieu, ou qu'à une harmonie synoptique, ou qu'à une autre source, ou même qu'à la tradition orale. Toutefois il semble bien que ces trois derniers auteurs citent les Actes, ce qui suppose par contre-coup l'usage de l'évangile de Luc dès la fin du I er siècle, dans quelques-unes des plus importantes régions, fort éloignées les unes des autres, où le christianisme s'était développé autour des plus puissantes Églises.

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      Lévitique 3

      1 Et si l'offrande de quelqu'un [est] un sacrifice de prospérités, [et] qu'il l'offre de gros bétail, soit mâle soit femelle, il l'offrira sans tare, devant l'Eternel.
      2 Et il posera sa main sur la tête de son offrande, et on l'égorgera à l'entrée du Tabernacle d'assignation, et les fils d'Aaron Sacrificateurs répandront le sang sur l'autel à l'entour.
      3 Puis on offrira, du sacrifice de prospérités une offrande faite par feu à l'Eternel, [savoir] la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles ;
      4 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, jusque sur les flancs, et on ôtera la taie qui est sur le foie [pour la mettre] avec les rognons.
      5 Et les fils d'Aaron feront fumer tout cela sur l'autel, par dessus l'holocauste qui sera sur le bois [qu'on aura mis] sur le feu ; c'est une offrande faite par feu de bonne odeur à l'Eternel.
      6 Que si son offrande est de menu bétail pour le sacrifice de prospérités à l'Eternel, soit mâle soit femelle, il l'offrira sans tare.
      7 S'il offre un agneau pour son offrande, il l'offrira devant l'Eternel.
      8 Et il posera sa main sur la tête de son offrande, et on l'égorgera devant le Tabernacle d'assignation, et les fils d'Aaron répandront son sang sur l'autel à l'entour.
      9 Et il offrira du sacrifice de prospérités une offrande faite par feu à l'Eternel, en ôtant sa graisse, et sa queue entière jusque contre l'échine, avec la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles ;
      10 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, jusque sur les flancs, et il ôtera la taie qui est sur le foie [pour la mettre] sur les rognons.
      11 Et le Sacrificateur fera fumer [tout] cela sur l'autel ; c'est une viande d'offrande faite par feu à l'Eternel.
      12 Que si son offrande [est] d'entre les chèvres, il l'offrira devant l'Eternel.
      13 Et il posera sa main sur la tête de son [offrande], et on l'égorgera devant le Tabernacle d'assignation ; et les enfants d'Aaron répandront son sang sur l'autel à l'entour.
      14 Puis il offrira son offrande pour sacrifice fait par feu à l'Eternel, [savoir], la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles.
      15 Et les deux rognons, et la graisse qui est sur eux, jusque sur les flancs, et il ôtera la taie qui est sur le foie [pour la mettre] sur les rognons.
      16 Puis le Sacrificateur fera fumer [toutes] ces choses-là sur l'autel ; c'est une viande d'offrande faite par feu en bonne odeur. Toute graisse appartient à l'Eternel.
      17 C'est une ordonnance perpétuelle en vos âges, et dans toutes vos demeures, que vous ne mangerez aucune graisse, ni aucun sang.

