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MALADIE

La Palestine a toujours été une contrée assez salubre, garantie des épidémies par son isolement relatif, et la législation hébraïque comporte certaines préoccupations d'ordre sanitaire. La vie des anciens Israélites était simple et frugale, leur alimentation (voir ce mot) se composait surtout de pain, de lait, de miel et de fruits ; la viande était habituellement réservée aux festins. C'était un peuple sain, que la dure servitude d'Egypte n'avait pu abattre (Ex 1:12), et dont les femmes étaient alors plus vigoureuses que celles de leurs tyrans (Ex 1:19). Toutefois, ces conditions favorables furent contrebalancées par l'ignorance de l'hygiène sous un climat souvent brûlant, en pays poussiéreux, et par les innombrables mouvements de troupes et de guerres qui parcoururent la Palestine au cours des âges.

Aussi est-il fréquemment question de maladies dans la Bible ; et si l'on se reporte aux références à ce sujet dans l'A. T, et le N.T. (nous ne pourrons les citer toutes), on peut en dégager quelques notions assez précises, sans pouvoir établir une évolution nette des idées et des pratiques médicales à travers les siècles bibliques.

I Les maladies.

1.

EXPLICATIONS.

Comment expliquait-on les maladies ?

Les Israélites, d'accord, dans l'ensemble, avec les Babyloniens, les Perses et les Grecs, entretenaient ces deux croyances générales, au reste apparentées l'une à l'autre :

La maladie est un châtiment. Elle survient comme conséquence du péché individuel ou familial (Jn 9:2), idée ancienne que Jésus combat en refusant d'attribuer à priori cette cause à toute maladie sans exception. Dieu envoie la maladie directement (Ex 4:11, De 28:22 32:39), ou par un ange (2Sa 24:16), ou par l'intermédiaire de Satan (qui frappe Job d'un ulcère malin des pieds à la tête : Job 2:7) ; voir dans Job 33:19 et suivants une description imagée de la maladie.

A l'origine de la souffrance, il faut chercher une présence démoniaque (voir Possession démoniaque). Les démons, offensés, se vengent en envoyant des maladies, les maladies nerveuses surtout, mais aussi certaines infirmités comme la surdité ou la mutité (Mr 9:25). Parfois c'est Dieu lui-même, comme dans le cas de Saül (1Sa 16:14), qui envoie l'esprit malfaisant.

2.

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE.

Les notions d'anatomie et de physiologie qui se font jour dans la Bible sont très rudimentaires et difficiles à définir, à cause du manteau imagé et poétique qui les recouvre.

Le coeur est considéré comme le siège de l'activité à la fois mentale et morale, comme cela résulte de passages très nombreux.

Les reins sont le siège des impulsions, de l'affection, de l'angoisse (Jer 11:20, Ps 7:10, Esa 21:3).

Les entrailles sont le lieu de l'émotion douloureuse et de la compassion pour autrui (Ps 38:8, Job 30:27, Jer 31:20, Col 3:12, 1Jn 3:17)

Le sang, c'est l'âme de la chair (Le 17:11), etc. (Voir art. à ces divers mots).

On peut relever quelques vagues notions d'embryologie dans Job 10:10 et suivants, Ps 139:15 et suivant, Eze 37:6,8 : l'embryon, d'abord comparable à du lait caillé, est recouvert de chair et de peau, puis pourvu de nerfs et d'os.

3.

TERMES GENERAUX.

Les termes de maladie, malade, qui reviennent souvent dans le texte biblique, s'accompagnent quelquefois d'un qualificatif. Ézéchias fut « malade à la mort » (Esa 38:1), le fils de la veuve de Sarepta fut pris d'une maladie si violente que le souffle avait disparu (1Ro 17:17). Joram fut frappé d'une maladie sans remède (2Ch 21:18). La maladie mortelle d'Antiochus Épiphane est attribuée au chagrin (1Ma 6:8 et suivants).

Le grec du N.T. parle de faiblesse ou asthénie (Ac 28:9, Mt 8:17, Jn 5:5 11:4) ; langueur, amenée par une maladie chronique ou périodique (Mt 4:23 et suivant Mt 9:35 10:1) ; attaque aiguë avec crise violente (Mt 8:17, Mr 13:4 3:16, Lu 4:40 6:17 7:21 9:1) ; on distinguait généralement entre les malades et les démoniaques (sauf dans Lu 4:40).

4.

MALADIES PARTICULIERES.

