TopChrétien TopBible Entrée de dictionnaire MASSACRE DES INNOCENTS Démarrer l'expérience SELAH Chers fidèles de "La Pensée du Jour", votre attention ! 📣 Nous faisons une pause dans la production de votre méditation quotidienne "La Pensée du Jour" pendant les mois de juillet et août. Nous aussi, nous avons besoin de vacances ! 😄 Et nous avons surtout besoin de temps pour bien vous préparer la rentrée de septembre. Ne vous inquiétez pas, nous avons sélectionné des rediffusions pour vous permettre de continuer à utiliser votre outil préféré 😄 Nous vous souhaitons un magnifique été plein de soleil ☀️ et de précieux moments avec le Seigneur et en famille. Soyez bénis et on se retrouve en septembre ! SELAH est un mot qui signifie "pause" en hébreu, et que l'on retrouve dans les Psaumes à plusieurs reprises. Recevoir la Pensée du Jour Voir les versets relatifs L'Église chrétienne a désigné par cette expression le crime attribué dans Mt 2:16,18 au roi Hérode le Grand : furieux de ne pas voir revenir les mages, dont il attendait les informations sur l'enfant royal de Bethléhem qu'il voulait faire mourir pour supprimer tout prétendant à sa couronne, il donna l'ordre de tuer tous les petits enfants de moins de deux ans, dans ce village et ses environs. Cet épisode, dont bien des peintres se sont inspirés, est particulier à l'évangile de l'enfance dans Matthieu (voir Évang, syn., t. I, parag. IV, 2, 2., A), qui l'enclave étroitement entre le départ pour l'Egypte et le retour de la sainte famille. On a montré ailleurs (voir Fuite en Egypte) combien sont peu concluantes les objections faites à l'historicité de l'ensemble du récit de Mt 2.Voici celles qui ont été opposées à la réalité historique du massacre lui-même :1. Son rattachement à la prophétie de Jérémie (Jer 31:15). Sans doute, dans cette lamentation où le prophète du VII° siècle avait décrit les malheurs de la guerre et des déportations d'Israélites ses contemporains, l'évangéliste voit une prédiction réalisée au I° siècle par le malheur des mères bethléhémitaines privées de leurs petits enfants ; mais on n'est point autorisé à en déduire que l'histoire de ce dernier malheur ait été inventée expressément pour assurer un accomplissement à cette prédiction. Il se trouve même que sur les trois citations de l'A. T, amenées ici en conclusion des trois tableaux, c'est la seule qui évite par la tournure de phrase d'assigner la réalisation des Écritures à la volonté de Dieu ; tandis que les deux autres (Jer 31:15,23) disent litt. : « afin que s'accomplît... » (gr. na ou opôs), on lit au verset 17 : « alors s'accomplit... » (grec toté) 2. Une certaine analogie dans le tait que l'enfant Jésus échappe aux mesures criminelles d'Hérode tout comme l'enfant Moïse avait échappé à celles du Pharaon contre les garçons hébreux (Ex 1:15-2:10). Mais les différences des situations l'emportent tellement sur les ressemblances qu'on ne voit pas comment le récit de Matthieu aurait pu être imaginé par imitation de celui de l'Exode.3. Le silence des historiens du temps sur cet événement si pathétique, en particulier Flavius Josèphe. Mais le nombre des victimes, pour la population de la Bethléhem d'alors, ne dut guère dépasser une ou deux douzaines, ce qui, sans rien enlever à l'horreur du multiple assassinat, peut expliquer qu'auprès des innombrables et infernales cruautés du despote le massacre des tout-petits ait été beaucoup moins sensationnel pour cette rude époque que pour la nôtre, et soit ainsi passé inaperçu dans l'histoire générale.Quant à Josèphe, son parti pris habituel en faveur des Romains et son souci d'estomper l'attente messianique juive ont pu le décider à passer sous silence le forfait du roi, représentant officiel de Rome. Par contre, tout ce que l'on sait du caractère et des actes du méfiant, ambitieux, brutal et sanguinaire Hérode le Grand (voir Palest. au siècle de J. -C, parag. 2) ne cadre que trop exactement avec le récit biblique, qui peut fort bien se placer dans les dernières années de sa vie, entre 6 et 4 av. J. -C. (voir Chronol. du N.T., I, 1). Au début du V e siècle le philosophe Macrobe devait écrire dans un de ses dialogues (Saturn., II, 4) : « Auguste ayant appris que de petits enfants de moins de deux ans avaient été tués en Syrie sur l'ordre d'Hérode, roi des Juifs, et que son propre fils avait été parmi les victimes, observa qu'il valait mieux être le pourceau (gr. hus) d'Hérode que son fils (grec huïos). » L'intérêt de l'anecdote portait sur le jeu de mots, et c'est par erreur qu'elle englobe le fils d'Hérode dans le massacre ; mais, rapprochée du témoignage de l'évangile de l'enfance, elle n'en semble pas moins lui fournir une sorte de confirmation sans doute bien involontaire. Jn L. Utilisé avec autorisation de Yves PETRAKIAN Vous avez aimé ? Partagez autour de vous ! Partager par email Cette page a été partagée par email avec succès ! Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com