      Lamentations 1

      1 [Aleph. ] Comment est-il arrivé que la ville si peuplée se trouve si solitaire ? que celle qui était grande entre les nations est devenue comme veuve ? que celle qui était Dame entre les Provinces a été rendue tributaire ?
      2 [Beth. ] Elle ne cesse de pleurer pendant la nuit, et ses larmes sont sur ses joues ; il n'y a pas un de tous ses amis qui la console ; ses intimes amis ont agi perfidement contre elle, ils sont devenus ses ennemis.
      3 [Guimel. ] La Judée a été emmenée captive tant elle est affligée, et tant est grande sa servitude ; elle demeure maintenant entre les nations, et ne trouve point de repos ; tous ses persécuteurs l'ont attrapée entre ses détroits.
      4 [Daleth. ] Les chemins de Sion mènent deuil de ce qu'il n'y a plus personne qui vienne aux fêtes solennelles ; toutes ses portes sont désolées, ses Sacrificateurs sanglotent, ses vierges sont accablées de tristesse ; elle est remplie d'amertume.
      5 [He. ] Ses adversaires ont été établis pour chefs, ses ennemis ont prospéré ; car l'Eternel l'a plongée dans l'affliction à cause de la multitude de ses crimes, ses petits enfants ont marché captifs devant l'adversaire ;
      6 [Vau. ] Et tout l'honneur de la fille de Sion s'est retiré d'elle ; ses principaux sont devenus semblables à des cerfs qui ne trouvent point de pâture, et ils ont marché destitués de force, devant celui qui [les] poursuivait.
      7 [Zajin. ] Jérusalem dans les jours de son affliction et de son pauvre état s’est souvenue de toutes ses choses désirables qu’elle avait depuis si longtemps, lorsque son peuple est tombé par la main de l’ennemi, sans qu’aucun la secourût ; les ennemis l’ont vue, et se sont moqués de ses sabbats.
      8 [Heth. ] Jérusalem a grièvement péché ; c'est pourquoi on a branlé la tête contre elle ; tous ceux qui l'honoraient l'ont méprisée, parce qu'ils ont vu son ignominie ; elle en a aussi sangloté, et s'est retournée en arrière.
      9 [Teth. ] Sa souillure était dans les pans de sa robe, [et] elle ne s'est point souvenue de sa fin ; elle a été extraordinairement abaissée, et elle n'a point de consolateur. Regarde, ô Eternel ! mon affliction, car l'ennemi s'est élevé [avec orgueil].
      10 [Jod. ] L'ennemi a étendu sa main sur toutes ses choses désirables ; car elle a vu entrer dans son Sanctuaire les nations au sujet desquelles tu avais donné cet ordre : Elles n'entreront point dans ton assemblée.
      11 [Caph. ] Tout son peuple sanglote, cherchant du pain ; ils ont donné leurs choses désirables pour des aliments, afin de se faire revenir le coeur ; regarde, ô Eternel ! et contemple ; car je suis devenue méprisée.
      12 [Lamed. ] Cela ne vous touche-t-il point ? Vous tous passants, contemplez, et voyez s'il y a une douleur, comme ma douleur, qui m'a été faite, à moi que l'Eternel a accablée de douleur au jour de l'ardeur de sa colère.
      13 [Mem. ] Il a envoyé d'en haut le feu dans mes os, lequel les a tous gagnés ; il a tendu un rets à mes pieds, et m'a fait aller en arrière ; il m'a rendue désolée [et] languissante pendant tout le jour.
      14 [Nun. ] Le joug de mes iniquités est tenu serré par sa main ; ils sont entortillés, [et] appliqués sur mon cou ; il a fait déchoir ma force ; le Seigneur m’a livrée entre les mains [de ceux] dont je ne pourrai point me relever.
      15 [Samech. ] Le Seigneur a abattu tous les [hommes] forts que j'avais au milieu de moi ; il a appelé contre moi ses gens assignés, pour mettre en pièces mes gens d'élite. Le Seigneur a tiré le pressoir sur la vierge de la fille de Juda.
      16 [Hajin. ] A cause de ces choses je pleure, [et] mon oeil, mon oeil se fond en eau ; car le consolateur qui me faisait revenir le coeur est loin de moi ; mes enfants sont désolés, parce que l'ennemi a été le plus fort.
      17 [Pe. ] Sion se déchire de ses mains, et personne ne la console ; l'Eternel a mandé contre Jacob ses ennemis à l'entour de lui ; Jérusalem est devenue entre eux, comme une femme séparée à cause de sa souillure.
      18 [Tsadi. ] L'Eternel est juste, car je me suis rebellée contre son commandement. Ecoutez, je vous prie, vous tous peuples, et regardez ma douleur ; mes vierges et mes gens d'élite sont allés en captivité.
      19 [Koph. ] J'ai appelé mes amis, mais ils m'ont trompée. Mes Sacrificateurs, et mes Anciens sont morts dans la ville ; car ils ont cherché à manger pour eux, afin de se faire revenir le coeur.
      20 [Resch. ] Regarde, ô Eternel ! car je suis dans la détresse ; mes entrailles bruient, mon coeur palpite au dedans de moi, parce que je n'ai fait qu'être rebelle ; au dehors l’épée m’a privée d’enfants ; au dedans il y a comme la mort.
      21 [Scin. ] On m'a ouïe sangloter, [et] je n'ai personne qui me console ; tous mes ennemis ont appris mon malheur, et s’en sont réjouis, parce que tu l’as fait ; tu amèneras le jour que tu as assigné, et ils seront dans mon état.
      22 [Thau. ] Que toute leur malice vienne en ta présence, et fais-leur comme tu m'as fait à cause de tous mes péchés ; car mes sanglots sont en grand nombre, et mon coeur est languissant.