Jésus a guéri un certain nombre de cas de mutité (Mr 7:37) ; le muet de Mt 9:32 et suivant présentait des troubles mentaux dont la disparition amena la guérison de son infirmité.

La surdité devait être assez répandue (Esa 29:18 35:5, Mt 11:5, Mr 7:37) ; la patience vis-à-vis des sourds était une vertu recommandée (Le 19:14). Dans Mr 7:32 et suivants la surdité s'accompagne de bégaiement. Un cas de surdi-mutité associé à des troubles nerveux a été guéri par Jésus (Mr 9:14 et suivants, cf. Mt 17:14 et suivants, Lu 9:37 et suivants, ces deux derniers passages ne spécifiant pas qu'il s'agit de surdi-mutité). Pour la mutité temporaire du prêtre Zacharie (Lu 1:20 etc.), voir Zacharie, parag. 32. On trouve aussi la mutité associée à la cécité chez un démoniaque (Mt 12:22).

La cécité. Les maladies des yeux, surtout l'ophtalmie purulente, ont été de tout temps très répandues en Orient. Cette affection était provoquée et aggravée par le sable, la poussière, le soleil. Elle pouvait être aussi une infirmité de vieillesse, comme dans le cas d'Isaac (Ge 27:1), d'Héli (1Sa 3:2), d'Ahija (1Ro 14:4). Par contre, Moïse conserva sa bonne vue jusqu'à la fin de sa vie (De 34:7). La compassion envers les aveugles était un devoir (Le 19:14), et celui qui faisait s'égarer un aveugle était maudit (De 27:18) ; mais la cécité était incompatible avec la prêtrise (Le 21:18). Jésus a guéri beaucoup d'aveugles ; les deux cas les plus frappants sont celui de l'aveugle de naissance (Jn 9:1) et celui de l'homme dont la guérison s'accomplit par degrés (Mr 8:22 et suivant). Les cas inverses sont ceux de Saul frappé de cécité par Dieu et d'Élymas frappé par Saul (Ac 9:8 13:11), châtiment symbolique de leur aveuglement spirituel (voir Aveugle). La tournure de Ac 9:18, décrivant l'impression de Saul qui recouvre la vue : « comme si des écailles tombaient de ses yeux », peut passer pour une expression plus ou moins médicale dans le récit de Luc.

L'Oriental connaissait un certain nombre de maladies caractérisées par un état fébrile, sans doute assez mal différenciées. De 28:22 en énumère qui ont ce caractère commun d'être soudaines et sans remède connu.

-La consomption (Le 26:16) peut être considérée comme une sorte de phtisie, ou comme une variété de la fièvre de Malte, qui sévissait particulièrement dans les îles et sur le littoral méditerranéens, et qui s'accompagnait de douleurs dans les membres, de sueurs abondantes et d'hyper-thermie.

-La fièvre appelée dans Le 26:16 la fièvre brûlante provoquait de violents malaises et affaiblissait la vue (LXX, ictère ou jaunisse). Ce pourrait être la maladie dont étaient atteints le fils du personnage royal (Jn 4:52) et la belle-mère de Simon Pierre (Lu 4:38), l'un et l'autre à Capernaüm, ville située sur le lac à plus de 200 m. au-dessous du niveau de la mer. Il s'agit sans doute d'une sorte de malaria, qui régnait à l'état endémique autour de la mer de Galilée, dans les vallées de la Palestine et dans certaines basses plaines marécageuses comme la Pamphylie (voir ce mot). La fièvre paludéenne est l'une des explications qu'on a données de l'écharde (voir ce mot) de l'apôtre Paul.

-L'inflammation, la chaleur brûlante, le dessèchement traduisent diverses manifestations fébriles.

-La peste, qui sévissait périodiquement, est souvent mentionnée dans l'A.T. Très redoutée à cause de son caractère épidémique et rapidement fatal, elle laissait les Israélites d'autant plus désarmés qu'elle était considérée comme une visitation directe de Dieu pour le châtiment, et la loi lévitique n'indique aucun moyen de la combattre (2Sa 24:15,1Ro 8:37,2Ro 19:35,2Ch 21:14, Ps 91:3, Jer 14:12, Eze 14:19 etc.). On s'est demandé si les Israélites n'avaient pas déjà établi un rapport entre la peste et les rats ou les souris (voir ce mot) ; pour s'être emparés de l'arche de l'Éternel, les Philistins, frappés de la peste, offrent des souris d'or comme don expiatoire (1Sa 6:4) ; les hémorroïdes de ce récit (1Sa 5:6,9,12 etc.) pouvaient bien être des tumeurs de la peste bubonique.

