Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

MÉNÉ, MÉNÉ, TEKEL, UPHARSIN

Définition biblique de Méné, Méné, Tekel, Upharsin :

Ce sont les quatre mots inscrits par une main mystérieuse sur le mur de la salle où Belsatsar donnait un festin aux grands de son royaume. D'après certains exégètes modernes, il s'agirait de quatre noms de poids usités chez les juifs : « Une mine, une mine, un shekel, et une demi-mine. » 

Sommaire

I. UNE MAIN MYSTÉRIEUSE.

Ce sont les quatre mots inscrits par une main mystérieuse sur le mur de la salle où Belsatsar donnait un festin aux grands de son royaume (Da 5). On sait qu'au cours de cet immense banquet le roi caldéen, excité par le vin, fit apporter les vases d'or et d'argent que Nébucadnetsar, son père, avait enlevés du temple de Jérusalem, et que les convives du roi, ses seigneurs et ses femmes, burent dans les vases sacrés, à la gloire des idoles. C'est alors qu'apparut soudain la main mystérieuse qui écrivit ces quatre mots, non moins énigmatiques, sur la chaux de la muraille. Terrifié, le roi consulta aussitôt ses astrologues et ses devins, et promit une récompense magnifique à celui qui donnerait l'explication d'un fait aussi troublant. Mais aucun ne le put. Sur les instances de la reine, le roi fait venir Daniel, l'homme inspiré « des dieux saints ». Après avoir, avec beaucoup de dignité, repoussé les promesses royales, Daniel évoque la lamentable fin de Nébucadnetsar, durement châtié par l'Éternel pour son orgueil insolent ; puis il reproche à Belsatsar, qui n'a pas su profiter d'une aussi terrible leçon, d'avoir profané les vases sacrés et d'avoir glorifié les idoles au lieu du seul vrai Dieu. Voilà pourquoi la main a écrit sur le mur les quatre mots vengeurs : « Mené, mené, tekel, upharsin ». On a beaucoup discuté sur la signification de ces mots, qui ne sont pas, comme on le croit souvent, des termes caldéens, mais araméens. D'après certains exégètes modernes, il s'agirait de quatre noms de poids usités chez les juifs : « Une mine, une mine, un shekel, et une demi-mine. »

II. L’INTERPRÉTATION DE DANIEL.

La sagacité de Daniel, inspiré de Dieu, se serait montrée en ce qu'il saisit d'emblée le rapport étymol. qui relie, en araméen, le mot « mine » au verbe signifiant « compter », le mot « shekel » au verbe « peser », et le mot désignant une « demi-mine » au mot qui veut dire « diviser » (ou division). 11 en aurait conclu que le sens de l'inscription était celui-ci : « compté, compté, pesé, divisé » (ou divisions : upharsin est un pluriel). Et, sans s'arrêter à la répétition du premier terme (mené, mené), il aurait paraphrasé de la façon suivante : « compté » --Dieu a compté ton règne et y a mis fin ; « pesé » --tu as été pesé dans la balance (de l'Éternel) et tu as été trouvé léger ; « divisé » (ou divisions) --ton royaume sera divisé. Il ajoute : « et donné aux Mèdes et aux Perses ». (On a fait remarquer, pour expliquer cette allusion aux Perses, que le mot aram, dont le sens est « diviser » offre une assez grande analogie de ; forme avec le mot qui, dans le même dialecte, veut dire : « perse, persan ».)

III. UNE FUNESTE FIN.

-L'auteur du livre de Daniel conclut son récit en ajoutant que, cette même nuit, Belsatsar fut tué, et que son royaume passa aux Mèdes. Quoi qu'il faille penser de cette scène et du sens de l'inscription qui en est pour ainsi dire le centre, les lecteurs auxquels le livre était destiné durent en être profondément impressionnés. L'apparition soudaine, en pleine orgie païenne, de la main mystérieuse, le caractère énigmatique des mots qu'elle trace sur la muraille, l'interprétation prophétique et solennelle qu'en donne l'homme de Dieu au roi de Babylone terrifié, prophétie aussitôt suivie de son accomplissement, autant de traits bien faits pour convaincre les lecteurs de l'inexorable réalisation des desseins de l'Éternel et de son triomphe final sur tous ses ennemis. L'auteur, quel qu'il soit d'ailleurs (voir Daniel), semble bien avoir voulu par là, dans un temps de malheurs nationaux et de persécutions, réconforter la foi du peuple juif en la souveraine justice de son Dieu ; et si tel a bien été son propos, il ne paraît pas douteux qu'il y ait pleinement réussi. M. M.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Daniel 5