      Lamentations 2

      1 [Aleph. ] Comment est-il arrivé que le Seigneur a couvert de sa colère la fille de Sion tout à l’entour, comme d’une nuée, et qu’il a jeté des cieux en terre l’ornement d’Israël, et ne s’est point souvenu au jour de sa colère du marchepied de ses pieds ?
      2 [Beth. ] Le Seigneur a abîmé, et n’a point épargné toutes les habitations de Jacob, il a ruiné par sa fureur les forteresses de la fille de Juda, [et] l’a jetée par terre ; il a profané le Royaume et ses principaux.
      3 [Guimel. ] Il a retranché toute la force d’Israël par l’ardeur de sa colère ; il a retiré sa dextre en arrière de devant l’ennemi ; il s’est allumé dans Jacob comme un feu flamboyant, qui l’a consumé tout à l’environ.
      4 [Daleth. ] Il a tendu son arc comme un ennemi ; sa dextre y a été appliquée comme celle d’un adversaire ; et il a tué tout ce qui était agréable à l’oeil dans le tabernacle de la fille de Sion ; il a répandu sa fureur comme un feu.
      5 [He. ] Le Seigneur a été comme un ennemi ; il a abîmé Israël, il a abîmé tous ses palais, il a dissipé toutes ses forteresses, et il a multiplié dans la fille de Juda le deuil et l’affliction.
      6 [Vau. ] Il a mis en pièces avec violence son domicile, comme [la cabane] d’un jardin ; il a détruit le lieu de son Assemblée ; l’Eternel a fait oublier dans Sion la fête solennelle et le Sabbat, et il a rejeté dans l’indignation de sa colère le Roi et le Sacrificateur.
      7 [Zajin. ] Le Seigneur a rejeté au loin son autel, il a détruit son Sanctuaire ; il a livré en la main de l’ennemi les murailles de ses palais ; ils ont jeté leurs cris dans la maison de l’Eternel comme aux jours des fêtes solennelles.
      8 [Heth. ] L’Eternel s’est proposé de détruire la muraille de la fille de Sion ; il y a étendu le cordeau, et il n’a point retenu sa main qu’il ne l’ait abîmée ; et il a rendu désolé l’avant-mur, et la muraille, ils ont été détruits tous ensemble.
      9 [Theth. ] Ses portes sont enfoncées en terre, il a détruit et brisé ses barres ; son Roi et ses principaux sont parmi les nations ; la Loi n’[est] plus, même ses Prophètes n’ont trouvé aucune vision de par l’Eternel.
      10 [Jod. ] Les Anciens de la fille de Sion sont assis à terre, [et] se taisent ; ils ont mis de la poudre sur leur tête, ils se sont ceints de sacs ; les vierges de Jérusalem baissent leurs têtes vers la terre.
      11 [Caph. ] Mes yeux sont consumés à force de larmes, mes entrailles bruient, mon foie s’est répandu en terre, à cause de la plaie de la fille de mon peuple, parce que les petits enfants et ceux qui têtaient sont pâmés dans les places de la ville.
      12 [Lamed. ] Ils ont dit à leurs mères : où [est] le froment et le vin ? lorsqu’ils tombaient en faiblesse dans les places de la ville, comme un homme blessé à mort, et qu’ils rendaient l’esprit au sein de leurs mères.