-Les affections cutanées, dartres, tumeurs, etc. ont toujours été très communes en Orient (Le 13:2 et suivant, Job 7:5, La 5:10).

La Bible n'établit pas de discrimination entre les diverses maladies de la peau.

La plus répandue et la plus redoutée était la lèpre (voir ce mot), qui affectait l'organisme tout entier et qui était soumise à une législation minutieuse et sévère.

La calvitie simple (Le 13:40-43) n'était pas tenue pour une cause d'impureté cérémonielle ; elle pouvait survenir chez les guerriers soumis à des fatigues excessives (Eze 29:18).

L'homme atteint de gale ou de teigne (De 28:27, Le 21:20) ne pouvait pas participer aux cérémonies cultuelles. Ces affections parasitaires, provoquant des éruptions non contagieuses, s'attaquaient au cuir chevelu, au visage, à la peau en général (Le 13:38).

L'ulcère d'Egypte (De 28:27,35, cf. Job 2:7, Ex 9:9,2Ro 20:7, Esa 38:21, Lu 16:20), se fixant surtout sur les genoux et les jambes, consistait en une éruption de pustules ; c'était sans doute quelque anthrax.

En fait de troubles organiques, les maladies de coeur ne semblent pas avoir été identifiées, et les nombreux qualificatifs attribués au coeur appartiennent au sens figuré.

Des cas de syncope ou d'apoplexie, momentanée ou fatale, paraissent cités dans 1Sa 4:18 28:20, Da 8:27. Le coeur de Nabal, dégrisé, devint « comme une pierre », et la mort survint dix jours plus tard (1Sa 25:37 et suivant). Uzza meurt subitement après avoir touché l'arche (2Sa 6:7) ; Ananias et Saphira succombent également d'une manière foudroyante (Ac 5:5-10). Voir aussi, dans les Apocryphes, la paralysie subite d'Alcimus (1Ma 9:55) et d'Héliodore (2Ma 3:27).

Lorsqu'il est dit qu'Hérode Agrippa mourut rongé des vers (Ac 12:23), ce peut être une façon du temps de décrire une péritonite avec perforation intestinale ; Josèphe déclare que ce roi souffrait de violentes douleurs abdominales qui l'emportèrent en peu de jours.

Le roi Joram semble avoir souffert d'une forme très grave de dysenterie (2Ch 21:19, cf. Ac 28:8).

Les excès de table et de vin provoquent des troubles divers (Pr 23:29,32, Esa 19:14, Sir 31:20 37:30) ; par contre, saint Paul jugeait l'usage modéré du vin, agissant comme remède, recommandable contre la dyspepsie (1Ti 5:23, cf. Sir 31:27).

Sous la rubrique des maladies nerveuses peuvent figurer la paralysie, l'épilepsie et les troubles nerveux proprement dits.

Les cas de paralysie se trouvent dans le N.T. : en dehors des guérisons anonymes accomplies par Jésus (Mt 4:24), on connaît le paralytique de Capernaüm porté par quatre hommes (Mr 2:3), et le serviteur du centenier (Mt 8:6) dont la paralysie s'accompagnait de vives souffrances. Énée, guéri par Pierre, était couché depuis huit ans (Ac 9:33). La paralysie pouvait ne concerner qu'un membre, comme dans le cas de l'homme à la main sèche (Mr 3:1, Mt 12:10, Lu 6:6) ou n'être pas totale, comme celle du paralytique de Béthesda (Jn 5:5).

Les infirmités des divers boiteux ou impotents (2Sa 4:4 9:13, Ac 3:2 14:8) peuvent être congénitales ou accidentelles. Ce sont des accès épileptiques (ou épileptiformes) qui sont décrits dans Mr 9:18, Mt 17:15, Lu 9:39. L'expression de lunatique, c-à-d. « frappé par la lune », employée par Mt 4:24, (cf. Ps 121:6) indique que l'on attribuait aux phases de la lune une action sur cette forme de maladie.

D'ailleurs les insolations (2Ro 4:18 et suivants, cf. Ps 121:6) ont aussi été attribuées à des démons dévastateurs (cf. le « démon de midi », dans Ps 91:6).