      1 Un jour, le roi Baltazar fait un grand repas pour mille de ses fonctionnaires importants. Il se met à boire du vin en leur présence.
      2 Quand il a goûté le vin, il commande d’apporter les coupes d’or et d’argent que son père Nabucodonosor a prises dans le temple de Jérusalem. Il veut s’en servir pour boire avec ses fonctionnaires importants, ses femmes de deuxième rang et ses autres femmes.
      3 Les serviteurs apportent donc les coupes d’or venant du temple de Dieu à Jérusalem. Le roi les prend pour boire du vin avec tous ceux qui sont là.
      4 Quand tous ont fini de boire, ils chantent les louanges des dieux d’or et d’argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre.
      5 Tout à coup, une main humaine apparaît près du porte-lampes. Elle se met à écrire sur le mur blanc du palais royal, et le roi voit cette main en train d’écrire.
      6 Alors son visage devient très pâle, son esprit est troublé. Il perd son assurance et il tremble de tout son corps.
      7 En criant très fort, il donne l’ordre de faire venir les sages de Babylone, les magiciens, les voyants et ceux qui lisent dans les étoiles. Il leur dit : « Si quelqu’un peut lire ce qui est écrit et m’expliquer ce que cela signifie, je lui ferai porter des vêtements magnifiques. Je lui ferai mettre un collier d’or autour du cou, et il deviendra un des principaux gouverneurs du royaume. »
      8 Les sages au service du roi entrent tous. Mais ils ne peuvent pas lire ce qui est écrit pour expliquer au roi ce que cela signifie.
      9 Le roi Baltazar a très peur et il devient encore plus pâle. Ses fonctionnaires importants aussi sont troublés.
      10 La mère du roi entend les cris de son fils et des fonctionnaires importants. Elle entre dans la salle à manger et elle dit au roi : « Longue vie à toi, mon roi ! Que tes pensées ne te troublent pas et que ton visage retrouve sa couleur !
      11 Dans ton royaume, il y a un homme en qui habite l’esprit des dieux saints. Quand ton père vivait, cet homme a montré une intelligence claire et une sagesse semblable à la sagesse des dieux. C’est pourquoi ton père, le roi Nabucodonosor, l’a établi comme chef des devins, des magiciens, des voyants et de ceux qui lisent dans les étoiles.
      12 Il possède un esprit extraordinaire, il sait juger de tout et il est intelligent. Il sait aussi expliquer les rêves, comprendre les questions compliquées, trouver des solutions aux problèmes difficiles. Fais donc venir Daniel, à qui ton père a donné le nom de Beltassar. Il t’expliquera ce qui est écrit sur le mur. »
      13 Daniel est conduit auprès du roi et celui-ci lui demande : « Est-ce que tu es Daniel, ce juif exilé que le roi, mon père, a fait venir de Juda ?
      14 Voici ce que j’ai entendu dire : l’esprit des dieux habite en toi, et tu possèdes une intelligence claire et une sagesse extraordinaire.
      15 J’ai fait venir des sages et des magiciens pour lire ce qui est écrit sur le mur. Je voulais qu’ils me l’expliquent, mais ils n’ont pas pu.
      16 J’ai appris que toi, tu es capable de comprendre les questions obscures et de trouver des solutions aux problèmes difficiles. Si tu peux lire ce qui est écrit ici et si tu me l’expliques, je te ferai porter des vêtements magnifiques, je te ferai mettre un collier d’or autour du cou, et tu deviendras un des principaux gouverneurs du royaume. »
      17 Daniel répond au roi : « Je t’en prie, garde tes cadeaux pour toi ou donne-les à d’autres ! Moi, je vais te lire ce qui est écrit et t’expliquer ce message.
      18 Mon roi, le Dieu très-haut a fait de ton père Nabucodonosor un grand roi, puissant et glorieux.
      19 À cause de la grandeur que Dieu lui avait donnée, les gens de tous les peuples, de tous les pays et parlant toutes les langues tremblaient de peur devant lui. Il faisait mourir ou laissait vivre qui il voulait, il élevait ou abaissait qui il voulait.
      20 Mais il est devenu orgueilleux, et l’orgueil a fermé son cœur. Alors il a été renversé de son siège royal et il a perdu son honneur.
      21 Il a été chassé du milieu des humains, et il est devenu comme les bêtes. Il habitait parmi les ânes sauvages, il mangeait de l’herbe comme les bœufs. Son corps était couvert de gouttes de rosée. Cela a duré jusqu’au moment où il a reconnu ceci : le Dieu très-haut est le maître des royaumes humains et il donne le pouvoir royal à qui il veut.
      22 Et toi, Baltazar, son fils, tu savais très bien tout cela. Pourtant, ton orgueil n’a pas diminué.
      23 Tu t’es dressé contre le Seigneur qui est au ciel, tu as fait apporter les coupes sacrées venant de son temple. Vous les avez prises pour boire du vin, toi, tes fonctionnaires importants, tes femmes de deuxième rang et tes autres femmes. De plus, tu as chanté les louanges des dieux d’argent et d’or, de bronze et de fer, de bois et de pierre. Pourtant, ces dieux ne voient pas, ils n’entendent pas, ils ne comprennent rien. Tu n’as pas rendu gloire au Dieu qui tient ta vie en son pouvoir et qui la conduit.
      24 C’est pourquoi Dieu a envoyé une main pour écrire les mots que tu as vus.
      25 Les voici : MENÉ, MENÉ, TEKEL et PARSIN.
      26 Et voici ce qu’ils veulent dire : MENÉ veut dire “compté” : Dieu a compté les jours de ton pouvoir royal et il a décidé sa fin.
      27 TEKEL veut dire “pesé” : tu as été pesé sur une balance, et ton poids n’a pas été jugé suffisant.
      28 PERÈS veut dire “divisé” : ton royaume a été divisé pour être livré aux Mèdes et aux Perses. »
      29 Aussitôt Baltazar commande d’habiller Daniel avec des vêtements magnifiques et de lui mettre un collier d’or autour du cou. Il fait annoncer que Daniel devient un des principaux gouverneurs du royaume.
      30 La nuit suivante, Baltazar, roi de Babylone, est tué.
    • Ajouter une colonne
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.