      13 [Mem] Qui prendrai-je à témoin envers toi ? Qui comparerai-je avec toi, fille de Jérusalem, et qui est-ce que je t’égalerai, afin que je te console, vierge fille de Sion ; car ta plaie est grande comme une mer ? Qui est celui qui te guérira ?
      14 [Nun. ] Tes Prophètes t’ont prévu des choses vaines et frivoles, et ils n’ont point découvert ton iniquité pour détourner ta captivité ; mais ils t’ont prévu des charges vaines, et propres à te faire chasser.
      15 [Samech. ] Tous les passants ont battu des mains sur toi, ils se sont moqués, et ils ont branlé leur tête contre la fille de Jérusalem, [en disant] : est-ce ici la ville de laquelle on disait : la parfaite en beauté ; la joie de toute la terre ?
      16 [Pe. ] Tous tes ennemis ont ouvert leur bouche sur toi, ils se sont moqués, ils ont grincé les dents, et ils ont dit : nous [les] avons abîmés ; vraiment c’est ici la journée que nous attendions, nous [l’]avons trouvée, nous l’avons vue.
      17 [Hajin. ] L’Eternel a fait ce qu’il avait projeté, il a accompli sa parole qu’il avait ordonnée depuis longtemps ; il a ruiné et n’a point épargné, il a réjoui sur toi l'ennemi, il a fait éclater la force de tes adversaires.
      18 [Tsadi. ] Leur coeur a crié au Seigneur. Muraille de la fille de Sion, fais couler des larmes jour et nuit, comme un torrent ; ne te donne point de repos ; [et] que la prunelle de tes yeux ne cesse point.
      19 [Koph. ] Lève-toi [et] t’écrie de nuit sur le commencement des veilles ; répands ton coeur comme de l’eau en la présence du Seigneur ; lève tes mains vers lui, pour l’âme de tes petits enfants qui pâment de faim aux coins de toutes les rues.
      20 [Resch. ] Regarde, ô Eternel ! et considère à qui tu as ainsi fait. Les femmes n’ont-elles pas mangé leur fruit, les petits enfants qu’elles emmaillottaient ? Le Sacrificateur et le Prophète n’ont-ils pas été tués dans le Sanctuaire du Seigneur ?
      21 [Scin. ] Le jeune enfant et le vieillard ont été gisants à terre par les rues ; mes vierges et mes gens d’élite sont tombés par l’épée ; tu as tué au jour de ta colère, tu as massacré, tu n’as point épargné.
      22 [Thau. ] Tu as convié comme à un jour solennel mes frayeurs d’alentour, et nul n’est échappé, ni demeuré de reste au jour de la colère de l’Eternel ; ceux que j’avais emmaillottés et élevés, mon ennemi les a consumés.

      Luc 1

      1 Parce que plusieurs se sont appliqués à mettre par ordre un récit des choses qui ont été pleinement certifiées entre nous ;
      3 Il m'a aussi semblé bon, après avoir examiné exactement toutes choses depuis le commencement jusques à la fin, très-excellent Théophile, de t'en écrire par ordre ;
      4 Afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été informé.