Les cas de possession démoniaque (voir art.) cités par la Bible (Mt 4:24 9:32) se réfèrent à des troubles nerveux, concomitants ou non à la mutité ou à l'épilepsie, et pouvant aller jusqu'aux diverses maladies mentales (voir Folie). L'exemple le plus frappant est celui du ou des démoniaques de Gadara (Mr 5:1-20, Mt 8:28-34, Lu 8:26-39). On ne sait s'il faut faire de ces troubles cérébraux l'origine, ou au contraire la conséquence de la mauvaise santé. Au temps où vivait Jésus, l'exaltation politique et religieuse créait une atmosphère fiévreuse et troublée qui favorisait singulièrement l'éclosion et le développement des maladies nerveuses.

Citons encore : un cas d'hydropisie (Lu 14:2), mal probablement assez commun, qui provoquait des désordres organiques ; et un cas, semble-t-il, d'hémorragie utérine, ayant duré douze ans (Mr 5:25 et parallèle), affection qui chez les Israélites mettait la malade (l' « hémorroïsse ») au ban de la société pour cause d'impureté rituelle.

--La maladie du pied dont souffrait Asa (1Ro 15:23) peut avoir été la goutte, ou une sorte de lèpre articulaire ou de gangrène sénile.

La gangrène est mentionnée dans 2Ti 2:17 comme terme de comparaison pour les progrès rongeurs de l'impiété. Mais, dans De 28:22, où Sg. traduit : jaunisse et gangrène, il est probable qu'il s'agit plutôt de maladies des céréales : nielle et rouille (voir art.).

II La médecine.

1.

THERAPEUTIQUE.

Un soin qui s'impose tout d'abord est celui des blessures. Ésaïe (Esa 1:6), décrivant un corps couvert de plaies, où rien n'est en bon état, indique en même temps le remède : des pansements à l'huile adoucissante. De bonne heure, il dut y avoir sinon des médecins proprement dits, du moins des gens chargés de soigner les blessés, car Ex 21:19 prescrit que les frais du traitement doivent être imputés à l'auteur des coups.

L'huile et le vin aromatisé étaient d'un emploi courant pour panser les plaies (Lu 10:34). Le baume, spécialement celui de Galaad (Ge 37:25 43:11, Jer 8:22 46:11 51:8, Eze 27:17), avait des propriétés sédatives, et en quelque mesure désinfectantes.

En ce qui concerne les maladies, nous avons déjà indiqué que la législation israélite était orientée vers certaines précautions sanitaires telles qu'on pouvait alors en avoir. Les prescriptions avaient un caractère rituel et dérivaient souvent de la qualité de tabou attachée à certains aliments et à certains objets (voir Pur et impur) ; en fait, l'élément cérémoniel et l'élément sanitaire étaient étroitement mêlés.

Les animaux destinés à la consommation devaient être inspectés d'après certaines règles ; il était permis de manger la chair des ruminants herbivores et des poissons, mais non des oiseaux vivant de viande animale et des invertébrés, à l'exception des sauterelles.

Une maladie infectieuse suspecte apparaissait-elle ? l'isolement était prescrit par le prêtre (Le 13:4), et le lavage (nous dirions maintenant : la désinfection) du corps et du vêtement était obligatoire, lorsqu'il y avait eu contact avec des impuretés (No 19:11).

En ce qui concerne l'art médical, les théories régnantes sur l'origine des maladies n'étaient pas de nature à en faciliter le développement : si la maladie est une conséquence des péchés commis par le patient ou par les siens, ne fallait-il pas attendre du pardon divin la guérison ? (Ex 15:26) Un point de vue extrême découvre un péché dans le fait de consulter les médecins au lieu de recourir à Dieu (2Ch 16:12) ; pour le vrai point de vue du croyant dans Sir 38, voir Médecin. Et d'autre part, si la maladie est imputable à la présence d'un mauvais esprit, la science médicale ne consistera-t-elle pas dans la recherche des meilleurs moyens d'expulser la cause du mal ? A cette conception de la maladie vont correspondre des pratiques plus ou moins magiques (2Ro 5:11), ou bien c'est un signe miraculeux qui indiquera au malade que sa guérison va s'accomplir (2Ro 20:8).

Qui sera le plus qualifié pour guérir, sinon l'homme de Dieu, et habituellement le prêtre, dont la science, dans ce domaine, ne pouvait être qu'empirique ? Avec le temps, les prêtres, l'emportant de plus en plus sur les magiciens, durent acquérir une certaine somme de connaissances médicales, qui leur permettaient, par exemple, de diagnostiquer et de discriminer avec sûreté les maladies de la peau (Le 13).