      Luc 2

      1 Or il arriva en ces jours-là, qu'un Edit fut publié de la part de César Auguste, [portant] que tout le monde fût enregistré.
      2 Et cette première description fut faite lorsque Cyrénius avait le gouvernement de Syrie.
      3 Ainsi tous allaient pour être mis par écrit, chacun en sa ville.
      4 Et Joseph monta de Galilée en Judée, [savoir] de la ville de Nazareth, en la cité de David, appelée Bethléhem, à cause qu'il était de la maison et de la famille de David ;
      5 Pour être enregistré avec Marie, la femme qui lui avait été fiancée, laquelle était enceinte.
      6 Et il arriva comme ils étaient là, que son terme pour accoucher fut accompli.
      7 Et elle mit au monde son fils premier-né, et l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, à cause qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie.
      8 Or il y avait en ces quartiers-là des bergers couchant aux champs, et gardant leur troupeau durant les veilles de la nuit.
      9 Et voici, l'Ange du Seigneur survint vers eux, et la clarté du Seigneur resplendit autour d'eux, et ils furent saisis d'une fort grande peur.
      10 Mais l'Ange leur dit : n'ayez point de peur ; car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera tel pour tout le peuple :
      11 C'est qu'aujourd'hui dans la cité de David vous est né le Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
      12 Et c'est ici la marque à laquelle vous le reconnaîtrez, c'est que vous trouverez le petit enfant emmailloté, et couché dans une crèche.
      13 Et aussitôt avec l'Ange il y eut une multitude de l'armée céleste, louant Dieu, et disant :
      14 Gloire soit à Dieu dans les lieux très-hauts, que la paix soit sur la terre et la bonne volonté dans les hommes !
      15 Et il arriva qu'après que les Anges s'en furent allés d'avec eux au ciel, les bergers dirent entre eux : allons donc jusqu'à Bethléhem, et voyons cette chose qui est arrivée, et que le Seigneur nous a découverte.
      16 Ils allèrent donc à grand hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans une crèche.
      17 Et quand ils l'eurent vu, ils divulguèrent ce qui leur avait été dit touchant ce petit enfant.
      18 Et tous ceux qui les ouïrent s'étonnèrent des choses qui leur étaient dites par les bergers.
      19 Et Marie gardait soigneusement toutes ces choses, et les repassait dans son esprit.
      20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de toutes ces choses qu'ils avaient ouïes et vues, selon qu'il leur en avait été parlé.
      21 Et quand les huit jours furent accomplis pour circoncire l'enfant, alors son nom fut appelé JESUS, lequel avait été nommé par l'Ange, avant qu'il fût conçu dans le ventre.
      22 Et quand les jours de la purification de [Marie] furent accomplis selon la Loi de Moïse, ils le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur,
      23 (Selon ce qui est écrit dans la Loi du Seigneur : que tout mâle premier-né sera appelé saint au Seigneur.)
      24 Et pour offrir l'oblation prescrite dans la Loi du Seigneur, [savoir] une paire de tourterelles, ou deux pigeonneaux.
      25 Or voici, il y avait à Jérusalem un homme qui avait nom Siméon, et cet homme était juste et craignant Dieu, et il attendait la consolation d'Israël ; et le Saint-Esprit était en lui.
      26 Et il avait été averti divinement par le Saint-Esprit, qu'il ne mourrait point, que premièrement il n'eût vu le Christ du Seigneur.
      27 Lui donc étant poussé par l'Esprit vint au Temple ; et comme le père et la mère portaient dans [le Temple] le petit enfant Jésus, pour faire de lui selon l'usage de la Loi,
      28 Il le prit entre ses bras, et bénit Dieu, et dit :
      29 Seigneur, tu laisses maintenant aller ton serviteur en paix selon ta parole.
      30 Car mes yeux ont vu ton salut ;
      31 Lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples.
      32 La lumière pour éclairer les nations ; et pour être la gloire de ton peuple d'Israël.
      33 Et Joseph et sa mère s'étonnaient des choses qui étaient dites de lui.
      34 Et Siméon le bénit, et dit à Marie sa mère : voici, celui-ci est mis pour être une occasion de chute et de relèvement de plusieurs en Israël, et pour être un signe auquel on contredira.
      35 (Et même aussi une épée percera ta propre âme) afin que les pensées de plusieurs coeurs soient découvertes.
      36 Il y avait aussi Anne la Prophétesse, fille de Phanuel de la Tribu d'Aser, qui était déjà avancée en âge, et qui avait vécu avec son mari sept ans depuis sa virginité ;
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