Les Talmuds donnent quelques indications sur les procédés employés. La médication se confondait en somme avec l'exorcisme. Le prêtre prononçait une formule magique, accompagnée parfois d'une onction d'huile. Il existait une formule d'incantation contre la rage, une contre la cécité, etc. S'il faut en croire Josèphe Ant., (VIII, 2), le roi Salomon aurait possédé un livre de recettes pour chasser les démons : à la puissance des formules s'ajoutait celle d'une racine sacrée, couleur de feu, appelée Baaras, laquelle, par contact avec le corps du possédé, chassait les esprits malfaisants. Les « possédés » n'étaient pas sans inspirer de la crainte. David, pris pour un aliéné, apparaît comme indésirable à Akis (1Sa 21:12,15). Pour guérir Saül en proie au mauvais esprit qui ne lui laissait guère de repos, on utilise avec un succès partiel les vertus calmantes de la harpe habilement tenue par David (1Sa 16:14,23).

L'huile utilisée pour les blessures, mélangée ou non avec le vin, trouvait aussi son emploi dans le traitement des maladies. Les apôtres recouraient aux onctions d'huile (Mr 6:13), et l'onction d'huile « au nom du Seigneur » est recommandée aux anciens (Jas 5:14) ; ici, la guérison et le salut attribués à Dieu ont pour condition la foi du malade (verset 15, cf. Heb 11:34).

La Bible parle de collyres pour les yeux (Ap 3:18). Jésus lui-même utilisa pour la guérison d'aveugles un collyre fait de salive et de poussière (Jn 9:6, Mr 8:23 7:33).

Les emplâtres de figues étaient appliqués comme émollients sur les ulcères (Esa 38:21).

Élie (1Ro 17:21) et Elisée (2Ro 4:34) ont utilisé la chaleur animale pour rendre la vie à un corps inanimé.

2.

INSTRUMENTS DE CHIRURGIE.

Pour procéder à la circoncision (voir ce mot), on employait à l'origine un couteau de pierre (Jos 5:3). Un poinçon pour percer l'oreille est mentionné (Ex 21:6). En dehors de la circoncision, l'art de la chirurgie devait être des plus rudimentaires. Le sang, étant tabou, ne devait pas être répandu ; avec le temps, comme les autres peuples de l'antiquité, les Israélites durent cependant recourir à la pratique des saignées.

Les sages-femmes (voir ce mot) sont mentionnées à propos de Rachel, morte en couches (Ge 35:17), de Tamar (Ge 38:28), et des Hébreux en Egypte (Ex 1:15)

La fécondité était une preuve de la faveur divine ; (1Sa 2:5, Ps 113:9) par contre, la stérilité était considérée comme une punition de Dieu ; voir (Ge 20:18 30:2 etc.) Enfant.

Dans le N.T., il est question des médecins d'une manière qui laisse entendre que leur zèle n'était pas très désintéressé et qu'il s'agissait d'un métier lucratif (Lu 8:43). Jésus rectifie en quelque mesure cette opinion défavorable en se contentant d'émettre, à propos des médecins (voir ce mot), des paroles à allure proverbiale (Mt 9:12, Lu 4:23). Ce qui est certain, c'est que beaucoup de gens s'occupaient de médecine, en alliant quelques notions fondées sur l'observation et sur l'expérience à beaucoup de pratiques d'exorcisme et de magie (voir ce mot).

La visite aux malades est un devoir recommandé expressément par Jésus (Mt 25:36,43, cf. Sir 7:35).

J. A.

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      3 Le prêtre examine la partie malade : si les poils y sont devenus blancs et qu’une cavité se forme dans la peau, c’est un cas de lèpre ; sitôt après l’examen, le prêtre déclare l’homme impur.
      4 S’il s’agit d’une tache luisante et blanche, sans cavité dans la peau et sans poil blanc, le prêtre met le malade à l’isolement pour une semaine.
      5 Le septième jour, il refait un examen : s’il constate que la tache n’a pas changé et ne s’est pas étendue sur la peau, il met le malade à l’isolement pour une deuxième semaine.
      6 A la fin de celle-ci, il procède à un nouvel examen : si la tache s’est ternie et ne s’est pas étendue sur la peau, le prêtre déclare l’homme pur ; c’est une simple dartre. L’homme doit seulement laver ses vêtements pour être pur.
      7 Mais si la dartre prend de l’extension après que le prêtre a examiné l’homme et l’a déclaré pur, celui-ci retourne chez le prêtre.
      8 Le prêtre l’examine une nouvelle fois : lorsqu’il constate que la dartre s’est étendue sur la peau, il déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      9 « Quand un homme est atteint d’une forme de lèpre, on l’amène chez le prêtre.
      10 Le prêtre l’examine : s’il y a une boursouflure blanche sur la peau, avec des poils blancs et de la chair à vif,
      11 il s’agit d’un cas de lèpre chronique ; le prêtre déclare l’homme impur. Il est inutile de le mettre en observation à l’isolement, car il est manifestement impur.
      12 Par contre si le prêtre a l’impression qu’une éruption de boutons recouvre tout le corps de l’homme, de la tête aux pieds,
      13 il procède à un examen approfondi. S’il constate que les boutons s’étendent effectivement sur tout le corps, il déclare que ce mal ne rend pas impur ; l’homme est pur puisque tout son corps est devenu blanc.
      14 Mais le jour où apparaît sur lui de la chair vive, l’homme devient impur :
      15 le prêtre examine l’endroit où la chair est à vif et déclare l’homme impur. La chair vive est impure, elle résulte d’une forme de lèpre.
      16 Si l’endroit où la chair est à vif redevient blanc, l’homme retourne chez le prêtre ;
      17 celui-ci l’examine et s’il constate que la plaie est effectivement redevenue blanche, il déclare qu’elle ne rend plus impur et que l’homme est donc pur.
      18 « Quand un homme a eu un furoncle qui a guéri,
      19 si une boursouflure blanche ou une tache d’un blanc rougeâtre apparaît à l’emplacement du furoncle, l’homme va trouver le prêtre.
      20 Celui-ci examine la partie malade : si une cavité se forme dans la peau et que les poils y deviennent blancs, le prêtre déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre qui se développe sur la cicatrice du furoncle.
      21 Mais si, lors de l’examen, le prêtre ne trouve pas de poil blanc, si la cicatrice ne forme pas de cavité dans la peau et qu’elle est terne, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      22 Après quoi, si le mal s’est étendu sur la peau, le prêtre déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      23 Mais si la tache n’a pas changé et ne s’est pas étendue, c’est alors simplement la cicatrice du furoncle, et le prêtre déclare l’homme pur.
      24 « Quand un homme a été brûlé et qu’une tache luisante et blanche ou d’un blanc rougeâtre se forme à l’endroit de la brûlure,
      25 le prêtre examine la partie malade : si les poils y sont devenus blancs et qu’une cavité apparaît dans la peau, c’est une forme de lèpre qui se développe à l’emplacement de la brûlure et, par conséquent, le prêtre déclare l’homme impur.
      26 Mais si, lors de l’examen, le prêtre ne trouve pas de poil blanc, si la tache ne forme pas de cavité dans la peau et qu’elle est terne, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      27 Si, le septième jour, le prêtre constate que le mal s’est étendu sur la peau, il déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      28 Par contre si la tache n’a pas changé, si elle ne s’est pas étendue mais qu’elle s’est ternie, c’est une simple boursouflure due à la brûlure. Le prêtre déclare l’homme pur, car il s’agit seulement de la cicatrice de la brûlure.
      29 « Quand un homme ou une femme est atteint d’une maladie de la peau sur la tête ou au menton,
      30 le prêtre examine la partie malade : si une cavité apparaît dans la peau, avec du poil jaunâtre et clairsemé, le prêtre déclare la personne impure ; c’est la teigne, qui attaque la peau sur la tête ou au menton.
      31 Mais si, lors de l’examen, le prêtre remarque qu’il n’y a pas de cavité dans la peau, et qu’il n’y a cependant pas de poil foncé, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      32 Si, le septième jour, le prêtre constate par un nouvel examen que le mal ne s’est pas étendu, qu’il n’y a pas de poil jaunâtre ni de cavité dans la peau,
      33 le malade doit se raser la tête, sauf la partie atteinte, puis le prêtre le met à l’isolement pour une deuxième semaine.
      34 A la fin de celle-ci, il procède à un nouvel examen de la partie atteinte : si le mal ne s’est pas étendu sur la peau et ne forme pas de cavité, le prêtre déclare la personne pure. Elle doit seulement laver ses vêtements pour être pure.
      35 Mais si la teigne prend de l’extension après que le prêtre a déclaré cette personne pure,
      36 le prêtre refait un examen : si la teigne s’est effectivement étendue sur la peau, le prêtre n’a pas besoin de rechercher s’il y a des poils jaunâtres, car l’homme est manifestement impur.
      37 Si par contre la partie atteinte n’a visiblement pas changé d’aspect et si des poils foncés y repoussent, c’est que le mal est guéri et que la personne est pure. Alors le prêtre la déclare pure.
      38 « Quand un homme ou une femme voit apparaître sur sa peau des taches blanches,
      39 le prêtre l’examine : si les taches sont d’un blanc terne, la maladie qui s’est développée n’est pas grave et la personne reste pure.
      40 « Quand un homme perd ses cheveux et devient chauve, il reste pur.
      41 S’il perd ses cheveux sur le devant et a le front dégarni, il reste également pur.
      42 Mais si dans la partie chauve au sommet du crâne ou sur le front, apparaît une affection de la peau d’un blanc rougeâtre, c’est une forme de lèpre qui s’y développe.
      43 Le prêtre l’examine : s’il trouve dans la partie chauve des boursouflures d’un blanc rougeâtre, ressemblant à la lèpre,
      44 l’homme est atteint d’une forme de lèpre et il est impur ; le prêtre le déclare impur, à cause du mal dont il est atteint à la tête.
      45 « Il faut que l’homme atteint de lèpre porte des vêtements déchirés, ne se coiffe pas et se couvre le bas du visage ; il doit crier : “Impur ! Impur !”
      46 Il est impur aussi longtemps qu’il est atteint de son mal ; c’est pourquoi il doit avoir sa demeure à l’écart des autres gens, en dehors du camp. »
      47 « Quand des taches de moisissures apparaissent sur des vêtements de laine ou de lin,
      48 sur des étoffes ou des tricots de laine ou de lin, sur des peaux ou des objets en cuir,
      49 si ces taches sont verdâtres ou rougeâtres, il s’agit de moisissures qu’on doit faire examiner par un prêtre.
      50 Le prêtre, après examen, garde l’objet taché sous clé pendant une semaine.
      51 Le septième jour, il refait un examen : si la tache s’est étendue sur l’objet, il s’agit d’une moisissure qu’on ne peut pas éliminer ; l’objet est impur.
      52 Le prêtre brûle alors le vêtement, l’étoffe, le tricot, en laine ou en lin, ou l’objet en cuir. Puisqu’on ne peut pas éliminer la moisissure, l’objet doit être détruit par le feu.
      53 Mais si, lors de l’examen, le prêtre constate que la tache ne s’est pas étendue sur l’objet,
      54 il ordonne qu’on lave celui-ci, puis il le remet sous clé une deuxième semaine.
      55 Lorsqu’il l’examine de nouveau, après lavage, s’il constate que la tache n’a pas changé d’aspect, même si elle ne s’est pas étendue, l’objet est tenu pour impur ; on doit le brûler, que la moisissure le ronge à l’endroit ou à l’envers.
      56 Mais si, lors de l’examen, le prêtre constate que la tache a pâli après avoir été lavée, il se borne à découper la partie tachée du vêtement, de la peau, de l’étoffe ou du tricot.
      57 Si plus tard la tache reparaît sur le vêtement, l’étoffe, le tricot ou l’objet en cuir, c’est que la moisissure s’y développe de nouveau. On brûle alors l’objet taché.
      58 « Lorsqu’on a lavé un objet atteint de moisissure, vêtement, étoffe, tricot ou objet en cuir, et que la tache a disparu, il faut le laver une seconde fois pour qu’il soit pur. »
      59 Telles sont les instructions concernant les taches de moisissure qui apparaissent sur des vêtements de laine ou de lin, sur des étoffes, des tricots, ou des objets en cuir ; ces instructions permettent de déclarer si l’objet atteint est pur ou impur.

      Lévitique 17

      11 C’est dans le sang que réside la vie d’une créature. Le Seigneur vous autorise à utiliser le sang sur l’autel pour obtenir le pardon en votre faveur ; en effet le sang permet d’obtenir le pardon parce qu’il est porteur de vie.

      Lévitique 19

      14 N’insultez pas un sourd, et ne mettez pas d’obstacle devant un aveugle. Montrez par votre comportement que vous me respectez. Je suis le Seigneur votre Dieu.

      Lévitique 21

      18 Aucun infirme n’est admis à ce service, que ce soit un aveugle, un boiteux, un homme défiguré ou difforme,
      20 un bossu ou un gringalet, un homme affligé d’une tache à l’œil, un homme souffrant d’une maladie de la peau, ou encore un eunuque.

      Lévitique 26

      16 voici comment moi je vous traiterai : « Je mobiliserai contre vous l’épouvante, avec le dépérissement et la fièvre, ces maux qui épuisent les regards et rongent la vie. Vous ensemencerez vos champs, mais en vain, car ce sont vos ennemis qui s’empareront des récoltes.

      Nombres 19

      11 « Quiconque touche un cadavre humain est impur pour une semaine.

      Josué 5

      3 Josué se fit des couteaux de pierre et circoncit les Israélites. Cela se passa à l’endroit qu’on a appelé la colline de la Circoncision.

      1 Samuel 2

      5 Ceux qui étaient rassasiés cherchent un gagne-pain mais ceux qui étaient affamés n’ont plus besoin de travailler. La femme stérile met au monde sept enfants mais celle qui en avait beaucoup perd sa fécondité.

      1 Samuel 3

      2 Une nuit, le prêtre Héli, qui était devenu presque aveugle, dormait à sa place habituelle.

      1 Samuel 4

      18 Au moment où le messager mentionna le coffre sacré, Héli, qui était sur son siège, tomba à la renverse en travers de la porte du sanctuaire ; il se brisa la nuque et mourut, car il était lourd et âgé. Il avait été à la tête du peuple d’Israël pendant quarante ans.

      1 Samuel 5

      6 Le Seigneur fit sentir encore plus sévèrement sa puissance aux gens d’Asdod : il les épouvanta et leur infligea des hémorroïdes, à eux et aux habitants des environs.

      1 Samuel 6

      4 « Mais quel genre de compensation devrons-nous lui offrir ? » demandèrent les Philistins. Les prêtres et les devins répondirent : « D’après le nombre des chefs des Philistins, offrez-lui cinq objets d’or représentant des hémorroïdes et cinq souris en or. En effet, c’est un seul et même fléau qui vous a atteints, vous et vos chefs.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait.

      1 Samuel 21

      12 Les ministres d’Akich dirent à leur maître : « N’est-ce pas là David, le roi du pays d’Israël ? C’est de lui que les femmes chantaient en dansant : “Saül a battu des milliers d’ennemis, David en a battu des dizaines de milliers” ? »

      1 Samuel 25

      37 Elle attendit que son ivresse soit dissipée, au matin, pour lui raconter ce qui s’était passé. Nabal en reçut un tel choc qu’il resta paralysé.

      2 Samuel 4

      4 D’autre part Jonatan, lui aussi fils de Saül, avait laissé un fils, Mefibaal, qui était estropié des deux jambes. Mefibaal avait cinq ans lorsque arriva de Jizréel la nouvelle de la mort de Saül et de Jonatan ; sa nourrice voulut le prendre pour fuir, mais dans sa hâte, elle le laissa tomber et l’enfant en demeura estropié.

      2 Samuel 6

      7 Alors le Seigneur se mit en colère contre lui : il le frappa sur place à cause de ce geste irréfléchi. Ouza mourut là, à côté du coffre.

      2 Samuel 24

      15 Le Seigneur envoya donc une épidémie de peste sur Israël, dès ce matin-là et pour la durée annoncée. D’un bout à l’autre du pays, soixante-dix mille hommes moururent.
      16 Lorsque l’ange du Seigneur, la main dirigée contre Jérusalem, fut sur le point d’y répandre le fléau, le Seigneur renonça à sévir davantage. Il dit à l’ange exterminateur : « Cela suffit ; abaisse ta main ! » A ce moment-là, l’ange du Seigneur se trouvait près de l’endroit où le Jébusite Aravna battait son blé.

      2 Chroniques 16

      12 Durant la trente-neuvième année de son règne, Asa fut atteint d’une très grave maladie des pieds, mais au lieu de rechercher le secours du Seigneur, il consulta des médecins.

      2 Chroniques 21

      14 C’est pourquoi le Seigneur va frapper d’un terrible fléau ton peuple, tes fils, tes femmes et toutes tes possessions.
      18 Après tout cela, le Seigneur frappa encore Joram d’une maladie incurable des intestins.
      19 Les jours passèrent ; au bout de deux ans environ, sous l’effet de la maladie, ses intestins se répandirent hors de son corps, et il mourut dans de cruelles souffrances. Toutefois son peuple n’alluma pas un grand feu en son honneur, comme on l’avait fait pour ses ancêtres.

      Job 2

      7 Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur. Il frappa Job d’une méchante maladie de peau, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne.

      Job 7

      5 J’ai le corps recouvert de vermine et de croûtes, et ma peau écorchée n’est que plaies purulentes.
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